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Débatyoutube.com· 27 octobre 2026 141 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsÉducation & recherche

Jean-Luc Mélenchon aux Mardis de l'ESSEC !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 42 %Attaque 45 %Défensif 12 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 50:30OuverteRéponse directe

    Vous disposez d'un droit de réponse à la présentation qui vient d'être faite.

  • 51:15RelanceRéponse partielle

    Comment convaincre les membres du Conseil des gouverneurs de la BCE pour annuler la dette ?

  • 55:33FerméeRéponse directe

    Quel est le taux moyen actuel de la dette française ?

  • 57:36RelanceRéponse directe

    Pourquoi vouloir supprimer 600 milliards de dettes ?

  • 1:01:50RelanceRéponse partielle

    Qui va vous obliger à annuler la dette si les Allemands refusent ?

  • 1:03:57OuverteRéponse partielle

    Pourquoi les autres pays européens ne devraient-ils pas vous imposer leur vision ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 51:30MélenchonChiffre
    « Notre pays a 3500 3600 milliards de dettes. Affolons-nous tous en cadence. »
  • 52:42MélenchonChiffre
    « La dette rapportée au nombre d'années d'un titre moyen de dette, c'est à peine 12 % de ce qui sera produit pendant les années considérées. »
  • 53:25MélenchonFait
    « L'État choisit ses revenus. Mais si on devait le rapporter, comme on le fait pour un ménage, on rapporte la dette aux actifs. »
  • 58:21MélenchonFait
    « La dette que détient la banque centrale européenne c'est de la dette qu'elle a acheté sur le marché secondaire. »
  • 1:04:38MélenchonChiffre
    « Cinq pays que je me trompe pas dans l'ordre : la Grèce, l'Italie, l'Espagne, la France, la Belgique. 5 et ces 5 pays représente 50 % du PIB de l'Europe. »
  • 1:20:40MélenchonChiffre
    « Il y avait environ quatre cotisants pour un retraité dans les années 1960. Il n'y en a plus que 1,7 aujourd'hui et il y en aura environ 1,3 en 2070. »
  • 1:21:25MélenchonFait
    « Le désastre est certain. »
  • 1:26:09MélenchonFait
    « Ils ont décidé d'exonérer de cotisation sociale jusqu'au niveau trois fois le SMIC. Qui paye cette exonération ? C'est le budget de l'État. »
  • 1:26:51MélenchonChiffre
    « Le déficit de l'ensemble des régimes que contient la sécurité sociale c'est 0,2 %. »
  • 1:30:55Fait
    « Les gens dont nous parlons ont travaillé, ont signé un contrat avec l'État. Ils sont fonctionnaires et c'est l'État qui paye leur retraite. »
  • 1:46:19Fait
    « Quel était l'intérêt de courir après des manifestants plutôt que de protéger des façades et des commerces ? »
  • 1:47:38Fait
    « Notre rôle principal, c'est de protéger. C'est nos gamins, on est parti de cette idée-là. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

1:29

M.

6:26

La volté est une conséquence. Elle n'existe pas sans l'amour. Alors l'amour c'est quoi ?

8:16

OK OK je one two one two sound Tak.

8:48

One, two. Sound check. One, two.

9:09

Ouais.

11:44

y Voilà.

12:44

Test test 1 de

12:55

OK 1 2 Super Test 1 2 OK nickel OK

13:07

c'est bon

14:46

OK OK OK Sound check pr audio. Preuva de audio. OK check. 1 2 3 4 5 6 OK. Oui c'est bon j'entends là. Bah là, je mets les deux en même temps.

23:57

Teste 1 2 1 2 test 1 2 OK

24:10

test 1 2 1 2 Test test 1 2 Test test Ok.

26:39

là

30:57

Ah.

32:26

Oh.

34:29

donde el sol de tu bravura le puso Cerco a la muerte. Aquí se queda la clara, la entrañable transparencia de tu querida presencia, comandante

35:05

vienes quemando brisa con soles de primavera para plantar la bandera. Con la luz de tu sonrisa, aquí se queda la clara, la entrañable transparencia de tu querida presencia, comandante

35:48

Tu amor revolucionario te conduce a nueva empresa.

36:01

Et où ils sont les autres là ? Ah ! Je me mets où ? Parfait. Ah, ça y est, ça marche. Bonsoir messieurs dames.

36:20

Bonsoir et bienvenue à ce nouveau débat des mardis de l'ESSEC organisé avec le concours du groupe financier ODO BHF et du cabinet de conseil iWi Partenon. Nous remercions également notre partenaire LCP qui diffuse ce débat sur sa chaîne YouTube. Avant de commencer le débat, nous souhaitons rappeler que notre association est à politique et que notre objectif à l'approche des présidentiels est de donner la parole à toutes les idées. Comme le disait Albert Camu, le dialogue est la seule arme contre le fanatisme. Monsieur Mélenchon, en 2021, vous écriviez dans votre blog que ramener la politique à des questions psychologiques vous a toujours insupporté. Cassan tienen en tant que représentant de l'oligarchie économique que vous fustigez, nous n'avons plus grand-chose

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à perdre. Alors déjà bien installé dans nos fauteuils rouges, couleur qui n'est pas pour vous déplaire, écouterez écoutez notre esquise freudienne de votre tempérament unique qui fascine autant qu'il agite la scène politique. Vous le savez, toute cure psychanalytique débute par l'exploration de la période archaïque. Vous naissez à Tanger en 1951 au sein d'une famille de pied noir catholique. Pendant 11 ans, vous profitez de l'ardeur du soleil marocain jusqu'à ce que le divorce de vos parents ne viennent briser l'insouciance de votre jeune appareil psychique. Arraché à cette ville monde pour suivre votre mère, vous faites escale en Normandie avant de débarquer dans une ville jura on ne peut plus charmante. L'once le soigner. Loin du simple détail biographique, ce

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déracinement a son importance car elle continue de vous hanter. Votre reprise du célèbre concept de créolisation. Cette idée selon laquelle la présence de différentes cultures en cré une nouvelle n'est en réalité que la sublimation politique d'un souvenir d'enfance refoulé. En somme une tentative inconsciente de réinventer votre paradis cosmopolite de jadis. Mais revenons-en à votre adolescence. Face à ce triple choc géographique, culturel et familial, votre appareil psychique réagit par un mécanisme classique de surcompensation intellectuelle. Oui. Afin que votre moi retrouve une parfaite harmonie. Non, ce n'est pas une phrase tirée d'un coach de vie. Vous vous forgez une armure via la littérature, l'imaginaire hugolien et le verbe républicain.

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Cette assimilation culturelle s'opère d'abord au lycée rouger de Lille. Un comble quand on sait qu'aujourd'hui certains de vos camarades refusent d'enter la marseillaise. Complété par une licence de lettre moderne et de philosophie à Besançon en 1972. Nous savons désormais d'où viennent votre plume et votre verve sans égal. Diplôme en poche, vous enchaînez les expériences. ouvrier, pigiste, pion puis professeur. Une fois le CAPS décroché, votre faculté à trouver du travail laisse croire que monsieur Macron avait raison et qu'il suffit de traverser la rue. De cette confrontation à la réalité n'est une sensibilité, mais surtout une envie d'Enlighten leade. Et surtout quoi ? Si bien que vous vous hissez à la tête

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de l'union générale des étudiants de Besançon. Vos capacités de management semblent indéniables puisque votre liste s'impose lors des élections du CRU de 1975 avec 60 % des suffrages. Un sommet électoral que vous chercherez toujours à réitérer. Convaincu que la politique de l'autède, ça fait de la vapeur mais ça ne fait pas tourner le moteur, vous aspirez au trotskisme et adhérez à l'organisation communiste internationale. Vous intériorisez alors un surmoi révolutionnaire, autoritaire et disciplinaire. Cette nouvelle norme doctrinale est si bien ancrée que votre vision géopolitique d'un monde bipolaire semble n'avoir pas changé. En 1976, repéré par le Parti socialiste, vous déménagez dans votre nouvelle

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maison mère. Vous y gravirez les échelons jusqu'à devenir en 1986 le plus jeune sénateur de France. de votre passage au Luxembourg, on retiendra deux choses. Le contrat de partenariat civil qui deviendra le PAX en 1999 et votre vote contre l'intégration de la Banque de France dans le système européen. D'ailleurs, Bastien, j'ai recomé Mélenchon était le seul des 75 socialistes à voter contre. C'est bien la preuve d'un courage exceptionnel ou d'un besoin maladif d'exister. Pendant 20 ans, le PS vous donne le sein avec un statut, une notoriété et même sous Lionel Jospin un poste de ministre délégué à l'enseignement professionnel. On sait désormais d'où vient votre engagement pour les lycéens. Cependant, la fin des années 90 marque

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un tournant. Le père mythique François Mitteran s'éteint et Jospin devient premier ministre laissant le poste de premier de premier secrétaire du parti Orphelin. Vous bataillez pour l'occuper mais c'est un autre François qui s'invite dans le lit de la maison maire lors du congrès de Brest. Avant même les élections, vous reconnaissez votre défaite mais demandez à notre cher monsieur Hollande de vous créditer 15 % des voix. En homme d'une fiabilité exemplaire, il vous en accordera très généreusement 8,81 %. Le moi n'étant pas maître dans sa propre maison, vous multipliez les courants, mouvements et projets d'idents. Socialisme et réflexion, nouvelle école socialiste, la gauche socialiste, nouveau monde, trait d'union sans succès. Ne vous inquiétez pas, nous sommes bien

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placés pour savoir qu'il faut se planter quelquefois avant de scale up. Dans votre cas, il faut attendre 2008 pour réussir à couper le cordon avec la maison familiale en fondant le parti de gauche. Attends 2 minutes, Bastien, tu connais les idées de ce parti toi ? Bien sûr, c'est un parti de gauche radicale dont l'idéologie est l'écossocialisme et la stratégie le populisme de gauche. Il faut tout conflictualiser pour transformer un peuple révolté en peuple révolutionnaire. C'est bien dit ça. Et bien, c'est de notre invité figure-toi. Et ça fonctionne 11,10 % à l'élection présidentielle de 2012. Le meilleur score de la gauche radicale depuis 1981. jugeant les communistes réduits à la mort et le néant, vous disolevez l'alliance en 2016 et fondez la France insoumise. Comme vous voulez

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un câ clair, car on ne va pas refaire le PS, vous devenez un fils roi régnant sans partage sur votre mouvement. Ces différents succès vous galvanisent et vous donnent un sentiment de toute puissance jusqu'à considérer que la République c'est vous. Si nous savons que vous vouliez assimiler la perquisition du siège de LFI à une attaque contre la République, c'est selon nous avant tout révélateur d'une fusion entre le moi et l'idéal du mois. De manière plus générale, vos grandes déclarations, vos répliques piquantes et votre refus de la censure montrent que vous adoptez la posture inverse de votre idole. Là où Mitéran incarné la force tranquille, vous vous préférez laisser votre ça régner en maître. Si le diagnostic s'arrêtait là, votre psychose serait assez classique pour un homme politique.

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Mais chez vous, on détecte un ressort plus profond, une envie d'occuper en permanence la conscience collective, presque comme une pulsion de maîtrise. C'est pourquoi dès 2007, votre blog devient un véritable divant numérique sur lequel vous procédez à vos introspections. Votre virtuosité médiatique atteint son paroxisme en 2017 avec l'essort de vos comptes YouTube et Instagram. Un véritable précurseur des influenceurs avant même Jordan Bardella. mais surtout avec l'utilisation des hologrammes lors de la campagne présidentielle, ce qui permet d'assouvrir votre fantasme d'ubuité. Vous occupez également l'espace physique dans les manifestations pour la 6e République, la révolution fiscale ou plus récemment pour la suppression de parcours sup. Et puis pour être bien certain de

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saturer toutes les librairies, vous rédigez pas moins de 23 livres. Espérons que nos débatteurs les aient tous lu. Malheureusement, tous ces stratagèmes d'omniprésence ne guérissent pas votre antise du rejet. Vous qui avez commis le paricide contre la vieille gauche, vous connaissez trop bien le complexe de DIP pour ne pas le redouter. Alors, dès qu'un fils politique émerge, un rufin, un garido ou un corbière, vous l'éliminer. Comme quoi, le RN n'est pas le seul à se méfier du grand remplacement. Plus inquiétant encore, la menace ne concerne pas seulement vos héritiers, c'est l'autre tout entier dans sa différence la plus brute qui déclenche chez vous une angoisse. En particulier, vous avouez que vous ne pouvez pas survivre quand il n'y a que des blonds aux yeux bleus. C'est au-delà

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de vos forces. Nous mesurons donc l'épreuve que nous vous faisons subir. Même si nous venons de la pointée du doigt, votre paranoïa est parfois justifié au vu du nombre de médias qui se liquent contre vous. Bon Bastien, comment tu résumerais la psychanalyse de notre sujet ? Je dirais que si vous veniez à échouer une 4è fois à l'élection présidentielle, ce ne serait pas la faute du système mais plutôt celle de votre inconsciente jouissance de l'acte manqué. Voilà, monsieur Mélenchon, notre séance touche à sa fin. En tant que simples étudiants d'école de commerce, nous ne prétendons pas avoir percé tous les mystères de votre inconscient. Non. En revanche, ne vous inquiétez pas, nous ne perdons pas le nord et nous vous environs donc la facture de la consultation une fois le débat achevé.

44:57

Chers invités, chers public, nous vous souhaitons à tous un excellent débat.

45:11

Bonsoir monsieur Mélenchon, nous sommes ravis de vous recevoir au mardi de l'ESSC. Merci d'avoir accepté notre invitation. Comme le veut la tradition, vous disposez d'un droit de réponse à la présentation qui vient d'être faite par Chloé Bastien. Bon, à l'instant, je disais un droit est une liberté. Je pourrais donc décider de laisser vivre ce récit, sa vie. Nous verrons quelle sera sa durée. Je j'apprécie l'humour qui s'y trouve. J'ai la bouche pleine des répliques que je pourrais vous faire dans le même registre, mais je laisse tomber. Je vous mets en garde contre, si vous me permettez, deux choses. La première, c'est de réduire l'analyse

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politique à la psychologie des personnages qui sont dans la politique et encore plus à improviser ce qui est censé être une science. à mes yeux, ça se discute. Que serait la psychanalyse surtout avec les instruments aussi rudimentaires que vous utilisez pour me décrire. Mais parce que psychologiser la politique, c'est la dépolitiser. Je je le dis pas dans mon cas, ça m'amuse mais je je veux vous le dire à tous. Les personnages sont des personnages mais ils évoluent à l'intérieur d'un certain nombre d'événements d'éléments qui les conditionnent. Je vais pas entrer dans le dans le détail des choses qui m'ont amusé ou

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même piqué hein. Je vais pas vous dire le contraire mais il me semble que votre récit par sa méthode est erroné puisque vous ne considérez qu'un aspect de la réalité. C'est comme si moi je vous considérais uniquement d'après vos amis. Et deuxièmement, il est éré politiquement pour deux raisons. La première, c'est que en 2008, je ne coupe pas un cordon bilical. Je reste fidèle à une identité, laquelle ? C'est celle qui résulte du fait qu'en 2005, j'ai voté non au référendum qui constitutionnalisait l'ordolibéralisme sous lequel nous vivons depuis. Donc c'est un fait politique qui a déterminé un raisonnement politique qui s'est avéré juste à savoir que quiconque adhérait à

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ce traité finirait par rencontrer une désapprobation massive de notre pays parce que la psychologie pour le coup collective ou la culture collective de notre pays n'est pas celle de l'Angleterre ou d'autres ou d'autres nations qui ont d'autres talents que le nôtre. Nous nous sommes d'abord définis par le fait que nous nous sommes construits comme une nation et comme un peuple. comme une invention politique à travers notre état et donc c'est une toute autre mentalité que celle qui est contenu par la logique de l'ordolibéralisme. Par conséquent, pour moi, il était certain que le parti auquel j'appartenais, qui avait appelé à voter oui et qui avait durement combattu ce qui était pour le nom serait dorénavant

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lié à ce texte et ne produirait des programmes politiques qu'en accord avec l'ordolibéralisme auquel je n'adhère pas car ma ma philosophie de l'histoire est anticapitaliste. Je ne crois pas que le capitalisme soit la fin de l'histoire et je crois que d'autres valeurs, d'autres principes peuvent animer l'histoire. Voilà pourquoi je me permets avec la même audace que vous avez jugé d'après ma psychologie ou supposéelle à vous dire politiquement ces deux aspects font de vous intellectuellement des libéraux. Vous n'êtes pas des collectivistes comme moi et bon voilà nous sommes nous parlons d'un balcon différent. Voyons si en parlant l'un et

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l'autre on éclaire la conscience de chacun. La plupart d'entre vous euh appartiennent ou sont à un moment de leur vie où vous aurez l'occasion, pardon là, je vous parle d'une manière un peu paternaliste mais je m'en fous. Euh vous vous êtes à un moment de votre vie où indépendamment de votre appartenance sociale, un département de de vousou, vous êtes dans un moment d'ouverture. Vous n'êtes pas enfermé par trop de routines ni trop d'obligation. Si bien que notre rencontre peut avoir un intérêt. Non pas que je vous convainque d'autre chose que de ce à quoi vous avez l'intention de croire ou d'organiser votre pensée, mais d'imaginer qu'une

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autre pensée est possible et que elle peut à son tour proposer des principes d'organisation au monde. C'est ce moment. En plus, je sais que je perçois des choses parce que comme vous le savez, je suis malentendant. Donc, je perçois des tas de choses physiquement. qui ne se disent pas, qui se voi sur des visages. Je sais comment réagissent les élèves de vos écoles. C'est pas la première fois que je viens, à des personnages animés par une vision globale de l'histoire qui peut vous paraître à mes égards étranges ou surprenante. J'ai même connu un type très intelligent qui m'a dit "Vous êtes sûrement quelqu'un de très bien, monsieur Mélenchon, mais comment pouvez-vous croire à autant de bêtises ?" Donc comme cet homme était très

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intelligent, ça m'a impressionné qu'il me dise ça et je me suis dit celui-là il a un sacré coup de vieux. Voilà. Merci. Merci à vous. Notre échange.

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Ah mais vous êtes sympa. Notre échange va s'organiser en trois grands temps. Le premier traitera de votre programme économique. Le second sera consacré au sujet de l'ordre et du dialogue social. Et dans un dernier temps, nous reviendrons sur les revendications lycéennes et les réponses que vous souhaitez y apporter. Mercredi 14 octobre, vous avez présenté votre plan pour remettre de l'ordre dans les comptes publics. Vous y traitez notamment un des sujets centraux de cette de cette présidentielle, la dette qui atteint aujourd'hui 118 % de notre PIB que l'on refinance à des taux qui avoiselin 5 %. Votre proposition est claire. que vous souhaitez annuler ou geler la part de notre dette qui est détenue par la BCE qui représente environ 16,16 % de la dette totale. Pour

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être mise en œuvre, cette mesure d'annulation de la dette devra être validée par une majorité au sein du Conseil des gouverneurs de la PCE composé de 27 membres dont un représentant pour chacun des 21 pays de la zone euro. Comment est-ce que vous comptez convaincre ces membres et notamment les représentants des pays comme l'Allemagne ou les Pays-Bas qui sont des pays plutôt fruux ? Il faut que je parle là ou ça marche tout seul ? Ça marche tout seul. OK. Ah oui, c'est vrai, on a installé ça. Euh bon, déjà, merci d'avoir évité l'écueil. Vous voulez annuler la dette mettre la dette au feu. Lorsque j'ai introduit ce débat, je l'ai fait

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siamment et j'ai utilisé des images laissantes à la disposition de mes adversaires qui ne manqueraient pas de s'exprimer comme c'est bien normal. le choix de l'image. J'ai dit vous pouvez l'accrocher au plafond, la mettre à la cave, la mettre au frigo ou la au feu. Et immanquablement est venu Mélenchon veut mettre la dette au feu, hein, parce que le feu ça va mieux avec quelqu'un comme moi pour des gens qui respirent l'ordre, la loi, bref et sans plus attendre, chacun s'est précipité à dire "Mélenchon veut annuler la dette de mieux en mieux, hein." Donc vous allez évidemment frustrer le petit épargnant de son épargne, de sa vie et cetera.

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Tout le numéro doloriste, hein, doloriste du courant doloriste avoir de la douleur qui évidemment tétanise la pensée, empêche que l'on réfléchisse. Il s'agit d'autre chose. Notre pays a 3500 3600 milliards de dettes. Affolons-nous tous en cadence. C'est horrible. C'est monstrueux, c'est tout ça. Oui. Bon, c'est encombrant mais la dette rapportée au nombre d'années d'un titre moyen de dette, c'est à peine 12 % de ce qui sera produit pendant les années considérées. Deuxièmement, la dette apportée, ce qu'on fait pour n'importe qui, puisque le plus souvent, on vient me dire "Ah ben, c'est comme dans un ménage." Non, justement, c'est

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pas un ménage l'État. L'État choisit ses revenus. Mais si on devait le rapporter, comme on le fait pour un ménage, on rapporte la dette aux actifs, à ce que possède le diménage pour savoir s'il va être en état, le cas échéant de tout sacrifier à la Bernard Palici pour payer sa dette. Et vous souhaitez l'annuler ou la geler cette dette puisque vous avez dit que il y avait plusieurs images, le frigo, le feu, c'est une annulation ou un gel que vous souhaitez Attendez là, on va entrer dans au niveau 2 de la technique mais commençons par le niveau 1 qui est relativement le mien. Je ne sais pas, vous allez voir. Donc on dit mais vous avez raison, la question se pose parce qu'il y a une dispute à l'intérieur de ceux qui faire un mauvais sort à cette dette. Donc dans

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le le la dette rapportée aux actifs de la France, c'est rien. Les actifs de la France, ça doit être six fois le montant de la dette et ainsi de suite. Deuxièmement, la charge moyenne de la dette. Oui, mais on parle de on parle de flux aujourd'hui. La question c'est le taux de refinancement de la dette future. Oui, c'est ça. Pas pas tant le stock parce que vous vous prévoyez le le taux auquel on va le payer. C'est ça. Bah moi, je pense aux jeunes générations qui vont devoir payer une dette. Oh mon dieu les pauvres. Et je me dis à quel taux vont-ils payer cette dette. Ah donc vous mettez maintenant un point d'interrogation. Il y a un instant c'était une certitude. Non, je me demande le taux. Quel très bien mais je vais vous répondre à quel taux ? Nous en sommes à des

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évaluations respectives. Vos prédécesseurs aux précédentes campagnes présidentielles déjà posé cette question. Celle en 2022, celle en 2016, celle en 2012, je les ai fait donc je m'en souviens très bien. Et à l'époque déjà, on jetait de grosses larmes. Savez-vous quel est le taux moyen que l'on paye sur le total de la dette ? parce qu'aujourd'hui on parle comme si demain matin il il faudrait rembourser la totalité de la dette au taux d'intérêt apocalyptique annoncé qui sont de 5 6 et peut-être même 7. On a 300 milliards à emprunter par an sur les marchés financiers. OK. Donc même si c'est une question de

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moyenne à terme si on en prend chaque année plus cher. Voilà, c'est ça. Ne parlons pas de ce qui vient d'avoir lieu parce que là on a des certitudes tandis que parler du futur permis de confronter des scénarios absurdes autant qu'on veut. Par exemple, je pourrais vous dire nous emprunterrons à 0 %. Qui a raison ? Vous, moi ? On nen sait rien. Alors peut-être dites-nous comment les membres du Yes. Partons de l'expérience. Partons de l'expérience. Non mais sinon ça devient on va vous moi je vais lire dans le dans le fond de votre verre. Le futur, le futur il part de ce que l'on a appris de l'expérience. Quel est la le taux moyen aujourd'hui du total car on ne va pas rembourser 3600 milliards là demain matin. On va mettre plus de 5 ans, 6 ans, 7 ans, 8 ans. Le taux moyen,

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accrochez-vous bien, c'est même pas 2 %. C'est un peu plus de 1 %. Pourquoi ? Parce qu'on a connu une période qu'aucun de vos prédécesseurs ne m'avait annoncé dans les précédentes campagnes où on a emprunté à un taux négatif. Donc pas d'affolement, pas d'affolement sur la D. Non, attendez, bien sûr que non, il faut pas d'affollement. Je vais même vous dire une chose, je vais être plus précis. L'affollement, c'est l'arme de l'ennemi de la France. D'accord ? Donc, on n'est pas en train de rigoler là entre nous. C'est pas une plaisanterie la dette de la France. Quand on a été premier ministre et qu'on dit "La France est en faillite, quand on s'appelle monsieur Bairou et que pour faire peur à tout le monde et faire avaler un budget qui est une incohérence économique

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absolue, alors on dit nous allons, nous marchons à la faillite. Quand on s'appelle Madame Le Pen qu'on est candidate à l'élection présidentielle, que tout le monde annonce qu'elle a gagné d'avance et qu'elle dit "La France va au-delà au-devant d'une crise obligataire". Il y a rien qui permet de dire ça. Donc moi, je les considère comme des nuisibles qui par leur comportement aggravent la situation. Je vais vous dire comment. Mais s'il y a pas d'affolement, pourquoi vouloir à tout prix supprimer ces 600 milliards de dettes ? Bien sûr, vous allez voir pourquoi. Parce qu'il y a une charge sur une dette. Vous en avez entendu parler ? Bien. Et moi, je dois faire deux choses. Un, nous protéger. C'est-à-dire si je peux alléger la charge, tant mieux. 2 si je peux vous rassurer,

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encore mieux. 3. Si j'arrive politiquement à marquer le point de dire la Banque centrale européenne reconnaît que l'argent que nous devons à la banque centrale européenne, c'est de l'argent que nous devons à nous-mêmes et que par conséquent, je l'oblige à intervenir comme elle l'a déjà fait en 2015 en achetant des titres de dettes d'État et comme elle a déjà fait face sur un marché secondaire. Pardon ? Sur un marché secondaire. Voilà. Ah donc c'est pas une annulation au bilan de la banque. Non non non attendez attendez. Elle l'a fait parce que d'habitude la question que vous avez prévue à la suite c'est de dire ça n'est pas légal à cause du traité de fonctionnement d'union. Bien sûr article 13 je la connais tout le monde me l'a fait c'est toujours la même. Or la banque

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centrale l'a fait sur le marché secondaire. De quoi je vous parle en ce moment ? La dette que détient la banque centrale européenne c'est de la dette qu'elle a acheté sur le marché secondaire. Il y a rien dans les textes européens qui disent voilà ce que la banque centrale a le droit de faire ou de pas faire avec ce qu'elle a dans son bil. Il y a rien. Donc si elle veut, elle le fait. Mais il faut convaincre les partenaires, les partenaires européens. Vous allez vite hein. Tout est fait. Oui, oui, oui. Mais prenez prenez le temps de savourer ce que je viens de vous dire. Prenez le temps, prenez le temps de déguster. D'accord ? Parce que vous voyez qu'on n déjà plus en train de parler de la même chose. On n'est plus en train de parler de la dette catastrophique. Vite, nous

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cacher dans notre bunker. On est en train de se dire comment Mélenchon va s'y prendre pour convaincre les Allemands. Convaincre les Allemands, notre modèle, la gestion sérieuse d'un État qui est en ruine et qui va emprunter l'année qui arrive plus que tous les autres pays européens. D'accord ? On commence par s'en rappeler. Par conséquent, figurez-vous que il y a donc une institution européenne. Comme vous le savez, les institutions sont des construction provisoire. Par exemple, nous ne vivons plus sous l'empire ni sous l'ancien régime. Nous vivons en République avec une sécurité sociale concept inimaginable il y a un siècle. Donc venons au moment, la Banque centrale européenne possède légalement des titres achetés sur le marché secondaire et c'est cela que je propose

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d'annuler car nous avons une charge qui résulte de la possession de ces titres. Virgule attention, voici une objection. Oui, mais monsieur Mélenchon, comme cet argent remonte à la banque centrale, alors nous récupérons nos sous. Erreur jeunes gens. pas vous parce que c'est pas à vous que je m'adresse. Je m'adresse aux gros malins qui écrivent dans le journal Le Monde et le reste et qui explique nous allons nous priver d'une ressour ou pire il y a l'opinion. Je vous recommande ce ce journal c'est un journal qui vit des aides publiques et qui est 100 % libéral hein. Donc ce journal dit oui mais nous allons nous priver. Mensonge l'ensemble des recettes de la banque centrale sont partagées dans le bilan avec tous les composants, c'est-à-dire tous les membres de l'Union

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et nous ne possédons que 18 %. Donc nous ne récupérons que 18 %. Si nous annulons, nous annulerons tout, c'est-à-dire 100 %. Vous voyez que dans l'affaire, on y gagne. Donc c'est un rapport politique. Je dis à la Banque centrale européenne, nous annulons quelque chose qui ne va coûter zéro à votre bilan. zéro, ça changera rien. C'est de l'argent qu'on se doit à nous-même. Vous avez deux possibilités, la au feu, j'entre dans votre sujet, ou la mettre au congélo. Je suis disponible. C'est-à-dire que si vous voulez la mettre au congéot plutôt que la mettre au feu, ah, ça se discute. Je peux l'entendre du moment que je paye pas. Si

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les Allemands ne veulent ni l'un ni l'autre, ni le congélo, ni le feu. Ah non, mais c'est d'accord parce qu'à ce moment-là, on a qu'à demander à madame à monsieur Schmol là de diriger la France puisque c'est lui qui décide, hein. Donc moi, j'ai l'idée que c'est nous qui décidons pour nous. Mais attendez, là aussi, prenez le temps de d'entendre ce que je vous dis avant de passer à la question rituelle habituelle parce que dans un instant, vous en êtes au Pays-Bas et vous aurez plus rien à me dire. Donc euh, prenez les étapes. Donc première étape, je pose ce problème et je lui dis, "Regardez bien maintenant ce que vous faites. Écoutez-moi parce que vous pourrez comme ça resservir ça au suivant qui passera ici. Que se passe-t-il ? Supposons que par mon irresponsabilité,

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le fait que ce que je propose ne peut même pas s'écouter parce que les Allemands ne veulent pas et que quand les Allemands veulent, un bon français est au garde à bout." C'est ça. Bon, pas que les Allemands, il ou les autres c'est la clientèle. Euh donc non mais je connais tout ça. C'est là je fais bref parce que vousmême Non, mais c'est-à-dire qu'il y a des il y a des règles européennes. Vous en convenez ? Donc vous en convenez vous aussi ? Est-ce que vous en convenz ? Vous obériez, vous obéirez. Est-ce que Est-ce que on peut annuler une dette si la BCE le refuse ? C'est simplement la question. Vous dire qu'on est on est maître du jeu. Pas tellement en réalité. Quand une dette est détenue par la BCE, est-ce qu'on est vraiment maître du jeu ? Admettons, je prends, je fais le pari

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du fou, d'accord ? Je vous dis "Ouais, on est maître du jeu, vas-y, prends-moi de force du fric." Comment tu fais BC ? Ah oui, donc vous annulez unilatéralement cette dette. Non mais attends, c'est vous qui venez de me le dire, c'est pas moi. Moi je vous ai parlé d'autres choses et vous me laissez pas terminer mais je vais venir mais je veux vous prendre au piège des mots dans lesquels vous vous êtes enfermé, pas moi. Je vous dis que si supposons on on on met la France en défaut, d'accord ? Puisque c'est ça qu'on qu'on nous soupçonne de vouloir faire. Si on met la France en défaut, vous avez dit il y a des lois, on les respectera les autres aussi. Vous êtes d'accord ? Très

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bien. En 2012, on a voté, on a adopté le mécanisme européen de stabilité financière. Si la France est en défaut, nation qui a 3500 milliards de dettes, et ben les autres vous vous les répartissez parce que la dette sera payée à cause du mécanisme européen de stabilité financière qui lie tous les pays de l'Union européenne. Si Chipras avait dit au lieu de dire je vous paye comme il l'a fait, s'il avait dit et ben écoutez-moi, j'ai pas de sous et comme je suis 2 % de l'économie européenne, je peux rien et bien les Français auraient payé 45 milliards et les Allemands 65 milliards. Par conséquent, arrêter de faire comme si nous étions les mauvais élèves de la

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classe et que les autres nous dominant de leur regard suprême nous donneraient des ordres auxquels nous serions obligés d'obéir. J'envisage tous les cas devant vous. Ce n'est pas le cas que je souhaite. Si je m'adresse à l'Union européenne, je lui dirai, vous me permettez d'exposer ce que je dirai, évidemment, des arguments de raison. Vous avez intérêt à ce que les taux d'intérêt baissent pour la part du fric qui arrive de l'extérieur. C'est votre intérêt à tous en Europe. Pourquoi ? parce qu'il y a cinq pays qui sont au-delà de la règle absurde des 100 % de dette pas des petits dépassements. Cinq pays que je me trompe pas dans l'ordre. la

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Grèce, l'Italie, l'Espagne, la France, la Belgique. 5 et ces 5 pays représente 50 % du PIB de l'Europe. Alors ne me dites pas que la Banque centrale et les Allemands s'en foutent parce que si vous faites trébucher les Français, vous fait trébucher tout le monde. Pourquoi ? Parce que comme lorsqu'il y a eu la crise grecque qui, je vous rappelle a démarré à 110 % du PIB de la Grèce, ils ont dit "Ah 110, c'est trop. Nous sommes déjà plus loin les cinq pays que je viens de dire. Non, l'Espagne a reculé, elle est passée sous 100 %. J'ai oublié le 5e, peu importe, mettons même que 4. Mais ça représente 50 % du PIB de l'Europe. Si nous trébuchons, tout le monde trébuchera. Personne n'a intérêt à

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faire trébucher la France. Dans un rapport de force, vous avez deux possibilités. Vous êtes le plus fort et vous imposez. Ou vous êtes le moins fort, supposons qu'on soit. Et alors, tout le monde est mis dans la même chose que vous. Voilà pourquoi je dis ne croyez pas que la situation française soit une situation réservée aux français. Elle concerne tous les pays de l'Union européenne qui se trouvent pris dans cette situation et qui ont tous intérêt à une sortie. Quant à nos bons amis allemands, après avoir emprunté les 500 milliards qui s'apprêtent à emprunter pour déclencher leur économie d'armement en vue de la paix perpétuelle à laquelle ils visent et dont ils sont coutumiers, et bien figurez-vous que eux aussi ont intérêt à regarder de plus près ce que vont être les taux

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d'intérêt. Si on met des taux d'intérêt à 6 % pour les Français, il y aura pas beaucoup de temps avant que eux aussi se mettent à payer plus que ce qu'ils ont envie de payer. Par conséquent, ce que je vous demande d'entendre, c'est de cesser les raisonnements qui sont des purs mécanismes comme A, alors B, alors C, alors écoutez, même dans les sciences dures, la réalité est devenue probabiliste. Alors, il y a que l'économie, cette foutaise de science dans lequel la réalité serait enchaînée par des causes et des effets. Mais vous plaisantez, ça n'existe pas. Personne ne peut accepter la faillite de la France et j'ai pas l'intention de la mettre en faillite. Je fais le contraire. J'essaie de trouver une solution rationnelle qui nous permet de quoi ? De faire baisser

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la charge et le niveau de la dette de manière à faire baisser. Si vous croyez vous là, si vous croyez que c'est le marché qui domine et que le marché c'est une règle pure et abstraite. Que se passe-t-il alors si on si on annule cette dette sur les marchés amélioré là ? Vous en êtes déjà imaginé qu'on l'annule ? Ah oui, je vais dans le futur avec vous. Faisons une petite fiction. On annule cette dette. Que se passe-t-il sur les marchés financiers demain ? Par exemple, au niveau des taux selon vous, comment réagissent-ils ? Normalement, si c'est ce qu'on vous apprend à l'école, que nous sommes dans un marché pur et parfait, préoccupé seulement d'offre et de demandes et ne n'intégrant aucune spéculation ni esprit cupidité. L'inverse de la réalité du l'inverse de

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la réalité du à mon avis, oui, le marché désigne une chose inconnue. Le troc, c'est un marché. L'échange monétaire c'est un marché là sur les taux qui augmentent. Oui. Est-ce qu'ils augmentent ou d'ailleurs c'est moi qui le postule ? Mais attendez, je vous amène à J'ai vu que je j'étais capable de vous amener à des conclusions plus positives qu'au départ. Là vous en êtes à en annul. Bien. Que va-t-il se passer avec les marchés ? Normalement si ce sont des marchés il voit la quantité de dette diminuée il voit la charge de la dette diminuée et aussitôt ils se disent "Oh comme c'est merveilleux ! La charge ayant baissée nous allons baisser nos taux." Sauf qu'il s'est produit une ou deux choses à laquelle vous n'êtes pas attentif et qui ne figure nulle part

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dans vos questions. Car vous vivez dans le monde pur et parfait. Mais dans ce monde pur et parfait, premièrement, il y a une masse monétaire qui circule à l'intérieur d'une sphère au et qui est tellement comment dire appétissante, gouléante que le capital préfère se placer dans cette sphère plutôt que dans la production. Prenons un exemple bien concret et qui touche à ce que nous sommes en train de dire. Quand la Banque centrale européenne a racheté des titres de dette prima, normalement, elle aurait dû déclencher de l'inflation. Où est l'inflation ? Parlez-moi de l'inflation de l'année 2015-28. Ah, il y en avait pas. Et quand le président de la Commission européenne a déclenché celui

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qui buvait sec là, comment vous l'appelez ? Le le Premier ministre de du Luxembourg, Junker. Jean-Claude Junker. Schemmol. Voilà, on va dire comme ça. Donc celui-là, bon, quand il a fait des propositions aux banques, il a fait trois plans de relance et il a dit, "Je vous propose de l'argent si vous êtes capable d'emprêter à des gens pour construire des maisons." Résultat Walou, personne n'aura pris son argent. Et à la fin, il a fini par dire "Allez, bon voilà, il y a des sous 86 milliards par mois. 86 milliards par mois que la Banque centrale européenne sous l'influence d'un homme qui avait la tête sur les épaules qui voyait l'Europe commencer à s'enfoncer dans la stacflation, il a distribué ça aux banques privées. Mais alors donc vous dites que les taux

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vont diminuer. C'est ce que vous avez dit en début s'il y a une annulation de la dette normalement. Mais alors Nicolas Dufren l'économiste qui selon le monde vous a soufflé l'idée de l'annulation de cette dette lui-même que une situation d'annulation unilatérale créerait une panique financière. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? D'abord, d'abord le monde m'attribue des influences qui sont un peu présomptueuses. Car voyez-vous, je sais bien que cette année vient commencer avec ceux qui ont été pondus cette année, mais la question de la dette ne vient pas de surgir dans l'actualité. Elle existe parce que il y a eu le thème de la dette odieuse pour tous les pays de l'Amérique latine. Elle existe parce qu'il y a eu toute l'Afrique qui a été le cahier le cahier

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de brouillon de cette politique pendant plus de 10 ans qui a tout détruit. Ensuite, on est passé à l'Amérique latine et là a été posé et il y a eu une commission devant laquelle j'ai été appelé à témoigner de l'ONU sur un mandat de l'Équateur et de l'Afrique du Sud pour savoir comment on oblige les entreprises à respecter leurs obligations. Et auparavant, l'Argentine avait déclenché euh une commission avec un mandat de l'ONU sur les dettes souveraines. Donc pardon de dire à Nicolas qu'il n'a pas l'âge de m'avoir suggéré quelque chose qui était dans le débat public depuis déjà au moins 15 ans. Voilà. Ensuite, ce qu'il dit, il en assume la responsabilité. Si vous voulez en savoir davantage, invitez-le. Moi, je réponds pour moi. D'accord ? Et le monde peut m'attribuer les influences qu'il

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veut. Moi, je sais aussi quelles influences subit le monde et je vois qu'elles sont très efficaces quand il courent interroger le banquier allemand mais qui vient pas me demander mon avis à moi parce que pour le monde, le banquier allemand est plus important qu'un compatriote qui pourrait être président de la République. Mais je suis habitué à l'atlantisme de ce journal. Par conséquent, si c'est à moi que vous vous adressez, je vous réponds. Normalement, les taux devraient descendre, mais voilà pourquoi ça ne se produira pas quand même. Et pourquoi vous aurez une crise, non pas une crise obligataire comme l'a dit stupidement madame Le Pen qui participe au complot général pour ruiner son propre pays. Il y aura une crise de la dette privée avant celle de la dette publique. Voilà

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ce qui va se passer parce que les masses financières qui sont engagées aujourd'hui dans le fric qui est mis sur le numérique et qui est mis sur l'intelligence artificielle qui a créé une compétition pour prêter entre ce qui est mis aux États-Unis sur l'intelligence artificielle, ce qui est mis aux États-Unis pour payer la dette publique qui est supérieure à celle de la France, nettement supérieure 40000 milliards et à un taux nettement supérieur à celui de la France et y compris pour les taux d'intérêt alors que les États États-Unis d'Amérique dispose du pouvoir de battre monnaie comme ils veulent quand ils veulent depuis le 15 août 1971. Attendez, me distrait pas, c'est assez dur. C'est moi je suis spécialiste de la poésie du 16e siècle, pas des taux d'intérêt hein. Donc c'est laborieux

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pour moi. Alors donc la ça ça crée une compétition. L'origine de l'augmentation des taux c'est ça. Plus un partenaire nouveau qui est intervenu là-dedans. Ce qu'on appelle les edge fund, c'est-à-dire les fonds limites, c'est-à-dire les fonds pourris. qui ont un petit stock de valeur garantie mais en aucun cas au même niveau que les banques privées de nos pays. C'est bal 3 pour ceux qui savent de quoi je parle qui est laborieusement suivi et pas respecté déjà aux États-Unis. Eux ils ne sont abstreints à aucune règle ce qui signifie qu'ils sont en train évidemment d'engager de l'argent. Ils ont plus d'argent qu'ils n'en ont puisque eux-mêmes en propre puisque eux-mêmes peuvent emprunter et donc ils peuvent jouer l'augmentation des taux. Ces gens

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sont en danger public. Ils sont passés à 50 % du total de l'argent qui est prêté aux États. Autrement dit, une ils existent, vous allez pas pouvoir les supprimer. Donc leur action va dans tous les cas perdurer au moins un temps. Mais est-ce que j'ai dit que j'allais le supprimer ? Non, parce que du coup les taux vont augmenter s'il continue d'agir parce que vous dites que il pousse les taux à vous az pas écouté le début de la phrase peut-être. J'ai dit il y aura une crise de la dette privée avant. J'ai le droit de faire un pronostic. Vous en faites vous ? Vous pensez que tout va aller bien sauf pour la France, c'est votre point de vue. Moi, je pense que ça va aller très mal pour beaucoup avant que ce soit le tour de la France. Voilà, voilà ce que je crois. Et je

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pense que les Edge Fond peuvent se casser la figure plus vite qu'il ne le croi à avoir pris des rits excessifs. Et figurez-vous que le cassage de gueule dans les chefond, c'est une bonne nouvelle. C'est un créancier qui meurt. Le créancier qui meurt et qui n'a pas d'héritier. Adieu la dette qui part avec eux. Je suis content de vous faire sourire parce que enfin on détend un peu la question. Arrêtez d'avoir peur d'être là coincé à vous dire "Mon Dieu, je ne sais pas quoi faire. Qu'est-ce qui va se passer ? Nous allons" Non, nous avons de la liberté, nous sommes un grand pays. Nous avons beaucoup d'argent dans ce pays. Et évidemment, tout dépend l'usage qu'on en fait. Vous parlez de liberté mais l'interdiction de financer les États c'est dans les traités européens. Donc

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euh si vous décidez unilatéralement de euh d'annuler ou de geler cette dette, est-ce que vous pensez pas que vous mettez à à mal en fait l'ordre établi au sein de la zone euro, au sein de euren ? Oui, mais vous avez raison. Mais qui va m'obliger à faire ça ? Qui serait assez irresponsable pour m'obliger à faire ça ? Non, mais quid de vos relations avec les autres état. Non, non, non, non, non. Répondez à la Écoutez, la vie est faite de rapport de force. Vous avez l'âge de le savoir vous aussi. D'accord. C'est pas toujours des rapports de force très violents. Des fois, c'est des rapports de force plus nuancés, plus civilisés. Donc, qui va obliger les Français à se mettre à genou ? En tout cas, moi, qui va faire ça ? En en prenant lui le risque de ficher une

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pagaille mondiale ? Vous savez combien il y a de banques systémiques dans ce pays ? 6. Vous représentez ce que ça représente. 3600 milliards de dettes qui ne sont pas remboursées. Enfin, enfin, ça n'existe pas ce scénar. que à 1 contre 26, la France a le dessus. Alors voilà, ça recommence. Donc 1 contre 26 parce que vous vous avez perdu d'avant. Je sais pas quelle carrière vous comptez faire mais moi je vous embauche pas hein. Parce que un mec qui démarre en pensant qu'il a perdu, c'est pas la peine hein. Vous en prenez un autre au moins au moins vous laisse l'espoir qu'il se passe quelque chose. Donc je ne serai pas un contre 26. D'abord j'ai cinq alliés, ils ont tous dépassé 100 %. et les Nigo qui croi à la science d'après laquelle 100 % du PIB

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d'une année, calcul grottesque s'il en est, est ruineux pour le pays. Vous savez que cette thèse est l'invention de deux économistes qui ont été malheureusement pour eux démasqués par des stagiaires qui ont refait les comptes et sont aperçus que ce qui racontait reposait sur des bases ça n'existe pas. La preuve, c'est que le nombre de pays qui ont plus de 100 % d'endettement par rapport à leur PIB annuel et extrêmement nombreux que ces gens sont pas en failli. Tout dépend où est la dette, qui la possède et dans quelles conditions. Le but politique d'un gouvernement insoumis, c'est de faire échapper la France à la dictature des marchés financiers internationaux. Et nous avons donc tout un plan. le début, ça consiste à convaincre nos partenaires. Si nous avons avec nous les

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Espagnols, si nous avons avec nous les Portugais, les Italiens, les Grecs, les Belges, c'est pas un contre tous, c'est 50 % du PIB de l'Europe. Je vous rappelle que nous sommes la deuxè puissance économique du continent. La 3e c'est les Espagnols. Non, la 3e c'est les Italiens. La 4e c'est les Espagnols. Contrairement à ce qu'on raconte madame Merkel, nous ne sommes pas le club maître de l'Europe. C'est nous qui produisons l'essentiel de la richesse du continent. Il faut jamais l'oublier parce que sinon vous vous laissez intimider par un rapport de force qui n'existe pas. Quand cette femme a dit qu'elle allait pas payer les les la retraite des des Portugais, d'abord elle était insultante et deuxièmement raconter n'importe quoi parce que personne ne payera la dette des

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Portugais à part les Portugais eux-mêmes. Donc partez toujours de cette réalité. La France est forte, on peut faire des choses. C'est pas moi qui ai créé 3600 milliards de dettes, s'il vous plaît. Vous voudrez bien vous rappeler que ce sont les personnages politiques que vous adulez de génération en génération qu'on crée ce chaos. C'est pas nous. Parce que la seule année où on a eu un gouvernement qui était un gouvernement de gauche et pas assez à gauche à mon avis, quoi que j'en ai été membre, et bien c'est la seule fois qu'on a fait le plan du plus grand plan d'embauche depuis la guerre. C'est la seule fois où tous les comptes sociaux ont été mis au vert, c'est le gouvernement de Lionel Jospin. Ceux qui ont creusé la dette, c'est tous les autres. Et à cela, on demande pas de

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compte. Qu'est-ce qu'il disait tout cela ? Moi, je vais vous donne ma thèse historique. Ils ont appliqué une stratégie. Cette stratégie a consisté à endetter à mort l'État pour obliger à détruire l'État et espérer que le marché occupe la place, que les services publics n'occuperont pas. C'est une stratégie exactement comme nous. Nous avons la stratégie exactement inverse, c'est-à-dire renforcer le poids de l'État et de sa décision dans le fonctionnement de l'économie parce que nous pensons que ce sera une conduite plus rationnelle que celle du marché, surtout si vous êtes en France où l'esprit commerçant est pas si développé que ça. Bon, je crois que je vous ai à peu près tout dit sur le sujet là. C'est parfait. Si vous le permettez, on va avancer sur une autre question économique.

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Mais tant que vous voulez, on peut continuer pendant une heure ou deux, ça me dérange pas. Et mais je tiens je tiens à souligner devant vous. J'espère que d'autres m'entendront. dans ce que nous sommes en train de vivre. Je n'enlève pas la responsabilité ni de ceux qu'on crée la dette et c'est pas nous. Deuxièmement, de ceux qui passent leur temps à aller expliquer que la France est en faillite parce que cela conspirent contre leur pays. Quand vous imaginez-vous, vous êtes en fond de pension, alors vous êtes là en train de préparer vos emprunts et tout et alors arrive la case France. Ah bah non, là le premier ministre dit qu'on est ruiné. Pourquoi moi qui suis le le gars qui va prêter, je veux dire non, ça va très bien en France, j'achète quand même.

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Ceux qui dénigrent leur pays nous mettre en difficulté, aggrave la difficulté. Je n'ai pas d'autres explication à l'écart que entre les Allemands et nous. Et je vais vous poser une question comme ça. Est-ce que vous croyez que le fait de prendre l'ascenseur a une a une a une a une conséquence sur la stabilité des mariages ? On peut peut-être demander au public, je sais pas, je sais pas ce que vous en pensez. Je vous explique le pourquoi de la question. Supposez que vous mettiez devant la porte de l'ascenseur. Les gens descendent et vous dites "Ça va, vous divorcez ?" Non, non, non, non, non. Oui, oui, oui, oui. Vous prenez le résultat et vous le rapportez à la population totale et vous vous apercevez que les gens qui sont descendus de l'ascenseur ont plus divorcé que les

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autres. Donc, vous en concluez que l'ascenseur a un impact sur la vie des couples. D'accord ? C'est une coïncidence absurde. Donc la dernière fois que j'ai fait campagne présidentielle, quand j'ai annoncé ma candidature, le taux a diminué de un demi-point entre l'Allemagne et la France. Donc si vous mélisez, vous aurez une baisse mécanique si je tire comme vous des lois, des coïncidences occasionnelles qui se présentent. Alors, où il n'y a peut-être pas coïncidence, c'est entre l'aggravation du déficit public et le poids croissant des dépenses sociales, notamment des retraites. Elle représente aujourd'hui près de 14 % du PIB et la tendance démographique va accentuer cette pression. Pour résumer cette évolution en quelques chiffres, il y avait environ quatre cotisants pour un

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retraité dans les années 1960. Il n'y en a plus que 1,7 aujourd'hui et il y en aura environ 1,3 en 2070. Le désastre est certain. Vous affichez comme objectif de mandat l'abaissement de l'âge de légal de la retraite à 60 ans et de la durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à ta plein à 40 annuités. Tous nos voisins européens soumis à des contraintes démographiques pas comparable ah non ont augmenté l'âge de départ à la retraite. Est-ce que vous l'avez vous avez la conviction que tous les autres pays européens se trompent ? Est-il vraiment réaliste de penser qu'on pourrait avoir raison une fois encore tout seul ? Alors, c'est un débat philosophique ou économique ? Parce que le débat philosophique peut-on avoir raison tout

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seul ? C'est une discussion de philosophie. Alors, il y a des points de vue Non mais attendez, il y a des points de vue vérité en de ça des Pyrénées, mensonge au-delà. Bon bref, c'est un point c'est une question philosophique. Si la question est de type économique, ce que font les autres est leur affaire. Pourquoi ? Parce que la question des retraites dépend d'une série de paramètres qui sont différents dans les États. C'est comme quand vous allez me réciter le catéchisme qui est la France est celle qui prend le plus d'impôts la malade de toute l'Europe. Oui. Alors dedans vous avez mis les cotisations sociales qui sont pas des impôts et qui donnent droit à des prestations qui sont pas les mêmes suivant les pays. Donc ce sont c'est le coût de l'ascenseur, c'est

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la statistique de l'ascenseur. Vous ne savez pas pourquoi les autres sont comme ça mais vous en avez tiré une leçon. Ils ont forcément raison puisqueils disent tous la même chose. Le jour où vous me dites ça, vous êtes en régression intellectuelle sur le principe initial des lumières qui a commencé à dire on disait "Mais tout le monde croit en Dieu alors pourquoi pas vous ? Vous pensez que tous les autres se trompent ?" Et la réponse c'était bah euh bah euh ben tu disais rien parce que sinon tu allais sur le bûcher. Et on en est pas loin. Quiconque n'admet pas que puisque les autres le font, il faut le faire soi-même et bien à sa place toute trouvée au bûcher. Voilà c'est-à dire à monsieur Mélenchon, ce que vous dites n'est pas raisonnable. J'en viens

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maintenant aux retraites et au chiffres bidon que vous venez d'évoquer. Mais oui, c'est des chiffres bidons. Vous comparez trajectoire démographique mais vous êtes sur la théorie de l'ascenseur. Alors expliquez-nous le rapport entre cotisant et retraité. régime fonctionne par répartition. D'accord ? Vous me dites "Ah ben il y a moins de gens qui travaillent qu'autrefois, c'est l'ascenseur. Il y a plus de retraités aussi. Mais pourquoi ?" Je vais vous dire pourquoi. Il y a 36 % de moins de gens qui travaillent par rapport à ceux qui travaillent pas. Mais ceux qui travaillent produisent 50 % de plus dans le même logiciel de référence, c'est-à-dire les années 80. Autrement dit, la richesse produite est susceptible d'être partagée entre capital et travail, salaire direct,

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salaire indirect. est plus grande et par conséquent le résultat peut-être le même. Savez-vous qu'on n' pas augmenté les cotisations depuis 1990 ? À terme à terme même si la productivité elle augmente enfin ça ça résout pas notre équilibre notre déséquilibre démographique. Mais attendez régler le déséquilibre démographique ou assurer l'équilibre de la retraite ? Non non mais c'est quelque chose à prendre en compte dans les retraites dans la façon dont on dépense pour nos retraites. Ah de mieux en mieux dans les dépenses. Vous voulez les limiter ? Non, j'ai pas dit ça. Mais est-ce que notre système est viable ? Est-ce que notre système est viable ? Est-ce qu'on devrait par exemple faire un système par répartition ou un système hybride par répartition et voilà ? Oui, mais celle-là, je la

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connais. D'abord, il est hybride hein et puis après il est de plus en plus hybride et puis à la fin bon, il y a euh la retraite pour les pauvres et puis les autres qui peuvent se payer la leur et vous tous à la première crise financière, quick, vous avez plus en rond. C'est ce qui s'est passé aux États-Unis pour les principales caisses de retraite par répartition. Alors, peut-être qu'à vous ça fait ni chaud ni froid, mais quand on a l'idée qu'on va gouverner un pays, on peut pas intégrer l'hypothèse que les gens se soient fait dévaliser aux États-Unis de cette manière et en à la fin de l'Union soviétique avec une méthode à peu près comparable. Je viens à ce que vous me disiez. Je viens de vous dire même si la productivité du travail est coincée dans l'ensemble de l'univers occidental parce

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que tout à l'heure on a passé le fait que l'augmentation des taux c'est pour tout le monde. L'augmentation de la dette c'est la terre entière. C'est pas juste les Français insouciants et non allemands qui font la bringue toute l'année. Là je viens sur la SQ. Donc si la productivité du travail en effet fait que la masse augmente moins vite qu'elle n'augmentait auparavant, elle a néugment augmenté de 50 %. 50 % donc un travailleur qui comme vous le savez n'est pas ne reçoit pas en salaire 100 % de la valeur qu'il a produite. Il n'en touche qu'une petite partie. Et bien la part qui reste qui pourrait être distribuée autrement entre le salaire indirect et les dividendes a augmenté. Par conséquent, si vous changez le

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niveau de la cotisation, vous maintenez le niveau de la performance. Il y a quand même des problèmes pour la petite entreprise, c'est plus difficile, mais surtout parce que les hommes politiques que vous admirez ont trouvé la combine pour prendre tout le monde à la gorge. À la dernière campagne présidentielle, je vous ai dit, ces gens ont l'intention de passer un total de 80 milliards de dépenses sociales sur le budget de l'État. Ils n'y arriveront pas sans augmenter la TVA. Et je vous ai dit, ils vont créer la TVA sociale. Je me suis fait traiter de mythoman, d'un folleur public et cetera par toutes les autorités telles que monsieur le maire qui a quand même creusé un trou de 1200 milliards, il m'en reproché 100 et

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cetera. Mais que s'est-il passé ? Ils ont décidé d'exonérer de cotisation sociale jusqu'au niveau trois fois le SMIC. Qui paye cette exonération ? C'est le budget de l'État qui pour l'essentiel c'est une part de la TVA qui passe là-dedans. Autrement dit, ils ont secrètement mis en place un régime de TVA dit sociale, c'est-à-dire pour payer les dépenses sociales. Elles sont dans le budget de l'État. Et maintenant, les voilà qui arrivent la bouche en cœur en disant "Ah non, la dépense sociale, aucun système n'est aussi généreux que le nôtre." Mais de quoi il parle ? Qui est généreux ? ce sont les travailleurs avec eux-mêmes car la sécurité sociale c'est leur cotis et personne n'a demandé que les cotisations passent dans le budget de l'État c'est-à-dire qu'elles

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soit payé par des impôts plutôt que par des cotisations. D'accord ? Donc commencez pas à nous mettre sur le dos ce qu'on a pas voulu. Et savez-vous combien ça fait ? Pile poil 82 milliards. Il est impossible de remettre ces 82 milliards sur le dos des entreprises dans le pays. En tout cas, les petites tomberaient à genou si je le faisais. Par conséquent, je ne vais pas m'y prendre de cette manière-là. Nous allons répartir ce reste à charge parce que pour le reste en cotisation constante depuis 1990, le déficit de l'ensemble des régimes que contient la sécurité sociale c'est 0,2 %. Et l'État qui a endetté de de 15 % va ramener sa science pour dire ce que doit faire la sécurité

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sociale. La sécurité sociale est à l'équilibre. Et maintenant, si vous passez votre vie à faire autre chose que des comptes, parce que vous êtes assez surprenant, vous pourriez me parler de la retraite à 60 ans, nous ne la ferons pas. Allez 62, c'est pas assez. 64 et puis comme dit monsieur Édouard Philippe, 67. Ah mais bon, comme ça fait ça s'entend mal 67. Donc il a reculé à 65 mais en augmentant le nombre d'annuités pour avoir une retraite à tauplin. Alors les grands esprits là, qu'est-ce que vous faites avec des gens qui ont plus de 67 ans et qui sont au travail ? Ils tombent pas plus malades que les autres ? Bien sûr que si. Donc ça vous coûtera plus cher. Deuxièmement, ils seront pas embauchés. Donc ça vous coûtera plus cher en cotisation en en en

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indemnisation. Et comme entre-temps que vous avez réduit l'indemnisation, messieurs les grands génies, vous aurez donc la malédiction du 19e siècle va revenir, c'est-à-dire les vieux pauvres. Voilà ce qui va arriver. Pas d'entre eux ne dit quelle va être la conséquence de leur décision comptable, si intelligente. C'est-à-dire des pauvres gens qui vont être miséreux, qui vont être sans salaire, qui vont être malades. Et moi je vous dis, je monte pas dans un avion piloté par un mec de 70 ans. C'est clair ? Donc je prends pas de billet d'avion. Quand j'achète le billet d'avion, je dis "Je veux l'âge du pilote. Je veux l'âge du pilote. Si je monte dans le train, je veux l'âge du chauffeur. Si je fais je veux l'âge parce que bien sûr qu'une personne âgée va être comme vous le voyez dans des

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conditions physiques beaucoup plus difficiles hein que la moyenne. Donc tout ça est irresponsable. Nous sommes en charge non pas de compte, nous sommes en charge d'un peuple et le peuple s'est composé d'êtres humains et le peuple est composé de personnes âgées et de personnes plus jeunes. Pour prendre un exemple très concret, dans le budget d'éducation nationale sur 90 milliards, il y a 28,5 milliards qui vont aux pensions de ces agents, soit près d'un/3. Donc une un retour à la retraite à 60 ans alors dirait encore cette charge. Est-ce que vous considérez que chaque euro qui est dépensé pour ses retraités est un euré pour les jeunes ? Non. Est-ce que les jeunes vivent sans les autres ? Vous êtes qui vous ? Vos profs, ils ont votre âge. Qu'est-ce

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qu'on a à faire de ces gens ? Pourquoi payer leurs retraite ? Où sont vos profs ? Levez la main que je vous vois. À quoi bon vous payez des retraites ? Vous voyez pas que vous êtes des parasites ? vous empêcher ce jeune homme de vivre et de s'éir sans être sans être des parasites, il y a des il y a un stock monétaire qui voilà c'est votre père que vous comptez faire travailler jusqu'à 70 ans. Il y a un stock monétaire il y a un stock monétaire qui est limité il y a un argent qui est limité, on la loue soit aux jeunes, soit aux vieux on choisit non plus. Donc on choisit pas rien de tout ça n'est vrai. Donc on a autant d'argent. Vous faites des phrases là on Non mais c'est une question. Moi je vous ai posé une question humaine. Est-ce que vous dites à votre

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père tu iras au boulot jusqu'à 70 ans ? Est-ce que c'est ça que vous lui dites ? Je vous interesse. Non mais c'est Je vais vous expliquer un truc. Pour faire un gosse, faut être deux. D'accord ? Donc s'il y a pas deux, il y a pas de gosse. Et une fois qu'il y a le gosse, pour l'éduquer, vaut mieux être deux peu importe de quel secte. D'accord ? Jeune homme, les gens n'existent pas les jeunes d'un côté puis à part après, il y a les grands, vous bouffez davantage qu'un autre vous, grand comme vous êtes. Je suis très fin quand même. Ah ben peut-être faim mais vous bouffez et vous êtes en pleine crise de croissance, ça se voit. Bon donc ça va quoi, ça suscite trier les gens. Ne triez pas les gens parce que nous ne sommes pas triables. Nous sommes obligés de vivre ensemble. Moi je trouve que

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c'est plutôt bien. Mais je veux quand même aller dans votre question. Je veux quand même vous répondre. Les gens dont nous parlons ont travaillé, ont signé un contrat avec l'État. Ils sont fonctionnaires et c'est l'État qui paye leur retraite. Mais alors l'État peut s'organiser pour que ces retraites pour être en état de payer ces retraites. Comment a-t-il fait ? Comment s'est-il organisé ? C'est peut-être ça qu'il faut critiquer. Et je vous redis, ma mère était, d'accord ? Elle est partie à l'époque où on partait à 60 ans. Alors, elle est allée faire des heures de rab pour apprendre au petit le les langues étrangères parce qu'il se trouvait qu'elle en parlait et ils l'ont pris pour pour faire ça. Mais elle l'a fait librement seulement quelques heures par

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semaine. Ma mère n'était plus en état d'être toute la semaine au travail au-delà de 60 ans dans les classes qui étaient les siennes. Elle faisait maternelle et puis les deux premières années. Vous voyez ? C'estàdire là, bon, je sais pas si vous êtes déjà mis les pieds une fois dans une dans un CP, moi je l'ai fait quand j'étais journaliste. J'ai a tenu une demi-journée. Il sautent, ils bondissent, il crient, ils sont tout le temps en train de faire quelque chose. Vous devez tout guetter en même temps, c'est épuisant mais bon, il y a des gens qui savent le faire avec plus d'attention qu'un apprenti journaliste comme je l'étais. Donc arrêtez de trier les gens, on a besoin de tout le monde. Et quand vous parlez des retraités, je vous ai parlé de leurs maladies, de leurs inconvénients, mais

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je peux vous parler de leur vie. Vous vous savez ce qu'ils font les retraités ? À votre avis, qu'est-ce qu'ils font ? Ils s'attachent sur une chaise et ils bougent plus. Non, vous avez raison. Ils aident énormément les associations notamment. Ils vont faire des associations, ils vont être maire ou maesse du bled que c'est que des corvés. Et ils le font parce que quand on me dit j'entends ces pédans dire il va falloir travailler plus longtemps. Évidemment, ils n'ont pas idée parce qu'ils sont entourés de domestiques. Tout le monde travaille tout le temps, sans arrêt, sans pause, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Le travail domestique, le travail libre gratuit que l'on fait. Donc il faut pas confondre travailler et travail salarié. Quand vous êtes dans le

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travail, vous êtes en principe dans une activité que vous avez choisie. Les femmes le savent bien qu'elles choisissent librement de faire 80 % des travaux domestiques. Mais si elle ne le faisait pas, le capitalisme pourrait pas se reproduire. Voilà des des règles de base. Donc sachant comment la vie de la société s'organise. Chaque fois que vous couperez à un endroit, vous vous retrouverez avec un problème. Si vous voulez maintenir les gens pour tenir vos fiches en ordre, que je suis capable de vous rétablir sans replendre autant de souffrance que vous vous apprêtez à le faire, vous aurez le désordre ailleurs. C'est comme ça. La règle est tout ce qui est gagné en en cohérence à un endroit est perdu à un autre. Je vais vous donner un exemple qui est très frappant

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de ça. Ceux qui ont imaginé la production à flux tendu, ça vous dit quelque chose, c'est dans vos dans vos études de sciences économique, hein. Bon, donc le flux tendu, qu'est-ce que ça a donné ? Ça veut dire des gens qui doivent être disponibles tout le temps, n'importe quand pour produire. Cela il déteste la pas les ouvriers hein, les les les tooliers détestent les lois sociales qui limitent leur liberté de faire travailler les gens de nuit et jour. Bon, voilà. Et puis après quoi ? Voyez la conséquence pour tous les autres, c'est des milliers de camions et des milliers de personnes qui sortent mêmes heures de bureau parce que la vie doit être mis en cohérence. Si tout le monde sort et rentre à n'importe quelle heure, il y a plus ni vie de famille, ni vie commerciale, ni rien de possible.

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Vous voyez que l'ordre l'ordre public social est un ordre. Vous ne pouvez pas le démonter à un endroit en vous disant la loi de la nature qui est le marché va s'appliquer et l'équilibre va jaillir merveilleusement. Il ne jaillira jamais que pour les uns et souvent contre les autres. Donc courez pas devant. Et donc pour ne pas démonter l'ordre des mardis, on va passer au petit jeu des mardi de l'isse. Ah vous êtes déjà parti à la fin là ? Il y avait pas un chapitre sur les flics dans votre truc ? Si. Après après vous inquiétez pas. Donc c'est deux questions avec trois trois réponses et après vous choisissez celle que celle que vous préférez. Donc on vous demande d'abord quel est votre plus grand moment d'éloquence selon les trois propositions. Votre intervention à l'Assemblée

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nationale en faveur de la PMA lorsque vous déclarez qu'il n'y a pas de vérité biologique dans l'affiliation. Ouais. Ouais, c'est bien ça. Votre intervention à la fête de l'huma septembre 2023. Vousz vous avez bien compris la phrase. Je suis pas en train de vous dire qu'il y a pas de biologie dans la filiation. J'ai dit qu'il y avait pas de vérité vérité biologique dans la filiation. La paternité en France est déclarative. Oui. Et donc votre intervention à la fête de l'huma septembre 2023 lorsqu'emporté par le public, vous lancez votre injonction. Restez célèbre. Abattez la citadelle, abattez ce système, faites mieux. Ou alors votre intervention lors d'un meeting de la NUPES lorsque vous affirmez que du jour au lendemain vous

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ferez cesser l'enfer, que quelque chose dans l'air sera plus léger, que le soleil de cet été sera plus beau. C'est pas mal aussi ça. Non, la phrase entière, elle est plus belle parce que vous savez je fais partie d'une génération et d'hommes politiques et de gens pour qui l'art de la parole est un art. D'accord ? Donc il doit beaucoup de travail. C'est-à-dire que je pense que je suis meilleur orateur qu'à 20 ans, un peu moins veillment mais enfin bon, c'est mon évaluation personnelle. Et puis vous avez des moment vous savez pas commencer, c'est votre culture. Tout d'un coup, bon, il vous sort une phrase à laquelle vous n'auriez pas pu penser une demi-heure avant. Et alors après, il y en a qu'on retient, mais vous y attendez pas, moi abattait la citadelle.

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l'ambiance était absolument folle sous ce sous cette tente et euh bon le gens qui étaient là comme moi, on était en train de de tirer la moustache du tigre si vous voyez ce que je veux dire. Donc je le retiens pas comme un moment d'éloquence. Par contre, dans un débat où vous affirmez que commence la fin du patriarcat avec la procréation médicalement assisté euh pour les couples de femmes, c'est quand même un grand moment de l'histoire humaine. C'est bon. Donc que tout d'un coup vous vienne une phrase du genre à quelqu'un qui disait "Mais monsieur Mélenchon" et à toutes tous ceux qui défendaient la même thèse hein.

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Mais enfin vous savez bien que un enfant c'est un papa, une maman et donc c'est l'ordre naturel des choses. Et la réplique est la vie des sociétés ne connaît pas d'ordre naturel. Elle connaît qu'un ordre culturel. le le pat droit de vie et de mort sur sa femme et ses enfants dans la Rome antique. Ce sont d'autres conditions et à chaque fois les sociétés invent de ce point de vue, il n'y a pas d'ordre naturel. Et deuxièmement, c'est un petit clin d'œil aussi pour commencer à faire baisser un peu le ton hein, c'est de dire il y a pas de vérité biologique dans la filiation. Bon alors lequel je préfère des trois ? La citadelle, je le

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mets de côté parce que bon, c'est devenu un slogan mais en dépit de moi, je veux dire, c'est parce que les gens en avaient envie. Euh je je crois que je préfère la phrase sur il y a pas de vérité il y a pas de vérité biologique dans la filiation parce que voyez-vous j'appartiens à une école philosophique de de l'humanisme traditionnel hein dans lequel l'être humain est son propre auteur. C'est extrêmement ambitieux et contraire à beaucoup de certitude et même de d'articles de foi. Et donc l'idée que nous ayons repoussé aussi cette limite, j'en ai toujours la même émotion. Alors quoi d'autre ? Et dans la continuité, quel est votre moment médiatique préféré ? Est-ce que c'est le moi moi lors du

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clash avec Marine Le Pen en 2002 qui vous accusait de faire croire aux Français que l'intégralité des hommes politiques était malhonnête ? Ou alors quand vous vous preniez pour Louis XIV en lançant la République, c'est moi lors de la perquisition du siège de LFI. Encore le jour où vous avez remis le lait fraise à la mode en le sirotant avant le débat avec monsieur Zémour. Non mais à chaque fois bon il y a la vérité des mots parce que ils sont là, on les entend, on peut les réentendre quand on veut et puis il y a les circonstances. Le coup du lait fraise. En réalité les gens qui bossent avec moi, qui sont en même temps souvent des amis voulaient à tout prix me faire découvrir le réseau social. Je crois que c'était TikTok, je sais pas lequel. Et moi, rien à faire ce jour-là. Ça

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m'arrive, j'étais mal luné. Je veux rien savoir. Et alors ils me disent "Non mais tu comprends, c'est pas grave, tu vas te mettre comme c comme ça. Non, affichez-moi la paix. Euh, arrive le serveur, qu'est-ce que vous voulez ? Un lait fraise stupeur autour de moi. Et c'est vrai, j'ai une tendresse pour le lait fraise. Alors, me voilà avec mon lait fraise dans un acte de résistance absolue à l'idée qu'on allait me filmer, me faire dire quelque chose que je trouvais d'avance absurde. Et ce truc a eu un impact et j'adore le l'humour. Pas de votre génération, vous êtes déjà trop vieux. Mais euh la génération qui a euh aux alentours de 20 ans et puis jusqu'à 15 parce qu'ils ont un humour mais mordant euh comme si puis alors ils sont plus forts que vous euh actuellement

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parce que eux s'ils m'avaient interrogé, ils auraient pas mis 20 questions sur les retraites, ils en auraient mis au moins une sur le changement climatique. Mais vous ça vous intéresse pas, je comprends. Mais donc vous êtes pas tout à fait dans votre époque, vous êtes un peu vieux. Vous me rappelez certains sénateurs que j'ai connu et qui croient pas au changement climatique, qui pensent que ça existe pas et ça. Alors, je reviens à mon affaire. Le le lait fraise euh non, je le mets de côté. Qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Euh il y a Louis X. Ah non, écoutez pas vous quoi. Louis XIV, il dit pas c'est moi la République puisquil lui par définition, c'est le pouvoir absolu. Non, j'ai été menacé par un pandore qui était là qui avait un un un le gars c'était après

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j'ai découvert c'était en parti. Il y a des gens qui aiment le heavy metal ici. Bon ben lui il en est Ah oui. Ah bah ça commence bien. Je je vous préviens. Je me méfie. Il paraît que c'est non, il y a toutes les tendances politiques dans le dans le mais enfin lui après j'ai su qu'il jouait dans un orchestre quand même un peu un peu raide de la nuque par rapport à moi et il avait son truc tricolore et je m' je m'approche j'avais auprès de moi un ami que j'ai connu jeune quand on était vraiment un peu comme vous quoi à dire des trucs excessifs et il enlève ses lunettes et il dit on touche pas monsieur Mélenchon alors on avait envie de rire déjà il faut que vous le sachiez intérieurement on avait avait envie de rire parce que cette scène paraissait folle, des flics

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en train de nous perquisitionner dans notre local sans qu'on puisse entrer. Donc ça paraissait bon bref et il a son truc tricolore et il fait comme ça en parlant d'accord et il me dit "Monsieur, je suis armé alors là faut pas me parler comme ça." Donc je me dis à ce moment-là je dis une vérité. Moi, je suis le tribant du peuple, je suis le député, je vis dans mon imaginaire à moi. Le le député, c'est le tribant du peuple. La personne du trib du peuple dans l'antiquité est sacrée. Si jamais tu lui touches un cheveux, les dieux eux-mêmes viennent te punir. C'est ce qui est prévu. Voilà. Donc je lui dis quand il fait ça, la République c'est moi. Mais pas au sens de euh le roi soleil qui dit euh l'État

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c'est moi, au sens de le peuple, sa représentation c'est moi. Bon c'est comme toujours, il m' je me suis fait prendre dans des trucs trop sophistiqués, j'en conviens. Tout le monde m'a entendu crier ça et la scène est pas très flatteuse physiquement pour moi. Donc je vais pas vous dire que c'est mon moment favori mais tout bien pesé. Peut-être que rétrospectivement avec un peu de ah d'excès d'orgueil, je vais me vouer une certaine admiration pour avoir tenu tête à un type qui vous dit "Monsieur, je suis armé." Vous voyez ? Voilà. Donc, je choisis cette phrase tout compte fait plutôt que les fraises. Merci. Je vois qu'il y a quelques-uns qui comprennent ce qu'est la l'audace des raisonnables

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parce que la raison aurait préféré que je me tienne à carreau en ne disant rien et en laissant tous ces gens fichés de pagaille qu'ils ont mis dans dans le local. Mais bon voilà, ça s'est passé comme ça. Et pour vous parler, franchement, je n'ai pas de regret. Je trouve qu'une histoire, vous savez, il y a deux manières de se représenter. La vie n'a pas de sens. L'univers n'en a pas. Il y a rien d'autre que ce qu'on y met nous-même. Alors, vous pouvez être cis de camu, hein. Vous roulez une pierre. Et moi, j'ai trouvé que rouler une pierre ne m'intéressait pas. Je préfère le quichotisme. Le quichotisme, c'est affronter sur un cheval bancal un moulin avant comme un dragon, escorté d'un copain monté sur un anne qui lui est un peu gros. Et vous combattez. Et

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bien c'est cette démesure de sa de la représentation d'une vie humaine et de son sens qui m'intéresse. Ça me rend peut-être dangereux pour ceux qui veulent prêter de l'argent à la France, mais peut-être pour ceux qui veulent l'ordre et justement c'est l'objet de notre deuxième partie, l'ordre. L'ordre et le dialogue social. Alors, samedi 17 octobre a été un jour de grande mobilisation contre la vie chère et en soutien au mouvement étudiant et plutôt lycéen pardon né il y a plusieurs semaines. Les violences subies par les manifestants et par la police, tout comme les dégâts matériels infligés au petit commerce ont choqué les Français. Face à la situation, vous avez dénoncé une grande incompétence du gouvernement. Le ministre de l'intérieur a lui-même reconnu une perte de contrôle. Quelles

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sont selon vous les bonnes méthodes d'action à employer dans le cas précis des événements du 17 octobre ? Ouf ! Bon, d'abord alors commençons par le commencement. Le maintien de l'ordre est une très mauvaise expression. De quel ordre vous parlez ? Il faut dire si on veut à tout prix parler de maintien de l'ordre, on va dire le maintien de l'ordre public, c'est-à-dire la tranquillité, l'exercice des droits constitutionnels pacifiquement manifester pacifiquement et ainsi de suite. Bon, donc un de quoi on parle ? de l'ordre public et de rien d'autre. Deuxièmement, l'ordre public, le maintien de l'ordre public est un métier.

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Ce n'est pas une affaire de gros bras et de petites cervelles. C'est une affaire de grosses cervell avec des bras qui ont des gestes adaptés. Par exemple, tirer dans la figure de quelqu'un n'est pas un geste adapté. Tirer à bout portant sur un jeune et lui fracasser la mâchoire et toute sa dentition n'est pas un geste adapté. Ce n'est pas un geste professionnel. J'en passe et beaucoup. Aujourd'hui, la liste de ceux qui ont été amputés, blessés de toutes les manières possibles à la fin de ces événements est déjà très longue. Le nombre de jeunes gens qui sont passés en garde à vue sans aucune décision d'aucune sorte ni aucune démonstration de quelque culpabilité que ce soit est considérable. Le 24 octobre, il y a plus de monde qui a été au trou que le 17.

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Alors, je vous dis tout ça pour bien rappeler dans quel ensemble nous vivons. Quand arrive le 17, je vais pas faire de paranoïa, d'accord ? Puisque tout à l'heure vous on m'a on m'a soupçonné de vib d'après des Je fais le contraire. Je fais le pari de croire que les gens qui prennent des décisions le font d'une manière professionnelle. Pas monter un tracnard comme ça, jamais de la vie. Pas provoquer des gens pour que des incidents. Enfin, on va pas être paranoïque. Non, ils le font. comme un métier avec une conscience professionnelle, il y a quand même un problème, ils valent pas un clou parce que le résultat ça a été une pagaille gigantesque et que on a vu que les consignes avaient été sans doute très mal données. Quel était l'intérêt de

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courir après des manifestants plutôt que de protéger des façades et des commerces ? Quel était l'intérêt de continuer à courir alors que il n'y avait plus de munition d'après les conversations radio dont nous avons été informés ? parce qu'on sait beaucoup de choses. Ça a été mené en dépit du bon sens. Maintenant, ils disent, "On a sous-évalué." Comment ça vous avez fait pour sous-évaluer ? Quand le pape vient, vous évaluez qu'il faut 14000 policiers à Paris. Quand il y a des manifestations annoncées dans toute la France, vous en mettez 10000 pour toute la France. Alors, ni vous ni moi ne sommes des professionnels de l'ordre. 60000 ? Non. H 60000 policiers pour toute la France. Non, ça c'était ce weekend. Le weekend précédent weekend c'était 70000. Non, le weekend dont on parle 17 octobre.

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Je crois qu'effectivement le le chiffre que vous donnez de 10000 a été contesté par la suite dans les médias mais pour votre défense, il avait été d'abord publié par certains médias et donc vous l'avez repris. Mais à postériori, on a vu qu' plus fait que le reprendre. Vous croyez quoi ? Qu'il y a pas de flic républicain, qu'il y a pas de LFI dans la police ? Mais rêvez, il y en a partout des LFI. Alors, il y en a aussi dans la police. Et donc, est-ce que vous croyez qu'ils ont pas de langue, qu'ils ont pas d'eu, qu'ils savent pas ce qu'ils font ? Et vous croyez qu'ils parlent pas ? Mais s'il nous parle à nous comme les fachaot parlent le flic faot, ils sont plus nombreux. Pour l'instant, c'est nous qui sommes minoritaires. Donc venez pas me raconter d'histoire. Je sais ce qui s'est passé.

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On a attendu jusqu'à la veille pour nous dire d'où on pourrait partir. Nous, notre ligne politique, les insoumis au départ, c'était on soutient les revendications et compte tenu de la violence qu'on a vu se déchaîner. Et je vais vous dire pourquoi la violence, on a dit on change complètement notre rôle. Notre rôle principal, c'est de protéger. C'est nos gamins, on est parti de cette idée-là. On a commencé à mettre des brassards, à aller et souvent en bonne entente avec les commissaires de police localement quand arrivait un élu à les filles, souvent c'est les jeunes qui appelaient pour dire "Envoyez un élu parce que ça va chauffer." Donc nous venions parce qu'on nous demandait. Mais les gens qu'on a aligné ne sont pas des professionnels du maintien de l'ordre.

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Quand vous amenez la BAC pour maintenir l'ordre devant un lycée, vous provoquez le chaos et vous mettez en route des hommes et des femmes dont le métier est de faire du flagrant délit. C'est pas pareil de faire du flagrant délit et de maintenir la tranquillité. Vous voulez supprimer la BAC me semble-t-il. Alors, c'est une unité qui est aussi utilisée en manifestation pour isoler les individus qui seraient violents. Si vous souhaitez la supprimer, qui se chargerait d'isoler les individus violents ? Vous par exemple, il me faut quelqu'un, vous vous êtes pas libre. Alors moi, j'ai pas de gros bras, une grosse cervelle non plus. Un gros cerveau quand même. Vous en principe si vous êtes là. Bon, soyons sérieux un instant. Ne ne ne piégez pas une discussion peut pas

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marcher comme ça par esprit d'escalier. C'est nous voulons maintenir l'ordre public. Tous, personne, en tout cas pas moi, je ne dis pas "Ah, tout va mieux pour nous quand c'est le chaos". J'ai entendu des gens dire "Il veut le chaos parce que ça l'arrange pour les élections." Mais vous me prenez pour qui ? Vous croyez que je sais pas dans quel pays je vis ? Quel âge vous pensez que j'ai ? J'ai 75 ans. Vous croyez que j'ai pas vu mes 68 ? Vous croyez que j'ai pas vu le résultat électoral de mes 68 ? M 68. Nous la gauche, on s'est pris la plus grosse tannée de toute la 5e République et pourtant on avait eu 100 millions de travailleurs en grève. Et de ce qui se passait dans les rues restait plus un arbre debout, plus une voiture debout, plus un pavé sur la route. Vous

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croyez que je le sais pas ? Donc je sais très bien sur quoi débouche le spectacle. Et pendant toute la semaine, les chaînes d'information en continu ont diffusé des propos racistes. Toute la semaine, ces messieurs dames, les importants qui sortent pas de leur bureau étaient là devant des spectacles de flammes. Même quand on m'a interviewé, ça n'avait aucun rapport, il y avait des flammes derrière pour que l'abruti moyen qui regarde en tirant sa bière ou en chenouffant sa coque et qui voit ça, il voit les flammes et il voit Mélenchon, tout ça est abject. Les médias, attendez une seconde. Non, non, on passe pas vite là-dessus. Les gens ont pris des responsabilités politiques et ils ont armé le bras d'en fou. D'accord. Faut pas perdre ça de vue. Le

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type qui vient dans la rue pour tirer à la sortie de la mosquée qui heureusement s'est trompé d'heur, dit qu'il veut venger les commerces brûlés. Donc la psyché alors on dit aujourd'hui il est dérangé déjà il est dérangé à cause de ses opinions. Être raciste c'est pas un signal d'équilibre mental. Mais celui-là, la la folie la folie du gars, écoutez bien mes amis, le la folie ne se déploie pas. La le dérangement intellectuel bien sûr que ça existe, mais attention à ce qu'on est en train de dire aussi. Tous les schizophrènes n'ont pas l'intention de tuer tout le monde. Celui-là, oui. S'il est schizophrène, j'en sais rien. Je l'ai pas vu. Et puis je déteste les jugements psychiatriques portés par des gens comme ça qui voient ça de loin. Mais lui, il l'a dit, il a Qu'est-ce qu'il a fait ?

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Il a repris les images. Vous voyez, il y a des fous qui se prennent pour Napoléon. Vous savez la condition pour se prendre pour Napoléon, c'est d'en avoir entendu parler. Sinon, vous savez pas qui est Napoléon, vous l'z jamais rencontré. Vous savez pas de qui il s'agit. Le délire s'inscrit dans un réel culturel et et d'image. Ce type a construit sa décision de passer à l'acte meurtrier. Il était raciste. Et bien il l'a pris dans un environnement et un contexte où tous les jours on lui a dit "Regardez, mélangons à 1000 feu partout." Et sinon, c'est les arabos musulmans. Donc chacun d'entre nous doit assumer sa responsabilité. Si je me sentais une responsabilité pour avoir appelé au chaos, je pense que je l'assumerai. Je ne l'ai pas fait, j'ai

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fait le contraire comme tous mes amis. Et samedi dernier, alors cette fois-là, 17 octobre, le préfet attend. Le préfet, il y connaît rien. Le préfet de police de Paris, c'est un collaborateur, monsieur Macron, c'est une créature de bureau qui s'occupe d'autres choses. L'ordre public, c'est un métier. Il n'y connaît rien. Il n'a aucune tradition dans les mouvements sociaux et populaires. Ça fait pas partie de son histoire. Vous avez des générations qui n'ont pas eu cette pratique pour des raisons sociales ou autres. il n'y connaît rien. Donc il attend jusqu'à la veille pour décider d'où on a le droit de partir. Ce qu'il ne sait pas, c'est que quand on a un lieu de départ, on fait partir les voitures, on envoie les services d'ordre 3 4 heur avant, des fois le matin même pour

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surveiller tous les environs et faire en sorte que il y ait pas de poubelle qui traînne et ainsi de suite. Impossible de faire tout ça. Et à 11h30 du matin, 20 gugus provoquent la rangée de policiers qui se trouvent là et la bagarre commence à 11h30 à un bout de la place de la République. Personne n'a pu entrer. Si bien que comme on ne pouvait plus entrer sur la place de la République, des dizaines de groupes se sont formés un peu partout. Nous ne sommes pas une armée. Quelles sont les bonnes méthodes ? Alors à ce qu'on nous ne sommes pas Attendez mais monsieur je ne suis pas policier. Vous vous avez l'air de l'être. Mais vous serez peut-être le chef de la police. Ah bon ? À venir. Bah c'estd vous serez le chef des armées, donc le chef de la gendarmerie donc vous aurez

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C'est ça. Et j'irai personnellement avec un casque contre de maintien de l'ordre. Non attendez je crois que vous mélangez un peu tout là. Je suis candidat à la présidentielle, pas être le chef de la police, ni préfet de police de Paris ni gendarme. Donc ne dites pas des bêtises pour disperser un fait politique majeur. Nous venons de vivre une page de l'histoire de France et qui se termine par des conditions dramatiques. Ce jour-là, il s'est passé ça. Comment ? Pourquoi vous passez dessus comme ça ? Pourquoi ça existe pas ? Ça vous dérange ? Ah non, ça nous intéresse complètement. C'est extrêmement intéressant ce que vous dites. On aimerait savoir alors on vous avez fait un constat très intéressant. Ah, merci. Et on aimerait savoir quelles sont vos intentions euh

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et vos bonnes méthodes d'action justement pour éviterà quir l'ordre public, on envoie des professionnels de l'ordre public. La France a été un modèle en temps parce que nous avons eu un préfet de police qui est rentré dans l'histoire, le préfet Grima en plein M 68. Vous vous imaginez la violence ? J'ai raconté dans une émission un truc que j'ai vu sur une photo rue Monsieur le Prince un poil en fonte au milieu de la rue. Ça veut dire que c'est quelqu'un qui l'avait balancé depuis les étages. Faut vous imaginer ce que ce qu'a dans la cervelle la personne qui jette en poil en fonte sur des gens qui sont dans la rue où il voit rien. Donc c'était une situation hyper tendue. Et le préfet Grimau dit au policier dit "Je suis moi de votre métier. Je sais que c'est

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pénible ce que vous vivez mais mais et il dit quelqu'un qui frappe un homme à terre, il parle d'un homme à terre se déshonore et déshonore notre métier. Les chefs dirigés c'est assumer une responsabilité. Si les chefs ne chef pas, comme disait Chirak, si celui qui dirige ne donne pas d'ordre ferme, ne n'interdit pas certains comportements et n'encourage pas d'autres. La troupe spontanément, c'est des hommes. Vous le savez, la plupart du temps, vous savez ce qui se passe dans le cerveau et dans le corps et dans le sang d'un homme quand la bagarre commence. Vous êtes certain d'une catastrophe. Il faut donc que le commandement soit extrêmement ferme et que les principes d'action soient névariété. Quant au reste, écoutez franchement, regardez à Lina les

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événements de 1990. Il y a aussi eu des boutiques de pillers, c'est lamentable. Je veux vous dire pourquoi je trouve ça lamentable. Parce que l'attitude violente diminue la capacité de rassemblement dans la lutte. Si tout le monde peut venir en poussant le landau de son gamin, vous avez des masses de gens qui viennent comme ça s'est produit le samedi où nous avons assuré la police de la manifestation depuis la place d'Italie jusqu'à l'arrivée avec le service de la CGT, le service de du du de LFI et le service de la CGT. Pour nous la bonne manife, tu viens avec tes moufflet et il se passe rien et du coup tout le monde vient et donc tout le monde affirme la puissance du peuple. Alors après c'est d'idéologie, vous allez me dire mais moi je crois à ça. Le

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peuple souverain en toute circonstan et il y aura d'ailleurs une traduction à une question que vous ne m'avez pas posé parce ça vous intéresse pas les institutions, la démocratie, le climat. Décidément, il y a qu'un truc qui vous intéresse. La retraite et la dette. C'est quand même curieux. Vous êtes drôlement fait. Mais pour venir là sur le sujet, il faut confier le maintien de l'ordre public à des professionnels du maintien de l'ordre sur la base de principes ferm et fort et non négociable. On ne jette pas quand on est un policier des grenades sur la foule depuis toi. On ne tapasse pas un gamin à terre parce que c'est votre gosse peut-être. Et vous savez comment ça s'est réglé ? Ça c'est réglé qu'un paquet de ceux qui ont été réquisitionnés pour venir le 17 ou le 24

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dire non je suis maladece que le gars il a pas envie de le faire il a pas envie de faire ça parce qu'il sait que c'est pas bien et que ça va mal tourner. Donc moi je vous dis tout ça et samedi prochain, il y a à nouveau une maniche. J'espère que le préfet va se décider un peu plus tôt que d'habitude. Samedi dernier, vous avez eu chaud tous parce que on a appris le soir que la manif était interdite. Place de la Bastie. Place de la Bastie. Je vais pas discuter les emplacements, mais si nous n'étions pas intervenus, nous autres, ceux de la Cégette et nous les LFI pour passer la consigne, on se retrouve avec des gens dans toute la ville. Donc je vous dis pendant la nuit, on a fait ce qu'il fallait pour que des dizaines de milliers de gens soient informés par nos

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méthodes de travail. Mais ça peut pas durer. Moi, je suis pas chargé de la police dans ce pays et après me faire traiter de tous les noms par c'est comme si j'avais moi-même pillé les boutiques. Un des programmes phare, un des une des mesures phardes de votre programme justement, c'est cette police de proximité que vous voulez réinstaurer. Elle était donc elle a été mise en place sous le gouvernement Jospin, puis après elle a été abandonnée. Qu'est-ce qui vous fait croire que cette fois elle fonctionnera ? Est-ce que vous proposez quelque chose de plus pour que elle soit pérenne ou ? Bah écoutez, bon, vous avez raison de poser la question de savoir si ce qu'on propose a une efficacité. Bon, ce que nous constatons nous, c'est que ce qui a été fait dans le cadre

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depuis que Sarkozy a fait un truc pas bien. Il a voulu flatter la troupe et il s'en va leur dire le rôle d'un policier, c'est pas de jouer au foot avec les jeunes des quartiers. Je comprends ce qu'il veut dire, mais le l'impact de telle parole est terrible. C'est comme quand surgit un dirigeant politique et et qui dit faut choisir son camp entre la police et ceux qui pillent les magasins et moi je fais partie de ceux qui ne se reconnaissent ni dans les uns ni dans les autres. Je fais quoi ? Je suis obligé d'être dans un camp. Il faut faire attention. Je ne dis pas que j'ai pas moi-même commis d'erreur hein. Je ne suis pas en train de vous dire ça. Peut-être que j'y deviens plus attentif à mesure que le temps fait son effet sur moi aussi et que bon bah je me dis

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attention. Bon il faut faire attention. Euh dire ça, ça voulait dire un policier n'a pas de comment dire de il y a le lien en pratique voilà il a relation avec voilà tu t'identifies pas au jeunes surtout si le jeune fait des bêtises. Maintenant il y a quand même des choses qu'on sait tous même quand on nous fait du commerce et des sciences économiques. Tout à l'heure, vous êtes risqué à la psychanalyse, mais il y a aussi la sociologie et des tas de choses de cette nature, mais ce qu'on sait, c'est que il est dans le programme génétique d'un adolescent de s'exposer au risque. C'est c'est dans son programme, les garçons d'une manière et les filles d'une autre. Bon, on le sait. Par conséquent, on ne doit pas s'attendre et on devrait s'inquiéter le jour où on ne verra que

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des jeunes gentils qui ferment leur bouche et qui sont au garde à vous et qui croisent en uniforme. Il y aura un problème, on devra se poser des questions sans entrer jusque là. Donc pas la police, pas la BAC dans les quartiers populaires. D'accord ? Je veux pas dire trop de choses, mais un pouvoir qui règne par la force. Quand la force n'est plus suffisante, arrive la combine, des petits arrangements pour maintenir l'ordre ici et là-bas, on regarde pas et ainsi de suite. Donc la police de proximité, qu'est-ce que ça veut dire ? Vous installez un poste, il est au pied d'un immeuble dans dans en rez-dechaussée. Ailleurs, c'est un commerce là, vous avez ça. Les gars qui

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sont là et les femmes qui sont là, tout le monde les connaît. Tu as parlé un jour et puis la personne qui est là, c'est pas un robot, c'est quelqu'un qui a du savoir-faire, un certain touché de balle. Va parler avec elle, celle-là, elle m'a l'air un peu agitée, je vais causer avec elle. Bon, ça va ma fille. Bla bla bla bla. Et puis l'autre là, bon. Ah, tu as pas fini. Bon. Et et voilà comment ça se passe. Des rapports humains se construisent et des rapports humains comme ceux que vous pouvez avoir, pardon, c'est un peu paternaliste que je raconte mais un peu comme quand vous avez vos enfants à la maison. Bah vous passez pas votre temps à à leur dire fais pas c fais pas ça. Bon, tu sais faire, tu tu évalues le niveau de tension qui existe pour essayer de le

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faire baisser raisonnablement. La police de proximité, c'est celle qui va chercher les moyens de faire baisser l'attention sans recourir à la force et qui va donner un modèle d'être. Parce que la police aujourd'hui est composée de jeunes gens qui viennent de toutes les catégories sociales du pays. Et figurez-vous que il vaut mieux être policier qu'instituteur parce que policier vous commencez à 2300 sans compter les heures supplémentaires à jeter des grenades depuis les toits sur la place de la République. Le prof c'est 2200. Donc nous sommes un pays où on paye mieux un policier qu'un instituteur. J'ai pas de mépris pour les policiers doivent être payés correctement. Mais admettez que il y a là un écart qui est

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difficile à supporter. Moi, je vous ai dit, on essaiera ça. Maintenant, ce que je ne veux pas vous cacher, que certains n'aillent pas rêver. Nous allons refonder la police de la cave au grenier pour une raison, c'est que la population maintenant a peur de la police, même si on vous dit le contraire, à peur dans un certain nombre d'endroits du pays. Et il faut donc reconstruire la confiance. Il faut que la police comprenne que les méthodes de travail vont changer et qu'on va donc sélectionner le personnel. Donc tu intéresse moins les histoires de flic. Reparlons de la retra aussi. Voilà, si quelques personnes partent, c'est parce qu'il y a pas de RER ce soir jusque très tard. Donc pour l'encouragement au passage. Je vous dirai pas qui c'est parce

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qu'après il va être ça y est, il y a toutes ses feuilles encore. Et non, justement pour revenir sur cette police de proximité, quel moyen est-ce que vous lui donnez dans des dans les zones où justement la délinquence est de plus en plus organisée ? Est-ce que justement vous proposez la suppression de la BAC qui est en charge du flagrant délit, ce que vous disiez tout à l'heure, mais cette police de proximité, elle est enfin concrètement à quoi elle ressemblera ? Quel moyen elle aura face face au crimes organisé ? Bon, moi je vais pas vous décrire ça parce que j'ai bien l'intention et j'ai sous la main un certain nombre de professionnels qui connaissent ça. Mais je vais quand même pas éluder votre question. Vous venez de dire vous-même, il y a des zones dans le pays, dans les

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quartiers riches où il se trafique beaucoup de drogues, dans les quartiers pauvres où il se trafique d'autres choses. Il y a aussi le trafic d'êtres humains, il y a aussi le trafic des armes. Il y a entre 6 et 11 millions d'armes qui circulent dans notre pays. Il faut bien comprendre une chose, ne mélangez pas incivilité et délinquence. D'accord ? Des fois l'incibilité est plus pénible que la délinquence soit dit parenthèse. Mais bon, la délinquence elle s'organise de manière pyramidale. Si vous volez, faut des recellleurs. Si vous avez des recellleurs et cetera et cetera. Donc la lutte contre la délinquence et la commence par la lutte contre la criminalité. Il faut lutter contre les trafiquants d'armes. Vous ne trouvez pas des armes au supermarché du

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coin. Il faut lutter pour détruire ça. Il faut lutter contre le trafic des êtres humains. Il faut lutter contre le trafic de drogue en partant du sommet pour aller sur la base. Et comment est-ce qu'on le fait ça ? Pardon ? Comment est-ce qu'on le fait ? Avec la police de proximité ou une autre un autre organe policier que Écoutez, je vais vous apprendre des choses qui vont vous bouleverser. Il existe déjà un truc qui s'appelle la police judiciaire dont c'est le boulot. Mais le gouvernement a décidé que la police judiciaire était de trop et les a mis sous l'autorité du préfet et non plus du juge. Si bien que le préfet est en état de dire à vous qui menez une enquête sur moi, écoutez, demain là, il faut régler la circulation. J'exagère mais à peine. C'est une erreur

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monstrueuse. La police judiciaire doit être préservée de manière distincte des autres corps de police et elle doit être renforcée de même d'ailleurs qu'une autre police, celle qui lutte contre la fraude fiscale et ainsi de suite. Mais là, nous sommes sur la délinquence puisque c'est elle apparemment qui a l'air de plus vous perturber. Moi, je suis plus perturbé par les 100 milliards de dollars que de de d'euros que je me fais voler tous les ans dans mon pays. Mais la délinquence existe, je vais pas vous dire ça n'existe pas, on ne s'en occupe pas. Mais j'en ai rbol, pas de vous hein, des scronieux qui se la jouent. Eh, elle va faire c, elle va faire là. Ça fait 10 ans que vous faites votre machin, ça marche nulle part et vous osez encore venir me voir et me

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reprocher à moi d'être inefficace. J'étais mes radioins à la jeunesse. Donc, je peux vous parler de ce que c'est que des opérations dans les quartiers et dans les endroits où il y a des jeunes qui font un peu les con. Un peu. Bon, ça va, vous êtes capable de supporter un peu et je sais comment on fait. à l'époque aujourd'hui j'aurais pu le faire mais à l'époque je savais comment faire. Ne croyez pas qu'on s'en moyen. Mais la lutte contre la grande criminalité c'est d'autres moyens voyez-vous. Et pour ça c'est pas possible d'avoir des flics qui perdent de tonnes de drogue. Ça c'est pas possible. Ça s'envisage pas avec moi président de la République. D'accord. Je dis ça que ceux qui entendent et se sentent visés se mouchent parce qu'en effet ils sont morveux.

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Pour revenir sous un sous un autre angle. La manifestation du 17 octobre et plus généralement le mouvement social dans lequel elle s'inscrit témoigne d'une réelle difficulté à avoir un dialogue social apaisé en France. Ah bon ? Vous avez endossé depuis plusieurs années un rôle de contestataire de l'ordre établi. Une démission du président de la République est de rassembler y compris ceux qui n'ont pas voté pour lui. Comment passe-t-on de chef d'opposition à président de tous les Français ? Un chef d'opposition c'est un galon récemment acquis hein. Il y a fallu des bléer avant. Alors bon non mais déjà vous donner une une description du chef de l'État. Bon nous sommes dans la 5e République. Venez pas me raconter que le chef de l'État qui décide que on va passer 13

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départements français en indépendance parce que la guerre a été gagnée à juste titre par le peuple algérien. C'est quelqu'un qui est là pour faire non. On est là. Le système de la 5e République c'est de trancher et comme vous tranchez vous êtes cliant. Par conséquent, votre travail n'est pas d'être le bon papa, c'est d'être qui va dire "Écoutez, voilà ce qui se passe, voilà ce qu'on va faire et voilà comment on va le faire." Et comme c'est moi que vous avez chargé, voilà comment je vais le faire. C'est ça votre travail et vous soumettre aussi régulièrement que possible à l'approbation du peuple. Là, on a reçu un exemple une fois dans notre histoire, trois fois pour ce qui est du retrait des lois, Chirak Émiteran et une fois en référendum sur un sujet.

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Bon, la réorganisation du Sénat, franchement, bon, la réponse a été non. Le général a démissionné le lendemain et c'était une figure de notre histoire nationale que j'ai pas besoin de vous raconter. Donc, il faut accepter déjà, c'est le cadre. Après, moi, je me propose de le changer. Le principe fondateur de la 5e République, c'est l'autorité d'un personnage central. Nous savons tous que nous avons besoin d'autorité, mais nous savons autre chose, c'est que le déploiement de cette autorité peut devenir de l'autoritarisme. L'autoritarisme n'est pas la suite de l'autorité. C'est sa négation. C'est le moment où l'autorité n'est plus acceptée qu'il vous faut passer à des méthodes plus violentes d'autoritarisme. Bien, le sujet central de la 6e République, c'est le peuple.

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Donc, il faut que le peuple ait à tout moment les instruments de son intervention institutionnelle, légale, légitime. Il nous faut combiner la stabilité d'institution et le pouvoir populaire. C'est la raison pour laquelle le référendum d'initiative citoyenne et le référendum révocatoire sont les outils centraux emblématique de la 6e République. Mais ça va pas être le référendum tous les jours, nous savons parfaitement bien. Il y a aussi tout le reste de l'institution qui doit être revu. Voilà pourquoi j'ai appelé ça la 6e République. Parce que j'ai enfin on a appelé parce que on voit bien que le principe central n'est plus le même. Voilà comment le rôle de de chef de

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l'État s'entend et il s'entend par le respect d'un programme. Si vous voulez jouer à la Hollande, la finance est mon ennemi et le lendemain he Non. Donc vous avez pris un engagement, vous le tenez. Ça se passe pas comme prévu. Vous consultez le peuple pour savoir j'ai bien fait, j'ai mal fait, je vais faire ça, vous êtes d'accord ou pas ? Et puis le peuple dit il y a pas que toi qui compte. Nous on fait une pétition parce que on t'a assez vu comme ça et on fait une pétition pour que tu t'en ailles. Et ça s'appelle le référendum révocatoire. C'est un référendum qui existe dans trois États des États-Unis qui a existé au Venezuela, qui a existé il y a un ou deux autres pays comme ça en Amérique latine qui l'avait mis en place. Et moi,

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j'estime que ça vaut la peine que nous les Français on on fasse cet essai de la forme de l'autorité. Alors, comme vous dites, j'ai moi j'ai été je vais pas faire écoutez, on me dit prenons un exemple là, on me dit "Ah, il faut quand même que tu arrondisses les angles pour le deuxème tour. Pourquoi je vais arrondir les angles ? De quoi ? Je défends un programme, j'arrondirai rien du tout, mais je vais dire aux gens, voilà pourquoi nous avons, quelle que soit votre opinion politique, je vous prends tous les deux, je connais pas votre opinion mais je suis sûr que par exemple quand on va parler du budget puisque vous aimez vous les comptes bien tenu, vous voulez faire des économies, n'est-ce pas ? J'ai après ce que j'ai compris. Donc vous voulez faire des économies dans le social, je sais pas

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pourquoi, mais ça a l'air d'être votre marotte. Et vous allez me dire et bien faisons des économies. Moi, j'en ai à vous proposer. Je vous propose de diminuer les dépenses de santé, non pas en privant les gens de médicament, mais en réduisant le champ de la maladie. Quelle que soit votre opinion, vous me direz oui. Vous allez pas me dire non. Vous allez pas me dire "Ah écoute, on s'en fout, les gens sont responsables." J'ai entendu ça une fois. Quelqu'un qui disait "Un fumeur peut pas devener à ce qu'on lui paye la réparation de son cancer." C'est horrible he mais on l'a entendu. Donc je sais que vous allez me dire oui. Donc nous avons, vous qui n'êtes pas anticapitaliste et moi qui le suis à un moment et vous un segment commun où on est d'accord. Vous dites non les

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pesticides, vous allez arrêter avec ça d'en mettre partout parce que on voit le résultat et on sera d'opinion politique contraire mais on aura la même perception de l'intérêt général humain. Ma ligne politique c'est de dire nous nous guidons d'après l'intérêt général humain. Ma conviction est que l'intérêt général humain s'oppose au principe fondateur du capitalisme surtout de notre époque pas du capitalisme en général. Celui qui entreprend et réussit parce qu'il a fait une trouvaille. la machine à casser les noix automatiques, le frigo qui se remplit tout seul. Bon, des choses remarquables et intéressantes pour la vie de la société humaine. Mais je vous parle du capitalisme de notre époque, dominé par les hedge funds, dominé par des spéculateurs, des gens

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qui augmentent les taux d'intérêt pour tondre un peuple entier. Mais je suis sûr que on sera d'accord pour dire l'intérêt général. Après, on va découvrir qu'on en a pas forcément toujours la même idée. Alors, peut-être qu'on sera d'accord sur la jeunesse, on sait pas. Alors, on va on va on va maintenant s'intéresser au mouvement lycéen, leur revendication et les réformes du système éducatif. Donc pour résumer, tout a commencé mi-septembre au lycée Saint-Exupérie de Créteille où élèves et enseignants se sont mobilisés contre un manque un manque criant de moyens. En quelques semaines, le mouvement s'est s'est étendu à toute la France et au plus fort de la mobilisation, on avait plus de 1000 lycées qui étaient concernés. Une des revendications des lycéens est la réduction des effectifs

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au sein des classes et le remplacement des professeurs absents. En réponse, vous dites de vouloir créer 10000 postes d'enseignant à la rentrée prochaine, mais vous l'écrivez vous-même dans votre budget. L'éducation nationale peine à recruter. Le déclassement subi par les enseignants depuis les années 90 permet de l'expliquer. Le pouvoir d'achat des enseignants a chuté, les conditions de travail se sont dégradées et la reconnaissance fait défaut. Vous proposez d'augmenter de 10 % l'ensemble des fonctionnaires. Les professeurs sont donc concernés. Quelle autre mesure spécifique proposez-vous pour rendre de nouveau attractif le métier d'enseignant ? Bah déjà bien payer les gens et les respecter, c'est pas mal. Mais je connais aussi la condition sociale de milliers de jeunes. J'ai été

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dedans. Moi, je me suis payé mes études, donc je sais ce que c'est et c'est pas commode et en plus je militais. Euh bon, des fois j'ai rendu des arbitrages. Alors bon, d'abord nous avons besoin de prof parce que on a détruit beaucoup de postes par exemple dans l'enseignement supérieur de place à l'enseignement supérieur 28000. On n pas assez de professeurs parce que c'est comme ça. Vous avez vu le ministre se retire sous sa tente et il revient à trouver 3000 remplaçants. Nous savons tous qu'il y a un problème dans l'organisation de la carrière d'un enseignant. Tous les enseignants à partir d'un certain âge demandent à

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aller dans les mêmes départements et s'il n'y a pas de place dans ces départements, ils font partie du corps des remplaçants. C'est vous qui m'avez posé des questions techniques, je vous fais une réponse technique. Donc tout ça est à réorganiser mais nous avons une réponse immédiate et tournons pas autour du pot. Quelle est la règle ? Quel est le principe qu'on veut s'imposer ? Ou bien on pense qu'il y a pas de place et on adapte le flux au nombre de places. Ou bien on pense que il faut qu'il y ait autant de place qu'il faut parce qu'on a besoin de matière grise à haut niveau de qualification. Si la France recule dans l'art d'enseigner sa jeune génération, dans le nombre d'ingénieurs qu'elle pont chaque année, de prof qu'elle pont chaque année, nous serons définitivement

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rayés de la carte parce que nous n'avons pas un gramme de pétrole, pas un gramme de quoi que ce soit à part la matière grise. Donc vous avez deux logiques. Et dans la logique numéro 1 à laquelle moi je me rattache, c'est vive la massification mais dans des conditions décentes. Comment faire là ? Prenons un exemple des TBIB, ça met 10 ans à fabriquer un un médecin. Tu peux pas les sortir comme ça. Donc en ce moment, on en fait venir de l'extérieur des profs. On a la réserve où quand vous avez un jeune qui est en licence, licence veut dire autorisation de de quoi ? D'enseigner. Vous pouvez mettre à chaque prof un ou deux assistants d'enseignement qui ont une licence qui vont être payés différemment parce que eux-mêmes peut-être continuent leurs

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études pour passer en master ou pour continuer le du temps d'étude. Vous allez trouver un temps pour les former et pendant 1 an ou 2 ans, ils vont être assistants. Donc le prof va changer sa méthode d'enseignement. Le cours ex cathédra peut-être changé dans la possibilité d'avoir deux sous-groupes. Et dans les lycées, vous faites comment ? Pardon ? lycée, c'est ça dont je suis en train de vous parler du lycée. Vous parlez pas de l'enseignement supérieur là ? Non, je parle des lycées. Donc ça serait des lycéens qui des étudiant en dans l'enseignement supérieur qui serait assistant de professeur voilà quelqu'un qui a sa licence et qui va entrer et qui et qui a postulé pour passer en master. Et est-ce que vous ciblez ces étudiants ou pas ? Est-ce que vous ciblez ces étudiants ou

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c'est qui veut postule à ce poste de assistant de def de professeur de lycée ? on choisira, on les fera passer devant des commissions. C'est tout ça, il y a rien de difficile à organiser, hein. Et puis vous avez bon, je vous passe sur les sur les contractuels parce que j'ai eu à gérer ça comme ministre, donc je sais comment on fait. Mais oui, on passera et vous verrez que vous trouverez des jeunes qui auront envie de faire ça parce qu'ils savent que c'est un moment de leur vie qu'ils sont en train de préparer une chose et dans l'enseignement supérieur pareil, ça suffit le numérus claus au master. Donc qui va aller enseigner dans les masters ? les doctorants, il y en a 50000 qui n'ont pas de de revenus qui leur sont. Donc on a le monde pour le faire mais il

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faut choisir oui ou non on élève le niveau d'éducation de notre peuple. Mon choix c'est oui. Alors il y en a d'autres. Je veux pas leur prêter que des noires intentions parce que j'ai vu que monsieur Atal dit que moi je suis contre la sélection pour la nullité et cetera. Bon là épargnons-nous ce genre de caricature quand on parle les uns des autres surtout quand c'est lui qui parle. Mais épargnons-nous ça ? Nous voulons alors parmi les autres, il y a ceux qui disent "Bon écoute, on peut pas parce qu'on a pas les sous donc il faut que ce soit un marché. Si tu n'as pas eu ton parcours ton parcours sup hein, et ben tu as qu' aller à à l'université privée qui te prend." Et donc on crée un marché qu'on ne raconte pas d'histoire. La pagaille a été organisée parce que je

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connais les décisions prises par des ministres dans le passé dans le passé très profond. J'ai vu les textes de gens en disant l'enseignement professionnel doit devenir entièrement privé. Et savez-vous combien il y a de jeunes gens dans une génération qui est dans l'enseignement professionnel, l'apprentissage ou la filière technologique ? 50 % vous entendez pas dit souvent la moitié d'une génération est dans ses branches et par conséquent ceux qui disaient ça se préparaient à passer tout ça dans le secteur privé. Moi, je fais l'invers. J'organiserai une filière de l'enseignement professionnel, du CAP jusqu'à la licence professionnelle et sans doute la maîtrise professionnelle. C'est très facile à faire, mais faut pas commencer par mettre 800000 jeunes dans

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l'apprentissage en fermant les yeux sur le fait que 25 % s'en vont dans les 3 premiers mois et que avec ce cette invention absolument folle, on a réussi un truc, c'est abaisser les statistiques de la productivité en France. Tout se tient, je vous l'ai dit tout à l'heure, cette filière va nous permettre de donner un accueil digne et qui permet de progresser. Quand vous faites un CAP, je vous je vous je vous inquiétez pas, je vais je vais m'arrêter. Si vous faites un CAP dans un lycée où il y a un BTS, et ben c'est moins difficile de convaincre le jeune qu'il peut passer son bac professionnel. Ça lui paraît plus évident. Vous savez pourquoi ? parce que à la pause tout le monde est dehors en même temps. Celui qui est assez et le gars ou la fille qui est en

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bac pro et se dit bon ça je peux le faire maiss ça va être plus dur. Donc l'expérience montre que l'ambition vient avec la possibilité de la concrétiser dans des conditions auxquelles toi tu penses comme jeune. Parce que figurez-vous tous les milieux sociaux n'ont pas forcément le discours sur la portée d'une progression sociale possible. Ça n'existait pas dans ma famille. Quand j'ai eu le bac, personne n'avait eu le bac avant moi. Et quand on a dit qu'est-ce qu'on fait ? Personne n'en avait aucune idée. Nous ne savions pas ce qu'on pouvait faire. Alors ceux qui avaient pas trop mal tourné à l'école, bah ils disaient "Ben, je vais être prof parce que c'est ce que j'ai vu de mieux." Et on se coupait du reste. Voilà. Voilà ce que moi je veux changer. Je sais que je peux le faire. Et après,

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vous verrez arriver ici des gens, bah ça va vous changer, euh qui auront fait ce parcours-là, qui auront commencé un CAP et qu'on retrouvera dans les grandes écoles. Peut-être que je parle à tort parce qu'il y en a peut-être déjà dans cette salle qui ont fait ce parcours et je les en félicite. Merci beaucoup monsieur Mélenchon d'être venu ce soir. Nous avons 3 minutes 46 secondes de trop, c'est parfait. Merci également à notre public d'être venu si nombreux. Un instant s'il vous plaît avant de quitter la salle, monsieur Mélenchon va quitter la salle. Je vous prie de bien vouloir rester à vos places et ensuite vous pourrez également la quitter. Qu'est-ce que je dois faire ? Ben je crois qu'il faut qu'on peut sortir. Ah bon ? D'accord. Et là pourquoi ils sortent tout ceuxl

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avec un uniforme ? Eux, c'est les gens qui sont dans l'association qui donc qui vous merci à vous tous pour votre patience

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et oubliez pas rendez-vous utile.