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Conférence de presseUgo Bernalicis· 3 août 2021 55 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

#FDE2021 - Libres d'être protégés : pour une nouvelle relation police/citoyens | Ugo Bernalicis

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les 4 grands enjeux pour restaurer la confiance entre police et citoyens ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    La police protège-t-elle les institutions ou les citoyens ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelle distinction faire entre sécurité publique et maintien de l'ordre ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    La relation police-citoyens s'est-elle durcie ces dernières années ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Quelle est la responsabilité de l'encadrement dans la dégradation des relations ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Comment améliorer le contrôle de l'IGPN pour plus de transparence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:40Jean-Luc (public)Fait
    « La police au premier abord n'est pas là pour protéger les citoyens elle est là pour protéger les institutions et pour protéger le pouvoir qui est en place. »
  • 5:20Jean-Luc (public)Fait
    « Le décret du 11 mars 2021 c'est de mettre en place la vidéosurveillance dans le métro et dans le rer pour préparer pour 2024 les jo la reconnaissance faciale. »
  • 14:00Rosanna NamChiffre
    « Plus d'un français sur deux n'a pas confiance dans la police. »
  • 24:00Ugo BernalicisFait
    « On est en droit de dire que oui il ya un effet de système dire que même si 100% des policiers ne sont pas violents 100% des policiers sont pas racistes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à tous merci beaucoup d'être venu peu nombreux mais mais en qualité assister à ce débat qui s'appelle donc libre d'être protégé pour une nouvelle relation police et citoyens dont moi je m'appelle lucie castet je vais animer ce débat avec vous aujourd'hui et je vais vous présenter nos différents invités donc à ma droite j'ai ugo bernalicis hugo tu es députés la france est soumise du nord tu es membre de la commission des lois tu t'intéresses et en particulier enfin tu t'intéresses à tous les aspects de la politique de sécurité et tu as publié récemment un rapport sur la lutte contre la délinquance économique et financière et tu as aussi présidé une commission d' enquête sur l'indépendance du pouvoir judiciaire à sa droite il ya fabien jobard bonjour fabien tu es directeur de recherche au cnrs et membre du centre marc bloch à berlin tu travailles sur la sociologie de la police notamment la police française ce qui nous intéresse particulièrement aujourd'hui et tues travaille aussi sur la justice pénale tu es l'auteur de nombreux ouvrages sur la question et on a pu le voir récemment dans le film un pays qui se tient sage de david dufresne rosanna la nomme bonjour bienvenue vous êtes représentante locale du syndicat des avocats de france le staff vous êtes avocate au barreau de grasse vous travaillez sur la question des violences policières notamment lors des contrôles d'identité ou les arrestations et à lire ab bonjour vous êtes maire de trappes depuis depuis 2020 vous êtes affilié au mouvement générations vous étiez déjà dans l'équipe municipale auparavant et vous mené de nombreuses actions en matière de lutte contre contre l'insécurité notamment avec le tissu associatif des yvelines et et vous travaillez sur enfin vous vous allez pouvoir nous éclairer sur la pertinence de l'échelon local dans ce domaine en quelques mots je vais rappeler les règles du débat inversée puisque là on n'est pas dans un débat traditionnel c'est un peu la marque de fabrique du festival des idées on y tient beaucoup donc la dynamique doit venir du public il s'agit pas de poser des questions auxquelles les intervenants doivent répondre mais vous pouvez intervenir pour donner votre avis et vous exprimer interpellé nos intervenants je vous demanderais d'avoir des interventions courtes je suis désolée par avance si je dois vous interrompre mais il est vraiment important qu'on garde une dynamique dans la discussion et donc je pourrais être amené à vous interrompre et donc voilà n'hésitez pas à intervenir je vous donnerai la parole juste après donc je rappelle le thème du débat c'est libre d'être protégé pour une nouvelle relation entre police et citoyen je vous propose qu'on articule au début de notre notre échange autour de 4 grands enjeux qui se recoupent en partie mais qui me semble fondamentaux pour répondre à la question comment restaurer la confiance entre la police et les citoyens parce qu'on peut se dire que c'est ça la façon dont on peut aborder cette question on pourra parler notamment de la question des violences policières en manifestations ou lors des contrôles ça permettra aussi j'espère d'aborder la question des discriminations on pourra aussi parler de la préservation des libertés publiques et des droits fondamentaux notamment dans un contexte où l'arsenal législatif est aussi administratifs sécuritaire ne cesse d'être étoffé un autre enjeu qui est lié au précédent c'est celui de la question de la lutte contre contre le terrorisme et là on pourra parler lutte contre la radicalisation implication du secteur associatif et peut-être du continuum entre entre prévention et répression et enfin il ya un enjeu transversale que j'aimerais qu'on évoque ça peut paraître un peu technocratique parce que c'est assez organisationnel mais en réalité ça a des implications pour les trois autres enjeux plus thématiques que je viens de mentionner c'est celui de la culture administrative de l'organisation de l'état delà de l'action publique et de et de l'état et des forces de sécurité y compris les questions de formation et de contrôle des forces de police j'anticipe que le constat sur l'existant sera assez partagé parmi nos intervenants et probablement aussi dans le public on va y revenir évidemment mais du coup je trouverais particulièrement intéressant que les intervenants soient amenés à s'exprimer sur les aspects prospectifs et sur ce qu'on pourrait ce qu'on pourrait imaginer changé dans les relations entre la police et les citoyens de demain je vais me tourner vers la salle pour voir si vous avez déjà une première intervention et éventuellement une réaction à ma façon de présenter les enjeux et donc je donne la parole à monsieur devant qui la demandent je vous en prie allez-y oui bonjour jean luc retraités donc bon par rapport à l'intitulé moi je dirais que bon la police au premier abord n'est pas là pour protéger les citoyens elle est là pour protéger les institutions et pour protéger le pouvoir qui est en place près bon les citoyens arrivent bien après autrement bond par rapport à la situation actuelle je dirais je poserai la question qui connaît le décret du 11 mars 2021 ray du 11 mars 2021 merci non le décret du 11 mars 2021 vous vous posez la question vous faites la réponse aussi je voulais savoir qu'ils connaissent décret après je peux vous donner la réponse et vous donnez vous développez en quelques mots quel est ce décret et vers quoi il va donc la situation actuelle de de la police et des organisations gouvernementales c'est de se protéger donc le décret du 11 mars 2021 c'est de mettre en place la vidéosurveillance dans le métro et dans le rer pour préparer pour 2024 les jo la reconnaissance faciale donc voilà bon c'est un décret au départ donc dû qu'ovide je veux dire qu'il avait essayé de mettre en place ça en surveillant ce qui mettait un masque et se commettait pas dans le métro et éventuellement mettre des amendes ça n'a pas été accepté mais dont ils ont quand même réussi à obtenir l'installation de la vidéosurveillance dans le métro dans leurs aires pour rodez cette vidéo surveillance et préparer la presse donc apprécié merci je suis désolé jean lui que je vous interromps comme je vous ai prévenu que je serai amené à le faire je vais donner la parole aux monsieur là bas qui a levé la main et je vais prendre donc une deuxième intervention et en plus et ensuite on fera parler nos invités oui merci yves jean mallot de l'allier non je crois qu'on peut non pas m'opposer parce qu'on veut pas polémiquer mais la relation fondamentale entre la police et les citoyens c'est quand même que la police ont-elles des citoyens certainement est en tout cas qu'elle les mette en situation d'exercer leurs droits légitimes sans crainte j'espère la tranquillité publique ou la sécurité publique je pense qu'une part importante de la difficulté de ce débat c'est qu'on mélange un peu tout bon mélange notamment sécurité publique d'une part et maintien de l'ordre d'autre part qui sont certes sur rejoignent sont souvent les mêmes personnes qui sont amenés à agir dans les deux cas sous le contrôle des mêmes institutions d'ailleurs mais sont des missions assez différentes et quand on distingue les deux sécurité publique pour utilité publique et donc forme de proximité rapport au maintien de l'ordre ça amène à se poser la question du recrutement des policiers et gendarmes enfin des agents de leur contrôle par les institutions de la république leur formation sur laquelle je pense ya beaucoup à faire beaucoup à dire et leur encadrement puisque s'agissant du matin l'ordre pensent que l'école l'allemand n'est pas la même que l'épaule de l'école maurice grimaud moi qui suis un vieux de mai 68 voilà je caricature pour aller vite mais voilà et quand on commence à entrer dans ces distinctions et dans ses problématiques là on peut déboucher sur des réponses et des solutions que les citoyens peuvent comprendre et qui peuvent être efficaces dans la société me semble-t-il merci une dernière question dans le public et ensuite on donnera la parole aux invités bonjour je m'appelle pauline je me posais une question qui équipe est très large mais dans le sujet on parle de pour une nouvelle relation police citoyens citoyennes ça on sent enfin j'ai l'impression qu'on sent que là que la la relation entre la police et les citoyens s'est durcie s'est tendue en tout cas c'est ce qu'on a senti ces dernières années et je voulais savoir à la fois d'un point de vue peut-être historique est ce que vous partagez ce constat qu'il s'est passé quelque chose je sais pas dans la réorganisation de 2 de la police peut-être dans le rapport à l'autorité des citoyens est-ce que vous identifiez des points de rupture ou des évolutions qui qui nous amène aujourd'hui à nous poser cette question là est ce que vous l'avez senti aussi sur le terrain est ce que les rapports ce durcissent pour ceux d'entre vous qui travaillez au quotidien avec ses sujets merci beaucoup je juge identifie se distingue trois grandes questions dans les premières interventions de votre part la première c'est la dichotomie entre la protection des institutions et la protection des citoyens et vous et vous ne semblez pas tout à fait d'accord sur le constat et c'est une bonne chose que vous ne soyez pas d'accord la deuxième question c'est la perspective historique et sociologique peut-être dans l'évolution des relations entre la police et des citoyens et enfin la dernière question qui me semble aussi fondamentale et j'en ai parlé un petit peu tout à l'heure c'est la question peut être un peu des moyens donc du recrutement de la formation et de l'encadrement et quand je dis les moyens je parle pas de moyens financiers mais je parle des moyens de s'assurer que la police ça comprend aussi les moyens financiers mais les moyens pour s'assurer que que la police se comporte de manière satisfaisante on pourrait exprimer comme ça peut-être pour l' approche semble intéressant de commencer par cette question historique peut-être je donne la parole à fabien là dessus si si ça te va bonjour merci merci beaucoup est ce que la relation entre la police et les citoyens s'est durci à ce qu'on a vécu une une inflexion une aggravation de l'état de cette relation ces dernières années c'est toujours très difficile de répondre à cette question là parce que en réalité les moyens par lesquels on prend connaissance des choses changent même et quand on change le thermomètre évidemment on ne sait plus vraiment bien ce qu'on mesure je me souviens quand même d'un d'un bouquin très assez marquant en sciences politiques aux états-unis en 1975 dirigé par james till i dans ce livre il est question de la police française et la police française est caractérisée de la manière suivante par l'auteur david belyi la police française et une police qui n'est pas corrompue voir que le modèle cessons les polices américaine donc par rapport aux polices américaine la police française est réputé ne pas être corrompus mais une police particulièrement lointaines des citoyens très directement dirigés par le pouvoir central est brutal et ce constat est fait au début des années 70 et dans le fond si on analyse la police française de manière comparé par rapport à ses voisines un bon nombre de ses voisines ouest européennes on peut dire que le constat garde de toute toute sa force maintenant le il est vrai que ces dernières années la police française à vue pour singularité de faire la une des journaux d'attirer l'attention publique sur ces déviances diverses expressions racistes violence etc je pense que c'est dû à deux choses d'abord évidemment c'est dû aux mouvements des gilet jaune qui est un mouvement très singulier à la fois dans notre histoire est à la fois à l'échelle comparer européenne et qui a appelé une réponse policière très désordonnée muant en partie par la panique du côté des directeurs centraux 1 personne n'avait vu ce mouvement arriver et c'est très compliqué de gérer un mouvement simultané dans une centaine de villes à l'égard duquel on n'a pas d'interlocuteur donc ben les policiers la police notamment police nationale puisque la gendarmerie est allé chercher ce qu'elle sait faire c'est-à-dire essentiellement ce à quoi elle a été formée ces vingt dernières années de la répression de violences urbaines d'où les équipes d'intervention qu'on a vu d'où ces armes nouvelles qu'on voit en maintien de l'ordre notamment de lanceurs de balles de défense 13000 tirs 25 les borgnes man etc donc ça c'est la question c'est de savoir si c'est ponctuel ou cissé a amené à se prolonger ce type de mobilisation est là et la réponse qui lui a été associé deuxième événement très très fort c'est évidemment le l'irruption du smartphone dans la relation qu'on peut avoir avec avec la police de ce point de vue le tabassage de michel éclair a été un 1.2 de référence très fort qui a amené jusqu'au président de la république à devoir s'exprimer sur ces questions là là il ya une dimension un peu énigmatique comment se fait-il que les policiers semblent notamment les policiers des grandes agglomérations semblent agir comme il pouvait le faire il y a dix vingt trente ans sans savoir que ils sont quasi systématiquement filmé et enregistré le l'inflexion je la vois ici c'est à dire dans justement dans le changement dans le changement du thermomètre est donc dans l'immédiat accessibilité de ces phénomènes là et donc dans leurs mises en débat dans la société alors qu'il y a trente ans il ya 40 ans c'étaient des phénomènes qui sans doute se produisait comme aujourd'hui mais qui mettait il était tout à fait exceptionnelle de les voir des battus parce qu'on en avait pas connaissance merci beaucoup fabien on va y revenir je pense que la question de des smartphones puisque ça fait l'objet d'un article très controversé dans une loi récente sur la possibilité de filmer la police mais en attendant je souhaite qu'on revienne sur la question de de l'évolution récente de la situation et de est ce qu'on constate sur le terrain un durcissement de la relation entre la police et les citoyens et je vais donner la parole à lire ab pour quelques mots peut-être pour des mots de constat sur le terrain merci merci de l'invitation est l'occasion d'échanger ensemble dans ce cadre magnifique autour de ces enjeux là je vais vraiment partager avec vous quelques témoignages d'élu local qui appréhendaient les enjeux liés aux relations police population d'un point de vue théorique comme militant depuis depuis longtemps comme habitants des quartiers populaires aussi puisque j'y suis né et j'ai grandi j'en suis aujourd'hui un élu mais qu'il observe aujourd'hui de ma fonction de maire d'élu local dans les interactions avec la police elle même d'ailleurs et évidemment mes concitoyens et si je n'ai pas d'éléments d'ordre statistique les universitaires pour le coup font ce travail avec une capacité à comparer les situations entre les différents états différents pays et dans le temps surtout parce que la question c'est de savoir ce que le durcissement de cette relation entre les policiers et la population et mesurables tangible depuis une deux trois décennies mais plutôt des témoignages perçus par des policiers eux-mêmes et par des habitants je souhaite partager avec vous alors le premier celui qui m'a le plus frappé c'est ce que me disent des policiers eux-mêmes de type de témoignages qui sont pas forcément directement liées des candidats qui se présente face à moi pour dans des jurys de recrutement pour rejoindre la police municipale et qui sont eux mêmes issus de la police nationale la gendarmerie alors ça c'est un phénomène quand même qui moi m'a surpris parce que je cherche à étoffer les rangs de la police municipale dans ma commune police municipale qui n'est pas armé qui a des missions de maintien de la tranquillité publique de médiation et qui en général on a du mal à recruter et une vraie compétition surtout en ile de france pour recruter des policiers municipaux qui plus est quand on a une ambition quand on affiche la volonté de ne pas armer sa police ou de lui confier des missions de d'interactions avec la population de médiation et de prévention en général c'est compliqué de réussir à attirer des policiers qui souvent ont tenté le concours de la police nationale ont parfois échoué et c'est alors quand on a des policiers nationaux qui ont exercé pendant dix ans quinze ans et qui postule pour rejoindre les rangs de la police municipale la première question vous leur posez c'est pourquoi quittez-vous la police nationale pourra envisagez vous de quitter la police nationale pour rejoindre les rangs d'une police municipale alors j'ai deux témoignages qui m'ont marqué un premier c'est un policier qui issus d'ailleurs de l'île de la réunion département français qui est venu en métropole comme beaucoup pour exercer son métier et qui a à peu près tout fait dans la police d'ailleurs peu près tout est compris un passage en crs et qui me raconte sa dernière expérience avec au sein de la police nationale dans un centre de rétention administrative où il a constaté des violences policières en l'occurrence un de ses collègues qui a fait ce qu'il appelle un tabassage en règle donc la sphère est clair mais de façon caméra son smartphone et qui s'acharnait sur un sans papiers d'origine afghane retenu en centre de rétention et qui a fait ce que devrait faire tout policier digne de son uniforme c'est à dire qu'il a il s'est opposé à ce tabassage il a établi un rapport qu'il a transmis à sa hiérarchie pour dénoncer des faits de violences policières avérés dont il a été directement témoin et qui l'a interrompu il a été convoqué par sa hiérarchie et son supérieur hiérarchique lui dit vous en train sans papiers je crois qu'il était en train d'immigrés sans papiers en l'occurrence il n'y en avait pas entre un immigré un collègue vous choisissez un immigré il faut alors choisir en gros entre votre appartenance à la police ou ou la défense des sans papiers il a décidé de quitter évidemment immédiatement son poste ou en centre de rétention administrative il a voulu rejoindre une unité de lutte contre les violences intraconjugales intrafamiliales et aujourd'hui il décide de rejoindre la police municipale et il me dit je cherche à retrouver dans la police municipale et la façon dont vous présentez les choses ici dans l'ambition que vous portez attrape la vocation première au moment où j'ai passé mon concours c'est à dire une relation citoyen apaiser une capacité à prévenir à connaître les personnes auprès desquelles nous sommes amenés à intervenir alors le second témoignage un syndicat de policiers dans mon département que j'ai rencontré cette semaine à la coïncidence et ça fait deux mois qu'on a planifié ce rendez vous je les ai rencontrés il ya quelques jours c'est sgp fo c'est pas alliance police nationale certes mais c'est pas non plus de très grands progressiste je vous rappelle qu'il manifestait devant l'assemblée nationale il ya quelques semaines et que le discours est parfois assez rude entre qu'on n'est pas d'accord sur tout c'est moins qu'on puisse dire et le discours de dans la presse qui avait attiré mon attention de ce responsable syndical qui est quelqu'un d'assez médiatique das est visible au plan national et qui est ici le mans département c'était de dire nous avons considérablement dégradées nos situations d'intervention notre relation la population depuis une petite dizaine d'années dans le département des yvelines singulièrement plus encore que qu'au niveau national à ses yeux parce que une réforme qui a eu lieu à l'initiative d'un directeur qui aujourd'hui a appris des responsables d'importantes en administration centrale direction centrale de la police nationale et une réforme qui risque de s'épanouir au niveau national après avoir été expérimenté dans les yvelines a abouti à éloigner les commissariats des territoires nous avions nous avons un commissariat à trappes qui était il ya une dizaine d'années un commissaire en plein exercice il est devenu uniquement une antenne un commissariat de circonscription la circonscription s'élargissant à neuf communes et un bassin de 165 mille habitants cette réforme a été appliqué uniformément dans les yvelines et partout partout elle a abouti à éloigner les policiers de la population et à les critiquer uniformément par tous les policiers dans notre département et à l'aris de s'appliquer dans les prochains mois les prochaines années dans tous les départements de france au point que notre intervention est perçue vraiment comme l'intervention d'une bande rivale extérieurs au territoire nous ne connaissons pas les personnes auprès desquelles nous intervenons et quand nous devons quitter le commune le policier en question syndicaliste parler de la circonscription de conflans pour intervenir à poissy à une vingtaine de kilomètres on a l'impression d'être projeté en terrains d'opérations extérieures et cette réalité exprimées par des syndicalistes policiers alma qui est elle m'inquiète parce que nous avions longtemps un des équipages qui était connue des habitants et qui connaissait des habitants en bien ou en mal malheureusement parfois en mal mais souvent en bien et ça permettait d'avoir cette visibilité cette connaissance mutuelle qui parfois permet le respect et qui permet d'éviter des des situations dégénèrent ce n'est plus le cas c'est dénoncer d'abord par les policiers et ça s'est fait à bas bruit incidence politique absolument universel dans la droite et à gauche personne à dénoncer cette réforme dans le département des yvelines à l'époque eh bien on en paye les pots cassés aujourd'hui dix ans après et c'est très compliqué de revenir en arrière alors on a mis en place le gouvernement a mis en place ce fameux quartier de reconquête républicaine avec ce qu'on appelle le gspc qui s'appelle hors de la bst parce qu'on change régulièrement d'acronymes c'est une dizaine d'agents sur la ville de trappes et je m'en réjouis qui font des patrouilles piétonne qui connaissent un peu mieux les habitants et qui ne sont pas là le soir qui sont pas là lé dimanche qu'ils ne sont pas là le samedi c'est un samedi sur deux dans le meilleur des cas et qui donc ne sont pas là quand ça chauffe en réalité et sur le durcissement de cette relation entre la police et la population il me semble si ce n'est documentées par des chiffres peut-être que mes collègues abonderont dans ce sens mais assez palpable sur le terrain elle aboutit à ce que le sentiment général de nos concitoyens vis-à-vis de la police fasse apparaître une défiance généralisée je vous rappelle que plus d'un français sur deux n'a pas confiance dans la police ce qui est de nature à nous inquiéter que deux français sur trois considère que la france la police discrimine ce qu'est la réalité objective quand on sait que quand on est d'origine maghrébine comme moi on a cette fois plus de chances de se faire contrôler au faciès quand on est noir on a onze fois plus de chances de se faire contrôler et pour conclure je dirais que la défiance allait aussi lié au fait que la police mais plus le service public qu'elle était avec ses qualités et ses défauts quand on appelle le 17 et c'est un témoignage absolument quotidien chez moi quand je vous dis quotidien je parle au premier degré c'est quotidien je reçois sur les réseaux sociaux par mail par courrier quotidiennement quasiment des messages de détresse de mes concitoyens parce que c'est plus facile d'interpeller le maire de sa ville sur facebook que d'obtenir une réponse de police secours et c'est très concret ce que je dis là et quand on appelle le 17 y compris quand on est maire de trappes y compris quand on est témoin en direct d'une tentative d'agression on met parfois plus d'une heure à obtenir une intervention d'une patrouille de police secours je l'expérimenté dans les premières semaines de mon mandat et sur la circonstance la circonscription de police d'el en cours dont fait partie trappe je vous disais neuf communes 165 mille habitants je fais souvent ce test autour de moi auprès de mes concitoyens auprès des militants auprès des journalistes êtes vous capable moi je vous interroge pas sur le décret du 11 mars 2021 je ne le connais pas mais êtes vous avez vous une idée du nombre de patrouilles de police qui circulent la nuit en semaine sur ma circonscription d'un bassin de vie d'à peu près de 200000 habitants vous diriez combien d'équipage combien de policiers hugo est très bien informé il connaît la réalité de terrain aussi bien que moi certains me répond de 50 par exemple ils sont convaincus qu'à 50 voitures police secours qui circulent dans ma circonscription dans le meilleur des cas hugo vraiment quand tout le monde est là que y'a personne de malades ils sont trois équipages pour neuf communes en réalité c'est beaucoup plus souvent une seule et je conclus là dessus pour vous montrer comment la façon dont on a dégradé le service public de la police nationale abouti à créer les conditions objectives de la défiance est effectivement on compense l'absence de moyens par parfois une forme de violence excessive merci à lee je vous propose qu'on revienne sur le contenu du premier témoignage que tu as donné notamment sur la question de l'encadrement puisque tu faisais état d'une situation où un sans papier ou un migrant je ne sais pas quel était son statut juridique avait été tabassé et ensuite un collègue avait signalé la situation à son supérieur hiérarchique qui lui avait dit dis donc tu choisis le migrant plutôt que ton propre collègue je pense que ça soulève et on en a déjà parlé tout à l'heure mais je pense que ça vaut le coup qu'on s'arrête un petit peu sur cette question sur la question de l'encadrement il y a le sujet de l'encadrement et du contrôle je sais que le safa une position notamment sur sur l'inspection sur l'hygiène et l'igpn je vais d'abord donner rapidement la parole à ugo bernalicis sur la question de l'encadrement puisqu'il me semble que tu as tu as une petite expérience dans dans une école de police dans ton passé tous jeunes passaient étudiant et je pense que tu a réfléchi à cette question et je trouve ça particulièrement intéressant de se demander quelle est la responsabilité de l'encadrement dans cette dégradation que vous semblez constater tous dans la relation entre la police et des citoyens et donc ça me semble important de s'y attarder un petit peu merci oui alors bon parce que souvent on a dit quand il des violences policières de dénoncer qui était semble évident parce qu'il y avait une vidéo parce que c'était bon voilà c'est le caractère évident de la violence était perceptible de toutes et de tous on a souvent entendu ensuite que bien sûr le policier devait être sanctionné mais que c'était une brebis galeuse quoi on l'a sanctionné ces brebis galeuses mais vous inquiétez pas la police est républicaine on contacte et circulez ya rien à voir et en fait on se rend compte que quand il n'y a pas des preuves évidentes filmer ou même des fois quand elles existent le scénario classique à l'intérieur de la police nationale mais aussi en partie dans la gendarmerie c'est que c'est ce qui c'est ce que ali rabais expliqué juste avant dans le dans le cra c'est que on va il va y avoir un conflit de loyauté avec les collègues et avec l'institution et on va demander de faire bloc et de faire corps parce qu'on est tous de la même maison quoi c'est la maison commune est donc bon ben il faut il faut qu'on concerne les coudes il y en a plein des anecdotes comme ça je pense notamment à ce policier qui a dit ce qui supervisait les jeunes du tribunal de paris qui a dénoncé sa part la voie classique c'est-à-dire par la voie hiérarchique et qui a fini par médiatisé le sujet parce que la voie hiérarchique il est tombé dans la même situation où on lui a dit maintenant tu racontes n'importe quoi etc il commençait à être poursuivis lui-même disciplinairement pour non respect de la loyauté loyauté qui est un des principes dans la fonction publique que tout fonctionnaire de respecter et la loyauté ça veut pas dire couvriront quelqu'un qui a tabassé illégalement quelqu'un d'autre voilà je le redis au passage que des fois on on oublie ça et donc bien sûr qu'il y ait une responsabilité d'énergie autre exemple dans les dernières manifestations qu'on a vu que ce soit pour les j les jeunes ont ensuite la loi sécurité globale d'autres à chaque fois vous avez toujours un exemple d'une des violences qui est commise par un policier ou quand vous regardez le ralenti est ensuite qu'il ya un début d'enquêté bail il et il n'est pas rare que ce soit un commissaire et un commissaire divisionnaire qui est l'auteur des coups de pied ddd bombes des manchettes ou des ce que vous voulez et à la fin qu'est ce qui se passe pour les individus en question est ce qu'ils sont poursuivis en interne et ce qu'ils sont sanctionné disciplinairement non et on a ému l'apothéose d'un des commandants de police je sais plus dans quelle ville de france étaient là qui avait bastonner un gilet jaune et s'était cru sur un ring l'un et qui avait fini par une avoir sa promotion et de faire partie de la promotion de sa viv des promotions de médailles j les jeunes de médailles de la sécurité intérieure qui est spécial est spécifiquement dédié aux mouvements ddj les jeunes d'état de police y ont été récompensés et notamment ceux qui avaient été violents et dont ça avait été avéré et c'est pour ça qu'on est en droit de dire que oui il ya un effet de système dire que même si 100% des policiers ne sont pas violents 100% des policiers sont pas racistes et donc ça on peut l'on peut l'affirmer n'y a pas de soucis sauf que là même si c'est une minorité agissante lé couvert partie couverte par un effet de système et par leur hiérarchie et ça va jusqu'en haut de la pyramide parce qu'ils y compris personne en haut de la pyramide ne veut assumer la responsabilité politique de devoir avoir à faire un peu le ménage dans l'institution et si on fait pas si on ne le fait pas on est bon on se retrouve dans des relations entre la police et la population qui se crispe même si en vrai dans la masse du pays ont les gens ont rien à 3 dire de leur police ou de la gendarmerie c'est ça cristallise dans deux endroits les zones très urbaine et les quartiers populaires et 2 les manifestations mais tout le monde n'habite pas un quartier populaire et tout le monde ne va pas en manifestation je reviendrai plus de monde qu'à une manifestation c'est vrai mais ce n'est pas encore le cas aujourd'hui et donc quand vous n'êtes pas confrontés à cette réalité immédiate vous la voyez par l'oeil de bfm tv 2 et donc vous êtes là en train de devoir choisir votre camp entre le policier qui les policiers conques ont bastonné michel éclair ou les policiers qui ont arrêté un djihadiste ont empêché un attentat et c est donc je pense que par contre dans les endroits où la confrontation était déjà existante entre police et population oui c'est monté d'un cran et notamment du fait de l'action débridée de la police nationale et d'un pouvoir politique qui ne sait plus quoi faire et qui qui se pensent à siéger et qui se pense en droit de réprimer de réprimer toute contestation merci hugo je vais donner maintenant la parole à arosa nam est alors n'hésitez pas si vous avez des interventions dans la salle a levé la main je vous enregistrez ensuite je vous donne la parole je donne la parole à rosanna parce que en fait la question qu'on a en creuse et au delà de la question de peut-être delà de la formation des encadrants et l'a peut-être fabien voudra intervenir là dessus plus tard il ya aussi la question du contrôle je sais que le staff réfléchi à la question de la réforme de l'inspection générale de la police nationale l'igpn si tu veux nous en dire deux mots alors effectivement quand il ya des situations de violences policières le citoyen le justiciable concernés dépose plainte et cette plainte est transmise enfin c'est l'igpn qui la traquent l'igpn son problème c'est la composition et la façon dont se déroule en quête en interne ce sont des policiers qui statue sur des violences commises par des policiers donc il ya évidemment un manque de transparence un manque de contradictoire et nous avons le plus grand mal à obtenir des enquêtes impartiales ce que nous souhaitons nous c'est pouvoir intervenir dans le cas de ces enquêtes proposer des actes de faire des demandes d'actes qui soit excepté pouvoir agir rapidement pour ménager la preuve ce qui n'est absolument pas le cas parce que c'est quelque chose de très très opaque ensuite il ya bien entendu la composition dgpn qui posent problème comme je le disais et des policiers qui juge enfin qu'il statue sur des violences qu'ils jugent pas qui estiment si la violence commise était légitime nécessaire et donc ça ça pose problème et ce qu'on propose nouveau savent c'est que l'igpn ne soit pas constitué que de policiers mais qui est une sorte d'échelle vinage d'autres professionnels par exemple des médecins ça paraît être important des juristes magistrats pourquoi pas indépendant pas qu'il soit pas issu de l'ena mais de le nm par exemple des magistrats qui ont la culture de l'impartialité et de l'indépendance des sociologues et bien sûr une part de policiers qui ne soit pas la majoritaire qui pourrait être limité à 25% parce qu'effectivement l' expertise de terrain qui est la leur est importante à prendre en compte pour savoir à quel moment ça a dérapé donc voilà un des premiers points s'agissant de l'igpn ensuite il faudrait aussi mettre en place des procédures qui permettent dans le cas de violences policières d'avoir directement accès aux images on a parlé un petit peu de la reconnaissance faciale on a parlé un petit peu d des images de bfm et là il ya quelque chose qui est très important qui est de l'ordre de la narration c'est à dire que en cela par exemple les caméras piéton quand on propose de généraliser dans le cadre d'interventions des policiers ne sont pas totalement satisfaisante parce que nous avons toujours un seul point de vue ce qui est le point de vue du policier qui se fait éventuellement agressé il a le contrôle du moment où il met le poing en en marche et on a toujours ce point de vue là alors que c'est intéressant et c'est en ça que c'est bien que les citoyens puissent filmer les opérations et que ça ne soit pas que ce n'est pas été censurées et que de leur laisser la liberté de pouvoir agir et donc c'est l'importance des smartphones qui avait été évoqué par fabien jobard tout à l'heure parce que nous avons un autre regard qui n'est pas forcément le regard de la police et de leurs caméras et de leurs interventions manor un regard extérieur sur toute la scène et aussi le regard de la personne qui se fait elle même agressé est ce que c'est le sens des réponses que vous souhaitiez avoir lu si oui merci beaucoup rotana je vais donner la parole à à la salle monsieur vous aviez demandé la parole si d'autres personnes ont des interventions n'hésitez vraiment pas à vous signaler n'ont pas tous égaux merci pour vos interventions je voulais revenir sur ce qu'ils avaient du goût bernalicis état au delà de l'esprit de corps on voit aussi qu'il ya des mouvements de pensée derrière cet esprit de corps et les le témoignage à rouen d'un policier qui avait découvert que mon poids de sable de ses collègues ou en l'occurrence collègues étaient noirs et on voyait que en face en fait il y avait aussi des thèses qui pourraient être potentiellement suprémacistes ya il ya un effondrement lié on va dire un peu aux théories du grand reset du grand remplacement et ça fait quand même j'ai envie de dire en dehors de la société faire ça reste dans des groupes qui communique beaucoup sur ces informations par l'effondrement écologique c'est une chose mais le penchant on va dire sociétal qui est défendue par certains fait très peur parce que après ça peut constituer des bases autonome durable ça fait quand même des pots rester avec l'extrême droite qu'il a pour le coup a des manières de se manifester très réel avec une disposer de pain il des armes à disposition ses des personnes qui ont des projets de société un agenda politique ce que j'ai cru que vous essayez de dénoncer la question c'est à dire c'est à dire si on fait rien d'ici quelques années si on se laisse délabré c'est ainsi du champ le public qu'est-ce qui peut subsister et voire même enfin admettons que il est des personnes qui décident de faire sécession de ce métier parce qu'ils se reconnaissent plus dans l'émission jusqu'où ça peut aller même en terme de terroriste si on parle beaucoup évidemment du terrorisme islamisme et celui d'extrême droite peut également être très dangereux la question c'est qu'est ce qu'il est possible de faire actuellement et si jamais un autre mandat macron qu'est ce que ça peut même devenir merci beaucoup je vais prendre il ya encore deux interventions dans la salle et ensuite on leur donnera la parole aux invités oui merci du coup pour pour votre présence et puis les petites présentations moi j'avais une une question j'ai cru comprendre que parmi les traités européens qu'on avait signé il y avait un traité européen qui stipulait que la police des polices donc l'igpn et la police doivent être deux entités qui ne doivent pas dépendre de la même du même chef en france justement on donc l'igpn et la police sont dépendants sont sous la tutelle finalement du ministère de l'intérieur donc si ce traité existe réellement et ce qu'il n'y a pas des moyens d'action au niveau du parlement européen pour obliger la france tout simplement à respecter ces traités finalement qu'il ne respecte pas et je vais prendre merci beaucoup je vais prendre la troisième intervention je vous en prie bonjour fabrice surveillant pénitentiaire alors déjà je partage votre avis sur sur l'igpn en fait je pense que déjà au niveau des par rapport à la dégradation entre la police et les citoyens on a oublié une chose essentielle par rapport à la police c'est qu'ils étaient censés être les gardiens de la paix est en fait en ils ne sont plus depuis il ya des choses toutes simples comme la lah comment la politique du chiffre ils ont sont réduits à ça à du maintien de l'ordre qu'on voit dans les manifestations et toute cette police de proximité qui existait des commissariats de quartier l'îlotage enfin vous là vous l'avez très bien dit monsieur monsieur rabé quoi ça n'existe plus dans des dans des quartiers on avait des policiers qui jouait au foot avec les avec avec avec les jeunes des quartiers c'est plus possible moi j'ai vécu dans une danse dans un quartier également on voyait on voyait les convoyer les policiers on peut envoyer policiers se promener par deux à pied ça posait pas de problème c'est juste le plus possible maintenant vous faut être réaliste et et pour terminer il ya juste un sixième titre observations je remet absolument pas en cause notre légitimité à tous 1 vous avez tout ça aurait été bien pour un on a des citoyens ici mais en fait on a pas on n'a pas de policiers on n'a pas de policiers et ça aurait été intéressant d'avoir l'avis d'un policier ici aujourd'hui quoi voilà [Musique] merci beaucoup pour justin par rapport pardon un point de vue technique par rapport aux caméras piétons nous dans la pénitentiaire on commence à l'expérimenté parce qu'on fait les nous pratiquons maintenant les extractions judiciaires depuis un certain nombre d'années et on expérimente dans le cadre est techniquement fait comment ça fonctionne on a en fait elles fonctionnent au pardon par arctic de 30 secondes par tour second temps juste toutes les 30 secondes et à partir du moment où déclenchée en fait les 30 secondes avant le déclenchement sont conservés et voilà non si vous laissez pas l'instant après vous pouvez augmenter le temps de le cycle à ça peut être à une minute ça peut être une minute trente évidemment pendant une minute trente films et puis voilà le déclenchement il continue les de la minute trente et compte est conservé mais voilà comment fonctionnent les caméras piétons en théorie le problème des caméras piétons si souvent que c'est du matériel là pour un moment de la constatation que j'ai dans mon travail c'est que c'est du matériel qui pourrit tout simplement vous avez d autonomie de 3 heures des fois même dans la police ils sont même obligés d'aller chercher l'or leurs caméras chez décathlon enfin c'est surtout c'est surtout que le matériel et pour 10 points voilà merci beaucoup monsieur peut-être vous répondre à votre dernière question enfin votre interpellation sur la composition du panel non mais vous avez tout à fait raison je pense que c'est une remarque très pertinente on pourra essayer de l'année prochaine si on refait un débat sur la sécurité d'avoir un représentant de la police dans le panel mais sachez que c'est quand même très difficile parce que comme le disait hugo il ya un devoir de loyauté qui pèse très lourd est aussi un devoir de réserve qui est parfois sur interprétée par les agents publics et en particulier par la police et donc c'est difficile d'avoir quelqu'un qui s'exprime publiquement mais c'est une très bonne remarque est donc on y travaillera peut-être très rapidement pour répondre à votre question sur la compatibilité entre la tutelle comme une île gpn et police nationale jeu et le droit européen et les traités européens s'il ya une infraction à un traité c'est même pas dans les mains du parlement il pourrait y avoir une procédure mais je sais pas répondre à la question sur le fond et donc je donne la parole à fabien qui avaient l'air de savoir dans la disposition elle n'est pas visé dans un dans un traité de l'union européenne en revanche il y à des textes qui ont une valeur normative haut niveau le plus souvent du conseil de l'europe a donc c'est les institutions type cour européenne des droits de l'homme le mythe et de prévention contre la torture l'une l'un de ses textes c'est le code d'éthique ou en français le code de déontologie de des forces de police qui est un texte qui est hors qui a une valeur si vous voulez de recommandation ou comme on dit en langage européen de guideline de points de repères mais c'est pas un texte opposable en fait vous ne pouvez pas dire à marc garder chez moi mon affaire a été instruite par 100% de policiers je m'en remets à la cour européenne de justice ou encore open des droits de l'homme ça n'a pas cette ça n'a pas cette valeur là pour l'instant si je peux me permettre une remarque sur la question de l'échelle territoriale de d'intervention ou d'organisation de la police de très brèves remarques on a prononcé le mot police sans doute déjà 50 fois on n'a pas prononcé le mot gendarmerie une fois tu es tu l'as dit ah pardon alors une fois le lorsqu'il faut ce qu'il faut tout de même bien noter c'est que les gendarmes interviennent sur 95% du territoire national les brigades territoriales de gendarmerie sont souvent très éloignés des lieux desquels on peut solliciter les gendarmes et pourtant il y a un travail de proximité qui est effectuée par la gendarmerie dans laquelle travaille dans lequel les deux directs les deux derniers directeurs généraux de la gendarmerie les généraux lizurey est aujourd'hui rodriguez se sont vrais gages et et je pense que il est nécessaire pour comprendre comment ce type 2 peut-être peut-être engager peut-être poursuivi d'aller voir du côté de cette expérience de ces expériences gendarmerie nationale du reste lorsque les enquêtes se portent à cette échelle de détails vous verrez que les indices de satisfaction exprimée à l'égard de la gendarmerie sont largement supérieures de 2 20 points voire de 30 points si ma mémoire est bonne à ceux exprimés à l'égard de la police et il ya sans doute pas de hasard derrière sa deuxième deuxième point vous dit très justement à mon avis que l'îlotage tel qu'on a pu le connaître dans les années 80 une très bon vaguement à la fin des années 80 n'est sans doute plus petit et dans le fond je souscris à ce que vous dites je crois il y a des formes de police qui ne sont plus constants dans un certain nombre de quartiers dans lesquels les tensions sont telles que e on s'est imaginé ces polices de proximité relève de de la pensée irénique ce que je pense c'est que dans le même temps depuis les années 80 la police s'est transformé les quartiers se sont transformés l'une des transformations dans ces quartiers c'est l'attrition de tous les métiers du contact social dans les années 80 lorsque vous aviez des 6es en îlotage vous aviez également des agents de prévention des travailleurs de rue des éducateurs de rue tous ces métiers là qui était du reste des métiers organisé par décès d ivoire d c'étaient des agents publics qui intervenait aujourd'hui ces métiers sont dissous dans des formes beaucoup plus précaire de travail confié souvent à des associations qui passent leur temps à devoir renouveler leurs conventions avec les partenaires publics tous les ans et on a multiplié les dispositifs vous les connaissez sans doute donc à aider d'emplois jeunes etc qui ont considérablement affaibli le travail social et ça a une incidence considérable sur 2 métiers policiers parce qu'aujourd'hui quand vous appelez des policiers quand vous avez perdons une situation problématique dans un quartier vous appeler les policiers lorsqu'ils zari ils sont les seuls à intervenir et quand vous êtes les seuls primo intervenant sur une situation évidemment vous n'intervenez pas de la même manière que lorsque vous avez déjà des adultes des professionnels du lien social ou 2d du social de manière générale qui ont intervenu et qui sont intervenus et donc à mon avis également d'un point de vue budgétaire ce qu'il faut penser c'est non pas la relation police citoyens se chient assez pessimistes en ce qui concerne cette cette relation là mes pensées le conflit social les conflits sociaux les situations sociales dans les territoires urbains et là la police c'est une petite dimension du problème souci c'est que aujourd'hui lorsque l'on discute des des problèmes dans les quartiers des problèmes urbains et problèmes sociaux on pense immédiatement police ça c'est une transformation de notre manière de concevoir la société est extrêmement préjudiciable merci fabien je vais donner la parole à hugo justement là on touche du doigt la question du continuum entre prévention et répression et de et du coup de la déliquescence des institutions qui pouvait être hors police qui assurait ses missions de prévention et là je pense que ça touche aussi du doigt la question de la réduction des moyens au sens large dans la fonction publique et on pourra en reparler un peu plus tard je donne la parole à hugo sur la question de la disparition des commissariats on a parlé aussi ali si tu veux exprimer sur ce point oui ben c'est en fait c'est toute la doctrine qui avait mis en place nicolas sarkozy d'une police de projection assumé qui est dans l'action sur son coeur de métier qui est l'arc et de répressifs et donc évidemment le commissariat de proximité n'avait pas de sens y compris eux mêmes se trouvait trop peu nombreux dans un commissariat potentiellement assiégé des tirs de mortier et c'était enfin bref et donc du coup on a toujours concentrés dans des énormes l'hôtel de police en plus on a fait des économies d'échelle rationaliser le budgétaire est arrivé par là la politique du chiffre à tout un to me en rendant voilà il faut qu'on puisse rendre des comptes publics et comptes est en fait et dire si la délinquance montent ou descendent etc et puis a annoncé ça au journal télé et donc il faut faire absolument tout le contraire voilà donc il faut rouvrir des commissariats de proximité il faut remettre en place si l'otage et moi je vais je roule aussi politique de dire que on peut avoir une perspective de se dire qu'on peut retrouver une police de proximité alors c'est sûr que ça va pas se faire en claquant des doigts et que la reconquête l'epa républicaine elle est juste elle est juste d'être qu'on trouve nous une forme de normalité à skis une patrouille pédestre de deux policiers dans un quartier et pour ça il ya plein d'étapes à faire avant et c'est pour ça d'ailleurs que sur la question de la blâmer commissariat de proximité il faut aussi retrouver effectivement des clubs de brèves il faut des éducateurs de rue et ils y sont plus dans plein d'endroits sait même pas qu'il y en a - c'est quand il y en a plus en fait et en est pourtant 100% des policiers que j'ai pu rencontrer qu'ils avaient agi dans des quartiers où il y avait des éducateurs de rue étaient contents parce qu'il ya souvent cette fable de dire oui les aider que de rue sont nos ennemis sont là pour couvrir les jeunes en plus ils ont un secret professionnel qui fait qu'il ne veut ne vont pas balancer les jeunes qui auraient commis telle ou telle infraction c'est la relation de confiance est donc bien ce sont des ennemis de la police ces éducateurs de rue qui couvre les jeunes les jeunes délinquants alors qu en fait pas du tout les sas et ça c'est le récit de policiers qui n'ont jamais travaillé qu'un éducateur de rue parce qu'en fait les policiers qui travaillent dans les quartiers où ils ont ces interlocuteurs là à la différence des autres ils ne sont pas aveugles ils arrivent ils savent comment intervenir pourquoi jusqu'où aller et donc c'est quelque chose à reconstruire on avait fait l'effort d'ailleurs c'est quand on a rédigé le livret sécurité de la france est soumise pour 2017 il ya un encadré sur les travailleurs sociaux et les éducateurs de rue voulu le mettre et le montrer parce que c'est c'est quelque chose c'est quelque chose d'essentiel après on en revient toujours au même débat ainsi si vous voulez traiter ce qui se passe dans les quartiers populaires parce qu'on va dire on va légaliser le cannabis très bien on va tuer une partie du trafic mais les trafiquants vont pas disparaître contre la légaliser le cannabis vont se reporter sur d'autres sur d'autres choses et c est tout ce qui dépend des du trafic de stupéfiants pour vivre au quotidien pour payer les loyers dans les hlm si vous n'avez pas une politique ambitieuse de créer de crest loi dans les quartiers populaires vous allez retomber sur d'autres problématiques c'est juste pas régler l'équation est donc une politique de sécurité ambitieuse elle ne peut s'insérer que dans un ensemble plus plus plus globale est de toute façon il faudra un maillage du territoire et l'inde est un des écueils dans lequel était tombé le gouvernement jospin sur la police de proximité d'euros début de police de proximité qu'ils avaient mis en place c'est qu'en ayant rouvert des communes et des commissariats de quartier plein de gens sont allés déposer plainte alors qu'avant ils ne faisaient pas plus et donc les chiffres ont de dépôt de plainte ont augmenté le taux d'élucidation a pas forcément augmenter et donc bien la droite a dit oui regardez vous êtes des laxistes et c'est alors qu'en fait c'est juste l'activité policière qui s'est modifiée papa l'activité de délinquance quoi bon donc bon maintenant qu'on sait tout ça on va peut-être pas tomber dans le piège j'espère le moment venu mais il faut qu'on soit ambitieux de se dire oui on peut remettre en place une police de proximité on peut remettre en place des otages ça va demander beaucoup de conditions mais il faut le faire et c'est pourquoi je pense que à court terme je vais finir par cette proposition là on nage en suit on en est arrivé à cette conclusion à la france insoumise que le plus efficace était encore de renationaliser aude et attiser la police municipale pour avoir les mêmes en fait déployer dans dans les communes parce que au moins cela connaissent un petit peu le terrain sur lequel il travaille aujourd'hui on remercie le goût pour ce pavé dans la marre on reviendra sur la question de l'étatisation delà de la police municipale pour boucler cette séquence sur les acteurs de la prévention qui devrait intervenir de manière complémentaire avec la police nationale ou municipale je donne la parole à ali qui avait une remarque sur la récente réforme portée par la ministre de la ville qui consiste à mettre en place des bataillons de la prévention on retrouve là le vocabulaire guerrier qu'on aime jeu donc je donne la parole à ali ensuite je redonnerai la parole à la salle puisque j'ai vu quelques mains se lever merci oui donc hugo veut nationaliser la police va me prendre mais effectifs de police que je peine déjà débauché auprès de la police nationale et bien moi j'en rêve je rêve qu'un jour l'état et l'audace et le courage de reprendre ses missions régaliennes y compris en lâchant le continuum de sécurité avec les polices municipales et les missions de chacun et en veillant à ce que nous ne nous plions pas les uns sur les prérogatives des autres mais je pense qu'en effet et je partage avec hugo la volonté que le politique puisse donner une perspective parfois peut surprendre des universitaires et semblait réaliste en tout cas à court terme mais j'ai grandi mois dans un quartier où lee d'otages a existé où les phénomènes de délinquance était en piste et un est et où il est et il est déjà arrivé que se dresse au commissariat comme si c'était un poste dit l'otage soit en l'occurrence incendiés mais je pense que quand sur la question des moyens notamment pour les postes d'îlotage je vous donnais l'expérience d'un quartier tout près de chez moi pas dans ma commune mais comme une voisine immédiate ou des projets de rénovation urbaine visent essentiellement l'habitat n'étant pas dégradée à régler les problèmes de sécurité de trafic et quand on voit les dizaines de millions d'euros qui peuvent être investis pour abattre des tours qui n'ont pas besoin de l'être pour tenter de régler des problèmes de délinquance on voit bien comment l'état et la république est capable d'investir inutilement des moyens là où on pourrait peut-être installé effectivement des postes d'îlotage qui petit à petit reprendre et le terrain et permettra d'incarner la république sur tous les territoires pour revenir à la l'interpellation de l'uci sur les bataillons de prévention est totalement illustrer les propos de tenues par par hugo les bataillons de la prévention je ne reviens pas plus que ça sur la rhétorique guerrière et effectivement la réponse en creux du ministère de la ville puisque c'est la ministre la ville qui porte cette réforme pour répondre à l'injonction d'envoyer l'armée dans les quartiers en gros on envoie des bataillons on appelle de la prévention l'armée des t-shirts que je refuse dans ma ville par exemple pour incarner cette nouvelle politique de l'état et on en voit quoi bon une bonne nouvelle des éducateurs de rue des éducateurs spécialisés qui bénéficient du secret professionnel hugo le rappelait tout à l'heure qui font la preuve de leur efficacité à condition d'être suffisamment nombreux de pouvoir travailler en complémentarité avec l'ensemble du tissu locales pour permettre la réinsertion accompagnement des jeunes qui sont en dérive attrape c'est une dizaine d'éducateurs de rue supplémentaires ce qui est une vraie bonne nouvelle j'ai obtenu moelleux le retour des éducateurs de rue il ya quelques mois depuis le mois de janvier on avait huit agents sur le terrain on passerait donc à 18 grâce aux financements nouveaux financements de l'état évidemment je m'en réjouis et à côté de ça on vous propose également des médiateurs parce qu'il faut avoir un affichage d'un volume considérable quelques mois de la présidentielle après que le gouvernement actuel est quasiment rien fait en matière de politique de la ville pendant plusieurs années vous rappeler l'épisode du rapport borloo on vous propose 10 postes d'adultes au relais donc les postes d'adultes relais c'est des postes en insertion pays à 80% par l'état et on vous demande donc de recruter et j'essaye moi de réussir ce coup de force on vous demande de recruter 10 agents depuis qu'ils ont plus de 30 ans qui sont en quartiers politique de la ville et qui sont au chômage autrement dit des personnes en insertion qui ont des difficultés d'insertion de la puissance publique pour accompagner en leur proposant un contrat aidé eh bien ce sont ces personnes elles mêmes en insertion et donc ils ont besoin d aide à qui on demandera demain d'assumer des missions de médiation auprès des publics jeunes en insertion et qui ont besoin d'être donc autrement dit c'est chercher de mouton à cinq pattes on va tenter d'y arriver malgré tout mais ça montre combien les la volonté de faire de l'affichage en période préélectorale abouti à illustrer parfaitement ce qui a été dit avant c'est à dire