ENTRETIEN SUR BFM TV APRÈS L'ALLOCUTION DU PRÉSIDENT (24.09.26)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:37OuverteRéponse directe
Quelle est votre recette pour apaiser la colère autour du carburant ?
- 1:17RelanceRéponse directe
Est-ce que la méthode du président Macron est la bonne ?
- 2:45FerméeRéponse directe
Est-ce que vous prendriez ce risque si vous étiez président ?
- 4:54OuverteRéponse directe
Est-ce que vous approuvez cette décision ?
- 5:34OuverteRéponse directe
Est-ce que cette action peut avoir une répercussion rapide à la pompe ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que le président Macron peut avoir le dernier mot face à Trump ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:17Dominique de VillepinFait
« Nous allons envoyer des moyens militaires, c'est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense pour protéger ce site. »
- 2:01Dominique de VillepinFait
« Nous n'avons pas de raison de nous retrouver au milieu d'une guerre qui a été déclenchée par Donald Trump et euh Benjamin Netanahou. »
- 2:45Dominique de VillepinFait
« Un accord semble à l'improvant un accord semble-t-il est intervenu entre les Américains et les outils qui parlent directement. »
- 3:28Dominique de VillepinFait
« C'est la première fois depuis la guerre en Iran que la France engage des moyens militaires. »
- 12:54Dominique de VillepinChiffre
« En 2022, euh le bouclier énergétique avait coûté 7 milliards et demi. »
- 14:21Dominique de VillepinPromesse
« Je propose une bande de fluctuation garantissant aux Français que nous ne dépasserons pas un certain seuil aujourd'hui et le président de la République ne l'a pas exclu. Ça pourrait aller jusqu'à 3 voire plus 3 € le litre. »
- 15:05Dominique de VillepinChiffre
« Ce qui veut dire que ça coûterait 0 centimes à ce stade à l'État. »
- 25:11Dominique de VillepinChiffre
« Quand j'ai quitté Matignon en 2007, j'ai laissé une dette à 64 %. »
- 25:55Dominique de VillepinChiffre
« Nous avons beaucoup tergiversé sur le nucléaire et les renouvelables. Ça nous a coûté extrêmement cher. »
- 29:55Dominique de VillepinFait
« Les pays dont vous parlez, quelle est la grande différence avec la France ? c'est que ce sont des pays qui pour l'Allemagne il y a 25 ans ont fait les grandes réformes sociales pour que leur modèle s'adapte au vieillissement. »
- 36:42Dominique de VillepinFait
« Il demande des contributions proportionnées à peu près à tout le monde. »
- 38:51Dominique de VillepinFait
« La dissolution auquelle vous faites référence d'un autre âge n'avait pas la conséquence, les conséquences. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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croise Dominique de Villepin sur ce plateau. Merci à vous, c'est Golan Royal et bonsoir Dominique de Villepin. Merci beaucoup d'être d'être avec nous ce soir. Alors c'était très simple pour Ross Golan Royal, candidate à la première socialiste. Que dois-je dire pour vous ? Ah bon, c'est encore plus simple parce que moi je n'ai pas de primaire, [rires] c'est très très simple. J'ai décidé de décidé de surmonter la difficulté en passe d'être candidat et de parler directement au français en passe d'être candidat en en volonté d'être candidat en préparation d'une candidature que je prends très au sérieux et c'est pour cela que le diable étant dans les détails et la déclaration sera quand ? Et la déclaration sera le moment le moment venu et vous serez prévenu [raclement de gorge]
et vous serez prévenu absolument. Oui, évidemment. On va reparler bien sûr Dominique De Villein de cette colère autour du carburant ce soir de ce que vous préconisez vous votre recette si je puis dire pour essayer d'apaiser cette colère, voir s'il faut baisser les taxes. On en parlera dans un instant. Mais je voudrais d'abord qu'on réécoute ce que disait tout à l'heure parce que c'est l'une des annonces ce soir d'Emmanuel Macron. ce que disait tout à l'heure le président de la République interrogé sur par nos confrères de TF1 et France 2 ce soir, Emmanuel Macron annonce donc que la France va envoyer des soldats en Arabie Saoudite pour sécuriser un certain nombre d'installations pétrolières saoudiennes, précisément pour essayer de faire redescendre la pression sur place,
essayer de faire redescendre les prix. C'est la logique d'Emmanuel Macron. Écoute, il y a plusieurs millions de barils qui circulaient à travers l'Arabie Saoudite et qui sortaient en mer rouge dans ce qu'on appelle le site de Yambou. Bon, il a été très abîmé par une attaque des outils. Nous nous engageons pour le sécuriser. Et donc aujourd'hui, c'est la discussion que nous avons finalisé avec les Saoudiens. Nous allons envoyer des moyens militaires, c'est-à-dire des soldats, des radars, des systèmes de défense pour protéger ce site. Est-ce que c'est la bonne méthode ? Est-ce que le président de la République a raison ? Le président veut faire un geste vis-à-vis de l'Arabie Saoudite à un moment où l'Arabie Saoudite se retrouve bien seul puisque l'allié américain,
le très célèbre pacte qui liait l'Arabie Saoudite et les États-Unis, on a bien vu que l'Amérique ne souhaitait pas répondre aux appels au secours de Riad. Donc dans ce contexte, le président veut faire un geste. C'est un geste de voisin, si je puis dire, parce que nous avons des forces conséquentes qui sont à Djibouti et un dispositif naval qui est placé là. Attention de ne pas nous situer dans la ligne de tir des outils, c'est une zone particulièrement dangereuse. Donc il faut être vigilant et attentif. Nous n'avons pas de raison de nous retrouver au milieu d'une guerre qui a été déclenchée par Donald Trump. et euh Benjamin Netanahou. Donc nous apportions
une contribution dans la mesure du possible. Euh ne faisons pas les frais euh d'une bataille navale euh qui n'est pas la nôtre. Mais alors précédement, vous dites il y a un risque. Est-ce que vous prendriez ce risque si vous étiez président Je ne connais pas le déploiement, la zone exacte de déploiement, mais nous savons que le terminal de Yambou a été atteint par des missiles outil. Donc c'est une zone où le risque existe. Soyons très vigilants de ne pas engager des forces navales euh à l'improviste né au vent dans une situation qui ne serait pas stabilisée. Un accord semble à l'improvant un accord semble-t-il est intervenu entre les Américains et les outils qui parlent directement. Veillons à ce que
nous euh par souci de solidarité nous nous retrouvions pas entre les deux. Mais vous dites qu'il y a un risque quand même. C'est la première fois depuis la guerre en Iran que la France engage des moyens militaires. Il y a eu des interventions d'avion rafales notamment pour protéger certains pays du golf. Mais là c'est un envoi supplémentaire. Vous savez, je connais je connais très bien cette région parce que j'ai j'ai navigué à bord d'un porte-avion et j'ai a fait mon service militaire au moment de la dépendance de Jibouti. Et entre les deux rives, euh il n'y a pas de distance très grande et donc on est à porté euh domicile, d'attaque et il faut donc choisir son maman, faire en sorte que toutes les précautions ai été prises avec l'ensemble des partis et que cela ne
soit pas perçu comme une agression par l'un ou l'autre et et que nous en payons les conséquences. Donc je le dis simplement, sécurisons notre démarre. Vous appouvez vous approuvez cette décision, mais je que nous puissions apporter une contribution et une solidarité vis-à-vis de l'Arabie Saoudite, c'est une chose. Je rappelle simplement que nous sommes au milieu d'une guerre, que la relation entre les outils et l'Arabie Saoudite est extraordinairement tendue et on voit les attaques réciproques qui se sont multipliées depuis 2015. Il y a une guerre ouverte entre les aussi des missiles qui viennent d'Irak, monsieur. Absolument. Il y a des miles iraquiennes. L'ensemble de la zone est à risque. Donc je pense que la solidarité politique est une chose, la prise en
compte du risque sur le terrain est autre chose et je souhaite qu'on écoute les voix du commandement local, du commandement naval de notre commandement adjibuti avant toute avancée dans la mer rouge. Dominique de Villepin, il y a la question de l'opportunité, on en a parlé la question de l'efficacité. Est-ce que vous considérez parce que c'est la stratégie d'Emmanuel Macron qu'en allant sécuriser et je regarde la carte pardon pour le monde vers la gauche mais il a tirer vers cette carte qu'en allant sécuriser les installations pétrolières du côté de l'Arabie Saoudite en essayant de faire en sorte de faire baisser la pression du côté du D3 d'Ormouse en disant comme le disait tout à l'heure Emmanuel Macron et comme il l'a dit à Donald Trump il y aura les discussions
sur le nucléaire et cetera, les grosses discussions mais en attendant il faut qu'on se calme, il faut qu'on qu'on ouvre Hormouse. Est-ce que vous considérez que ça ça peut avoir une répercussion rapide à la pompe pour ceux qui nous regardent ? Alors, sécuriser l'un ou l'autre des deux des trois aura certainement un impact. La question c'est est-ce que c'est à la mesure aujourd'hui des Français seuls sachant que cette guerre est menée à la fois par Benjamin Netanyahou et par Donald Trump et surtout par Donald Trump dans la phase actuelle et que presque tout dépend aujourd'hui de la bonne volonté de Donald Trump. Donc attention de ne pas nous situer dans le sillage euh de ce conflit avec notre bonne volonté, mais avec des moyens limité et très peu de
prise sur le contexte global. Aujourd'hui, euh les Iraniens répondent d'abord aux gestes amicaux ou inamicaux des États-Unis. Donc, je pense que il faut être très prudent, très prudent. Je comprends la bonne intention du président, mais dans ce domaine, il faut mesurer les risques et les conséquences. Le président Oui. Oui. Le président a aussi dit qu'il voulait faire pression sur le président Donald Trump à propos de l'importation en France et donc de l'exportation par les Américains du de du diesel. Est-ce que vous croyez que le président de la République française peut avoir le dernier mot face à un président assez
imprévisible ? Et est-ce que vous croyez que c'est une réalité que peut mettre en exécution le président américain ? Je crains que tout est un prix pour Donald Trump et que dans ce domaine, il ne fera rien pour nous faire plaisir et ce n'est pas sur la bonne mine du président de la République française que nous obtiendrons quelque chose. Donc je crois que que les Européens soient déterminés à mettre tout leur poids dans la balance pour essayer de faire comprendre aux Américains que dès lors que nous nous retrouvons dans la situation de dépendre en grande partie d'eux pour le gazol et bien la moindre des choses c'est qu'il se révèle un allié fiable et que s'il ne l'était pas cela aurait des conséquences parce que ça nous conduirait alors à rechercher d'autres fournisseurs dans la
durée. Il est bien évident qu'il faudra en tirer les conséquences si l'allié américain faisait une fois de plus défauts. Mais je regrette pour ma part que Emmanuel Macron n'ait pas plutôt mesuré la difficulté du dialogue avec Donald Trump et n'est pas mis davantage de poids dans la balance avec les alliés européens. Cela nous aurait évité beaucoup de tergiversation, d'aller retour sur l'Ukraine et sur d'autres dossiers. Et peut-être cela aurait permis à la voix de la France. Pardon. On a la première réaction de Jean-Luc Mélenchon ce soir. Jean-Luc Mélon candidat insoumis à l'élection présidentielle. Des troupes en Arabie Saoudite c'est s'installer sur un théâtre de guerre dit-il. Si la base est frappée, que ferons-nous ? Pas question de devenir belligérant. Donc
l'Assemblée doit voter sur le sujet. Article 35 de la Constitution. Il y a eu ce reproche que ce soit de du côté des insoumis, que ce soit du côté de Segolan Royal, on en a pas parlé avec elle, mais elle l'avait dit plutôt dans cette campagne, le reproche Emmanuel Macron d'être un vat en guerre. Parce que pour vous la décision qui est annoncée ce soir c'est une décision de VATE en guerre. Il y a eu des véléités sur l'Ukraine au tout début et puis les choses se sont transformé dans une coalition des volontaires qui est défensive, qui n'aura à se mobiliser qu'une fois la paix engagée. Mais il faut être attentif. Il y a peut-être la tentation de vouloir jouer un rôle au-delà du possible. Donc moi, je suis pour que la diplomatie française soit très active. Là, il s'agit de force
de force navale précisément et je pense qu'effectivement tant que la zone n'est pas sécurisée, nous ne pouvons pas prendre le risque parce que nous nous retrouvions alors attaqués dans une situation dangereuse d'escalade et c'est la dernière des choses qu'il reviendrait et sur le point juste soulevé par le patron des insoumis de faire voter une telle décision par les députés la représentation nationale il y a un défaut de dialogue entre l'exécutif et le législatif Depuis le début de cette crise, j'ai beaucoup regretté que le président tarde tant à s'exprimer devant les Français, qu'il marque clairement la ligne politique qui était la sienne et que le gouvernement le fasse également devant l'Assemblée nationale. Donc je crois que tout ce qui
peut aller dans le sens de la consultation, nous avons besoin dans cette phase là qui est très difficile pour les Français. Nous avons besoin de la plus grande cohésion nationale. Donc veillons à faire en sorte que cette cohésion nationale une étape qui semble être oublié là par le chef de l'État dans ces déclarations ce soir que comme d'autres chefs d'état et le respect de la démocratie c'est bien évidemment le respect de la représentation nationale. Il faut juste rappeler qu'il y a quand même déjà des opérations maritimes françaises avec d'autres pays européens en mer rouge pour justement empêcher les attaques des outils contre les pétroliers. Mais très mais à votre avis, la vraie question pour les Français ce soir, c'est est-ce qu'à votre avis euh l'action
diplomatique et maintenant militaire du président peut aider ou pas à faire baisser les prix de l'essence ? Alors, est-ce que vous y croyez ? Très franchement, il faudrait une série de concours de circonstances pour que ça puisse être très rapidement efficace. Euh je pense que l'Iran, comme [grognement] les outils du Yémen ne laisseront pas faire euh l'assainissement d'une situation euh dès lors qu'ils n'obtiendraient pas ce qu'ils veulent. Donc en fait, nous sommes suspendus à un accord entre l'Iran et les États-Unis. Et toute notre énergie doit être mise sur Donald Trump pour faire en sorte qu'il accepte de rentrer dans une véritable négociation quit à séparer la question du D3 d'Ormuse du reste des négociations
nucléaires, missiles ainsi que les proxis de la région. Dominique de Vilpin, on fait une toute petite pause, on se retrouve dans un instant. On va parler du carburant, de ce que vous proposez aux Français pour faire baisser la la pression et les prix à la pompe. À tout de suite.
De retour avec vous en direct sur BFM TV, Dominique de Villepin toujours avec nous. Merci d'être là. Candidat en chemin vers l'élection présidentielle. Je vais dire les choses comme ça ce soir dans cette soirée spéciale sur BFM TV. On parle de carburant, on parle de Micher, on parle de la guerre aussi. Comment faire face à tous ces défis-là ? Notamment après la prise de parole tout à l'heure l'interview du président de la République. On va parler du carburant, de vos recettes pour tenter de faire baisser les prix et faire retomber la colère en France. Dominique de Villepin. On va d'abord écouter ce qu'a dit tout à l'heure Emmanuel Macron qui a passé toute la première partie de son interview à expliqué que ce serait démagogique de baisser les taxes, de
décider de baisser les taxes, mais qui a fini par dire dans l'interview que peut-être forcé par l'envoler des prix, il ne pouvait rien exclure. Voici ce que dit le président. Je pense qu'en fonction de l'évolution, il faut rien exclure. Je vais pas vous dire ce soir, on ne le fera jamais. H ce que je vous dis c'est que c'est pas la décision la plus vertueuse et on l'avait d'ailleurs pas fait entre 2022 et 2024 parce que cette décision au-delà d'être très coûteuse, elle n'est pas ciblée. C'est-à-dire que quand vous baissez les taxes, vous aidez tout le monde, y compris les gros rouleurs qui ont qui auraient les moyens de se payer le plein. Et donc c'est plus intelligent d'aider les gens qui en ont le plus besoin. Dominique Devillepin, est-ce que le président a raison de résister pour
l'instant à la tentation de baisser les taxes ? Alors, il il a euh raison de signaler que nos finances publiques aujourd'hui ne nous laissent que très peu de marge de manœuvre. En 2022, euh le bouclier énergétique avait coûté 7 milliards et demi. Euh nous n'avons pas aujourd'hui 7 milliards et demi euh et très douloureusement avec euh un effort de 54 milliards d'euros selon le premier ministre sur le budget, nous allons nous retrouver après avoir été à 5 % de déficit. Nous nous retrouvons l'année prochaine exactement au même niveau. C'est-à-dire que tous les efforts que nous faisons, c'est pour en causer. Ça ne réduit pas le déficit. C'est la pire des situations pour un pays. Faire des efforts et constater que cela ne sert à rien. Et c'est là où le
président de la République quand il dit en parlant des retraites que il n'a pas su convaincre, il aurait pu élargir son propos. La vérité, c'est que les gouvernements successifs ont été marqués par une forme de déniel et lui-même déniel et peut-être aussi un manque d'anticipation. Cela fait des années que nous voyons les situations géopolitiques se dégrader. Euh la situation énergétique n'est pas une surprise. Nous avons beaucoup tergiversé sur le nucléaire et les renouvelables. Ça nous a coûté extrêmement cher et aujourd'hui nous avons l'occasion de nous lancer de façon résolue dans une politique d'électrification. Donnons-nous les moyens d'aller jusqu'au bout. Et c'est
pour cela que je propose une bande de fluctuation garantissant aux Français que nous ne dépasserons pas un certain seuil aujourd'hui et le président de la République ne l'a pas exclu. Ça pourrait aller jusqu'à 3 voire plus 3 € le litre. Je suis pour mettre un plafond absolu à 2,50 € et que nous ayons un plancher à 1,75 l'essence et le gazol oscilleraient dans cette bande de fluctuation entre 1,75 et 2,50. Entre 1,75 et 2,50. Ce qui veut dire que ça coûterait 0 centimes à ce stade à l'État. Comment vous faites ça ? Parce que nous compensons quand ça baisse, nous compensons en élevant la part des taxes pour rattraper le manque à gagner de ce qui a été perdu quand cela
dépassait les 2,50 €. PP flottante. En fait, ça revient à ça. C'est euh tout simplement un signal carbone qui doit encourager nos compatriotes à aller vers l'électrique. Mesurez bien, une voiture électrique par rapport à une voiture thermique, c'est 1000 € par an. H hm hm. Qui sont épargnés. Et la rénovation d'un appartement avec une pompe à chaleur, c'est également 1000 € par an qui sont épargnés. Donc on a tous à comprendre qu'il faut faire le grand saut du côté du terme. Le président disait nous sommes à 45 % aujourd'hui d'électrification de nos véhicules. Regardons un pays comme la Norvège. Un pays comme la Norvège c'est 98 % de véhicules électriques qui sont Attendez. Je prends je prends les choses
dans l'ordre. Dominique de Villepin. On est aujourd'hui pour le gasoile à 240. Vous vous dites si j'arrive au pouvoir on pourrait aller jusqu'à 250. Je me des téléspectateurs qui vont d'abord retenir ce 250. C'est-à-dire que on pourrait aller encore plus loin que ce que l'on paye aujourd'hui. Deux choses. Adoptons un système vertueux, un signal prix vertueux qui encourage les Français à aller vers la voiture électrique et euh le tout électrique en matière euh domestique. Oui, mais demain matin la pompe, comment on fait ? et et accompagnons le plus possible de façon ciblée toutes les professions qui sont aujourd'hui totalement dépendantes de la voiture, toutes les filières dépendantes de la
voiture et tous ceux qui également ménage modeste dans les zones rurales sont dépendants de la voiture. Ça c'est ce que fait le gouvernement des cibles. Je pense que là il faut aller le plus loin possible. Et comment de ce que fait gouvernement ? Mais mais aller apporter un soutien à l'ensemble de nos compatriotes qui n'ont pas forcément besoin d'être accompagnés et aidés. C'est exactement la situation que nous avons vécu tout au long des dernières années. C'est le quoi qu'il en coûte. N'en déplaise au président de la République. Le quoi qu'il en coûte, c'est d'une stupidité rare. Aucun de nos voisins n'a cédé à cette tentation. rien regretter il
mais ce qui montre bien à quel point le président non seulement n'a pas su convaincre et dans un déniel mais surtout et c'est ce qui est peut-être le plus grave pour un président de la République n'a pas su anticiper l'exigence d'adaptation. Le grand défi français aujourd'hui c'est le pouvoir d'achat il y en a un deuxième et qui est peut-être plus vital encore celui de notre souveraineté. Nous nous retrouvons aujourd'hui dans une situation de dépendance euh vis-à-vis des technologies, vis-à-vis de l'intelligence artificielle euh en matière de sécurité qui limite notre liberté et nous amène à regarder tantôt d'un côté, tantôt de l'autre en espérant être aidé tantôt par les uns, tantôt par les aut. Ça c'est c'est je dirais excusez-moi, c'est facile à dire mais
c'est des choses qui s'anticipent très longtemps avant et et ça fait 20 combien d'années ça fait 10 ans, mais je veux dire l'intelligence artificielle la la numérisation de la société tout ça ce sont des choses qui s'anticipent depuis très longtemps. Les majors américaines qui sont qui ont éclos et qui sont à la tête de tous ces tous ces mécanismes là, elles sont pas nées hier, je veux dire. Et et hier, qu'est-ce que nous avons fait avec Jacques Chirac ? Je ne pas ressortir l'agence de l'innovation, les pôles de compétitivité la mémoire courte. Non mais d'accord mais on n' pas été capable quand même de rivaliser avec les États-Unis et d'être haut niveau aujourd'hui. Mais nous étions nous étions par exemple en matière de cloud souverain à 25 % de nos besoins. Aujourd'hui nous sommes à
13 % et il y a une bataille qu'il faut mener. C'est vrai pour les centres de données. Regardez aujourd'hui nous nous vantons de multiplier les centres de données et d'avoir des investisseurs qui vient qui viennent du monde entier. Quelles conditions posons-nous pour euh ces investisseurs étrangers qui vont construire des centres de données qui parfois sont des nuisances sur le plan local ? Quelles conditions posons-nous pour qu'ils utilisent notre électricité décarbonée pas cher ? H et quelle contrepartie ? Et est-ce que les données qui vont être mises en avant par ces centres de données vont rester garantis pour les Français ? Est-ce qu'il va y avoir une sécurité donnée par les Français ? Donc il nous faut un cloud souverain, il nous faut des centres de données sur lesquels nous
ayons la main, il nous faut des modèles de langage. Nous avons la capacité de faire tout cela si l'État c'est possible à l'échelle de l'Europe ou de la France. Mais bien sûr que c'est à à l'échelle de l'Europe avec un consortium un consortium dirigé par euh quelques États européens en liaison avec les entreprises privées et nous avons quelques excellentes entreprises. Nous avons euh sur le plan de la recherche euh des compétences tout à fait remarquables. Nous ne sommes pas sans atout et nous avons cette richesse qui est à la fois notre énergie et la qualité de nos ressources humaines. Pardon de revenir à ça Dominique de Villein et au prix du carburant avec votre solution vous nous donnez qui dire onira pas au-delà de 2,50 € vous ne proposez pas au français et j'entends la
difficulté hein, vous ne proposez pas au français une solution qui pourrait amener rapidement et c'est ce qu'il réclame à une baisse des prix à la pompe. Il je crois que aujourd'hui il faut que nous acceptions de nous adapter à une situation qui est plus difficile. que nous aidions ceux qui sont le plus en difficulté, c'est une chose, que nous offrions une énergie pas chère à l'ensemble de nos compatriotes, ce serait une absurdité. Vous savez, on est dans un moment où il faut faire des choix de modèle énergétique, là où le gouvernement aurait peut-être la tentation, c'est ce qu'il a eu dans le passé, de faire des choix paramétriques. Il est temps que nous rentrions dans l'âge de la responsabilité. Nous avons besoin d'un état fort, d'un état qui pose les bases d'une nouvelle économie
et par définition cette nouvelle économie elle elle implique de rediriger nos efforts. Si on élargit la focale sur le pourquoi ce soir le chef de l'État prend la parole, une des j'ai envie de dire light motif de sa prise de parole ce soir est de dire ce qu'il se passe en ce moment ne dépend pas de nous. Est-ce que de votre point de vue l'ancien Premier ministre que vous êtes, c'est un argument entendable ? Non, parce que c'est l'argument de Ponce Pilate. Je m'en lave les mains. Tout cela est indépendant de ma volonté. Sous-entendu de crise en crise, ça fait euh 25 ans que nous sommes installés. Mais ce qui se passe à Ormous, ce qui se passe euh en Russie et en Ukraine, mais à bien des égards, ce qui se passe à Ormu, ce qui se passe à Balbelmandeb
était prévisible. Si nous l'avions abordé avec un effort de politique d'électrification, si nous n'avions pas fait ces allers-retours sur le nucléaire tout au long des dernières années, nous ne serions pas dans cette situation. Vous aviez prédit que l'Iran serait attaqué par Israël et aux États-Unis ? Non, mais j'avais prévu que si les États-Unis attaquaient l'Iran, ça se passerait comme ça s'est passé. Et ça, je l'ai dit depuis toujours. Donc euh cette incapacité à avoir et le refus que nous avons eu à l'époque en matière diplomatique de le dire haut et fort aux États-Unis, ça fait partie des responsabilités du chef de l'État. Donc euh dire euh nous sommes dans la crise, c'est pas de ma faute, je regrette, c'est un peu court quand on est le président de la République.
Je reviens à ce que disait Maxime. Cibé mais vous voyez bien que pour ceux qui sont concernés, beaucoup de Français disent très insuffisant. Ce soir, vous intervenez à la télévision, qu'est-ce que vous dites, président de la République pour essayer de calmer euh la colère ? Et est-ce que vous baissez les taxes ? Est-ce que vous euh écartez la le certificat de d'économie de d'énergie ? Alors, sur le certificat d'économie d'énergie, il est bien évident que dès lors que nous mettons en place une grande politique d'électrification, nous pouvons tout à fait nous passer de ce certificat d'économie d'énergie. Ça, c'est quelques centimes qui peuvent être écartés. Ça implique une chose, ça implique que nous changions la façon dont notre facture est aujourd'hui raccordée au coût de production.
Aujourd'hui, nous avons une facture qui est raccordée au coût de la dernière unité de centrale à gaz européenne. C'est une absurdité. Et nous nous sommes fait rouler dans la farine par la commission, par nos amis allemands. Nous avons la possibilité aujourd'hui de raccorder notre facture électrique à la dernière centrale. Donc vous sortez du système européen. Mais je ne sors pas du système européen. Il y a un système qui s'appelle le contrat pour différence qui est totalement agréé par la Commission européenne qui nous permet de euh faire ce type de raccordement. Euh nous manquons d'imagination mais dans les années 2020 ce système avait été agréé et il ne dépend que de nous de d'utiliser cette marche de manœuvre. C'est c'est exactement ce que réclame
d'ailleurs le Rassemblement national, je note. Oui, mais le Rassemblement national ne vous a pas parlé de contrat pour différence et ne vous a pas parlé de changer l'affectation de la facture. Donc le Rassemblement national, il parle avec beaucoup de gentillesse, mais il parle sans jamais mesurer toutes les conséquences que cela implique. Et en l'occurrence, qui va payer ? Si vous raccordez la facture Ouais. à la centrale nucléaire et non plus à la dernière unité de centrale à gaz. Vous faites une économie substantielle environ de 180 € par an. Donc cette économie vous permet de supprimer le certificat d'économie d'énergie. Donc il faut être conséquent. Gouverner c'est anticiper, c'est prévoir c'est mesurer les conséquences et pas en
permanence d'être comme oui oui étonné et bai et venir à la télévision pour expliquer aux français ah je suis très malheureux de ce qui vous arrive. inutile ce soir. Attendez, vous avez vu Oui. Oouioui président ce soir mais j'ai vu j'ai vu beaucoup d'étonnements, beaucoup de surprises là où je m'attends à plus de gravité, plus de sérieux, plus d'anticipation. Je pense que quand on a l'honneur de diriger la France, on a le devoir quotidien de s'atteler à essayer de répondre à l'inquiétude qui est celle des Français. D'un certain point de vue, quand on vous entend ce soir à ceux qu'il dénoncent pratiquer de la démagogie budgétaire, notamment en proposant des baisses de taxes, notamment en bloquant les prix de ce point de vue-là, vous rejoignez le
président de la République parce qu'aujourd'hui je rejoins le président de la République mais que n'a-t-il mesuré l'importance de se battre contre les déficits ? Je vous rappelle que quand j'ai quitté Matignon en 2007, j'ai laissé une dette à 64 %. Nous avions lancé la grande conférence des finance publique. Nous avons fait un effort sans précédent pour réduire la dette et les déficits. C'est dire qu'aujourd'hui la première chose à faire, c'est de mettre à plat notre système fiscal et social. Or, cela fait des années que le président de la République aurait dû le faire et c'est pour ça que je propose que l'on ouvre la boîte noire des niches sociales et niches fiscal 180 milliards et qu'à partir de là nous reconstruisions dans la durée, c'est-à-dire sur 5 ans avec
une loi de programmation pluriéannuelle, une loi organique qui nous engage, que nous reconstruisions un budget sérieux qui nous amène en dessous de 3 %. Le président de la République et les gouvernements successifs n'ont pas fait leur travail. Il y a un décalage entre tout le programme présidentiel que vous décrivez et le fait que vous n'êtes toujours pas candidat. Ah, vous avez raison de le noter mais je ne suis pas encore candidat parce que je souhaite encore davantage. Qu'est-ce que vous attendez pour être candidat et proposer ces idées aux français puisque vous y croyez tant ? Et bien et bien d'être en mesure de réunir toutes les conditions qui font un candidat sérieux qu'il s'agisse des parrainages, des moyens financiers et de la quantité pas les parinages
actuellement vous n'avez pas les parrainages de Villepin. J'y travaille, je n'ai pas encore les 500 parrainages et les moyens financiers. J'y travaille. J'y travaille. Mais il y a une condition aussi et nous le voyons dans la crise que nous traversons, c'est celle du rassemblement. Pendant quelques semaines, quelques mois sans doute, on va continuer chacun de son côté à perpoter, à promettre et à incanter. Il y a un moment, faut redevenir sérieux. Il y a un moment, faut se mettre autour d'une table et que les hommes et les femmes de bonne volonté qui veulent redresser la France, qui veulent mettre l'intérêt général au centre de tout puisse parler et définir un chemin. C'est qui ? Dominique de Villepin. Ceux dont vous parlez là, c'est tous ceux qui n'ont pas de
responsabilité directe dans la faillite française. C'est Thierry Breton. Bah vous citez Thierry Breton parce que c'est c'est avec lui que vous avez réduit le la défit en J'ai commencé par montrer j'ai commencé par montrer c'était important pour moi que sur les chiqu il y avait la capacité de s'entendre entre gens de bonne volonté et c'est pourquoi avec François Ruffin nous avons ensemble échangé pendant toute une soirée pour montrer qu'il pouvait y avoir des points communs entre des personnes d'origine très différentes sur le plan politique. Mais je crois que cette preuve, on peut la montrer. Alors hier, on a vu que ça a tourné à la foire d'en poigne à la fin des primaires socialistes. Nous allons voir une autre foire d'en poigne à travers les primaires sauvages à droite et au centre
entre Gabriel Latal et Édouard Philippe. D'ailleurs, je précise, si on avait écouté certains de ces candidats du centre et de la droite, et bien nous serions aujourd'hui en guerre avec les Américains dans le Golf. Donc à un moment donné, c'est je vous demande de faire votre travail. Regardez les positions des uns et des autres. Vous parlez de Gabrial ? Je je crois me souvenir qu'il y avait un certain nombre de candidats qui étaient tout à fait partant pour cette belle aventure. Donc à un moment donné, il faut être sérieux et il faut juger chacun à ses actes. Donc vous n'irez pas tout seul. Alors mais je veux y aller dans une démarche qui puisse gagner au service des Français et je veux y aller dans une démarche de rassemblement parce qu'on voit bien le travail titanesque qu'il
faudra faire et c'est pas forcément facile pour un homme quel que soit son talent. En fait, en fait, vous attendez que il s'écroule à gauche, il s'écroule à droite pour être d'une certaine façon le sauveur au centre. Alors, je n'attends pas qu'il s'écroule. Je pars du principe que ils vont s'écrouler. Je pars du principe qu'aujourd'hui euh ils n'ont pas les moyens de construire une dynamique face aux deux grands blocs que sont le Rassemblement national et la France insoumise qui tous les deux ont un immense bénéfice. H c'est qu'ils sont totalement en dehors du réel et n'ont pas vocation à gouverner et ne s'y préparent pas. Donc euh là aussi euh quand nous serons dans la phase réelle de la campagne, il sera intéressant de rentrer dans de dans de vrais débats.
Alors attendez, vous parlez de vrais débats et de travaux titanesques. Un des 12 travaux au moins euh du futur président, ce sont les les retraites. On va écouter ce que dit ce soir Emmanuel Macron sur la réforme des retraites. Il regrette de ne pas avoir réussi à la maintenir en vie jusqu'au bout cette réforme précisément. Et vous nous direz dans un instant bah ce que vous faites vous si vous arrivez au pouvoir. Ce que je regrette c'est que les réformes que j'avais engagé à côté pour améliorer les finances publiques, elles ils ont bloqué. La réforme de retraite. Mais bien sûr, parce que les pays dont vous parlez, quelle est la grande différence avec la France ? c'est que ce sont des pays qui pour l'Allemagne il y a 25 ans ont fait les grandes réformes
sociales pour que leur modèle s'adapte au vieillissement qui quand on parle de l'Espagne ou de l'Italie ont fait en 2010 leur réforme sociale si ça n'est pas ce défauss de réforme sociale pour que leur modèle s'adapte au vieillissement qui quand on parle de l'Espagne ou de l'Italie ont fait en 2010 leur réforme social nous ne les avons pas faites suffisamment je le prends pour moi j'ai pas réussi à convaincre les forces politiques monsieur le président bien sûr mais je me suis présenté en 2022 avec une réforme des retraites été élu sur celle-ci, j'ai pas réussi à la faire parce que je n'ai pas convaincu. Donc, je me défausse pas de mes responsabilités. Le président n'a pas réussi. On souvient des manifestations monstres qui avaient eu lieu autour de cette réforme de
retraites, des négociations qui ont dû avoir lieu l'année dernière pour éteindre cette réforme. Qu'est-ce que vous faites et comment vous faites vous ? Alors, je n'aurais pas l'orgueil ou la fatuité d'imaginer avoir tout seul la pierre philosophale. Emmanuel Macron a échoué et mon pari ou ma conviction, c'est quiconque tenterait dans les mêmes conditions de construire une réforme des retraites échouait de la même façon. Donc il faudra reprendre les choses complètement différemment. Et d'abord à partir d'une certaine idée de la démocratie sociale, je suis pour que les partenaires sociaux puissent assumer une responsabilité commencé par la question des retraites beaucoup plus grande. Il leur appartient de trouver le bon équilibre et de veiller à ce qu'ils puissent être mis en
place. faire François Berou l'année dernière, il y est pas parvenu et le patronat a tourné le dos. Oui, le patronat doit amèrement regretter de ne pas avoir saisi cette occasion mais il faut construire un processus au lendemain de l'élection qui commencera par se mettre d'accord sur les chiffres, c'est le travail des experts qui continuera par une conférence sociale qui est très importante pour bien définir le cadre et puis bien sûr une convention citoyenne et le moment venu éventuellement un référendum. c'est qu'il ne faut pas imaginer qu'on va aller vers un système clé en main. Et c'est pour cela que je pense que il faut sortir de la querelle de l'âge pivot. H il faut imaginer un système très simple
à travers le cumul de points et la liberté donnée à chacun et chacune de nos concitoyens de choisir le moment après un certain nombre d'annuités, le moment où ils entendent partir. J'allais vous demander Dominique de Ville si ça n'est pas se défausser que de dire je suis candidat à l'élection présidentielle mais en même temps pour les retraites débrouillez-vous vous verrez après tout. La valeur du point sera déterminée à partir de l'espérance de vie dans chacun des secteurs professionnels. Une des grandes erreurs d'Emmanuel Macron a été d'écarter la prise en compte de la pénibilité. Le travail de dire le le le point sera le même pour tout le monde. Absolument la valeur du point et il appartiendra aux partenaires sociaux et ça c'est la troisème dimension. Donc
simplicité, liberté et équilibre. il appartiendra aux partenaires sociaux ben de définir l'équilibre global parce qu'il n'est pas question que d'une année sur l'autre nous laissions dériver notre système des retraites. Donc vous voyez bien qu'il y a là un ensemble cohérent mais surtout sortons du psychodrame permanent. Arrêtons d'avoir un état omniprésent qui prétend tout régler. Rétablissons la démocratie sociale dans notre pays et l'écoute de nos concitoyens. Mais est-ce que vous posez en principe politique, même j'ai envie de dire social, d'un langage de vérité qui consiste à dire aujourd'hui au vu de nos l'état de nos finances publiques, au vu de notre démographie aussi, il faudra travailler plus. Est-ce que ça c'est un principe que vous pouvez poser parce que
nos compatriotes ont besoin de savoir et de se positionner ? Mais le le principe ne me gêne pas. Ouais, j'apporte de bémoles. Le prier, soyons réalistes, 50 % des Français qui partent à la retraite dans le privé aujourd'hui sont au chômage. Donc pour travailler plus, il faut qu'il y ait du travail. Donc ça implique aussi du côté des entreprises que nous prenions en compte le fait qu'un certain nombre de d'entreprises débauchent et en priorité les seiors. Il faut donc trouver un certain nombre de procédures qui permettent d'encourager le travail des seniors, d'encourager le travail des jeunes pour avoir un taux d'emploi plus important avec la démographie que nous avons. Donc on voit bien qu'il y a tout un travail qui doit être fait. Deuxème thème majeur, les conditions de travail.
Nous sommes un des pays qui connaît le plus grand nombre d'accidents du travail en Europe. Nous pouvons faire beaucoup mieux et de ce point de vue-là, il faut associer l'ensemble des travailleurs à la responsabilité dans l'entreprise, pas uniquement en accroissant l'intéressement et la participation, mais aussi directement à la décision dans les conseils d'administration. Je pense qu'un tiers des places doit être réservé. Je reviens à la question de Marie. Je reviens à la question de Marie. Vous dites "Oui, il faudra travailler plus." Mais j'ai bien entendu les les les précisions, mais vous dites oui. L'évidence démographique est là, mais je veux donner la liberté à chacun et chacun choisira de partir avec la retraite correspondante au nombre d'annuités qui leur a travaillé.
Avec deux conditions. Est-ce que vous alignez complètement le régime des fonctionnaires sur le régime du privé ? Première chose dont on ne parle jamais plus. Et deuxième chose, est-ce que vous introduisez une part de capitalisation ? Alors sur le premier point, le système à vocation a évolué et il est il serait souhaitable d'aller le plus possible vers une homogénéisation du système. Mais je vous rappellerai euh vos classiques une estie à la fois. On n'est pas obligé euh de tout régler et de manger entrée, plat et dessert en même temps. Deuxièmement, en ce qui concerne la capitalisation, je suis pour la capitalisation publique garantie et je suis un fond d'investissement public et je suis pour la création d'un fond de souveraineté et de solidarité qui aura
pour vocation parce que c'est une chose que de redresser les finances publiques mais il ne faut pas oublier de relancer la croissance et de défendre l'investissement d'avenir. Nous avons à nous battre pour être dans la transition écologique, dans la transition technologique, dans la transition énergétique. La France ne peut pas s'effacer de la carte de la puissance et avec nos amis européens et c'est particulièrement vrai dans le domaine de l'intelligence artificielle où je pense qu'il nous faut un consortium européen qui nous permettra d'avancer. Euh Dominique de Villepin, avant la eie de la réforme des retraites, il y a la du budget, beaucoup plus proche de nous euh avec ces 54 milliards d'euros d'efforts que veut faire le le gouvernement dont 6 milliards notamment sur
c'est un chiffre comptable hein. Oui, c'est un chiffre c'est un objectif de point de départ. Euh oui, c'est un objet non identifié en matière de vo alors justement avec notamment un objectif de 6 milliards de d'économies sur les sur les retraités. euh écouer ce que dit ce soir Emmanuel Macron sur ce budget qu'il trouve juste. La priorité du moment à mes yeux, c'est la stabilité financière et la stabilité politique. Donc le gouvernement a raison de faire un budget solide et le Premier ministre en a présenté les équilibres, il a raison. Est-ce que c'est un budget qui est excessif, qui un budget d' c'est un budget de responsabilité et donc les axes qu'il a définis me paraissent juste parce qu'il demande des contributions proportionnées à peu près à tout le monde.
Est-ce que vous dites la même chose ? Tout le monde va leur faire des efforts. J'adorerais pouvoir dire la même chose. J'adorerais et et d'autant plus que j'ai beaucoup de d'estime et d'amitié pour Sébastien Lecnu. Mais la situation fait que c'est le budget de bricolage. C'est un façonnage qui en aucun cas ne nous permet de revenir dans l'objectif qui devrait être le nôtre que d'aller vers les 3 %. Mais nous sommes en fin de mandat. Cela fait déjà plusieurs budgets que nous bricolons et on voit bien que c'est au doigt mouillés qu'on fait les efforts selon la logique du rabau et des alliances politiques tantôt avec le le RN, tantôt avec le Parti socialiste. Donc il ne faut pas espérer mons et merveilles de ce budget. Je ne crois pas néanmoins que le président de la
République puisse dire que c'est un budget de justice sociale parce que la justice sociale ça impliquerait de mettre à plat les fameuses niches fiscales et sociales dont j'ai parlé et ça impliquerait d'abord de demander un effort au plus aisé quand je vois qu'on est en train de rompre de projeter de rompre le contrat entre l'État et les retraités h en gelant les en gelant les retraites Voilà, en en en refusant l'indexation des retraites sur l'inflation, et bien j'estime que on ne se comporte pas comme l'on devrait. Et ce qui me gêne, c'est qu'à terme, c'est la parole de cet état hm qui est abîmé à un moment où cet état va
devenir indispensable pour reconstruire la France dans les prochaines années. Et donc la clé, ce sera bien la confiance entre les Français Oui. Mais et nos institutions. En attendant et en urgence, puisqu'il faut bien bricoler comme vous le dites un budget l'an prochain, où est-ce que vous faites des efforts ? À qui vous demandez des efforts ? Où est-ce que vous faites des économies pour l'an prochain ? Le résultat c'est ce que nous voyons, c'est Oui. D'accord. Il y a pas ça ne mérite pas de long développement. C'est à la fois euh un excès d'honneur et et sans doute un excès d'indignité. Donc voilà, bricolons, bricolons un budget, mais je ne crois pas qu'il y a grand-chose à en attendre. La petite musique aussi à l'issue d'un budget qui pourrait possiblement être
censuré, donc un gouvernement qui tomberait de la dissolution. La question a été posée ce soir à Emmanuel Macron. Il dit ça serait mauvais pour le pays, ça ne serait pas bon. Ça va mieux en le disant ou vous pensez, vous considérez toujours que et ça vous rappelle les souvenirs. Le président fait honorable. Vous savez la la dissolution auquelle vous faites référence d'un autre âge n'avait pas la conséquence, les conséquences. Nous n'étions pas au bord du précipice et et nous étions très loin de la situation d'aujourd'hui. On était en 97. Oui. Vous pensez que cette cette dissolution qui a eu lieu il y a 2 ans, c'est une des solutions qui a contribué [toux] [raclement de gorge] à affaiblir considérablement la France ? Bah, elle a abîmé la politique dans la mesure
où elle survient après un échec aux européennes et donc vouloir insister, c'est vraiment tenter le le diable. Et d'autre part, elle était évidemment dans un contexte politique intérieur et politique internationale qui n'allait pas manquer de mettre un peu plus la France en danger. Donc oui, là il y a eu un un péché d'Ubris absolument magnif. C'était une faute politique. L'UBRIS est- est-ce que l'UBRIS est une faute ou est-ce que l'UBRIS fait partie de la vie politique ? H moi il y a quand même une chose qui me comment dire qui me saisit ce soir en vous écoutant Dominique de Villepin notamment sur le budget où on voit tous vos adversaires dans cette course à la présidentielle dire il faudrait baisser ce matin Édouard Philippe disait faudrait baisser le nombre de fonctionnaires de 7000 l'an
prochain par exemple pour pouvoir équilibrer et cetera pour pouvoir payer les aides sur le carburant. Euh Gabriel Atal dit, il faudrait aussi baisser le nombre de fonctionnaires. D'autres disent, il faudrait faire ça et cetera, demander des efforts aux retraités et cetera. Et vous vous dites "Ce soir, vous balayez la chose en disant bah écoutez, on va bricoler et on verra bien." Mais mais c'est du paramétrique. C'est c'est tout ce que Mais parce que là, on a pas le choix, il faut bien le faire. Mais je n'ai pas cessé de me battre pour aller vers la reconstruction d'un système, la reconstruction d'un budget. On ne peut pas gérer le budget de la France au doigt mouillé avec un rabot. C'est absurde. Il n'est pas question de justice sociale. Il n'est même pas question d'efficacité de l'argent
public. Donc nous sommes aujourd'hui dans une nécessité. Il appartient au Premier ministre de construire l'équilibre le moins mauvais possible. Je pense qu'il n'y aura aucun Donc vous reprenez tout à zéro. Si un jour vous êtes président de la République, vous reprenez tout à zéro et vous anticipez les crises à venir et vous établissez un budget avec davantage. Première exigence, c'est la justice sociale qui doit permettre de redresser les finances de la France, de relancer un programme d'investissement sur la fortune, pardon. L'impôt sur la fortune, bien sûr, vous le remettez. Mais bien sûr, bien sûr. La justice fiscale euh et et la justice sociale, elles sont indispensables dès lors que on demande des efforts aux Français. Et bien que
les plus riches soient sollicités, il faut cadrer un impôt qui ne puisse pas nuire à l'outil de travail, ne pas avoir de conséquences économiques catastrophiques, mais qui puisse établir cette règle de justice. Je crois que c'est une nécessité. De la même façon, je suis favorable à la suppression des impôts de production parce que je crois qu'on doit encourager tout pour les entreprises tout ce qui va dans le sens de l'investissement et du développement de l'activité entrepreneuriale. Donc vous voyez, il s'agit de trouver un équilibre. Je ne crois pas qu'il faille aborder ces questions avec idéologie. Il faut les aborder avec exigence, avec méthode, mais surtout tirer les leçons de tous les dernières années. Dominique de Villepin, vous avez été au
pouvoir un moment où la France a été pour d'autres raisons très éruptive, où il y a eu des des mouvements sociaux de colère très très forte. Est-ce que vous anticipez, est-ce que vous imaginez notamment à partir du carburant, du prix des carburants, des mouvements de colère très fort [rires] apparaissant comme ça dans les semaines ou les mois qui viennent en France ? C'est c'est un risque évident et il faut le prendre en compte et il appartient au gouvernement et au président de la République d'anticiper davantage. Je pense que le président de la République peut-être aller plus loin dans l'anticipation à la fois pour expliquer aux Français les raisons de certains choix de politique économique, de politique budgétaire, de politique énergétique et en même temps trouver le
filet de sécurité le plus efficace. Une fois de plus, je le redis, je crois que autant nous pouvons faire bien davantage dans le domaine des êtres ciblées, autant arroser le sable et euh distribuer à l'encamp des cadeaux à tout le monde, ça ne me paraît pas une bonne politique. Merci beaucoup Dominique de Villepin d'avoir été en direct ce soir dans cette soirée.
Dominique de Villepin