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Podcast / conversationManon Aubry· 23 mars 2023 26 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & familleSécurité

AQC 92 : UNIS FACE AU ROI MACRON, ON VA GAGNER !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:14Invité politiqueFait
    « à la macronie ne tient plus qu'à un fil les amis et plus qu'à coup de passages en force, ils passent en force contre la démocratie à l'Assemblée nationale avec le 49-3 »
  • 1:58Invité politiqueFait
    « ils nous avaient dit au début, on veut éviter le 49-3 on aura la majorité. Mais en réalité, ce qu'ils ont fait, c'est la démonstration un d'abord que notre mobilisation est en train de payer. »
  • 2:43Invité politiqueChiffre
    « la motion de censure qui a été déposée, transpartisane, qui a été déposée par le groupe LIOT Charles de Courson, on ne peut pas vraiment dire que c'est le premier révolutionnaire sur les barricades. Et elle n'est pas passée. Vous l'avez vu à neuf voix près neuf toutes petites voix, c'est rien. »
  • 3:28Invité politiqueFait
    « en actionnant le 49-3 en passant en force comme ils le font, ce qu'ils ont fait, c'est réveiller la colère, démultiplier la colère. »
  • 4:57Invité politiqueFait
    « il a dit J'ai été élu, je suis légitime. Les gens ont validé mon programme. Je vais continuer à avancer coûte que coûte et à faire ma réforme. »
  • 5:41Invité politiqueFait
    « j'ai eu le sentiment, en fermant les yeux, que c'était comme si les trois derniers mois n'avaient pas existé. Manifestement, l'Elysée, c'était sur une autre planète. »
  • 6:26Invité politiqueFait
    « il a fait comme si nous, les Français, on n'avait toujours pas compris sa réforme et qu'il était là pour nous l'expliquer et que, bien entendu, on allait l'écouter sagement et être d'accord avec ce qu’il nous propose. »
  • 7:05Invité politiqueFait
    « il nous parle de super profits, sauf qu'il nous dit pas vraiment ce qu'il va faire quand il s'agit de faire travailler, trimer des millions de gens, deux ans de plus. »
  • 7:50Invité politiqueFait
    « Il a dévoyé complètement l'ensemble des outils constitutionnels. Mais non, pour lui, c'est un cheminement démocratique. »
  • 8:34Invité politiqueFait
    « il a osé dire Je regrette qu'aucune force syndicale n'ait accepté le compromis. Pardon, mais Emmanuel Macron, si vous aviez accepté de recevoir les organisations syndicales comme elles vous le demandaient, peut être qu'il aurait pu avoir un dialogue. »
  • 9:18Invité politiqueFait
    « il a osé, au début de son interview, une comparaison qui est très osée, c'est de comparer la situation sociale en France avec vous vous souvenez ? L'attaque contre le Capitole aux Etats-Unis, qui était orchestrée par les partisans de Donald Trump. »
  • 10:02Invité politiqueFait
    « plutôt que de jouer l'apaisement. Emmanuel Macron a joué avec le feu. Il a mis de l'huile sur le feu avec son interview. »
  • 10:47Invité politiquePromesse
    « Emmanuel Macron s'il devait prendre la parole, en réalité, on n'avait pas besoin d'une demi heure. Il avait quatre mots à dire, quatre mots. Je retire cette réforme »
  • 11:32Invité politiqueFait
    « depuis l'annonce du 49 trois, Je vous parlais un petit peu plus tôt de ce qui s'est passé la semaine dernière au centre, à l'incinérateur d'Evry, avec les éboueurs. »
  • 13:38Invité politiqueFait
    « On se souvient que c'était comme ça que Rémi Fraisse avait été tué. Une grenade qu'il est envoyé sur la tête, place de la République. »
  • 14:22Invité politiqueFait
    « les consignes sont claires. Je les ai entendu de mes propres oreilles. Il faut interpeller tout ce qu'on peut. »
  • 15:05Invité politiqueChiffre
    « le premier jour du 49-3, jeudi dernier, il y a eu près de 300 interpellations et gardes à vue. Neuf. Seulement neuf personnes seulement ont eu des charges retenues contre elles. »
  • 16:35Invité politiqueFait
    « la nasse et illégal, c'est à dire empêcher aux gens d'entrer et de sortir d'un endroit et de se faire littéralement prendre au piège par les forces de l'ordre. C'est le Conseil d'État qui a dit que c'est illégal. »
  • 17:19Invité politiqueFait
    « ces alertes qui démontrent à quel point la France, qui est un modèle normalement en terme de démocratie dans le monde, est devenue la risée du monde entier et est devenue un endroit où on s'inquiète sur l'état de droit. »
  • 18:41Invité politiqueFait
    « oui il y a de la répression et en même temps, notre mobilisation est en train de payer et j'ai envie de vous laisser sur la fin de cette AQC avec de la motivation, de l'optimisme, du cœur à l'ouvrage. »
  • 19:24Invité politiqueFait
    « quand on a des conseillers d'Emmanuel Macron qui disent en off dans les médias que la seule chose qui fera reculer Emmanuel Macron, c'est qu'il y a un mort dans la rue. »
  • 20:08Invité politiqueFait
    « des militants et des syndicalistes qui bloquent le site et font reculer les CRS. Ces images, c'est la force du peuple en mouvement et c'est des images d'optimisme qui démontrent qu'on peut gagner et qu'on va gagner. »
  • 20:53Invité politiqueFait
    « tout ça dans une situation sociale qui est explosive. Parce que c'est Macron qui reçoit. Jeff Bezos, c'est le patron, le PDG de Total, Pouyanné qui s'augmente de 10 % et dans le même temps les prix alimentaires qui continuent à augmenter. »
  • 21:37Invité politiquePromesse
    « On peut gagner et tôt ou tard, c'est une question d'heures. Non seulement la réforme des retraites, elle peut tomber, mais c'est aussi derrière le gouvernement »
  • 22:22Invité politiqueFait
    « la monarchie républicaine, qui est la cinquième République elle aussi, est à bout de souffle. »

Temps de parole

  • Manon Aubry100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Manon Aubry

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour ce nouvel Aubry qui court neuvième journée de mobilisation. Forcément, intro tournée en manif Oui, alors derrière moi, il y a beaucoup de factieux. Vous savez, le président de la République trouve qu'il y avait des factieux dans notre pays. Bon voilà, je vous présente les factieux de notre pays. Forcément, on va revenir sur le passage en force du gouvernement qui n'a plus que la violence et la matraque parce que dans une démocratie normale, il est passé en force avec le 49 -3 Il passe en force dans la rue.

Des arrestations arbitraires en veux tu en voilà, Des violences policières comme aux pires heures des gilets jaunes et en même temps, pendant que le roi Macron va aller prendre le thé tranquillement à Versailles avec le roi d'Angleterre. Le peuple, lui, se mobilise, se mobilise plutôt bien avec des actions coup de poing partout en France. Bref, c'est une AQC On va gagner. Allez, c'est parti !

Générique à la macronie ne tient plus qu'à un fil les amis et plus qu'à coup de passages en force, ils passent en force contre la démocratie à l'Assemblée nationale avec le 49-3 ils passent en force dans la rue en interdisant certaines manifs en nous gazant et on nous violentant C'est l'amère expérience que j'ai fait le même jour. Jeudi dernier, Emmanuel Macron annonce le 49 trois à l'Assemblée nationale. Le matin même, j'étais sur un site avec des éboueurs qui était bloqué par les salariés et on a été délogés de force. J'ai été gazé à bout portant. J'étais avec Mathilde Panot et Louis Boyard. Mes collègues ont a été littéralement chargés et gazés.

Et en fait, l'image du matin préfigurait un peu ce qui allait se passer l'après-midi Et donc voici venu leur passage en force. Alors remarquez qu'au passage, ils nous avaient dit au début, on veut éviter le 49-3 on aura la majorité. Mais en réalité, ce qu'ils ont fait, c'est la démonstration un d'abord que notre mobilisation est en train de payer. Parce que cette majorité là Ils ne l'avaient pas à l'Assemblée nationale. Et puis à la fin, ils nous justifient le 49 -3 en disant on n'était pas sûr de gagner le vote. Ben oui, tu m'étonnes, C'est le principe en démocratie, quand il y a un vote, si tu perds t’en tire toutes les conséquences et on voit bien qu'ils n'assumaient pas d'aller au vote.

C'est bien la démonstration que ça ne tient à rien Ça ne tient à rien. Parce que derrière la motion de censure qui a été déposée, transpartisane, qui a été déposée par le groupe LIOT Charles de Courson, on ne peut pas vraiment dire que c'est le premier révolutionnaire sur les barricades. Et elle n'est pas passée. Vous l'avez vu à neuf voix près neuf toutes petites voix, c'est rien. Personne ne pensait que ce serait aussi serré.

Et c'est bien la démonstration qu'aujourd'hui leur gouvernement ne tient plus à rien et que le sursis qu'ils ont obtenu avec ces neuf voix, je vous le dis, il est éphémère que tôt ou tard, on aura la peau de cette réforme des retraites et derrière de ce gouvernement Macron. Et un symbole de ça, c'est que, en réalité, en actionnant le 49-3 en passant en force comme ils le font, ce qu'ils ont fait, c'est réveiller la colère, démultiplier la colère. Le soir même de la motion de censure. J'étais en meeting à Gravigny Gravigny, c'est dans l'Eure, il y a 4000 habitants et on était plus près de 400 dans la salle.

C'était un symbole fort de voir cette France mobilisée et qui dit très clairement à Elisabeth Borne vous allez, vous avez voulu passer en force. Eh bien, la démocratie, elle se fait ici, elle se fait dans la rue, elle se fait avec le peuple et qu'à l'avenir ça va laisser des traces. Clairement, c'est le signe pour moi d'une crise de régime qui peut penser sincèrement qu'Emmanuel Macron va pouvoir continuer dans ces conditions ? Il n'a plus aujourd'hui de majorité à l'Assemblée nationale.

Il gouverne contre la majorité de la population, contre l'ensemble des syndicats et il avait en réalité que trois solutions face à lui le retrait de la réforme des retraites, le référendum et la dissolution ou une combinaison de ces trois solutions. Et au lieu de cela, il a pris la parole pour jeter de l'huile sur le feu. Tel un vrai pyromane, il allait prendre son son bidon d'essence là, et il l'a jeté littéralement sur le feu de la colère. Alors, qui sème la colère récolte le chaos. Emmanuel Macron est le seul responsable de la situation dans laquelle on est. Et son allocution et son interview. Il est assez symptomatique de cet homme irresponsable, arrogant, méprisant.

Et c’est tout la seule réponse qu'il a trouvé à faire dans ce contexte d'explosion sociale. Alors je vous résume l'intervention et l'interview d'Emmanuel Macron vous fallait pas forcément sa demi heure d'autosatisfaction. C'est simple, il a dit J'ai été élu, je suis légitime. Les gens ont validé mon programme. Je vais continuer à avancer coûte que coûte et à faire ma réforme. Et pour les autres, c'est à dire 80 % des Français, c'est marche ou crève. Vraiment ! Si je vous résume en quelques mots son intervention, c'était ni plus ni moins que ça. On comprend mieux maintenant pourquoi il ne s'est pas exprimé ces trois derniers mois. Emmanuel Macron.

Parce qu'en réalité, si vous prenez chaque phrase isolée les unes des autres de son interview, c'est une étincelle au dessus d'un baril de poudre. Et si on prend dans le détail d'abord, au début, moi ce qui m'a vraiment frappé, c'est que j'ai eu le sentiment, en fermant les yeux, que c'était comme si les trois derniers mois n'avaient pas existé. Manifestement, l'Elysée, c'était sur une autre planète. Les trois derniers mois et nous a ressorti son même disque rayé. Vous savez, vous les Français ? Au fond, vous êtes un petit peu cons vous n’avez pas bien compris cette réforme, je vous la réexplique, vous, peuple qui ne comprenez rien à rien.

Et donc il nous a refait son quart d'heure de pédagogie de vous comprenez, notre système est à la dérive, c'est ça où il faut baisser les pensions. Ces mensonges qui ont été maintes fois et maintes fois déconstruits. Je vous renvoie vers les précédentes AQC si vous les avez pas vues, Il nous a refait le coup. de : on n'a pas le choix. Tous les autres pays européens ont fait ça sans dire que tous les autres pays européens, le taux de pauvreté avait progressé. Bref, en fait il a fait comme si nous, les Français, on n'avait toujours pas compris sa réforme et qu'il était là pour nous l'expliquer et que, bien entendu, on allait l'écouter sagement et être d'accord avec ce qu’il nous propose.

Le seul truc un peu intéressant qu'il a dit, c'est qu'un moment il a parlé de parce qu'après le reste de l'interview, c'est et il nous parle de ses réformes futures comme s'il n'y avait pas de situation sociale explosive dans le pays. Et il a parlé des super profits. Je suis là, tiens. Première nouvelle Bruno Le Maire ne savait pas ce que c'était des super profits. Il nous parle de super profits, sauf qu'il nous dit pas vraiment ce qu'il va faire quand il s'agit de faire travailler, trimer des millions de gens, deux ans de plus. Là, il n'y a aucun problème. Il est très précis, mais quand il s'agit de taxer les super profits, il n'y a plus personne.

Il va nous refaire, j'imagine le petit paragraphe de Bruno Le Maire demande vous savez, le ministre de l'Economie qui demande gentiment aux entreprises. Par contre, quand il s'agit de faire trimer les gens et de les forcer, là c'est la contrainte, c'est le bâton et c'est littéralement la matraque depuis quelques jours. Et puis, au final, ce qu'il dit sur la réforme des retraites, c'est qu'on est à la fin du cheminement démocratique. Tout a été parfait madame la marquise. Il n'est absolument pas passer en force. L'article 49 -3, 47-1 44-2 Vous êtes devenus des spécialistes de la Constitution. Il a dévoyé complètement l'ensemble des outils constitutionnels.

Mais non, pour lui, c'est un cheminement démocratique. Et le pire, c'est que quand je vous dis que c'est comme s’il n'était pas là ces trois derniers mois et demi, qui’il n'a pas vu les mobilisations de plusieurs millions de personnes, il a quand même osé dire je reprends ces mots exacts, il a osé dire Je regrette qu'aucune force syndicale n'ait accepté le compromis. Pardon, mais Emmanuel Macron, si vous aviez accepté de recevoir les organisations syndicales comme elles vous le demandaient, peut être qu'il aurait pu avoir un dialogue. Mais non, vous n'aviez pas le temps pour recevoir les syndicats.

Par contre, pour dérouler le tapis rouge à Jeff Bezos et lui donner la Légion, la Légion d'honneur, ça, il avait le temps. La vérité, c'est que pendant qu'il donnait la Légion d'honneur au patron d'Amazon, il faisait un bras d'honneur à la démocratie, aux syndicats et à l'ensemble de la population française. Voilà en réalité sa conception de la démocratie et du dialogue social. Et pour couronner le tout, il a osé, au début de son interview, une comparaison qui est très osée, c'est de comparer la situation sociale en France avec vous vous souvenez ? L'attaque contre le Capitole aux Etats-Unis, qui était orchestrée par les partisans de Donald Trump.

Donc pour lui, les millions de gens qui se mobilisent dans le pays, les syndicats 80 % de la population française, ce sont des factieux à comparer avec des fous furieux aux États-Unis qui voulaient renverser un pouvoir démocratique. Il n'a pas compris qu'en réalité, la démocratie en France, en ce moment, elle était précisément dans la rue. Elle était l'expression de celles et ceux qui se mobilisent au quotidien. Et c'est pour ça que pour moi, c'est d'une folie totale cette interview. La seule chose qu'il parle, s'agissant de ce qui se passe ces derniers jours, c'est parler de violence.

Mais pardon la dégradation d'une permanence, ça n'a rien à voir avec la violence sur les vies humaines, sur les corps qu'il va imposer. A travaillé deux ans de plus à ces serveuses, ces éboueurs, ces caissières, ces aides soignantes, ces caristes, ces raffineurs. Bref, qu'ils viennent ne serait ce qu'une journée, 24 h, 2 jours, faire ce métier, on verra s'il leur demandera de travailler deux ans de plus et donc plutôt que de jouer l'apaisement. Emmanuel Macron a joué avec le feu. Il a mis de l'huile sur le feu avec son interview. Il a même aussi osé dire que jamais les smicards n'ont autant vu leur pouvoir d'achat progresser.

Si vous qui n'en regardez que vous êtes au Smic, dites nous dans quelle mesure votre pouvoir d'achat il a progressé. Oser dire ça alors qu'on vit une inflation record de ces dernières décennies, que les prix alimentaires augmentent en moyenne de plus de 15 %, que certains produits, c'est 20 à 30 40 %. Dire que les smicards ont jamais vu autant augmenter leur pouvoir d'achat, ça dit son niveau de déconnexion complet. Qu'il aille vivre avec le smic et ensuite on en reparle. Bref, Emmanuel Macron s'il devait prendre la parole, en réalité, on n'avait pas besoin d'une demi heure. Il avait quatre mots à dire, quatre mots. Je retire cette réforme au lieu de ça.

Si vous voulez une motivation à continuer la mobilisation, les amis et à le faire plier, regardez cette interview. Elle parle pour elle même. Elle parle de son mépris, de sa déconnexion, de son arrogance et de la violence qu'il nous impose. Et je pense que c'est un appel à la mobilisation et au soulèvement populaire et à la censure populaire qui se passe et qui se déroule déjà dans les rues depuis plusieurs jours. Alors, quand Emmanuel Macron n'a plus d'argument, n'a plus de soutien populaire, n'a pas la majorité à l'Assemblée nationale pour sa réforme, il reste un outil, un seul. La force. La violence, c'est exactement ce qu'il a utilisé ces derniers jours.

Depuis l'annonce du 49 trois, Je vous parlais un petit peu plus tôt de ce qui s'est passé la semaine dernière au centre, à l'incinérateur d'Evry, avec les éboueurs. Là où je me suis rendu, les éboueurs étaient en grève et bloquaient l'entrée du site. J'étais présente avec mes collègues, Mathilde Panot, Louis Boyard et on y était pacifiquement. On y était aussi avec eux, évidemment, nos écharpes d'élus bien identifiables, y compris pour essayer de protéger les salariés et les militants qui s'y trouvaient. Mais assez rapidement, les CRS sont arrivés et ont chargé sans discernement, sans ménagement. Ils ont chargé, et. Moi, je ne suis pas très lourde.

Je me suis retrouvé assez rapidement les pieds en l'air, coincés un peu en sandwich. Et puis on s'est fait gazer à peu près à cette distance là et c'est la force, la force, qui est utilisée sans discernement contre les élus, contre les manifestants, contre les éboueurs, contre tous ceux et toutes celles et tous ceux qui se mobilisent. Et la force derrière la force, c'est aussi avant tout la répression policière. Évidemment, ça fait revenir le spectre des gilets jaunes. On se souvient à quel point, en ce moment là, les violences policières étaient devenues la règle et la norme. Et les consignes qui sont données aux forces de l'ordre sont extrêmement claires.

On a des policiers qui violentent, qui tabassent, qui gazent, qui insultent sans ménagement. Les images, elles sont extrêmement nombreuses ces derniers jours. C'est ces images là où on voit, qu’ils tabassent sans discernement. C'est parfois un coup de poing qui est donné gratuitement à une personne qui est dans la rue. C'est une grenade qui est envoyée sur la tête. On se souvient que c'était comme ça que Rémi Fraisse avait été tué. Une grenade qu'il est envoyé sur la tête, place de la République. C'est un SDF à qui on dit “sac à merde” à qui un policier dit ça, “sac à merde” et qui le tape par terre.

C'est toutes ces images aussi la fameuse Brav qui avait été lancée par l'ancien préfet Lallement à Paris au moment des gilets jaunes. Vous savez, les mecs qui font des rodéos sur leur moto et qui arrêtent et violent tout ce qui bouge et qui vont même jusqu'à rouler sur un sur un passant. Bref, les consignes sont claires. Je les ai entendu de mes propres oreilles. Il faut interpeller tout ce qu'on peut. Voilà ce qui est dit très clairement aux forces de l'ordre et aux policiers. Et je peux vous dire qu'ils s'exécutent. Ils s'exécutent à tel point qu'ils interpellent tout le monde et n'importe qui.

On a deux lycéens autrichiens qui se sont trouvés en garde à vue parce qu'ils ont eu le malheur de faire du tourisme dans Paris. Il y a une jeune femme qui sortait de son cours de danse qui a été interpellée. On a aussi vu un homme qui était au café. Alors prendre un café, c'est extrêmement dangereux pour le maintien de l'ordre public. Vous ne le saviez pas. A tel point qu'ils mettent les gens dans des cellules pendant des heures, parfois de nombreuses heures, de manière abusive. Ils le reconnaissent eux mêmes, puisque la plupart d'entre eux sont libérés sans aucune charge. Le premier jour du 49-3, jeudi dernier, il y a eu près de 300 interpellations et gardes à vue. Neuf.

Seulement neuf personnes seulement ont eu des charges retenues contre elles. Ça en dit long à quel point la garde à vue est devenue l'outil d'intimidation de forces de l'ordre et d'un pouvoir qui est littéralement aux aguets et parfois, c'est la garde à vue. Et parfois, c'est encore pire. A Nantes, on a quatre étudiantes qui ont témoigné de ce qui est un viol. Je vous lis le témoignage de l'une d'entre elles qui est glaçant. “La policière a passé sa main sous mon jean et mon short que je portais en dessous à travers les sous vêtements que je portais. J'ai senti ces doigts s'insérer dans la fente de mon appareil génital.” En droit, c'est un viol.

Et quand Gérald Darmanin est interrogé par mon collègue Andy Kerbrat à l'Assemblée nationale, Gérald Darmanin ne trouve rien d'autre à dire qu'il faut avoir une pensée pour ces pauvres forces de l'ordre qui ont été violentées. Pardon, mais en fait, on a des victimes de violences policières, des victimes de viol et dans une démocratie en fait, le maintien de l'ordre ne se fait pas à coups de matraque et c'est parti complètement à la dérive, au delà même du cadre du droit. Par exemple, ils nassent j'en ai fait l'expérience plein de fois ces derniers jours, notamment place de la République.

Je le rappelle la nasse et illégal, c'est à dire empêcher aux gens d'entrer et de sortir d'un endroit et de se faire littéralement prendre au piège par les forces de l'ordre. C'est le Conseil d'État qui a dit que c'est illégal. De la même manière, Gérald Darmanin il a dit que être dans une manifestation non déclarée, c'est un délit. Eh bien, Gérald Darmanin, là aussi, c'est faux et c'est la Cour de cassation qui l'a reconnu. Donc vous voyez, ils utilisent des cadres juridiques bien au delà du droit. À tel point que le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France, la Défenseur des droits, mais aussi le rapporteur spécial des Nations unies ont lancé l'alerte.

Ces alertes, qu'on avait entendu déjà en 2019 2020 au moment des gilets jaunes, ces alertes qui démontrent à quel point la France, qui est un modèle normalement en terme de démocratie dans le monde, est devenue la risée du monde entier et est devenue un endroit où on s'inquiète sur l'état de droit. Mes collègues au Parlement européen me posent la question et me demandent Ils me disent mais attendez ! Déjà, dans votre système démocratique, avec votre article de la Constitution, là vous pouvez vraiment faire adopter une loi sans qu'ils votent.

Il n'y a aucune équivalence au niveau européen et nous sommes devenus la risée du monde entier par ces techniques de maintien de l'ordre qui sont en réalité des techniques pour mater le peuple, pour matraquer littéralement le peuple. C'est pour ça que nous, on va se saisir de tous les outils qui existent au niveau européen pour lancer l'alerte. Je vais faire une question écrite à la Commission européenne. Je vais aussi demander un débat et déposer une résolution au Parlement européen. Il faut que la Communauté internationale et l'Union européenne prenne position sur ce qu'il se passe en France parce que c'est grave.

Les violents c'est eux, les violents c’est ceux qui imposent le chaos dans les rues françaises, les violents c’est ceux qui nous empêchent de manifester, les violents c’est ceux qui nous imposent de travailler deux ans de plus sans avoir la moindre validation parlementaire. La moindre légitimité, ni parlementaire, ni populaire. Le chaos, c'est eux, mais dans un cadre démocratique, à la fin, c'est le peuple qui doit l'emporter. Mais les amis, je ne veux pas vous déprimer. Oui il y a de la répression et en même temps, notre mobilisation est en train de payer et j'ai envie de vous laisser sur la fin de cette AQC avec de la motivation, de l'optimisme, du cœur à l'ouvrage.

J'en ai beaucoup à vous en donner et je pense que la période est précisément la bonne pour cela, parce qu'ils sont en train de craquer. Vous vous souvenez de Olivier Dussopt qui dit Je n'ai pas craqué. En réalité, ils sont en train de craquer. Quand on a des conseillers d'Emmanuel Macron qui disent en off dans les médias que la seule chose qui fera reculer Emmanuel Macron, c'est qu'il y a un mort dans la rue. Ils sont complètement fous et irresponsable de dire ça, mais ça démontre à quel point ils sont dans un jusqu'au boutisme qui va les emmener en plein dans le précipice.

Et quand je vois en face, face à ça, comment la mobilisation prend de nouvelles formes OK, on a pas réussi à faire voter la motion de censure à l'Assemblée nationale à neuf voix près. Mais on a une autre censure qui est bien plus forte, bien plus grande, bien plus efficace qu’est la censure populaire. Et cette censure populaire elle prend plein de formes. C'est la grande mobilisation d'aujourd'hui dans les rues, mais aussi toutes les actions tous azimuts. tous les militants qui ont envahi la gare Saint-Charles, qui ont bloqué un McDo sur les Champs Elysées, qui ont bloqué le pont de Saint-Nazaire, qui est le plus grand pont et le blocage aussi du port du Havre.

Et c'est aussi ces images, vous les avez peut être vues à Fos sur Mer. des militants et des syndicalistes qui bloquent le site et font reculer les CRS. Ces images, c'est la force du peuple en mouvement et c'est des images d'optimisme qui démontrent qu'on peut gagner et qu'on va gagner. Parce que la macronie elle est cramée. Ils font les fiers dès qu'on leur tend un micro sur les plateaux télé. Mais la vérité c'est qu’en off les mecs même les partisans de la majorité, ils ne savent plus où se mettre.

Quand on a un député du MoDem qui dit ce sont ces mots, “il faut des ministres capables d'écouter le peuple et pas une bande d'arrogants qui expliquent aux Français pourquoi ils sont idiots.” C'est leurs partisans qui disent ça. Il y a des députés Renaissance qui commencent à dire, comme Patrick Vignal, qu'il faudrait peut être retirer ou en tout cas suspendre la mise en œuvre de la réforme. Et tout ça dans une situation sociale qui est explosive. Parce que c'est Macron qui reçoit. Jeff Bezos, c'est le patron, le PDG de Total, Pouyanné qui s'augmente de 10 % et dans le même temps les prix alimentaires qui continuent à augmenter.

Cette situation sociale est explosive et en même temps, ça peut être le terreau fertile pour transformer complètement la situation et que tôt ou tard, les amis, tôt ou tard, on va gagner, on va arriver à nos fins. On a failli gagner sur la motion de censure, on peut gagner sur la censure populaire dans la rue, on peut gagner avec une censure du Conseil constitutionnel, on peut gagner avec le référendum d'initiative partagée. Bref, on a des outils dans notre escarcelle. On peut gagner et tôt ou tard, c'est une question d'heures.

Non seulement la réforme des retraites, elle peut tomber, mais c'est aussi derrière le gouvernement et c'est peut être la dernière image avec laquelle je veux vous laisser. En fin de semaine, Emmanuel Macron, Il va recevoir Charles III, qui est le roi d'Angleterre, et il va le recevoir à Versailles. Si ça peut se passer, parce que j'ai compris. J'ai cru comprendre qu'il y a eu quelques personnes qui voulaient faire grève et donc oui, même pour recevoir un roi à Versailles, il faut des travailleurs. Mais on va avoir le roi d'Angleterre avec le monarque républicain français Emmanuel Macron à Versailles.

Et pendant ce temps là, un peuple en colère dans les rues de France Eh bien, c'est le symbole que la monarchie républicaine, qui est la cinquième République elle aussi, est à bout de souffle. Voilà pourquoi ce qui était un combat pour les travailleurs initialement est devenu un beau combat pour la démocratie et notre histoire sociale. Elle est faite de cela les régimes politiques. Ils ont aussi été transformés parce qu'à l'origine, il y a eu une révolte sociale. Ça a été le cas en 1789 et je pense que ce que nous sommes en train de faire ici, c'est aussi planter des graines pour l'avenir, parce qu'on voit que petit à petit, les mentalités évoluent, y compris sur la sixième République.

Certains éditorialistes sur les plateaux télé tentent de nous faire peur. En mode, c'est peut être Marine Le Pen qui va récolter les fruits de ça. Pardon, mais on a vu le rassemblement national. Ni dans la rue, ni à l'Assemblée nationale. Ils n'avaient aucune proposition à faire. Et la vérité, c'est que c'est aujourd'hui. C'est un combat qui est sur nos mots d'ordre, sur à la fois plus de justice sociale, mieux redistribuer les richesses et ne pas avoir à travailler deux ans de plus, mais aussi une bataille démocratique. Et c'est la NUPES qui est au cœur de ce combat. Et la NUPES, Elle est prête pour mener les prochaines batailles et les prochaines échéances.

Je pense qu'on est en train de créer les conditions d'une majorité politique dans notre pays. Si tant est qu'on reste groupé, si tant est qu'on continue ensemble le combat. En tout cas, j'y crois dur comme fer. C'est une période politique en ébullition qui est assez intéressante à vivre pour être honnête, qui est difficile. On sait qu'elle est difficile, en particulier pour les travailleurs et les grévistes. Et donc il va falloir donner ce dernier petit coup de boutoir avec toutes ces actions coup de poing, le soutien aux grévistes, notre caisse de grève qui a atteint 600 000 €.

N'hésitez pas à continuer à contribuer parce que c'est aussi comme ça qu'on a aidé des éboueurs, qu'on a aidé des cheminots, toutes celles et tous ceux qui font tenir le pays, qui sont en grève et qui sont en train de marquer des points. Bref, à la fin, les amis, c'est nous qu'on va gagner et je pense qu'on peut être très fiers du combat qui est le nôtre. Mais la victoire, elle, est au bout du chemin et au bout du tunnel. C'est la fin de cette AQC Combatif. Merci à vous toutes et à vous tous de l'avoir suivi. Vous nous donnez plein de force, pleins d'énergie. Vous vous rendez pas compte, on fait chaque fois vos petits likes et commentaires, ça nous permet aussi de continuer le combat.

N'hésitez pas d'ailleurs à partager autour de vous cette vidéo. Ça permet aussi de combattre les grilles d'analyse qu'on tente de nous imposer de la part de la macronie N'hésitez pas à nous faire des retours, ça nous fait toujours plaisir de savoir qu'est ce que comment vous avez envie qu'on traite l'actualité. Et puis, si vous passez par là pour la première fois sur la page YouTube, n'hésitez pas à vous abonner pour être tenu au courant des prochaines vidéos. On repart au combat avec notre baluchon sur les piquets de grève, dans les manifs, dans les actions. C'est pas un gazage qui m’aura fait peur, même si ça inquiétait ma mère. Donc maman, tout va bien. Rassure toi.

Et puis j'espère que cette vidéo vous aura aussi donné du baume au cœur. Parce que les amis, vraiment, on peut gagner. Et comme on parlait de Charles III, le roi d'Angleterre ou du Royaume-Uni, je sais plus trop comment on dit. J'avais envie de prendre une inspiration du Royaume Uni. Vous connaissez cette chanson, ce que je vous l’ai déjà mise dans des films et je l'aime bien. C'est une chanson de mobilisation des mineurs anglais qui s'appelle Bread and Roses. Et donc je vous laisse avec ça une mélodie qui va vous nous amener. Jusqu'à la victoire !