Budget : « Si on ne veut pas être dépendant du RN, il faut trouver un accord avec les socialistes »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Hervé Marseille, patron du groupe Union centrist au Sénat. Je vous présente Christelle Bertrand mais je crois que vous la connaissez, journaliste à la dépêche du midi. Merci d'être avec d'être avec nous.
On va commencer par un gros morceau. On va parler du budget si vous le voulez bien. Vous avez noté la date du 15 juillet, j'imagine, de votre agenda.
François Baou présentera mardi prochain son plan d'économie budgétaire. 40 milliards d'économies annoncé. Est-ce que cette somme est atteignable selon vous ?
Ce qui est sûr, c'est que depuis qu'il est arrivé à Matignon, le premier ministre s'est efforcé euh d'avoir un discours de vérité. Il a fait une conférence de presse, souvenez-vous, au mois d'avril, pour essayer de sensibiliser les Français sur la situation. Il a alerté le président de la République en disant peut-être qu'il faudrait faire un référendum pour vraiment essayer de de mobiliser les Français sur le sujet du budget.
C'est plus à l'ordre du jour d'ailleurs. Bah le président visiblement n'a pas euh répondu à l'appel du premier ministre et c'est lui qui décide. Et puis maintenant bah c'est le parlement qui va devoir à la rentrée se saisir du budget.
Nous sommes très endettés, nous dépensons trop. Nous avons des besoins en matière de défense notamment, on a des besoins d'investissement. On est étouffé dans notre budget.
Donc il faut faire des économies. Mais sur ce chiffre des 40 milliards, il vous semble réaliste selon vous ? Bah, écoutez, en tous les cas, c'est le chiffre que la plupart des spécialistes indiquent.
En tous les cas, il faut faire des économies, moins de dépenses, moins de dépenses et puis euh songer qu'aujourd'hui nous sommes derrière l'Italie. Hm hm. Euh en matière de de coût de de notre euh de nos emprunts.
Euh nous sommes dans les derniers de l'Union européenne et puis euh le premier poste budgétaire depuis les débuts de la 5e République, c'est devenu le remboursement les intérêts du remboursement de la dette. Donc on atteint vraiment les limites de l'exercice. Donc il faut vraiment faire quelque chose.
Et donc 40 milliards, on verra ça le 15. En tous les cas, ça seront les les projections, ce seront les propositions du premier ministre et ensuite il appartiendra au parlement de sans sais parlons peut-être des propositions du Sénat puisqueil y a eu une rencontre avec François Baou, c'était lundi et on dit maintenant que le Sénat proposerait jusqu'à 50 milliards d'euros d'économie. Vous les trouvez où ces 50 milliards d'euros d'économie ?
Non non, je veux dire les chiffres sont pas cela. Ce que ce que nous proposons nous, il appartient pas au Sénat de faire un budget, c'est à l'État, c'est au ministre des finances. Ce sont des propositions.
La principale proposition que nous avons bien sûr l'année blanche, c'est de mettre les compteurs à zéro. Donc pas de pas de revalorisation des retraites, juste pour qu'on comprenne bien. Pas de revalorisation des retraites, pas de réévaluation du barême de l'impôt sur le revenu.
C'est ça. C'est-à-dire on fait participer tout le monde en ne revalorisant pas du niveau de l'inflation, euh les dotations euh euh dans les ministères et cetera hors défense. Hors défense parce que on a un sujet qui est l'amélioration de la défense européenne, hein.
On a un sujet avec l'Ukraine, le désengagement des États-Unis et donc il nous appartient là aussi de faire les efforts qu'on a pas fait depuis tant d'années et donc tout ça se conjugue au plus mauvais moment. Euh et donc voilà, l'heure est arrivé de de faire les comptes. Mais alors quel type d'année blanche ?
Parce que certains disent ça veut aussi dire pas d'augmentation du nombre de de professeurs et cetera. Ça va jusque là vos propositions ? Bah pour ce qui est du nombre de professeurs, il y avait déjà eu des propositions pour baisser du nombre de de professeurs qui n'avaient pas été validé pour une simple et bonne raison, c'est que la démographie euh fait que en 2027, vous aurez autant de naissance euh que de décès.
Donc il y a aussi un gelonction. Voilà, on a on a quand même peut-être besoin davantage de de policiers ou d'infirmière, mais pour ce qui est des professeurs, ça peut se discuter puisque on a des fonctionnaires qui qui peuvent se répartir compte tenu de la démographie. Il y a beaucoup d'endroits où il y a moins d'élèves dans les classes.
Les LR de l'Assemblée nationale sont très opposés à l'idée de cette année blanche. Comment on réussit à les convaincre ? S aura besoin de toutes les voix pour faire passer.
Je vais pas aller me mêler de ce qui se passe à l'Assemblée nationale. On a beaucoup à faire ici. Euh, il leur appartient de prendre le responsabilité.
Vous savez, à un moment donné euh tout le monde a des lignes rouges. He j'entends déjà. Quelles sont vos lignes rouges ?
Par exemple, la hausse des impôts. Pas pas pas la hausse des impôts mais quels sont par exemple le retour d'un éventuel ISF pour vous, est-ce que c'est une ligne rouge ? Non, on n pas de ligne Nous, on parle pas comme ça.
On n pas de ligne rouge. Si on commence, changer le terme, mais quelles sont vos vos conditions ? Non mais si on commence à avoir des injonctions avant même de connaître ce que seront les propositions du Premier ministre, on va pas en sortir.
J'entends à l'Assemblée un certain nombre de groupes sur différents bs commencent à dire ligne rouge de ceci, jamais cela et cetera. Comment voulez-vous que ça marche ? Je veux dire, par définition, il y a des propositions, on va les discuter.
C'est le propre de la discussion budgétaire. Il faut trouver des solutions. Je crois que c'est surtout ça l'important.
Si on commence à dire euh jamais ceci ou jamais cela, bah très bien, on va ajouter la crise à la crise. Songez euh qu'il y a une crise majeure au Moyen-Orient, l'Ukraine, euh on a un problème commercial avec les États-Unis et on va ajouter une crise politique chez nous. Vous ne dites pas de de ligne rouge, donc peut-être plus d'économie sur la collectivités.
Le Sénat dit on dépassera 2 milliards d'euros. Donc votre ligne rouge quand même c'est 2 milliards d'euros sur d'économie sur la collectivité. Encore une fois, c'est pas une ligne rouge, c'est la définition des possibilités qu'on a euh mesuré collectivement.
Christine, euh vous dites aussi, il va falloir tendre la main au Parti socialiste pour faire voter ce budget. Euh il faut, vous avez l'idée d'une taxe sur les haut revenus. Est-ce que vous avez pu échanger là-dessus avec Ric Lombard que vous avez vu lundi ?
Est-ce que c'est toujours dans l'air du temps et quelle fin ça pourrait prendre ? Est-ce que ce serait une nouvelle ISF ? On sait depuis le début de l'année, enfin depuis le gouvernement Barné et puis le gouvernement Baïou que si on veut pas être dépendant du Rassemblement national à l'Assemblée nationale, il faut trouver un accord avec les socialistes.
Bon, euh avoir euh une taxe sur les très hauts revenus de type Zucman euh pourquoi pas ? Nous nous y sommes favorables. Nous étions déjà pourquoi pas la taxe Zucman.
Ouais. Et la taxe Zucpale, le problème c'est qu'elle elle touche au aux outils de production. Hm hm.
Euh c'est ça qui est gênant dans la taxe Zucman. Elle est simple, j'allais dire simpliste, même 2 % sur euh les fortunes de plus de 100 millions. Euh mais sauf que quand on regarde dans le détail, euh on touche à l'outil de production et nous nous ne voulons pas toucher à l'outil de production.
Ça pourrait être point retour sur de l'ISF par exemple tout simplement. Non, tout simplement il faut regarder euh ce que peut être un une un prélèvement de cette nature sur les très haut revenu, les très grandes fortunes, hein, notamment celles qui qui viennent de la rente. Euh et à partir de là, trouver un mode de prélèvement qui n'affecte pas l'outil de production.
Pourquoi pas ? nous étions déjà favorables à prélèvement sur les les grandes entreprises, les grands profits sur le rachat d'Aqu on l'a obtenu. Il faut prolonger ça peut-être en allant loin par symbole politique pour montrer que tout le monde contribue.
Pour montrer que tout le monde contribue. Et c'est le propre de l'année blanche, c'est de toucher, j'allais dire chacun et chacune modérément. Ce qu'on entend dire, c'est qu'Emmanuel Macron y est très opposé.
Euh il a l'air de vouloir se mêler de de ce budget. Est-ce qu'on peut passer outre euh sa position ? C'est parlement qui vote.
C'est le Parlement qui vote. D'accord. Donc on peut passer Emmanuel Macron.
Mais et je veux dire tout le monde peut avoir ce qui est normal. Le chef de l'État a un rôle évidemment euh important puisque il peut montrer des orientations. Après, c'est le Parlement qui va discuter du budget.
C'est normal qu'il se mèle du budget. Il l'avait pas fait vraisemblablement lors du dernier budget. Là, il sort un peu de son domaine réservé.
Bah oui, mais enfin il est chef de l'État. C'est une des rares choses stables dans ce pays. Il peut donner une opinion comme tout le monde.
Après le après le 15 juillet, après les annonces de François Baou, qu'est-ce qui va se passer ? Bah chaque tout le monde part en vacances et on repart, on en reparle en septembre. Enfin, en vacances pas tout de suite parce que il va quand même deux trois textes à étudier.
Ou il y a des textes encore à regarder, des sujets à étudier. Puis j'imagine que on aura des réunions les uns avec les autres pour étudier les propositions justement du du gouvernement et après il appartiendra au parlement de de prendre ses responsabilités notamment à l'Assemblée. Autre sujet, la réforme de l'État.
Hier François Bairou a annoncé depuis Charte une réforme de l'État. L'idée c'est de donner plus de pouvoir au préfet au préfet. J'imagine que vous êtes favorable.
Oui, bien sûr. On a vu au moment de la COVID et d'ailleurs le Sén avait été en pointe sur cette analyse que il y avait un couple qui marchait bien en période de difficulté, c'était le préfet représentant de l'État en lien avec le maire représentant des de sa collectivité. Et je crois que c'est important d'avoir une visibilité qui est celle de l'État représenté par le préfet qui a la main sur les services de l'État et qui peut être l'in l'interlocuseur euh j'allais dire des élus et des collectivités.
La gauche dit bah c'est une manière de contourner les agences et notamment celles qui sont liées aux normes environnementales. Qu'est-ce que vous est-ce que vous répondez à c cette critique ? Bah oui, je suis d'accord.
Il faut il faut contrôler ce que font les agences et donc contourner toutes les normes environnementales pouvoir supprimer certaines agences. Pourquoi pas ? Je veux dire, tout ça se regarde.
C'est ce qu'on est en train de faire dans une commission d'enquête pour regarder ce que faisaient les agences. Il y a un tas de de de dépendances de l'État qui s'est démultiplié à travers des observatoires, des commissions, des agences et cetera euh qui sont peut-être pertinentes. Pourquoi pas ?
Je veux dire, personne ne remet en cause le rôle de certaines agences, mais il y a peut-être à rapprocher certaines agences, tout ça coûte très cher. Ça pourrait être la fin de l'agence bio ou de l'office pour la biodiversité. Pas nécessairement, simplement tout ça se tout ça se contrôle.
Je veux dire, ce sont euh par exemple, vous avez au ministère des sports des agences qui ont plus de budget que le ministère lui-même. Enfin, tout ça est hors de contrôle. Euh vous avez euh euh toutes sortes de de représentations de l'État euh qui agissent de façon autonome euh sans contrôle et euh aujourd'hui encore une fois compte tenu de nos difficultés financières et budgétaires, il faut contrôler ce que font euh ces all donner plus de pouvoir au préfet, ça permet de faire plus d'économie, de contrôler ce qui se passe.
Et la question des chiffres notamment autour de de ces agences, le gouvernement par l'intermédiaire d'Améline Monchalin dit "Bon bah, ça permettra de faire 2 à 3 milliards d'euros d'économie. Le Sénat dit 500 millions. Qui dit vrai ?
J'imagine que vous allez dire le Sénat. Oui, mais pour une simple et bonne raison. C'est pas parce que c'est le Sénat qui le dit.
C'est simplement parce qu'il y a eu des analyses qui font que euh c'est pas si évident que ça de supprimer certaines organisations ou de les rapprocher, ça met du temps. On sait très bien que quand on fusionne, il faut commencer par dépenser de l'argent parce que on a des personnels dont il faut se séparer. Il y a des indemnisations, tout ça prend du temps.
Ça se fait pas en 5 minutes et ça rapporte pas tout de suite autant d'argent qu'on vous donne. Donc le gouvernement s'est planté ou se plante quand il ou m parce qu' annonce 2 à 3 milliards d'euros d'économie. Non, je crois qu'ils ont eu ils ont voulu être audacieux.
Ils ont imaginé que ça pourrait rapporter plus d'argent mais quand on regarde en vrai comment ça fonctionne, on s'aperçoit que c'est pas aussi évident que ça. Herv Marseille l'actualité c'est aussi la la réforme PLM, la réforme du mode de scrutin à Paris Lyon Marseille. Le Sénat l'examine aujourd'hui.
Vous nous confirmez que le texte sera probablement rejeté. Oui, a priori oui, je pense. Et vous le regrettez ?
Oui, bien sûr. Parce que vous êtes Quelle est votre ligne par rapport à cette à cette réforme ? Je suis favorable à cette réforme.
Je rappelle que c'est une réforme demandée par la droite et le centre depuis des années. Je suis heureux de voir que ceux qui contestent aujourd'hui sur au Sénat notamment cette réforme étaient ceux qui l'a demandé et qui l'a réclamé aux dernières élections. Est-ce que le timing est le bon à quelques mois des municipales ?
Ça fait pas un peu tripatouillage pour favoriser certains candidats ? On a connu on a connu des péripéties politiques depuis 2 ans qui ont pas rendu évident l'examen des textes. Je vous rappelle qu'on a changé le mode de scrutin pour les villes de moins de 1000 habitants, ce qui va pas s' poser problème c'est commune d'ailleurs.
Voà. Oui, d'accord. Mais enfin personne n'a trouvé ça anormal.
Certains étaient pour, certains étaient contre. Enfin, on a changé le mode de scrutin il y a quelques semaines. Elles ont des porte-paroles peut-être moins visibles que les défenseurs de la loi.
Parce que les vous êtes sénateur, le Sénat, la chambre des territoires, la chambre des territoires. On voit qu'il y a un peu aussi une sorte de mépris du Sénat sur cette réforme. Les députés vont avoir le dernier mot sur une réforme qui va concerner plusieurs millions millions de français.
Oui, quand on parle la proportionnel, c'est n un avis sur l'élection des députés. Euh ça personne. Donc euh je veux dire, on peut trouver tous les arguments.
Euh il y a il y a trois villes importantes qui ont leur géologique propre. Paris, Lyon et Marseille. Lyon d'ailleurs aujourd'hui a moins d'habitants que Toulouse.
Bon euh on peut se poser des questions et euh on peut dire sans se tromper quand même que la métropole marseillaise et l'organisation à Marseille des a été faite en grande partie par monsieur Godin. À Lyon c'était monsieur Colomb qui a façonné les choses et à Paris c'était monsieur Chirac et monsieur de la Noé et quelques autres qui ont fait ça. Donc voilà il y a des logiques propres entre nous.
C'est un peu une réforme surmesure pouradati pour pour lui permettre d'éventuellement gagner la mairie de Paris l'année prochaine. Je crois pas parce que d'abord personne ne sait ce qui se passera pour les élections municipales qui sera candidat. On a vu que madame Idalgo soutenit monsieur Ferot c'est monsieur Grégoire qui est arrivé en tête.
On voulait dire que Rachida Adati n'est pas forcément la bonne candidate pour les pas moi je serais enclin à soutenir Rachidaati parce qu'aujourd'hui c'est celle qui me paraît la la mieux positionnée à Paris. Bon mais elle fait pas l'unanimité au sein du bloc central. Évidemment, personne fait l'unanimité.
Je veux dire, on verra ce qui se passera. Je je je sa pas de voir ce que sera pour l'instant à ma connaissance. Mais elle ferait elle ferait une bonne mère de Paris, je crois.
Oui. Et et d'ailleurs beaucoup de ceux qui la contestent aujourd'hui étaient derrière elle en 2020. dire bon tout ça peut évoluer maintenant je crois que que cette réforme est importante.
Elle mérite pas toutes les avanies qu'on veut bien lui prêter. Bon voilà, je je pense que ça devrait se traiter de façon beaucoup plus comment dire facile et avec beaucoup plus d'esprit de compromis. Alors, demain, le Sénat examinera euh la réforme de l'audiovisuel public qui prévoit la fusion de Radio France, France Télé et euh et Lina.
Vous avez reçu un coup de fil de Rachi Adati ? Non. Pour inscrire cette ce texte à l'ordre du jour peut-être de manière accélérée après.
Ça fait 2 ans que ce texte se promène hein, c'est pas nouveau. Là aussi, on dit mais comment ? Pourquoi ?
Ça fait 2 ans, il a été voté à l'unanimité il y a 2 ans. Le premier ministre était pas très allant pour le représent pour l'étudier à nouveau. Franester l'a lancé, il y avait il y avait déjà une réforme Franck Rester, ministre de la culture en 2019, ça a été repris et modifié par mon ami Laurent Lafond.
Ça a été voté ici au Sénat puis c'est reparti. Bon, il s'est trouvé que les circonstances là encore politique font que c'était pas très heureux parce que à l'Assemblée nationale, c'est monsieur Grégoire le rapporteur, il vous a pas échapper, on revient à Paris que il y a des petites interférences. Bon, il y a euh il y avait également le Congrès du PS et cetera.
Donc c'est jamais le bon moment. Mais comment vous dire ? Ça fait 2 ans que cette réforme se balade.
Bon, à un moment donné, mais on s'est dat a beaucoup insisté pour qu'elle soit inscrite à l'ordre du jour contre la vie de Matsignon et contre la vie de de certains piliers la majorité. Pourquoi est-ce qu'elle a autant insisté ? Christ Bertrand, quand vous êtes au gouvernement que vous avez une réforme, tous les ministres aujourd'hui, ils essaient de faire inscrire leur texte même si le training est pas forcément important.
Bah, ils savent pas très bien ce qui se passera à la rentrée ni en fin d'année parce qu'après on va vous dire c'est le budget, après on va vous dire c'est Noël, après on va vous dire euh il y a ceci, il y a cela. Motion de censure. Tous les ministres, ils essaient de de caser euh leur texte.
C'est le propre des gouvernement. Elle a fait le job quoi. Elle a fait son job.
Alors, il y a un texte, un autre texte qui a été annoncé par François Berou dans le le grand jury RTL Public Sénat, c'est la réforme de la proportionnelle. Celle-ci aura bien lieu nous dit François Baou. Un texte sera déposé au Parlement après le marathon budgétaire.
Est-ce que vous voterez ce texte ? Bah, d'abord, j'aimerais le connaître. Je sais pas de quoi.
Vous savez la proportionnel par principe. Moi, je suis favorable hein, donc j'ai pas j'ai pas d'état d'âme là-dessus. Je suis favorable à la à la proportionnelle type 1986 intégral par département.
Bon, on voit bien qu'on a un système bloqué. C'est pas de la comment dire être dogmatique de constater qu'on a un système bloqué. On dit oui mais vous comprenez scrutin majoritaire c'est la stabilité mais quand vous avez un RN qui est durablement à 35 % voire plus hm h et que de l'autre côté vous avez une radicalité avec LFI l'extrême gauche qui est toujours autour de d'une quinzaine de points bah et comment vous faites ?
Vous avez euh des assemblées ingouvernables comme celles que nous connaissons aujourd'hui. Ça risque pas d'être pire après avec la proportionnelle ça risque pas d'être encore moins gouvernable. Ben, c'est-à-dire que la proportionnelle euh les alliances, elles font après l'élection, c'est-à-dire que ça permet de faire des coalitions alors qu'avec le scrutin majoritaire, vous êtes obligé d'avoir des candidats qui ont d'abord des accords préalables.
Vous êtes candidat d'union de la gauche ou candidat euh euh LRU UDI et cetera. Donc bilan de l'opération, vous êtes bien obligé euh de fluidifier le dispositif si vous voulez essayer de trouver des solutions et chacun peut avoir son avis là-dessus. Il y en a un qui est très opposé à cette réforme, c'est Bruno Retaillot.
Vous le connaissez bien Bruno Rotaillot. Euh il a mis sa démission dans la balance s'il a proportionnelle passé. Est-ce qu'il faut prendre cette menace au sérieux selon vous ?
Chaque jour suffit sa peine. On a un budget important qui nous attend. Le chef du gouvernement a dit que il repoussait ces discussions là après le budget.
Bon, j'espère qu'après le budget tout le monde sera encore là pour pouvoir discuter de d'autres choses et en particulier de la proportionnelle. Bruno Rotaillot, encore lui qui a appelé dans une tribune au Figaro à stopper le financement des énergies renouvelables. Ça a pas plu à un certain nombre de de ministres, notamment à Espagnie Runaché, la ministre de la transition écologique.
Est-ce qu'il est pas en train de de jouer sa partition personnelle ? Bruno Raillot. Ben écoutez là, j'avoue effectivement moi j'ai beaucoup d'amitié et de je travaille depuis longtemps avec Bruno Retaillot mais là j'ai pas bien compris hein pas compris la tribune.
Non, j'ai pas bien compris le la en pleine discussion du la loi grémillé. J'ai pas bien compris ce qui se passait mais enfin bon. Et sur le fond, évidemment, vous vous ne soutenez pas cette cet appel à stopper les financements des énergies renouvelables.
Non non, parce que ça va l'encontre d'ailleurs de la loi grémier et de ce que ce qu'avait dit Bruno Rota jusqu'à présent. Donc je il y a quelque chose qui m'échappe mais bon quoi. Mais est-ce qu'un ministre à force de l'intérieur mais un ministre aussi important en tous les cas peut avoir des positions aussi orthogonales par rapport aux positions du gouvernement dans lequel il se trouve ?
Bah là c'est pas en l'occurrence c'était pas le ministre de l'intérieur qui s'exprimait, c'était le président de de Oui, mais n'êche qu'il est ministres et et pas n'importe lequel des ministres. Euh voilà, je veux dire, il y a des poids lourds au gouvernement, ils viennent de tous horizons. Euh euh c'est justement ce qui fait euh Certains gouvernements demandent très clairement son départ aujourd'hui.
Euh ça été le cas de Laurent Saint-Martin hier, je crois. Vous pensez qu'il serait mieux en dehors du gouvernement ? Bah écoutez, je veux dire tout le monde peut demander l'exclusion des autres.
La situation est déjà très compliquée. On a un socle qui rassemble tous ceux qui sont pas à l'extrême droite et qui sont pas justement. Il la complique pas encore un petit peu cette situation en prenant des positions qui relèvent en effet de sa casquette de président.
Ça serait mieux ça serait mieux si les gens se parlaient davantage à l'intérieur du socle. On parle pas assez à l'intérieur du socle au comment ? Il y a pas assez de Il y a un cap, il y a une ligne quand même parce qu'il y avait une réunion avec François Baou semaine dernière.
Il qui François Baou qui a réuni pour la deuxième fois en 6 mois les chefs à plume he Gabriel Atal, Bruno Rotaillot et Édouard Philippe. Il y a un manque de dialogue à l'intérieur de de ce sole commun et de l'imessé, j'étais j'étais à cette réunion. Je crois que euh je me tue à à le à le dire depuis depuis déjà longtemps.
Euh Michel Barnier euh qui a fait beaucoup euh n'a pas réuni qu' avait contribué à mettre en place. Euh François Bairou a fait une première réunion au mois de mars. À l'époque, Bruno Retaillot était pas élu encore.
Et puis euh la seconde là, mercredi dernier, c'est important que euh les responsables politiques des partis et pas seulement des groupes euh discutent euh pour dire ce qu'ils pensent. Alors, ils peuvent ne pas être d'accord, mais on peut, c'est normal d'ailleurs qu'ils soit pas d'accord. Gabriel Natal dit lui-même qu'il a des divergences avec les Républicains.
Ce socle, il vient d'horizon diverse. Mais vous diriez qu'il existe encore quand on voit le positionnement par exemple du groupe LR à l'Assemblée qui vote très souvent contre les positions du bloc central. Est-ce que le socle commun qui intègre les LR normalement existe encore ?
Oui, il existe mais euh encore une fois, il se pense pas très bien quoi. C'est ça. Bah, il faut davantage de dialogue parce que sinon euh ça crée des difficultés qui peuvent être très préjudices.
Il n il reste quelques petites secondes versè Marseille. Samedi devant les jeunes en marche, Emmanuel Macron a tenté de préparer peut-être les prochaines échéances électorales. Il a eu cette phrase : "J'auraiis besoin de vous dans 2 ans, pendant 2 ans, pendant 5 ans, pendant 10 ans." Comment vous interprétez cette phrase ? comme vous la question pas d'avis je n'ai pas d'avis, je suis journaliste.
Bien sûr. Ben vous commentez, vous commentez ça veut dire quoi ? Emmanuel Macron sera président dans c'est du français donc ça veut dire je suis là et j'entends le rester.
Bon donc il va s'accrocher au pouvoir. Il entend me représenter en 2032. En 2032 c'est pas impossible.
En tous les cas je lis les choses comme vous. J'écoute. Je me dis c'est c'est à peu près ce qu'il a dû vous dire.
Ça vous réjouit ? Comment ça vous réjouit ? On verra.
Euh pour l'instant, il est président, on va attendre 2027, on va savoir ce qui se passe en 202 puisquil il ne peut pas être candidat lui en 2027. Donc déjà, c'est assez compliqué comme ça. S'il faut imaginer 2032 ou 2037, là ça va devenir encore plus compliqué.
Aujourd'hui, peut-être dernière vraiment dernière question. Aujourd'hui, dans votre camp, le candidat qui tient l'accord dans les sondages, c'est Édouard Philippe. Qu'est-ce qui fait de lui le meilleur candidat pour 2027 ?
Écoutez, Édouard fait partie des de ceux qui qui peuvent prétendre gagner l'élection en 2027. Il y a encore beaucoup de chemin d'ici là. Il peut se passer énormément de choses, hein.
On le voit cette cet automne avec pourquoi lui pourquoi c'est lui le meilleur ? Bah parce que il montre une certaine capacité de de rassemblement jusqu'à présent. Mais encore une fois, il faut garder cette capacité de rassemblement jusqu'en 2027.
Or, il y aura encore beaucoup d'embûes et Dieu sait ce qui peut se passer d'ici là. On vient de parler du budget. Est-ce que ce budget passera le cap de l'automne ?
Est-ce que il y aura une censure ? J'en sais rien. Vous non plus d'ailleurs.
Et donc on verra bien. Est-ce que on aura la possibilité d'aller plus loin que ce gouvernement ou est-ce qu'il y aura un nouveau gouvernement ? Est-ce que il y aura bloc enfin il peut se passer énormément de choses.
On voit bien que c'est très compliqué qu'il faut y aller vraiment j'allais dire semaine par semaine. Merci beaucoup Hervé Marseille. Merci d'avoir répondu à nos questions.
Merci beaucoup Christelle. À la une de la dépêche aujourd'hui, je n'arrive pas au TFC par hasard Olivier Cloc qui a été nommé hier président du Toulouse Football Club. Merci beaucoup.
Merci Christelle. Merci Hervé. [Musique] Ah.
François Bayrou