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Débatyoutube.com· 8 juin 2026 60 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Débat 2027 : David Lisnard face à Édouard Philippe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 47 %Attaque 34 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 21:15OuverteRéponse directe

    Question sur la syndicalisation dans la justice et son impact sur l'indépendance.

  • 21:54OuverteRéponse directe

    Question sur le manque de policiers et de magistrats face aux défis sécuritaires.

  • 29:44OuverteRéponse directe

    Question sur la place des femmes dans le discours politique et la lutte contre les violences.

  • 30:19OuverteRéponse directe

    Question sur les violences faites aux femmes et l'exécution des peines.

  • 37:53OuverteRéponse directe

    Question sur l'indépendance de la France face aux puissances étrangères.

  • 38:33OuverteRéponse directe

    Question sur la position de la droite en matière d'écologie.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27David LisnardChiffre
    « la France a le record du monde de la dépense publique »
  • 14:21David LisnardFait
    « la moindre mise en cause, on voit que la justice manque pas de moyen dans ces cas-là »
  • 55:37Fait
    « il est utile de ne pas mettre tous ces œufs dans le même panier »
  • 55:37Fait
    « On a besoin de faire attention à ce qu'on fait avec l'énergie renouvelable. »
  • 55:37Fait
    « On a besoin de faire en sorte que ça puisse être un complément d'activité pour les agriculteurs français. »
  • 56:15Fait
    « le kilow le moins cher et le moins dangereux, c'est toujours celui qu'on consomme pas »
  • 56:15Fait
    « on va en avoir besoin de beaucoup de kilow parce que avec l'intelligence artificielle, il va falloir produire énormément »
  • 56:54Fait
    « l'intelligence artificielle, c'est merveilleux, sauf si ça transforme le travail français en capital américain »
  • 56:54Fait
    « notre énergie collective, ça vient, ça vient peut-être, mais notre énergie, elle ne doit pas être le moyen de proposer aux Américains à travers l'intelligence artificielle de détruire des emplois en France »
  • 58:23Fait
    « dans la droite républicaine, il y a des débats de très très haut niveau »
  • 58:23Promesse
    « il faut qu'on batte le faire pour qu'on ait d'autres débats »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bon, je suis l'arbitre de la grande team que vous avez devant vous et nous allons commencer par la justice et le tirage au sort a désigné David Lisnard et on va parler de la protection de l'enfant. C'est peut-être aussi ce qui s'est passé pour Liana. David, merci Florence. Permettez-moi d'abord de je me rasserai après. Je vais je vais essayer de rester assis. Vous vous saluez saluez votre nombre, c'est très impressionnant. saluer tous mes collègues maires ici présents, mesdames, messieurs les parlementaires puis remercier Florence, voilà, et ses équipes parce que c'est un boulot énorme, elle a tenu bon et on arrive à se retrouver ici aujourd'hui. Merci aux formidables bénévoles qui qui t'entourent et on les comprend quand on t'écoute parler pourquoi tu as autant

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d'engouement autour de toi. Je suis je suis heureux d'être sur cette tribune et de débattre avec Édouard Philippe qui sait on se connaît depuis longtemps, j'ai un grand respect personnel pour lui et je lui confirme ici et puis ça préfigure le débat de second tour pour la présidentielle. Donc, je suis heureux que vous ayez cette avant-première ici. dire également évidemment que moi si si je suis sur cette tribune, c'est parce que j'ai la conviction profonde que la France peut-être un pays de prospérité, un pays de de d'audace, un pays qui à nouveau retrouve sa grandeur au 21e siècle parce qu'on a en nous la

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créativité, un beau peuple, des grands chercheurs et cetera et que parallèlement, il faut prendre acte du déclassement français qui est une réalité économique mesuré able en Payb par habitant du déclassement éducatif le plus grave problème à mes yeux du déclassement industriel du déclassement démographique du déclassement diplomatique du déclassement sécuritaire et judiciaire et que la cause de ce déclassement est double d'une part c'est la fin d'un système. C'est un système qui a été conçu au 20e siècle, qui est reposé sur une démographie galopante, prospère, sur des gains de productivité et qui est cuit et qu'on pour aborder tous les sujets que

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l'on veut. Si l'on ne réinvente pas un autre système à la place et j'ose le terme de l'État providence et je lui substitue un état performance, on aura pas de bonne justice, on aura pas d'ambition écologique, on ne relèvera pas l'aimer défi qui est le défi numérique de l'IA et cetera de la quantique. Première cause, un système qui est à bout de souffle. Et moi je propose pas de rafistoler le système, je propose de changer de système. Deuxième cause, c'est évidemment les politiques publiques qui ont été menées depuis trop longtemps, y compris ces 10 dernières années, j'ose le dire ici, qui ont amplifié la régression de la France. On parlait de la dette, on parlait de la sécurité et cetera. Et donc pour régler ces problèmes là, mais moi ce que je

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propose c'est de changer de système et de changer ceux qui nous dirigent et de proposer une nouvelle ambition, nouvelle espérance pour la France parce que oui, je suis pas mère mais je suis père, j'ai des enfants et je veux que mes enfants puissent se projeter en France, avoir un projet professionnel, pouvoir dire mais que mes filles puissent balader où elles le veulent, vivre comme elles l'entendent et mes fils aussi. Et puis parce que je veux que la France retrouve son rayonnement et sa grandeur. Ce qui s'est passé avec Liana, c'est pas une dysfonction abominable. D'abord, ça nous touche tous et j'ai expliqué tout à l'heure des médias, moi j'ai pas réagi jusqu'à aujourd'hui parce que je voulais pas me laisser emporter par l'émotion du père de famille ou sortir des banalités ou de

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la démagogie ou ne pas respecter le le deuil d'une famille qui affronte la pire des absurdités. Mais au-delà de de l'émotion personnelle, Liana, c'est le c'est comme Matis, c'est comme Elias, c'est comme tous ces enfants qui ont été tués par des multirécidivistes qui auraient dû être soit expulsés du territoire français pour certains d'entre eux, soit être en prison en France et qui n'ont pas être traités. Et puis si on quitte le domaine de l'enfance et je vais m'asseoir et promis c'est évidemment quand on voit Ivan Colona qui est tué dans une prison par un islamiste, c'est toute cette dysfonction avec le paradoxe la France a

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le record du monde de la dépense publique. Si on pense que c'est encore la dépense publique qui fait la qualité des services publics, on va continuer de décliner, de s'effondrer. On a le record du monde de la dépense publique et pourtant on a une justice qui s'est paupérisée parce que tout est capté ou l'essentiel de du record que nous avons aussi des impôts et des charges est capté pour alimenter un système providence qui ne fonctionne plus, qui ne protège pas les les gens en difficulté, qui expose les plus précaires à dormir dans la rue parce qu'on a flingué l'offre de logement, qui expose les enfants les plus précaires à la violence, à l'insécurité. Donc au-delà de tout cela, ce que révèle cette affaire, ce n'est pas une exception qui justifie des excuses.

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C'est une malheureusement l'expression d'une chaîne pénale qui est en déliesscence et une chaîne régalienne en déliesscence qui nécessite un redressement du pays, une responsabilité du magistrat, une refonte du code pénal qu'on met en fin des moyens dans la justice dans le l'État a été inventé pour la justice qu'on organise l'effectivité des peines, qu'il y ait des sanctions dès les premières infractions, qu'on retrouve le sens de l'orité dès l'école et c'est ça que j'essaie de porter avec nouvelle énergie. Merci. Edouard même de question. Bon, d'abord bonjour à tous et et et je voudrais m'associer au au mot très juste qu'a formulé David pour remercier les

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pour remercier Florence et pour remercier l'ensemble de ceux qui ont participé à l'organisation de cette affaire. Vous êtes nombreux dans la salle. On aurait pu être plus nombreux sur la scène mais on est bien quand même. On est pas mal. Donc donc voilà. Florence pose d'emblé une question sur la sur la justice. Euh et je voudrais vous répondre au fait en en deux temps. Il y a d'abord un temps qui est le temps qu'on a tous vécu qu'on qu'on vivra tous et ceux qui ne le vivent pas, je ne sais pas de quoi ils sont fait qui est un temps de d'absorption de ce que veut dire ce drame d'un mélange assez particulier.

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de colère et de tristesse, de beaucoup d'incompréhension et je dois dire que la colère et la tristesse ne diminue pas au fur et à mesure qu'on rentre dans la chaîne qui a conduit à ces événements. Parce qu'à chaque fois qu'on regarde un peu dans le détail et je ne peux le regarder comme vous tous ici que de l'extérieur à travers ce qu'and dit la presse, je vois une succession de euh raté, de louper, de pas faire, de pas faire assez vite, de il y avait une bonne raison de vous comprenez que qui aboutit à un désastre, un drame pour une famille et un désastre pour une petite fille. Ce temps-là, il faut le dire,

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ça change rien. Mais si on le dit pas, on devient des gens insensible et on donne le sentiment qu'au fond la foudre a tapé à côté et que la foudre parfois ça tombe et que c'est pas grave. Bah si, c'est grave. Il faut le dire, il faut le ressentir, il faut l'exprimer et il faut pas en rester là parce que quand on a fait ça, on a fait probablement le plus naturel mais on n pas fait ce qui allait changer les choses. La question de Florence porte sur la justice. Quand j'ai quand j'essaie d'expliquer ce que je veux faire pour la France, je dis systématiquement que mon objectif c'est de rendre la forte, de rendre la France, pardon, plus puissante et plus agile. Et il y a d'ailleurs probablement beaucoup

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de points euh sur lesquels ça se répond ou ça se rejoint avec David. Probablement, pas tous, mais quelques-uns. Plus forte et plus agile, plus forte parce qu'on vit dans un monde dangereux et que dans un monde dangereux, il vaut mieux être fort. C'est pas parce qu'on est fort qu'on a pas de problème, mais quand on est faible, on en a encore un peu plus. Donc il faut être plus fort. Pour moi, plus fort, ça passe par trois priorités. Pas 5, pas 10, pas 12, pas 18. Trois priorités. Et je les donne toujours dans le même ordre. La première, c'est l'école. La deuxième, c'est notre système productif et avec notre système productif, notre modèle social et son financement parce qu'on doit être plus intelligent et qu'on doit être plus prospère. Et la troisième, c'est la justice. La justice

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parce que on a besoin dans notre pays d'ordre pour que les Français invent avec. Mais le prérequis, la masse de granit sur laquelle on peut construire quelque chose dans notre pays, c'est quand même l'ordre et la sécurité. Donc je le dis toujours dans ce sens-là, école, système productif et financement du modèle social et justice. Notre justice ne va pas bien. Alors là, c'est le moins qu'on puisse dire. Le constat qui est fait par Florence au début de cette réunion et par David est juste moins de personnel judiciaire par milliers d'habitants, des audiencements qui sont plus lointains, une justice qui est peu compréhensible et je vous dirai assez volontiers pour

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avoir été dans ma vie d'abord juge, ensuite avocat, enfin législateur et même parfois accusé accusé que la justice C'est pas spontanément simple pour le citoyen et compréhensible. Or, il est absolument certain que dans une démocratie, une des choses qui nous unit à cette table et dans cette salle, c'est que nous sommes des démocrates, fondamentalement des républicains et des démocrates. Dans une démocratie, dans un système de démocratie libérale, quand la justice n'est plus crédible, n'est plus appréciée, n'est plus aimée, n'est plus comprise,

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le tissu social est totalement corrodé. C'est totalement corrosif. le doute sur la justice. Alors, une fois que j'ai dit ça, qu'est-ce qu'on peut faire ? On peut faire pas mal de choses et il faut avoir une certaine forme d'humilité de savoir que c'est assez compliqué quand même à la fin. Mais on peut faire beaucoup de choses. La première chose qui me paraît devoir être faite, c'est de faire en sorte que l'on dise quelles sont les peines et comment est-ce qu'on utilise la justice pénale. Je voudrais dire et je vais peut-être pas aller dans le détail mais je voudrais juste faire quatre points rapides. Le premier point rapide, c'est que notre système carcéral en France, notre système pénal, pas pas notre système carcéral, notre système pénal en

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France, il est caractérisé par une chose, on condamne tard et longtemps. C'est-à-dire que la première infraction, elle n'est quasiment jamais sanctionnée. Rappelle à la loi, sanction symbolique. Mais on ne va jamais dans une peine de détention parce que très souvent que ce soit pour un grand mineur ou pour un majeur, le système carcéral est tellement plein, il y a tellement pas de place que pour la société, pas le laxisme des juges. C'est parfois mieux, pensent les juges, de ne pas envoyer quelqu'un en prison quand c'est son premier délit et qu'il n'est pas si grave. Et au deuxième délit, il est assez rare qu'on soit condamné. Voyez dans quoi ? à

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la fin le type qui est condamné, il est condamné pour son œuvre et assez longtemps. Il y a plein de pays, David le sait, je pense par exemple au Pays-Bas, il y a plein de pays où on a pris cette logique et on l'a inversé et on s'est dit le bon truc, c'est plutôt de condamner très vite pour pas longtemps dès la première infraction. Il y a une réponse pénale, il y a une réponse claire, ferme de la justice. Pas pendant des mois, pas pendant des années, mais il y a une réponse et une réponse ferme. Je pense que nous devons inverser le principe dans lequel nous fonctionnons depuis trop longtemps. Voilà, premier point. Je continue et après je laisse David qui veut dire un mot surpression de l'enfance. Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Bon, je

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j'évite alors pardon. Euh non, vas-y David. Non, non, je t'en prie. Alors simplement dans dans pour revenir à l'affaire Liana quand même parce qu'il faut faire soulever le capot de de l'État dans tous les domaines justice comme le reste il y a eu une plainte pour viol sur mineur il y a plus de 9 mois de quelqu'un qui avait déjà été mis en cause pour une accusation classe sans suite de viol sur mineur plainte pas une seule audition premier élément élément on se rend compte que alors qu'on nous a vendu la startup nation en 2017 moi j'y suis jamais allé hein, on les parquets s'envoient des courriers postaux entre eux. C'est qu'il n'y a pas un dossier partagé

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numérique dans la justice française. Donc dès qu'on arrive au pouvoir, dès que vous aurez fait comme aurait dit le président Jiscard destin le bon choix avec nouvelle énergie 1. Toute plainte d'enfance sur un fait de violence et à forcerie sexuelle doit être obligatoirement traité avec vérification levée des doutes dans les 30 jours. Ça doit être une obligation qui engage la responsabilité personnelle des magistrats. De il est évident que le partage des données entre les magistrats et entre en particulier les magistrats du parquet doit se faire sur des plateformes sécurisées comme dans toutes les nations qui se respectent aujourd'hui. Tr et c'est valable pour toutes les victimes mais en particulier pour les victimes

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les plus fragiles et aussi les femmes victimes de violence. qu'il y ait un dossier numérique unique par victime et sécurisé connecté à tous les magistrats qui peuvent instruire d'une affaire parce que dans le cas contraire effectivement on va rester avec ces surdis et puis et je termine là-dessus au-delà des intentions, il va falloir avoir le courage de s'attaquer à la matrice qui fait que on est moins performant qu'ailleurs. Si on veut plus de greffiers, plus de magistrats, il faudra qu'il y ait moins de bureaucrates qui détournent l'argent des contribuables. Donc il faut qu'il y ait moins de bureaucratie. Donc il faut déréguler et moi j'ose le dire moins de règles, meilleure règles. Deuxème élément

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des règles respectées que l'État parce que quand on est mis en cause dans nos mairies, quand on est mis en cause dans entreprise, moi je viens du commerce dès qu'il y avait la moindre mise en cause, j'avais un contrôle fiscal, un contrôle Ursaf, un contrôle d'inspection du travail tout le temps et je retrouve ça en mairie. La moindre mise en cause, on voit que la justice manque pas de moyen dans ces cas-là hein, la moindre mise en cause. Donc à un moment donné, il va falloir aussi s'attaquer peut-être à une plus grande diversité de la formation des magistrats. On a plein de super magistrats en France, c'est pas la question, mais il y a le fait d'avoir une seule école, le NM, le NM, ça crée forcément un entre soi. Il faut de la compétition entre les écoles. Il faut

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une expérience peut-être professionnelle avant de de juger les autres, avoir eu un petit peu une expérience dans la vie parce que dans le cas contraire, on sera toujours sur de l'abstraction et on verra la justice évoluer vers l'impuissance et vers l'idéologie. Il faut surtout pas d'idéologie vers la justice. Il faut que la justice, elle soit impartiale, hein, c'est la condition de l'indépendance. et deux qu'elles sachent sortir aussi le glève de temps en temps. Édouard,

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on a on a dans le système judiciaire tel qu'il existe aujourd'hui un retard de moyen clairement à rattraper en terme de de personnel, en terme de moyens, en terme de place de prison, en terme de si j'ose dire qualité des places de prison. Euh on a une question de moyens. Cette question de moyens, elle est le fruit d'un d'un sous-investissement euh monstrueux du point de vue républicain pendant 50 ou 60 ans. Euh je je j'observe, vous l'avez dit, qu'on a beaucoup augmenté euh les dépenses dans le pour le ministère de la justice récemment, mais je suis pas sûr du tout qu'on soit à la maille. Mais ce qui est certain, ce qui est certain, c'est que ça n'est pas qu'une question de moyen. D'abord, ça n'est jamais qu'une question de moyen. Ce qui est certain, c'est que le

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système judiciaire français est aujourd'hui mal organisé, mais littéralement mal organisé, parfois parce que les procédures ont été pensées à une autre époque et qu'on les a reproduit voir complexifié de plus en plus, qu'elles sont donc extrêmement extrêmement raffinées. Et quand on fait quelque chose d'extrêmement raffiné, c'est très très difficile d'avoir un traitement massif et rapide d'un très très grand nombre de plaintes. L'affaire Liana, elle me semble traduire une chose, l'inconséquence des systèmes d'information au sein du ministère de la justice et avec le ministère de l'intérieur et avec le ministère de l'intérieur, la très mauvaise organisation des parquets

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et des tribunaux entre eux et des règles de d'une complexité bien trop grande. Je je vous dis juste comme ça parce que ça m'a frappé. En 2017-28, j'étais premier ministre, on a essayé de faire une simplification du code de procédure pénal parce que tous les gens qui connaissent le système judiciaire ici savent que les les procédures sont tellement complexes que les questions de nullité s'imposent avec vraiment. Donc on a essayé de simplifier et ben c'est pas facile de simplifier les procédures pénales parce que tout passe au parlement et parce qu'il y a et c'est tant mieux, c'est naturel. au Parlement, y compris au Sénat,

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y compris à la droite du Sénat, des gens et c'est parfaitement leur rôle sans doute, qui se battent pour des principes. N'empêche qu'à la fin, cette simplification que l'on peut faire de l'ensemble du système de procédure pénale, elle n'est pas là. Il faut que notre système judiciaire soit organisé différemment. Il faut que nous ayons et que nous assumions de faire entrer les nouvelles technologies dans l'organisation et dans la production du service à nos concitoyens. Lorsqu'on est dans une procédure, je parle même pas simplement du pénal, lorsque on est dans une procédure soi-même, on devrait avoir à tout instant la possibilité de savoir

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où en est l'affaire. On devrait à tout instant pouvoir accès à toute son affaire. On est aujourd'hui dans un système qui n'a pas changé, qui sédimente, qui crée des droits dérogatoires et particulier lorsqu'il est confronté à un problème, le terrorisme, la lutte contre le narcotrafic qui est incapable de face de faire face à la vague massive de plainte lié aux violences intrafamiliales ou aux agressions sexuelles sur les offrandes. Et c'est pour ça que je dis que la question n'est pas simplement une question de moyens, c'est une question d'organisation. Le le système actuel, le tribunal à Hauche

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dans le GERS, c'est un tout petit tribunal. Il est pas en sous-effectif, je crois pas. En tout cas, je sais pas ce que j'ai lu dans la presse, je parle sous réserve de ce que j'ai lu dans la presse, soit bien exact. Les magistrats sont pas débordés par le nombre d'affaires comme ça peut arriver dans d'autres parquets. Mais l'information n'arrive pas. Elle n'est jamais priorisée. Les gens ne se parlent pas parce qu'ils se parlent dans d'autres dossiers mais pas sur cela. Et je comprends les mots de Gérald Darmanin le garde des saut hier. Il a produit un certain nombre de circulaires. Il insiste là-dessus, c'est sa priorité politique et il constate que dans les faits ça n'a pas changé. Il faut d'autres magistrats, je le crois. Il faut se poser la question de l'ENM.

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Faut-il supprimer cette école ou faut-il, comme c'est le cas aujourd'hui, développer massivement le recrutement de magistrats qui ne passent pas par le NM ou plus exactement qui ont une vie professionnelle dans tous les secteurs du droit avant de rentrer à l'ENM. Je pense que c'est la bonne méthode, mais on a une matrice du système judiciaire et du système pénal qui est pas satisfaisante. On a une syndicalisation dans notre système judiciaire qui n'est pas complètement satisfaisante. La justice, c'est le cœur de l'État. C'est le cœur de l'État. La défense, c'est le cœur de l'État. Aussi dans la défense, on n'est pas syndiqué.

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parce qu'on ne peut pas donner le sentiment quand on sert à ce point la République d'avoir des préférences ou des opinions qui viennent entrer en friction avec les affaires qu'on mène. Moi, je suis j'ai pas du tout envie de supprimer le syndicats en France. Je préférais qu'il fonctionne mieux. Je préférais qu'il soit plus massif à vrai dire. Mais je m'interroge très sérieusement sur le bien fondé dans un domaine aussi sensible que la magistrature d'un pouvoir syndical assez important et qui donne le sentiment d'être assez intouchable. J'ai une réponse là. Juste une question quand même pour vous deux. Réponse là-dessus. Je vais Non mais je vais te laisser

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répondre mais je quand même une question. Non mais juste une question pour vous deux pour tu complèteras aussi ça juste je te laisse répondre sur la syndicalisation mais je vous pose juste une question et tu réponds sur la syndicalisation la Fiana c'est aussi un problème au niveau des forces de l'ordre il y a eu aussi d'autres trous dans la raquette nous les ici présents matin midi et soir on sait ce que c'est quand il y a plus de police nationale et que pourtant on nous dit il y a plus d'effectif c'est pas vrai que les polices municipales doivent être là c'est vrai on met du fric pour ça mais qu'à côté de cela, quand il y a des troubles à l'ordre public, elles ne doivent pas intervenir. Ordre donné par la police nationale qui n'est plus là. Donc il y a il y a tous les maillons de

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la chaîne pénale qui sont en souffrance. Donc moi, je vous le dis aussi et je te laisse répondre au syndicat mais aussi après cette question. Chers amis, vous voulez réduire la date et c'est fondamental. On le voit bien sur la crise énergétique qu'on est pié point lié. Mais comment vous faites alors qu'on manque de policiers ? Moi, je suis désolé qu'on ne me dise pas qu'on a assez de policiers. Comment on fait en manquant de policiers et en manquant de magistrats où on met le curseur ? De deux choses sur la la syndicalisation. En ce qui me concerne, je parce qu'il y a un débat. Est-ce que la justice ne devrait pas être comme l'armée et avec et y compris à gauche hein, certains ont déjà dans le passé indiqué qu'ils étaient contre le droit de syndicalisation dans la justice. Pour

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ma part, moi je pense qu'il faut garder un droit de syndicalisation dans la justice mais une syndicalisation sur les moyens affectés à la justice. Et on voit certains syndicats comme les faux qui font très bien le job dans la justice. En revanche, je l'ai dit et je le confirme ici, un syndicat qui dans son objet distinguerait des natures de justiciable ne devrait être interdit. Je pense qu'il faut interdire le conseil de conseil de l'apsus non révélateur, enfin quoi que le syndicat de la magistrature et j'espère que Édouard Philippe est de cette opinion. Voilà avec moi l'interdiction du syndical de la magistrature. Deuxème élément en attendant la réponse le faut il faut c'est ce que je disais tout à l'heure c'est-à-dire que on consacre moins de moyens au régalien

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non pas par rapport au total du budget parce que ça on aurait pu avoir une augmentation du régalien moins importante que sur le social et cetera mais par rapport à la richesse produite qui a 50 ans, il y a eu une inflation budgétaire, une inflation fiscale, une inflation de tête et pourtant il y a moins de moyens par rapport à la richesse produite affectée à la police, à la gendarmerie et à la justice, à la diplomatie, à l'armée. Même si l'armée grâce aux lois d'orientation militaire, c'est en train de changer. Donc il faut bien comprendre que ce n'est pas simplement une un paradoxe ou une corrélation, c'est qu'il y a une causalité. Plus on prélève de l'argent, plus on le capte pour l'attribuer à autre chose que le régalien, moins le régalien dispose de moyens. Ensuite,

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quand on regarde le nombre de policiers par habitant, on est plutôt plutôt pas mal, contrairement au magistrat. En revanche, 50 % du temps policier aujourd'hui est affecté à des tâches administratives. Et si évidemment l'intelligent artificielle et le numérique vont apporter, j'espère de la praticité, cela ne doit pas non plus être le paravant à l'absurdité des procédures superfétatoires en droit. des contradictions juridiques et c'est moi, c'est pour ça que je me suis émancipé, je me suis libéré, j'ai créé une nouvelle énergie et cetera parce que je vois bien que personne ne va aller au bout et comme je ne veux pas laisser un espace entre le conformisme technocratique qui nous gouverne et notamment ces dernières années notamment

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avec Emmanuel Macron et les extrêmes, je pense qu'il faut aller dans la racine du mal et comme il y a eu des mouvements dans en 58 avec de Gol avec Portalist dans la rédaction du droit, repartir la la rédaction du droit, dire voilà les règles, comment on les respecte et croyez-moi qu'on trouvera des moyens, on trouvera des magistrats, mais tout ce que l'on évoque tout à l'heure est lié aussi à ce que l'on a vécu et tu as fait allusion après la victoire du PSG et on a bien vu que malgré al chaque année, on a le même sketch maintenant, donc gens qui roulent des mécaniques, il vous allez voir la République, dès que j'entends maintenant la République sera impitoyable. Nous ne laisserons rien passer. Je sais qu'il va rien se passer. Voilà. à chaque fois. À chaque fois. Et c'est normal.

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Mais oui, mais c'est même ça crée même une réaction d'agacement parce queon s'attaque pas à la racine du mal qui est la production du droit, qui est la formation des magistrats, qui est l'affectation des moyens de l'État vers ce pourquoi il a été inventé depuis que on sait que l'homme est un loup pour l'homme. Voilà, c'est c'est ainsi. La question c'est comment est-ce qu'on redonne des moyens à l'État qui fait les choses que personne d'autre ne peut faire que l'État ? Si l'État fait plein de choses, il va faire des choses pas mal, il va faire des choses moins bien. Mais ce qui est sûr, c'est que il va consacrer des moyens à autre chose que ceux que personne d'autre ne peut faire. Personne d'autre ne peut défendre militairement

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la France que l'État. Personne d'autre ne peut garantir une justice impartiale, efficace, rapide, sévère quand c'est nécessaire, intelligente quand il faut que l'État. Et on voit bien d'ailleurs les tentatives de contournement quand l'État fonctionne mal, qu'est-ce qui se passe ? Bah, il y a plusieurs choses qui se passent. D'abord, quand les choses quand l'État fonctionne mal, les gens qui vont bien trouvent toujours une solution. Ça c'est un principe de base. Quand les services publics fonctionnent mal, quand l'État va pas bien, les gens qui connaissent, les gens qui ont de l'argent, les gens qui sont très très bien connectés, ils arrivent à contourner. Je dis pas que c'est formidable, mais ils trouvent la solution. C'est pas eux qui soufflent le plus, hein. Quand l'État fonctionne mal,

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c'est toujours les plus fragiles qui dérouillent. C'est c'est un c'est un classique et l'État doit aller bien en France et se consacrer. Moi je je sais pas si je même pas sûr qu'on soit si différent avec David sur ce point. Moi je je vais vous dire j'aime l'État. Je suis malade de voir l'État fonctionne au mal mais je sais ce que l'État ça représente en France dans notre pays. Je je ne déteste pas l'État. Ce que j'aimerais, c'est que l'État soit fort et ferme là où c'est nécessaire et que pour le reste, il offre le maximum de liberté au français. Mon mon mon rêve, c'est ça, l'idéal, c'est ça. Alors après, on part d'un pays, la France où l'État est rentré si j'ose dire, partout. L'État ou pas seulement l'État,

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la puissance publique d'une certaine façon, les collectivités territoriales, les parats publics, l'État est partout et il est dans beaucoup trop d'endroits. Bien entendu, bienvenue à Nouvelle Énergie. Bravo Édouard. Non vous inquiétez pas ça. Vive l'état libéré de l'étatisme. Alors sur la puissance publique venu partout on pourrait même dire la puissance publique. Je suis d'accord. Non mais très sérieusement et il y a un autre paramètre énergie inventé le libéralisme c'est il existe et ce libéralisme politique on l' partage. Ça a toujours été quelque chose de puissant à droite. Pas d'exclusif non il y avait plein d'autres gens. Bon bon mais mais il existe. Il faut réussir au-delà de de la du combat idéologique qui qui doit être mené. Il faut aussi se

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dire comment est-ce que une fois qu'on a livré ce combat idéologique, on le met en œuvre dans notre pays. Exactement. Avec son histoire, avec ses pesanteurs, avec ses frictions. C'est c'est formidable le combat idéologique. Mais après, il y a la réalité. Voilà. Et il faut être intraitable sur la volonté qu'on peut avoir de transformer la réalité. Mais enfin, il faut aussi savoir que la réalité en général quand elle a pas envie d'être transformée, elle frotte fort. J'ai pas mal cotisé sur le sujet, je vois assez bien. Donc ça existe, ça existe aussi. Il faut aussi le penser. Non, mais tu as raison. Vous avez raison monsieur. Je sais pas si de et c'est très vrai et on a besoin d'un état fort recentré sur ces missions et en plus quand l'État disparaît, ce

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sont des des logiques de mafia qui prennent qui assurent l'ordre et on le voit très bien sur le narcotrafic. La réalité qui frappe fort aujourd'hui, c'est la réalité des Français qui n'en peuvent plus. C'est qu'il voit bien cet état qui est faible avec les forts et fort avec les faibles. Qu'on soit impitoyable avec un excès de vitesse, moi je le comprends très bien. J'essaie de faire attention et c'est dramatique la violence routière. Très bien. Mais que celui qui brûle la voiture en bas de chez vous ne soit jamais sanctionné, ça c'est plus possible, c'est plus acceptable. Et c'est cette révolution là du bon sens que l'on doit réussir à produire et dire dans le comment dans le comment quelles dépenses ont réduit. Quel texte on supprime ? Je n'hésite pas

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à à faire des propositions en la matière mais je vois que Florence regarde la montre et je regarde la pour vous messieurs. Non non mais moi je suis pas attendu. Je suis à Tavernier. Moi je suis tranquille, je vais pas à Cann ni au donc ça va. J'ai tout mon temps. On peut même y passer la nuit si vous voulez rester après. Il y a à manger. Euh d'ailleurs j'ai pas remercié pour le saucisson du marché artisanal de Tavernie. Voilà. Non, juste une question quand même. Tout à l'heure, je parlais dans mon discours des des femmes et c'est vrai qu'à droite, on entend pas beaucoup un discours féministe porté par les hommes et ça manque. Alors, comme il y a pas encore de femmes candidates à la présidentielle, vous me direz ça peut encore changer mais enfin faudra que les

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hommes portent ce discours là. Alors moi je vous interroge quand même messieurs, à l'heure où les violences faites aux femmes continuent d'augmenter, alors c'est sûr hein, on accepte un peu plus la parole faite aux femmes, mais où les peines peine à être exécuté, où finalement les le déclenchement des poursuites est lent, où les conséquences, les sentences sont très très rares euh où parfois on observe quand même deux choses qui m'ont sidéré. Alors, je je vais le dire carrément hein, dans les affaires bruelles et de par Dieu, il y a un point commun, il y a de la sérialité. Je dis pas il y a présomption d'innocence, hein, mais il y a un effet de sérialité. Donc, quand il y a de la sérialité, normalement la justice doit se pencher dessus. Quand ça vient de personnes qui ne sont

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pas élevées économiquement dans la société, on ne les croit pas. Quand c'est des maquilleuses, des masseuses, on ne les croit pas. Et la justice ne les croit pas. Quand est-ce qu'on va changer de regard et est-ce que vous vous êtes prêt à porter un discours qui justement permett à la société de changer de regard parce que quand même on représente juste la moitié de l'humanité. Euh Florence,

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il faut aller encore un peu plus loin, si je peux me permettre. Euh oui, il faut croire. Oui, il faut écouter. Oui, il faut entendre. Oui, il faut croire. Mais je crois qu'aujourd'hui, j'ai tendance à penser que ça n'est même que ça n'est même plus le problème. Il faut croire mais derrière il faut faire. Or ce qui me frappe moi, c'est pas tellement qu'on il y a sans doute des gens qui ne croient pas encore, des gens qui ne respectent pas, mais c'est qu'à même qu'on croit et les magistrats, ils disent ça aujourd'hui souvent, alors même qu'on croit, on n' pas les moyens derrière, ni l'organisation, ni la rapidité, ni la de faire l'enquête. Et c'est vrai, c'est vrai aussi pour les enfants, c'est peut-être même encore plus vrai pour les enfants de faire les éléments d'enquête très rapides qui

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permettent peut-être pas de tout savoir mais de conserver le d'accumuler le maximum d'éléments qui ensuite permettent de mettre en œuvre quelque chose qui est efficace du point de vue judiciaire ou public. Je je suis frappé par ça. Moi je en 2018 en 2019, peut-être que tout n'a pas été bien fait, je dis ça pour David parce que je veux pas le heurter. Enfin, ce qui est sûr, c'est que la prise de conscience, la formation dans les commissariats, dans les brigades de gendarmerie, dans les juridictions sur l'écoute, le recueil de la parole, l'accompagnement, on a fait des progrès. On n'est pas du tout à l'endroit où on devrait être, je suis d'accord. Mais on a fait des

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progrès. J'aime bien quand on dit qu'on a fait des progrès parce que euh ça permet de considérer que ça vaut le coup de continuer à avancer puisqu'on fait des progrès. On a fait des progrès là-dessus. On a encore beaucoup à faire. Mon sentiment, c'est que il y a beaucoup à faire pour qu'on qu'on entende la parole et qu'on la croit. Il y a surtout beaucoup à faire pour faire en sorte que ça déclenche des éléments d'enquête, de constat, d'investigation. Or ça, si on en reste à bah il y a une plainte. Ah il y a une plainte. Bah ouais, il y a une plainte. D'accord. Mais tout le monde a intérêt à ce qu'on aille très très vite très au-delà de il y a une plainte pour pouvoir documenter. C'est ça qui fonctionne pas très bien aujourd'hui et c'est ça qui ensuite nous

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embrouille dans une discussion sur oui, il y a la présomption d'innocence mais non vous n'écoutez. On a besoin d'aller beaucoup plus vite. Cette justice, notre justice a et c'est pas seulement vrai en matière pénale, c'est vrai en matière civile, en matière commerciale, en matière prudomale, dans tous les en matière familiale, nous avons besoin d'une justice qui va plus vite. Oui, je je partage ce qui a été dit. le moi je sais que j'ai j'ai quand j'ai été jeune élu donc il y a un certain temps maintenant permanence et je je reçois donc comme collègue ici on fait tout ça un sans rendez-vous et une femme et pour une histoire elle demandait un logement et je vois que ça allait pas elle était avec un ados et je en faisant un peu de en discutant je je comprends elle était très pudique en

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fait elle était victime de violence et j'ai j'ai été confronté à l'absurdité du système. C'est-à-dire qu'elle me dit "Mais si je porte plainte, soit il se passe rien, ce qui m ce qu'il était déjà arrivé une fois, soit il se passe quelque chose, la police vient, elle se barre et je me retrouve face à celui qui me tape dessus." Donc moi, j'ai fait parler de l'ados à côté et cetera et j'étais pas encore mè, j'étais adjoint. Et dès que j'ai été éumère, première décision, ça a été de développer une structure d'accueil de femmes battues avec leurs enfants. Mais surtout les délais étaient de standard de 2 et demi à 3 mois uniquement, je parle même pas de la la procédure pénale pour accueillir la femme dans la structure et ça été une première en France. On les a fait

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descendre en moins de 3 jours. Et là, lors de la réaction, un des engagements que j'ai pris, ça a été de doubler cette capacité d'accueil. Et ça change tout parce qu'on l'accueille dans une structure sécurisée, en plus agréable, dans un beau quartier de la ville avec leurs enfants, ce qui permet à la procédure de prospérer parallèlement. Nous, on fait un suivi d'aide à la victime auprès de des des magistrats ou de la police et et je trouve que cette action très concrète devrait être systématisée. Deuxième élément, en fait le problème, il y a certainement le problème de la parole de la femme et je peux pas le ressentir puisque je suis un homme. Voilà. Qu'est-ce qui vous le

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prouve ? Je vous le dis. Et euh deuxème comme ça, mais je crois que c'est en fait le problème pour toutes les victimes. Je rencontre des élus qui se font agressés et cetera. Si on ne médiatise pas l'affaire, il se passe pas grand-chose. Pardon de le dire, hein. La mère du petit Elias, c'est un petit garçon. Il y avait 19 procédures contre les les deux jeunes qui ont tué le le petit Elias. Elle a toujours pas de suivi dans dans dans la procédure. Cette femme qui s'est faite violer par un récidiviste qui a été qui était sorti de prison qui était prêché tout ça est abérrant. Donc évidemment que et d'ailleurs ça a été dit dans le discours présidentiel tout à l'heure de Florence Portelli

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sur le fait qu'il ne faut pas de justice d'opinion. Donc il ne faut pas justice d'opinion. Mythou a permis de libérer la parole de la femme. J'avais écrit un papier là-dessus et ça a été le côté positif. Et il y a eu les excès qui ont été à l'encontre de la parole de la femme, c'est-à-dire de de mise en cause sans fondement avéré. Il faut qu'il y ait une preuve irréfragable. Ça c'est l'état de droit. Donc ça signifie quoi ? Signifie qu'il faut prendre il faut écouter ce que disent les femmes et il faut qu'il y ait des vérifications sérieuses et très rapides. Voilà et c'est ce que disait d'ailleurs doir. Alors oui B press je reprends l'affaire bruelle. Il a fallu attendre que quelqu'un de connu il a fallu attendre que quelqu'un de connu. Voilà, ça intéresse personne. Et

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c'est vrai euh chers amis qu' a quand même une justice parfois de classe qui est choquante et ça fait partie des nombreuses inégalités qui grandrainent ce pays et dont les gens ont franchement rbol et qui provoquent une telle colère qu'un jour on risque d'avoir des gens peu fréquentables au pouvoir. Ce qui me permet d'ailleurs en parlant de gens très peu fréquentables, de parler de l'indépendance qui est le deuxième thème puisque une des personnes que je j'estime peu fréquentable mais c'est un point de vue subjectif, Jordane ou Marine par exemple pour ne pas les nommer ont quand même des amitiés avec ils ont des parlementaires qui parfois ont eu des amitiés d'ailleurs avec des proches de Vladimir Poutine. J'écoute aussi beaucoup de Français qui sont prêts à voter pour eux. Ils ont le

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droit, je les respecte, mais qui souffrent de la crise énergétique alors que c'est des personnes qui encensaient l'arrivée de Donald Trump. Alors, n'étant pas schizophrène en politique, je trouve que c'est quand même un peu dangereux et ça préfigure quand même un monde où au contraire par rapport à l'indépendance dont on a besoin, cette future vassalité peut-être est inquiétante. Alors messieurs, justement par rapport à la place de la France dans le monde, qu'en pensez-vous ? Et j'aimerais quand même à un moment dans le temps qui nous est imparti qu'on parle d'écologie parce que j'ai je suis mal à l'aise des positions de la droite en général sur l'écologie. Je nous trouve ringar dépassé. On j'en ai marre d'entendre parler par la gauche de green washing dès que la droite fait de

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l'écologie. Au niveau local, on en fait tous. On est même exemplaire là-dessus. On fait de l'écologie de croissance. On fait une écologie intelligente. On a je pars sous le contrôle du président d'écologie responsable Fold Delmas. On est même allé en Angleterre voir les Tories. Les conservateurs sont en pointe sur une sorte de green deal anglais et porte ça. Et en France, on vous dit bon bah la droite c'est le nucléaire et le reste circuler, il y a rien à voir. Alors, j'aimerais entendre votre position là-dessus également

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sur la qu'est-ce que c'est l'indépendance ? Qu'est-ce que c'est la souveraineté ? C'est fondamentalement choisir de vivre comme on a envie de vivre. Ça veut pas dire qu'on fait ce qu'on veut parce que on est tous sous contrainte, mais ça veut dire que on considère que notre pays peut vivre comme il l'entend et qu'il est capable de défendre ses intérêts quand il dit "Ça c'est mon intérêt et je veux le défendre." C'est ça l'indépendance. Il n'est pas soumis aux décisions des autres quand il s'agit de choisir ces options fondamentales. Est-ce qu'aujourd'hui on est est-ce qu'indépendant ça veut dire être autonome ? surtout la réponse est non. On vit dans une économie qui est mondialisée. On vit dans un pays qui a des ressources naturelles limité à certains égards, des

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compétences exceptionnelles. Bref, on est obligé d'être en rapport avec les autres. Pour moi, l'indépendance, c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est être fort et agile et ça doit se ça doit être je dirais qu'au fond, c'est la ça devrait être la boussole de la politique de notre pays. Comment faire pour qu'à la fin nous soyons toujours en mesure de définir ce que sont nos intérêts et de prendre des mesures pour les protéger ? Comment on fait pour vivre comme on a envie de vivre ? Euh pour moi, cette indépendance et cette euh souveraineté, elle passe d'abord par une remise en ordre du pays. Je je j'entends trop souvent des gens

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direent notre indépendance, notre puissance, notre force, notre souveraineté, elle passe par une Europe qui fonctionne mieux, une autant qui fonctionne bien. À la base, il y a d'abord l'effort national, la capacité que nous avons à être fort nous-mêmes. En matière de défense. Nous vivons tous sur les épaules des géants qui nous ont précédés et qui ont fait le choix continu de doter la France d'une dissuasion nucléaire et d'une armée qui est en mesure d'être engagée lorsque ces intérêts, les intérêts de la France sont menacés. Nous devons préserver, développer cet aspect là. Ça veut dire plus de dépenses, peut-être, ça veut dire beaucoup de réflexion, mais c'est indispensable. Indépendance militaire,

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indépendance diplomatique. Nous ne sommes pas les vassaux d'une puissance quelconque. Et je dois dire que on doit être fier nous français parce qu'on a eu des alliances extrêmement fécondes, mais on a toujours indiqué que ces alliances n'étaient pas un lien de vassalité, notamment avec les États-Unis. On peut être admiratif des États-Unis d'avant Trump. On peut être admiratif de la culture américaine. On peut savoir ce qu'on doit aux États-Unis. On peut savoir que nous avons un système de valeur ou que nous avions un système de valeur parce que manifestement nous l'avons de moins en moins un système de valeur assez proche. Mais néanmoins, nous ne dépendons pas des États-Unis pour nos choix fondamentaux. C'est difficile mais on doit le faire. Et c'est la même chose

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s'agissant de la défense, de l'énergie, de la culture, de tous les éléments de décision. Donc nous devons fixer cette cette indépendance comme un objectif fondamental de notre politique, de nos euh de nos politique si j'ose dire. Non, c'est c'est Attendez, ça c'est l'évidence, mais il est bon de la rappeler parce qu'il y a plein de gens qui l'oublient et il y a plein de gens qui pensent ou qui font mine de penser qu'on est plus fort quand on n'est pas agressé, qu'on est plus fort quand on se on se met sous l'ombrelle protectrice de celui qui peut être un peu nerveux et qui finalement va nous protéger contre les

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difficultés du monde. Je crois pas du tout à ça. Le général de Gaulle disait, je veux pas citer trop fréquemment le général de Gaulle, mais enfin il disait "Face à un ennemi déterminé, toute faiblesse est une provocation." Je pense que face à Poutine, que je ne mets pas dans la catégorie que monsieur Trump, mais face à Poutine, toute faiblesse est une provocation. Nous devons donc être forts et on doit avoir des en matière de de de défense, je l'ai dit, en matière d'énergie, je l'ai dit, en matière de finance, nous devons garantir par des décisions nationales que nous restons indépendants et puis sur certains champs, notre indépendance, elle sera garantie par une action collective et il faut l'accepter aussi, européenne, otanienne, onusienne parfois et nous ne

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serons forts en Europe que si nous sommes forts chez nous. Donc la première priorité, c'est de redevenir prospère et de redevenir fort et de redevenir intelligent. Et ensuite notre influence en Europe sera plus considérable et nous devrons garantir avec nos partenaires européens les éléments qui sont continentaux dans notre dans notre souveraineté. Si nous voulons parler avec la Chine, si nous voulons parler commerce avec la Chine, nous devons et nous ne sommes pas capables aujourd'hui avoir un front uni avec nos amis européens. Pour avoir un front uni avec nos amis européens, nous devons être plus forts chez nous et nous devons régler les problèmes que eux ont réglé et dont il voi bien que nous n'essayons pas de le faire. En tout cas, pas sérieusement, je pense au déficit

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budgétaire, je pense au financement des retraites. Ils ont tous réglé ce problème. Ils nous voi incapable de le régler et ils savent alors que nous sommes incapables de le régler qu'ils ne peuvent plus nous prendre au sérieux. La première chose, c'est l'effort national et ensuite l'influence européenne. David,

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ce sont des effectivement des objectifs qu'il faut atteindre et c'est l'approche qu'il faut avoir. Le problème, c'est que tout ce qui a été fait depuis 15 ans a démenti cela. Tout, c'est-à-dire le le le sacage à pas ah David pas en matière de défense. Pardon ? par matière de défense. Non, sauf j'ai parlé de la loi de l'orientation militaire tout à l'heure. Non, d'accord. Dis tout ce qui a été fait en matière de défense. Sauf que comme elle n'est pas finançable, loin sans faut même comme elle n'est pas finançable et on l'a vu d'ailleurs récemment au Sénat, on est face à l'impasse de la dégradation des comptes de l'État depuis 2017 puisque les comptes de l'État s'amélioraient à la fin de la crise des subprimees. Et puis à partir de je parle pas des comptes publics parce qu'il y a

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eu des excellentes collectivités et des comptes sociaux. Mais à partir de 2017, dégradation du déficit de l'État 25 milliards entre 2017 et cetera. Mais pardon, de l'État de l'État, je suis catégorie de ce que je dis mais surtout quittons cela. Je veux pas être polémique, c'est pas l'objet. Non mais moi non plus, je veux pas être polémique. Enfin, pardon, moi quand je suis arrivé premier ministre, il y avait 3,2 % de déficit. On l'a demandé, on l'a descendu à 2,1. La dernière loi de la dernière le dernier pardon, excusez-moi, je devrais pas interrompre mais le dernier PL FSS qu'on a voté en 2019 avant 2020 quand j'étais prénistre, le déficit était à 700 millions comme tout est vérifiable 700 millions c'est 4 milliards aujourd'hui. La différence entre le déficit des

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comptes publics dont parlait de Philippe et le déficit de l'État qui est la responsabilité du chef de l'État et du premier ministre du gouvernement. Dans les comptes publics, il y a les comptes sociaux qui étaient excédentaires qui ont atteint quasiment 20 milliards 11 milliards 5 d'excédent, mais on vérifiera en 2018 et le compte des collectivités territoriales qui était à 2 milliard5. Le le déficit de l'État était de 67 66,7 milliards en 2017. Il était de 25 milliards supplémentaires en 2019. J'en suis absolument certain. J'avais débattu avec le ministre des comptes publics à l'époque, j'étais pas encore président de l'association des maires de France mais vice-président Gérald Armana sur le plan euh ensuite de l'énergie, je je reviens pas sur l'épisode de Fessonaï mais enfin le

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démantellement pendant quelques années, une loi de programmation qui fermait 14 réacteurs nucléaires nous a considérablement affaibli. Et lorsqu'il y a eu l'enclenchement de la guerre d'Ukraine et on partage le fait d'avoir été très clair au moins nous face à la Russie, on s'est retrouver en dépendance énergétique là où si on avait entretenu notre finière nucléaire, on aurait été en en dominante énergétique. Et heureusement depuis, il y a un changement qui ne va pas assez loin puisque il y a une contradiction entre ce qui est affiché par le président de la République et la réalité du du mix énergétique qui donne encore la primauté dans l'injection dans le système des énergies renouvelables. Il s'agit pas d'opposer les deux. 3è élément le réseau diplomatique. Enfin

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aujourd'hui notre influence qui ne peut reposer et c'est très juste donc c'est approche pompidolienne que je partage complètement que sur de la puissance intérieure aujourd'hui c'est complètement estompé complètement estompé et notre parole on la suit ici mais mais pas ailleurs. Aujourd'hui, pour retrouver une ambition, on doit prendre acte du fait que depuis quelques années, on n'est plus dans on est même plus dans un monde multipolaire. On est on est dans une sorte de G2 Russie, pardon lapsus révélateur mais Chine, États-Unis et ça sera un peu G3 avec l'Inde et que ça relègue toutes les autres puissances notamment européennes. C'est le cas de la Grande-Bretagne, c'est le cas de l'Allemagne alors qui a fait un virage et de la France en en middle puissance

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quoi. Et donc ça nécessite pour nous de revoir effectivement des accords de sécurité collective et je suis en phase sur les objectifs, mais ça nécessite pour nous de relancer de relever les deux défis énormes de notre époque. Une production énergétique décarboné bon marché qui passe par du nucléaire, par de l'hydroélectrique, par des systèmes locaux et de notamment en exploitant tout notre tout ce qu'il y a dans nos sous-sols. Et moi, une des propositions que je formulerai, je on est en train de travailler dessus, c'est vraiment de libérer le code minier pour notamment exploiter. On a des réserves d'hydrogène naturel abondante, on a bien sûr la géothermie. Je suis en train de créer dans ma commune une centrale d'énergie marine qui sera une des plus grandes

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d'Europe souterraine. Donc des réseaux locaux mais une architecture globale sur une énergie pilotable bon marché décarboné qui prend la priorité sur la sur les éoliennes et le solaire, c'est-à-dire le nucléaire et et l'hydro. Et puis le deuxième défi, tous les discours sur l'indépendance n'ont aucune emprise si nous ne continuons à être la colonie numérique des États-Unis et de la Chine. Et là-dessus, il nous faut une ambition, faut changer de braquer. Alors, j'ai j'ai pas mal proposition mais j'ai on pourra y revenir si vous le voulez mais il faut absolument changer de braquet à l'échelle française et européenne avec une mise en connexion des réseaux privés et publics avec une DARPA européenne que j'appelle le Mveu depuis 10 ans, j'avais beaucoup écrit

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là-dessus et donc des choix d'investissement tournés vers cette technologie de rupture. Ces technologies de rupture c'est laquelle on peut prendre l'avantage. On a la quantique, la robotique doivent devenir des priorités de nationales et européennes et on doit organiser l'État pour cela. Dernier point, l'indépendance, c'est l'indépendance des individus. Moi tout ce qui me guide dans mon engagement, c'est d'être que chacun soit propriétaire de sa vie. Et donc c'est la capacité pour chaque individu, une France indépendante et respectée, une Europe comme levier de puissance et non pas comme étau de normative d'impuissance qui s'ajoute à la jurisprudence nationale. Et troisièmement, qu'on retrouve une ambition éducative forte, qu'on libère

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l'école, qu'on qu'on casse le la sectorisation scolaire qui qui plante toutes les jeunes générations, qui fait des guetos de pauvres, qui fait des getos d'immigré. scandaleux ce qui se passe au nom de l'égalitarisme en France et que on rendre chaque individu grâce à à l'éducation artistique et culturelle, grâce à une nouvelle ambition culturelle, grâce à à un enseignement recentré sur les fondamentaux le matin mais ouvert sur les les compétences douces l'après-midi face à une liberté de choix pour les enseignants, pour les chefs d'établissement et pour les parents. Bref, qu'on change totalement de système et qu'on devienne une super puissance éducative alors que on regarde depuis 30 ans décliner chaque année notre classement PISA, notre classement Pierce, toutes nos niveaux éducatifs qui

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est la plus grosse catastrophe de la France. Alors, je vais laisser Édouard répondre juste par rapport à ce qui a été dit sur l'Europe avec le fait qu'il fallait une Europe puissante. Quelle Europe néanmoins quand même ? Je sais que la question vient après, mais on nous a beaucoup parlé du couple franco-allemand. Moi, je fais partie de ceux qui considèrent qu'il y a jamais eu de couple franco-allemand, qui a une un idal de couple franco-allemand, que nos peut-être que d'ailleurs on aurait des alliances plus naturelles vers la Méditerranée, mais ça c'est un autre projet. Donc, j'aimerais bien vous entendre là-dessus. Et sur l'éducation artistique et culturelle, je partage puisque Tavernier est une ville réellement et pas cosmétiquement 100 % éducation artistique et culturelle comme Cann.

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Euh, merci Florence. Je vais je vais dire un mot sur le sur le franco-allemand parce que j'ai il est sensible. Je veux je veux quand même dire un petit mot sur le sur l'énergie euh pour répondre à David parce qu'elle est importante cette question. Euh notre indépendance énergétique ou en tout cas notre maîtrise, notre souveraineté énergétique, c'est évidemment un sujet sensible. pendant longtemps, ça a été une ça a même été une forme d'avantage comparatif qu'on avait sur les autres parce qu'on avait avec cette énergie en base nucléaire euh relativement pilotable euh un avantage comparatif par rapport notamment aux Allemands qui était qui était très fort. Moi ce que je je trouve que j'ai travaillé dans le nucléaire de David le sait. J'ai j'ai travaillé chez Areva entre 2007 et 2010

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et j'ai accessoirement adoré ça et je pense que c'est une des expériences professionnel que j'ai eu au moins autant que quand j'étais avocat qui m'a appris plein de trucs. Ce qui m'a frappé che j'ai démissionné d'Ava quand je suis devenu maire c'était en octobre 2010 et juste après il y a eu Fukushima. Et ce qui m'a frappé, je le dis parce que c'est important de piger quand même tout ça, c'est que avant 2010 tout le monde organisait la montée en puissance du nucléaire en France. Tout le monde organisait la puissance du nucléaire et à l'époque, c'est intéressant, notre souveraineté, ça passait par écarter les Allemand du nucléaire. Entre 2007 et 2010, c'était la droite au pouvoir. Les Allemands avec Zimens, ils voulaient rentrer plus fort encore qu'il

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n'était dans ce géant européen ou en tout cas dans ce géant français pour constituer un géant franco-allemand en matière de nucléaire. Et les Français juste avant 2010 leur ont dit non l'indépendance la souveraineté c'est nous vous rentrez pas en quoi les Allemands on dit vous voulez pas de nous on s'en va arrive Fukushima retournement complet de cycle mais alors mais complet tout le monde s'était gréé pour faire face à une augmentation considérable et hop le cycle se retourne on construit plus de centrale ou en tout cas on se pose des question l'opinion devient majoritairement antiducléaire vous allez me dire l'opinion se trompe peut-être Enfin, elle est là. Le président de la République suivant Hollande prend l'engagement complètement

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dingue à mon avis de fermer presque 50 % du parc, enfin d'arriver à 50 % en tout cas de la production lié au nucléaire à l'horizon 2000 25. Totalement infaisable. Mais la décision, elle est prise et elle est prise par une majorité et c'est une loi. Bon, qu'est-ce qui s'est passé ? Il a fallu retourner l'opinion. Il a fallu se battre pour préserver l'essentiel. Moi quand j'arrive premier ministre, la majorité de l'époque, je le dis, elle est pas très très prononcléaire, je peux vous dire. Elle est encore très formatée par un état dominant de l'opinion publique. Souvenez-vous les mêmes qui aujourd'hui disent pas David, c'est pas une attaque contre David que je dis ça. Non, parce que je faisais partie des minoritaires qui écrivaient que jamais

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je n'aurais fermé Fessam si j'avais en responsabilité. Oui, pardon. Et par écoute-moi, écoute-moi David, j'étais dans les minoritaires mais les minoritaires qui s'affichaient. David, écoute-moi. Marine Le Pen, Nicolas SarkoZi, non mais des leaders qui aujourd'hui expliquent expliquent doctement que h quand même le nucléaire va falloir faire moins. C'est dangereux d'ailleurs. C'est vrai, c'est dangereux. Bon, donc c'est c'est ça la décennie 2010. Bon et ensuite il y a retournement. Il est peut-être pas suffisamment rapide mais il y a retournement. Je voudrais juste dire un mot. Il y a un débat en France qui existe sur est-ce qu'il faut que le nucléaire pour produire de l'électricité ou est-ce qu'il faut le nucléaire et juste l'hydroélectricité ou est-ce qu'il

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faut des renouvelables ? Je voudrais vous faire part de ma conviction. Elle est pas forcément partagée par tout le monde. Ma conviction, c'est que le nucléaire c'est dangereux et ça restera dangereux et que la priorité quand on gère le parc nucléaire, ce sera toujours la sécurité et que lorsqu'il y aura des sujets sur la sécurité et personne ne peut dire qu'il n'y en aura pas, on aura besoin et je vous le dis comme je le pense d'une capacité à produire de l'électricité qui ne dépend pas exclusivement du nucléaire. Donc pour le dire façon plus simple, comme aurait dit ma grand-mère, il est utile de ne pas mettre tous ces œufs dans le même panier. On a besoin, je crois d'énergie renouvelable. On a besoin de faire attention à ce qu'on fait avec l'énergie renouvelable.

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À combien on la paye ? Bien entendu. On a besoin de faire attention à ce que ça ne défigure pas les paysages français. C'est très bien. On a besoin de faire en sorte que ça puisse être un complément d'activité pour les agriculteurs français. Beaucoup mieux que ça existe aujourd'hui. En Allemagne, les agriculteurs allemands ont vu leurs revenus par par exploitation augmenter considérablement partent qu'ils sont devenus aussi des producteurs d'énergie avec la métanisation. On a donc à repenser, me semble-t-il, cette conciliation entre le nucléaire qui doit être fort et les énergies renouvelables qui sont une autre façon de garantir notre souveraineté. J'insiste là-dessus, pour autant qu'on maîtrise les chaînes de production, pour autant qu'on nachète pas que du matériel en Chine, ce qui est

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un énorme problème. C'est ce que je voulais vous dire sur l'énergie. Et puis j'ajoute que le kilow le moins cher et le moins dangereux, c'est toujours celui qu'on consomme pas. Donc tout ce qu'on peut faire, non pas pour faire de la décroissance, mais pour faire de l'isolation, pour essayer d'utiliser de façon beaucoup plus intelligente l'énergie est toujours bienvenu. Je suis pas l'écolo le plus chevelu de la bande franchement, mais je sais ça, je sais que le le kilow le moins cher et le plus sûr, c'est quand même celui dont on a pas besoin et on va en avoir besoin de beaucoup de kilow parce que avec l'intelligence artificielle, il va falloir produire énormément et garder sur notre territoire. Et je termine là-dessus, l'intelligence artificielle, c'est merveilleux, sauf si ça transforme

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le travail français en capital américain. et notre énergie, pas la pas la nouvelle énergie, notre énergie collective, ça vient, ça vient peut-être, mais notre énergie, elle ne doit pas être le moyen de proposer aux Américains à travers l'intelligence artificielle de détruire des emplois en France pour créer du capital aux États-Unis. Et pour ça, on a besoin d'une France qui est capable de réagir et on a besoin d'une Europe forte. Et cette Europe aujourd'hui, nous ne sommes pas suffisamment puissants en son sein pour garantir des décisions qui correspondent à notre vision des choses. On doit donc se battre pour régler nos problèmes une fois qu'on les aura réglés et une fois que nos partenaires auront compris

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qu'on est en train de les régler. Alors, croyez-moi, on retrouve l'influence et on est capable d'envoyer l'Europe exactement là où on en a besoin. Bon, alors je suis désolé mais alors David Lissard, toi tu dois tes mères comme moi et Akan on t'attend. Oui, c'est pas à côté. C'est pas à côté. Euh je vais clore le débat mais vous dire que déjà puisque la presse adore pas forcément parfois j'adore nos copains journaliste he mais pas tout le temps parler du fond mais des petites guéguer j'avais invité également le président de mon parti politique Bruno Retaillot qui n'a pas souhaité venir parce qu'il est dans une autre stratégie que je respecte mais en tous les cas il avait été invité donc je tiens à le dire avant que ça voilà que

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ça débatte là-dessus. Moi, en tous les cas, je suis ravie qu'on voit aujourd'hui que dans la droite républicaine, il y a des débats de très très haut niveau avec des personnalités qu'on connaît de très très très haut niveau et que ça donne foi en l'avenir et que ça donne foi en la France et que je pense sincèrement qu'on va avoir une très belle présidentielle. Donc si vous voulez que ça continue, je pense qu'il faut qu'on batte le faire pour qu'on ait d'autres débats et surtout rappeler à la fin. Alors, je suis plutôt littéraire. pas très matteuse. Néanmoins, je vais faire une addition, une soustraction. À la fin, si on est trop nombreux, on a perdu. C'est pas très compliqué. Néanmoins, ça pas ça beau être pas très compliqué, il y en a qui n'ont pas

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encore percuté ça. Donc à la fin, il faudra quand même qu'on se rassemble. Et pour se rassembler, il faut déjà savoir ce que tout le monde a dans le ventre. Et ça, ça passe par autre chose que des guégeres, des postures et cetera, mais du fond. Et aujourd'hui, on a eu du fond. Donc un grand merci d'avoir participé à cette belle réunion. Merci. Merci Edard.