Colère lycéenne, déblocage de stocks stratégiques de gazole, budget 2027... Le "8h30 franceinfo" de Maud Bregeon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:39OuverteRéponse directe
Expliquez-nous comment vous arrivez à faire baisser les prix de manière aussi nette.
- 2:02FerméeRéponse directe
Dans toutes les stations partout en France, vous pouvez le garantir ce matin ?
- 2:25RelanceRéponse directe
Ce n'est pas risqué d'aller piocher dedans ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe pour l'essence ? Parce que les prix de l'essence sont très élevés aussi.
- 4:11RelanceRéponse partielle
Pourquoi Maude Bréjon n'avoir pas fait cela plus tôt au mois de mars ?
- 4:44RelanceRéponse partielle
Pourquoi vous ne pouviez pas le faire à l'époque ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26PrésentateurChiffre
« une baisse de 12 à 18 centimes par litre de gasoil à partir du 1er novembre »
- 0:33PrésentateurChiffre
« grâce à la libération de 10 millions de barils de gasoil issus des stocks stratégiques de la France sur ces trois prochains mois »
- 1:04Invité politiqueChiffre
« on a un stock aujourd'hui stratégique en France de diesel de 50 millions de barils »
- 1:17Invité politiqueChiffre
« On a décidé de libérer 10 millions de barils sur trois mois »
- 1:27Invité politiqueChiffre
« la consommation française de diesel sur trois mois, c'est 54 millions de barils »
- 1:52Invité politiqueChiffre
« L'objectif, c'est d'arriver à avoir une baisse entre 12 et 18 centimes »
- 3:04Invité politiqueChiffre
« Le Premier ministre a évoqué hier un délai d'un an »
- 3:42Invité politiqueChiffre
« on a un accord international de libération de 100 millions de barils »
- 5:03PrésentateurChiffre
« Il y a six mois de baril, vous dites 10 millions »
- 5:06Invité politiqueChiffre
« Là, c'était 14 millions et demi en objectifs »
- 7:31Invité politiquePromesse
« Le prix de l'électricité n'augmentera pas cet hiver »
- 9:54PrésentateurChiffre
« 140 milliards d'euros d'économies sur cinq ans »
- 10:33Invité politiqueChiffre
« Vous avez un objectif de 140 milliards d'euros d'économies nettes d'ici 2032 »
- 10:52Invité politiqueChiffre
« une baisse de 20 milliards d'euros sur le budget de l'Union européenne »
- 11:00Invité politiqueChiffre
« Moins 15 milliards d'euros sur les migrations »
- 11:17Invité politiqueChiffre
« 3 milliards d'euros sur les affections de longue durée, 6 milliards d'euros sur les fraudes »
- 11:47Invité politiqueChiffre
« les députés du Rassemblement national ont voté 35 milliards d'euros d'impôts supplémentaires sur les particuliers et des entreprises en l'espace d'une nuit à l'Assemblée nationale »
- 12:58Invité politiqueChiffre
« 715 policiers et gendarmes blessés, près d'une centaine de personnels de l'éducation nationale, plus de 200 élèves »
- 20:13Invité politiqueChiffre
« 1,2 milliard d'euros d'augmentation sur le budget de l'éducation nationale »
Temps de parole
- Maud Bregeon67 %
- Présentateur16 %
- Présentateur 211 %
- ?5 %
≈ 21,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour Maude Bréjean. Bonjour à tous. Bonjour Maude Bréjean. Merci d'être avec nous avec votre double casquette de l'énergie et de porte-parole du gouvernement. Au lendemain d'une mobilisation massive dans les établissements scolaires et dans la rue, et alors qu'une nouvelle journée de contestation commence, le Premier ministre a donc voulu hier soir s'adresser aux Français. Rien de nouveau sur les lycées et on va en parler. Mais une annonce sur le carburant, une baisse de 12 à 18 centimes par litre de gasoil à partir du 1er novembre, grâce à la libération de 10 millions de barils de gasoil issus des stocks stratégiques de la France sur ces trois prochains mois.
Alors expliquez-nous comment vous arrivez à faire baisser les prix de manière aussi nette.
D'abord ça fait un peu moins la une des journaux télévisés depuis quelques jours, mais le quotidien des Français ça reste les prix à la pompe, des prix qui sont élevés et qui ont encore augmenté depuis plusieurs semaines. Ça ne s'oppose pas aux difficultés que rencontrent les lycéens, mais c'est une problématique de pouvoir d'achat auquel je crois toutes les familles françaises sont confrontées. Il y
a
une chose simple, on a un stock aujourd'hui stratégique en France de diesel de 50 millions de barils.
Pour éviter les pénuries.
On a décidé de libérer 10 millions de barils sur trois mois, suite à l'engagement que le Président de la République a réussi à obtenir durant le G7 Énergie la semaine dernière, de telle sorte de tirer les prix vers le bas. Très concrètement, la consommation française de diesel sur trois mois, c'est 54 millions de barils. On va libérer 10 millions de barils, soit peu ou prou 20% de cette consommation. Et j'ajoute, on va libérer ces 10 millions de barils à un prix d'achat antérieur à la crise.
Ils ont été
achetés avant la flambée
des prix, beaucoup moins chers. Exactement,
donc bien moins chers que les prix de marché aujourd'hui. L'objectif, c'est d'arriver à avoir une baisse entre 12 et 18 centimes qui se répercute les semaines à venir au prix à la
pompe. Dans toutes les stations partout en France, vous pouvez le garantir ce matin ?
On s'assurera que l'ensemble des stations en sont bénéficiaires, parce que derrière, c'est évidemment l'ensemble des consommateurs. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ces stocks stratégiques, ils sont initialement constitués pour pallier à des difficultés sur les volumes, à d'éventuelles problématiques de rupture d'approvisionnement.
À des risques de pénéries, ce n
'est
pas risqué d
'aller piocher dedans ?
Le
marché,
d'une part, le marché aujourd'hui s'est réorganisé. Le président de la République a fait un travail absolument colossal pour sécuriser des volumes avec l'Irak, par exemple, avec le Canada. Le Premier ministre en a parlé hier. Et nous avons un stock stratégique suffisamment important pour que ces 20% environ pour trois mois puissent être libérés sans que, bien sûr, ça n'impacte notre sécurité d'approvisionnement. Donc, c'est un peu technique, mais je le dis ce matin. Parce qu'il faudra les reconstituer, ces stocks. C'est une excellente nouvelle. C'est une excellente nouvelle pour le consommateur. Il faudra, bien sûr, à terme, les reconstituer.
Le Premier ministre a évoqué hier un délai d'un an. Pourquoi un délai d'un an ? Parce que les distributeurs qui devront reconstituer à terme ces stocks doivent pouvoir le faire à un prix similaire au prix d'achat et donc au prix auquel
l'État va leur transmettre. C'est vous
qui libérez les
stocks pour les distributeurs.
C
'est eux qui devront les reconstituer. Vous leur donnez un an pour qu'ils puissent racheter pas trop cher. Vous nous parlez du gasoil depuis tout à l'heure. Qu'est-ce qui se passe pour l'essence ? Parce que les prix de l'essence sont très élevés
aussi. Vous savez que si on peut faire... 2,36€ le litre de gasoil, 2
,20€ celui de l'essence. Tout à fait. Si on peut faire cette libération, c'est parce qu'on a un accord international de libération de 100 millions de barils. Et c'est bien l'effet masse de cet accord international qui nous permet d'avoir un effet très concret en France. Cet accord, il repose sur le diesel. Il repose sur le diesel pour deux raisons. D'abord, les consommateurs le voient bien. C'est sur le diesel que les prix sont le plus élevés. Et parce que les principales tensions à l'échelle internationale et notamment sur le raffinage, sont sur le diesel.
Pourquoi Maude Bréjon n'avoir pas fait cela plus tôt
?
Au mois de mars, quelques semaines après le début de la guerre menée par les Etats-Unis en Iran, les pays de l'agence internationale de l'énergie, une trentaine de pays, dont la France, avaient déjà libéré des centaines de millions de barils dans le monde. Mais à l'époque, ça n'avait pas permis de faire baisser directement les prix à la pompe en France. Le Rassemblement National, son porte-parole était avec nous tout à l'heure sur France Info, Philippe Ballard, dit ce matin, c'est ce que nous réclamons depuis six mois et le gouvernement ne le fait que maintenant. Pourquoi vous ne pouviez pas le faire à l'époque ?
Alors, deux choses. D'abord, l'accord international qui s'est conclu en mars dernier était différent de celui que nous avons réussi à conclure avec le président de la République la semaine dernière. Et la France va libérer bien davantage de volume que ce que nous avons fait, encore une fois, il y a cinq
ou six
mois. Il y a six mois de baril,
vous
dites 10 millions.
Là, c'était 14 millions et demi en objectifs, mais il y a eu moins de stocks libérés que l'objectif initialement posé sur la table pour une raison, pour une raison.
En
mars dernier, on était au premier jour, aux premières semaines, aux prémices du conflit. On avait donc de grandes incertitudes sur notre sécurité d'approvisionnement et sur la manière dont le marché allait pouvoir se réorganiser, sur la manière dont on allait pouvoir diversifier nos approvisionnements. Tant et si bien qu'on ne pouvait pas écarter, dès les premiers jours du conflit, un risque à terme sur l'approvisionnement, ce qui nous a amenés, et je pense que chacun le comprendra, à être particulièrement vigilant dans la manière dont on libérait nos stocks. Aujourd'hui, on a un peu de recul. On voit que, encore une fois, le marché s'est, en termes de volume, j'entends, stabilisé.
On n'a pas de risque de rupture d'approvisionnement. On a diversifié nos flux. Et le président de la République a réussi, encore une fois, de par son travail diplomatique, à sécuriser des volumes, tant sur le carburant que sur le gaz pour l'hiver qui arrive d'ailleurs. Donc, on peut se permettre de faire ce geste.
En pleine colère des lycéens, on va reparler en détail de ce que le Premier ministre a dit hier, mais faire cette annonce sur le carburant, vous ne craignez pas d'avoir l'air un peu décalé à côté ? Et pourquoi faire cette annonce à ce moment-là
?
Je crois qu'encore une fois, le quotidien
de
millions de Français,
c
'est les prix à la pompe, c'est la difficulté pour faire le plein, pour aller au travail, pour aller chercher les enfants à l'école, pour aller faire les courses.
Ça
ne s'oppose en rien aux revendications, encore une fois, à la colère et à la souffrance d'une partie des jeunes et des lycéens de ce pays. Vous
craignez
justement qu'il
y ait
une convergence de ces colères
? On
a aujourd'hui
des
crises qui sont multifactorielles. On a une crise internationale, qui se répercute encore une fois sur l'inflation, sur les prix du carburant. Et puis, on a des lycéens qui ont des choses à nous dire, qu'on doit entendre, qu'on doit prendre en compte. On en parlera tout à l'heure. Je crois qu'on aurait tort d'opposer les difficultés sur les fins de mois des familles françaises et les attentes légitimes des lycéens sur leur apprentissage. Il y a le très court terme, il y
a
le quotidien et puis il
y
a l'avenir. Et les deux doivent être encore une fois regardés, je crois, avec lucidité
et avec
sincérité. Le
quotidien,
c'est aussi le prix de l'électricité. Le Premier ministre a promis, enfin en tout cas a dit, qu'il ne devait pas augmenter cet hiver sans dire comment il comptait s'y prendre. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ce matin ?
C'est un engagement. Le prix de l'électricité n'augmentera pas cet hiver. Vous savez que ce prix est basé notamment sur ce qu'on appelle le TRVE. Donc c'est un tarif de vente de l'électricité. Pour ce faire, le Premier ministre a d'abord demandé une totale mobilisation d'EDF de telle sorte que le nucléaire français
puisse
produire
à plein. Autant bien sûr que la sûreté le permet. Il y
a
une autorité de sûreté indépendante qui contrôle tout ça et c'est bien normal. Pourquoi est-ce que c'est majeur ? Parce que plus vous produisez d'électricité grâce au nucléaire français et grâce aux renouvelables, moins ce prix de
l
'électricité dépend du prix du gaz sur le marché européen. Donc ça a un impact très concret et très direct. Et puis ensuite, il y
a
des mesures réglementaires lorsque le TRVE augmente.
C
'est bien
sûr sur
proposition d'une commission de régulation de l'énergie, mais c'est in fine un arrêté qui est pris par l'État.
Ça, vous pouvez le faire. Vous pouvez bloquer en quelque sorte.
Nous nous
engageons à ce qu'il n'y ait pas de hausse de l'électricité. D'ailleurs, je vais vous dire, moi je lancerai la semaine prochaine la deuxième phase du plan d'électrification et j'encourage les Français, les entreprises à passer à l'électrique. Le pendant de ça, c'est de pouvoir garantir aux Français qui vont acheter une voiture électrique, qui vont acheter une pompe à chaleur, d'avoir un prix de l'électricité le plus abordable possible et bien sûr plus intéressant que le prix du gaz ou
du
carbone.
Juste d'un mot pour conclure, vraiment en un mot, le tarif de l'électricité, les prix, les factures pour les Français n'augmenteront pas cet hiver. C'est une promesse.
Le tarif réglementé de vente ne doit pas augmenter cet hiver.
Maude Bréjean, est-ce que ces annonces changent la donne pour le budget 2027
? Ce
que je
viens de mettre en avant, tant sur la libération des stocks que sur la question du TRVE, sont deux annonces, je mets des guillemets,
en
tout cas deux décisions, deux orientations qui sont neutres pour le budget de l'État. Il n'en reste pas moins, il n'en reste pas moins, qu'on traverse un contexte budgétaire extrêmement difficile avec des attentes majeures sur la question du pouvoir d'achat, avec, on en parlera peut-être, mais des taux qui sont significativement
hauts et un contexte
politique toujours aussi incertain. Donc ça reste un moment difficile et je crois un grand moment de vérité politique.
Et dans ce contexte, Marine Le Pen a présenté son contre-budget.
Vous
n'avez pas encore réagi. 140 milliards d'euros d'économies sur cinq ans. De quoi permettre, selon elle, de revenir sous la barre des 3% de déficit ? C'est Marine Le Pen qui donne des leçons budgétaires au gouvernement ?
Écoutez, c'est un budget pour le moins hasardeux, pour ne pas dire un budget camoulox. Un
budget camoulox ?
Quand vous avez, pardonnez-moi, l'ensemble des éditorialistes et spécialistes économiques qui, successivement, depuis 48 heures, ont pointé du doigt les grandes incertitudes et les grandes approximations qui résidaient autour de ce budget, je crois que le gouvernement n'a pas besoin d'en rajouter. Mais puisque vous me posez la question, je vais quand même vous répondre. D'abord, vous avez un objectif de 140 milliards d'euros d'économies nettes d'ici 2032. Cet objectif se base sur des baisses de dépenses
et
des hausses d'impôts qui ne sont en rien expliquées. Et quand vous rentrez dans le détail, particulièrement étonnant, on peut en prendre quelques-uns, une baisse de 20 milliards d'euros sur le budget de l'Union européenne. Ça s'appelle un Frexit déguisé.
Ce n'est pas si c'est 20 milliards ou un peu moins.
Moins 15 milliards d'euros sur les migrations sans qu'elles nous expliquent exactement sur quoi ces 15 milliards d'euros se fondent.
8,2 milliards d'euros, pardonnez-moi,
sur les dépenses de santé en réduisant les coûts hospitaliers.
Là
encore, on ne sait pas bien d'où ça tombe. Et puis, je pourrais terminer 3 milliards d'euros sur les affections de longue durée, 6 milliards d'euros sur les fraudes. Là encore, je crois que c'est facile d'avancer des chiffres. La réalité, c
'est... C'est de l
'enfumage. La réalité, c'est de l'enfumage. Je pense que c'est prendre, encore une fois, les Français pour des amateurs. que le budget, les questions budgétaires nécessitent un peu de sérieux et pas des chiffres envoyés en l'air ici ou là. Et puis, l'expérience parle pour elle. L'année dernière, les députés du Rassemblement national ont voté 35 milliards d'euros d'impôts supplémentaires sur les particuliers et des entreprises en l'espace d'une nuit à l'Assemblée nationale. La réalité, c'est celle-ci.
Le
830 France Info, Agathe Lambret,
Simon
Le Baron.
Avec
Maud Bréjou, on porte parole du gouvernement. On parle maintenant de la crise des lycées, de la colère lycéenne. Hier, Sébastien Lecornu n'a pas fait d'annonce et est resté droit dans ses bottes sur le sujet du maintien de l'ordre, notamment au point qu'au Parti Socialiste, on lui a reproché son manque d'empathie. Au moment où le mouvement s'est ancré, s'est étendu, alors que des jeunes ont été mutilés, la mâchoire, la main, l'œil, est-ce que c'était à la hauteur des urgeux ?
Est
-ce qu'on attendait du Premier ministre, ce discours ?
D
'abord, nous, on ne sera jamais de ceux qui jouent les lycéens contre les forces de l'ordre ou l'inverse. Je vois que certains,
à
l'extrême gauche comme à l'extrême droite, tentent d'aller sur ce terrain-là. C'est profondément dangereux et il faut faire la part des choses. Ce
n
'est pas ce que vous avez fait ces
dernières semaines de jouer les forces de l'ordre contre les lycéens
en insistant sur les violences. Il
y a d'un côté des
violences urbaines inadmissibles. 715 policiers et gendarmes blessés, près d'une centaine de personnels de l'éducation nationale, plus de 200 élèves, c'est inadmissible. Il faut le condamner et il faut évidemment que l'ordre puisse revenir. De l'autre côté, il y a des étudiants, des lycéens qui, encore une fois, sont inquiets pour leur avenir. Moi, je comprends qu'on puisse être inquiet pour son avenir lorsqu'on a 16, 17 ou 18 ans.
De quoi vous
parlez quand vous parlez de violences
urbaines ? Pardonnez-moi,
je termine Agatelamré. Et ces lycéens, ces étudiants qui, encore une fois, mettent en avant des revendications et des inquiétudes légitimes doivent être entendus. Mais on doit réussir
à faire la part des choses. Mais c'est quoi les violences urbaines ? Est-ce que ce sont des violences commises par les lycéens ? Parce qu'on ne comprend pas exactement de quoi vous parlez. Est-ce que, d'un côté, il y
a
les casseurs et de l'autre, il y a les lycéens qui manifestent calmement ou parfois, les casseurs et
les lycéens se sont rencontrés ? Pardonnez-moi,
Agatelamré,
quand vous avez plus de 200 policiers et gendarmes blessés, quand vous avez des vidéos que vous avez probablement vues avec des lycées qui ont été incendiés, je crois que chacun voit bien de quoi on parle lorsqu'on parle de violences urbaines depuis quelques jours. Et ça, c'est évidemment inadmissible. Et donc, on doit organiser et permettre le retour de l'ordre et la reprise des cours
dans les conditions les plus calmes
possibles.
Et
les forces de l'ordre, Maude Bréjot, est
-ce
qu'il
n'y a pas un
déséquilibre dans le discours, dans le vôtre ce matin, dans celui du Premier ministre hier ? Par ailleurs, l'inspection générale de la police nationale a ouvert une vingtaine d'enquêtes et le ministre de l'Intérieur suspend l'usage des grenades assourdissantes pour la durée du mouvement lycéen après qu'un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée à Lens dans le Pas-de-Calais. Pourquoi cette décision après avoir expliqué pendant des jours qu'il n
'y
avait aucun problème avec la doctrine de maintien de l'ordre ?
Je crois d'abord que les policiers et les gendarmes font un travail absolument remarquable avec un objectif
qu
'il convient quand même de rappeler avant de répondre à la question, c'est de protéger les biens et les personnes. L'objectif des policiers lorsqu'ils interviennent,
c
'est aussi de protéger les lycéens notamment dans les manifestations et face à d'éventuelles violences.
Avec une doctrine comme
l
'a
dit le
ministre de l
'Intérieur qui
était d'aborder
ce mouvement
lycéen comme des émeutes et des violences urbaines. Est-ce que c'était
la bonne approche ? Ensuite, je
termine. On a vu ce qui s'est passé à Lens avec ce jeune homme qui a eu la main arrachée.
C
'est un drame. Et
selon une
vidéo de France Info,
on le verrait se
pencher vers la grenade
mais il y a une enquête à temps court.
Quelles que soient les conditions, c'est toujours un drame. C'est toujours un drame. Lorsqu'un jeune de 15 ou 16 ans, moins jeune d'ailleurs également, se retrouve dans cette situation, l'enquête dira ce qui s'est exactement passé. Je ne suis pas en mesure de vous le dire ce matin. Mais je crois que tant par précaution que par apaisement, le ministre de l'Intérieur a pris la bonne décision.
Mais ça n'enlève rien. Ça n'enlève rien. On était les seuls quasiment à
utiliser ces grenades. C'est ce que pointe le Parti Socialiste. Il
n'y a
que la France qui utilise ce type d'armes dans
des
manifestations notamment de jeunes. Là encore, ça n'enlève rien au travail remarquable que font les policiers et les gendarmes. Vous ne répondez pas à la question.
Non parce que... On n'a pas un armement disproportionné en
France.
Non, on n'a pas un armement disproportionné en France. Et non, les jeunes ne sont pas comme j'ai pu l'entendre encore ce matin de la bouche du premier secrétaire du Parti Socialiste en danger lorsqu'ils sont face aux policiers en France.
un
jeune qui
a perdu
un jeune qui a perdu un oeil un autre
à Aubervilliers un autre à Saint-Ouen-Lomone qui mange avec une paille parce que ça m'assoit et
c'est dramatique Simon le Baron
et c'est dramatique
et
de la même façon pardonnez-moi mais de la même façon qu'avoir plus de 700 policiers et gendarmes blessés et avoir des pompiers qui ont été coursés dans la rue avec des barres de fer c'est dramatique et c'est bien là que vous voyez qu'on doit faire preuve d'un peu de mesure entre encore une fois des violences qui sont inadmissibles un maintien de l'ordre qui doit être évidemment exemplaire et des lycéens
qui ont des choses à dire Et donc je vous
repose la question sur la doctrine est-ce que c'était la bonne approche d'appréhender ces mouvements lycéens comme des violences urbaines ?
Mais vous le savez très bien en tout cas j'espère que vous le savez que les policiers lorsqu'ils sont face à un lycée avec un blocage ils font la part des choses quand vous avez des lycéens qui bloquent un lycée de manière pacifique en empêchant les gens de rentrer ce n'est pas la même chose que lorsque vous avez des individus qu'ils soient lycéens ou non qui tirent des cocktails monotov ou des tirs de mortier encore une fois sur les policiers eux-mêmes ou sur d'ailleurs d'autres lycéens ou des personnels de l'éducation nationale il y a évidemment une proportionnalité qui est apportée dans
la réponse
concernant le maintien de l'ordre
et évidemment
un discernement un discernement qui est réalisé de la part des forces de l'ordre donc
n'opposez pas
vous-même les
lycéens et les policiers
même le président semble-t-il l'a fait parce qu'il aurait regretté selon le parisien l'absence d'empathie des forces de l'ordre depuis le mouvement lycéen Emmanuel Macron qui est allé jusqu'à convoquer le premier ministre et des ministres mardi soir pour remettre les pendules à l'heure et pour leur dire il faut un peu plus d'empathie Laurent Nunez le ministre de l'Intérieur l'a confirmé hier sur France Inter donc c'est bien qu'il y
avait
un problème
moi
je n'étais pas à cette réunion ce que je peux vous dire c'est que d
'abord vous avez bien
compris que le président a désapprouvé la façon dont ça a été mené au départ
le président de la république a toujours eu je crois depuis des années une attention et une sensibilité toute particulière à la jeunesse de ce pays et c'est une cause encore une fois qu'il porte de manière sincère et là encore avec une attention particulière donc qu'il demande à son gouvernement une vigilance particulière et une écoute particulière sur ces questions c'est normal et ça ne m'étonne pas au regard encore une fois du combat qui est le sien ensuite je le dis le président de
la
république a aussi toujours soutenu les forces de l'ordre c'est lui qui a créé notamment 10 000 forces de l'ordre avec la loi d'orientation du ministère de l'intérieur 10 000 postes pardon de gendarmes et de policiers et donc il y a évidemment un discours mesuré qu'on doit tous savoir et
puisque vous parlez de la nécessité d'écouter les lycéens encore une fois le premier ministre n'a pas fait d'annonce il leur a annoncé dans la journée je vais prendre la parole ce soir et finalement le soir rien à part répéter qu'il y aura des annonces à la fin du mois d'octobre en pleine vacances est
-ce que vous
comprenez que ça puisse être pris c'est ce qu'on entend dans la bouche des lycéens qui sont devant leur lycée encore ce matin est
-ce
que vous comprenez que ça puisse être pris comme du mépris
je
comprends les attentes et je comprends l'impatience je le dis de manière positive des lycéens aujourd'hui en tout cas d'une part des lycéens qui s'expriment ça aurait été je crois malhonnête de la part du premier ministre
d
'arriver avec un semblant de baguette magique parce que les revendications que les lycéens mettent en avant eux-mêmes sur les conditions de travail sur le bâtiment sur l'organisation du temps scolaire sur l'orientation avec parcours sup ne sont pas des questions ne sont pas des questions qui se règlent en quelques heures en quelques jours ni même en quelques semaines c
'est pour ça pourquoi
le premier ministre ferait des annonces fin octobre
il
aura la baguette magique entre aujourd'hui et fin
octobre non mais ça
nécessite un travail de long cours et donc des premières réflexions seront présentées fin octobre et ensuite il y a une échéance décisive quel type de décision quel type de mesure il
y a une échéance
décisive vous
me
tendez la perche qui est celle du budget 1,2 milliard d'euros d'augmentation sur le budget
de l'éducation nationale en prenant en compte
l'inflation ça baisse
sur le budget national de l'éducation nationale l'année prochaine 64 milliards d'euros c'est un des rares budgets qui ne sera d'ailleurs pas en baisse il sera discuté
il sera
discuté
des
économistes
interrogés par France Info montrent qu'avec l'inflation finalement ça ne change rien c'est un budget qui soit
stable
soit en baisse selon le critère pardon on vous laisse parler
vous
me dites il sera discuté au parlement le 12 novembre cette copie on l'a toujours dit est une copie de départ qui doit permettre les échanges encore une fois à l'Assemblée nationale et au Sénat je le redis c'est un des seuls
ministères c
'est un des seuls ministères pour lequel nous n'avons pas acté de gel budgétaire précisément parce que c'est une priorité nationale et bien sûr que les lignes pourront bouger comme
sur l'ensemble des dispositions
ça pourra bouger parce que le parlement votera
parce
que le parlement votera
Maud
Bréjean vous soutenez Edouard Philippe dans la campagne présidentielle il a ironisé sur les revendications des lycéens en disant j'ai vu sur des pancartes 8h-17h30 c'est trop long bah non c'est pas trop long ou la cantine n'est pas bonne si c'est ça les revendications bon est-ce que ça ne traduit pas un fossé entre vous et la jeunesse
vous
savez Edouard Philippe sans parler à sa place il a des enfants qui ont l'âge des lycéens
qui
manifestent aujourd'hui dans la rue
et
je crois que de par sa position de père de par sa position de mère du Havre aussi qui a en partie en charge l'éducation qui côtoie au quotidien dans une ville par ailleurs populaire les difficultés d'une partie de la jeunesse il est particulièrement en prise particulièrement en prise avec ses difficultés
il n
'y a
pas eu de maladresse là-dessus
non
je ne crois pas et je crois qu'il aura l'occasion de s'exprimer dessus ce soir là encore moi je le connais j'entends parler de ces questions-là il a dit dès le meeting du 5 juillet dernier que sa priorité c'était la jeunesse et que sa priorité c'était la France de nos enfants voilà maintenant ça prend du temps c'est des questions qui sont complexes et moi je suis convaincue que c'est celui qui est le plus à même d'y répondre
Maude Bréjon porte-parole du gouvernement et ministre délégué en charge de l'énergie merci d'être venu nous voir ce
matin dans le studio
du 830 France Info merci beaucoup Agathe et bonne journée à vous
à
demain
merci d
'avoir regardé
cette vidéo merci d'avoir regardé cette vidéo merci d'avoir regardé cette vidéo merci d'avoir regardé cette vidéo
Maud Bregeon