L'Europe et la crise - 13/02/2010 (5/19)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Locuteur 1Fait
« Vous avez beaucoup entendu parler ces jours-ci dans la presse de ce de cet acronyme offensant pigs. Ça veut dire les cochons en en en anglais. C'est l'acronyme pour désigner le Portugal, l'Italie et l'Irlande, la Grèce et l'Espagne. »
- 1:30Locuteur 1Chiffre
« notre dette publique, rappelons-nous que monsieur Sarkozy avait été élu pour diminuer l'endettement public. Jamais l'endettement public n'a autant augmenté que depuis 2 ans. »
- 2:30Locuteur 1Fait
« un état qui sortirait de l'euro devrait actuellement quitter également l'Union européenne. »
- 3:30Locuteur 1Fait
« il y a actuellement des pays qui ne sont pas strictement strict sensus dans l'Union européenne ou qui ne sont même pas du tout. Par exemple, le Kosovo utilise l'euro hein comme monnaie. »
- 7:30Locuteur 1Fait
« l'explosion de l'euro est inéluctable. »
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La situation européenne maintenant. Vous avez beaucoup entendu parler ces jours-ci dans la presse de ce de cet acronyme offensant pigs. Ça veut dire les cochons en en en anglais. C'est l'acronyme pour désigner le Portugal, l'Italie et l'Irlande, la Grèce et l'Espagne. Est-ce comme Spain ? Pourquoi ? parce que ces pays sont dans une situation de déficit budgétaire de plus en plus préoccupant.
Il faut bien comprendre que j'en dirai un mot tout à l'heure sur la France, c'est que la crise est tellement énorme que tous les épais tous les gouvernements occidentaux ont essayé de la colmater parce qu'un gouvernement il raisonne toujours à court terme finalement enfin malheureusement mais souvent à court terme. Et donc ils ont essayé de colmater en faisant du déficit budgétaire pour faire une relance. On l'a vu en France où notre dette publique, rappelons-nous que monsieur Sarkozy avait été élu pour diminuer l'endettement public. Jamais l'endettement public n'a autant augmenté que depuis 2 ans.
Bon, donc euh nous sommes les pays occidentaux ont été obligés de creuser le déficit public pour avoir des politiques sociales pour amortir le choc de la crise notamment avec vous savez par exemple des primes à l'emploi, des primes à l'achat de voiture et cetera pour que continuer à faire tourner un petit peu la machine économique. Le problème c'est que un certain nombre de pays, notamment les pays du sud, Portugal, Italie, Grèce, Espagne et puis également l'Irlande, et bien eux sont dans une situation qui est critique. On a beaucoup parlé, on parle beaucoup ces jours-ci de la Grèce, on parle aussi beaucoup de l'Irlande.
Il est assez savoureux de se rappeler qu'il y a encore quelques années, on nous donnait en modèle l'Irlande. On l'appelait le tigre celtique et on disait aux Français, "Regardez comme vous êtes des nuls. L'Irlande a fait les réformes indispensables. Franchement, vous êtes archi nul.
La France qui est un pays de modération et qui est toujours un petit peu lente et qui reste toujours un peu sur son quant à soi et toujours un peu en retard pour la croissance mais toujours aussi un peu en retard pour les crises parce que heureusement que nous n'avons pas totalement suivi le chemin de l'Irlande ou de la Grande-Bretagne qui est dans une situation qui est également extrêmement préoccupante puisque la la city londonienne représente à elle seule quelque chose comme 20 % du produit intérieur brut de l'Angleterre. Or, la finance, ce sont des jeux d'écriture qui en réalité ne produisent pas de richesse comme une industrie.
Alors, ce qui est intéressant sur cette affaire, c'est que si vous allez sur le site internet de la Banque centrale européenne, vous y trouverez une note qui a été mise en ligne d'un certain monsieur Febus Atanau, qui doit être grec ou chipriote mais qui est un un un fonctionnaire, un rou fonctionnaire de la commission. Et cette note est intitulée, c'est une note évidemment elle est en anglais puisque pratiquement désormais les sites le site internet de la BCE est quasiment entièrement en langue anglaise. Withdraw and expulsion from the EU and EMU some reflection, c'est-à-dire quelques réflexions au sujet du retrait ou de l'expulsion d'un état de la zone euro et de l'Union européenne.
Alors, il est intéressant de regarder cette note. D'abord parce que il y a quelqu'un qui a fait 50 pages de réflexion là-dessus qui a s passé par évidemment par tous les dirigeants de la Banque centrale européenne. Ce qui est intéressant c'est que on s'aperçoit que désormais pour la Banque centrale européenne la sortie d'un membre de la zone euro est désormais une possibilité non nulle. Deuxièmement que toujours selon ce papier, un état qui sortirait de l'euro devrait actuellement quitter également l'Union européenne. Mais l'auteur ajoute que il serait possible qu'un État qui quitte l'Union européenne puisse conserver éventuellement l'euro.
Vous savez qu'il y a actuellement des pays qui ne sont pas strictement strict sensus dans l'Union européenne ou qui ne sont même pas du tout. Par exemple, le Kosovo utilise l'euro hein comme monnaie. Euh vous avez également des pays qui ne sont pas représentés à la Commission, Monaco, Saint-Marin, le Vatican qui utilise l'euro alors que euh ils ne sont pas membres euh de euh l'Union euh européenne. Alors euh toujours dans cette note, l'auteur s'interroge pour savoir euh si il y a un droit unilatéral de sortie de l'euro, sachant que depuis le traité d'Il Lisbon par l'article 49a, il y a un droit unilatéral de sortie de l'Union européenne.
là-dessus d'ailleurs que notre mouvement politique ne cesse d'insister. Nous avons maintenant les moyens juridiques clarifiés pour sortir de l'Union européenne. Et donc l'auteur de la note dit que en l'absence, ça n'est pas clair, mais il faudrait sans doute prévoir une réforme du traité de Lisbonne pour prévoir la sortie de l'euro. Mais néanmoins, l'auteur insiste sur le fait que en réalité lorsqu'il s'agit de l'avenir des peuples et des nations et en matière de grande politique, il y a jamais aucun traité qui puisse empêcher quoi que ce soit.
Il rappelle notamment que le Groenland, dont vous savez que c'est une colonie euh de du Danemark, a quitté l'Union européenne dans les années 8284 alors que les textes étaient totalement silencieux et contre l'interprétation des traités euh euh que euh défend justement l'auteur de cette de cette note. Alors, qu'est-ce qu'il faut conclure de cette note qui a été mise en ligne sur le site de la Banque centrale européenne ? et bien deux choses d'une très très grande importance. La première chose c'est que la on est en train de découvrir que l'euro et ses contraintes ne sont pas soutenables à terme pour tous les pays.
En d'autres termes, une monnaie plurinationale comme l'euro à vocation a explosé. Ça n'est pas une découverte pour l'UP. Euh, personnellement, cela fait des années que je fais des conférences pour expliquer que toutes les monnaies plurinationales de l'histoire ont toujours exploser. L'euro n'est pas du tout une novation. Il y en a eu des dizaines, hein, je ferai bientôt une conférence uniquement consacrée à cette question. Euh, toutes les monnaies plurinationales ont toujours explosé. Et donc là, on est en train de découvrir ces mêmes écrits dans la Bible, hein. C'est dans le de le livre des Macabés où on apprend que une monnaie, c'est un peuple et une nation. Voilà.
Et ce qui est le plus important, c'est que désormais la Banque centrale européenne évoque elle-même elle-même la possibilité de sortie de l'Europe, de de l'Union européenne et de l'euro et peut-être même la nécessité pour elle de chasser un pays de l'euro. En d'autres termes, je me rappelle combien de gens dans les mouvements politiques lorsque nous nous disons depuis que nous avons créé l'UPR, ça fait 2 ans et demi, quand nous nous disons que nous voulons sortir de l'euro et de l'Europe, combien de gens nous ont traité de gens irresponsables qu'on pouvait jamais revenir en arrière, que nous étions des fous ?
D'un seul coup, plus personne ne nous critique parce que d'un seul coup est en train d'apparaître la vérité. D'un seul coup, on commence à s'en rendre compte en haut lieu et bien qu'il va falloir envisager oh sur l'affaire de la Grèce, on va encore colmater les brèches probablement ça va durer encore 1 an, 2 ans, 3 ans, 5 ans. Mais l'explosion de l'euro est inéluctable. Il faut bien se le mettre dans la tête. Et donc ce que nous nous proposons c'est pas du tout une folie, c'est au contraire très raisonnable. Nous nous proposons que le retrait se fasse de façon ordonnée et sereine. Alors ça va me permettre de passer maintenant à la situation de la France.
François Asselineau