Marine Tondelier à Trappes : "Beaucoup de partis politiques ont envie de passer à autre chose"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:06Invité politiqueChiffre
« Il y a 1200000 françaises, 1200000 français qui chaque année se disent victimes d'un acte raciste. »
- 1:06Invité politiqueChiffre
« 97 % ne porteront jamais plainte. »
- 1:48Invité politiqueFait
« On l'avait vu entre les deux tours des législatives quand le Rassemblement national s'est vu à Matignon, déjà les actes débridés parce que le racisme a toujours existé. »
- 2:23Invité politiquePromesse
« Il faut durcir notre arsenal qui régit notamment la parole publique et les médias. »
Temps de parole
- Marine Tondelier100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je vous coupe puisqu'on va écouter Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes en direct de TR. Qu'on en parle une soirée sur les chaînes d'actualité en direct et puis que le lendemain tout le monde passe à autre chose parce qu'il y a toujours une actualité qui en chasse une autre. Et je pense que c'est extrêmement important qu'on arrive chaque jour à continuer à parler de ce qui s'est passé, à pas faire comme si c'était normal, à pas faire comme si c'était banal. Et on voit bien que beaucoup de partis politiques ont envie de passer à autre chose, ont envie de parler d'un autre sujet parce qu'ils savent pas trop raconter, ils sont pas à l'aise.
D'ailleurs, le fait que ce soir tous les partis politiques de gauche étaient là ensemble, je le dis ensemble parce que c'est une image que j'aimerais bien voir beaucoup plus souvent, et bien là, nous étions là ensemble mais où était la droite ? Où était la droite ? C'était pas un rassemblement de gauche ce soir. Tout le monde avait été invité et et donc j'ai noté que les uns après les autres, ils avaient eu des alibis, ils pouvaient pas vraiment, c'était compliqué. Je pense que pour Raphaël Glisman, pour Jean-Luc Mélenchon, pour moi-même, c'était compliqué aussi ce soir. Mais évidemment qu'on était là. C'est c'est pas une question qui se posait.
On s'est pas dit bah comment on va faire entre tel engagement et tel autre, on s'est libéré. Point parce qu'il fallait être là. Il fallait être là pour les familles des victimes mais aussi pour tous les habitants et pour toutes les personnes qui se sentent en première ligne. Il y a 1200000 françaises, 1200000 français qui chaque année se disent victimes d'un acte raciste. 97 % ne porteront jamais plainte. 1 million de français chaque année et c'est des personnes, ça a été dit tout à l'heure qui si on le enfin ils sont pas en train d'hésiter entre deuxés, ils sont ils sont français, ils ne sont que français.
Ils ont pas de pays de rechange si tout d'un coup on leur dit qu'ils sont plus français, ils sont là, ils font vivent ce pays, ils y habitent, ils y sont bien, ils y sont bien et on y est bien ensemble et ils se sentent menacés par ce qui peut se passer dans 6 mois l'élection présidentielle. Et je pense que chaque minute de notre engagement, c'est à eux et à elle aussi qu'on doit penser. Parce que moi, j'en discutais encore avec deux personnes derrière qui disent "Vous savez, nous on a peur. Si elle gagne, on a peur.
On ne sait pas ce qui nous arrivera demain." Et on l'avait vu entre les deux tours des législatives quand le Rassemblement national s'est vu à Matignon, déjà les actes débridés parce que le racisme a toujours existé. Mais aujourd'hui, il est quelque part validé par des chaînes. C'est comme si c'était plus la honte. En fait, moi quand j'étais petite, ça existait mais ça ne se disait pas. C'était tête baissée. On disait "Ah, Jean-Marie Le Pen, dit tout ce que certains pensent tout bas." Mais aujourd'hui, je connais peu de personnes qui le pensent tout bas. Celles de ceux qui le pensent le disent et se sentent validé dans le fait de le dire. C'est pour ça qu'il faut changer les lois.
C'est pour ça qu'il faut durcir notre arsenal qui régit notamment la parole publique et les médias. Parce qu'en fait, on peut pas faire comme si c'était juste la liberté d'expression une parole comme une autre. C'est délituel en réalité. Il faut faire que ces règles-là s'appliquent parce que c'est dangereuse et et qu'on a bien vu là que c'était des mots. Peut-être que c'était que des mots pour certains mais que les mots précédit parfois les actes et que les mots pouvaient tuer Infiné dans les plus dramatiques des cas. Le de semble attribuer au RL la responsabilité euh de l'attentat.
Il a une nationale des écologistes qui regrettent finalement que la droite n'ait pas participé à ce rassemblement à trappe ce soir. Tibetan très rapidement avant de retourner sur notre débat un mot. Est-ce que ça peut coûter cher au candidat de centre et de droite de ne pas avoir été présent ce soir dans l'opinion ? Ah écoutez, il faut quand même pas négliger le fait qu'il y a eu un autre moment dommage hein qui a été rendu. C'était à la Verrière, c'était un peu plus tôt dans la journée avec là pour le coup des personnalités on va dire issues plutôt de la droite Édouard Philippe et Valérie PCR notamment.
Donc on pourra pas leur reprocher à aucun moment ni d'avoir insuffisamment condamné ce qui s'est passé la semaine dernière, ni de ne pas avoir rendu l'hommage. Moi, ce que je trouve dommage pour l'unité de notre pays face à ce qu'on vient de c'est qu'il n'y ait pas eu de grandes photos de famille évidemment. M.
Marine Tondelier