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interviewC à vous (sur YouTube)· 7 juillet 2026 4 min

2027 : vers une candidature de François Hollande ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Des raisons d'être optimiste en France". L.Clément, on vous lit dans "La Croix".

La chronique d'A.Lambret. - A.Lambret: Au moment où tout le monde est suspendu à la décision de M.Le Pen pour 2027, à gauche, c'est toujours aussi flou.

J.-L.Mélenchon s'impatiente.

Il avait déjà pris ses camarades de vitesse, mais il veut maintenant s'imposer comme une évidence, d'où ce dernier coup de pression. Il pose un ultimatum. Il donne jusqu'à novembre aux autres partis de gauche pour se rallier à sa candidature. - J.-L.Mélenchon: Il va bien falloir qu'ils se décident à faire quelque chose d'utile à part se battre entre eux. - Vous mettez une date limite? - J.-L.Mélenchon: Par la force des choses.

Quand on va arriver en novembre, nous, on va déposer notre programme. On va pas commencer des palabres groupusculaires pendant des mois! - A.Lambret: "Qui m'aime me suive" version J.-L.Mélenchon.

Ils ne sont pas nombreux à vouloir le suivre. Pour tenir une position, encore faudrait-il la comprendre. Un exemple: un PS incapable de se mettre d'accord qui demande à ses militants de trancher sur le périmètre d'une primaire...

Une primaire ou deux, d'ailleurs. Ca n'est pas tranché. On connaissait la droite la plus bête du monde.

Il y a désormais la gauche la plus bête du monde. Une gauche qui ne veut pas rallier J.-L.Mélenchon mais dont les divisions servent de marchepied à ce même J.-L.Mélenchon.

Une gauche divisée, à l'image de ses électeurs. - Ses électeurs disent que la gauche est extrêmement fragmentée, divisée. J.Bardella et M.Le Pen rassemblent 90 % des électeurs qui ont voté pour eux qui ont une bonne image des leaders du RN.

Ca n'est pas le cas pour aucune des personnalités de gauche. - A.Lambret: S'il y en a un qui comprend ce qui se trame et qui espère en profiter, c'est F.Hollande.

Il observe son camp se déchirer. Il n'est pas encore officiellement candidat, mais il cache de moins en moins ses ambitions. Il est servi sur un point.

Il s'impose comme la figure préférée de son camp dans un sondage. - F.Hollande: Le mois de décembre est le mois qui est celui de la candidature.

Si je dois me déclarer, ça sera en décembre. La cristallisation politique intervient 2 à 3 mois après, c'est-à-dire vers février-mars. C'est là que se dessinera le visage du président. - A.Lambret: Nos téléspectateurs sont mitigés sur l'option F.Hollande.

Certains n'y croient pas du tout. Est-ce que F.Hollande a raison de dire que tout se cristallise au dernier moment, à partir de février?

Est-ce qu'il fait le bon pari? - B.Teinturier: La cristallisation du vote, c'est quand même un modèle dont on a pu voir qu'il était de plus en plus tardif et de moins en moins vrai.

La mobilité électorale joue de plus en plus. Des électeurs vous disent qu'ils sont sûrs de leur choix mais, 15 jours après, changent de candidat. - P.Cohen: Ils sont stratèges. - B.Teinturier: On ne peut pas dire que c'est en février que c'est fait.

Ca s'est souvent fait comme ça dans le passé. Je crois que ça bouge beaucoup. Maintenant, une chose est juste dans ce que dit F.Hollande: le système est gazeux, en décomposition.

Ce que vous racontez sur l'incapacité du PS à produire une méthode de désignation forte et à choisir un candidat montre sa faiblesse intrinsèque. Il peut se retrouver en situation de recours, mais ce que nous voyons dans nos enquêtes, c'est qu'il est à 7 ou 8 % des intentions de vote quand on le teste. Je ne crois pas qu'il y ait un désir