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Débatfranceinfo (sur YouTube)· 21 octobre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiSolidarités & familleInstitutions & élections

"Nous sommes la risée du monde" : Jonas Haddad (LR) face à Bastien Bonnargent (JC)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que les couvre-feux renouvelés à Paris et Lyon sont logiques vu la situation ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Serez-vous dans la rue samedi à l'appel des gilets jaunes ?

  • 2:26RelanceRéponse partielle

    Jonas Haddad, au pouvoir, auriez-vous donné comme consigne au préfet d'interdire les manifestations ?

  • 3:48OuverteRéponse directe

    Vous n'avez pas condamné les violences et pillages, pourquoi ce déni ?

  • 4:55OuverteRéponse partielle

    Comment vous feriez pour éviter un nouveau samedi de chaos pour les commerçants ?

  • 5:23RelanceRéponse directe

    Quelle réponse précise proposez-vous pour éviter les violences ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17Fait
    « on a vu des mobilisations de beaucoup de secteurs professionnels le 29 septembre dernier, 3 semaines de mobilisation lycéenne, aucune aucune réponse qui n'a été apportée à la mobilisation »
  • 3:48Fait
    « les casseurs utilisent les manifestations »
  • 4:22Fait
    « Ce qu'ont vu les Français samedi dernier, c'est pas les manifestations, il y a aucun problème avec les manifestations. C'est les casses, les pillages »
  • 5:58Chiffre
    « plus de 6000 arrestations qui ont été faites en quelques semaines dont 87 % de lycéens et lycéennes »
  • 7:11Fait
    « Nous sommes la risée du monde. »
  • 7:11Jonas HaddadFait
    « L'état d'urgence prévoit des contrôles d'identité préventifs dans des zones qui sont définies par le préfet. »
  • 7:47Jonas HaddadFait
    « on sait qu'il y a des gens par exemple qui sont sur les réseaux sociaux et qui disent "On va se retrouver à telle date, à telle date." et quand ils se retrouvent, ils se retrouvent avec des armes par exemple. »
  • 8:51Jonas HaddadFait
    « l'état d'urgence a été décrété et à l'époque, il y a eu moins de ravages et de pillages que ce qu'il y a eu en deux jours. »
  • 10:31Chiffre
    « Plus de 75 % des Français soutiennent les mobilisations lycéennes et leurs revendications. »
  • 10:31Fait
    « On a une journée de grève générale qui a été appelée par les syndicats le 5 novembre. »
  • 11:31Fait
    « la personne qui est interpellée pour l'incendie de la mairie de Limoges, elle se revendique de l'ultra-gauche de façon très claire sur son profil Facebook »
  • 12:14Chiffre
    « à Marseille vous ayez 30000 personnes qui fassent une razzia à l'intérieur du centre-ville de Marseille »
  • 16:20Jonas HaddadChiffre
    « La France a le pays dans lequel on a la plus grande dépense publique au monde. Ça, c'est le chiffre de l'OCDE. »
  • 17:27Fait
    « cette séquence et ce weekend dernier bénéficie en priorité à Marine Le Pen qui fait campagne sur le retour de l'ordre »
  • 18:07Jonas HaddadFait
    « le RN depuis des années est vu comme le parti anti-système et que là on paye la facture là-dessus »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Avant d'évoquer la manifestation de de samedi Bastien Bonargent, il y a des couvre-feux à à Paris et et Lyon qui ont été renouvelés ce soir pour la 3e nuit d'affilée. Est-ce que c'est logique pour vous vu la la situation où vous jugez ces ces mesures ? Mais écoutez, moi je pense que on est face à un gouvernement qui a perdu le contrôle qui est incapable aujourd'hui d'encadrer correctement des manifestations, qui a été incapable de préparer la journée du 17 octobre et qui donc aujourd'hui se sont obligés de prendre des mesures d'urgence en lien avec les préfectures. Mais qui sont nécessaires vu la ? Bah écoutez, c'est pas à moi de le dire parce que je suis pas maire de ces communes, je suis pas non plus préfet de police donc c'est difficile pour moi. on a entendu certains responsables

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politiques à gauche notamment la France insoumise parler de mesures liberticides. Non mais moi je pense que c'est c'est aujourd'hui une mauvaise manière de répondre à la situation que traverse le pays, c'est-à-dire que on fait face maintenant depuis quelques semaines à une colère sociale qui est telle que les mobilisations prennent de l'ampleur, on a vu des mobilisations de beaucoup de secteurs professionnels le 29 septembre dernier, 3 semaines de mobilisation lycéenne, aucune aucune réponse qui n'a été apportée à la mobilisation, une situation qui est de plus en plus difficile, un gouvernement absent qui ne répond pas et donc un pays qui voilà aujourd'hui connaît de nombreuses fractures et donc de nombreuses fractures pardon et donc qui qui est confronté à cette situation.

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Vous serez dans la rue samedi à l'appel des des gilets jaunes. J'ai posé la même question tout à l'heure à Frédéric Souillot de de Force Ouvrière qui nous disait "Je partage pas les revendications des gilets jaunes enfin certaines donc on sera là avec les services d'ordre pour veiller à ce que cela se passe bien mais on n'est pas forcément dans une logique de convergence des luttes." Mais nous on sera présents au sein de toutes les mobilisations qui seront nécessaires pour faire entendre les revendications qui sont portées maintenant depuis plusieurs semaines par différents corps sociaux dans le pays que ce soit les jeunes, les lycéens, les étudiants, les apprentis aussi dont on parle peu mais qui ont beaucoup de revendications parce que ils subissent une situation qui est extrêmement

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difficile et donc oui là où les conditions sont réunies, là où les les syndicales, les organisations de jeunesse organisent des rassemblements qui sont pacifiques et qui sont porteurs de revendications. Je pense que il faut être présent pour forcément samedi ? Bah ça dépend des endroits, écoutez, moi je je connais des départements dans lesquels il y a des rassemblements qui sont organisés, qui sont sécurisés avec des services d'ordre, des des organisations de jeunesse, des organisations syndicales qui seront pacifiquement et dans lesquels je pense que la mobilisation sociale a toute sa place à prendre. Mais sans organisation syndicale, vous n'irez ? Bah là où là où les conditions sont réunies, donc non effectivement quand il y a pas de quand il y a pas de de

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mobilisation organisée, effectivement non on sera pas présent parce que l'objectif quand même de ces rassemblements, c'est qu'ils soient revendicatifs, organisés donc on sera présent là où ça là où là où ça peut le permettre. Jonas Haddad, vous au pouvoir, est-ce que vous auriez donné comme consigne au préfet d'interdire les les manifestations ? Je pense qu'on répond pas du tout à la vraie question là. Ce qu'ont vu les Français samedi dernier, c'est pas les manifestations, il y a aucun problème avec les manifestations. C'est les casses, les pillages et des dégâts qui sont plus importants encore en deux jours que l'ensemble des émeutes qu'il y a eu après l'affaire Nahel. Mais les casseurs utilisent les manifestations. Non, non madame, non les casseurs utilisent

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pas des manifestations, ils utilisent des jours qui s'appellent le 17 octobre et qui s'appelleront peut-être les jours d'après pour venir piller et pour venir de mobilisation. Voilà. Et donc ce que je trouve fascinant dans votre réponse, voire sidérant, c'est que vous avez réussi à être dans le déni le plus absolu de ce qui a frappé l'ensemble des Français, c'est-à-dire des images de violence terrible, de violence inouïe dans lequel on rentre dans les appartements et dans les maisons des gens, dans lequel on fracasse la vie de petits commerçants et aussi de personnes qui qui vont devoir payer. les maisons, on avait tout à l'heure la porte-parole de la préfecture de police en plateau qui qui disait mais je précise juste qui disait moi à ce stade, j'ai pas de de preuve comme quoi il y a

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des individus qui sont rentrés dans les habitations. eu des vidéos qui sont qui sont qui sont "Nous on n'a pas de gilet jaune." sont mais je de rumeurs. Je je je je parlais pas je vous parlais pas je parlais à monsieur qui n'a pas eu un seul je comprends mais je qui n'a pas eu un seul mot comme si ces choses là n'avaient pas existé. Mais non mais je veux En fait je je je je je trouve ça sidérant ce cette forme de déni. Et enfin dernier point, je trouve que ce qui est que que ce qui est si vous n'avez pas dit un mot. La deuxième chose c'est cette inversion accusatoire. C'est-à-dire que si l'État est obligé de prendre ces mesures là aujourd'hui, c'est parce qu'il y a eu ces casses et ces pillages. Dans les manifestations précédentes, il n'y a pas eu ces casses

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et ces pillages et il n'y avait pas de couvre-feu voir pas d'état d'urgence comme nous le réclamons. C'est simplement ces saccages et ces pillages dont vous n'avez pas parlé qui justifient ces mesures qui peuvent être liberticides mais je vais vous dire une chose, est-ce qu'on a le droit d'avoir de la liberté lorsqu'on se fait exploser son magasin ou qu'on se fait exploser son visage parce que ça a continué le dimanche également. Pas que le samedi. Donc moi je je comprends même pas que vous n'en parliez pas comme si ça n'existait pas. déni Bastien ? suis pas dans le déni, je réponds à la question qui m'a été posée. Maintenant moi j'entends ce que vous dites monsieur Haddad monsieur Haddad pardon et vous voulez nous entendre dire que on condamne les violences et que ces scènes

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de pillage sont extrêmement graves et désolantes. Ben je vais vous le dire, elles sont extrêmement graves et désolantes. Elles sont pas du tout à l'image ? Elles elles sont pas du tout à l'image de la mobilisation. Écoutez, moi je suis pas ministre de l'Intérieur. Moi je veux bien mais reprochez à l'État quelque chose juste avant. Donc comment vous feriez pour répondre à la question de madame Non mais laissez-moi terminer. Moi je reproche effectivement au ministre de l'Intérieur d'avoir été complètement à côté de la plaque sur l'organisation de la journée de mobilisation. que vous reprochez aux ? Contre contre la journée de mobilisation et contre la violence elle est légitime. Mais non mais bien sûr que non cette violence elle est pas légitime et elle est même pas légitime.

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amis de LFI ils disent autre chose. mais j'ai pas d'amis de LFI. Je pense que vous essayez de faire ça de la pas parce que vous dites au départ vous l'avez dit au départ. Vous voulez vous voulez m'entendre dire attendez, en l'occurrence Sébastien Bonnarmeau bon ça a été clair il a il a vous avez condamné les condamné les violences. En revanche sur la réponse effectivement euh je vous pose la même question vous au pouvoir demain quelle réponse vous apportez pour éviter un nouveau un nouveau samedi de chaos pour répondre à ces commerçants qui sont une qui sont inquiets et désemparés face à ces violences autre de de la doctrine de maintien de l'ordre. Enfin quand même il faut se rendre compte de de la situation. Mais on vous parle pas du maintien de l'ordre, on parle des casseurs.

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Mais non mais mais c'est mais en fait c'est c'est c'est complètement lié, c'est-à-dire que on est face à un gouvernement et face à un ministre de l'Intérieur qui a été en capacité de réprimer très durement les mobilisations lycéennes quand même pendant plusieurs semaines avec des scènes qu'on a beaucoup commenté sur les plateaux télé et à raison avec plus de 6000 arrestations qui ont été faites en quelques semaines dont 87 % de lycéens et lycéennes et qui a pas été en capacité d'éviter la casse les pillages qui ont eu lieu à la journée du samedi 17 octobre et qui maintenant va renvoyer la responsabilité sur les organisations politiques et sociales monsieur parce que la différence monsieur la différence fondamentale la différence fondamentale monsieur Haddad

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l'impunité je vous dis l'impunité des casseurs c'est Emmanuel Macron qui refuse la démission de Laurent Nunez qui n'a pas été capable d'organiser la journée la différence fondamentale entre des manifestations de lycéens de lycéens et des casseurs c'est que les casseurs viennent cagoulés tout de noir vêtu avec des barres de fer et des disqueuses pour ouvrir des commerces. Donc quand vous vous dites bah si vous vous dites à l'instant c'est de la faute de l'État parce que l'État a su réprimer les manifestations lycéennes et qu'il n'a pas su réprimer les casseurs. Ça n'a strictement rien à voir. On est passé on est passé dans un autre niveau de débat et je pense que la première des libertés qui pourraient avoir pour les Français dans le weekend qui vient c'est une simple sécurité. Nous sommes

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la risée du monde. Nous sommes la risée du monde. qu'est-ce que vous proposez alors précisément Jonas Haddad parce que je je vois pas en quoi l'état d'urgence ça ça empêcherait un déchaînement de violence comme on l'a connu expliquez-moi. C'est c'est très clair et c'est prévu par les textes. L'état d'urgence prévoit des contrôles d'identité préventifs dans des zones qui sont définies par le préfet. C'est-à-dire que par exemple si on avait eu le cas à République ou à Bastille les contrôles d'identité auraient pu être faits vis-à-vis des black blocks qui ont ouvert à la disqueuse la plupart des commerces. Première réponse. Deuxième réponse ça permet également des perquisitions plus rapides parce que sinon les commissariats sont débordés. dans la réponse après, après coup, c'est

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pas pour anticiper les violences. parce qu'on sait qu'il y a des gens par exemple qui sont sur les réseaux sociaux et qui disent "On va se retrouver à telle date, à telle date." et quand ils se retrouvent, ils se retrouvent avec des armes par exemple. Donc vous voyez donc de façon anticipée, on peut éviter qu'il y ait des gens qui arrivent avec des fait est qu'on les a pas repérés en amont euh en l'occurrence. Oui, parce que justement il y a pas état d'urgence. Bah parce qu'il y a eu une faille au niveau des services de renseignement vraisemblablement. Bah non, c'est ce que je vous dis, c'est que en fait les services de renseignement se font avec les moyens juridiques dont ils disposent, on n'est pas dans une dictature et c'est bien normal et c'est tant mieux. Là c'est

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l'avocat qui vous parle, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent. Si on passe en état d'urgence, ils auront davantage de moyens pour repérer, c'est notamment le cas de l'IA ou des messageries cryptées. Vous savez qu'aujourd'hui sur Snap ou sur TikTok, vous n'avez aucune autorisation si vous êtes pas en état d'urgence d'aller regarder ce qui s'y passe pour regarder à l'intérieur des téléphones des gens. Donc tout ça, c'est des mécaniques très concrètes. Moi je veux pas pleurer sur le lait renversé et devoir expliquer aux gens après une nouvelle nuit de chaos que finalement c'est de la faute de l'État. Mais on a quand même un certain nombre de de spécialistes du droit qui disent que l'état d'urgence euh les il y a déjà des dispositions euh qui sont euh euh

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qui sont possibles, la mise en place de couvre-feu, l'interdiction des des des rassemblements et qu'on n'a pas forcément besoin de l'état d'urgence et que finalement euh l'état d'urgence ça permettrait essentiellement, oui, ce serait une mesure symbolique, une mesure symbolique, un électrochoc peut-être, euh un message envoyé à la population euh mais mais que ça n'aurait pas d'efficacité d'efficacité réelle. Je je partage pas cette je partage pas cette opinion d'autant que lorsqu'il y a eu les émeutes de banlieue, l'état d'urgence a été décrété et à l'époque, il y a eu moins de ravages et de pillages que ce qu'il y a eu en deux jours. Donc à l'époque, quoi, ils se sont tous trompés en mettant l'état ? C'est tous des mauvais juristes au ? Moi peut-être quand même ce que ce que

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je j'entends aussi dans ce débat et que je trouve un peu dommageable, c'est qu'il y a pas eu qu'un seul phénomène ce samedi. Enfin ce samedi, c'est quand même aussi 800000 manifestants qui euh ont défilé pour porter des revendications qui sont très concrètes aujourd'hui. qu'on n'a pas entendu à cause de la casse. Bah oui mais euh bah je suis bien d'accord. Je pense que effectivement et c'est aussi euh c'est aussi euh ce qui est dommageable, c'est-à-dire que euh ces pillages, ces casses, c'est euh ce qui a permis à Emmanuel Macron justement de décentrer le débat public sur un autre sujet que celui de la mobilisation sociale. Et pourtant, je pense qu'il y a beaucoup de Français aujourd'hui dans ce pays qui attendent des réponses politiques très claires sur la mobilisation.

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justement euh quelle analyse mais mais quelle analyse vous faites de ce ce déchaînement de ? Comment vous ? Expliquez. Euh on a entendu euh peut-être que vous l'avez écouté aussi le le politologue euh Jérôme Fourquet qui parle de culture de l'émeute. Non mais je pense que c'est euh je pense que c'est à côté parce que la réalité c'est euh moi j'étais présent en manifestation samedi à Paris et je peux vous dire que c'est ce que j'ai vu dans le cortège que nous avons organisé avec les jeunes communistes. Et quand on a défilé, c'est pas la culture de l'émeute. C'est euh des cortèges de joie, des cortèges qui étaient extrêmement revendicatifs. en l'occurrence, je parle des des des casseurs et des Mais non mais d'accord mais ces images c'est pas vous voyez, vous faites ce que

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l'inverse de ce que vous aviez en début de plateau, c'est-à-dire que d'un côté, effectivement, il y a eu des des modi- des des manifestations qui sont extrêmement revendicatives. Et un président de la République qui n'est pas capable d'y répondre. Et de l'autre, il y a eu effectivement euh de la casse et des pillages euh que nous nous savons condamner et euh et que euh et que euh et qui ne sont pas liés aujourd'hui à ces manifestations. Et nous moi ce que je trouve dommageable, c'est qu'on est face à deux phénomènes et qu'aujourd'hui, le gouvernement est incapable de donner une réponse à ces revendications qui pourtant sont très populaires. Plus de 75 % des Français soutiennent les mobilisations lycéennes et leurs revendications. On est face quand même à une mobilisation d'ampleur

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avec 800000 manifestants dans la rue. On a une journée de grève générale qui a été appelée par les syndicats le 5 novembre. Et on ne parle pas aujourd'hui des revendications qui pour qui pourraient permettre de sortir de cet état de crise sociale que traverse le pays. Donc moi j'entends et je prends je prends je on prend notre part de responsabilité quand il faut parler de la casse et des pillages. Maintenant que monsieur Haddad et que le gouvernement prennent leurs responsabilités quand il s'agit de répondre aux revendications sociales qui traversent notre Moi moi écoutez, je suis pas au gouvernement. J'ai juste vu une chose euh j'ai j'ai juste vu j'ai juste vu deux choses ce matin. La première des choses, c'est que la personne qui est interpellée pour l'incendie de la mairie

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de Limoges, elle se revendique de l'ultra-gauche de façon très claire sur son profil Facebook et sur d'autres supports et que les personnes qui ont encouragé l'incendie de l'université de Rouen à Mont-Saint-Aignan dans lequel avec la région nous avions mis 11 millions d'euros, c'est quelqu'un qui était grande électrice pour LFI laissez-moi terminer aux élections sénatoriales. Donc l'implication très claire des mouvements d'ultra-gauche qui sont ne me dites pas que ce sont pas vos amis parce que dans ce cas-là moi je comprends plus, ? Qui sont impliqués à l'intérieur de ces mouvements-là est très clair et vous pouvez pas et je non le complotisme c'est de dire que c'est de la faute de l'État alors qu'il y a des centaines de racailles qui descendent dans Paris. [raclement de gorge]

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Moi je dis que Il y a pas de responsabilité de la part de l'État qui La première le premier responsable les premiers les premiers responsables ce sont les casseurs, ce sont les pilleurs, il n'est pas normal que à Marseille vous ayez 30000 personnes qui fassent une razzia à l'intérieur du centre-ville de Marseille. Oui mais la oui mais la préfecture puisque tout à l'heure vous avez cité les préfets, la préfecture a dit que c'était 30000. Une fois la préfecture, une autre fois non. Moi je dis juste que je me je fie aussi à la préfecture et que la préfecture a dit 30000 pilleurs donc ce ne sont ce ne sont pas que des manifestants. Nous sommes face à un phénomène dans lequel des gens ont un plaisir c'est vrai une

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culture des émeutes. D'ailleurs c'est Bien sûr mais c'est pas vu qu'à l'occasion de de ça, ça s'est vu à l'occasion des matchs du PSG, ça s'est vu à l'occasion d'Halloween, ça se voit à l'occasion du 31 décembre, ça se voit à l'occasion des Ah non par contre j'ai vu les racailles. J'ai vu les racailles qui sortent des banlieues et qui disent et qui disent et qui disent non c'est c'est totalement le sujet monsieur il y a que vous qui êtes à côté, tous les Français s'en aperçoivent maintenant qui disent qui disent en descendant qui disent en descendant qu'ils veulent piller à l'intérieur de ce qu'il y a dans les centres-villes et c'est la différence d'ailleurs avec ce qui se passait dans les banlieues à l'époque, c'est que à l'époque ces phénomènes-là étaient contenus dans les banlieues. Et

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maintenant ces phénomènes-là arrivent dans les centres-villes. Et d'ailleurs, je vais vous dire une chose, depuis 2-3 jours, moi j'ai des amis qui sont de gauche, voilà, parce que on est dans la vie sociale telle qu'elle est, qui me disent "Mais en fait, tant qu'on avait pas été impacté dans notre propre chair parce que vivent les gens dans les banlieues depuis des années, on ne comprenait pas. Et maintenant on comprend ce qui est en train de se passer." Et c'est ça que je veux dire. Je je je je dis pas que vos intentions ne sont pas louables, je le sais. Mais n'ayez pas la naïveté de ceux qui sont bouffés par les plus radicaux. Mais on ne l'a pas et je pense Je je vous le dis juste parce que vous avez l'air sympa en plus. Non mais c'est vrai. Merci, c'est gentil, je prends le

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compliment. Mais on ne l'a pas et je pense que vos auditeurs et vos auditrices sauront reconnaître le fait que nous, quand il faut commenter la question des violences et des pillages, on sait prendre notre part de responsabilité. Par contre, monsieur Haddad, ce soir je ne vous ai pas entendu sur la mobilisation sociale et sur les revendications qui sont qui sont Non mais parlons sur les revendications qui sont celles des Françaises et des Français. Donc maintenant parlons On a parlé de la question de la casse et des pillages. Parlons maintenant de la mobilisation du 5 novembre. Parlons de la du contexte social dans lequel se trouve le pays. Parlons de la question des salaires. Parlons de la question de Parcoursup, des lycées dégradés. Moi, j'aimerais beaucoup vous entendre là-dessus.

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Alors moi, j'aimerais bien vous répondre du coup là-dessus. Euh c'est très compliqué de répondre à des causes que rien ne relie. Bah c'est-à-dire alors là Bah si, vous allez m'expliquer la le point commun entre des gens qui se plaignent d'avoir trop d'impôts sur de l'essence, c'est-à-dire des gens qui pensent pas vraiment comme vous, C'est alors [rires] Ah si si, parce que c'est des impôts, hein. Trop d'impôts sur l'essence, oui oui. c'est c'est des impôts, c'est Rien à rien à voir avec les dividendes de Total. Vous vous me demandiez une réponse, j'essaie de vous l'apporter. Excusez-moi. et d'un autre côté, des lycéens qui expliquent qu'il y a des dégradations. Or, je dis quand même que les lycées qui sont dégradés, ce n'est pas le cas dans toutes les zones de France.

15:14

Moi, je suis vice-président d'une région qui s'appelle la région Normandie, dans laquelle les régions les les les lycées et les universités sont flambant neufs. L'université dont je parlais tout à l'heure, elle a été rénovée en 2020. On a mis 11 millions d'euros. Cette université flambant neuve, elle a été brûlée par des gens d'ultra-gauche. ? Donc, les revendications, on peut pas répondre à des revendications sans Si on répond à toutes les revendications, est-ce que vous pensez qu'un pêcheur, il a la même revendication que quelqu'un d'ultra-gauche qui vient de Hollande pour casser à la disqueuse des commerces dans ? vous voyez bien que c'est pas la même chose. Sortons du complotisme. Mais c'est pas complotiste, regardez les images, monsieur, arrêtez. Il y a que

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vous qui voyez pas les flammes dans la pièce, quoi. On l'a vue, on l'a commenté, on l'a dit, je le redirai si besoin. Vous posez une question très pertinente. Quel est le lien aujourd'hui entre des lycéennes et des lycéens qui revendiquent l'abrogation de Parcoursup et qui demandent des moyens pour leur lycée et et le lien avec les pêcheurs qui se mobilisent aujourd'hui vis-à-vis du prix de l'essence et du pouvoir d'achat. Mais c'est l'incompétence du gouvernement, c'est l'incapacité aujourd'hui à gérer une crise sociale que traverse le pays. Donc, quelle est la revendication commune entre ces deux ? Je comprends pas, moi. Mais mais la revendication commune, c'est de sortir des des budgets d'austérité qui qui Budget ? Euh, la France a le pays dans lequel on a la plus grande dépense

16:20

publique au monde. Ça, c'est le chiffre de l'OCDE. Donc, je vois pas où est l'austérité. D'accord, donc Je sais pas, enfin, c'est moi le complotiste, euh, j'ai des chiffres, hein. Mais non, mais je vous invite à aller aller visiter alors les lycées qui sont mobilisés là. ma compétence. Je suis vice-président d'un lycée. Et ben ben non. Vous quelle est votre compétence sur les lycées, ? Ben, ma compétence, même j'ai pas de compétence spécifique sur les lycées et d'ailleurs Donc donc, merci et voilà. C'est pas de là dont je parle. Je suis secrétaire général d'une organisation de jeunesse. vous parle d'un truc que je connais. D'accord, ben, je vous Je vous parle des lycées. Moi, je vous parle de quelque chose. Je vous parle de quelque chose que je connais. Que vous connaissez. Je suis

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secrétaire général d'une organisation de jeunesse qui comprend beaucoup de lycéennes et de lycéens. On a lancé des cahiers de doléances pour récolter les témoignages de toutes celles et ceux qui aujourd'hui sont mobilisés. Bah, des lycéens mais communistes, c'est pas que. Qu'est-ce que disent tous ces lycéens qui sont ? Qu'est-ce que Qu'est-ce qu'ils ? Qu'est-ce que vous leur faites dire, ? Qu'est-ce que vous leur faites ? Une une dernière question parce qu'on arrive au au bout du duel et et on aura l'occasion de revenir évidemment sur les sur les revendications mais quand même un mot plus plus politique et sur les les conséquences à à 6 mois de la présidentielle, cette séquence et ce weekend dernier bénéficie en priorité à Marine Le Pen qui fait campagne sur le retour de

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l'ordre comme Bruno Retailleau et pourtant c'est elle qui engrange dans les sondages. On va voir ce dernier sondage qui a été publié aujourd'hui Ifop Fiducial, c'est le premier poste poste violence 34 à 38 % d'intention de vote pour Marine Le Pen selon les configurations entre 5 et 7,5 % pour Bruno Retailleau. Comment vous expliquez qu'il est inaudible sur cette séquence ? C'est ça c'est pardon, c'est votre vision qui soit inaudible parce que dans il y a il y a d'autres sondages qui Maintenant il y a d'autres sondages qui sont sortis aujourd'hui qui démontrent que les deux effectivement qui sont le plus en capacité de répondre à ces enjeux de sécurité, c'est Le Pen et Retailleau. Non, comment je le vois c'est que en réalité le RN depuis des années est vu comme le parti

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anti-système et que là on paye la facture là-dessus peut-être que je vous rejoins, vous voyez de 10 ans de laxisme au niveau macroniste, c'est-à-dire que en gros on n'a pas pris les mesures nécessaires d'un point de vue sécurité, c'est l'angle mort du macronisme pour faire en sorte que la sécurité se rétablisse et bien évidemment bah 10 ans après les gens se disent il nous reste ? Il nous reste LFI et Mélenchon. au macronisme Bruno Retailleau, il a participé au gouvernement. Non, soyons précis, il a été ministre du gouvernement Barnier à l'époque où c'était en cohabitation, vous vous en souvenez pour éviter à l'époque le NFP et d'ailleurs Emmanuel Macron bilan de ces dernières années qui ne s'est pas amélioré. quand il était ministre de l'Intérieur, il avait fait une couverture dans

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laquelle il disait que le macronisme était mort. C'est pas vraiment un ministre macroniste. Mais alors pourquoi il est pas entendu lui l'ancien ministre de ? Pourquoi il est pas jugé crédible sur ces questions là visiblement à en croire les sondages par les ? En tout cas moins crédible que Marine Le Pen. En tout cas, il est en train d'avantage de prendre des points dans ce qu'on a appelé le bloc de droite et du centre par rapport à d'autres qui sont en train de de chuter également, vous le voyez. En fait, il y a plusieurs radicalités dans notre pays, il y a la radicalité du RN, il y a la radicalité de LFI et nous on essaie d'apporter une radicalité qui est républicaine, c'est-à-dire répondre dans le cadre républicain. [grognement] Voilà. Merci merci beaucoup à tous les deux

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d'avoir accepté notre invitation ce soir.