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Interviewyoutube.com· 9 mars 2026 66 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEurope & international

ENTRETIEN SUR BFMTV AVEC GUILLAUME DARET (08.03.26)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    À vos yeux, qu'est-ce que la désignation du nouveau guide suprême iranien dit de la capacité de résistance de ce régime ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous évoquez le rôle de la Russie. On apprend que 117 Iraniens ont été évacués du Liban. Qu'en pensez-vous ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Le temps de la guerre : l'Iran se dit prêt pour six mois de guerre. Ont-ils les moyens ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Où est la voie de l'Europe ? Où est la voie de la France ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Être l'ami d'un peuple, ce n'est pas l'abandonner au fait accompli. La France a-t-elle abandonné le Liban ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Que faire face à la hausse des carburants en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Dominique de VillepinFait
    « Nous comptons les jours et nous voyons bien que cette guerre n'est pas prête de s'arrêter et qu'en tout cas ses conséquences ne sont pas prêtes de s'arrêter. »
  • 8:20Dominique de VillepinChiffre
    « La Russie, avec la hausse du prix du gaz et la hausse du prix du pétrole. Mauvaise nouvelle pour l'Ukraine. »
  • 10:50Dominique de VillepinFait
    « La première leçon qu'il faut tirer, c'est l'impuissance de la puissance. Vous savez, la puissance ne peut pas tout. »
  • 12:30Dominique de VillepinFait
    « Une intervention militaire, l'usage de la force, quand il ne s'accompagne pas d'un objectif politique clair. »
  • 15:50Dominique de VillepinFait
    « Ni les États-Unis ni Israël ne sont intervenus pour libérer le peuple iranien. »
  • 17:30Dominique de VillepinFait
    « Il n'y a jamais de fatalité. Mais où est la voie de l'Europe ? Où est la voie de la France ? »
  • 25:50Dominique de VillepinFait
    « Il est urgent que les Européens mesurent la catastrophe décidée par Donald Trump et refusent d'y participer solennellement. »
  • 2:00Dominique VillepinFait
    « aujourd'hui la France c'est une puissance moyenne qu'elle ne peut pas avoir le même rôle qu'elle avait auparavant »
  • 4:00Dominique VillepinFait
    « mouvement qui se dit social alors qu'on voit bien que tout dérive dans le programme économique du rassemblement national vers le libéralisme voire l'ultra libéralisme »
  • 4:00Dominique VillepinChiffre
    « près de 40% des français s'apprêtent à voter pour ce mouvement »
  • 6:00Dominique VillepinFait
    « l'antisémitisme est un fléau inacceptable »
  • 8:00Dominique VillepinFait
    « il y a une ambiguïté actuellement vous trouvez ? il y a toujours le risque d'une ambiguïté quand on joue sur des matériels et sur des militaires »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous, l'édition spéciale se poursuit sur BFM TV avec cette guerre de grande ampleur qui connaît de nouveaux développements aujourd'hui. On l'a pris il y a quelques minutes, le nouveau guide suprême a été désigné par le pouvoir iranien. On ne sait pas encore qui il est, mais il a été désigné une nuit où Téhéran a été lourdement bombardé ces dernières heures des dépôts pétroliers plus particulièrement.

Nos équipes sont partout dans la région et dans le monde pour vous faire vivre en direct ce moment d'histoire, ce conflit qui est devenu un conflit effectivement régional. Et tout de suite, on prend bien sûr la direction de Téhéran où on retrouve Syavosh Ghazi, correspondant RFI France 24, l'Iran qui a été donc touché cette nuit par les plus lourds bombardements depuis le début de ce conflit. Ce sont des dépôts pétroliers qui ont été plus particulièrement ciblés.

Nous responsables, deux membres de l'Assemblée des experts, ont fait des déclarations depuis ce matin. Les deux ont affirmé que la majorité des membres de l'Assemblée des experts, qui est composée de 88 membres des religieux, tous des religieux, se sont mis d'accord sur un nom, mais le nom n'a pas été encore officiellement annoncé. Un des membres de l'Assemblée qui a parlé ce matin a affirmé que c'est le nom qui a été évoqué par le grand Satan.

Alors, qu'est-ce que cela signifie ? C'est le grand Satan, c'est un terme qui est utilisé en Iran pour désigner les États-Unis. Et donc, il y a deux jours, le président Trump a affirmé que dans les médias, on parlait de la désignation du fils de la Itala Khamenei, Moshava Khamenei, pour lui succéder.

Et il a ajouté, si c'est le cas, eh bien, ça sera une cible prioritaire pour les États-Unis. Et nous l'assassinerons comme son père. Et donc, est-ce que ça veut dire que c'est lui qui sera désigné ?

En tout cas, il va prendre avec précaution ses déclarations. Mais de toute façon, on le saura assez rapidement, je pense, dans les tout prochaines heures. Voilà, le nouveau guide suprême désigné.

Son identité n'est pas encore connue. Vous avez vu, Syavosh Ghazi devant l'Inde, ces sites pétroliers qui ont été durement frappés par les Israéliens et par les Américains. Je vous propose de découvrir cette séquence d'un journaliste, d'un confrère américain de CNN.

Regardez bien ces images, regardez ce qu'ont provoqué ces frappes. Voilà comment Téhéran se réveille ce matin. Le ciel au-dessus de la ville est couvert de nuages noirs, très épais.

On peut les voir partout. Là-bas, c'est l'ouest de la ville et ici, c'est le nord. Normalement, si vous regardez dans cette direction, vous pouvez voir les montagnes d'Albors.

Mais maintenant, tout est aussi recouvert de nuages. Cela fait suite aux importantes frappes aériennes qui ont eu lieu dans le sud et l'ouest de la ville hier soir, où des installations pétrolières ont été touchées. Des installations de stockage de pétrole et apparemment aussi une raffinerie auraient également été touchées.

Et vous pouvez voir ce matin que le ciel est encore très sombre. Hier, nous avons vu des pépanaches de fumée noire dans le ciel. Il y a eu des incendies massifs dans le sud de la ville.

Mais je voudrais vous montrer autre chose, car il pleut également et vous pouvez voir que la pluie, l'eau de pluie, est en fait noire, saturée. Elle semble contenir du pétrole. Et si nous regardons là-bas, vous pouvez voir que l'eau qui coule, ici, est également noire.

C'est donc ce qui tombe ce matin. Ce genre de pluie chargée d'huile que nous avons actuellement sur la capitale iranienne après les frappes. Des images saisissantes lors de ce conflit, effectivement, qui, depuis un peu plus d'une semaine, marque l'affrontement entre, d'un côté, l'Iran et de l'autre, Israël et les Etats-Unis.

Un invité exceptionnel avec nous ce matin. Bonjour, Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, ancien ministre des Affaires étrangères. Amé Kotech-Souazik Kimner de la Tribune et Patrick Sos, chef du service international de BFM TV.

On vient d'apprendre, justement, que l'Iran aurait donc désigné un nouveau guide suprême. À vos yeux, qu'est-ce que ça dit de la capacité de résistance de ce régime iranien ? Monsieur Daré, d'abord, la catastrophe était annoncée.

Et elle se déroule sous nos yeux. La guerre s'étend, elle s'est étendue dans la région, elle s'étend dans les secteurs, en matière énergétique, transport, assurance, multipliant les risques de crise économique mondiale. Et puis, elle s'étend dans le temps.

Nous comptons les jours et nous voyons bien que cette guerre n'est pas prête de s'arrêter et qu'en tout cas, ses conséquences ne sont pas prêtes de s'arrêter. Et nous voyons aussi que l'extension a toutes les chances de devenir géopolitique. En effet, nous nous retrouvons avec des puissances impériales qui jouent à la guerre de façon totalement inconséquente, avec le risque d'activer des puissances comme l'Iran et comme d'autres, qui risquent de nous entraîner dans une sorte de Vietnam global.

Un Vietnam global ? Un Vietnam global, tout simplement parce que où commence la guerre ? Comment on arrête le risque de guérilla de représailles ?

Comment arrête-t-on ceux qui, aujourd'hui, sont ceux qui tirent avantage de ce conflit ? Même si ça peut paraître paradoxal. La Russie, avec la hausse du prix du gaz et la hausse du prix du pétrole.

Mauvaise nouvelle pour l'Ukraine. Et la Chine, qui, elle, reste observatrice, spectatrice de l'absurdité des démocraties occidentales, de l'inconséquence des démocraties occidentales. Et je terminais en disant, s'il y a une leçon, parce qu'on peut commenter les images à l'infini, une fois de plus, tout ce qui se passe était prévisible.

La première leçon qu'il faut tirer, c'est l'impuissance de la puissance. Vous savez, la puissance ne peut pas tout. On veut opposer le droit et la force.

À la fin, c'est toujours le droit qui gagne. Parce que le droit a été fait pour protéger les peuples. Et le droit a été fait comme garde-fou.

Je termine, si vous permettez. Je termine, si vous permettez. Impuissance de la puissance.

Impuissance des gouvernements démocratiques. S'il y a une leçon, aujourd'hui, à donner au monde, c'est que les démocraties doivent dire ce qui se passe, ce que nous acceptons et ce que nous n'acceptons pas. fixer une règle.

Et puis, impuissance de notre humanité, parce que nous sommes au début d'un nouveau chapitre mondial. Avec le développement de l'intelligence artificielle, cette guerre, elle a été déterminée, non pas par M. Netanyahou, non pas par M.

Donald Trump. Elle a été déterminée par un signal de renseignement qui a créé une opportunité, qui a permis de tuer, d'assassiner de façon ciblée, l'ayatollah Khamenei. Et la bataille qui se déroule aujourd'hui entre Anthropik et OpenAI, qui est la bataille pour savoir comment on va contrôler l'intelligence artificielle, montre que nous rentrons dans un monde où ce ne sont plus les hommes qui vont décider du cours des guerres, mais que la robotisation de la guerre, la surveillance de masse, le jeu des algorithmes, va nous entraîner dans quelque chose d'autre.

Alors moi, je suis pour que les hommes et les femmes qui gouvernent ce monde, que les hommes et les femmes, que les peuples de ce monde disent que c'est l'humanité qui doit l'emporter, nous sommes au seuil de quelque chose qui est en train de nous échapper, qui échappe à Donald Trump, qui échappe à Benjamin Netanyahou, qui échappe à tous les gouvernements du monde. Et nous ne pouvons pas fermer les yeux. Vous évoquez à l'instant le rôle de la Russie.

On apprend que 117 Iraniens, dont des diplomates ont été évacués du Liban à bord d'un avion au Swazik. Dominique de Villepin, vous avez ouvert beaucoup de sujets. Vous avez parlé d'un thème qui nous intéresse particulièrement ce matin.

C'est le temps. Le temps de la guerre. L'Iran se dit prêt pour six mois de guerre.

Alors, est-ce qu'ils ont les moyens de tenir six mois de guerre ? Nous allons le voir. Mais vous savez, est-ce que le Vietnam avait les moyens de battre la puissance américaine ?

Est-ce que l'Algérie avait le temps de battre la puissance française ? À la fin, à la fin, il ne faut jamais sous-estimer dans une guerre asymétrique la capacité d'un gouvernement aussi voyou soit-il de tenir. Et c'est là où le point de départ de tout, c'est les limites de la puissance.

Donald Trump avec toutes ses bombes, Israël avec toutes ses bombes, ne détiennent pas la clé parce qu'il y a une clé fondamentale et qui est celle de l'expérience que je répète jour après jour depuis 25 ans dans le désert français. C'est qu'une intervention militaire, l'usage de la force, quand il ne s'accompagne pas d'un objectif politique clair. Et je demande quel est l'objectif politique des États-Unis.

Je connais celui d'Israël et en cela monte aux États-Unis la petite musique que cette guerre serait israélienne. Parce qu'on sait ce que vise Benjamin Netanyahou. Lui, il vise la sécurité à tout prix.

N'en déplaise aux Libanais, n'en déplaise aux Syriens, n'en déplaise aux peuples iraniens. Là au moins, c'est clair, ça conduit à la catastrophe aussi. Parce que la sécurité à tout prix, eh bien ça ne s'arrête jamais, c'est la guerre sans fin.

Mais en ce qui concerne donc cette impuissance de la puissance, pas d'objectif politique, l'échec, quoi qu'il arrive, et y compris demain si Donald Trump crie victoire, il est écrit et annoncé dans la programmation de cette guerre qui une fois de plus est une guerre d'opportunité. En 2003, c'était une guerre idéologique avec un sous-bassement intellectuel qui était celui des néo-conservateurs. Là, c'est le nez au vent.

C'est en regardant aux doigts mouillés l'évolution des choses que Donald Trump a embarqué le mouvement pour frapper l'Iran sans avoir aucune idée de ce qu'il vise. Il y a une certitude néanmoins, et je le dis pour mes amis iraniens nombreux qui sont dans le désespoir aujourd'hui de voir qu'ils ont et la dictature et les bombardements et peut-être demain la catastrophe de la fragmentation de l'Iran. Eh bien, je dis que ce que nous savons, c'est que ni les États-Unis ni Israël ne sont intervenus pour libérer le peuple iranien.

Et ça, c'est quelque chose que nous devons avoir en tête quand on s'interroge sur la responsabilité des démocraties, sachant qu'il y a toujours deux chemins. Il y avait deux chemins en 2003. Le chemin des inspections, le chemin multilatéral qui nous permettait de répondre au drame qui était celui de la situation irakienne.

Il y a aujourd'hui un autre chemin que celui emprunté par Donald Trump et Benjamin Netanyahou qui aurait été de poursuivre les négociations. poursuivre les négociations puisqu'un accord sur le nucléaire était possible, ce qui conduisait à lever les sanctions comme on l'avait fait en 2015, entre 2015 et 2018, ce qui allégait la souffrance du peuple iranien et sans doute permis une évolution du régime parce que nous savons bien que ce régime est un régime certes de fer, mais un régime fragile qui ne répond pas aux aspirations du peuple iranien. Donc il n'y a jamais de fatalité.

Mais où est la voie de l'Europe ? Où est la voie de la France ? On va y venir à cette question de la voie de l'Europe.

La soumission et la soumission. Non mais je sais bien qu'on va toujours venir. Non mais j'estime fondamental de dire les choses importantes au début et de distinguer l'anecdote, c'est-à-dire le croustillant du quotidien, du fondamental qui va changer nos vies parce que nous Français, nous serons les premiers à payer l'addition.

D'abord, ne l'oublions pas, les États-Unis, entre eux et l'Iran, il y a un immense océan. Nous, on est tout prêts et les conséquences, on les a déjà payées à travers le terrorisme migranien en 1983 au Liban. Entre 84 et 86, on les a payées en France et nous les payons pas seulement sur le plan du terrorisme.

Nous risquons de le payer à travers la crise économique et la hausse du prix de l'essence qui est une très mauvaise nouvelle pour les citoyens français et il faudra apporter des réponses. C'est le devoir de M. Macron.

Et puis, c'est une très mauvaise nouvelle également compte tenu de l'expérience en ce qui concerne le risque de crise migratoire. On l'a vécu avec la crise syrienne. Nous allons le revivre, ne l'oublions pas.

L'Iran, c'est deux fois et demi la population de la Syrie et donc les conséquences migratoires risquent d'être catastrophiques. Emmanuel Macron, dont on a appris il y a quelques instants, c'était votre information, qu'il se rendra demain à Chypre. Vous parliez de l'élargissement.

Vous me permettez un aparté sur ce sujet parce que c'est important. Quand il y a une crise mondiale, il est important d'être là où il faut. Et s'il y a un endroit où devrait être le président de la République, c'est au palais de l'Elysée pour coordonner l'action.

De la même façon, s'il y a un endroit où aurait dû être le porte-avions français, le Charles de Gaulle, c'est en Méditerranée, pas en Norvège. Il vient d'y entrer. Il vient d'y entrer avec quelques retards.

Et pas pour participer à tout ça, mais pour assurer la sécurité de nos ressortissants et pour contribuer à des actions de défense, de défense, je dis bien, en aucun moment d'une quelconque participation offensive. Nous connaissons tous les mécanismes des engrenages. Nous savons tous comment une guerre peut encore s'étendre davantage.

Il est urgent que les Européens mesurent la catastrophe décidée par Donald Trump et refusent d'y participer solennellement. Vous évoquiez l'élargissement de ce conflit. On a l'une de nos envoies spéciales qui est à Doha, au Qatar.

Les Émirats Arabes Unis qui ont été particulièrement ciblés, notamment ces dernières heures. Et Élise Phillips, pour la première fois, les Émirats Arabes Unis auraient attaqué l'Iran à leur tour. Exactement.

Selon la chaîne israélienne N12, des sources en Israël indiquent que les Émirats Arabes Unis auraient attaqué l'Iran. Aujourd'hui, ils auraient attaqué une usine de dessalement sur le sol iranien. Il faut savoir que ces usines de dessalement sont des infrastructures très stratégiques pour les pays du Golfe parce que beaucoup de pays ici dans la région dépendent en grande partie de ces usines pour l'eau potable.

Je viens de consulter les différents comptes, les réseaux sociaux des différents ministères des Émirats Arabes Unis parce que c'est via ces comptes que transite une grande partie des informations. Et pour l'instant, je n'ai pas vu de confirmation officielle de la part du pays sur cette potentielle attaque. Mais si elle était confirmée, ce serait une information majeure parce que ce serait la première fois depuis le début du conflit il y a une semaine que l'un des pays du Golfe aurait attaqué l'Iran.

La question se posait depuis plusieurs jours maintenant parce que l'Iran ne relâche pas la pression, vise chaque jour et à plusieurs reprises ses pays voisins du Golfe, les Émirats Arabes Unis, le Qatar, le Koweït, le Bahreïn et donc se poser la question de savoir si ces pays, si l'un de ces pays allait finir par répliquer. A chaque fois qu'il y a une attaque sur le territoire d'un de ces pays du Golfe, les autorités rappellent qu'elles sont en capacité non seulement de défendre leur ciel et leur population mais que si ça continue, si cela va trop loin, ces pays pourraient choisir aussi de riposter. Est-ce que c'est ce qui s'est passé ce matin ?

On attend la confirmation. Mais il faut savoir aussi que les Émirats Arabes Unis sont l'un des pays les plus touchés par ce conflit depuis le début. Depuis une semaine, ils ont été attaqués à de multiples reprises par l'Iran.

Rien qu'aujourd'hui, le dernier communiqué fait état de 17 missiles balistiques et 117 drones tirés par l'Iran sur les Émirats Arabes Unis. Merci beaucoup, Élise Phillips, depuis Doha Qatar avec Morgane du Mont-Patrick Sous. Vous qui connaissez ces pays du Golfe, philosophiquement, qu'est-ce que cette séquence est en train de changer ?

Il y avait une idée quasiment de Suisse au Moyen-Orient, alors que la géographie nous montre qu'il n'y avait que 200 km entre le Qatar ou encore Dubaï et l'Iran. et on se retrouve avec une guerre qui vient dans ces pays et qui s'impose à eux. Alors la riposte est graduée pour l'instant mais l'escalade se fait quand même.

Qu'est-ce que ça change dans les têtes finalement des représentants ? Alors d'abord, ça nous rappelle qu'il n'y a pas d'immunité. Vous le savez, on qualifiait le Liban de Suisse du Moyen-Orient.

Nous avons vu ce qu'il en est devenu. Le modèle des États du Golfe est fracassé. C'est une tragédie pour les États du Golfe.

Ils ont misé sur le développement touristique, sur le développement financier. Ils ont développé le concept de sécurité régionale et nous voyons bien ce qu'il en reste. La frappe que vient de faire si elle est confirmée les Émirats est d'une bêtise absolue.

Aller frapper une usine de dessalement en Iran quand on sait que l'ensemble des États de cette région sont dépendants de ces usines de dessalement, c'est une invitation à l'Iran de frapper à son tour à travers les drones. Ces mêmes usines de dessalement...

Je sais, mais c'est peut-être pas là que les Émirats auraient dû frapper parce que la guerre de l'eau, c'est une autre dimension que peut prendre cette guerre et le résultat, c'est que toutes les populations de cette région ne seront plus en mesure d'avoir l'eau nécessaire pour leur vie quotidienne. Donc, on est aujourd'hui en train de tomber dans un engrenage absurde. Absurde du côté américain, absurde du côté des États de la région qui, et tous ceux qui ont été à Dubaï une fois dans leur vie, ne pouvaient pas manquer de constater à quel point Dubaï est une anomalie au Moyen-Orient.

Il y a dans toute culture, dans toute région, des vérités profondes, des vérités de civilisation. Et quand on veut construire une ville qui va jusqu'au ciel, quand on veut construire une ville de plaisir, eh bien, forcément, ça attire des convoitises et on finit par avoir la catastrophe qui était assez facilement prévisible. Donc, je crois qu'il y a des leçons de bon sens aussi attirées pour les gouvernements et pour les peuples et on voit bien à quel point cette région a été animée par la prédation, le souci du lucre, le souci de l'argent facile, le souci et le mépris de ses propres peuples très souvent et en tout cas, de tout idéal intellectuel et culturel, même s'ils ont essayé de se rattraper en construisant des musées où ils n'étaient pas très nombreux à se rendre.

Donc, il y a aujourd'hui un moment de vérité pour cette région. Toute région a un moment de vérité. Il y a un moment européen aussi où nous sommes rendus à la faiblesse tragique de nos propres dirigeants.

C'est dire à quel point nous qui avons la chance de vivre en démocratie. Eh bien, notre bulletin de vote, et je le dis à la veille des municipales et bientôt des élections nationales y comptent. Et ne votons pas pour n'importe qui, ne votons pas dans un marché de dupes.

La démocratie n'est pas une farce, même si malheureusement le spectacle ressemble à une farce. On a vu qu'il y a désormais effectivement plusieurs fronts. Il y a bien sûr ce qui se passe en Iran-Atéhéran.

On a vu les Émirats Arabes Unis. Il y a évidemment ce qui se passe aussi au Liban. Encore la nuit dernière, Israël a durement frappé le Liban et Beyrouth notamment.

On ira dans quelques minutes. Un hôtel notamment qui a été pris pour cible. Israël affirme que c'était la présence effectivement de responsables du Hezbollah.

Comment vous qualifiez Dominique de Villepin ce qui est en train de se jouer au Liban ? C'est d'abord une catastrophe humanitaire et une catastrophe politique. Le Liban, après laisser-c'er le feu de l'année dernière, était en train de redresser la tête.

C'est vrai que le Liban et le gouvernement libanais ont tardé à mettre en œuvre tous les termes de cet accord et en particulier le désarmement du Hezbollah. Le Hezbollah qui est une variable d'ajustement de la politique iranienne eh bien on a tiré parti pour aller encore plus loin en refrappant Israël et en donnant donc du crédit à la légitimité pour Israël de frapper. Le résultat c'est ce que disent les journaux de cette région.

C'est à la fois un suicide pour le Hezbollah et un suicide pour le Liban lui-même. Mais quand nous entendons des dirigeants israéliens nous dire qu'ils vont transformer la banlieue de Dahieh le quartier de Beyrouth sud en Han Yunès qui a été rasé par les bombes israéliennes. C'est un ministre d'extrême droite israélien qui a dit ça.

Oui enfin membre du gouvernement. Tout à fait. Eh bien j'appelle à la responsabilité et j'appelle à la sanction.

Je crois que nos démocraties doivent et peuvent agir. Il y a des sanctions économiques possibles il y a des sanctions politiques possibles il y a la possibilité de traduire les inconséquents devant les tribunaux et les inconséquents ne sont pas seulement israéliens. Quand j'entends M.

Peter Exet M. Peter Exet expliquer que désormais secrétaire d'Etat à la guerre désormais secrétaire à la guerre désormais expliquer qu'il s'affranchira des règles d'engagement sous-entendu de toutes les conventions humanitaires de Genève sa responsabilité est directement engagée nous n'avons pas traduit et c'est une faiblesse des pays occidentaux nous n'avons pas traduit en justice M. George W.

Bush et M. Tony Blair nous aurions dû parce que peut-être qu'aujourd'hui l'avertissement aurait été reçu et je veux faire ici une proposition puisqu'on condamne le multilatéralisme qui aujourd'hui n'a pas la chance de pouvoir s'exprimer C'est quoi votre proposition ? Ma proposition c'est que désormais nous devrions prévoir à travers une résolution de l'Assemblée Générale des Nations Unies puisque le Conseil de Sécurité est bloqué un principe de réparation tout pays qui s'engage dans une intervention illégitime illégale doit payer le prix de la reconstruction de ce qu'il a cassé on l'a connu en France tu casses tu répares et bien là tu détruis tu répares et c'est une invitation à expliquer à M.

Trump et à M. Netanyahou que ce qu'ils font au Liban ce qu'ils font au Moyen-Orient doit avoir des conséquences sonnantes et trébuchantes et je pense que de la même façon il y a un principe de réparation et moi je serais pour que les pays européens mettent dans le vote qui est le leur pour agréer et donner les pouvoirs de guerre et j'invite les Américains à faire pareil pour les pouvoirs de guerre accordés au président des Etats-Unis qui n'ont pas été accordés à Donald Trump une clause qui prévoit justement cette responsabilité financière de réparation reconstruction dans toute situation de guerre vous savez on joue avec les peuples du monde et on les entraîne dans une spirale sans fin de guerre sans fin et tout cela regardons notre image celle qui vous sert de fond tout ça avec des images hollywoodiennes et la musique de la Macarena je suis désolé la guerre la guerre c'est pas un jeu et je regrette qu'on détourne Walt Disney Netflix c'est la communication de la Maison Blanche et toutes les chaînes américaines ainsi qu'Hollywood pour faire le jeu de la guerre la guerre c'est des peuples qui souffrent rappelons-nous ce qui s'est passé à Minab il y a quelques jours quand 175 personnes sont mortes et de nombreux enfants dans les écoles personne ni les Iraniens ni les Européens ni les peuples civilisés ne peuvent fermer les yeux devant cette atrocité là et nous savons que ceux qui frappent aujourd'hui en Iran ont la capacité de faire des frappes précises et c'est là où je rappelle qu'une intervention soit légale ou illégale on est toujours tenu à la proportionnalité des moyens que l'on emploie on est tenu à la précaution et on est tenu à la responsabilité judiciaire vous évoquiez justement la situation d'Israël à Jérusalem c'est Stéphane Amar qui est l'un de nos envoyés spéciaux bonjour Stéphane de nouvelles alertes également en Israël ces dernières heures alors des nouvelles alertes avec des missiles tirés depuis l'Iran également des roquettes depuis le sud Liban mais dans les deux cas pas de dégâts ni de victimes car les missiles sont interceptés ou bien ils tombent dans des zones vides ce qui fait dire aux Israéliens que les capacités balistiques de l'Iran sont en chute libre d'après l'armée israélienne et bien la plupart des lanceurs de missiles auraient été interceptés il y a eu également des destructions de lance-missiles du côté du Liban au sud Liban et au nord du Liban au Liban où il y aurait deux morts du côté israélien dont un soldat de ruse qui conduisait un bulldozer pour déblayer les débris dans un village au sud Liban alors du point de vue israélien et bien cette campagne va se poursuivre elle devrait s'intensifier c'est ce qu'a dit Benjamin Netanyahou hier il s'est félicité des résultats militaires obtenus il s'est aussi félicité Benjamin Netanyahou du fait que la coalition avec les Etats-Unis tienne bon et qu'il a le soutien implicite ou non de plusieurs états notamment des états du Golfe qui objectivement se rangent du côté d'Israël et enfin et bien il a annoncé au peuple iranien que c'est à sa libération qu'allait conduire cette guerre puisque une fois le régime des Mola tombé car c'est l'un des objectifs d'Israël et bien ce sera dit Benjamin Netanyahou l'avènement de la démocratie en Iran Merci beaucoup Stéphane Amar depuis Jérusalem l'édition spéciale se poursuit sur BFM TV on apprend à l'instant selon les autorités libanaises que le nouveau bilan des frappes israéliennes au Liban s'élève à 394 morts 394 morts selon les autorités de milliers libanaises de déplacés question de choisir rappelons elle va vous poser une petite question de choisir rappelons qu'il y a trois zones géographiques concernées au Liban il y a le sud Liban bien sûr où Israël veut créer une zone Israël veut créer une zone tampon il y a la banlieue sud que l'on veut vider de sa population et il y a aussi la plaine de la BKA pas très loin de la Syrie c'est dire que c'est une déstabilisation complète du Liban et la France en tant que pays ami ne peut pas rester simplement à faire des déstabilis c'est la question que je voulais vous poser Dominique de Villepin être l'ami d'un peuple ce n'est pas l'abandonner au fait accompli c'est vous qui avez écrit ça sur X est-ce que vous considérez qu'Emmanuel Macron et la France ont abandonné le Liban je crois que la France est en train de rater pourquoi le coche de rater l'histoire d'abord en ne regardant pas en face ce qui est en train de se passer et en ne disant pas aux Etats-Unis et à Israël la responsabilité qu'ils prennent deuxièmement en ne se battant pas sur le front européen pour mobiliser l'ensemble des acteurs figurez-vous qu'en Europe c'est Pedro Sanchez qui sauve l'honneur de l'Europe est-ce que monsieur Macron ne pourrait pas Pedro Sanchez qui a refusé que les avions américains décollent des bases espagnoles mais parce que nous savons nous savons ce qui va se passer la catastrophe c'est pas une surprise la catastrophe elle est écrite c'est très lassant vous savez d'être dans la situation qui est la mienne depuis 25 ans je répète la même chose certains ont voulu considérer que j'avais eu un moment warolien aux Nations Unies mais malheureusement et c'est pas de mon fait ce moment warolien il dure depuis 25 ans et malheureusement il n'a pas fini de durer parce que nos dirigeants ne veulent pas ouvrir les yeux sur le Liban Emmanuel Macron a fait savoir très vite qu'il avait contacté les autorités qu'il avait promis de l'aide humanitaire il se déplace lui-même dans la région la semaine prochaine la réponse elle est politique la réponse elle est politique elle est stratégique c'est pas uniquement de se déplacer de faire le joli coeur et d'envoyer de l'aide humanitaire même si c'est très important mais c'est de dire que des sanctions seront prises de se mobiliser pour que ces sanctions soient prises figurez-vous que la finule a été frappée des soldats ganiens nous avons 700 français et si 10 de nos compatriotes avaient été tués dans une frappe par Israël qui considère qu'elle est en terrain conquis et bien ça nous le refusons cette idée qu'Israël désormais n'a plus de frontières et peut à tout moment envahir le sud Liban envahir la sud Syrie envahir un autre pays voisin il est temps qu'Israël se comporte en démocratie et se comporte en état tout court alors que le pari d'Israël c'est de multiplier les états faillis de la région dans la région et à partir de là d'intervenir quand bon lui semble et bien la normalisation de la région passe par la création d'un état israélien normal c'est-à-dire avec des frontières reconnues en respectant la règle de droit qui s'impose à tous les autres parce qu'au bout du compte la sécurité à tout prix que vise Israël qui est convaincue aujourd'hui monsieur Netanyahou et malheureusement une grande partie du peuple israélien qu'ils avancent vers plus de sécurité moi je le dis très solennellement ici là encore ils seront déçus cette sécurité ne sera pas réalisée pourquoi ? parce qu'aucun peuple du monde dans aucune région du monde ne peut accepter le fait accompli ne peut accepter l'injustice de telle frappe on nourrit le terrorisme comme on est en train de nourrir la prolifération la première leçon qu'on va tirer de cette intervention en Iran pour n'importe quel état du monde dotons-nous de l'arme nucléaire et nous allons et c'est pour cela que je parlais d'un Vietnam global non seulement d'une guérilla qui va s'étendre à l'échelle internationale mais nous allons vers une déstabilisation de l'ordre mondial par la prolifération et c'est là où le principe de responsabilité ça consiste pas seulement à faire de très beaux discours et très utiles à l'île longue ça consiste à être en avant des événements et nous savons exactement ce qu'il va se passer vous savez la géopolitique la diplomatie c'est pas un art de divination c'est un art qui est fondé sur l'expérience or on a cette expérience ou on l'a pas et c'est fondé deuxièmement sur les principes certains responsables politiques veulent considérer que le droit international désormais ne sert à rien parce que c'est la force qui domine mais ça veut dire quoi que dans la loi de la jungle désormais on doit se soumettre aux exactions aux actions illégales des uns et des autres mais nous sommes en train de rentrer dans un monde de la jungle qui est un monde insécure pour tout le monde et demain les assassinats ciblés que l'on utilise au Moyen-Orient pourquoi est-ce qu'il n'aurait pas lieu en Europe ou aux Etats-Unis et que dirons-nous vous avez la règle absolue du droit international pas de deux poids deux mesures et donc il y a deux règles à défendre dans le monde respecter le droit c'est l'intérêt de tous et c'est l'intérêt des peuples et deuxièmement respecter le principe de justice ce qui a été fait à Gaza est inacceptable ce qui est fait en Cisjordanie est inacceptable ce qui est fait au Liban est inacceptable et le président français serait bien inspiré de le dire de le dire fermement clairement et de prendre la tête d'une coalition d'États pacifiques européens bientôt les États-Unis vont ouvrir les yeux et vont constater qu'on les entraîne dans une catastrophe et on voit bien que leur modèle est fondé sur l'économie sur la finance et sur la stabilité et bien ce modèle il est mort Dominique vous parliez regardez de ces images effectivement on les voit de destruction malheureusement au Liban au sud de Beyrouth Clotilde Bigot vous êtes à Beyrouth les frappes ont été particulièrement intenses la nuit dernière oui exactement il y a eu plusieurs frappes dans la bouche au sud de Beyrouth notamment dans le quartier de Harit Teherik aux alentours de 3h du matin mais ce qui est très important de noter c'est cette frappe cette nuit dans un hôtel en plein coeur de la capitale l'hôtel qui se trouve derrière moi une frappe 6 c'est une seule chambre qui a été ciblée on compte 4 morts et une dizaine de blessés et la cible serait des gardiens de la révolution iranienne alors pour l'instant on n'a pas plus d'informations sur qui exactement était ciblée et s'il y a eu des dommages collatéraux mais ce qui est certain c'est que maintenant l'hôtel est vide sauf le coiffeur au rez-de-chaussée qui continue à accueillir des clients parce que c'est un petit peu ça le Liban c'est un petit peu ça Beyrouth il y a des bombardements il y a un danger maintenant qui s'étend à toute la capitale car nous sommes très loin de la banlieue sud mais la vie doit continuer et doit continuer malgré cette anxiété qui reste un petit peu ici chez tous les Libanais merci beaucoup Clotilde Bégaud depuis Beyrouth il est 12h31 sur BFM TV l'édition spéciale se poursuit on l'a donc appris ce matin le guide suprême le nouveau guide suprême aurait été désigné par les autorités iradiennes mais on ne connait pas encore son identité des frappes à nouveau vous les avez vues à l'instant à Beyrouth également ces dernières heures où un hôtel a été touché il y avait des responsables du Hezbollah selon les autorités israéliennes et puis des frappes massives tout au long de la nuit sur Téhéran et sur d'autres régions de l'Iran et en particulier 4 dépôts pétroliers qui ont été touchés ce qui est marquant dans cette guerre Dominique Lillepa on l'a vu c'est la régionalisation c'est aussi c'est une guerre totale on a vu un sous-marin américain aller couler au large du Sri Lanka un navire iranien on a vu cette bataille aérienne au-dessus de Téhéran c'est le retour d'une guerre totale et oui et que fait-on si demain la Chine décide d'embahir Taïwan il fait quoi monsieur Trump très sympathique à jouer au golf toutes les semaines plus qu'à être à son bureau il fait quoi vous voyez bien que nous sommes dans une aventure mondiale inouïe et tous les jours nous sommes suspendus à écouter et regarder un président des Etats-Unis qui change d'avis trois fois par jour et à essayer d'interpréter ses pensées mais nous savons tout ce que nous avons à savoir sur Donald Trump le sujet n'est pas là le sujet c'est qu'est-ce que nous faisons nous sa parole celle de Donald Trump n'a aucune importance elle n'est pas performative et l'action des Etats-Unis nous le savons parfaitement c'est une guerre à tâtons qu'ils ont engagée selon la bonne formule une guerre à tâtons irresponsable c'est pour cela que la question et je le dis au président français qui part à Chypre c'est aujourd'hui de savoir comment il entend protéger les français nous avons écrit une hausse du prix des carburants qui ne va pas cesser de s'accroître quoi qu'il arrive dans les prochaines semaines et sans doute dans les prochains mois premier objectif je me permets d'essayer de donner quelques conseils parce qu'on voit bien qu'on a quelques retards à l'accélérateur premier conseil il faut amortir la hausse des carburants et donc prévoir un lissage écréter en quelque sorte cette hausse et nous pouvons le faire à travers la taxe sur les carburants si le prix des carburants dépasse les 100 dollars et bien nous devons abaisser cette taxe sur les carburants en conséquence et le jour venu parce qu'il faut être responsable en matière de finances publiques le jour venu quand le prix du pétrole baissera en dessous de 60 dollars et bien nous abanderons nous augmenterons cette taxe sur les carburants proportionnellement pour reconstituer ce fonds deuxièmement il est important de penser aux ménages français les plus exposés dans notre pays et en particulier à ceux qui ont besoin de la voiture parmi les plus modestes pour se déplacer là encore ce qui se passe est une catastrophe pour eux et bien faisons en sorte que pour ces ménages une aide une garantie un chèque garantie puisse être apporté par le biais des municipalités pour répondre et n'attendons pas d'avoir des manifestations dans les villes de France n'attendons pas que les français s'impatientent et se mettent en colère l'art du gouvernement c'est d'anticiper et c'est pour cela une fois de plus je sens bien chez Emmanuel Macron la volonté de revêtir en permanence l'uniforme de circonstance qui lui permet de jouer le mieux possible le rôle nous ne sommes pas au cinéma un président de la république et un gouvernement sont faits pour servir les français et servir les français c'est être à sa tâche alors évidemment c'est moins glorieux les images sont peut-être moins belles mais c'est beaucoup plus utile pour notre pays Patrick je vous donne la parole dans un instant on va évoquer la question de Donald Trump et vous parliez du déploiement des forces effectivement présentes dans la région Clémence Renard est avec nous bonjour Clémence quelles sont très concrètement les forces françaises qui sont déployées dans la région c'est ce qu'évoquait il y a un instant Dominique de Villepin le dernier envoi de renfort sur lequel l'armée française a communiqué c'est ce porte-hélicoptère amphibie tonnerre vous le voyez sur ces images d'archives il a quitté la base navale de Toulon ce vendredi et se rend comme le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale il devrait arriver dans le courant de la semaine il est accompagné de la frégate Courbet c'est un acteur essentiel des opérations de protection de force et c'est le couteau suisse de la marine il peut participer à des missions d'évacuation voire humanitaires on va justement regarder de plus près ses capacités il mesure près de 200 mètres de long il dispose de plusieurs hélicoptères d'un hospital embarqué avec près de 70 lits de nombreuses capacités d'hébergement aussi il peut avoir à son bord par exemple 177 marins en moyenne il peut également accueillir entre 400 et 900 soldats ce que l'on sait également sur ce porte-hélicoptère c'est qu'il avait déjà été déployé à Beyrouth en 2020 lors de l'explosion du port alors ça vient s'ajouter à d'autres moyens où en est déjà très concrètement le fameux Charles de Gaulle On le rappelle son départ de Malmö en Suède a été annoncé par Emmanuel Macron lors de son allocution mardi dernier il continue sa route à grande vitesse vers la Méditerranée orientale il arrivera d'ici le milieu de la semaine ce que je peux vous dire c'est qu'il dispose d'une vingtaine de rafales d'avions radars et d'hélicoptères pour assurer ses missions il est également accompagné par des frégates françaises et européennes et concernant cette fois la présence militaire française sur place on sait qu'il y avait déjà environ 750 militaires français déployés aux Émirats Arabes Unis et depuis le début de cette guerre la France a renforcé son dispositif de protection au Proche et Moyen-Orient en envoyant par exemple des avions rafales ces derniers jours mais également des systèmes de défense sol-air et lutte anti-drone et aussi ce que je peux vous dire c'est que deux frégates sont en ce moment entre la mer Rouge et le golfe d'Omane pour assurer la protection du trafic maritime et des intérêts français dans la région Merci beaucoup Clémence Renard cette information qui nous parvient à l'instant l'explosion qui a visé l'ambassade américaine d'Oslo la police évoque je cite un possible motif terroriste on aura ça on saura évidemment davantage dès les prochaines minutes mais un possible motif terroriste on évoquait notamment Donald Trump Patrick et cette conduite de la guerre Dominique Delipin qui disait à tâton effectivement Oui vous étiez en train de parler du portefeuille des français on a vu les premiers chiffres aux Etats-Unis avec le galon qui va prendre un demi dollar 50 cents ça va être beaucoup pour des voitures qui sont un peu gourmandes moi je suis comme vous je ne veux pas psychologiser à outrance Donald Trump et faire la chronique quotidienne de son propre chaos profondément que cherche Donald Trump il savait que le prix du galon allait augmenter il savait qu'il allait mettre un chaos indescriptible dans cette région à votre avis que cherche-t-il profondément en déclenchant cette guerre je m'étonne Patrick je pense que vous vous posez la question Donald Trump n'est pas un homme de raison c'est un homme d'impulsion vous pensez vraiment j'essaye de m'en détacher moi c'est un homme d'impulsion et il a flairé la bonne opportunité comme dans le bureau ovale il flair la bonne télévision et c'est ça qui lui a plu il s'est dit là il y a un coup à faire on a un renseignement vous savez c'est une guerre qui est fondée sur un bon tuyau il y avait une très célèbre émission de télévision Hutschi les bons tuyaux Hutschi les bons tuyaux Starsky Hutsch exactement et bien là il a reçu un bon tuyau en même temps que les israéliens et les israéliens d'ailleurs très habilement ont su la pâtée et à partir de là il s'est dit bah tiens c'est une occasion formidable on va liquider l'Ayatollah Khamenei mais le problème c'est qu'on peut liquider l'Ayatollah Khamenei on peut liquider son successeur et celui qui viendra après ça fait pas tomber le régime ce régime il tient par en cascade une série de structures dont les gardiens de la révolution dont les Basidji qui sont autrement plus nombreux que les quelques-uns qu'il a tués dans son bunker ils étaient convaincus que décapiter le régime c'était faire tomber le régime mais on devrait on devrait punir des chefs d'Etat pour bêtise ou pour ignorance et là croyez-moi il y aurait il y aurait il y aurait de la sanction à prendre il n'y a vraiment pas d'adulte dans la pièce à la Maison Blanche vous avez écouté Peter X7 oui je ne pensais pas à lui en termes d'adulte oui mais alors vous pensez à qui citez-moi en un je les cherche citez-moi en un et ce qu'il faut savoir c'est et c'est en ça que l'Europe doit réagir c'est que ça ne s'arrête pas là ils vont ouvrir un front sur Cuba si on ne les arrête pas et c'est là où l'Europe l'Europe à chaque fois n'a pas réagi et ce sont autant d'occasions perdues on n'a pas réagi sur la guerre tarifaire on n'a pas réagi sur la guerre numérique on n'a pas réagi quand Thierry Breton et quelques autres ont été sanctionnés on l'a fait sur le Groenland on l'a fait en déployant quelques individus et on s'est rendu compte que les symboles pesaient aussi sur les Etats-Unis et donc on n'est pas à la hauteur vous êtes l'homme qui a dit non vous l'avez rappelé tout à l'heure qu'est-ce que c'est dire non aujourd'hui à Donald Trump en 2026 dire non c'est dire non un nous n'accepterons en aucun cas de participer à cette guerre nous la condamnons dans toutes les instances internationales et nous en tirons les conséquences nous sanctionnons nous sanctionnons Israël pour être en train aujourd'hui d'enclencher une situation humanitaire tragique au Moyen-Orient nous pouvons prendre des mesures vous savez on dit toujours nous sommes dépendants oui nous sommes dépendants pour les moyens de paiement nous sommes dépendants pour la guerre numérique mais les Américains sont très dépendants de nous aussi ne sous-estimons pas nos capacités mais est-ce que justement et donc je crois que le simple fait d'avoir un conseil exceptionnel des Européens réunis avec un discours martial disant aux Etats-Unis et disant à Donald Trump monsieur le président des Etats-Unis vous faites n'importe quoi aujourd'hui vous nourrissez la guerre dans le monde aujourd'hui vous déstabilisez l'Europe vous déstabilisez les régions du monde et nous ne vous accompagnerons plus dans cette aventure et qu'on en tire les conclusions qu'on arrête d'acheter des F-35 qu'on arrête d'imaginer que les Etats-Unis seront là pour nous aider en Ukraine mais les Européens ne sont pas sur la position que vous dénoncez là mais c'est bien pour ça que je dis qu'on a besoin de la France je sais tout ça mais en 2003 ils n'étaient pas non plus dans leur immense majorité les Européens sur notre ligne mais les peuples du monde entier étaient avec nous et c'est en ça qu'il faut être capable de renforcer la légitimité de notre parole et comme comme la catastrophe va se dérouler comme je suis en train de vous le dire et bien au bout du compte les Européens peut-être ont une chance d'ouvrir les yeux et de cesser de se rendre dans le bureau ovale en priant Donald Trump de bien vouloir leur concéder ceci ou cela donc dire clairement aux Etats-Unis que leur guerre est illégale qu'elle est illégitime qu'elle est inefficace et qu'elle est dangereuse rien que ça dans la bouche de M.

Macron et bien excusez-moi ça ferait du bien aux Français ça ferait du bien aux Européens ça ferait du bien à tous les peuples du monde et en plus ce serait vrai avertir ce que nous avons fait en 2003 les Américains de ce qu'ils sont en train de semer le désordre de semer le malheur partout où ils vont et bien je crois que c'est un avertissement salutaire qu'un ami doit se permettre devant la situation que nous connaissons or là nous en disons le moins possible nous agissons le moins possible nous nous promenons et nous refusons de prendre nos responsabilités vous savez il y a de quoi aujourd'hui construire vous me demandiez que faire par rapport aux Etats-Unis construisons une grande coalition des pays démocratiques qui s'opposent à la vision des Etats-Unis et la vision que défend aujourd'hui Israël la démocratie ce n'est pas les Etats-Unis et ce n'est pas Israël aujourd'hui et bien incarnons cette démocratie soyons l'avant-garde d'une nouvelle organisation multilatérale et je crois que nombreux sont les pays du monde qui attendent cela Alors Axel Monnier est l'un de nos correspondants aux Etats-Unis l'État Washington Axel Monnier Dominique de Villepin évoquait le message qu'à ses yeux la France où les Européens devraient envoyer à Donald Trump Donald Trump s'est à nouveau exprimé ces dernières heures si je ne me trompe pas c'était dans un avion de retour d'un déplacement Axel Monnier on le voit c'est un discours qui est maximaliste il ne veut rien lâcher et pas question de négocier avec les Iraniens Ah non il a été très clair là-dessus le temps des négociations est passé il s'exprimait effectivement à bord d'Air Force One à l'avion qu'il emmenait vers la Floride où il passera le week-end jusqu'à lundi soir sur la route du retour de la cérémonie pour les 6 soldats américains tués au Koweït alors grâce à ce qu'il considère comme je cite une large victoire pour le moment face à l'Empire du Mal Donald Trump dit que les Etats-Unis sont clairement en position de force nous avons dit-il une marge de manœuvre considérable en négociation mais nous ne cherchons pas un accord eux voudraient négocier pas nous ce qui était intéressant aussi c'est qu'à ses côtés il y avait Steve Whitcoff c'est son émissaire sur le sujet iranien il était présent il menait les pourparlers pour les Etats-Unis et il a donné quelques informations sur les négociations telles qu'elles se sont passées avant les frappes c'est évidemment à prendre avec prudence dans la mesure où nous sommes en période de guerre avec beaucoup de propagande de part et d'autre mais Steve Whitcoff dit il ne semblait pas très coopératif ils ont affirmé détenir un droit inaliénable à l'enrichissement d'uranium ils se sont vantés d'avoir assez de combustible enrichi à 60% pour fabriquer 11 bombes et ils m'ont dit nous ne vous donnerons pas par la diplomatie ce que vous prenez par la force en clair Steve Whitcoff et Donald Trump sont en train de justifier les frappes plus fortes et plus intenses qui sont actuellement menées sur l'Iran car il est hors de question pour les Etats-Unis de revenir à la table des négociations pour le moment Merci beaucoup Axel Meunier depuis Washington Dominique de Villepin on entendait notre correspondant sur les dernières paroles de Donald Trump Donald Trump qui explique qu'il y aura peut-être effectivement à nouveau des envois de commandes sur place et qui évoque même la possibilité peut-être de remodeler Patrick les frontières de l'Iran dit-il l'Iran n'apparaîtra peut-être pas exactement comme avant la guerre qu'est-ce que cela dit tout ça ? Mais ça ne dit rien de sensé ça dit ça dit que aujourd'hui les Etats-Unis sont dans la main de gens totalement irresponsables qui est M. Wittkopf le partenaire de golf de M.

Donald Trump un spécialiste des questions immobilières qui est M. Jarrett Kouchner qui négocie avec M. Wittkopf c'est son gendre c'est ça l'administration américaine c'est ça la démocratie américaine c'est ça qui dirige le monde mais c'est révoltant c'est révoltant et on parle à ces gens-là enfin il y a un moment où on est obligé d'exiger du sérieux de la part des Etats-Unis les Etats-Unis cette administration n'est pas sérieuse et je crois qu'il faut leur dire et par ailleurs M.

Wittkopf dans le narratif sur les négociations ne dit pas exactement ce qui s'est passé parce que nous savons par d'autres canaux et en particulier par le canal Omanet que les Iraniens étaient prêts à faire de très nombreux sacrifices et qu'un accord était possible donc là on a au moins plusieurs versions donc aujourd'hui cette énième version des personnages qui sont des personnages peu recommandables et le monde qui va ainsi tranquillement et tout le monde est partenaire tous les dirigeants du monde sont partenaires et acceptent cette farce je crois qu'il faut prendre un peu de recul nous français et examiner quelle est notre responsabilité et être à la hauteur de notre destin nous avons une fidélité à tenir sur le plan historique en ce qui concerne la parole de la France moi j'ai le souvenir de ce que les américains disaient de ce que les français disaient aux américains en 1965 moi j'ai grandi avec le discours du général de Gaulle à Phnom Penh avertissant les américains et bien qu'ils termineraient dans des cercueils au Vietnam c'est exactement ce qui s'est passé et je crois qu'on a ce devoir d'alerte l'Amérique continue à se rassurer mais quand bien même monsieur Trump inventerait une pirouette demain pour dire qu'il a gagné et partirait aujourd'hui vouloir recomposer l'Iran mais interroger le peuple iranien interroger les iraniens de Paris les iraniens de Washington est-ce qu'ils ont envie de voir leur pays coupé en petits morceaux c'est ça la vision de Donald Trump et ça c'est la logique que défend aujourd'hui Benjamin Netanyahou partout dans cette région on fragmente on coupe et on dispose ça cette vision là elle est inacceptable pour les gouvernements démocratiques du monde et pour les peuples ça c'est la logique de la tondeuse agression on fait ce qu'on veut et qu'est-ce que veut monsieur Donald Trump au bout du compte et bien on fait des affaires pourquoi est-ce qu'il ne fait rien en Ukraine c'est parce qu'il veut faire des affaires en Russie pourquoi est-ce qu'il intervient en Iran parce qu'il veut faire des affaires avec le pétrole iranien et donc on dispose des peuples et de leurs ressources et regardez la géopolitique de Donald Trump le Venezuela le Congo à chaque fois ce sont les ressources du monde c'est un régime prédateur et les américains sont complices aujourd'hui d'une situation impériale qui déstabilise en profondeur le monde sans aucune garantie et aucune perspective d'une vision politique ne cherchons pas la vision politique en interrogeant Donald Trump il n'y en a pas et c'est pour cela que nous devons parler haut et fort parce que nous devons et c'est notre rôle penser le monde quand l'Amérique méprise méprise le monde et ne le pense plus dans quelques instants on prendra la direction à la frontière libanaise on retrouvera Nicolas Kouadou en deux mots il y a encore quelques semaines l'administration Trump parlait de l'imminence d'un programme nucléaire comme d'une arme de destruction massive j'utilise à propos ces mots là aujourd'hui ils sont en train de justifier peut-être même avec certains mensonges l'utilisation et l'entrée en guerre tel un Colin Powell il y a maintenant près de 25 ans les emprises américaines je pense notamment à Blackrock c'était le cas en 2003 en Irak tout ça c'est déjà fait est-ce que à la lumière pour ne pas revenir sur votre nom et l'opposition de la France ça n'a fini par de ne pas marcher évidemment c'était un bourbier incroyable pour les américains qu'est-ce qui fait qu'à un moment on est revenu quand même à un semblant de droit international ou alors on n'est pas du tout dans un comparatif je dirais raisonnable il y a un comparatif utile qui est à faire même si les deux situations n'ont rien à voir la légitimité américaine elle est évidemment bien moindre encore que celle qu'avait l'administration Bush en 2003 puisqu'ils n'ont pas eu l'accord du congrès alors qu'ils avaient l'accord et un vote du congrès en 2003 ils avaient cherché à passer par les Nations Unies et élément très intéressant à noter en 2003 ils ont tenté une grande coalition qui dépassait de loin les Etats-Unis et qui était une coalition avec des pays européens et des Etats du monde entier aujourd'hui ils sont seuls avec Israël c'est une action unilatérale à deux si je puis dire mais c'est une action solitaire et l'on voit bien que c'est ce qui tue la légitimité de cette action c'est que cette action elle est fondée sur l'idée que la puissance peut tout mais il faut le répéter et le répéter la puissance ne peut pas tout quand elle ne sait pas ce qu'elle veut et elle ne sait pas où elle va elle mobilise contre elle au contraire tous les peuples du monde tous les ressentiments tous les esprits de revanche et elle nourrit le cycle de la violence ce que je dis n'est pas très compliqué à comprendre ça fait 25 ans que je l'explique et ça fait 25 ans qu'à commencer par la France personne ne veut l'entendre entre temps on a eu la guerre de Libye merci monsieur Sarkozy entre temps on a eu la guerre du Sahel merci monsieur Hollande merci monsieur Macron et ce n'est quand que quand on nous a mis un coup de pied au derrière de la part des Africains qu'on a compris qu'il fallait partir très honnêtement il y a quelque chose de surprenant dans la façon dont nous sommes dirigés on va aller tout de suite en Israël mais à quelques kilomètres seulement de la frontière libanaise Nicolas Kouadou l'un de nos envoyés spéciales est sur place bonjour Nicolas quelle est la situation sur cette zone qui est évidemment extrêmement tendue bonjour oui on est à Métoula avec Julie Roseur pour être tout à fait précis à 400 mètres de la frontière libanaise que vous pouvez voir juste derrière moi le village de Kfar Kilar premier village libanais à proximité de la frontière vous le voyez c'est plus vraiment un village c'est totalement un champ de ruines un champ de ruines parce que c'est un village qui a été totalement rasé lors de la précédente offensive de l'armée israélienne est-ce qu'on peut vous dire on est arrivé il y a à peu près une heure ici c'est qu'on entend qu'on sent qu'il y a cette offensive israélienne à l'intérieur du Liban pourquoi ? parce qu'on a vu des chars notamment des chars de l'armée israélienne qui patrouillaient dans ce village là on est vraiment juste à côté de la frontière on entend également de très nombreux tirs d'artillerie et ça confirme les informations comme quoi l'armée israélienne continue d'avancer à l'intérieur du Liban il y a notamment des nouveaux villages qui ont fait l'objet d'un nouvel ordre d'évacuation de la part de Tsaal des villages qui cette fois sont situés au nord du fleuve Litani très peu d'informations passent sur ce qui se passe à l'intérieur du Liban de ce sud du Liban mais ce que l'on sait de source sûre c'est qu'il y a au moins 5 soldats qui ont été blessés grièvement soldats de Tsaal hier également des morts civiles plusieurs dizaines ça c'est les médias libanais qui nous le donnent Israël donc qui mène toujours son front contre le Hezbollah ici dans le sud Liban et qui continue à progresser La Quadou avec Julie Roser sur le terrain merci beaucoup à l'instant c'est le pape on l'apprend qui prie je cite pour que le fracas des bombes cesse au Moyen-Orient et que le dialogue reprenne ce qui m'a marqué dans ce que vous nous avez dit Dominique de Villepin c'est que vous avez dit c'est un nouveau Vietnam qui est en train de voir le jour c'est un nouveau Vietnam qui est en train de se dessiner les conséquences géopolitiques et je ne parle pas uniquement de l'Iran je parle de la géopolitique mondiale c'est l'affrontement entre ceux qui plaident aujourd'hui pour la violence impériale et l'ensemble des autres des autres états qui sont susceptibles aujourd'hui de se mobiliser contre cette violence impériale dans une violence asymétrique et qui peuvent un peu partout se déchaîner dans le monde nous sommes aujourd'hui dans la main de ceux qui décideront de régler des comptes partout autour de la planète si la Corée du Nord décide de s'amuser avec ses pays voisins si pour parler d'un grand état la Chine décide de frapper à Taïwan si quelque part en Afrique un état décide d'envahir son voisin mais les états unis vont sans fin multiplier les interventions ou au contraire à ce moment là ne rien faire quelle sera la conséquence nous voyons bien que nous sommes dans une logique d'impuissance nous sommes en train d'être débordés par un cycle de violence que nous ne sommes pas capables de maîtriser le diable est sorti de la boîte un peu comme le dentifrice en dehors du tube et on essaye de se dépatouiller pour faire rentrer le diable ou le dentifrice dans la boîte c'est qui le diable ? mission impossible c'est qui le diable ? mission impossible le diable est sorti de la boîte qui est le diable ? le diable c'est la bêtise c'est la bêtise qui est en train aujourd'hui de nous emporter de gouverner le monde alors même que nous ne réagissons pas c'est l'inculture dont fait preuve aujourd'hui Donald Trump c'est la méconnaissance des réalités c'est l'absence de pratiques historiques c'est l'absence d'expérience nous sommes devant des novices des amateurs des gens qui ne sont pas responsables de ce qu'ils font et tout le système du droit international a été fait pour que ceux qui prennent ce risque là le payent et c'est en cela que je dis et je redis il faut un principe de réalité il faut que le principe de pesanteur paye et nous européens qui avons tout connu dans notre histoire je ne ressortirai pas la barbarie les guerres et le reste et bien nous nous avons un devoir c'est de dire à tous les peuples du monde que cette aventure là elle est dangereuse et que nous refusons d'y participer justement vous parlez de principe de réalité et est-ce que le principe de réalité vous parlez beaucoup de puissance depuis le début de cette émission c'est pas de se dire qu'aujourd'hui la France c'est une puissance moyenne qu'elle ne peut pas avoir le même rôle qu'elle avait auparavant et que la difficulté justement pour le président de la république française aujourd'hui d'intervenir dans ce conflit c'est que finalement on regarde les balles passées on ne peut pas faire grand chose mais d'abord nous avons des principes on peut les rappeler on peut les défendre et puis en plus quand le monde se fait silencieux quand les dirigeants du monde n'ont pas le courage de dire la réalité de ce qui se passe et bien est-ce que c'est pas le rôle de la France d'être le pays qui a le courage la lucidité qui a l'esprit de responsabilité pour parler au nom du monde mais vous savez c'est ça la vocation de la France et moi je rêve que nous soyons capables de reprendre ce rôle tout simplement parce que la France sans la fierté elle n'est rien et regardez à quel point nous sommes en train de nous rouler dans la fange de l'histoire dans la fange de l'histoire quand le mouvement qui est en tête aujourd'hui mouvement politique en tête en France près de 40% des français s'apprêtent à voter pour ce mouvement donc vous parlez du rassemblement national je parle du rassemblement national bien mal nommé il se dit national alors que c'est un mouvement de soumission de soumission aux empires soumission aux Etats-Unis soumission à la Russie mouvement qui se dit social alors qu'on voit bien que tout dérive dans le programme économique du rassemblement national vers le libéralisme voire l'ultra libéralisme mouvement qui se dit populaire alors que nous voyons que c'est un mouvement qui sert aujourd'hui de plus en plus les élites et qui est aveugle à la souffrance des français et puis c'est un mouvement aujourd'hui qui prétend défendre l'intérêt de notre pays nous voyons bien qu'ils sont aux abonnés absents alors moi je ne fais aucun reproche à Marine Le Pen et à monsieur Bardella parce qu'ils n'ont pas d'expérience parce qu'ils n'ont jamais exercé la moindre responsabilité dans le domaine de la politique active mais je leur reproche de ne pas avoir l'humilité de constater qu'il y a des mécanismes historiques qui sont à l'oeuvre qui fait qu'ils seront dépassés et mangés tout cru par leur propre idéologie qui est une idéologie raciste antisémite et xénophobe et aujourd'hui on cherche d'autres boucs émissaires ne nous trompons pas l'extrême droite a dans son histoire quelque chose qui ne changera pas c'est la logique de surenchère c'est la logique de dénonciation et d'exclusion est-ce que nous sommes aujourd'hui dans un moment historique il faut chercher à exclure une partie de la communauté nationale nous sommes au contraire dans un moment où il faut rassembler rassembler et le président de la république serait bien inspiré aussi de mettre en pratique cette vocation de rassemblement où les doutes s'expriment et nous voyons que l'antisémitisme va redoubler à la suite de cette guerre préparons-nous à y faire face l'antisémitisme est un fléau inacceptable et nous voyons bien qu'aujourd'hui c'est le risque de la division de la fragmentation et au bout du compte d'une victoire du rassemblement national par chaos par nullité des autres partis politiques et que face à ça il faut se dresser je le dis comme ancien responsable politique je le dis et c'est la raison de mon retour en politique et je pense que chaque citoyen aujourd'hui doit se lever dans sa ville ou dans son village ou dans sa campagne pour dire non à ce destin qui n'est certes pas le destin français Dominique Villepin cette escalade que vous décrivez se poursuit à l'instant c'est une série d'explosions qui est entendue à Tel Aviv après une alerte aux missiles iraniens Stéphane Amar vous êtes à Jérusalem ces alertes qui se poursuivent sur tout le pays ces dernières heures Oui absolument j'ai entendu ici dans le ciel à Jérusalem une très forte explosion il s'agit très probablement d'une interception d'un missile iranien car les alertes ont retenti à Tel Aviv à 70 km d'ici mais en général quand les alertes sonnent à Tel Aviv et bien le missile est intercepté bien en amont ce qui fait qu'il a dû être intercepté non loin d'ici effectivement les attaques se poursuivent mais à un rythme beaucoup moins soutenu qu'au tout début de la guerre moins 80% d'attaques selon l'armée israélienne par rapport au premier jour de guerre samedi il y a 8 jours et aussi des attaques moins précises avec des missiles qui sont tombés sur des champs des endroits vides de population même chose pour les missiles tirés depuis le Hezbollah mais qui mettent également le nord du pays sous une pression supplémentaire en revanche la vie reprend peu à peu son cours ici avec surtout l'aéroport de Tel Aviv où il y a de plus en plus de vols non seulement désormais des vols de rapatriement d'israéliens qui voulaient rentrer dans leur pays mais également des vols depuis Tel Aviv vers d'autres destinations alors même que Benjamin Netanyahou a indiqué que les opérations militaires s'intensifieront en Iran et au Liban jusqu'à la chute du régime des Mola la chute de la République islamique c'est ce qu'a dit le Premier ministre israélien hier soir Merci beaucoup Stéphane Amar depuis Jérusalem puisque donc à l'instant une série d'explosions sont entendues en Israël et notamment à Tel Aviv après une alerte aux missiles iraniens on évoquait vous évoquiez Dominique de Villepin il y a quelques instants la fierté française le fait de se lever face aux Etats-Unis on le disait Emmanuel Macron c'est une information que nous donnait Patrick Sous il y a quelques instants on se rendra à Chypre demain le porte-avions Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée le chef de l'État qui a dit qu'il voulait développer un plan pour arrêter les opérations du Hezbollah mais aussi de l'armée israélienne au sud de Liban comment vous qualifiez l'action d'Emmanuel Macron jusqu'alors dans cette crise est-ce qu'elle est à la hauteur à vos yeux ?

L'ambition du en même temps qui consiste à dire tout et son contraire dans une même phrase et à agir dans un sens puis le lendemain dans un autre a créé une profonde confusion Il dit tout et son contraire ? Une confusion dans l'esprit des français une confusion dans l'esprit des européens et une confusion dans les esprits du monde vous savez par l'éclair c'est une exigence absolue quand on est chef de l'État et autant il faut de la mesure autant il faut de la fermeté dans la mesure que l'on exprime il y a même une sorte de forme nécessaire dans le monde d'aujourd'hui qui est un monde simple en 140 caractères en quelques formules une forme de radicalité de la mesure qui est indispensable et c'est en ça que nous devons prêter attention à tout ce que nous disons je l'ai dit je l'ai dit face à la France insoumise quand il y a des jeux de mots quand il y a des mots de trop quand il y a des ambiguïtés quand il y a des proximités vis-à-vis de mouvements violents et bien on ne laisse pas passer mais là c'est pas clair ce que dit le président de la république non ce n'est pas clair parce qu'une fois de plus le président de la république il n'est pas attendu pour faire le tour des popotes aujourd'hui il est attendu pour définir une stratégie avec ses homologues européens il ne s'agit pas d'agiter le drapeau un peu partout à Chypre et ailleurs il s'agit de mobiliser il s'agit de dire il s'agit d'ailleurs d'expliquer aux français car il a été avare d'explications vis-à-vis des français en posant les principes qui sont les nôtres en posant la règle qui est la nôtre sans qu'il n'y ait aucune forme d'ambiguïté sur la nature du dispositif qui est aujourd'hui dans cette région il y a une ambiguïté actuellement vous trouvez ? il y a toujours le risque d'une ambiguïté quand on joue sur des matériels et sur des militaires l'ambiguïté qui existait dans la politique africaine de la France dans les 10 dernières années c'est qu'on disait il n'y a pas de politique franco-africaine il n'y a plus de France-Afrique et qu'en même temps la seule politique qui existait en Afrique c'était le déploiement de nos militaires donc il faut être cohérent envoyer les bons signaux tenir le bon discours défendre les bons principes et si vous permettez Guillaume Daré je voudrais terminer par une note un peu plus douce j'ai pris la liberté il y a quelques heures de publier sur les réseaux sociaux un texte d'un grand poète soufi persan du 12ème siècle le poète Attar qui s'appelle la conférence des oiseaux et bien la conférence des oiseaux c'est une belle métaphore de notre monde et malheureusement de ce qui se passe en Iran la division la différence et puis tout à coup le grand voyage commence et ces grands oiseaux qui partent nombreux se retrouvent ils se retrouvent 30 près du but pour découvrir la vérité derrière leur aventure c'est que ces 30 oiseaux et bien ils sont ceux qui incarnent l'unité ils sont ceux qui incarnent l'avenir et ils sont en quête d'un roi et ils découvrent alors que le roi c'est eux-mêmes et bien les français plutôt que d'attendre l'homme ou la femme providentiel qu'ils se réveillent et qu'ils découvrent que le roi c'est eux c'est pas moi c'est pas le voisin c'est pas Louis XIV c'est personne aujourd'hui qui peut incarner cela ce qu'on peut incarner par contre dans une fidélité française c'est incarner la France éternelle la France exigeante la France qui doit se perpétuer dans l'avenir capable de porter une parole forte une exigence forte et un flambeau qui continue d'éclairer l'Europe et le monde merci beaucoup Dominique de Villepin d'avoir été notre invité pour cette édition spéciale merci Soazic merci Patrick vous restez bien sûr sur BFM TV l'édition spéciale se poursuit dans un instant bien sûr direction Israël où une série d'explosions ont été entendues à Tel Aviv après une alerte au missile iranien l'histoire s'écrit en direct sur BFM TV l'édition spéciale les choses semblent s'accélérer deux panaches de fumée noire aperçues à Téhéran depuis le début des frappes sur l'Iran et la riposte sur les états voisins 500 cibles visées les répliques iraniennes aussi se multiplient le monde retient son souffle face au risque d'embrasement pour vous aider à y voir plus clair BFM TV a mis en place un dispositif exceptionnel partout dans le monde à la hauteur de cet événement 44 missiles 8 drones c'est beaucoup pour un pays qui...