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interviewC à vous· 7 juillet 2026 52 min

Condamnée en appel, Marine Le Pen candidate ou pas ? - C à Vous l’Intégrale - 07/07/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 5.

A la une, un dilemme. - M.Le Pen est condamnée à 100 000 euros d'amende. -3 ans d'emprisonnement dont 2 avec sursis. - Avec bracelet électronique... - Ira-t-elle ou pas?

Elle ne fera pas campagne avec un bracelet électronique. - Peut-elle faire campagne? - Que va décider M.Le Pen? - Ca sera une décision politique. - A.-E.Lemoine: Que va décider M.Le Pen?

C'est à elle seule que revient la décision d'être candidate ou pas. - P.Cohen: C'est le contraire de ce qu'on répète depuis plus d'un an.

On dit que c'est la justice qui va décider de M.Le Pen ou J.Bardella.

Finalement, elle se retrouve face au dilemme d'une candidature présidentielle sous bracelet électronique. - A.-E.Lemoine: On en parle avec L.Clément.

Vous étiez à la cour d'appel cet après-midi pour l'énoncé du jugement, comme de nombreux journalistes. A vos côtés, B.Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos BVA.

A gauche, on se divise? - A.Lambret: Etre ou ne pas être en dehors de J.-L.Mélenchon?

C'est la question existentielle à gauche. - A.-E.Lemoine: A la une, E.Macron poursuit sa visite historique à Damas malgré tout.

Sirène et explosions. - E.Macron: J'ai une pensée pour les blessés de ce matin.

Les choses sont bien organisées. Nous avons fait ce voyage en connaissance de cause. Il ne faut pas nous laisser déstabiliser sur l'importance de notre chemin. - L.Amar: 18 personnes blessées après une double explosion tout près de l'hôtel où E.Macron a passé la nuit à Damas.

La délégation française était visée. - A.-E.Lemoine: A.Bellanger sera notre invité.

Dans le 5/5, la revanche des Belges. - Aucune faute! Les Américains ont beau réclamer et passer des coups de fil, ça ne sert à rien. - L.Sénéchal: Les coups de fil n'y auraient pas suffi. 4-1.

Victoire nette et sans bavure. On reparlera des insultes racistes dont a été victime K.Mbappé de la part d'une sénatrice paraguayenne. - A.-E.Lemoine: Après 20h, J.Bugier, qui commentera pour la 10e fois le défilé du 14-Juillet, C.Beaugrand et L.Fabius, à l'occasion de sa 1re exposition. - P.Lescure: On vous fera écouter "Henri Salvador Do Brasil", un disque formidable qui dit son lien avec le Brésil mais aussi sa vraie influence sur la naissance de la bossa-nova. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito de Patrick.

M.Le Pen a été une 2e fois reconnue coupable de détournement de fonds au préjudice du Parlement européen. La justice ne lui interdit plus de se présenter devant les électeurs. - P.Cohen: Condamnée mais éligible, libre de faire campagne mais avec un bracelet à la cheville.

C'est le nouveau dilemme d'une personnalité qui a tendu, toute sa vie publique, vers l'objectif d'une accession à l'Elysée, qui n'est pas loin de toucher au but mais qui doit accomplir la dernière partie du chemin, lestée d'une condamnation à un an de prison ferme pour détournement de fonds publics. Ca n'est pas rien, et plus encore pour un parti qui se réclame de la loi et de l'ordre. Les journalistes ont dit que la justice déciderait qui serait le candidat du RN.

Les dirigeants du parti le disaient aussi. Tous avaient tort. C'est le RN qui va décider.

M.Le Pen va décider ce soir et annoncer qui sera candidat, elle ou J.Bardella. - A.-E.Lemoine: Qu'ont dit les 3 magistrats de la cour d'appel de Paris? - P.Cohen: Que les faits sont graves.

Ces détournements de fonds européens ont duré plus de 11 ans, sur 3 mandatures. Les près de 3 millions d'euros détournés sont des sommes importantes. C'était par des élus chargés de l'intérêt général.

Comme M.Le Pen est considérée comme l'organisatrice de ce système, c'est elle qui subit la peine la plus lourde: 3 ans de prison dont 2 avec sursis, donc 1 an ferme. C'est la seule à prendre de la prison ferme.

Reste 15 mois déjà purgés depuis le jugement de première instance prononcé avec exécution provisoire. C'est purgé depuis le 30 juin. Entre le 30 mars 2025 et le 30 juin, ça fait 15 mois.

La candidate du RN n'est plus inéligible ce soir. La cour d'appel invoque la liberté des candidatures et le choix de l'électeur, conditions du suffrage authentiquement démocratique. C'est un renversement complet.

En première instance, son inéligibilité était justifiée par le trouble à l'ordre public démocratique qui résulterait de sa candidature, voire de son élection malgré sa condamnation. Moralité: les juges ne sont pas d'un bloc. Le double degré de juridiction est une garantie de justice. - A.-E.Lemoine: Reste la prison ferme, même aménagée par le port d'un bracelet électronique. - P.Cohen: Elle a dit plusieurs fois qu'elle ne serait pas candidate dans ces conditions.

Sur LCI, elle présentait ce bracelet comme un empêchement déguisé. - M.Le Pen: Si je peux être candidate, je serai candidate, pour peu que je puisse faire campagne, car s'il s'agit de m'autoriser à être candidate mais de m'empêcher en réalité de mener une campagne librement, vous entendez bien que ce sera pas possible. - Avec un bracelet? - M.Le Pen: Bien sûr.

Je peux pas dépendre d'un magistrat pour m'autoriser à aller faire un meeting à Romorantin ou aller sur un marché à Hénin-Beaumont. - P.Cohen: "Ca ne sera pas possible", disait-elle il y a une semaine, mais l'avocate Le Pen avait-elle bien étudié le dossier? - A.-E.Lemoine: On peut faire campagne avec un bracelet? - P.Cohen: On peut bénéficier d'une loi qu'on a conspuée, qui permet à toute personne privée de liberté de solliciter des réductions à hauteur de la moitié du temps de privation prévu par la peine, c'est-à-dire 6 mois de réduction maximum par année d'incarcération.

M.Le Pen peut espérer ne plus être empêchée pour ces derniers mois de campagne, à partir de janvier ou février. Mais la candidate a raison.

Elle dépendrait d'un juge à la fois pour la durée et pour les conditions de la surveillance électronique...

On parle de bracelet alors qu'il s'agit d'une détention à domicile sous surveillance électronique. Le juge d'application des peines dispose d'une liberté totale pour déterminer les heures de sortie, les périmètres de déplacement, avec l'idée que le ou la condamnée n'est pas complètement libre de ses mouvements. - A.-E.Lemoine: Dernier point: la dimension morale. - P.Cohen: La décision de la cour d'appel sera définitive, sauf si le condamné forme un pourvoi en cassation.

Le pourvoi est suspensif. La candidate pourrait purger sa peine à ce moment-là, c'est-à-dire dans la période la plus intense de la campagne. Si la condamnation est définitive, M.Le Pen devra en porter le poids infamant devant ses électeurs et face à ses adversaires, qui ont commencé à lui porter des coups. - B.Vallaud: Quand bien même se présenterait-elle, il faudrait que les électeurs aient conscience que c'est une délinquante qui se présenterait.

Elle est coupable de détournement de fonds publics. - P.Cohen: Même conclusion de la partie civile. - Il appartient aux citoyens, lorsqu'il s'agit de voter, de savoir s'il n'y a pas de pourvoi en cassation.

Ca veut dire que M.Le Pen accepte la décision de culpabilité. Est-ce que sur le plan de l'éthique, elle peut quand même se présenter?

C'est une décision qui lui appartient. En ce qui concerne les citoyens qui doivent voter, est-ce qu'ils estiment qu'on peut être condamné pour détournement de fonds publics et être candidat à la fonction suprême? Ca sera à chaque citoyen de le dire. - P.Cohen: Il rappelle le devoir de probité des élus.

C'est un des éléments de réflexion forcée pour M.Le Pen. Quel impact sur sa campagne?

On se souvient des casseroles qui attendaient F.Fillon, qui n'était pourtant pas condamné. - A.-E.Lemoine: Dernière hypothèse si les Français envoyaient à l'Elysée une présidente qui porte encore un bracelet électronique... - P.Cohen: Il lui serait aussitôt retiré.

C'est l'inviolabilité du chef de l'Etat. Le bracelet tomberait. - A.-E.Lemoine: M.Le Pen est donc libre de se présenter à l'élection présidentielle mais, elle l'a dit et répété, elle ne fera pas campagne avec un bracelet électronique.

On voit quel choix elle doit faire ce soir. Pourquoi elle s'est auto-contrainte en expliquant qu'elle ne serait pas candidate si on l'obligeait à porter un bracelet? - B.Teinturier: On peut faire l'hypothèse de la sincérité.

Pourquoi? Parce qu'elle est pleinement consciente des difficultés évidentes à faire une campagne électorale aussi importante et éprouvante qu'une présidentielle en étant condamnée et en portant un bracelet. Il y a des difficultés pratiques, le fait de dépendre des décisions d'un juge.

Et il y a le fait d'être systématiquement ramenée à cette affaire, à une condamnation, au fait que la candidate dont le parti disait "mains propres et tête haute" a été condamnée. C'est irréversible. C'est sensible dans l'électorat. - A.-E.Lemoine: Y compris pour celui du RN, qui semble ne pas tenir rigueur des affaires à ses différents élus? - B.Teinturier: M.Le Pen comme J.Bardella incarnent une formation antisystème.

On se victimise face aux juges et on est contre le système. Sur un 1er tour, ça fonctionne. Les électeurs du RN ont intériorisé la possibilité que M.Le Pen ne soit pas candidate au profit de J.Bardella.

Il y a un petit avantage pour J.Bardella. Sur les dimensions-clés, M.Le Pen a l'avantage.

Tant qu'il s'agit d'une décision virtuelle, on se disait: "Ca fonctionne. J.Bardella va reprendre les choses." Il n'y avait pas de rupture.

Maintenant, dans le réel, avec la condamnation, il faut non seulement être qualifié pour le second tour à un bon niveau et il faut l'emporter. Pour cela, il faut quand même élargir. Là, c'est une autre affaire.

L'idée d'envoyer à l'Elysée quelqu'un qui aurait été condamné...

Pour les couronnes un peu extérieures qui doivent s'agréger sur la candidate RN pour qu'elle puisse l'emporter, ça joue. Une condamnation, ça abîme. Ca a abîmé N.Sarkozy.

On l'avait vu en 2016. Ca avait abîmé F.Fillon.

Des gens l'attendaient avec des casseroles. Ca n'est pas simple de faire campagne dans ces circonstances. - A.-E.Lemoine: C'est toutes ces questions qui se posent pour M.Le Pen? - L.Clément: Oui.

Ca a un impact sur son électorat. Je suis allée à Liévin, le fief de M.Le Pen, samedi.

Elle a fait une fête de l'unité. C'était pour montrer à quel point J.Bardella et elle sont alignés.

J'ai été frappée de voir que son électorat dans le Pas-de-Calais, qui lui est dévoué a priori, s'en fiche un peu de savoir qui va aller à la présidentielle, tant que les idées du RN sont là. J.Bardella, M.Le Pen, peu importe. - P.Cohen: Ils se fichent des condamnations? - L.Clément: Eux, oui.

Le Parlement européen, pour eux, ça paraît loin. C'est difficile de leur faire entendre que c'est leur argent, l'argent des Français. C'est toujours la même théorie populiste de dire que c'est le système. - A.-E.Lemoine: Elle est face à un dilemme: revenir sur sa parole ou la respecter et laisser J.Bardella être candidat.

C'est une décision très subtile de la part des juges, qui lui laissent la responsabilité de cette décision. - B.Teinturier: Comme on dit en management, ils ont remis le singe sur l'épaule de M.Le Pen.

Ce qui était annoncé comme étant une décision des juges qui pouvait potentiellement empêcher une candidate de se présenter, ça n'est plus le cas. C'est à elle de décider. Je voudrais insister sur un point.

C'est une décision extraordinairement difficile mais importante. Si elle n'y va pas...

Notre vie politique a été structurée par le nom des Le Pen depuis 40 ans, par J.-M.Le Pen, par son accessibilité au 2d tour depuis les années 2000 et par M.Le Pen ensuite.

C'est une page de notre histoire politique qui bascule. Si elle y va, ça sera la 1re campagne présidentielle d'une candidate avec un bracelet électronique au corps. - A.-E.Lemoine: Cette décision de justice, c'est le scénario qui arrangeait le moins le RN? - L.Clément: On peut le dire.

Certains cadres du parti redoutaient cette hypothèse. Je les ai pas mal questionnés pour savoir ce qu'ils feraient sur ce scénario. Beaucoup veulent que M.Le Pen se présente, qu'elle ait un bracelet ou non.

Ils la poussent à ça. - A.-E.Lemoine: C'est ce qui s'est passé cet après-midi au siège du parti? - L.Clément: Ca a été verrouillé, mais ce que j'ai vu dans la parole des élus avant le 7 juillet, c'est qu'ils poussaient à ce qu'elle se présente si elle était éligible et si elle avait un bracelet. "On s'en accommodera." Est-ce qu'elle va suivre ça?

Elle va décider in fine. - A.-E.Lemoine: Vous étiez au palais de justice, à quelques mètres de M.Le Pen.

Vous avez acquis ce droit chèrement... - L.Clément: Merci de le dire! - A.-E.Lemoine: Vous étiez très tôt au palais de justice.

Il fallait être parmi les 75 premiers journalistes à se présenter. - L.Clément: Il y avait une queue pas possible dès 6h devant la cour d'appel. - A.-E.Lemoine: Il faisait très chaud au moment de la décision. - L.Clément: On a fait une 1re queue et on a fait une 2e queue quand on avait le badge pour être bien positionnés et pour voir la réaction de M.Le Pen.

Elle est restée impassible. C'est ça qui est étrange par rapport à la décision de première instance. Elle ne s'attendait pas à avoir l'exécution provisoire.

Une poignée de secondes après la décision, elle est partie sans un mot. C'était vraiment frappant. C'était avant la fin du jugement.

Là, elle s'était préparée à toutes les hypothèses, donc elle est restée impassible, bras croisés. - A.-E.Lemoine: Tous les scenarii avaient été étudiés par le RN? - L.Clément: J'imagine que oui. - P.Cohen: Bon... - L.Clément: J'imagine que si.

C'était une possibilité qu'elle ait une peine réduite d'inéligibilité et qu'elle ait ce bracelet. - P.Cohen: Je ne sais pas...

Je ne sais pas si tout a été étudié. Il y a une hypothèse que j'ai évoquée: un éventuel pourvoi en cassation. L.Aliot, qui faisait partie des prévenus et des condamnés, a dit qu'il voulait former un pourvoi en cassation.

Evidemment, c'est assez tentant. Dans l'immédiat, ça vous donne un sursis. Tout est suspendu.

La peine est renvoyée à un arrêt de la Cour de cassation, qui a fait savoir, dès le début, qu'elle jugerait à une vitesse record. Normalement, la Cour de cassation ne se prononce jamais en 6 mois, mais là, ça sera en janvier. Ce serait un risque pris considérable, qui la libérerait dans un premier temps, qui l'autoriserait à se présenter, mais qui, dans un 2e temps... - A.-E.Lemoine: C'est l'autre suspense: pourvoi ou pas pourvoi. - P.Cohen: Ca serait une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. - B.Teinturier: Si elle n'obtenait pas gain de cause en cassation, ça devient difficile.

Ca serait un énorme risque qu'elle prendrait. Si on regarde un peu scolairement nos données, on dit tous que c'est pareil et que Bardella est un peu au-dessus de Le Pen, parce qu'il capterait un électorat LR. Elle a un avantage clair sur la présidentialité et sur tout ce qui relève de l'international.

C'est 4 à 11 points, y compris chez les sympathisants LR. Souvent, on dit que c'est là où J.Bardella pourrait faire mieux.

Non. Les sympathisants LR sont alignés comme les autres sur ces points. C'est M.Le Pen qui a le plus de présidentialité. - P.Cohen: Dans l'ensemble de l'électorat? - B.Teinturier: Oui.

Ensuite, on peut distinguer chez les LR. Chez les sympathisants RN, pareil. La présidentialité et la capacité à affronter des crises graves et des enjeux internationaux, c'est le point faible de J.Bardella.

C'est ce qu'elle a acquis au fil de ses campagnes présidentielles en étant qualifiée pour le 2d tour, en débattant avec l'autre candidat. En 2007, humiliation, en 2022, non. Ca, J.Bardella ne l'a pas.

On se dit que Bardella rafle le gros de la marque et peut-être un peu plus...

Si on regarde bien ces éléments, ça n'est pas du tout acquis. - A.-E.Lemoine: Quel est l'état d'esprit de J.Bardella?

Lui s'est préparé. - L.Clément: Bien malin qui sait ce qui se passe dans sa tête!

En privé, il nous a dit qu'il était prêt à y aller si M.Le Pen lui donnait cette chance. Il affiche toujours cette loyauté et cette fidélité.

Après, est-ce que ça ne serait pas mieux pour lui...

Est-ce qu'il se dit que 2032, ça lui laisserait le temps d'asseoir sa légitimité? Il pourrait contrer le procès en inexpérience qui lui est fait. Si elle lui laisse le champ libre, il y va. - B.Teinturier: Je pense qu'il en rêve.

C'est une opportunité extraordinaire. - A.-E.Lemoine: Il en rêve pour 2027? - B.Teinturier: Oui.

On peut parler de 2032, mais un tien vaut mieux que deux tu l'auras. Jamais il n'a été aussi proche d'une éventuelle désignation pour une présidentielle, avec des enquêtes qui montrent une vraie dynamique pour le RN. C'est très tentant.

Plus la petite musique qui consiste à dire "il fait aussi bien qu'elle, voire un peu plus". - L.Clément: Son entourage veut qu'il y aille. - A.-E.Lemoine: Il y a 2 entourages qui s'opposent. - L.Clément: Le clan Bardella pousse... - P.Cohen: Ils se sont affrontés de plus en plus durement ces dernières semaines. - P.Lescure: Cet après-midi, à l'Assemblée nationale, pas de réaction des élus RN.

Pas plus de réaction des élus LR. A gauche, des députés ont accepté de réagir. - B.Lucas: Elle a trahi la confiance des électeurs en volant dans la caisse.

Elle ne mérite plus d'être députée, et encore moins présidente de la République. - P.Thevenot: On ne commente pas une décision de justice, on la respecte.

On passe à la question suivante. Qui pourrait représenter le RN, qui sera sur la ligne de départ pour les présidentielles? Que ce soit M.Le Pen ou J.Bardella, ça sera la même tragédie pour les Français. - E.Coquerel: Ca regarde le RN de considérer qu'avec cette peine, il se présente ou pas.

Quel que soit le candidat, on le battra. - P.Lescure: Pour LFI, le plus important est d'installer l'idée d'un 2e tour entre LFI et le RN. - B.Teinturier: Oui.

C'est comme ça qu'ils espèrent...

C'est ce que dit J.-L.Mélenchon depuis longtemps.

Ils veulent qu'à la fin, ça se termine par un duel et que beaucoup de Français votent pour Mélenchon. Je n'en crois rien, ni sur la 1re hypothèse ni sur la seconde. Je ne suis pas sûr qu'il soit évident que J.-L.Mélenchon soit qualifié pour le 2d tour face à un candidat du RN et encore moins qu'il l'emporte, même s'il faut se méfier des sondages du 2d tour qui sont faits actuellement.

Ils sont fait beaucoup trop tôt. Ils donnent des rapports de force politiques qui évolueront et qui seraient plus resserrés en cas de duel Mélenchon-Le Pen ou Mélenchon-Bardella que ce qu'on a aujourd'hui. L'idée qu'il y aurait une mécanique qui devrait nous amener à Mélenchon-RN, ça n'est pas si évident.

C'est une présidentielle à 1er tour ouvert et à 2d tour ouvert. C'est ça qui est nouveau. D'habitude, on a des présidentielles à 2d tour fermé.

En 95, très ouvert, Chirac-Balladur, mais on sait que celui qui l'emporte sera président de la République. La gauche est trop faible. - A.-E.Lemoine: Cette campagne va passionner les Français, qui ne sont pas paresseux et qui n'abusent pas du système de santé.

Vous développez tous ces thèmes dans cet ouvrage, "Au-delà des apparences. Des raisons d'être optimiste en France". L.Clément, on vous lit dans "La Croix".

La chronique d'A.Lambret. - A.Lambret: Au moment où tout le monde est suspendu à la décision de M.Le Pen pour 2027, à gauche, c'est toujours aussi flou.

J.-L.Mélenchon s'impatiente.

Il avait déjà pris ses camarades de vitesse, mais il veut maintenant s'imposer comme une évidence, d'où ce dernier coup de pression. Il pose un ultimatum. Il donne jusqu'à novembre aux autres partis de gauche pour se rallier à sa candidature. - J.-L.Mélenchon: Il va bien falloir qu'ils se décident à faire quelque chose d'utile à part se battre entre eux. - Vous mettez une date limite? - J.-L.Mélenchon: Par la force des choses.

Quand on va arriver en novembre, nous, on va déposer notre programme. On va pas commencer des palabres groupusculaires pendant des mois! - A.Lambret: "Qui m'aime me suive" version J.-L.Mélenchon.

Ils ne sont pas nombreux à vouloir le suivre. Pour tenir une position, encore faudrait-il la comprendre. Un exemple: un PS incapable de se mettre d'accord qui demande à ses militants de trancher sur le périmètre d'une primaire...

Une primaire ou deux, d'ailleurs. Ca n'est pas tranché. On connaissait la droite la plus bête du monde.

Il y a désormais la gauche la plus bête du monde. Une gauche qui ne veut pas rallier J.-L.Mélenchon mais dont les divisions servent de marchepied à ce même J.-L.Mélenchon.

Une gauche divisée, à l'image de ses électeurs. - Ses électeurs disent que la gauche est extrêmement fragmentée, divisée. J.Bardella et M.Le Pen rassemblent 90 % des électeurs qui ont voté pour eux qui ont une bonne image des leaders du RN.

Ca n'est pas le cas pour aucune des personnalités de gauche. - A.Lambret: S'il y en a un qui comprend ce qui se trame et qui espère en profiter, c'est F.Hollande.

Il observe son camp se déchirer. Il n'est pas encore officiellement candidat, mais il cache de moins en moins ses ambitions. Il est servi sur un point.

Il s'impose comme la figure préférée de son camp dans un sondage. - F.Hollande: Le mois de décembre est le mois qui est celui de la candidature.

Si je dois me déclarer, ça sera en décembre. La cristallisation politique intervient 2 à 3 mois après, c'est-à-dire vers février-mars. C'est là que se dessinera le visage du président. - A.Lambret: Nos téléspectateurs sont mitigés sur l'option F.Hollande.

Certains n'y croient pas du tout. Est-ce que F.Hollande a raison de dire que tout se cristallise au dernier moment, à partir de février?

Est-ce qu'il fait le bon pari? - B.Teinturier: La cristallisation du vote, c'est quand même un modèle dont on a pu voir qu'il était de plus en plus tardif et de moins en moins vrai.

La mobilité électorale joue de plus en plus. Des électeurs vous disent qu'ils sont sûrs de leur choix mais, 15 jours après, changent de candidat. - P.Cohen: Ils sont stratèges. - B.Teinturier: On ne peut pas dire que c'est en février que c'est fait.

Ca s'est souvent fait comme ça dans le passé. Je crois que ça bouge beaucoup. Maintenant, une chose est juste dans ce que dit F.Hollande: le système est gazeux, en décomposition.

Ce que vous racontez sur l'incapacité du PS à produire une méthode de désignation forte et à choisir un candidat montre sa faiblesse intrinsèque. Il peut se retrouver en situation de recours, mais ce que nous voyons dans nos enquêtes, c'est qu'il est à 7 ou 8 % des intentions de vote quand on le teste. Je ne crois pas qu'il y ait un désir de voir revenir F.Hollande à la présidence de la République.

C'est un recours potentiel à gauche. Ce n'est pas tout à fait la même chose qu'un désir. - A.-E.Lemoine: Merci.

Tout de suite, la Story de L.Amar. - Ces images viennent de nous parvenir de Damas.

Deux explosions ont été entendues ce matin. - Visiblement à proximité de l'endroit où se trouve E.Macron. ... - L.Amar: C'est l'histoire d'un attentat qui a failli atteindre E.Macron.

Le chef de l'Etat était en visite en Syrie. Ce matin, 2 explosions ont retenti à quelques minutes d'intervalle tout près de son hôtel, à Damas. Sirène et explosions.

Les bombes étaient placées dans une voiture et dans une poubelle. Elles ont été déclenchées depuis un immeuble en face de l'hôtel. Clients et employés ont été évacués.

La délégation française était déjà partie pour le palais présidentiel depuis une vingtaine de minutes. L'attentat a fait 18 blessés et a aussi touché le ministère du Tourisme, à proximité. Le porte-parole du ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place. ... - L.Amar: Le périmètre de sécurité avait pourtant été élargi et renforcé.

Les services français étaient conscients qu'un incident pouvait se produire. La semaine dernière, un attentat a fait 10 morts dans un café du centre-ville de Damas. L'entourage du chef de l'Etat avait légèrement modifié le protocole.

C'est ce que nous raconte un reporter. - Le déplacement du président de la République avait été confirmé par l'Elysée au moment de l'atterrissage de l'avion présidentiel. C'est rare.

Le contexte sécuritaire...

L'Elysée l'avait en tête. Il y avait beaucoup de sécurité aux alentours de l'entrée de cet hôtel. Personne d'autre que des hommes armés et des responsables de la sécurité.

On était dans une sorte de bulle ultra protégée. - L.Amar: Cette bulle autour d'E.Macron a-t-elle été percée par ceux qui ont activé les engins explosifs?

L'ancien patron de SDLP a déjà une idée. - Ce qu'on appelle la dépollution n'a pas été effectué. Vous devez ne pas avoir de véhicules.

On m'a dit qu'à 300 m, il y avait des véhicules. Il faut faire enlever tous les véhicules. Bien évidemment, une fouille des poubelles.

Vous nous avez parlé d'un déminage en cours. Ca doit précéder la venue des personnalités. C'est quelque chose qu'on fait pas pendant.

C'est quelque chose qu'on fait avant et on tient la position. - L.Amar: Quelques minutes après les explosions, l'Elysée annonce qu'E.Macron est saint et sauf.

Le chef de l'Etat poste ensuite un message sur X. En arrivant au palais présidentiel pour un échange avec son homologue, il fait comme si de rien n'était et participe à un forum économique avec des entreprises avant une conférence de presse. - E.Macron: Nous avons fait ce voyage en connaissance de cause, en étant organisés, côté français et côté syrien.

Nous ne sommes pas dupes sur les éléments de risque, mais ils sont maîtrisés. Et aussi sur la volonté de certains groupes d'empêcher le retour de la Syrie dans le concert des nations. Il ne faut pas nous laisser déstabiliser sur l'importance du chemin qui est le nôtre.

On avance. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.Bellanger.

Le président, E.Macron, a échappé à un attentat qui le visait. Ca en dit long sur la gravité de la menace.

Ca en dit aussi long sur l'efficacité des services de sécurité qui ont, a priori, évité le pire? - A.Bellanger: Ils ont bien fait leur boulot.

Ils ont à la fois protégé l'endroit où se trouvait le président de la République...

Ils ont repéré les 2 bombes. L'une se trouvait dans une poubelle. L'autre, sous un véhicule.

Ils ont évacué l'entourage. Ils étaient en train de déminer ces bombes au moment où elles ont explosé. Cela signifie qu'il y avait quelqu'un pas très loin pour les activer.

Je trouve que c'est plutôt de la belle ouvrage. Ca fait 18 blessés tout de même, mais ça montre bien qu'une visite historique correspond aussi à un périmètre de sécurité historique. On peut discuter de ce qu'il fallait faire avant et après, mais le pire a été évité.

Il y a 10 jours, il y avait eu un attentat... - A.-E.Lemoine: La menace reste très importante en Syrie, la menace terroriste. - A.Bellanger: Bien sûr.

Des dizaines d'attentats ont eu lieu. Le pays est en train de se reconstruire, surtout sécuritairement. - A.-E.Lemoine: E.Macron a poursuivi son programme tel qu'il était prévu.

Il n'était pas question de partir? - A.Bellanger: Non.

Un président français, ça ne s'empêche pas. Les présidents français vont au-delà du danger. Depuis de Gaulle, les présidents français, surtout depuis F.Mitterrand, vont au devant du danger.

F.Mitterrand, en 1983, se rend au Liban. En 1992, il va au-devant des tirs de snipers de Sarajevo. - P.Cohen: La visite la plus périlleuse, celle de Sarajevo. - A.Bellanger: Un peu comme E.Macron aujourd'hui.

On peut continuer...

N.Sarkozy se rend en Libye après la fin du régime de M.Kadhafi.

E.Macron, au lendemain de l'explosion du port de Beyrouth, qui va auprès des Libanais...

Il y a une vieille tradition de "ralliez-vous à mon panache blanc..." - A.-E.Lemoine: Cette visite est une première pour un chef d'Etat occidental depuis 17 ans.

E.Macron avait été le 1er à recevoir A.Al-Charaa à Paris.

Il a raison de parier sur le nouvel homme fort de Damas? C'est Un ancien membre d'Al Qaïda qui a depuis rompu avec le djihad. - A.Bellanger: Il a raison de faire ce pari.

Le pari d'A.Al-Charaa et des Français, c'est de dire que, pour la 1re fois, la majorité des Syriens obtiennent le contrôle du pays. Ce n'était pas arrivé en 50 ans.

Rien ne pouvait être résolu en Syrie, sinon par un régime autoritaire très violent qui maintenait une minorité au pouvoir. - P.Cohen: Régime avec lequel la France avait des liens très étroits.

J.Chirac a été le seul chef d'Etat occidental à être présent aux obsèques du père de B.Al-Assad. - A.Bellanger: Souvenez-vous de ce moment de 2017 où...

Oui, c'est ça. - A.-E.Lemoine: 2007 ou 2008? - A.Bellanger: Pardonnez-moi.

Je suis perdu dans les dates. On voyait B.Al-Assad sur les Champs-Elysées, un peu comme V.Poutine, accueilli au 14-Juillet.

Il a raison de faire ce pari. Il n'y a pas d'autre pari à faire. Si vous voulez stabiliser la Syrie, vous devez parier sur les sunnites.

Ils font les trois quarts de la population. Il faut parier sur un homme qui a autre chose à faire qu'à choisir entre les différents islamistes radicaux. - A.-E.Lemoine: Pourquoi c'est un enjeu direct pour la France? - A.Bellanger: Il suffit de regarder une carte.

Tous les ennuis de la région se situent autour de la Syrie. Israël occupe une partie du territoire syrien. Il a une politique qui est de diviser pour mieux régner.

L'Irak n'est pas loin, pas encore stabilisé. Le Liban n'est pas un danger militaire mais enfin si, le Hezbollah s'est battu en Syrie...

C'était ni sa terre ni sa guerre. Il a dû retourner à ses terrains de chasse habituels. Et il y a aussi l'Iran qui, pendant au moins 15 ans, a été le seigneur et maître de ce pays.

Aujourd'hui, il a dû battre en retraite. Si tous les ennuis sont autour de la Syrie, toutes les solutions s'y trouvent aussi. - A.Lambret: Vous dites que l'Iran a dû battre en retraite malgré le protocole d'accord signé à Versailles entre les Etats-Unis et l'Iran.

La guerre continue. Le régime iranien veut démontrer sa force. Illustration lors des obsèques d'A.Khamenei, qui ont réuni des millions de personnes dans les rues.

Ces funérailles ont vite pris des airs de rassemblement antiaméricain. ... - A.Lambret: Quand on voit cette démonstration de force, qu'on entend ce discours, on a du mal à concevoir que la guerre ait affaibli le régime iranien.

Pourtant, vous dites que c'est le cas. - A.Bellanger: Je vais vous demander de ne pas croire une image, un discours de ce qui sort en ce moment d'Iran.

Tout est faux. Il n'y a pas des millions de personnes qui ont assisté, éplorés, aux funérailles d'A.Khamenei.

Il y a probablement aux alentours de 300 000 à 500 000 affidés, des fonctionnaires qui ont été obligés de le faire. Des parents de martyrs qui reçoivent des pensions, à qui on a montré le chemin de Téhéran, des militaires aussi...

Environ 30 000 à 35 000 Gardiens de la révolution. Il y a aussi eu des gens de l'extérieur qui ont voulu montrer leur soutien à ceux qui les payent. Ca fait pas des millions de personnes. - A.Lambret: Ce sont les chiffres du régime. - A.Bellanger: Ils avaient annoncé 15 à 20 millions de personnes.

Il y a 90 millions d'Iraniens. Vous imaginez qu'un tiers de la population se seraient rendus, éplorés, aux funérailles de celui qui leur avait tiré dessus au moment où ils avaient tenté de se révolter? C'est le moment où le régime va sortir de lui-même, montrer que tout le monde est éploré...

Il y avait un journal iranien très conservateur qui titrait "Du sang pour du sang". Il appelait à tirer sur les Américains. Ca ne se passera pas.

L'Iran a besoin de bien autre chose. Le régime est très affaibli, beaucoup plus qu'on imagine. C'est surtout de passer de la guerre, qui est une séquence favorable pour le régime iranien...

Affronter sa propre population est une chose beaucoup plus dangereuse qu'affronter les Américains. - A.-E.Lemoine: Merci, A.Bellanger.

Le 5/5 de L.Sénéchal. La France de nouveau en alerte canicule. - L.Sénéchal: 61 départements en orange aujourd'hui.

Demain, 67. Plus de deux tiers de la France en alerte canicule. A Bordeaux, déjà le 5e jour à plus de 40 degrés cette année.

Le mieux, c'est de vivre dans un écoquartier récent. Non. Même les normes récentes sont surtout efficaces pour garder la chaleur l'hiver, mais pas pour rafraîchir les bâtiments l'été. - On est à 33-34. - C'est le 3e été qu'on passe ici.

Ca devient compliqué. On vit dans le noir. On ouvre le soir. - J'ai l'impression que ça suffit pas. - J'aimerais que l'architecte vive un an dans l'appartement pour se rendre compte de tout ce qui va pas. - L.Sénéchal: Les agriculteurs aussi doivent sortir le système D.

Ce producteur de salades a déjà perdu l'essentiel de sa production à cause des 2 premières vagues de chaleur. Pour sauver ce qu'il reste, il a peint sa serre en blanc. Il a fait installer des brumisateurs à l'intérieur. - Le soleil viendra chauffer à l'intérieur.

On pourrait monter à 60 degrés facilement. La serre nous permet de mettre en place plein d'outils. J'ai blanchi.

On peut imaginer des systèmes d'ombrage qui se déploient. - L.Sénéchal: En ville, difficile de fuir la chaleur.

Il y a quand même des astuces. Par exemple, passer l'après-midi dans des grandes enseignes d'ameublement. Le groupe joue le jeu avec, maintenant, des coins aménagés spécialement. - De l'eau?

Ici, vous pouvez découvrir un des espaces qui peut être utilisé par nos clients. - J'ai des amis qui viennent quand il fait très chaud. Ils passent l'après-midi ici. - L.Sénéchal: L'année dernière, il a fait 24 degrés minimum à Paris. - A.-E.Lemoine: La chaleur accentue le risque d'incendie. - L.Sénéchal: 5 départements sont en alerte maximale.

Ca brûle toujours dans les Pyrénées-Orientales. Le feu n'est pas fixé. Ca brûle aussi en Lozère, où certains ont tout perdu. - Quand j'arrive là, ce matin, et que je vois que ça a brûlé...

C'est tout noir partout. Je ne vois plus rien. Je ne vois plus que du noir partout.

Quelle horreur! - L.Sénéchal: L'incendie a laissé des paysages de désolation dans plusieurs départements, notamment dans les Pyrénées-Orientales. 12 000 personnes ont été évacuées.

Les pompiers ne peuvent pas forcer les gens à partir. Quelques personnes sont restées malgré le danger. - Vous ne souhaitez pas quitter les lieux?

Le feu est vraiment en contrebas. En fonction des vents... - On est vigilants. - Comme on avait ouvert sur le côté, ils sont rentrés avec le camion et ils ont pris l'eau dans la piscine. - L.Sénéchal: 14 500 ha ont brûlé en France, en tout.

C'est 3 fois plus que d'habitude en juillet. Les pompiers sont épuisés. Ils ont tout donné.

Ils peinent à trouver du renfort et des volontaires. - On est sans cesse en train d'essayer de trouver du personnel frais pour remplacer les collègues sur le feu. Notre rôle, c'est de remplacer, toutes les 24 heures, le personnel. - On demande à l'ensemble de nos partenaires, privés comme publics, de nous aider.

On est face à une crise inédite dans le département. On a besoin de tout le monde. - L.Sénéchal: La solidarité s'organise envers les sinistrés et à destination des pompiers.

Beaucoup apportent des vivres pour qu'ils puissent boire et manger pendant les interventions. - On a acheté des tranches de jambon et du gouda en tranches. Ils vont pouvoir faire des sandwichs rapidement et de manière efficace. - Ils sont là pour nous.

On doit être là pour eux. - Il y a des bouteilles d'eau. On a donné pour les sinistrés aussi.

On fait comme on peut. Ca peut arriver à tout le monde. - L.Sénéchal: L'Europe a dépêché 4 avions bombardiers d'eau pour nous aider. 9 incendies sur 10 sont d'origine humaine, dont un tiers d'origine malveillante.

Les pompiers se font aussi enquêteurs pour savoir d'où est parti le feu. - Le feu est passé au-dessus de cette partie. Le feu n'a pas touché la coquille d'escargot. - Ca nous permet de définir la direction du feu.

On va voir par où le feu et les flammes ont léché la coquille d'escargot. On va remonter au fur et à mesure par l'origine du feu. - L.Sénéchal: Il y a des incendies toujours en cours à l'heure où je vous parle. - A.-E.Lemoine: Coup de tonnerre politique au Royaume-Uni.

Et ce après la démission de N.Farage... - L.Sénéchal: De son poste de député.

Il a fait cette annonce cet après-midi. Il provoque une élection partielle. Il tente le tout pour le tout pour être sauvé par les électeurs. ... - L.Sénéchal: Quelle est la manoeuvre?

Il démissionne, comme ça, ses électeurs peuvent le sauver. Il était sous pression depuis les révélations de la presse britannique. Il a bénéficié de services de sécurité d'un homme souvent à ses côtés, l'entrepreneur des cryptos, qui s'est occupé de sa communication sur les réseaux, sans rien déclarer.

Jusqu'au bout, ses proches l'ont protégé. ... - L.Sénéchal: Mais c'est pas tout.

N.Farage a aussi accepté d'autres dons sans les déclarer, particulièrement un don de 5 millions de livres de la part d'un autre riche investisseur dans les cryptos. Il a fait des affaires en Thaïlande.

N.Farage bouillait comme une cocotte-minute à chaque fois que les médias lui tendaient un micro. ... - L.Sénéchal: N.Farage a reçu le soutien du président D.Trump, dont il se dit l'ami, sur son réseau.

Ce n'est pas surprenant. - A.Bellanger: C'est surtout un pote de cryptomonnaies.

D.Trump a gagné 1,5 milliard de dollars de cryptomonnaies qu'il a immédiatement investis dans des actions. - A.-E.Lemoine: Entre potes de cryptomonnaies, on se soutient. - A.Bellanger: Il fallait pas mettre le doigt dans le pot de confiture.

C'était une période où N.Farage n'était pas sûr de revenir en politique. Un inconnu vous offre 5 millions de livres sterling...

Vous les prenez. C'est l'argument qu'il a donné. "J'ai le droit d'accepter des cadeaux.

Qu'est-ce que ça à voir avec l'opinion publique? C'était avant que je sois député." - L.Sénéchal: Il espère être blanchi, en quelque sorte, par les électeurs. - P.Cohen: Ca me rappelle une situation politique française... - A.-E.Lemoine: B.Teinturier ne dit rien, mais il n'en pense pas moins. - P.Cohen: Il y a quelque chose qui tient du trumpisme et qui s'étend dans différents pays. - A.Bellanger: Il ne faut jamais déjeuner avec le diable, même avec une très longue cuillère. - B.Teinturier: Sans complexe, D.Trump soutient...

Il y a une ligne politique, on peut dire populiste ou réactionnaire, qui s'élabore dans les pays, mais au niveau quasiment mondial. - A.-E.Lemoine: On en vient à la France.

La Fifa et l'ONU poussent derrière K.Mbappé. - L.Sénéchal: G.Infantino, le patron de la Fifa, a condamné sans équivoque les propos racistes qui ont visé le capitaine des Bleus.

E.Macron lui a déjà apporté son soutien. K.Mbappé a été violemment insulté par une sénatrice paraguayenne très raciste.

Elle a traité K.Mbappé de "abruti qui n'a même pas appris à écrire et qui tétait des noix de coco quand il était bébé." K.Mbappé l'a qualifiée de "femme méprisable". ...

Il est beau joueur. Elle a le culot de lui demander des excuses en réponse. On est chez les fous!

Le parquet de Paris ouvre une enquête contre cette sénatrice pour injure publique et provocation à la haine. Les Bleus ont un match à jouer, après-demain. Ils s'entraînent pour le Maroc.

Ils ont de nouveau le droit de contester les décisions de l'arbitre. On a l'impression que c'est un soulagement pour eux. ... - L.Sénéchal: Ca Fait du bien!

Ils s'agacent, mais c'est que de l'amour, entre eux. ... - L.Sénéchal: Ils ont toutes les qualités.

R.Cherki trouve que D.Doué est "beau de ouf".

Il se met à faire la cuisine et il sert ses petits camarades. ... - A.-E.Lemoine: On termine avec la vengeance des Belges. - L.Sénéchal: Ils ont célébré leurs buts en imitant la danse gauche de Trump sur "YMCA".

Le commentateur belge en a remis plusieurs couches pendant le match. *-Nous ne sommes pas ici dans un bureau Ovale, mais nous sommes sur un rectangle vert, sur un terrain de foot. Aucune faute!

Les Américains ont beau passer des coups de fil, ça ne sert à rien! - L.Sénéchal: Plus de contestation possible.

La presse belge s'en amuse. Trump s'était vanté d'avoir obtenu l'annulation du carton rouge de son meilleur joueur. La Maison-Blanche avait fantasmé une victoire.

Trump avait dit juste avant qu'une défaite était impossible. ... - L.Sénéchal: Voilà.

C'est comme pour 2020. S'il perd, c'est que c'est truqué. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, L.Fabius, C.Beaugrand, J.Bugier, L'OEil de Pierre, les Actualités de Bertrand et le Débrief de Patrick. - P.Cohen: Ah bon?

Condamnée en appel, Marine Le Pen candidate ou pas ? - C à Vous l’Intégrale - 07/07/2026 — Marine Le Pen · Pourquijevote