«Le gouvernement n’entend pas l’urgence sociale», déplore Bastien Lachaud, député LFI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:04OuverteRéponse directe
Que vous inspire cette initiative du président Macron d'inviter les chefs de parti à l'Elysée pour évoquer les conflits internationaux et l'énergie ?
- 0:36OuverteRéponse directe
Est-ce que vous en serez également, Bastien Lachaud ?
- 1:08OuverteRéponse directe
Cette convocation à l'Elysée, est-ce selon vous une manière de tenter de désamorcer la crise ?
- 1:34RelanceRéponse directe
Face à la grogne, le gouvernement ne change pas de ligne. Insuffisant, dites-vous ?
- 1:44RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il n'y a pas quand même une certaine part de réalisme budgétaire, Bastien Lachaud ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Total qualifié de profiteur de crise. L'entreprise française n'a pas apprécié votre réponse sur les réseaux sociaux hier.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« Parce qu'à moins d'éléments que nous ne connaissons pas, il n'y a rien de nouveau. »
- 0:53Invité politiqueFait
« La crise énergétique dure depuis des mois et le gouvernement ne fait rien pour protéger les Français et leur pouvoir d'achat. »
- 1:51Invité politiqueFait
« Aucun réalisme budgétaire quand les Français ne peuvent même plus payer l'essence nécessaire pour aller travailler. »
- 2:02Invité politiqueChiffre
« 400 000 bénéficiaires, alors que plusieurs millions de personnes pourraient en bénéficier. »
- 2:14Invité politiqueChiffre
« Les grands raffineurs qui ont vu leur marge multipliée par 8 depuis le début de la crise. »
- 2:24Invité politiquePromesse
« Nous, ce que nous proposons à la France Insoumise, c'est de bloquer les prix du carburant à la sortie des raffineries. »
- 3:14Invité politiqueFait
« Total n'a payé aucun impôt sur les sociétés en France, ni en 2023, ni en 2024, ni en 2025. »
- 3:25Invité politiqueFait
« Un quart de ces bénéfices mondiaux viennent de la Suisse et de Singapour. »
- 3:54Invité politiquePromesse
« Nous pouvons bloquer ces prix et ramener le litre d'essence à 1,70€ par exemple. »
- 5:50Invité politiqueFait
« Le gouvernement n'entend pas l'urgence sociale. »
- 6:30Invité politiquePromesse
« Un état d'urgence sociale qui est indispensable. »
- 6:42Invité politiqueFait
« Cela fait maintenant 25 ans que ceux-là même qui nous accusent de souffler sur les braises mènent des politiques qui mènent le pays au chaos. »
- 6:56Invité politiqueFait
« Le pays, aujourd'hui, est au bord du gouffre. »
- 7:35Invité politiquePromesse
« On a un besoin d'un état d'urgence sociale. »
Temps de parole
- Bastien Lachaud67 %
- Présentateur30 %
- ?4 %
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Bonjour Bastien Lachaud.
Bonjour.
Bienvenue sur RFI, alors qu
'on
vient de l'entendre, cette colère sociale qui continue de monter en France face à l'envolée des prix du carburant. Que vous inspire cette initiative du président Macron d'inviter les chefs de parti, les candidats à la présidentielle demain
à
l'Elysée pour évoquer les conflits internationaux, les conséquences pour la France, notamment en matière d'énergie. Écologie, Jordan Bardella pour le RN, le communiste Fabien Roussel, Marine Tondelier pour l'écologie ont répondu présents. Est-ce que vous en serez également, Bastien Lachaud ?
Oui, je pense que l
'un
de nos représentants sera présent, même s'il est un peu cavalier de convoquer tout le monde du jour pour le lendemain. Parce qu'à moins d'éléments que nous ne connaissons pas, il n'y a rien de nouveau. La crise énergétique dure depuis des mois et le gouvernement ne fait rien pour protéger les Français et leur pouvoir d'achat, qui sont aujourd'hui les premières victimes de cette flambée des prix du pétrole.
Et on va y revenir bien sûr. Cette convocation, cette invitation à l'Elysée, c'est selon vous une manière de tenter de désamorcer la crise
?
Écoutez, c'est ce que peut faire le président aujourd'hui. Beaucoup d'agitation et aucune action réelle. Parce qu'il ne veut pas aller chercher l'argent là où il est. Et il ne veut pas prendre les mesures indispensables pour protéger les Français. Et donc, il fait de l'agitation.
Et vous le dites, face à la grogne, le gouvernement ne change pas de ligne. maintient ses aides ciblées, qu'il a néanmoins décidé hier de prolonger. Insuffisant, dites-vous. Est-ce qu'il n'y a pas quand même une certaine part de réalisme budgétaire, Bastien Lachaud
? Non,
aucun réalisme budgétaire quand les Français ne peuvent même plus payer l'essence nécessaire pour aller travailler. Aujourd'hui, le gouvernement fait des aides. 400 000 bénéficiaires, alors que plusieurs millions de personnes pourraient en bénéficier. On voit bien que tout cela est totalement insuffisant. Aujourd'hui, il y a des profiteurs de crise. Les grands raffineurs qui ont vu leur marge multipliée par 8 depuis le début de la crise. Et ça, le gouvernement refuse d'aller prendre l'argent là où il est. Nous, ce que nous proposons à la France Insoumise, c'est de bloquer les prix du carburant à la sortie des raffineries. Et
les marges des raffineurs
également.
Et oui, et de taxer les marges des raffineurs et de les réduire. Parce que ce n'est pas normal qu'aujourd'hui, les raffineurs s'engraissent sur le dos des Français, sur le dos des pêcheurs, sur le dos de tous ceux qui se lèvent le matin pour aller travailler.
Voilà, Total qualifié de profiteur de crise. L'entreprise française n'a pas apprécié qu'il vous a vertement répondu sur les réseaux sociaux hier pour vous rappeler que tous ces profits réalisés dans le monde étaient aujourd'hui utilisés pour plafonner les prix à la pompe en France. Et que c'était unique.
Écoutez, je constate
quand même que Total n'a payé aucun impôt sur les sociétés en France, ni en 2023, ni en 2024,
ni en 2025. Mais
il va
le faire en 2026,
c'est ce
qu'ils vous ont répondu hier. Peut-être.
Nous allons voir. Quand même, un quart de ces bénéfices mondiaux viennent de la Suisse et de Singapour. Est-ce que vous pensez réellement que c'est la Suisse et Singapour qui consomment et qui achètent 25% de la production d'essence de Total ? On voit qu'il y a une manipulation et qu'il y a une volonté de la part de Total de ne pas payer d'impôts en France. Et que donc oui, il y a une manière de faire. Il y a des raffideries de Total en France. Nous pouvons bloquer ces prix et ramener le litre d'essence à 1,70€
par exemple.
Au risque de la pénurie, c'est ce qui généralement, c'est
à
quoi
qu'on utilise le blocage des prix. C'est l
'argument, mais vous êtes une journaliste sérieuse. Et vous savez qu'en France aujourd'hui, le blocage des prix existe. Je pense notamment au
territoire
ultramarin. On l'a
déjà fait. Au territoire
ultramarin. Non, aujourd'hui, le prix de l'essence dans les territoires ultramarins est bloqué. Et il est bloqué à 30 centimes de moins qu'en métropole. Et est-ce qu'il y
a
une pénurie d'essence à La Réunion par exemple ?
Je ne
crois
pas.
Oui, pour le pays, si on bloque les prix, qui acceptera de nous vendre du carburant demain
?
Un
total déjà, parce
que c'est une entreprise française. Et parce que le marché français est un marché incontournable en Europe. Donc, à partir du moment où le marché français est un marché incontournable en Europe,
nous
n'allons pas leur dire de vendre à perte.
Parce
que si nous baissons leurs marges, ils pourront quand même encore faire des bénéfices. Mais juste pas des bénéfices scandaleux et pas sur le dos des Français. Donc, tous ces arguments-là, ce sont des arguments qui sont portés par le gouvernement, qui sont portés par Total, pour garantir à Total des revenus scandaleux et faire en sorte que les Français ne puissent plus remplir le réserveur d'essence de leur voiture. Ce n'est pas acceptable aujourd'hui.
Troisième jour d'action aujourd'hui pour les pêcheurs, qui bloquent de nouveau l'accès à des dépôts pétroliers dans le sud du pays. Des mobilisations sont attendues également les 29 septembre et 17 octobre prochains, sur fonds de vie très chers. C'est à votre sens le retour des gilets jaunes. Et est-ce que vous serez, comme l'a dit le communiste Roussel hier, du bon côté de la barricade ? Est-ce que vous allez accompagner ces manifestations, Bastien Lachaud ?
Évidemment, parce qu'aujourd'hui, le gouvernement n'entend pas l'urgence sociale. Et donc, il faut que les citoyens, les Français, les habitants de ce pays se fassent entendre. Et si le gouvernement n'entend que la manifestation, bien oui, il faudra que les Françaises et les Français se mobilisent. Et nous serons, comme nous l'avons toujours été, à leur côté.
Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous accusent, on l'a entendu d'ailleurs sur cette antenne à droite, au centre, de souffler, ils disent, en tout cas sur les braises de la France qui souffrent.
Alors,
on a entendu les appels
de Jean-Luc
Mélenchon
à
déclarer un état d'urgence dès qu'il sera élu.
Oui, un état d'urgence sociale qui est indispensable. Mais aujourd'hui, pourquoi la France souffre
? Parce
que cela fait maintenant 25 ans que ceux-là même qui nous accusent de souffler sur les braises mènent des politiques qui mènent le pays au chaos. Que ce soit le socialiste François Hollande, que ce soit la droite de M. Retailleau, que ce soit les macronistes, ils ont appliqué la même politique depuis 2002. Et le pays, aujourd'hui, est au bord du gouffre. Et ce seraient nous les responsables. Il faudrait qu'ils regardent un petit peu leur bilan.
Et que l'on voit qu'aujourd'hui, si les Français n'ont plus les moyens de se payer de l'essence, si les Français n'ont plus les moyens de boucler les fins de mois, c'est parce qu'ils ont mené une politique économique au service des plus riches, au service des grandes entreprises, qui ont vu leurs bénéfices et leurs revenus exploser, alors même que les Français n'ont plus les moyens de boucler leurs fins
de mois. Et cela, il
faut en finir.
Et ça, Jean-Luc Mélenchon ou Manuel Bompard, on ne sait pas qui ira à l'Elysée demain, le redira au président, Bastien Lachaud.
Écoutez, évidemment, aujourd'hui, on a un besoin d'un état d'urgence sociale. Et d'ailleurs, vous avez vu les mois que cela a suscité parmi les tenants de l'ordre établi. Il est indispensable, aujourd'hui, de remettre l'état social du pays, de remettre les besoins fondamentaux des Français au cœur des politiques du gouvernement. C'est ce que fera Jean-Luc Mélenchon une fois qu'il sera élu président de la République en 2027.
Merci, Bastien Lachaud. Bonne journée.
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Bastien Lachaud