Réunion publique au Thor (84) : discours de Jordan Bardella
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:26PrésentateurChiffre
« En 2018, 255 000 titres de séjour ont été distribués. »
- 3:33PrésentateurChiffre
« En 2018, 123 000 demandeurs d'asile ont été enregistrés. »
- 4:28PrésentateurChiffre
« Depuis 2012, ce sont ainsi plus de 200 000 clandestins qui ont été régularisés. »
- 9:42PrésentateurChiffre
« On ait dépensé un milliard d'euros pour soigner des immigrés clandestins avec l'aide médicale d'État quand un Français sur trois n'a plus les moyens de se soigner. »
- 10:33PrésentateurFait
« Nous devons accepter qu'un certain nombre de migrants soient relocalisés dans nos pays par un mécanisme contraignant de quotas. »
- 12:13PrésentateurFait
« L'accueil des migrants est non seulement un impératif moral, mais aussi un impératif économique et social. »
- 12:31PrésentateurFait
« L'immigration est nécessaire pour l'Europe. »
- 12:58PrésentateurChiffre
« Cette directive qui permet à plus de 500 000 travailleurs étrangers de venir sur notre sol et de payer les charges sociales dans leur pays d'origine. »
Temps de parole
- Présentateur90 %
- ?10 %
≈ 100,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
d'une crise profonde de confiance dans l'avenir et, je dirais même, d'une crise de l'espérance. Ciel entre les bas salaires et les loyers élevés notamment, mais aussi
la
situation sécuritaire de notre pays,
sont
désormais un frein pour de nombreux couples qui se demandent non seulement quel avenir ils pourraient offrir à leurs enfants, mais désormais même quels présents. Cher Président,
le
même rapport de l'ITSEE nous apprend que la population de France a augmenté en 2018.
Des
naissances qui baissent,
mais
un nombre d'habitants qui augmente. Peut-être, voyez-vous à peu près comment cela peut se passer
? Peut
-être qu'en allant faire un tour, pas très loin, à Cavaillon,
ou
dans le quartier de la Rennes-Jeanne à Avignon,
vous
pouvez en avoir une idée précise.
Bien
sûr, mes amis, bien entendu, c'est l'immigration massive,
l
'immigration incontrôlée, sans fin et sans frein, qui est largement à la base de cette augmentation de la population dans notre pays. Et avec Emmanuel Macron, jamais, jamais le terme d'immigration massive n'aura été aussi justifié.
Comme
l'a rappelé Marine tout au long de cette semaine, nous venons de passer un nouveau record.
Et
je pense que vous serez d'accord pour dire avec moi qu'on se serait bien passé de ce nouveau record.
celui
de l'immigration, dite légale, et celui
des
demandeurs d'asile, un droit d'asile totalement détourné, qui n'est rien d'autre aujourd'hui qu'une manière d'entrer
et
de se maintenir sur le territoire, puisque l'on sait que l'immense majorité des déboutés ne seront jamais renvoyés.
Alors
les chiffres donnent le vertige. Je vous les ai apportés.
En
2018, 255 000 titres de séjour ont été distribués.
En
2018, 123 000 demandeurs d'asile ont été enregistrés. En additionnant seulement ces deux chiffres, cela donne 378 000 étrangers nés en France.
Alors
pour vous donner une image qui vous parlera, ces 378 000 étrangers,
ça
fait plus de 4 fois,
plus
de 4 fois la population d'Avignon qui est entrée sur notre sol.
Et
encore, on pourrait continuer.
On
pourrait ajouter les 50 000 mineurs, vous savez,
ces
mineurs de 14 ans, barbus, qui sont autant mineurs que moi je suis archevêque,
isolés,
recensés, et bien sûr l'immigration illégale,
ces
immigrés illéaux, clandestins qui rentrent en France, mais aussi tous ceux qui restent sur notre territoire, qu'on n'expulse jamais et que nos gouvernants finissent lâchement par régulariser.
Depuis
2012, ce sont ainsi plus de 200 000 clandestins qui ont été régularisés. Régulariser, le terme en lui-même est un piège. Non, l'État n'a pas à régulariser la commission d'un délit, il doit le sanctionner.
Notre
pays, illégalement, c'est, en tout cas, ça devrait être un délit. Les 480 000 clandestins présents sur notre sol ne devraient pas vivre dans l'attente de leur régularisation, mais plutôt dans l'attente de leur expulsion.
Cette
immigration a un coût pour la France et elle a un coût pour vous.
L
'immigration a un coût financier, budgétaire, bien sûr.
L
'immigration a un coût sécuritaire, bien entendu.
L
'immigration a un coût culturel, évidemment. Évidemment, l'immigration, quand elle devient massive, quand elle n'est plus assimilée, crée des troubles importants, des troubles culturels et même de la division. Avec un communautarisme, comme je l'ai vu en Seine-Saint-Denis, dans le 93, département où j'ai grandi et dont je suis élu, un communautarisme qui vire désormais au séparatisme dans un certain nombre de quartiers. Avec des quartiers,
des
secteurs, bientôt des villes entières qui ne sont pas des zones de non-droit, comme on entend souvent, mais des zones de non-France.
Des
zones où ce sont les islamistes,
les
dealers, parfois les deux d'ailleurs, qui ont pris le pouvoir.
Des
zones où certains jouent les caïds, pendant que d'autres jouent les califes.
Dans
ce climat, dans ce contexte que certains prétendent ignorer mais que vous connaissez bien, comment ne pas comprendre que de plus en plus de Français aient le sentiment d'être des citoyens de seconde zone, chez eux.
Comment
ne pas comprendre que de plus en plus de Français se sentent parfois devenir étrangers dans leur propre pays.
Disons
-le simplement, non seulement ils ont conscience que leur situation personnelle se dégrade,
mais
en plus ils ont tout simplement le sentiment que nos dirigeants s'en foutent.
Vous
connaissez peut-être cette phrase de Rousseau dans « Les milles
»,
défiez-vous de ceux qui vont chercher au loin dans leur livre des devoirs qu'ils dédaignent de remplir d'autour d'eux, « Tel philosophe aime les tartares pour être dispensé d'aimer ses voisins ». Elle s'applique à merveille à ceux qui nous gouvernent aujourd'hui, si généreux avec les autres, si odieux avec les nôtres.
Et
c'est la réponse à tout cela que l'on entend sur les ronds-points dans les manifestations.
Des
Français qui regardent vers le pouvoir et disent seulement
«
Et nous
? Et
nous ?
Et
nous et alors
? Ce
« Et nous » c'est celui de l'agriculteur abandonné,
c
'est celui du salarié qui travaille dur, qui vit mal, c'est celui du commerçant ou de l'artisan qu'on tue d'impôts et de taxes,
c
'est celui du dirigeant de PME et de TI soumis à la concurrence déloyale insupportable.
C
'est celui aussi de la mère isolée qui tente de préserver ses enfants de cette société du chaos.
C
'est celui
du
retraité
qui
a travaillé toute sa vie et à qui on vient aujourd'hui expliquer qu'il est un privilégié. Merci Macron.
Alors, à
tous ces Français qui lancent ces appels de détresse depuis un certain nombre de semaines sur les ronds-points qui nous disent « Et nous ? Nous leur répondons simplement vous d'abord ».
Mes
amis, notre priorité c'était, c'est et ce sera toujours les Français.
Oui,
pour nous c'est, c'était et ça sera toujours les Français d'abord. Il va falloir quand même que je fasse attention parce que, apparemment, après avoir choqué dans les salles de rédaction et les cafés bobos la semaine dernière,
en
disant que j'appartenais à une génération qui pouvait mourir pour un regard de travers ou une cigarette refusée, cette semaine j'ai manifestement encore causé quelques traumatismes
en
osant affirmer
que
tant qu'un seul Français n'aurait pas un toit sur la tête ou ne mangerait pas à sa faim, il ne me semblait pas légitime d'utiliser de l'argent public pour accueillir des migrants. Eh bien oui, je trouve scandaleux qu'à Château-Double, par exemple, dans le Var voisin, on ait trouvé
l
'argent pour ouvrir un centre d'accueil pour migrants, qu'on ne
l
'avait pas trouvé pour ouvrir une maison de retraite pour nos anciens.
On
ait dépensé un milliard d'euros pour soigner des immigrés clandestins avec l'aide médicale d'État quand un Français sur trois n'a plus les moyens de se soigner.
À
ce sujet, méfiez-vous de ceux qui bombent le torse en parlant d'immigration dans les médias mais finissent toujours par se soumettre au politiquement correct lorsqu'ils essayent.
Je
parle bien sûr de les Républicains.
Leur
double discours est permanent.
Ils
disent vouloir supprimer l'aide médicale d'État
mais
ne votent pas les amendements de nos députés réclamant cette suppression.
Ils
disent vouloir stopper l'immigration mais au Parlement européen, ils soutiennent le pacte de Marrakech.
Au
Parlement européen, encore, ils soutiennent la relocalisation des migrants, y compris de manière contraignante dans notre pays et dans nos villages. Écoutez ce qu'en dit Alain Kadek, député européen Les Républicains.
Nous
devons accepter qu'un certain nombre de migrants soient relocalisés dans nos pays par un mécanisme contraignant de quotas.
Voilà
la réalité qui se cache derrière les discours de Matamor de M. Wauquiez.
Voix
haute mais mains molles.
Ces
gens-là qui parlent toujours comme le Rassemblement national lorsqu'ils sont en campagne mais qui gouvernent comme des socialistes lorsqu'ils sont au pouvoir. Dans son prétendu grand débat qu'Emmanuel Macron organise,
il
a d'ailleurs rejoint la proposition des LR sur le vote des quotas de migrants.
Mais
voté par
qui ? Par
une Assemblée nationale qui ne représente pas les Français.
Parce
que les Français, eux, ne veulent pas de quotas. Les Français veulent qu'on mette fin à la submersion migratoire. Mes amis, nous ne voulons pas des quotas, nous voulons des frontières nationales qui protègent.
Pour
beaucoup d'autres, Emmanuel Macron est entièrement soumis à la politique et à la volonté de l'Union européenne.
Ne
vous y trompez pas, là est le problème. Bruxelles décide et vous, dans le Vaucluse, vous subissez.
La
Commission européenne a besoin d'une main-d'oeuvre au bon marché
pour
nourrir les ambitions des grandes boîtes, au détriment de nos travailleurs.
Je
cite Dimitri Avramopoulos, commissaire européen aux affaires intérieures.
«
L'accueil des migrants est non seulement un impératif moral,
mais
aussi un impératif économique et social.
»
Ou encore, Cécilia Malström, commissaire européenne au commerce.
«
L'immigration est nécessaire pour l'Europe.
»
Ces gens-là, mes amis, ne veulent pas que vous trouviez un emploi.
Ces
gens-là ne veulent pas que vous fassiez des enfants.
Ces
gens-là veulent plus de migrants.
Et
ils se donnent beaucoup de mal pour que ce soit le cas.
Ils
savent être beaucoup plus sévères avec les pays qui refusent de se voir imposer les quotas de clandestins, qu'ils aimeraient répartir sur tout le continent qu'avec, au hasard, les paradis fiscaux, la directive détachée des travailleurs. Vous savez, cette directive qui permet à plus de 500 000 travailleurs étrangers de venir sur notre sol et de payer les charges sociales dans leur pays d'origine, créant une concurrence déloyale avec les travailleurs français.
Et
là encore, Emmanuel Macron est le premier de la classe.
Il
proposait
en
juin 2018 de mettre en place dans le prochain budget européen un mécanisme de sanction financière contre les pays qui refuseraient l'accueil de migrants, allant même jusqu'à proposer de subventionner les collectivités qui accueilleraient des clandestins. Il n'y a pas d'argent pour les Français, mais il y en a pour l'immigration.
Alors,
chers amis, dans un monde bouleversé par les défis environnementaux, géopolitiques et démographiques des continents voisins,
l
'immigration, nous le disons, continuera de demeurer l'un des enjeux majeurs du 21e siècle. Subir les flux migratoires ou les maîtriser, voilà la question.
L
'arrêt de l'immigration massive de manière humaine mais ferme, c'est possible.
Le
retour des frontières nationales qui protègent,
c
'est possible. Couper toutes les pompes aspirantes qui font dans notre pays un Eldorado, c'est possible.
Et
pour cela, mes amis, il faut de la volonté politique. Il faut aussi et surtout du courage.
La
même volonté politique,
le
même courage qu'affirment aujourd'hui face à l'Union européenne nos alliés, Matteo Salvini et la Ligue en Italie, mais aussi l'UFPO en Autriche.
Il
nous démontre,
il
nous démontre que d'autres choix sont possibles, avec d'autres conséquences. Et c'est avec eux, avec tous nos alliés actuels et futurs que demain nous imposerons la volonté des nations et des peuples à Bruxelles.
Alors
mes amis, en avant vers la victoire le 26 mai prochain, vive le peuple français, vive la République et vive la France
!