Venezuela, Rojava et violences policières : interview au journal de France culture (24/01/19)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteRéponse directe
Madame Auonau, le président Macron a salué le courage des Vénézuéliens face à l'élection illégitime de Maduro, tandis que Mélenchon a dénoncé son appel à la restauration de la démocratie. Partagez-vous l'avis de votre parti ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Vous parlez de soutien au peuple vénézuélien. Les cris de colère dans la rue ne sont-ils pas légitimes ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Vous revenez du Kurdistan irakien et de Syrie. Quelle est votre position sur Bachar al-Assad ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Vous proposez d'interdire les flashballs et autres techniques de répression policière. Pourquoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Daniel AuonauFait
« je ne partage absolument pas le soutien aujourd'hui du président à un coup d'état parce que c'est comme ça c'est ce qui se passe exactement un coup d'état euh soutenu par et certainement téléguidé et financé et organisé par les États-Unis »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
à 12h48 sur France Culture c'est l'heure de l'invité politique de la rédaction Daniel auonau député la France insoumise de la 17e circonscription de Paris est en direct et en duplexe de l'Assemblée nationale bonjour madame bonjour et à vos côté pour vous interroger Sophie Delpont une première question madame auonau j'évoquais tout à l'heure la situation au venenezuela ce matin le président français Emmanuel Macron a salué je cite le courage des centaines de milliers de vézuéliens qui marchent pour leur liberté face à l'élection illégitime de Nicolas madouro et puis de son côté Jean-Luc Mélenchon lui a immédiatement dénoncé l'appel du président français à la restauration de la démocratie alors on n'est pas véritablement surpris Jean-Luc Mélenchon a toujours affiché son soutien au régime vénneézuéliien d'Hugo Chavez d'abord puis de son successeur Nicolas Maduro mais est-ce que vous Daniel obono partagez l'avis du patron de votre parti mais je partage le soutien au au peuple vénézuélien et à la révolution bolivarienne ça c'est certainement et je ne partage absolument pas le soutien aujourd'hui du président à un coup d'état parce que c'est comme ça c'est ce qui se passe exactement un coup d'état euh soutenu par et certainement téléguidé et financé et organisé par les États-Unis parce que quelques minutes après avoir appris le coup d'État de du président de l'Assemblée nationale contre le président élu euh monsieur monsieur Trump a reconnu euh le le l'autoproclamé président et suivi par Monsieur sonaro et donc on voit en quelle belle compagnie aujourd'hui se trouve monsieur Macron à soutenir un coup d'état parce que c'est bien de cela qu'il s'agit je ne vois pas comment on peut caractériser autrement ce qui se passe aujourd'hui au Venezuela quoi qu'on pense de ce régime ce président a été élu il a bénéficier d'un soutien massif de de la population le peuple vénzuen a élu CE président ils ont aussi élu une Assemblée nationale donc il y a une crise institutionnelle qui ne peut se résoudre par l'acceptation de de d'un coup d'État excusez-moi à un moment donné on ne peut pas prétendre donner des des des des leçons de démocratie à qui que ce soit et ensuite soutenir des moyens aussi antidémocratique et aussi aussi problématique pour vous les les les cris de colère entendus dans la rue par l'opposition ne sont pas légitimes et ce n'est pas ce que j'ai dit j'ai bien dit que moi je soutiens le peuple vénézuellain et y compris dans la situation qui est la sienne depuis plusieurs mois depuis plusieurs années la crise économique très grave qui est euh alimentée accentuée par y compris les mesures de rétorsion des États-Unis par certains euh euh membres de de classe dirigeante hostile au régime et donc oui le peuple vénézuelain subit une situation économique très dure et très difficile euh ce qui ne ce qui ce qui s'exprime aujourd'hui également mais ce qui s'exprimait aussi déjà dans des mobilisations qui ont ont soutenu et et ont continu à soutenir euh le le le le président Maduro et et ce régime là donc il y a il y a jamais eu de de euh de de problème de notre point de vue à à défendre les aspirations des des peuples au contraire nous je pense qu'on est plutôt ceux qui l'ont fait de manière constante et continu à le faire à à la différence d'autres euh mais ce que nous dénonçons et je pense qu'il devrait y avoir plus de personnes qui dénoncent cela c'est un coup d'état institutionnel on a vu ce qui s'est passé au Brésil on voit ce qui se passe aujourd'hui donc il y a il y a une stratégie coordonnée et on ne peut aujourd'hui euh quoi qu'on pense et quels que soient les critiques qu'on peut avoir sur sur les choix économiques sur la la gestion par par le régime manouro on ne peut se tenir au côté de bolsonaro un fasciste et de Monsieur Trump et et soutenir de de quelque manière que ce soit ce qui se passe je pense que c'est extrêmement extrêmement grave et je pense qu'il faut être ferme là-dessus et les démocrates les gens qui défendent la démocratie et les institutions et l'expression démocratique des peuples ne peuvent être ambigu là-dessus et nous nous ne le sommes pas et nous espérons qu'il y aura plus de gens qui le seront très clairement une question de Sophie Delpon oui bonjour Daniel Bono vous parliez tout à l'heure de donc la légitimité de soutenir un régime démocratique vous parliez du vézuela est-ce qu'il a pas aussi un droit à l'insurrection si jamais on estime que ce régime là notamment dans la répression de manifestation il y a eu beaucoup de manifestations et beaucoup de cas de répression qui n'a pas une légitimité à s'opposer à ce régime là est qu'il y a pas une contradiction dans discours bien sûr non non mais pas du tout je pense que bien sûr que les peuples et d'ailleurs ils n'attendent pas les les donneurs de leçons en soi-disant démocratie doit enfin ont le droit universel à à revendiquer à s'insurger à et à faire progresser les droits et nous nous avons toujours nous soutenez pas ce peup vzuenourz pas vous n'avez pas entendu ce que j'ai dit et j'ai dit très clairement et nous l'avons toujours dit notre soutien au peuple vénézuelen à l'ensemble du peuple vénézuelin et dans d'accord donc vous comprenez bien que oui il y a une division et une crise j'ai aussi dit et puis il y a notamment une opposition d'extrême droite extrêmement viol qui participe de de de de de de ces mobilisations là qui a commis des exactions et je pense que je n'ai pas aussi beaucoup entendu de gens dénoncer cela donc oui il y a une crise et personne ne dit le contraire et nous nous défendons encore une fois nous l'avons toujours dit le droit des peuples et leur expression démocratique et la résolution de ce type de crise de ce type de conflit par la démocratie par l'institution et non par des coups d'État comme comme comme c'est le cas aujourd'hui et encore une fois moi j'appelle plus de démocrate autoproclamé à être très clair là-dessus et de ne pas laisser le d'ambiguïé et en sachant qu'on est dans un dans dans un sur un territoire et dans un continent qui a malheureusement connu beaucoup ce ce type de de de situation soutenue par les États-Unis et et on sait à quoi ça a amené au type de dictature que ça a mena donc j'invite à être très clair et pas ambigu du tout sur ce sujet Daniel bonau vous revenez du Kurdistan iraakien vous revenez de Syrie un régime qui est donc souvent montré du doigt comme étant pratiquant la torture dans les prisons euh aujourd'hui vous êtes allé pour soutenir les CDES sur place quelle est votre position par rapport à Bachar al-Assad est-ce qu'il doit partir ben nous notre position c'est d'abord c'était la raison de notre présence au Java syrien c'est d'apporter notre soutien au peuple du rojva au peuple kurde mais aussi à l'ensemble des peuple de de de la région il y a des populations par exemple réfugié les les les les les yidis qui sont dans des camp depuis de réfugiés depuis de nombreuses années et et donc d'apporter notre soutien dans ce moment d'escalade parce que là le risque et ce qui nous a été dit c'est le risque d'une attaque de la part de la Turquie qui détruirait ce que ce qui essaie de construire ces peuples là et donc maintenir et renforcer le le positionnement de la France une fois n'est pas coutume mais nous pensons que il faut soutenir ces peuples là et donc exprimer ce positionnement là et apprendre plus de ce de cette expérience écologique féministe qui qui se joue donc c'était le sens de notre présence et ce que nous disons et ce que nous allons continuer à à défendre et nous sommes opposés à tous les régimes et les formes de répression et nous avons toujours été clair très clair compris au tout début de la de la révolution syrienne en 2012 nous avons soutenu le peuple syrien contre le régime de de Bachar al-Assad et contre voilà son son son régime autoritaire et donc c'est dans cet esprit là que vous déposez une proposition de loi pour interdire dans l'usage donc là l'encadrement on revient en France on a encore une pe minutes avec nous donc une minute sur en fait cette répression des manifestations en tout cas cet encadrement tous ces dérapages et on pourra mettre beaucoup de guillemets autour de dérapage éventuellement mais donc vous proposez aujourd'hui qu'on interdise l'usage notamment des flashball et aussi d'autres techniques don poli oui je pense qu' c'est pas c'est pas c'est pas le même contexte faut faire je ne fais pas d'équivalent c'est c'est juste la suite des questions qui veut ça mais n'empêche je pense que quand justement on prétend donner beaucoup de leçons de démocratie au niveau international on se doit d'être irréprochable et aujourd'hui notre pays n'est pas irréprochable ce n'est pas juste la France soumise qui le dit c'est les institutions internationales c'est le Défenseur des droits notamment dans la répression des mouvements sociaux là aussi on voit quand même un ça fait un petit écho à ce qu'on disait tout à l'heure et ce qu'on a vu au niveau des moments des gilets jaunes les milliers de de de de personnes interpellées blessées et cetera c'est une situation inacceptable nos propositions de loi portent là-dessus sur les techniques d'immobilisation létale qui ont cours malheureusement bien au-delà de la question desmobilisations sur l'usage des des grenades des flashballs et je pense que voilà nous avons une exigence d'irréprochabilité si on veut être crédible et si on veut surtout respecter les droits démocratiques de sa propre population merci beaucoup Daniel bonau donc en direct de l'Assemblée nationale député de la 17e circonscription de Paris député la France àis
Danièle Obono