Bonjour chez vous ! du 28 octobre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 39 %Défensif 31 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33OuverteÉludée
Peut-il éviter de nouvelles violences dans les prochaines manifestations ?
- 2:46OuverteRéponse directe
Le projet de loi vise à créer une nouvelle responsabilité collective lorsque les manifestations sont émaillées de casse.
- 9:10OuverteRéponse directe
Quels sont les résultats dont vous disposez à l'heure où on se parle ?
- 11:10OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui peut se passer dans les prochains jours, selon vous ?
- 12:38OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de ces premiers résultats ?
- 17:05OuverteRéponse directe
Comment juste vous voyez les prochains jours ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:04InvitéFait
« Le projet de loi permet également de saisir les APL, les allocations familiales. »
- 3:31InvitéFait
« Les articles 1 et 2 suppriment ce lien de causalité. »
- 4:04InvitéChiffre
« Le locataire de Beauvau, Laurent Nouniès, s'est réjoui de l'adoption de ce texte qui répond, selon lui, par la loi, aux dégradations des derniers jours avec plus de 2500 commerces touchés. »
- 4:46InvitéFait
« Nous, au Rassemblement National, nous sommes très attachés à la liberté de manifester, mais droit de manifester ne veut pas dire droit de casser. »
- 5:14PrésentateurChiffre
« À l'heure où je vous parle, selon le média israélien à Reitz, le bloc du Premier ministre sortant Benjamin Netanyahou récolterait pour leur 57 sièges en dessous de la majorité de 61 députés. »
- 9:20InvitéChiffre
« Il y a cette avance de Benjamin Netanyahou qui rassemble environ 55%, en tout cas 55 mandats pour pouvoir composer un gouvernement versus 46-47 mandats avec son rival Eisenkot. »
- 10:13InvitéFait
« On a le sentiment un petit peu qu'avec la puissance également du vote arabe qui, l'événement en Israël ce matin, c'est les 16 à 17 sièges que peuvent culminer maintenant et cumuler les Arabes israéliens qui ont massivement participé à la démocratie israélienne, et bien de ce point de vue-là, ils seraient les faiseurs de roi d'un gouvernement qui, pour l'instant, ne semble pas pouvoir se former. »
- 25:53InvitéFait
« Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ? »
- 26:58InvitéFait
« Nous avons vécu ces trois dernières années une guerre existentielle. Critiquer Israël dans cette période était perçu par certains comme un rejet de l'idée même de l'existence d'Israël. »
- 32:55InvitéFait
« On ne peut pas dire que la prise de parole d'ailleurs de la présidente de l'Assemblée nationale n'a pas été digne. »
- 33:41InvitéFait
« Ce sont les victimes de la France, si je peux dire. Ce sont des victimes du terrorisme en France. »
- 37:55PrésentateurFait
« Les accords étrangers sont positifs pour un peuple à condition qu'ils ne dépassent pas une proportion. »
- 40:02InvitéChiffre
« Il y a 128, si j'ai bien compris, impacts de balles. »
- 41:17PrésentateurFait
« Leur revendication, elle portait sur Parcoursup, elle portait sur la question de l'organisation des horaires, elle portait sur l'absence de profs et elle portait sur les conditions matérielles, en particulier les investissements dans les collèges et les lycées. »
- 41:35PrésentateurFait
« Cette compétence est exclusivement celle des départements et des régions. »
- 41:43PrésentateurFait
« Mais qui est responsable ? Les départements et les régions. »
- 41:50PrésentateurFait
« Il y a des départements, beaucoup et des régions, un grand nombre, qui ont fait des efforts de rénovation des lycées. »
- 43:43PrésentateurFait
« Parcoursup est un outil. Il a des défauts, manifestement. »
- 44:13PrésentateurFait
« Et les orienter vers des filières qui sont sans déboucher professionnels, c'est aussi mentir aux jeunes. »
- 44:21PrésentateurFait
« Il faut de la sélection, y compris pour la fac. »
- 45:19PrésentateurFait
« Je ne sens pas les conditions réunies d'un accord avec qui que ce soit et même dans le bloc dit central qui est un accord sur les mesures qu'il faudrait prendre. »
- 45:35PrésentateurFait
« Une année blanche sur un certain nombre de choses et sur la totalité des choses, à la fois dans le PLF-SS et dans le PLF. »
- 46:00PrésentateurFait
« Où, comment, quoi ? Et nous, on a fait des propositions et les autres disent la seule solution, c'est des recettes. »
- 46:09PrésentateurFait
« Résultat, c'est déficit partout, dette partout, économie et recettes nulle part. »
- 46:44PrésentateurFait
« Et donc, dans une démocratie, dire qu'il faut choisir les élections en fonction des casseurs, actant le fait que nous laisserions faire des casseurs, et donc baissant les bras. »
- 50:06PrésentateurFait
« Ça pose un problème parce que ce serait la première fois que le président de l'Association des maires serait engagé dans une présidentielle. »
- 1:09:42InvitéChiffre
« 95% des Français qui sont favorables à ce texte vont pouvoir enfin avoir satisfaction. »
- 1:10:03InvitéFait
« La responsabilité civile solidaire, ils sont contre. L'augmentation du nombre de caméras, ils sont contre. »
- 1:10:06InvitéFait
« L'interdiction de territoire français pour ceux qui ont participé à une émeute, ils sont contre. »
- 1:10:11InvitéFait
« L'alourdissement des peines du coup pour les fauteurs de troubles, ils sont contre. »
- 1:10:16InvitéFait
« La suspension des allocations familiales, les APL ou du RSA pour les délinquants, ils sont contre. »
- 1:16:30InvitéPromesse
« nous avons dit avec Marine Le Pen qu'il faut que les dégâts soient intégralement réparés même si la personne doit payer jusqu'à la fin de sa vie. »
- 1:16:55InvitéFait
« il faut aussi qu'elle soit sanctionnée. »
- 1:22:13InvitéFait
« Gabriel Attal propose un pacte pour la jeunesse. 150 jeunes de 16 à 25 ans tirés au sort pour élaborer avec eux des propositions. »
Temps de parole
- Présentateur68 %
- Présentateur 210 %
- ?8 %
- Invité6 %
- Invité 24 %
≈ 38 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver. Comme tous les jours, on fait le point sur les sujets qui font votre quotidien et l'actualité dans nos régions. On regarde le programme de ce mercredi 28 octobre. Le Sénat a adopté cette nuit le projet de loi Casseur-Payeur, présenté comme une urgence après les violences du 17 octobre, renforcé par la droite, vilipendé par la gauche. Peut-il éviter de nouvelles violences dans les prochaines manifestations ?
Ce sera le débat politique dans une heure entre Benjamin Gouin pour Renaissance et Dijdias pour le RN et Hugo Bernalicis pour la France Insoumise.
En
Israël, Benyamin Netanyahou et l'opposition au coup d'à-coup d'après les législatives. Personne n'obtient la majorité absolue pour le moment. Quelles conséquences pour Israël mais aussi à l'international ? On va en parler pendant une demi-heure avec Roger Carucci. Bonjour, merci d'être avec nous, président du groupe d'amitié France-Israël. Au Sénat et puis on sera également à Tel Aviv avec Mickaël Darmon qui nous donnera les dernières informations. Après l'attaque raciste de Trappes, la séance de questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée a tourné à la foire d'Emploi hier. Sébastien Lecornu a dénoncé un climat nauséabond. Peut-on retrouver le chemin de l'unité ?
Dans une demi-heure on reçoit Marc Fénaud qui préside le groupe Les Démocrates à l'Assemblée. Il est le premier vice-président du Modem. Et puis à la ligne de nos régions, nous vous emmenons à Rennes, au cœur d'une brigade de gendarmerie accessible à toute heure pour maintenir le contact avec la population et faciliter les démarches, notamment grâce au numérique. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et d'abord le journal avec Quentin Calmet. Bonjour Quentin. Bonjour Ariane, bonjour à tous. À la ligne de ce mercredi 28 octobre, la colère de Sébastien Lecornu qui dénonce
un
climat nauséabond.
Oui, la séance des questions au gouvernement a encore une fois été particulièrement tendue hier à l'Assemblée nationale. Les élus de gauche ont quitté l'hémicycle pendant que Sébastien Chenu, le nouveau président du groupe RN à l'Assemblée, prenait la parole. Une bronca quelques instants seulement après une minute de silence en hommage aux victimes de l'attentat terroriste de Trappes. Écoutez l'indignation du Premier ministre hier.
Mais
de voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin, midi et soir, tout sent le recel politicien.
Après
les violences du 17 octobre, le Sénat a donc adopté cette nuit le texte casseur-payeur. Oui, le calendrier de l'examen du texte avait été accéléré par l'exécutif après les violences des dernières semaines. Le projet de loi vise à créer une nouvelle responsabilité collective lorsque les manifestations sont émaillées de casse. Le projet de loi permet également de saisir les APL, les allocations familiales. Le texte, largement adopté hier, avait été durci préalablement par la majorité de la droite du centre. Les détails avec Marion Lampageux. Pour
229 contre 105,
le
projet de loi est adopté.
Il
est une heure du matin quand les sénateurs adoptent ce projet de loi dit casseur-payeur. Pendant les six heures de débat, la gauche sénatoriale a critiqué ce texte, notamment l'article 1 qui permet de tenir comme solidairement responsable des individus qui ont participé à un rassemblement violent, même s'ils ne sont pas directement à l'origine des dégâts causés. Les articles 1 et 2 suppriment ce lien de causalité. Et ils ont été écrits, pardonnez-moi, par des gens qui n'ont jamais foutu les pieds dans une manifestation, ou en tout cas pas depuis longtemps.
Le
locataire de Beauvau, Laurent Nouniès, s'est réjoui de l'adoption de ce texte qui répond, selon lui, par la loi, aux dégradations des derniers jours avec plus de 2500 commerces touchés.
Et
c'est aussi pour préserver le vivre-ensemble, pour préserver la liberté de manifestation à laquelle il n'est absolument pas porté atteinte par ce texte, contrairement à ce que vous avez pu dire. Non, pas du tout. On vient la conforter, on vient la renforcer, on vient la garantir. Et donc ce texte-là, il est important de ce point de vue. Je me félicite évidemment que le principe casseur
-payeur
trouve à s'appliquer. De son côté, le Rassemblement National, qui vient de constituer un groupe parlementaire, s'est satisfait de voir certaines mesures historiques du parti reprises, notamment sur la saisie des prestations familiales des casseurs. Nous, au Rassemblement National, nous sommes très attachés à la liberté de manifester, mais droit de manifester ne veut pas dire droit de casser. Et donc, je vous dis, cette loi n'est pas parfaite, mais en tout cas, elle va dans le bon sens. La proposition de loi est désormais transmise à l'Assemblée Nationale, où son examen promet d'autres discussions en l'absence de majorité.
En
Israël, résultat pour le moment serré après les législatives. Voilà, le dépouillement qui est toujours en cours. Les résultats sont serrés. À l'heure où je vous parle, selon le média israélien à Reitz, le bloc du Premier ministre sortant Benjamin Netanyahou récolterait pour leur 57 sièges en dessous de la majorité de 61 députés. Le bloc d'opposition mené par Gadi Eisenkot compterait 47 sièges et les partis arables en cumuleraient de leur côté 16. Écoutez les premières réactions des candidats qui revendiquent chacun leur victoire.
Nous
devons mettre en place un gouvernement national fort, de droite. C'est ce qu'il faut faire. Il est interdit, simplement interdit, de mettre Israël en danger en formant un gouvernement qui dépend de partis arabes anti-sionistes.
Nous
avons fait l'histoire. Je me tiens devant vous ému. Ce matin, le peuple a voté sur le leadership qui guidera Israël dans les années à venir. Ce soir, nous avons une réponse. Le peuple a choisi le changement.
La
coalition de l'échec a perdu la confiance du peuple. Les Israéliens ont voté contre la poursuite du mandat de Netanyahou en tant que Premier ministre d'Israël.
Après
sa défaite au Brésil, Flavio Bolsonaro a fui le pays. Mais où se rend le fils de l'ex-président d'extrême droite, Jair Bolsonaro ? Flavio défait dans les urnes dimanche dernier. C'est toute la question. Ce matin, il a franchi la frontière terrestre avec l'Argentine avant de s'envoler vers l'Équateur plus tôt dans la nuit. Des médias américains parlaient de son arrivée sur le sol des États-Unis. Il risque des poursuites judiciaires au Brésil en lien avec ses comptes de campagne. Écoutez en tout cas la réaction de Lula, le président du Brésil.
Je me pose la question suivante. Quelle culpabilité pèse sur la conscience d'un citoyen qui vient de perdre une élection et qui fuit son pays ?
Et
puis on vous en parlait hier, ça ne
s
'arrange pas entre Kylian Mbappé et la Chine. Kylian Mbappé qui s'est dit hier sincèrement désolé à présenter ses excuses reconnaissant des propos maladroits sur l'ancien dirigeant Mao Zedong qui ont cité une levée de bouclier, effectivement on l'a longuement évoqué hier en Chine et l'annulation de ses contrats publicitaires. La télévision publique chinoise qui a même décidé de suspendre la diffusion de tous les matchs de la Ligue 1, le championnat espagnol et aussi de supprimer toutes les publicités, le mettant en scène.
Ça
vous fait réagir Roger Kauti ?
Je ne suis pas fou du tout mais
je
trouve que vraiment maintenant dès qu'un footballeur dit quelque chose, ça a plus de conséquences qu'un ministre des Affaires étrangères. Enfin bon. Voilà, on terminera le journal sur cette conclusion. Quentin, merci beaucoup. On se retrouve dans quelques instants. Vous allez revenir sur les relations entre France et Israël et nous on va parler pendant cette demi-heure du résultat de ces législatives en Israël.
Roger
Kauti, vous êtes sénateur à l'air des Hauts-de-Seine, vice-président du Sénat et vous présidez le groupe d'amitié France-Israël ici au Sénat qui dirigera Israël à l'avenir pour la première fois depuis le 7 octobre 2023 et les terribles attaques. Les Israéliens étaient appelés aux urnes pour renouveler les 120 sièges de la Knesset avec une participation très élevée et des résultats très serrés ce matin. Benyamin Netanyahou serait en tête après le dépouillement de la moitié des bulletins mais ni lui ni son opposant, Gadi Eisenkot, ne semble en mesure de disposer d'une majorité absolue. Israël en zone de turbulence, c'est ce que titrent ce matin la presse régionale et le journal Le Télégramme.
Avant de vous entendre, Roger Carouti, on va aller à Tel Aviv. Bonjour Mickaël Darmon, merci beaucoup d'être avec
nous,
correspondant I24 News qu'on connaît bien dans cette émission. Quels sont les résultats, Mickaël, dont vous disposez à l'heure où on se parle ?
Effectivement, comme on l
'a
entendu tout à l'heure, l'épouillement continue et à l'heure actuelle,
il
y a cette avance de Benjamin Netanyahou qui rassemble environ 55%, en tout cas 55 mandats pour pouvoir composer un gouvernement versus 46-47 mandats avec son rival Eisenkot, c'est-à-dire que c'est la confirmation ce matin de l'impasse politique. Il y a impossibilité de part et d'autre de pouvoir construire une coalition pour arriver à une majorité de 62 députés qui puissent faire une majorité.
Et de ce point de vue-là, on voit bien que les Israéliens qui, on l'avait dit, massivement hier étaient votés, ont envoyé aussi un signal en disant que Netanyahou restait un homme fort, qu'il était peut-être mécontent de sa politique, mais qu'il n'était pas en possibilité de pouvoir construire une coalition.
On a le sentiment un petit peu qu'avec la puissance également du vote arabe qui, l'événement en Israël ce matin, c'est les 16 à 17 sièges que peuvent culminer maintenant et cumuler les Arabes israéliens qui ont massivement participé à la démocratie israélienne, et bien de ce point de vue-là, ils seraient les faiseurs de roi d'un gouvernement qui, pour l'instant, ne semble pas pouvoir se former.
C'est la raison pour laquelle, alors qu'une longue période est en train de commencer, puisqu'il va falloir encore beaucoup de tractations avant qu'un gouvernement puisse être formé, et bien beaucoup d'experts et beaucoup de responsables politiques font aussi entendre maintenant que la seule solution pour éviter un nouveau scrutin dans quelques mois serait la formation d'un gouvernement national entre les deux protagonistes. Mais le chemin est encore long, et en réalité, depuis hier soir, une nouvelle campagne a commencé en Israël.
–
Mais justement, Mickaël, vous le dites, le chemin va être long et on comprend que les choses ne sont pas faites, mais qu'est-ce qui peut se passer dans les prochains jours, selon vous ? Comment s'est perçu à Tel Aviv, ce résultat ?
– Ce qui est perçu à Tel Aviv, c'est, d'une manière générale dans le pays, c'est d'abord le constat de l'ancrage extrêmement puissant de Benjamin Napagnaou, qui reste malgré tout, on l'a signalé, c'est le premier vote depuis le 7 octobre, mais tellement d'événements se sont passés aussi depuis, qui reste au fond celui que les Israéliens considèrent comme étant l'homme fort. Et dans les circonstances sécuritaires, économiques, compliquées, dans lesquelles ce pays se trouve, il y a la recherche de l'homme fort. Il y avait la recherche, la tentative et la volonté peut-être de trouver quelqu'un d'autre, mais pour l'instant, l'offre politique alternative n'a pas été jugée suffisante.
Donc en réalité, les Israéliens ont peut-être envoyé un peu un message, je dirais, entre guillemets, à la française. Ils ont mis en tête un parti, mais ne lui ont pas donné la possibilité de former un gouvernement en disant au fond, « Entendez-vous », un petit peu ce qu'on a au fond senti en France avec la tripartition. Ils ont dit, voilà notre vision des forces politiques dans ce pays, et entendez-vous, c'est la raison pour laquelle le scénario possible d'un gouvernement national pour éviter de nouvelles élections va très certainement faire son chemin dans les prochains jours.
– Merci beaucoup, merci Michael Darmond d'avoir été avec nous depuis Tel Aviv. Roger Carucci, qu'est-ce que vous pensez de ces premiers résultats ?
–
Alors, moi je commencerai par dire,
c
'est quand même la preuve qu'Israël est une démocratie. 77% de participation, des résultats très partagés, deux partis arabes qui obtiennent 16 ou 17 sièges, on est loin de l'apartheid dénoncé par certains,
et
tout ça, j'allais presque dire en creux, avec de l'autre côté, Mahmoud Abbas, qui ne veut toujours pas d'élection dans les territoires palestiniens depuis 20 ans. Donc, on va peut-être calmer les excités qui parlent d'Israël comme étant un État génocidaire et terroriste, et des Palestiniens comme étant des vedettes.
Il
y a d'un côté une démocratie qui fonctionne, et de l'autre côté un régime totalement inégalitaire.
Mais, le
résultat, il est
quand
même très particulier.
Après
le 7 octobre, il y aurait eu des élections dans les semaines qui suivaient,
ça
n'était pas possible,
mais
enfin, il y aurait eu des élections dans les semaines qui suivaient, très certainement Netanyahou aurait été battu, parce qu'on lui aurait fait porter la responsabilité
du
7 octobre, des 1 200 morts, des otages, de l'incroyable incurie des renseignements qui n'avaient pas perçus cette entrée des militants du Hamas. Mais, par la suite, si je puis dire, la réaction extrêmement forte
de
Netanyahou, tant par rapport au Hezbollah que par rapport au Hamas, que par rapport à l'Iran,
a
réassuré
l
'opinion publique
qui
disait la sécurité d'Israël est l'élément promis face aux terroristes du Hamas ou du Hezbollah. Et donc, si vous voulez, condamnation de ce qui s'est passé le 7 octobre, et donc condamnation de Netanyahou et de son gouvernement, mais,
depuis 3
ans, preuve que Netanyahou tient la barre et y arrive. –
C
'est comme le disait Mickaël, c'est-à-dire ce résultat, et Benjamin Netanyahou qui, pour le moment, est donné en tête, ça s'explique par la volonté de chercher un homme fort
? – Pas
de chercher, d'avoir un homme fort. Attendez, il faut rester un peu à l'équilibre. Eisenkot, qui est le patron de l'opposition, et l'ancien chef d'état-major de Sahal, c'est aussi un homme, entre guillemets, de droite, et il a dans son camp
des
gens comme Naftali Bennett que la presse française classait à l'extrême droite il y a encore quelques années. Donc, ce n
'est
pas gauche-droite. En réalité, il y a un bloc autour de Netanyahou, un bloc autour d'Eisenkot. –
Mais si ce n'est pas gauche-droite, c'est quoi ? C
'est pour ou contre Netanyahou ? – Alors, il y a eu une part référendaire, une part entre voulez-vous conserver Netanyahou ou pas. Il y a eu une part aussi, beaucoup de politique intérieure, on en parle peu, mais par exemple, Netanyahou, chacun le sait, voulait une réforme de la justice, de la Cour suprême, etc. Et Heisenkot n'y est pas favorable. Donc, il y a aussi, il y a eu, je vous le rappelle, des manifestations extrêmement importantes par rapport à cette réforme de la justice. Donc, il y a une opposition israélienne par rapport à la politique intérieure de Netanyahou. Sur Gaza, sur l'Iran, sur le Hezbollah, Heisenkot et Netanyahou ne sont pas si éloignés que ça l'un de l'autre.
Donc, il ne faut pas imaginer que la politique sécuritaire, militaire, étrangère d'Israël changerait que ce soit Heisenkot ou Netanyahou. En revanche, il y a des changements importants en politique intérieure. On sait qu'Heisenkot est nettement moins favorable que Netanyahou à l'installation de nouvelles colonies dans Cisjordanie pour les Français, Judée-Samarie pour les Israéliens. Enfin, clairement, il y a des différences de politique intérieure. Il n'y a pas énormément de différences de politique sécuritaire et internationale. La gauche israélienne,
la
gauche israélienne qui a représenté quand même longtemps le parti travailliste, c'était Golda Meir, c'était Shimon Peres, c'était le général Dayan, enfin, qui représentait énormément, aujourd'hui est extrêmement réduite. Elle va faire une dizaine de sièges sur 120. Enfin, en vrai, le partage, il est à droite,
mais voulez
-vous de Netanyahou ? Voulez-vous d'une autre politique avec Heisenkot, mais de politique intérieure ? Sur le plan international, ça ne devrait pas changer grand-chose. Comment juste vous voyez les prochains jours ? Puisque si les résultats confirment une avance pour Benjamin Netanyahou, c'est lui qui devrait être chargé de former une coalition. Est-ce qu'il peut la former ? Avec qui ? Est-ce qu'il peut y avoir des basculements d'alliances dans son camp
?
Alors, clairement, le président de l'État
doit
confier
au
parti arrivant en tête la mission de former le gouvernement. Donc, comme le Likoud, visiblement, sera de toute façon devant le parti d'Heisenkot, clairement, c'est Netanyahou qui va être chargé de former le gouvernement. Mais il faut 61 députés sur 120 pour avoir un gouvernement.
Il
y
a
une majorité à la Knesset.
S
'ils sont 57,
bon,
le problème est un problème de personne.
– Bon, ça
veut dire qu'il peut réussir à avoir les 61 ?
–
Je pense que c'est plus facile pour quelqu'un qui a 55 ou 56 députés d'atteindre 61 que pour quelqu'un qui en a 46 ou 47. Après, il y
a
un vrai sujet,
qui
est un sujet compliqué.
Dans
les deux partis arabes,
il
y en a un
qui
va avoir 10 ou 11 sièges, qui est un parti très marqué à gauche,
avec
qui c'est difficile,
de
toute manière, de former et un gouvernement et même un appui.
En
revanche, il y a un parti qui fait 6 ou 7 sièges,
qui
ne
peut
que difficilement participer au gouvernement, mais qui peut éventuellement dire neutralité dans les votes.
Est
-ce que ce parti va faire la bascule
plutôt
avec Eisenkot qu'avec Netanyahou qui clairement a dit que ce serait non
? Et
puis après, des gens comme Naftali Bennett
ont
gouverné avec Netanyahou dans le passé.
Est
-ce qu'un gouvernement d'Union nationale, puisque c'est ce que demande Netanyahou à droite,
est
-ce que Netanyahou ne va pas tendre la main aux formations de droite qui sont dans la coalition Eisenkot
? Le
problème, c'est un rejet personnel. Et on a entendu Naftali Bennett et d'autres à droite dire « Nous, on n'est pas un gouvernement d'Union nationale
s
'il n'y
a
pas Netanyahou.
On
n'est pas un gouvernement d'Union nationale avec le Likoud s'il n
'y a
pas Netanyahou.
»
Alors, est-ce que… Mais
c'est un scénario possible, ça
?
C'est très difficile. Netanyahou incarne le Likoud, incarne les formations de droite. Je ne
vois
pas très bien les députés élus sur son nom dire «
Ah
bah tiens, puisqu'on peut faire un grand gouvernement de droite large, on va sacrifier Netanyahou.
» Dans l'esprit public, c'est compliqué. Mais est-ce qu'il joue aussi son avenir
personnel, Benyamin Netanyahou ? Il fait face à des accusations de fraude, de corruption. Alors, même s'il est nid, il est poursuivi par la CPI, par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité liés aux opérations militaires à Gaza. Ce n
'est
pas que son avenir politique qui se joue là. Alors, les
accusations
de la CPI,
qu
'ils soient ou pas premiers ministres, ont peu d'impact, puisque Israël ne livrera par définition personne à la CPI. Donc, le problème ne se pose pas sur la CPI. En revanche, il y a des accusations et des poursuites judiciaires à l'intérieur d'Israël contre Netanyahou sur des affaires plutôt de conflits d'intérêts ou ce qu'on appellerait en France de prise illégale d'intérêts. Ça n'existe pas en Israël comme ça. Mais enfin bon, on a compris. On verra,
on
verra. Mais curieusement, ça a joué, puisque la coalition d'Eisenkoth jouait sur intégrité, honnêteté. D'ailleurs, même l'appellation de son parti, de son parti personnel, si je puis dire, c'est
justice,
intégrité. Donc, bon, ça voulait tout dire. Mais je ne crois pas que ce soit le problème majeur de savoir le devenir personnel de Netanyahou. Franchement, voilà, c'est comme ça. Ça fait 20 ans, de manière plus ou moins interrompue, qu'il est à la tête de l'État, qu'il incarne une droite israélienne forte, sécuritaire. Le 7 octobre a été pour lui une vraie fêlure
et
une vraie remise en cause de Bibi, roi d'Israël. Parce que beaucoup de gens ont dit, comment ça, Bibi, roi d'Israël ? Regardez ce qui se passe, c'est inadmissible. C'est lui le chef du gouvernement. Aujourd'hui, depuis trois ans, entre la lutte contre l'Hezbollah, le Hamas ou l'Iran, il a rétabli cette image.
Il
faut voir. Mais la logique, c'est lui qui essaye de former un gouvernement. Il y parvient, c'est lui. Il n'y parvient pas. Le chef de l'État demandera à Eisenkoth d'essayer de faire un gouvernement. Alors, quel rôle a joué la guerre en Iran dans le scrutin ? Et quel rôle va jouer ce scrutin sur la guerre en Iran ? Benyamin Netanyahou s'est exprimé cette nuit devant ses partisans sur ce sujet.
Israël a une opportunité historique et unique avec notre partenaire, le président Trump, d'éliminer à jamais la menace existentielle que représente l'Iran.
Qu
'est-ce que ce résultat va changer dans la guerre en Iran ? Et est-ce que, là, il y
a
le législatif d'Israël, la son chaîne, il
y a
les mid-terms aux États-Unis. Est-ce qu'après ces élections, il y a une probabilité élevée d'une nouvelle attaque des États-Unis d'Israël contre l'Iran
?
Clairement, Israël, d'ailleurs Netanyahou l'a toujours dit, et Zenkoth aussi, que l'Iran était,
j
'allais dire, l'ennemi premier. Celui qui finançait le Hamas, les Houthis, le Hezbollah, celui qui finançait aussi, d'ailleurs, il faut quand même le dire, le terrorisme en Europe, en Afrique du Nord, dans les pays arabes. Donc l'Iran apparaît comme le noyau même du terrorisme et des attaques contre Israël. Donc la logique veut qu'Israël dise, ce régime n'est pas tenable. Il faut que le régime des ayatollahs tombe et qu'on mette en place une démocratie véritable en Iran. Le président Trump semblait être sur cette ligne, puis
on
voit bien qu'à l'approche des mid-terms, il avait un peu calmé le jeu. Est-ce qu'à la suite des élections israéliennes et des mid-terms, le conflit avec l'Iran va reprendre ? Ça dépendra beaucoup de l'Iran. Ça dépendra beaucoup du contrôle sur le fait que l'Iran n'est pas l'arme nucléaire. Pour le moment, le moins qu
'on
puisse dire, c'est que l'Iran ne joue pas le jeu, pas plus avec les États-Unis d'Israël qu'avec l'agence de contrôle. – Mais vous
imaginez
Netanyahou relancer des attaques pendant cette période
d'intérim, je
dirais, avant qu'une nouvelle coalition s'affronterait
?
–
Je
pense qu'il faut que le gouvernement israélien soit mis en place, qu'il
y ait
une majorité pour reprendre. De toute façon, Trump ne reprendrait
rien avant les mid
-terms, avant les conséquences politiques des mid-terms. S'il les perd, c'est quand même plus compliqué, surtout s'il les perd nettement. Donc on va voir. Il y aura plus de capacité de pression parce qu'on sera sortis de la phase électorale. Est-ce que ce sera une phase militairement active ?
Il
faudrait aussi qu'on ait plus d'éléments, alors les Israéliens et les Américains, non sûrement plus que nous, sur la situation intérieure en Iran. Est-ce qu'il y a réellement une opposition capable de prendre le pouvoir
?
Est-ce que le fils du chat est susceptible réellement de faire un rassemblement et de prendre le pouvoir ? Ça, on verra dans les semaines qui viennent. On verra où vont naître les relations entre la France et Israël après ces élections. Les relations, Quentin, qui sont particulièrement tendues en ce moment. Voilà, la dégradation de la relation entre les deux pays, France-Israël, remonte véritablement à septembre 2025. On va voir des images de l'Assemblée Générale des Nations Unies. Emmanuel Macron annonce alors que la France reconnaît l'État de Palestine.
Une accélération du calendrier alors que l'exécutif français s'était engagé à demander des conditions aux Palestiniens avant de prononcer cette reconnaissance. D'ailleurs, Roger Caranchi, on se souvient d'échanges tendus entre vous et le ministre des Affaires étrangères sur ces conditions. Reconnaissance qui intervient en septembre 2025 alors qu'en plus, tous les otages retenus à Gaza n'avaient pas encore été libérés. Et la tension n'a cessé de croître depuis. Voilà, mars 2026. Les États-Unis et Israël lancent une opération militaire contre l'Iran. La France décide de ne pas ouvrir son espace aérien. Cela est là encore très mal vécu par Israël.
Tant l'Iran est un ennemi prioritaire pour l'État hébreu. Nouvel épisode de tension avec une déclaration d'Emmanuel Macron. À nouveau devant l'Assemblée Générale de l'ONU. Écoutez le président français, c'était en septembre dernier.
Mais
quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ? Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous
?
Jamais. Regardez ce qui se passe
en
Cisjordanie
où
chaque jour des violations
sont
faites
au
nom de quoi
? Le
Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie.
Voilà,
le gouvernement israélien qui s'est particulièrement insurgé sur ses déclarations. Selon Benjamin Netanyahou, les attaques du Hamas sont quotidiennes en Cisjordanie. L'entourage d'Emmanuel Macron qui explique alors que le président voulait dire que le Hamas ne gouverne pas en Cisjordanie. Il
y
a quelques jours, l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarca, répondait aux questions du Parisien. Il explique que les relations entre la France et Israël sont à un niveau très bas. Vous savez, la plupart des Israéliens pensent que la France est un pays antisémite, peuplé d'antisémites. L'ambassadeur qui dit également dans cette interview, « Nous avons vécu ces trois dernières années une guerre existentielle. Critiquer Israël dans cette période était perçu par certains comme un rejet de l'idée même de l'existence d'Israël. » Le Carroutchi, comment comprendre ce niveau de brouille, ce niveau de tension ? Emmanuel Macron n'aurait pas dû reconnaître l'État de Palestine en 2025.
Je
crois qu'Emmanuel Macron ne comprend rien au Proche-Orient. C'est comme ça,
je ne
suis pas sûr qu'il comprenne sur les autres secteurs du monde, mais sur le Proche-Orient c'est clair.
Il
avait dit lui-même qu'il posait des conditions à la reconnaissance de l'État de Palestine. J'avais dans ces conditions dit « Très bien, si c'est le cas, allons-y ». Aucune des conditions n'a été réunie
et
il l'a quand même reconnu.
La
preuve en est que
l
'une des conditions c'était dans l'année qui suit, les élections dans les territoires palestiniens. Mahmoud Abbas y était engagée, les élections
palestiniennes
ont été reportées sans date, on verra plus tard. Donc en réalité,
la
pseudo-démocratie palestinienne n'existe pas. C'est comme ça, du fait des dirigeants. De la même manière, on voit bien que quand il dit « le Hamas n'agit pas en cisjordanie », il faudrait qu'on lui fasse des notes quand même sur ce qui se passe. Non, il y a une relation très dure, très difficile entre le président Macron et Netanyahou. Imaginons par exemple qu'Aizenkot fasse un gouvernement et que ce ne soit plus Netanyahou, il n
'y
aura plus la difficulté de la relation personnelle. mais sur le fond, vous savez, je pense que malheureusement Emmanuel Macron a choisi un camp qui n'est pas le camp de la démocratie, qui n'est pas le camp de l'Occident, c'est tout.
Et
la question, Quentin, c'est également de savoir quelle place va prendre ce conflit israélo-palestinien dans la campagne présidentielle en France. Voilà, y a-t-il un risque d'importation du conflit en France ? Il y
a
un candidat qui régulièrement met le sort de Gaza au cœur de ses discours, c'est Jean-Luc Mélenchon. Il l'a encore fait le 11 octobre dernier lors de son meeting à Clermont-Ferrand en évoquant cette question dès le début de sa prise de parole. Roger Carucci, vous dénoncez régulièrement la façon dont la France insoumise instrumentalise le conflit au Proche-Orient. Qu'est-ce qui se joue exactement, selon vous, avec LFI
?
LFI essaye d'être au deuxième tour des élections présidentielles et a ciblé deux électorats, un électorat jeune, influençable, à qui on dit défendez les droits, défendez la liberté, regardez, il y
a
un génocide, il
y
a de la partage, de la famine. Même la CPI dit non, il n
'y a
pas de génocide, non, il n'y
a
pas de famine, mais ça ne
fait
rien. L'essentiel,
c'est de… – Mais le
fonds
c
'est quand même pour le crime de guerre. – Oui, mais le crime de guerre, ce n
'est
pas la même chose que le génocide. Donc, bon, mais ça ne fait rien, ça influence et on voit bien, même les manifestations lycéennes, ils ont Free Palestine, des drapeaux palestiniens, ce qui n'a pas grand-chose à voir avec le sort des lycées en France. Le deuxième élément, c'est qu'on le sait bien, voilà, c'est comme ça, Mélenchon souhaite avoir les voix, c'est son droit, globalement de la communauté musulmane. Et il se dit, entre les jeunes et une communauté musulmane que je chauffe à blanc sur ce qui se passe à Gaza et au Proche-Orient, ça me fait monter, voilà.
Donc,
ceci dit, ce n
'est
pas très juste par rapport à la démocratie. – Monsieur Cauchy, qu
'est
-ce que vous répondez aux électeurs sincères qui sont indignés des images et de ce qui se passe à Gaza ? Est-ce qu'il n
'y
a pas aussi, voilà, un discours à répondre à toute
cette indignation qui peut être légitime ?
– Naturellement, non mais attendez, il y a une commission d'enquête, d'ailleurs en Israël même, sur, d'une part le 7 octobre, ça c'était clair, mais il y
a
aussi une commission d'enquête sur ce qui se passe à Gaza. Et c'est une commission d'enquête indépendante, on va voir ce qu'elle conclut. Il est clair que
tout
mort est un mort de trop. Toute femme, tout enfant qui est tué, c'est quelqu'un de trop. Qu'il soit israélien, Gazaoui ou autre. Mais
qui
a voulu cette guerre
? Qui
a voulu cette guerre
? Est
-ce qu'on dit aux Français, aux Américains, en 1944, en 1945, qu
'il
ne fallait pas bombarder l'Allemagne
? Combien
de morts civiles en Allemagne
? Qui
a voulu cette guerre ? Alors, sortons de la guerre, établissons la paix entre Israël et les pays arabes, retrouvons avec les accords d'Abraham, un accord de paix avec le Liban, l'accord avec la Jordanie, avec l'Égypte, avec le Maroc, avec tous les États arabes. Moi, je pense qu'il faut réellement qu'on retrouve le chemin de la paix entre les États arabes et Israël, et ce chemin de la paix, il passera par des concessions. Merci beaucoup, merci Roger
Carucci
d'avoir été avec nous. Quentin, on se retrouve dans 20 minutes pour la Rue de Presse régionale ? Oui, on reviendra notamment sur le dossier Corse. On verra comment ont réagi les Corses avec le vote d'hier au Sénat. Merci Quentin, à tout de suite. On accueille notre prochaine invitée, c'est Marc Fénaud qui nous rejoint. Mobilisation des lycéens, violence du 17 octobre, attentat raciste de Trappes, la séance de questions d'actualité au gouvernement hier à l'Assemblée a été particulièrement houleuse et le Premier ministre Sébastien Lecornu est allé jusqu'à dénoncer un climat nauséabond.
On
va en parler avec Marc Fénaud. Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous, député du Loir-et-Cher. Vous présidez le groupe Les Démocrates à l'Assemblée. Vous êtes le premier vice-président du MoDem. Et je le disais, la séance a été compliquée. Hier, vous l'avez vécu, Marc Fénaud, l'ambiance profondément nauséabonde. C'est le coup de colère de Sébastien Lecornu devant les députés. Est-ce que ce n
'est
pas quand même une manière de rejeter la faute sur les oppositions et de s'affranchir de ses propres responsabilités ? Écoutez, de ce que j'ai vu aux questions au gouvernement, on ne
peut
pas dire que la prise de parole d'ailleurs de la présidente de l'Assemblée nationale n'a pas été digne. Ce que j'ai constaté, c'est qu'effectivement, il y avait quelque chose de nauséabond et de détestable, le tout en présence de la famille,
du
jeune qui est décédé et du maire de Trappes et des élus de ce territoire qui est durement touché par cet acte terroriste. Je trouve que cette façon d'instrumentaliser en permanence
les
faits les plus graves, des faits de terrorisme, des faits d'actes racistes est quelque chose d'assez détestable parce que je pense que ça donne un spectacle
que
les Français ne veulent pas. Je pense que
le
peuple français, les Français ont besoin de réconciliation, ils n'ont pas besoin qu
'on
s'arrache les morts du terrorisme et que chacun essaye de se les approprier. En fait, ce sont les victimes de la France, si je peux dire. Ce sont des victimes du terrorisme en France. Et donc, il n
'y
a pas à les trier et il n'y a pas à se battre là-dessus.
Il
y a
honorer
leur mémoire et regarder ce qui fait que, dans des esprits parfois dérangés, probablement en l'occurrence dans ce cas-là, mais enfin, ce n
'est
pas parce que c'est un esprit dérangé que ce n
'est
pas répréhensible. Il se passe des choses. Et donc, je pense que la responsabilité, ce n
'est
pas de se jeter à la figure les victimes des uns ou des autres. Ce sont des victimes que nous devons honorer les unes et les autres, celles victimes de l'antisémitie, celles victimes du racisme, celles victimes de la violence en tant que
telle. Mais qui
instrumentalise et à quelle fin ? Eh bien, qui est les partis politiques. Hier, il suffit de regarder les questions du gouvernement pour voir l'extrême droite et l'extrême gauche, les uns sortant de l'hémicycle, les autres disant « c'est de votre faute parce que vous nourrissez des pensées racistes
».
Les troisièmes… Enfin bref, il y a quelque chose de nauséabond. Je pense que la responsabilité collective, en tout cas celle des démocrates et des républicains, c'est-à-dire ceux qui ne sont ni à soutenir le Rassemblement national ni à soutenir la France insoumise, c'est d'apporter des paroles de fermeté et de réconciliation. Parce que sinon,
on
nourrit une espèce de querelle et une ambiance dans ce pays qui est une ambiance détestable et dangereuse parce que c'est la paix civile qui est en cause à
chaque
fois. – Mais il n
'y a
pas de responsabilité de vote quand ? En 2017, Emmanuel Macron arrive en disant « moi je vais résorber les fractures territoriales ». Dix ans après, la France est plus fracturée que jamais.
– Oui, alors je pense que sur les
fractures territoriales, contrairement à ce qu'on dit, pardon, je trouve que cette facilité qu'on a à ne pas dire ce qui s'est passé depuis dix ans, si on parle des fractures territoriales, je ne
parle
pas des
fractures françaises… – Et même des fractures territoriales, pardon, vous me parlez de fractures territoriales… – Aujourd'hui, la France est plus fracturée que jamais. – Mais ça c'est vrai que nous avons
une part de responsabilité et essayons de ne pas mettre en permanence sur la responsabilité sur un homme, président de la République ou pas. Nous avons collectivement échoué, mais nous allons, nous devons collectivement réfléchir à la façon dont on essaie de réconcilier, parce que tous les pays du monde, les grandes démocraties, sont fracturées. Les États-Unis sont fracturées, la Grande-Bretagne est fracturée, l'Allemagne est fracturée, l'Italie et l'Espagne sont fracturées. Donc, ce n
'est
pas la responsabilité manifestement d'un seul homme. Qu'on prenne notre part de responsabilité est une chose, mais que nous ayons échoué collectivement à réconcilier les Français avec des tas de sujets, avec eux-mêmes, avec le voisin, avec celui qui paraît être l'étranger, avec l'Europe, avec le monde de l'entreprise. Bref, on est dans une société, alors poussée aussi par les réseaux sociaux et poussée aussi par
la
brutalisation des rapports sociaux, la brutalisation des rapports politiques, la brutalisation des rapports internationaux, c'est un fait qui s'impose malheureusement aussi en France. À nous d'essayer de trouver un chemin qui soit un chemin différent. Parce que moi, je ne connais pas
de
pays qui s'en sortent
par
la fracturation. Regardez les pays qui sont en pleine fracturation, je pense aux États-Unis. Est-ce que vous pensez que les États-Unis vont mieux que de l'époque
gouvernée
par les républicains ou d'ailleurs gouvernée par les démocrates, où ça n'était pas comme ça que les choses étaient conçues ? Et je pense que c'est un mal qui ronge nos démocraties et qui les amène à l'abîme. Et donc on a, nous, responsabilité particulière. Une responsabilité particulière,
c
'est non pas seulement d'appeler au dialogue et à la réconciliation comme une forme de naïveté, mais de dire que ça doit s'imposer parce que c
'est
et l'avenir et l'intérêt des Français et des pays qui
sont concernés. – Mais
est
-ce que vous êtes
encore audible ? Est-ce qu'aujourd'hui, les gens ne se tournent pas soit vers
le Rennes, soit vers la
France ?
–
Vous avez tout à fait raison. Quand je vois d'ailleurs une question des gouvernements comme hier, il
y
a une espèce de jeu de ping-pong. Le mot « jeu » s'applique mal d'ailleurs. Mais en tout cas, d'un renvoi de ping-pong permanent et qui fait que ceux qui ont la parole que j'essaie de porter devant vous ce matin et chaque jour est une parole qui est plus inaudible. Et donc ça nécessite sans doute, on en reparlera peut-être tout à l'heure,
que
cela est une parole commune, rassembleuse, rassemblée.
–
On va en parler, mais juste, vous citez le maire de Trappes. Hier, il a dénoncé les discours politiques stigmatisent et armes idéologiquement, je le cite, ceux susceptibles de passer à l'acte. Et il a mis en cause François Bayrou, le président de votre parti, pour ses propos sur la submersion migratoire. Qu'est-ce que vous lui répondez
?
– Non, mais on ne peut pas reprocher à François Bayrou et au Modem d'avoir
toujours
eu dans ce domaine une parole qui était une parole de modération, une parole de réconciliation.
Alors,
je veux bien que la patrouille essaye de rattraper tout le monde et de dire c'est la faute de tous les démocrates et qu'au fond, il n'y aurait plus comme solution que de dialogue avec une frange ou
une
partie seulement
du
champ politique. Non, François Bayrou, il a toujours défendu la même chose,
c
'est la question de la capacité d'intégration, de la capacité, et je crois que cette phrase était une phrase où il disait qu'il y avait un certain nombre de Français qui exprimaient ce sentiment.
– Je vais la citer, pour que les choses soient claires,
c'était effectivement en janvier 2025, les accords étrangers sont positifs pour un peuple à condition qu'ils ne dépassent pas une proportion. Dès l'instant que vous avez le sentiment d'une submersion, de ne plus reconnaître votre pays, les modes de vie ou la culture, vous avez rejet, un certain nombre de villes et de régions sont dans ce sentiment-là.
–
Oui,
mais…
– Et un peu plus tard,
à l
'Assemblée, ils parlaient de la
situation de Mayotte. – Ne rentrons pas dans la
négation de ce que peut
être le sentiment. – C'est comme le
sentiment d'insécurité, un sentiment, c'est quelque chose dont on ne peut pas dire que je le balaye d'une main. Il y a des gens qui ont le sentiment qu'a exprimé François Bayrou. Mais c'est une chose de dire ça et une autre. Et là, pour le coup, ça, c'est dangereux.
– Mais quand on n'en parle pas le mot de
submersion, est-ce que ça ne valide pas ? Ça n'arme pas quelque
part les esprits faibles dont vous parlez ?
– Pardon, c'est les mots qu'emploient les gens. Après, la question n'est pas de nourrir l'idée du grand remplacement ou le complotisme du grand remplacement. La question, c'est comment on intègre
et
comment on essaie collectivement de construire une société qui soit une société moins conflictuelle.
– Il
me semble que c'est ça, le chemin. – Est-ce que ce qui s'est passé à Trappes, c'est un tournant dans notre société, comme l'a dit le chef de l'État ? Vous l'avez vu comme ça ?
–
Il y a plusieurs tournants. Je trouve que les attentats terroristes qui se sont succédés à raison de l'origine religieuse, de l'origine
géographique,
à chaque fois, on monte d'un cran, malheureusement, et l'horreur et le sentiment qu'on se fait face à face.
–
Et vous parlez des attentats qui se
sont
succédés. Il n'aurait jamais dû dire que c'était une première, le chef de l'État
? – Non, mais
il a précisé son propos. Tout ça, je veux dire, qu
'on
s'arrête à ce genre de choses et qu'on, là aussi, on essaie de s'arracher les victimes.
– On s
'arrête parce que ça a interpellé
dans cette première question. – Oui, très bien, mais
il a précisé ce qu
'il
voulait dire dans son propos, mais c'est la première fois, en tout cas dans ce cas-là. Mais moi, je ne trie pas dans les victimes du terrorisme. Une victime du terrorisme est une victime. Les victimes du terrorisme du Bataclan, les victimes du terrorisme de Charlie Hebdo, les victimes du terrorisme antisémite, les victimes du terrorisme à Trappes, c'est pour moi des victimes du terrorisme et de
la
peur, le sentiment noué de l'autre est un adversaire. Et donc, l'autre doit être éliminée. Et donc, il a raison de dire que c'est une forme de tournant parce qu
'on
a malheureusement une victime à déplorer. Il y a 128, si j'ai bien compris, impacts
de
balles. Et c'est un miracle, même si on ne peut pas parler de miracle quand il y
a
une victime mortellement blessée et des gens encore qui luttent pour la vie.
–
Autre sujet, c'est la question des mobilisations, autre crise à laquelle doit faire face le gouvernement. Les annonces qui n'ont visiblement pas calmé la colère des lycéens qui appellent à poursuivre le mouvement, elles n'étaient pas suffisantes ces annonces
?
– Non, moi je pense qu
'elles
vont dans le bon sens et elles vont dans le sens. Il faut regarder factuellement les choses. Là aussi, c'est un sujet de dialogue. Le dialogue, c'est pas donnez-moi tout ce que je demande tant que j'ai pas tout ce que je
demande.
Sinon, ce n'est pas un dialogue.
Bon,
deuxième élément, on en reparlera peut-être aussi, on a un sujet budgétaire. Dire aujourd'hui, je vais donner 15, 10, 5 milliards sans avoir la moindre idée de la façon de le financer, la moindre idée, c'est
prendre
son interlocuteur pour un imbécile. Et moi, je ne prends pas les lycéens, les étudiants pour des imbéciles. Le deuxième élément, quand
on
a été un peu élu local, on sait le temps d'inertie qu'il y a pour
porter
un projet, le construire et le bâtir d'un point de vue physique, si je peux dire. Et donc, dire on a besoin de 10 milliards tout de suite, sinon il ne se passe rien, me paraît un peu curieux, j'ajoute. Donc, vous les appelez à retourner en cours lundi ? Non, mais moi, je n'appelle rien, je n'appelle personne, je pense que la responsabilité d'un homme politique n'est pas de dire, je vous demande, je vous demande, bon, mais je demande à ce qu'on regarde, ce qu'était leur revendication. Leur revendication, elle portait sur Parcoursup, elle portait sur la question de l'organisation des horaires,
elle
portait sur l'absence de profs et elle portait sur les conditions matérielles, en particulier les investissements dans les collèges et les lycées. Je rappelle que depuis 82, 84,
je
dis dans cette maison qui est consacrée en particulier aux collectivités locales, cette compétence est exclusivement celle des départements et des régions. On a l'air de découvrir ça
et
on se retourne vers l'État comme si on disait, mais qui est responsable ? Mais qui est responsable ? Les départements et les régions, à tel point d'ailleurs qu'on voit qu'il
y
a des départements, beaucoup et des régions, un grand nombre, qui ont fait des efforts de rénovation des lycées. Je veux dire, pourquoi on vient… Alors, surtout les régions, parce que les départements
sont des
collèges.
Oui, mais pour les collèges, il y a un
continuum,
mais
parfois c'est des locaux qui sont attenants. Donc, je trouve que… Donc,
ça veut dire quoi ? Il y a certains présidents de région
qui n'ont pas fait leur travail ? Manifestement, parce qu'il ne
faut
pas se retourner vers l'État pour dire qu
'il
y a des locaux qui sont dégradés en termes thermiques. Pourquoi on se retourne vers l'État ? Ça n'est pas la compétence de l'État. Donc, que chacun prenne ses responsabilités, que ceux qui… Les régions font des choix politiques. Il y en a qui, manifestement, ont moins fait de choix. Je ne
suis
pas là pour dresser le tableau du premier et du dernier de la classe, mais manifestement, il
y
a des endroits où le travail n'a pas été fait. Bon, il y a quelque chose à faire de ce point-là. Et puis, cinquième élément de la réponse du gouvernement, c'est la question de la démocratie lycéenne. Mais je trouve
que
cette question, il ne
faut
pas l'éluder. Alors, évidemment, comme ce n
'est
pas sonnant et trébuchant, c'est juste de la pratique, mais
comment
peut-on en arriver à des crises comme ça sans que l'expression lycéenne n
'ait
été perçue ? Comment peut
-on
avoir des lycéens qui vous expliquent que les portes des toilettes, ici, sont dégradées, que là, les fenêtres sont cassées ? Et ça n'est toujours pas la responsabilité de l'État, d'ailleurs, mais que ça n'a jamais
passé
les murs du lycée ou du collège, quand c'est un collège,
pour
que quelqu'un tienne compte et prenne en compte cette demande des jeunes. C'est quand même fascinant d'une absence de démocratie territoriale et locale. J'ai connu une époque où j'ai eu le sentiment, et je ne pense pas être complètement antidiluvien, où quand une porte était cassée, elle était réparée. Parce qu'il y avait une chaîne de commandement, des jeunes qui le signalaient, le prof qui le signalait, le proviseur qui le signalait, s'était réparé. Je veux dire, dans quelle société vit-on où il faille crier si fort pour être entendu sur des choses aussi simples. Donc il y
a
quelque chose de la démocratie lycéenne à travailler. Évidemment, on aura un débat cet après-midi
à
l'Assemblée nationale.
– Qu'est-ce que vous allez
porter dans ce débat comme message ? – On va porter le message d'un regard assez lucide sur ce que sont les sujets. Je vois bien que se polarisent beaucoup les choses autour de la question de Parcoursup. Mais posons la vraie question de Parcoursup. Parcoursup est un outil. Il a des défauts, manifestement. Il remplaçait des outils qui avaient beaucoup de défauts. Moi, j'ai connu la période où c'était au petit bonheur la chance et où les parents faisaient la queue à partir de 2h du matin, la nuit, pour essayer d'inscrire leurs enfants à toute force. Bon, le vrai débat qu
'il y
a derrière Parcoursup, c'est sélection, pas sélection.
Et
pour être passé par les bancs de la fac, moi aussi, je vois bien ce que certains veulent.
C
'est laisser les rentrer, laisser les rentrer, et après, on laisse se mettre en place le système darwinien. C'est-à-dire que ça va s'éliminer en cours de route. Alors moi, je trouve que ça,
c
'est mentir aussi aux jeunes. Et les orienter vers des filières qui sont sans déboucher professionnels, c'est aussi mentir aux jeunes. Donc, la question derrière Parcoursup,
c'est
la question du modèle de sélection qu'on a, parce qu'il faut de la sélection, y compris pour la fac. Vous parlez des questions budgétaires et vous examinez en ce moment à l'Assemblée le budget. Est-ce que vous demandez au Premier ministre de dégainer le 49-3 et d'arrêter de jouer la montre ? C'est
ce
que dit ce matin, il
y
a le Brune-Pivet dans le figure. Non, mais il joue la montre. Moi, j'entends tous ceux qui disent qu
'il
faut faire le 49-3. Très bien. Mon sujet, ce n
'est
pas l'outil. C
'est la présidente de l'Assemblée, ce n'est pas n'importe
qui. Je peux avoir un désaccord avec la présidente
de l'Assemblée
sans que ce soit un drame. Je rappelle juste que la question n'est pas d'avoir un 49-3. Surtout, me semble-t-il, que le 49-3,
c
'est une façon... Alors, tout le monde a dit qu'il
ne
fallait pas s'en saisir du 49-3. Maintenant, on fait l'éloge du 49-3, comme quoi les années passent et les temps changent. Bon, ce qu'on veut, c'est un budget. Donc, un vote, un 49-3, des ordonnances, il y a trois outils qui sont sur la table. Donc, cette volonté de faire un 49-3 à toute force que j'entends s'exprimer un peu partout, ce que je lis, moi, dans cette affaire-là, c'est que je ne sens pas les conditions réunies d'un accord avec qui que ce soit et même dans le bloc dit central qui est un accord sur les mesures qu'il faudrait prendre. Donc, même entre vous,
vous
n'êtes pas d'accord dans le bloc central ?
Vous
voyez bien que certains... Nous avons porté, nous, au mouvement démocrate, au groupe démocrate, l'idée,
prenant
d'ailleurs exemple sur ce qu'avait proposé François Bayrou et ce qu'il avait dit il
y
a un peu plus d'un an est toujours aussi vrai, en pire, si je peux dire. Une année blanche sur un certain nombre de choses et sur la totalité des choses, à la fois dans le PLF-SS et dans le PLF, disant, non pas pour embêter les gens, que si nous ne le faisions pas là, ça sera bien pire après. Bon, manifestement, un certain nombre de gens à droite disent non, non, il ne faut pas toucher à telle ou telle chose. Bon, donc, les uns se faire qu'au bout derrière moins de dépenses sans dire vraiment précisément où il faut les faire, en
disant
qu
'il faut
que l'État fasse moins de dépenses. Où, comment, quoi ? Et nous,
on
a fait des propositions et les autres disent la seule solution, c'est des recettes. Résultat, c'est
déficit
partout, dette partout, économie et recettes nulle part. Et donc, je trouve qu'il y a une forme d'irresponsabilité. Donc, est-ce que le 49-3 trancherait l'irresponsabilité
?
Je n'en sais rien. On est à six mois d'une présidentielle.
Je
vois bien que chacun est dans sa petite épicerie à se poser des questions. Alors, justement, la présidentielle,
on
va en parler. Est-ce que ce climat nauséabond va peser sur la campagne, selon vous ? Est-ce qu'il faut reporter le second tour de la présidentielle ? C'est une question qui monte. Pardon, c'est la campagne qui crée ce climat nauséabond, en tout cas, qui l'alimente. Non, moi, je ne
suis
pas favorable. Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'on est en train d'acter le principe que le 1er mai, par nature, va être désastreux et qu
'il
y
aura
des violences. Et donc, on va se soumettre à la violence. Et donc, dans une démocratie, dire qu'il faut choisir les élections en fonction des casseurs, actant le fait que nous laisserions faire des casseurs, et donc baissant les bras. Moi, je trouve que c'est assez curieux. Il faut peut-être demander au Black Bloc aussi les dates qui les arrangent et aux pilleurs, vous voyez ? Bruno Retailleau, par
exemple,
porte en l'ancien
boulot de l'intérieur, candidat pour cette mesure.
Je n'ai pas de querelle avec Bruno Retailleau.
Je
ne suis pas d'accord
avec cette position. Mais pour vous, il fait le jeu des casseurs
? Non, mais
je
n
'ai
pas dit il fait le jeu des casseurs.
Mais
ce faisant, on se livre aux mains des casseurs. Je rêve aussi de manifestations du 1er mai qui soient des manifestations comme on en a connues. Parce qu'on est en train, six mois à
l
'avance de préempter les choses. Et six mois à l'avance de donner raison aux casseurs. Et six mois à l'avance de donner raison à ceux qui
cherchent
à mettre la révolution et le bazar dans le pays. Moi, je ne
suis
pas d'accord avec ça.
Il
y
a
des dates qui ont été prévues. Dans quelle démocratie on change la date parce que la veille, on a des manifestations traditionnelles de syndicats le 1er mai qui sont tout à fait légitimes et parce qu'on imaginerait que des gens viendraient casser ou détruire des mairies ? Ce n
'est
pas une démocratie, ça. C'est la loi du plus fort qui s'impose. Et la loi du plus fort, ce n
'est
pas acceptable. C'est la loi qui doit s'imposer. Beaucoup de candidats dans votre camp et vous le disiez, il faut que le bloc central se parle. Quel candidat vous soutenez, vous, à l'heure actuelle
?
Vous posez une fausse question parce que, comme vous le savez, nous n'avons pas fait de choix de candidats parce
que, un,
nous considérons qu'il y
a
besoin de fabriquer du rassemblement et choisir un candidat,
c
'est fabriquer, au fond, plutôt de la dissension. Deux, parce que moi, ma seule préoccupation, je crois que je l'avais dit d'ailleurs chez vous,
ce
n
'est
pas le nombre de candidats, il y
en
a beaucoup, c'est le nombre de candidats qui peuvent être qualifiés au deuxième tour. Quand je regarde les sondages, dans cet espace-là, je ne vois pas de candidats qui soient capables de se qualifier au deuxième tour. Donc, il faut qu
'on
crée une dynamique, quelque chose, un élan, un rassemblement.
Je ne sais pas sur quelle
forme.
Ça
peut être un élément, mais la primaire ne marche que si on est assez large dans la primaire. En tout cas, un processus, on va l'appeler comme ça, qui permet de désigner un candidat de ceux qui ne veulent ni Le Pen, ni Mélenchon
à la présidence de la République. –
Mais
quelle forme il pourrait prendre
ce processus ? Parce que, par exemple, Édouard Philippe propose un dialogue, les autres ne font
pas. – Mais un dialogue, ce n'est pas un mode de sélection. – Certains veulent une
primaire, Édouard
Philippe ne veut pas. Comment vous trancher ? –
Non, mais que pour l'instant ne
se
soit pas tranché et qu'il
y
ait une vraie difficulté, c'est vrai, évidemment. Mais moi, je pense que renoncer par nature et dire je fais le choix d'un candidat dont aucun d'entre eux, je le répète, n'est présent aujourd'hui au deuxième tour. Alors, c'est une catastrophe que nous ayons un parti d'extrême qui soit à la présidence de la République, c'est une catastrophe si les deux sont au deuxième tour parce que c'est le pays de la fracturation et des soirées et des journées qui s'annoncent difficiles. Donc, notre responsabilité,
c
'est, nous, au Modem, c'est d'essayer de faire dialoguer. On dialogue avec tout le monde parce qu'il nous semble que
dès
lors qu
'on
dit Ni Le Pen,
Ni
Mélenchon,
on
partage quelque chose, sans doute. On partage peut-être quelque chose sur la question européenne,
on
partage quelque chose peut-être sur l'équilibre des comptes publics,
on
partage peut-être quelque chose sur les questions écologiques, sur les questions de décentralisation et peut-être qu'il y a plus de choses qui nous rassemblent qu
'on
ne croit.
Mais alors, Axel, vous ne dites pas
qu'il
y a
un candidat qui
est plus en capacité de l'emporter éco. Ce n'est pas moi qui le
dis, c'est les Français. Il y a un candidat qui est en dynamique qui fait en tout cas de plus en plus parler de lui, c'est David Lysnard. Quel regard vous portez sur lui
?
Sévère sur le mélange des genres avec la présidence de l'Association des maires et très ambigu dans l'accord qu'il entend nouer avec qui ?
Alors,
pardon, on va s'arrêter sur le premier point. Ça veut dire qu'il y a une réélection à la tête de l
'Association des maires de France fin novembre. Pour lui, il ne peut pas être
candidat et président ? Moi, je trouve que ça pose un problème parce que ce serait la première fois que le président de l'Association des maires serait engagé dans une présidentielle. Ça pose des tas de problèmes. Je rappelle que l'Association des maires, c'est l'association qui rassemble l'ensemble des maires de France qui vont être chargées d'une lourde tâche et de parrainer. Vous voyez bien les polémiques qui vont naître
si
certains ont du mal à avoir des parrainages. Les polémiques vont naître avec le président de l'Association des maires et l'Association des maires. Deuxième élément, je vois des positions très clivantes. D'ailleurs, qui a été relevé par
un
certain nombre de gens au Parti Socialiste.
Je
ne
suis
pas sûr que ce soit avec l'accord du Parti Socialiste, M. Léniel, M. Debas, qui ont noué un accord sans que personne n'en soit au courant avec M. Lissnard.
M.
Lissnard, il propose, il a le droit, il propose de broyer tous les codes possibles de l'environnement, de l'urbanisme, mettant en risque, à mon avis, les populations. Mais,
il
ne peut pas être à la fois à porter cette idée-là et comme président de l'Association des maires porter autre chose. Donc, il
y a
une forme de dédoublement, de responsabilité ou de discours. Et donc, je pense que c'est un problème pour l'Association des maires. C'est d'ailleurs pour ça que Philippe Laurent
me
semble-t-il est candidat. L'Association des maires,
elle
est forte si elle est indépendante des pouvoirs politiques. Et elle est forte deuxièmement si elle sait en son sein faire vivre le pluralisme. Donc, sa double casquette l'affaiblit l'AMF. Moi, mon sujet, ce n
'est
pas M. Lissnard. M. Lissnard a tout à fait le droit de défendre les positions
que vous voulez. Mais vous lui demandez de choisir ?
Moi, j'ai été maire...
Mais avant fin
novembre, vous lui demandez de
choisir entre la tête de l'AMF et la présidentielle. Mais
vous voyez bien que ça joue sur les deux tableaux. Bon, ça pose un problème éthique. Mettons de côté l'éthique. Si certains s'en fichent, moi, ça me pose un problème. Mais deuxièmement,
ça
va... Pardon,
mais
c'est les maires qui votent. Ils ne s'autodésignent pas à
la tête de l'AMF. attendez, laissez-moi finir.
Si M. Lissnard ne le fait pas lui-même, je pense que les maires auront le choix du coup d'essayer d'élire quelqu'un d'autre.
Non
pas qu'ils pensent comme eux, mais qu'ils soient garants du pluralisme de cette association qui a un rôle singulier dans la vie politique et la vie démocratique française. Quand il y
a
eu les épisodes du Covid, quand il y
a
eu les gilets jaunes, quand il y a eu les attentats du Bataclan, on sait à quel point le réseau des maires,
par
sa capacité de pluralisme et de concorde, était capable de le faire. Je ne vois pas ce discours-là chez M. Lissnard. Il a bien le droit de le tenir. Mais on ne peut pas être à l'un et l'autre. Voilà, il me semble qu'il y a quelque chose
qui
ne tourne pas dans cette affaire-là et je crois que certains commencent à s'interroger. J'aimerais bien qu
'on
s'interroge, comme je le fais ce matin devant vous, un peu plus à haute voix parce que je pense que l'intérêt, c'est de ne pas mélanger les gens. Vous imaginez bien que si M. Lissnard, j'entends dire qu'il pourrait faire alliance avec M. Sauti voire avec Mme Le Pen. Ça pose une question quand même s'il est président de l'Association des maires. Enfin moi, je pense que
ça pose une question. Il a dit à
soir qu'il ne participerait pas à un gouvernement de Marine Le Pen. Oui, très bien. Mais enfin, la question c'est, au deuxième tour, si c'est Marine Le Pen contre X,
qu
'est-ce qu'il fait
? C
'est ça la question
? Il dit qu'il vote
tout sauf Jean-Luc Mélenchon. Oui, très bien. C'est Marine
Le
Pen qui, moi, me semble-t-il, j'ai été maire,
je
connais un peu les maires et ils ont des points de vue des fois très tranchés entre eux. Mais cette association, elle doit garantir son pluralisme et son indépendance du pouvoir politique. Merci beaucoup. Merci Marc Fénaud d'avoir été notre invité ce matin.
On
va regarder ce qu'il fait la une de la presse régionale.
Allez
Quentin, la une de la presse régionale, la forte baisse des ventes de carburant en France. Voilà, c'est lié bien sûr au prix dans les stations-services, c'est-à-dire à la une du Dauphiné Libéré à Grenoble ou encore de l'Est Républicain, le journal de Nancy. Dans certaines stations, c'est allé jusqu'à moins 40% de consommation. Conséquence des prix, les gens ne bougent plus, ils restent à la maison, ils sacrifient beaucoup de choses. C'est ce qu'on lit dans les pages intérieures de l'Est Républicain. Autre conséquence, certaines stations, notamment en milieu rural, voient leur avenir menacé. On attend de voir ce que la libération de stocks de gasoil va avoir comme conséquence.
Va-t-on voir la baisse de la facture de 12 à 18 centimes par litre, comme le promet le Premier ministre. Des réunions qui doivent encore se tenir avec les distributeurs cette semaine pour préparer la mise en place de la mesure. Autre actualité dans nos régions,
c
'est encore et toujours cette mobilisation des lycéens qui ne s'arrêtent pas malgré les annonces du gouvernement. Et comment justement réagissent les présidents de région à ces annonces ? On est avec François Bonneau. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le président socialiste de la région Centre-Val-de-Loire et vous présidez la commission éducation de Région de France. Parmi les annonces, il y
en
a une qui vous concerne plus directement. 4 milliards de prêts pour les régions, prêts à taux réduit pour le bâti scolaire. Est-ce que c'est une bonne mesure
?
Bonjour.
C
'est une mesure qui n'est pas la mesure la plus attendue. Pourquoi
? Aujourd
'hui, le gouvernement,
dans
le projet de loi de finances, annonce qu'il va réduire
d
'un milliard les moyens des régions.
Avec
cette réduction, nous n'aurions plus la possibilité d'investir, d'investir pour le confort d'été des jeunes, d'investir dans nos lycées comme nous le faisons chaque année. Nous proposer,
à
la place de moyens pour agir, de finalement rentrer dans une fuite en avant par l'emprunt, ce n'est pas notre ligne, ce n'est pas notre priorité.
Nous
demandons à conserver une capacité d'investissement pour rénover nos lycées, pour les mettre en performance énergétique par rapport à la canicule. S'il faut, en complément, aller vers l'emprunt, nous le faisons, mais centralement, nous voulons aujourd'hui conserver les moyens d'investir et ce n'est pas le projet de loi de finances. Nous demandons au gouvernement très clairement de revenir sur le projet de diminution importante des moyens des régions. Un milliard de suppression de moyens des régions, ça n'est pas tenérable, ça n'est pas acceptable. Si cela a été maintenu, nous ne pourrions pas engager, comme nous le voulons, une rénovation de nos lycées.
Si, au-delà de cela, nous avons un accès à
l
'emprunt qui nous permet de compléter, nous le ferons. Mais on ne peut pas tout miser sur l'emprunt. Regardez ce que ça donne au niveau de l'État. Aujourd'hui, au niveau de l'État, on voit que l'État est surendetté. Les régions ne veulent pas rentrer dans cette logique du surendettement.
D
'autant que ce chiffre est à la hauteur de vos besoins, ce chiffre de 4 milliards. J'entendais hier Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, qui disait qu'elle a metté 1 milliard par an sur les lycées rien que dans sa région. Est-ce que 4 milliards pour 18 régions, c'est bien comprendre ce que vous vivez
? Mais
ce sont 4 milliards pour 4 ans, 1 milliard par an. Et aujourd'hui, on ne sait pas d'ailleurs si ça concerne exclusivement les lycées ou les lycées et les collèges. Donc c'est une mesure qui est pour le moment une annonce. Nous demandons au gouvernement
de
nous recevoir,
de
faire le point sur les besoins,
de
maintenir les moyens dont nous avons absolument besoin pour poursuivre l'effort que nous faisons, pour l'orienter vers la lutte contre les effets de la canicule.
Et
à partir de ça, on pourra, je crois, engager très concrètement une réponse aux besoins des lycéens. Il ne
faut
pas oublier la demande des lycéens. Aujourd'hui, elle porte en effet sur la qualité du bâti. Globalement, la qualité du bâti a été très sensiblement améliorée par la décentralisation. Nous voulons aller plus loin et nous voulons répondre aux lycéens. La question des lycéens, elle porte sur le temps scolaire. Nous demandons au gouvernement de revoir les effets de la fameuse réforme Blanquer qui a multiplié à l'excès les possibilités de choix, tant et si bien que les jeunes à la fois ont des trous dans l'emploi du temps toute la journée et n'ont plus le temps de déjeuner correctement le midi.
Et nous demandons bien évidemment au gouvernement de revoir complètement un parcours sub qui est une source d'opacité et d'angoisse pour les lycéens. Merci beaucoup. Merci François Bonneau d'avoir été avec nous, président de la région Centre-Val-de-Loire. On va parler d'une autre région dans la revue de presse, Quentin. On en parlait déjà hier. Le Sénat qui a rejeté le projet de loi constitutionnel d'autonomie de la Corse et Corse, ce matin, il revient. Avec cette question en une du titre résigné et la photo des élus corses favorables à l'autonomie présents en tribune du Sénat. C'est la tribune où on peut voir les débats dans l'hémicycle.
On voit Gilles Simeoni qui est ici, le leader autonomiste assis au premier rang, le visage assez sombre et le journal qui s'interroge. Gilles Simeoni et les siens vont-ils revenir dans la partie ? Début de la réponse ce soir lors du conseil de son parti Fémou à Corsica. Le Premier ministre qui a demandé de son côté à la ministre des Collectivités Locales Françoise Gattel de réunir rapidement les différentes parties afin de faire le point. Elle, de son côté, dit croire qu'il y a encore un espoir d'aboutir.
L
'Union évoque le retour aux 90 km heure sur les routes de l'Aisne. Voilà, l'idée du retour aux 90 km heure divise, titre le journal ce matin.
On
se souvient de la mise en place de cette mesure sous Édouard Philippe en 2018. Le retour en arrière divise régulièrement les départements. Il y
en
a déjà 52 en arrière qui ont pris cette décision. Les associations de prévention routière qui parlent des faits néfastes sur la sécurité sur les routes. Rien à cause de la lisibilité du code de la route. Avec ses allers-retours, on remet les panneaux dans un sens ou dans l'autre et cela, c'est peu compréhensible pour les automobilistes.
Le vaccin, c'est maintenant.
La campagne de vaccination contre la grippe débutée le 13 octobre préconise de ne pas attendre, explique ce matin le journal du centre à Nevers. Les personnes ciblées âgées de plus de 65 ans les femmes enceintes, les patients atteints de maladies chroniques, tous ont normalement déjà reçu leur invitation à se faire vacciner. Il est plus prudent d'y aller maintenant, expliquent les professionnels de santé pour éviter les pics, la file d'attente aussi à la pharmacie en décembre et en janvier. Si vous êtes vacciné aujourd'hui, rappellent aussi les professionnels dans le journal, la protection sera efficace tout l'hiver.
Allez, on termine avec votre sujet préféré en cette période,
Quentin.
Non, c'est le vôtre.
Les
marchés de Noël, la Provence.
On en parle déjà dans les journaux. effectivement, entre les vaccins contre la grippe et les premiers articles sur les marchés de Noël, pas de doute, winter is coming, l'hiver approche. Mais en tout cas, il y a un sujet très sérieux, il
y
a une réorganisation du marché de Noël à Marseille qui fâche. Le nombre de chalets sur le Vieux-Port va être réduit de moitié. De nombreux artisans disent être déçus de ne pas avoir été retenus cette année. L'Amérique explique, elle, de son côté, dans les pages intérieures, avoir préféré la qualité de l'offre à la quantité. En tout cas, rendez-vous du 14 novembre au 3 janvier sur le Quai de la Fraternité pour voir ce marché. Je suis sûr que vous irez. Merci, Quentin. Je suis sûre qu'on aura l'occasion de reparler
de
marché de Noël quand vous revenez. Merci beaucoup, Quentin. À demain. On va passer à notre reportage en région. La gendarmerie qui s'adapte aux nouveaux usages depuis 8 ans. Elle dispose d'une brigade entièrement dédiée aux échanges en ligne avec les citoyens. On est à Rennes. Cette unité de 30 gendarmes est accessible à toute heure partout en France. Son rôle ? Apporter des réponses aux questions du public et faciliter les démarches grâce au numérique. Façon de maintenir le contact avec la population. On regarde ce reportage d'Alizé Barguin pour nos partenaires de TVR.
Leur terrain d'intervention se situe exclusivement en ligne. À Rennes, les 30 gendarmes de la brigade numérique répondent aux sollicitations du public depuis 2018.
Quel que soit l'endroit où se trouve la personne et quel que soit le moment de la journée ou de la nuit, ils peuvent discuter en direct avec un gendarme qui soit en mesure de pouvoir le répondre immédiatement.
Accessible depuis le site et l'application de la gendarmerie ou via Massécurité, le dispositif permet d'obtenir des réponses et d'être orienté vers le service compétent, quelle que soit la situation.
Ce
matin, j'ai eu une personne qui nous a contactés pour nous dire que son épouse était partie en emmenant 33 pièces d'or.
Donc,
il nous demandait comment faire pour les récupérer. Déjà, on va lui demander exactement depuis quand elle est partie avec, s'il connaissait son lieu de domicile. et là, vu qu'il s'agit d'un vol, on va l'orienter vers la brigade locale. Les opérateurs sont également formés à la prise en charge des victimes de violences sexistes et sexuelles. On fait beaucoup de psychologie. On va leur poser des questions par rapport à la situation qu'ils ont eue, à ce qu'ils ont vécu. Cette fois-ci, c'est nous qui sollicitons la brigade pour qu
'elle
prenne contact directement avec la victime afin qu
'elle
soit accueillie dans les meilleures conditions
par
un enquêteur spécialement formé.
La compagnie numérique fait ainsi le lien avec l'ensemble des services de la gendarmerie nationale.
Ça représente en moyenne 600 signalements par jour, que ce soit les jeunes, mais également la population qui peut être dans des milieux un peu plus ruraux, qui ont des difficultés à se rendre à leur brigade territoriale.
En
2025, une seconde brigade numérique a vu le jour à Poitiers, spécialisée elle dans la lutte contre la cybercriminalité.
Allez, place à notre débat politique du mercredi. Les casseurs seront-ils les payeurs
? Le
Sénat qui a voté cette nuit, le projet de loi dit casseur-payeur initialement conçu après les violences qui ont émaillé la victoire du PSG en Ligue des Champions. Les débats ont pris une toute autre tournure après les casse-pillages et dégradations du 17 octobre dernier. Alors, ce texte est-il une réponse adaptée ? Débat politique entre trois parlementaires. Bonjour, Edwige Diaz. Pardon. Bonjour. Merci d'être avec nous, sénatrice et reine de la Gironde. Vous présidez le groupe Union nationale pour les territoires et vous étiez l'oratrice de votre groupe sur ce texte. Bonjour, Hugo Bernalcitte. Je ne
vais
pas y arriver ce matin.
Député
la France Insoumise du Nord et Benjamin Huynh. Bonjour.
Merci d
'être avec nous, sénateur du Haut-Rhin. Vous appartenez au groupe RDPI, les sénateurs macronistes. Avant d'entamer ce débat, je vous propose de regarder les principales mesures de ce projet de loi voté 7 micres et donc une responsabilité civile solidaire pour toute personne qui participe sciemment à un groupement formé en vue de commettre des dégradations ou qui se maintient dans un attroupement susceptible de troubler l'ordre public. En clair, l'État peut se retourner contre des auteurs indirects de dégradation dans la limite de 10 000 euros par personne. Le texte qui prévoit également la possibilité de prélever les sommes dues sur certaines aides sociales.
Pour commencer, je vais reprendre une phrase de Laurent Nunez qui portait ce texte hier dans l'hémicycle. Nous ne pouvons plus laisser la majorité de nos concitoyens payer pour une minorité de casseurs. Il n'a pas raison, Hugo Bernalcitte
?
En fait, c'est-à-dire que moi, je suis un peu navré par ce projet de loi parce que les casseurs peuvent déjà être des payeurs dans notre droit pénal et dans notre droit civil actuel. La réalité de ce texte, ce n
'est
pas que les casseurs soient les payeurs, c'est les pas-casseurs qui peuvent être payeurs. Voilà, c'est ça ce texte.
C
'est que si vous êtes là, vous n'avez pas cassé, mais vous étiez là, on va pouvoir venir vous chercher pour vous réclamer de l'argent parce que vous étiez dans un attroupement, c'est-à-dire une manifestation, puisque toute manifestation est un attroupement, surtout du point de vue du pouvoir actuel qui est plutôt en conflictualité avec le mouvement social et avec les gens plutôt que dans une garantie de la liberté de manifester. Donc voilà, on est, je pense, dans une hypocrisie des plus totales.
On est en train d'essayer de vendre ça au grand public comme encreux, expliquant qu'aujourd'hui, quand vous cassez, vous ne payez pas, ce qui est complètement faux, juridiquement, ce qui fait que le texte est très faible.
Quand
vous ne cassez pas, vous payez aussi, puisque le contribuable paye aussi les dégradations. – Oui,
oui,
oui, mais vous savez, ça, ça s'appelle, quand il
y
a des dégradations en toute matière, en fait, vous avez une forme de solidarité nationale et c'est tant mieux, je pense que les gens ne veulent pas supprimer la solidarité nationale.
On
ne
va
pas dire aux commerçants, on n
'a
pas retrouvé qui a cassé votre vitrine, débrouillez-vous. Personne ne dit ça et c'est tant mieux et donc je pense qu'il faut les soutenir. Mais en fait, là, on essaye de trouver des manières de finalement dissuader les gens d'aller en manifestation parce que le but, ce n
'est
pas de faire payer. Le but, alors que vous n'avez rien commis et que vous n'avez rien cassé, c'est un texte pour contraindre la liberté de manifester dans ce pays.
C
'est pour ça que notre opposition à l'Assemblée, en tout cas, elle sera totale. – Benjamin, ce texte est un peu la traduction législative de la phrase de Gabriel Attal. En tout cas, si tu répares, est-ce que… – Tu répares avec ton argent et pas celui du contribuable. En fait, ce que… – C'est bien, c'est déjà le cas dans la loi. C'est super
!
Réécrivons la loi qui existe déjà. –
Je
vais me laisser finir.
– On va laisser finir Benjamin
Huard. Après, le gubernalysisme, vous lui répondez. – Premièrement, moi, je ne suis pas surpris de la volonté de la France insoumise de ne pas voir les casseurs payés parce que les casseurs sont les vôtres. Vous les appelez à la violence. Quand j'entends monsieur…
– Là, je suis obligé de laisser dérouler. Je ne peux pas interrompre. – C'est le but finiré. Allez
-y,
après le gubernalysisme. – S'il y a
un mensonge
en
minute une,
je commence à faire… – Mais vous, vous allez
pouvoir
lui répondre. Finissez Benjamin Huard.
– Vous allez pouvoir lui
répondre.
Allez-y, laissez
-le finir. Non, on ne va pas s'en sortir.
– Quand j'entends… Merci beaucoup. Quand j'entends le maire de Saint-Denis qui dit que la violence peut être légitime, quand j'entends Jean-Luc Mélenchon qui demande d'abattre la citadelle, on a vu à Limoges ce que ce genre de phrase produit. Donc c
'est simple. Tu casses, tu répares
et tu dois réparer avec l'argent du contribuable et pas l'argent des gens qui bossent, qui veulent faire vivre un commerce, pas l'argent des maires qui voient leurs abribus amochés, voilà, c'est du bon sens, c'est du bon sens. Et surtout, ça donne à l'État tous les moyens de déclencher son action récursoire parce que dans un avis publié cette année en 2026, le Conseil d'État a très bien expliqué que l'action récursoire de l'État n'avait pas été engagée. Et donc là, ça donne tout simplement les moyens civils.
– Ça n'est pas engagé du fait de l'État, pas du fait de la loi. –
Mais parce
que la loi n'était
pas assez
forte, M. Bernalicis, parce que la loi n'était
pas assez forte. – Une phrase, il y
a
un mensonge, je ne
vais
pas s'en sortir. – Alors, je vois que c'est compliqué de parler, mais vous, c'est sujet complément violence. Vous, c'est sujet complément immigration.
Vous, c'est
sujet complément
violence. – Allez-y, M. Bernalicis. – C
'est visible au
point de cas. –
Répondez et après, je donne la
parole à l'État.
– Non,
mais
les fantasmes de monsieur qui explique que Jean-Luc Mélenchon serait responsable de la violence, on voit bien qu'il veut faire payer Jean-Luc Mélenchon pour la casse dans les manifestations. C'est votre obsession, vous demandez au renseignement territorial
de mettre dans des notes que nous serions derrière. – C'est l'ordre républicain, l'ordre pour la liberté de manifester,
l'ordre pour la liberté de commercer,
l'ordre pour la
liberté d'étudier, l
'ordre
républicain, la République jusqu
'au bout. – Vous, c'est la violence jusqu'au bout.
– Vous vous enfichez de votre texte, vous en avez parlé une seconde. Vous n
'avez
parlé que de la France insoumise et nous et des casseurs dans les manifestations.
Ça ne vous intéresse pas en fait de savoir comment on fait pour dédommager. – Répondez Hugo
Bernalicis à ce que vient de dire
Benjamin.
– Ça ne s'intéresse pas comment on fait sur
la
télé, mettre en cause vos adversaires politiques. Vous voulez qu
'il
n
'y ait
pas de casse ? Vous voulez qu
'il
n
'y ait
pas de casse ?
–
Absolument. – Eh bien alors faites en sorte que les revendications des manifestantes et des manifestants
soient entendues.
Comme ça, vous n'aurez pas de manifestation et il n
'y
aura pas de casse et ça se passera bien dans le pays. Parce qu'il y
a
une casse invisible du quotidien parce que vous faites des budgets successifs qui maintiennent vos amis les riches dans une toute puissance de leur richesse et la pauvreté progresse dans ce pays. Et cette casse-là dans le pays, vous n'en avez rien à faire cette casse sociale. Le fait
que
des gens tombent dans la misère, vous n'en avez rien à faire.
C
'est votre bilan politique.
– Attends, avant de
vous laisser répondre
par un moment, je vais donner la parole à Edwiz Diaz. – Vous ne pouvez pas se prévaloir de ses
propres turpitudes. Vous connaissez sans doute cette phrase.
–
Vous permettrez de répondre. –
Donc
c'est peut-être à vous de réparer les premiers. – Edwiz Diaz, vous avez défendu vous ce texte hier.
–
Oui, nous avons défendu ce texte parce qu'en fait il reprend en partie les idées défendues par Marine Le Pen depuis bien longtemps. Déjà en juillet 2023, elle avait présenté une conférence de presse visant précisément à mettre en place le principe du casseur-payeur. Donc nous, nous nous réjouissons que ce texte arrive enfin. Simplement, nous avons perdu beaucoup de temps et ce texte ne va pas assez loin. Il va dans la bonne direction mais pas assez loin. Et hier, on a assisté à une tentative de détricotage orchestrée par la gauche qui clairement s'est placée du côté des casseurs. Ce que je regrette mais en même temps je ne suis pas vraiment surprise.
Donc maintenant, nous attendons de voir la navette parlementaire. On va voir quel destin sera réservé à ce texte. Mais en tout cas, moi ce que je vois, c'est que 95% des Français qui sont favorables à ce texte vont pouvoir enfin avoir satisfaction.
–
Mais
vous entendez l'argument de la gauche qui dit ce texte c'est liberticide, c'est une attente à la liberté de manifester.
– Non, ce n
'est
pas vrai. Le texte n'est pas liberticide mais ce qu'on a vu hier, c'est la gauche tentait de détricoter tout le texte. Vous voyez, j'ai repris. La responsabilité civile solidaire, ils sont contre. L'augmentation du nombre de caméras, ils sont contre. L'interdiction de territoire français pour ceux qui ont participé à une émeute, ils sont contre. L'alourdissement des peines du coup pour les fauteurs de troubles, ils sont contre. La suspension des allocations familiales, les APL ou du RSA pour les délinquants, ils sont contre. Et donc moi
j'ai vraiment un problème avec
ça.
Oui, mais
du coup
vous
êtes même en contradiction avec vos propres électeurs parce que je crois que c'est 70% des électeurs de gauche qui eux aussi voudraient faire payer les casseurs. Donc écoutez, continuez
à vous fracturer par
rapport à votre socle électoral. Ce n
'est
pas moi qui vais m'en plaindre.
Non, peut-être. Je pense qu'il y a une différence fondamentale entre les deux extrêmes. Vous avez à l'extrême droite, Adam Medvediaz, une
personne
une personne qui dit au fond... La
même
chose que vous.
Est-ce qu'il dit la même chose que vous ? C
'est génial.
Vous souffrez d'entendre
une autre opinion que la vôtre. Ça y est, je l'ai déjà entendu. Souffrez d'entendre une opinion républicaine et pas extrémiste. Alors, premièrement, vous avez l'extrême droite qui dit au fond, en France,
vous
n'avez que des devoirs et vous n'avez pas le droit de manifester pacifiquement puisque l'extrême droite voulait revenir à un texte des années 1970 qui prévoit non pas tu casses, tu répares et tu répares avec l'argent
qui
est le tien et pas celui du contribuable, mais tu organises des arrestations massives d'étudiants. Et ensuite, vous avez l'extrême gauche qui pense qu'au fond, on n'a que des droits et vous avez au fond l'autoritarisme et donc l'anarchie. Nous, c
'est
la République, c'est le droit de liberté de manifester en paix, mais c
'est
aussi le devoir de manifester en paix. Et c'est ce que ce texte prévoit en augmentant les sanctions non pas pénales mais les sanctions civiles. C'est aussi simple que ça, c'est une mesure de bon sens. C'est la mesure du bon sens pour permettre aux commerçants de bosser même quand il y a une grande soirée de Ligue des champions et Paris Saint-Germain et même quand il y
a
des manifestations pacifiques que je défends quand bien même je pourrais être en désaccord avec certaines revendications qui sont portées. C'est la mesure du bon sens du maire
que j
'ai
été pendant six ans maire de
Zimmerbar qui en a marre de voir son abribus dégradé. Mais vous n'y
voyez pas une atteinte à la liberté de manifester ? des contribuables
qui travaillent et qui en a marre que son argent soit prélevé, un milliard d'euros du fait des émeutes de 2023, un milliard de pertes de chiffres d'affaires et de chiffres et d'exploitation.
Combien de milliards le
bilan de la Macronie
? Le
week-end ?
Mais
le
1
milliard
de votre bilan économique ? C'est des
classes dédoublées dans les zones d'éducation prioritaires ?
C'est les savoirs fondamentaux à l'école ? C
'est
les savoirs
fondamentaux
à l
'école ? Oui, bien sûr.
Pour revenir au texte, est
-ce que vous n'y voyez pas une atteinte à la liberté de manifester ? De gens qui pourraient se dire je ne vais plus manifester parce que j'ai peur de me retrouver dans un attroupement et d'être considéré comme coupable juste parce que j'étais dans un attroupement
? Très
concrètement, madame.
Aujourd
'hui,
quand
vous allez manifester pacifiquement
et
que vous vous retrouvez
dans
un groupe
qui
est hostile,
le
bon sens, c'est de s'en aller de ce groupe. Donc si vous vous maintenez dans un groupe hostile
qui
commence à être violent,
que
les forces de l'ordre
auxquelles
j'exprime mon soutien, de même qu'aux manifestants pacifiques, que les forces de l'ordre vous sommes à ce groupe d'arrêter les violences.
Que
non seulement ce groupe poursuit les violences, qu'après une seconde sommation il les poursuit encore et que vous, vous vous maintenez dans ce groupe violent.
On
ne peut pas dire que vous n'étiez pas prévenu et on ne peut pas dire d'une certaine façon que vous n'étiez pas complice de cela. Et surtout, ce que le texte prévoit, ce sont les moyens opérationnels pour identifier les caméras, les drones, parce que nous faisons confiance dans la technologie pour aider les forces de l'ordre. Voilà. Parce que nous, nous sommes français, nous sommes européens et nous voulons que la technologie soit au service de la République. Eh bien,
Hugo
Bernal. Non, mais moi, je suis atterré parce que je vois monsieur qui reproche au Rassemblement national une volonté potentielle s'ils étaient au pouvoir de faire des milliers d'arrestations de jeunes pour les empêcher de manifester.
Mais
c'est ce que vous venez de faire depuis des semaines. Pas du tout,
monsieur. Mais franchement,
c'est le bilan de monsieur Darmanin. Vous les avez vus, les bilans publiés par monsieur Darmanin quasiment deux à trois fois par semaine, du nombre de personnes mises en garde à vue. et ça se compte en milliers de jeunes. La majorité sont des
mineurs. Après, il faut qu'il y ait des milliers de casseurs. Non, mais il n'y a pas besoin d'attendre l'arrivée au pouvoir du RN. Un
casseur, une sanction. Il n
'y
a pas besoin d'attendre l'arrivée au pouvoir du RN. Vous appliquez déjà son programme. Madame Diaz a 100%. Raison
là-dessus, malheureusement. Dans nos villages, dans nos vallées,
dans nos montagnes. Et deuxièmement, vous n'avez pas l'air d'aller souvent en manifestation. Je suis désolé, vous n'avez pas l'air de voir comment fonctionne une manifestation. Moi,
j'ai des
manifestations associatives,
sportives. C'est bien, c'est bien. C'est la différence. Mais tant mieux pour vous. Tant mieux pour
vous. Moi aussi, je fais des manifestations
associatives. Mais j'en fais aussi des revendicats
strides. Nous,
on
est les élus.
U
-Terrain. C'est la
différence. Vraiment jaloux, quoi,
en fait. C'est juste de la jalousie, quoi. Parce que vous, quand vous étiez maire,
vous n'étiez pas aussi
connu que Balibagayoko.
C'est déjà votre sujet. Alors, mon but, ce n'est pas d'être la star. On va rester sur un débat un peu de temps, quand même.
C'est faire des cantines. Hugo Vernalicis. Moi, je ne
veux
pas être un influenceur. J'ai été maire, je n
'ai
pas été influenceur. On va passer à un sujet du texte qui a fait débat. C'est le fait de prélever les sommes dues sur les prestations sociales. On va écouter un extrait de ce débat hier.
Très
franchement, je ne comprends pas cette idée qui viserait à exonérer de leur responsabilité civile ceux qui, par leur comportement, ont contribué à ce que les dommages se causent. Donc, l'idée, elle porte plus sur le reste à vivre. Personne ne doit se sentir complètement à l'abri quels que soient ces comportements.
Désormais, servir à financer la réparation de dommages, quelle cohérence y a-t-il encore à voter des budgets pour une mission précise si les sommes allouées peuvent ensuite être détournés de leurs finalités. Edwige, vous
défendiez cette mesure de prélever les prestations sociales. Vous vouliez même aller encore plus loin que ce qui était prévu par le texte. Qui a été adopté, d'ailleurs. Qui a été adopté. Est-ce que là, la question de la faisabilité se
pose ? Oui, parce qu'en fait, la précarité ne doit pas signifier l'impunité. À un moment donné, quelqu'un qui est solvable, s'il est condamné et qu'il doit payer une amende, il va la payer parce qu'il est solvable. Et à l'inverse, l'insolvabilité organisait indirectement l'impunité. Donc nous,
nous
avons dit avec Marine Le Pen qu'il faut que les dégâts soient intégralement réparés même si la personne doit payer jusqu'à la fin de sa vie. Ça, malheureusement, ça n'a pas été retenu, mais peut-être qu'au moment de la navette parlementaire, ça le sera. Donc, si la personne bénéficie de la solidarité nationale via l'accès à un logement social, via des APL, via du RSA, etc., et qu'elle commet un méfait, eh bien oui, il faut aussi qu'elle soit sanctionnée. Donc, que ça passe par un prélèvement du montant de cette solidarité nationale, nous, ça ne nous choque pas et aussi, je crois que c'est attendu par les Français.
Le Sénat est allé plus loin que le texte initial sur ce sujet des prestations sociales.
Mais au
fond,
si vous
êtes casseur,
vous
devez payer.
Et
si
vous
êtes insolvable, alors il est normal que l'État se tourne vers tous les revenus
que
vous recevez pour que vous puissiez payer et pas le contribuable. Et on peut même imaginer, c'est ce que propose Abriel Attal,
parce
qu'il est extrêmement pragmatique,
qu
'il puisse y avoir une avance qui ensuite soit remboursée. Donc, nous sommes parfaitement clairs sur le sujet. Nous sommes parfaitement clairs.
Tu
casses, tu répares, avec ton argent et pas celui du contribuable, tu salis, tu nettoies avec ton argent et pas celui du contribuable, tu défies l'autorité, on t'apprend à la faire respecter. C'est aussi simple que ça. C'est du bon sens. Au fond, la philosophie qu'on défend,
ce
sont des droits et des devoirs. Quand dans une société il n'y a que
des
droits, c'est l'anarchie, c'est ce que veut la France insoumise.
Quand
dans une société il n'y a que des devoirs, c'est l'autoritarisme et c'est ce que le Rassemblement national veut. Nous, nous voulons la République,
ce
sont des droits et des devoirs, tout simplement. Et c'est ce que ce texte propose. Et nous sommes opposés aux amendements réactionnaires du Rassemblement national qui voulaient faire la loi de 1970 parce que nous, nous voulons la France du XXIe siècle, nous ne voulons pas la France des années 70. Hugo Bernalissi, sur cette question des prestations sociales.
– Non
mais moi, je m'étonne que vous n'ayez pas eu le raisonnement complet dans votre délire répressif. Vous auriez pu vous dire que vous faites une amende qui soit en réalité proportionnelle au revenu.
Parce
que si je suis votre raisonnement, aussi génial qu'il soit, du coup, si je suis très riche, je peux aller casser, j'ai les moyens de réparer.
C
'est OK.
C
'est super comme raisonnement. Non, la réalité, c'est que vous vous en fichez et que vous voulez effectivement taper les gens qui se mobilisent, qui ont le plus intérêt à se mobiliser, c'est-à-dire ceux qui sont le plus dans la précarité. Comme ça, vous leur mettez bien la tête sous l'eau, définitivement. Surtout quand je reviens, c'est pas tu casses, tu payes. Non,
non,
c'est
t
'as pas cassé, mais t'étais là, tu vas payer,
on
va te prendre sur ton RSA. C'est ça que vous êtes en train de voter, que vous avez voté en la circonstance. J'espère qu'on enlèvera tout ça à l'Assemblée, qu'on rejettera le texte. Malheureusement, j'ai un espoir qui est assez réservé et limité sur le sujet, on devra s'en remettre à mon avis au Conseil constitutionnel et même là, j'ai un espoir assez réservé et limité. N'empêche que la logique qui est sous-jacente à la vôtre, elle est purement et simplement scandaleuse. Et de toute façon, dans les droits fondamentaux qui sont garantis encore un petit peu dans notre pays, vous ne pourrez pas laisser zéro euro sur le compte en manque de quelqu'un à la fin.
Vous ne pourrez jamais lui prendre toutes ses aides sociales parce que les gens qui sont dans les minima sociaux, ben non, en fait, ils ne vivent pas bien avec les minima sociaux parce que sinon, quand on écoute Mme Diaz, on aurait l'impression que vous avez les gens qui sont aux aides sociales et qui vivent comme des pachats et qui passent, qui auraient comme hobby de sortir dans la rue pour casser des vitrines ou que sais-je encore des abribus ou autre. Mais c'est complètement déconnecté de la réalité.
Je vois que Mme Diaz met beaucoup d'applications à aller chercher dans le moindre détail des aspects répressifs de la mobilisation mais jamais aucun mot sur les revendications pour régler le problème. Ce n
'est
pas une loi casseur-payeur qu'il nous faut, c'est les milliards d'euros pour l'éducation nationale, pour les lycéennes et les lycéens. C'est les milliards d'euros dont on a besoin pour avoir une université à la hauteur et les places dans l'université. C'est l'augmentation des salaires parce que vous avez vu la mobilisation s'est élargie et c'est tant mieux. La CGT appelle à généraliser la grève le 5 novembre prochain.
Mais juste, pardon, un petit point, c'est le blocage des prix.
On ne sera pas dans des arrestations arbitraires avec des gens qui vont payer de manière arbitraire. C'est-à
-dire
qu'il va y avoir des
décisions de
justice. Mais il va y
avoir
des décisions de justice. Peut-être pour répondre. Mais c'est déjà le cas. Pour vous, on est dans des arrestations arbitraires
et il a une justice
arbitraire. Ce n
'est
pas moi qui le dis. C'est M. Olivier Cagnes qui est professeur de droit pénal et qui a analysé ça avec d'autres de ses confrères sur l'usage préventif des gardes à vue et des moyens de répression
pour dissuader les gens. Mais après, il y a des décisions de
justice. Oui, mais en attendant la décision de justice, vous avez une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Quand vous attendez votre convocation, vous n'avez pas envie de retourner à la prochaine manif. C'est fait pour dissuader les gens de manifester. C'est le seul but. Et en plus, vous savez quoi ? Ça ne fonctionnera pas. Benjamin.
Alors, point
1.
On
a défendu une loi juste. Je prends un exemple. Vous l'avez voté, cet amendement ? Le Rassemblement National voulait, en gros, interdire les gens d'avoir accès au logement social. Donc, au fond, les laisser dans la rue. Donc, vous avez le Rassemblement National qui veut que les Français dorment dans la rue. Ensuite, vous avez la France Insoumise qui accepte toutes les violences. Nous, on croit dans la France du travail. Mais il faut que
vous arrêtez avec ce mensonge. Ensuite, la
deuxième chose sur les revendications.
15 fois des appels à la manifeste pacifiquement. Qu'est-ce
que
vous voulez dire ? Moi, ce qui me
hanfe avec
les
casses, c'est premièrement les images de commerces brisés, de mairies abattues, mais c'est aussi qu'à cause de ces violences, ce sont tous les manifestants qui payent et la preuve, on ne parle hélas plus des revendications. Et nous, on serait heureux de débattre des mesures qu'on propose Gabriel Attal
propose un pacte pour la jeunesse. 150 jeunes de 16 à 25 ans
tirés au sort pour élaborer avec eux des propositions. Et surtout, on en
a déjà fait. On en a déjà fait.
Mais si, regardez... Faisons une réunion tous ensemble
pour savoir
ce qu
'on
va proposer. Par exemple,
augmenter le nombre des
professeurs, revaloriser les professeurs...
Le contraire de ce qu'a fait Gabriel Attal quand il
était au gouvernement,
alors ?
Remettre de l'exigence, un certificat d'études, un
brevet
qui fonctionne, un bac qui fonctionne, des bâtiments améliorés. Nous avons des propositions pour la jeunesse. Il a surtout un bilan pour les jeunes aussi. Ah oui, le bilan, on le connaît, oui.
Edwige
Jeth. Moi, je m'étonne des propos du collègue macroniste. Jamais le Rassemblement national n'a dit qu'on voulait faire dormir les gens dans la rue.
Nous ne sommes pas d'extrême droite
par ailleurs. Vous dites que nous souhaitons organiser les arrestations massives et que nous faisons preuve d'autoritarisme. Enfin, franchement, cette caricature ne vous ressemble pas, pardon de le dire. Nous, ce que nous avons proposé hier. Et d'ailleurs, vous avez fait preuve d'un certain manque de courage. Et je l'ai dit hier au président de la commission et je l'ai dit également au
ministre de l'Intérieur.
Nous, nous voulions, par exemple, mettre en place les peines planchées pour assurer une sanction minimale de manière à dissuader le fauteur de trouble de s'insérer, du coup, dans un mouvement violent ou même de récidiver. Là, vous avez refusé. Je ne comprends pas. Et même le président de la commission a indiqué que oui, que ce n'était pas le moment de placer ça dans un texte qu'il faudrait avoir un débat plus large sur la question. Eh bien, ça tombe bien. À l'occasion de la niche parlementaire du groupe UNT qui aura lieu le 10 décembre, nous proposerons ce texte et on verra comment vous vous positionnerez parce que là, vous n'aurez plus le moyen de fuir.
Nous avons proposé aussi une augmentation de la sanction en matière de dissimulation du visage. Là aussi, vous avez trouvé un argument fallacieux pour voter contre. Et nous avons donc souhaité l'expulsion des délinquants étrangers, en fait, des personnes étrangères qui se retrouvent dans un attroupement. Là aussi, vous avez voté contre. Je pense que vous avez peur de vous attirer les foudres de la gauche qui d'ailleurs, c'est assez surprenant et ce n
'est
pas du tout contre vous, monsieur Bernalicis, mais on n'a pas de LFI au Sénat, juste une seule personne qui n'est pas là ce matin. Mais en fait, la gauche hier, c'est-à-dire les communistes, les écologistes et les socialistes ont pris la parole sur ce texte. Ils ont défendu exactement la même chose que si j'étais encore à l'Assemblée nationale avec
vous en
face de moi.
Et d'ailleurs,
c'est assez étonnant ce matin de voir
que c'est LFI
qui représente l'ensemble de la gauche. Voilà, c'est juste ce que je voulais souligner parce que vous n'avez pas pu inviter peut-être de représentants PS, écolos ou communistes. Je ne
sais
pas.
Le NFP existe encore, ce que je veux dire. Oui, mais enfin, pas
forcément.
Allez-y, bonjour à ma
main. Je ne
sais
pas. Non, Madame Diaz, sur les peines planchers, moi, ce qui me fait de la peine, c'est qu'il n
'y
a pas de plancher à votre autoritarisme.
C
'est un texte qui prévoit un mécanisme civil, pas un mécanisme pénal, mais c'est la preuve. Donc,
il n'est pas assez loin.
Sujet, verbe, sanction. Sujet, verbe, immigration. Vous, vous avez peur
des étrangers. Vous avez peur des étrangers. Vous avez peur des
étrangers. Nous, on a confiance dans une France diverse avec des
gens différents. Vous voulez revenir à la France
dans tous les sens du terme des
années 70. Et c'est
très surprenant de voir que vous avez si peur d'une France avec, c'est vrai, des étrangers qui contribuent à notre nation.
Mais là, ce n'est pas le sujet. Là, on parle de casseurs. Ce n'est plus de Poutine. Là, on parle de casseurs. Et on est ni parti de Trump ni parti de Poutine. Ce n'était pas
le sujet. Si, puisque ce sont soit vos financeurs,
soit ceux que vous acclamez. Vous parlez des
délinquants. Vous parlez des délinquants. Donc, il faut sanctionner tous les délinquants.
Là, c'était un texte qui porte sur l'action civile, sur l
'action,
et même les étrangers. Et pas l'action pénale. Et c'est pour ça que j'ai dit hier que vous avez manqué de courage et que
vous
décevrez les Français. Un texte, un objet. Sinon, on fait des monstres de complexité. Ça, c'est une fuite. C'est de la lâcheté. Pardon de le dire, c'est de la
lâcheté. Absolument pas. Est-ce que sur le
moment...
Nous avons le courage de dire tu casses,
tu
réponses. Est-ce que c'est le moment de parler d'hypocrisie du Rassemblement national sur le tu casses, tu payes ou tu pilles, tu
payes
? Pourquoi ? Il y a 4 millions d'euros dans les tuyaux, quand même, que vous devez
rembourser avec votre organisation politique
parce que vous avez un petit peu pillé le Parlement
européen. Alors, c'est vrai qu
'il
n'y avait pas des images de flammes à la télé. C'était moins démonstratif. Il y avait moins de manifestants autour de vous pour faire ce pillage. Oui, oui. Deux condamnations. Et le pouvoir en cassation, c'est juste parce que c'est embêtant de se balader avec un bracelet. Mais elle sera
candidate à l'élection présidentielle.
C'est dommage que vous restiez là-dedans. On va revenir. Mais vous savez,
c
'est le
cœur de l'affaire parce que les gens, pour consentir
à l'autorité,
on vous a battu en
tout cas. Ok, on va revenir
au fond du texte du
gouvernemental ici.
Les gens, ils ont besoin aussi que chez les responsables politiques, en l'occurrence, il y ait un minimum d
'exemplarité, en tout cas de respect de la loi. Non mais regardez dans vos rangs, regardez les sanctions
de vos
collègues. Ils ne sont pas là, donc
je ne
vais
pas tirer sur l'ambulance.
Mais alors que vous, vous êtes là avec votre organisation politique, en l'occurrence avec Marine Le Pen,
elle
est
présumée innocente.
Elle
sera candidate à l'élection présidentielle. Je comprends
que ça vous
déplaise. Mais en
tout cas, nous
faisons compagnie. On va
terminer sur le texte qu'à
sur payeur parce que là, on dévie complètement du sujet. Le texte va arriver chez vous. Le texte va arriver chez vous à l'Assemblée. Hugo Bernalicis, vous nous l'avez un peu dit tout à
l
'heure, mais vous pensez qu'il sera adopté à l'Assemblée dans cette version ? Ah bah écoutez, la fusion, acquisition en cours entre le Rassemblement national et le groupe, enfin le bloc central et le macronisme est en train d'achever sa mue définitive. Donc moi, je ne me fais aucune illusion sur le fait que tout ce beau monde voit favorablement ce texte. En réalité, et c'est ça qui est ma plus grosse crainte dans les circonstances, c'est que finalement, la bascule autoritaire, elle est en train de se faire sous nos yeux et voilà un des éléments de l'équation. Rapidement Benjamin.
Défendre le droit de manifester en paix, défendre le droit des étudiants à proposer des choses pour améliorer leur avenir, c'est ce que nous voulons, c'est ce que nous voulons en les écoutant, c
'est
ce que nous voulons en proposant des choses et c'est ce que nous voulons en faisant en sorte que ceux qui cassent et qui les empêchent de s'exprimer, voire qu'il est violente, payent. Merci beaucoup. Merci à tous les trois pour ce débat sur ce texte qui a donc été adopté cette nuit au Sénat. Merci à tous de nous avoir suivis à 15h. Vous vivrez en direct la séance de questions au gouvernement, au Sénat et nous on se retrouve demain. Très bonne journée. Merci beaucoup. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous a proposé Bonjour chez vous. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.