Ronan Le Gleut : « Le Liban, ce n’est pas seulement un pays ami pour la France, mais un pays frère »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci Stéphane et à tout de suite on revient sur ces actualités Renan le gleu avec vous sénateur LR représentant les français et tabilleur de France vice-président de la commission des affaires européenne. On va évidemment longuement parler dans cette demi-heure sur cette guerre en Moyen-Orient qui entre dans son septième jour et on commence par l'inquiétude des Français coincés au Moyen-Orient. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, a donné plus de précisions hier soir aux 20h de TF1.
On l écoute. Le ministère de l'Europe et des affaires étrangères, dont je salue les équipes qui exercent leur mission avec beaucoup de dévouement dans un contexte particulièrement difficile, ont facilité le retour en France de 750 personnes. C'est environ 5 000 personnes qui souhaitent quitter la région, dont 80 % aux Émirats arabes unis. – Ronan Lugle, vous êtes sénateur des Français de l'étranger.
On entend les précisions de Jean-Noël Barraud. Est-ce que le rapatriement est bien géré ? – Écoutez, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, le centre de crise et de soutien, le CDCS, nos postes diplomatiques et consulaires, ambassades et consulats sont tous mobilisés.
Il n'y a aucun doute là-dessus. J'ajoute à cela qu'il y a un rôle très important, qui est joué par les élus des Français de l'étranger localement, qui sont les conseillers des Français de l'étranger, qui sont connus des communautés françaises et qui ont organisé des boucles d'informations, souvent des boucles WhatsApp d'ailleurs, avec une information filtrée extrêmement précieuse, qu'il s'agisse des compagnies aériennes, évidemment des consignes de sécurité du gouvernement français, mais aussi les consignes de sécurité de l'état dans lequel ils se trouvent, parfois d'ailleurs dans des langues étrangères et qu'ils traduisent en français. Vous voyez, il y a tout un réseau organisé à la fois pour les Français de passage, c'est-à-dire ceux qui étaient là soit pour affaires, soit pour les vacances et pour nos ressortissants français établis à l'étranger.
Mais vous, vous êtes en contact avec des Français qui sont présents dans cette zone ? Oui, tous les jours. Et notamment, je vous dis, avec ces conseillers des Français de l'étranger qui sont devenus les relais qui ouvrent des boucles WhatsApp d'informations filtrées, vérifiées et qui se remplissent à très, très grande vitesse.
Et donc, nous avons...
Qu'est-ce qu'ils vous disent ? Quel est leur état d'esprit ? Bon, d'abord, il y a eu un effet de sidération qui n'est pas le même, j'ai envie de vous dire, entre les Français de passage et les Français de l'étranger.
Évidemment, les Français qui vivent dans le Golfe depuis des années savent que de l'autre côté du Golfe Persique, il y a l'Iran. Bon. Mais il est vrai qu'il y a eu d – Il y a des Français de passage qui le découvrent ? – Je crois qu'il y a des Français en vacances qui n'avaient pas forcément pris toute la mesure du risque sécuritaire. – De la zone dans laquelle ils se trouvaient. – Mais ça, j'ai envie de vous Du point de vue de la France, peu importe.
La France doit être auprès de ses ressortissants quelle que soit la situation. De toute façon, notre solidarité, notre attention à nos compatriotes à l'étranger doit être permanente, quelle que soit la situation. Aujourd'hui, il y a eu, par exemple, quelques vols qui sont partis hier matin depuis cette zone.
Et puis, il y a, par exemple, depuis Dubaï, la capacité de rejoindre par la route le sultanat d'Oman et l'aéroport de Mascate qui lui est ouvert, avec des navettes notamment vers l'Egypte. Donc ce sont toutes ces informations-là notamment qui sont relayées par nos élus des Français de l'étranger localement. Hier soir, on a vu ce vol qui était affrété par le gouvernement français pour rapatrier des Français, qui a dû faire demi-tour parce qu'il s'est trouvé à l'approche d'une zone où il y avait des Est-ce que ça vous inquiète sur les capacités de la France à rapatrier rapidement ses ressortissants ?
Il s'agit d'un vol Air France, acheminé par le gouvernement français, un B777, qui était en Arabie saoudite au sud du Qatar, tout proche d'ailleurs de la frontière émirienne avec l'émirat d'Abu Dhabi. Et donc juste avant en fait d'arriver à la frontière émirienne depuis l'Arabie saoudite et retourner vers l Égypte. Écoutez, de toute façon, il faut tenir compte de la dangerosité pour l'appareil et les passagers.
Donc je considère que la décision qui a été prise est justifiée au regard des informations Il n'est pas question de faire décoller des Français dès lors que l'espace aérien est en danger. Donc là-dessus, le gouvernement a eu raison de prendre ses précautions. Mais ça veut dire que quand vous avez ces Français présents sur place, vous avez du mal à leur dire quelle est l'échéance, à quel moment ils vont pouvoir rejoindre la France ?
Bien sûr. Dès lors que l'espace aérien n'est pas ouvert, parce que vous avez des drones Chahit 136, parce que vous avez des les missiles qui sont dans le ciel, il est évident et notamment nous avons vu que par exemple la base marine française d'Abu Dhabi a été touchée, que les aéroports ont pu être touchés. Donc c'est tout à fait normal.
Donc effectivement, il faut faire preuve à la fois de courage et de résilience. C'est extrêmement difficile, évidemment. On appelle les Français à faire preuve de ce courage.
Je vous permets aussi vraiment de saisir l'occasion de rappeler le numéro du centre de crise. Le plus 33 1 43 17 51 00. Alors évidemment, parfois, il y a notamment des bénévoles de la Croix-Rouge qui sont mobilisés.
Le personnel du ministère de l'Europe et des affaires étrangères, du centre de crise et de soutien. Parfois, évidemment, il peut être difficile de joindre immédiatement, mais il y a des heures creuses, notamment le soir, où il est plus facile, évidemment, de Notamment, j'en appelle aux Français qui sont vulnérables et qui sont évidemment prioritaires pour les rapatriements. Je pense aux femmes enceintes, à ceux qui ont besoin d'un traitement médicale aux enfants, il y a notamment une personne âgée, une colonie de vacances qui a pu être apatriée.
Signalez-vous auprès des autorités diplomatiques et consulaires, auprès du centre de crise et de soutien pour être prioritaires justement en cas de rapatrie. L'inquiétude, elle est aussi vive au Liban. Est-ce que là aussi vous avez des contacts sur place ?
Oui bien sûr on a là encore à la fois nos autorités et les réseaux de français et de franco libanais. Je pense notamment à Luca Lama, conseiller des français de l'étranger qui fait un travail remarquable d'information des communautés françaises. Pareil à travers des boucles d'informations.
Tous les français si vous voulez sont en lien. Il y a une véritable solidarité de la communauté française. Liban où le président Joseph Aoun demande à Emmanuel Macron d'intervenir auprès d'Israël pour empêcher le bombardement du sud de Beyrouth, le chef de l'État qui demande à Benyamin Netanyahou de ne pas étendre la guerre au Liban qui dit établir un plan pour mettre un terme aux opérations militaires que mènent le Hezbollah et Israël de part et d'autre de la frontière.
Est-ce qu'il peut être entendu par Benyamin Netanyahou ? Écoutez, le Liban, c'est pas simplement un pays ami pour la France. C'est un pays frère.
Nous aimons le Liban, c'est un pays auquel nous sommes extrêmement attachés. À la fois l'aide humanitaire est déjà en chemin et nous devons répondre favorablement à l'appel du président Aoun. Il faut quand même rappeler ici que le Hezbollah terroriste, qui est un proxy de l'Iran, se considère impliquée par le conflit et commet l'erreur magistrale de saisir l'occasion pour attaquer Israël.
Je veux dire, l'intérêt aujourd'hui du Liban, c'est de se débarrasser, s'il est possible de le faire, évidemment, de cette branche terroriste du Hezbollah qui, en fait, met le Liban en danger. Mais la France, qu'est-ce qu'elle peut faire, à part envoyer de l'aide humanitaire, ce qu'a annoncé Emmanuel Macron ? Qu'est-ce qu'elle peut faire pour freiner Israël ? – Déjà, la voix de la France est un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. – Mais elle porte encore dans la région, la voix de la France ? – Écoutez, il n'y a que cinq membres permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies dans le monde.
La France est un pays doté, qui a une force diplomatique, d'un soft power, et donc c'est ici, évidemment, le rôle de la France, d'être en soutien au Liban, mais il faut aussi condamner, comme nous l'avons toujours fait, les actions inacceptables du Hezbollah, proxys de l qui, aujourd'hui, se sent solidaires du régime des Mollahs. Je vais vous dire que je ne pleurerai pas, évidemment, l'assassinat de l'ayatollah roménei parce que je considère C'est-à-dire qu'un monde où le régime de Mullah serait doté de l'arme nucléaire est un monde d'une dangerosité extrême. Et donc je salue l'opération militaire qui consiste à veiller à ce que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire.
Même si elle s'est faite en dehors du droit international, il fallait la faire cette opération ? On ne peut pas vivre dans un monde où le régime des Molas dispose de l'arme nucléaire. Alors la France qui n'entre pas en guerre, qui ne participe à l à la guerre, Emmanuel Macron l'a rappelé hier mais qui a annoncé le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle qui fait actuellement route vers la Méditerranée.
Hier soir au 20h de France 2, la ministre des Armées Catherine Vautrin a donné plus de précisions. Le porte avions fait route vers la Méditerranée. Pour accéder à la Méditerranée, on passe Gibraltar.
Le porte-avions va passer Gibraltar demain soir ou dans la nuit de vendredi à samedi. Donc ce week-end pour être très précise et en début de week-end, samedi, le porte-avions sera en Méditerranée. Il a eu raison, Emmanuel Macron, d'envoyer le porte-avions et sa frégate en Méditerranée ?
Oui. Vous savez, dans la Méditerranée orientale, la base militaires du Royaume-Uni à Chypre a été touchée par l'Iran. Donc vous voyez, on est en Méditerranée orientale dans un pays chypre qui est un pays d'Union européenne à travers lequel nous Nous avons des accords de défense, c'est l'article 42 aligné à 7 du traité de l'Union européenne.
Une base militaire britannique qui, elle, est un pays de l'OTAN, donc l'article 5 du traité de l'Atlantique Nord. Donc oui, c'est notre place. Et six jours de conflit, on rentre ce matin dans le septième jour.
Est-ce que vous voyez une issue à ce conflit ? Hier l'Iran a dit ne demander ni cessez-en-feu, ni négociation avec les des Etats-Unis ? Il y a, je pense, quatre scénarii.
L'un qui consiste à dire que le régime des Mollahs tombe rapidement, il me semble hautement improbable. Un deuxième scénario qui qui consiste à dire que les Etats-Unis se retirent rapidement. Là encore, je considère que c'est improbable.
Troisième scénario, une réouverture des négociations où on parle à la fois du régime des sanctions, des missiles balistiques, de l d'uranium afin de créer une bombe atomique là encore ça me semble improbable le scénario le quatrième scénario qui me semble plus probable malheureusement c'est le scénario de l'enlisement du conflit donc il peut Au-delà des 2 à 5 semaines annoncées par Donald Trump, pour vous on est sur un conflit qui va durer ? Malheureusement je le pense. Je pense que parmi les 4 scénarios que je viens de décrire… Ça veut dire que l'Iran, vous considérez que l'Iran a les moyens de riposter encore longtemps aux attaques israélo-américaine ?
En tout cas, l'Iran prouve ce que nous savions. C'est un régime polycentré. C'est-à-dire que c'est pas parce qu'on coupe la tête que le régime tombe.
Le régime des Mullah est toujours là. Il y a des capacités de frappe qui sont ce qu'elles sont. Ils conservent d'ailleurs sans doute un certain nombre de matériel militaire, missiles, drones Shahed en réserve.
Je considère donc que malheureusement nous sommes sur un Il faut l'objectif de changement de régime. Il y a l'objectif d'affaiblissement du régime et l'objectif de changement de régime. Évidemment, souhaiter le changement de régime c'est juste.
Rappelons quand même que ce régime et d'une monstruosité, d'une barbarie effrayante. Au mois de janvier, ils ont massacré leur propre peuple qui était en train de protester pacifiquement dans les différentes villes d'Iran. C'est en dizaines de milliers d'Iraniens qui ont été assassinés par le régime.
Il faut bien avoir conscience de la monstruosité de ce régime depuis le début de la guerre en iran on observe une forme d'alignement entre la france le royaume uni et l'allemagne qui ont réagi ensemble dès dimanche c'est votre éclairage stéphane oui ils ont réagi à travers une déclaration conjointe un les dirigeants des trois pays emmanuel macron le président en français fridrich mertz le chancelier allemand et kerst armen le premier ministre britannique dans ce communiqué les trois états assurent qu'ils sont prêts à des actions défensives pour détruire la capacité de l'Iran à tirer des missiles et des drones. Un discours qui est musclé de la part de ces dirigeants, qui sont réunis en ce qu'on appelle format E3, un mode de réunion diplomatique où ne figurent que la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni qui a été créé en 2003, début des années 2000, déjà à l'époque pour négocier avec l'Iran sur le programme nucléaire iranien. Et quel est l'intérêt de cette coordination alors que les ministres de l'Union européenne se réunissent aussi et font des déclarations communes ?
Pour en juger, il faut regarder le contenu du premier communiqué du conseil de l'union européenne sur la guerre en iran et le comparer à celui du format e3 des mots beaucoup plus prudent de la part des ministres des 27 puisqu'ils sont loin d'être d'accord entre eux donc il faut éviter de froisser les uns et les autres. Au sein de l'Union Européenne il y a deux lignes, ceux qui sont totalement opposés aux frappes menées par les Etats-Unis et Israël en Iran par exemple l'Espagne, on va en reparler tout à l'heure mais il y a aussi ceux qui estiment que ces frappes sont justifiées avec avec le format E3, c'est donc une manière de faire passer des messages plus clairs et plus rapidement. Voilà ce qu'on m'a dit dans l'entourage d'Emmanuel Macron.
Et un format dans lequel l'Italie qui s'est rapprochée de l'Allemagne ces derniers mois n'est pas représenté. Oui, quand j'ai fait cette remarque à ce proche du président de la République, il m'a répondu que le format E3 ne réunissait que les deux puissances nucléaires européennes, la France et le Royaume-Uni, et la plus grande puissance économique, l'Allemagne. Manière donc de laisser à l'Italie de Giorgia Meloni sur la touche.
La présidente du Conseil italien a tout de même réagi un dimanche soir sur la guerre en Iran à la suite de la déclaration du groupe E3 en se contentant de suivre la même ligne édictée par la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Ce qui m'inspire cette question, Ronan Le Gleu, vous qui êtes sénateur des Français de l'étranger d'une Une circonscription qui compte l'Allemagne. On a vu Emmanuel Macron et Friedrich Merz s'afficher des désaccords ces derniers mois, par exemple sur le Mercosur.
On peut parler aussi de l'avion de combat européen, le SCAF, mais aussi l'emprunt européen pour une défense européenne. On prend communs, européens. Est-ce que cette guerre en Iran, elle peut rapprocher Friedrich Merz et Emmanuel Macron ?
Écoutez, de toute façon, France et Allemagne sont condamnées à s'entendre. Donc, quels que soient les soubresauts passagers qui peuvent advenir, in fine, France et Allemagne travaillent main dans la main. Parce que c'est l'intérêt à la fois de l'Europe et des deux pays en question.
Le format E3 que vous évoquez, c'est le format pilier européen de l'OTAN. En réalité, cette expression, nous l'avons eue avec le président de la Commission des affaires européennes, Jean-François Rappin, nous sommes rendus à Westminster et c'est vraiment nos interlocuteurs de l'Union européenne, l'idée que sur les enjeux de sécurité et de défense, rien ne peut se faire en Europe sans le Royaume-Uni. Ça, il faut vraiment en avoir conscience.
La relation bilatérale franco-britannique est extrêmement forte depuis les accords de Lancaster House. Il n'y a pratiquement aucun autre pays au monde avec lequel nous avons pris de tels engagements de protection mutuelle et c'est un pays doté, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies et rien ne peut se faire sans le Royaume-Uni. Avec l'Allemagne qui aujourd'hui évidemment est la grande puissance économique de l'Union Européenne mais aussi par son budget militaire, aujourd'hui un budget militaire qui est extrêmement même si la règle d'engagement de l'armée ne sont pas les mêmes.
Ce format est un format adéquat, il est juste. Surtout, il tient compte du fait que le Royaume-Uni est est essentielle à la protection quand il s'agit des questions de sécurité et de défense en Europe. C'est un format où il n'y a pas l'Italie, on le disait.
Friedrich Schmerz et Giorgia Meloni ont amorcé une forme de rapprochement avec une visite de Friedrich Schmerz à Rome en janvier. Est-ce que vous Vous croyez à un rapprochement durable entre l'Allemagne et l'Italie ? Que l'Allemagne et l'Italie, ponctuellement, puissent évidemment se rapprocher, il n'y a aucun sujet.
Mais vous savez, à la fin, le couple franco allemand revient toujours. Je me souviens par exemple de Nicolas Sarkozy au début de son mandat de président de la République, il a essayé justement de passer outre le couple franco-allemand en se rapprochant surtout des Etats-Unis et du Royaume-Uni et puis finalement la force des choses, la réelle politique, c'est-à-dire véritablement la concrétisation des mesures fait qu'il y a eu un rapprochement naturel qui s'est fait avec l'Allemagne, c'est en Suisse ce qu'on a appelé le Mercosy, entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Donc je pense, pour être un observateur de la relation franco-allemande depuis de nombreuses années, que vous verrez que Friedrich Schmerz arrivera rapidement à la conclusion que rien ne peut se faire en européen sans le couple franco-allemand. – Alors Friedrich Schmerz, cette semaine, il est allé rendre visite à Donald Trump, c'était prévu de longue date, mais lors de la conférence de presse à l'issue de Cette rencontre, le président américain a vertement critiqué l'Espagne, membre aussi de l'Union Européenne, notamment sur ses dépenses militaires et sur le fait que l'Espagne a refusé de prêter ses bases militaires à l'armée américaine.
Le chancelier allemand n'a rien dit quand Donald Trump a critiqué les espagnols Pedro Sanchez le premier ministre espagnol a réagi en disant non à la guerre ce qu'il a dit pour résumer son propos d'abord première question qu'est-ce que vous pensez de cette position de l'Espagne vous le disiez tout à l'heure pour vous un monde dans lequel le régime des Mola a la bombe nucléaire n'est pas un monde de paix. Est-ce que vous pensez que la position de l'Espagne est quand même entendable aujourd'hui avec ce qui se passe ? – Écoutez, l'Espagne est un pays souverain.
Évidemment, je respecte sa position, de de son gouvernement de gauche. Néanmoins, ce n'est pas la mienne. Je considère que nous ne pouvons pas assurer la sécurité avec un régime des MOLA doté de l'arme nucléaire.
Ce point est C'est fondamentalement inacceptable pour la sécurité et notamment pour nos alliés dans la région. Par conséquent, il était indispensable d d'agir, et c'est vrai que ça nécessite la force, mais pour empêcher ce régime de se doter de l'arme nucléaire. Je ne suis donc pas, vous l'aurez compris, sur la position de gauche de l'Espagne.
Sur les critiques formulées par Donald Trump, la France a ensuite apporté son soutien à l'Espagne pour répondre à ces critiques-là. Est-ce que vous pensez que quand l'Espagne est attaquée par Donald Trump, les pays membres de l'Union européenne doivent réagir ? Est-ce que Friedrich Merz aurait dû réagir ? – Mais il a réagi lors d'une conférence de presse juste après.
Donc, si vous voulez, il ne faut peut-être pas non plus être trop dur, je pense, sur cette séquence. C'est une séquence en deux temps. Et lors de la conférence de presse, il a rappelé son soutien à l Et ce conflit au Moyen-Orient se déroule alors que la France est en pleine campagne des municipales.
Est-ce que vous pensez que le conflit aura un impact sur le scrutin ? Est-ce que ça peut changer le vote des Français, leur participation ? Écoutez, je pense qu'aujourd'hui on a un parti d extrême gauche qui s'appelle la France insoumise, qui dernièrement, par son leader Jean-Luc Mélenchon, ont tenu des propos que certains ont qualifiés même à gauche d'antisémites.
Vous pouvez les qualifier de cette manière Écoutez, pourquoi jouer sur la prononciation du nom de Raphaël Glucksmann ? Quel intérêt, si ce n'est pour évoquer...
Non, écoutez, moi je trouve que tout ça est lamentable. Lamentable que la France insoumise est devenue très clairement un parti extrémiste, parti d'extrême-gauche et par conséquent, la social-démocratie française s'honorerait de ne pas passer d'accord avec ces extrémistes. Et les Républicains qui jouent gros dans cette élection municipale, on va aller dans l'une des villes détenues par votre parti avec nos partenaires de la presse régionale.
On va à Rohan dans la Loire, bonjour Frédéric Thomasson, merci beaucoup d'être avec nous, directeur éditorial du pays rohannais. Frédéric, quels sont les enjeux de l'élection dans votre ville ? Eh bien à Rohan, ce scrutin municipal est effectivement un peu comme dans toutes les villes de France très attendue.
On aura le droit à une quadrangulaire à Rohan, c'est la seule dans le nord du département de la Loire. Ici ce sera un peu le combat des meilleurs ennemis qui se connaissent par cœur puisqu'ils ont siégé tous les quatre dans le même conseil municipal de Rohan pendant ces six dernières années. Donc ce combat va mettre aux prises Yves-Nicolas qui est le maire sortant, qui a obtenu l'investiture des Républicains même s'ils se revendiquent à la tête d'une liste d'hiver droite, à une de ses anciennes adjointes Fanny Fénoux, à un autre ancien membre de son équipe municipale Madi Nouiba et à Franck Besson qui conduira une liste de rassemblement de la gauche, à l'exception notable, on en parlait à l'instant, de LFI.
On suivra également avec intérêt dans notre région le scrutin des communes voisines, que que sont Riorges, Le Coteau, Villeray ou encore Mabli et puis les communes de la première couronne de Rouen. Car on sait qu'au soir du 15 mars, chacun compte à ses soutiens, non pas en vue du deuxième Il y aura très peu de deuxième tour dans notre région, comme un peu partout, je pense. Mais bien en vue du troisième tour de ces municipales qui sera celui de l'élection du président de l'intercommunalité, rouennais agglomération donc voilà pour la pour la situation locale mais j'aimerais savoir monsieur le sénateur plus généralement comment les républicains abordent ce scrutin après plusieurs échecs nationaux est ce que ce scrutin représente une chance de rebond ou au contraire un vrai risque de perdre des des villes qui vous sont aujourd'hui acquises et qui vous affaiblirait encore un peu en vue de la présidentielle de 2027 je pense que effectivement vous l'avez dit les républicains nous sommes très puissants dans la présence notamment de très nombreuses communes c'est d'ailleurs la raison pour laquelle le sénat est présidé par le président gérard larcher qui est issu des républicains puisque le sénat évidemment est l'émanation du vote des communes de france et par conséquent c'est un très bon indicateur des rapports de force je pense que pour ce qui est des républicains nos maires sortants globalement ont d'excellents bilans et seront réélus mais nous allons aussi avoir un certain nombre de villes où nous sommes en conquête et vous le voyez notamment derrière les maires écologistes qui sont en chute libre dans un très grand nombre de communes aujourd'hui plusieurs enquêtes le montrent je crois que nous allons avoir de bonnes surprises pour les républicains et c'est de bonne augure pour l'avenir et la suite est-ce que vous êtes quand même inquiet de l'impact de ce scrutin sur les sénatorial notamment hypothèse si Eric Ciotti remporte la ville de Nice est-ce que ça va valider la stratégie d'union des droites est-ce que ça peut avoir des déflagrations ici sur le groupe LR ?
Alors évidemment les élections municipales ont un impact direct sur les élections sénatoriales ça de toute façon c'est constitutionnel bon vous savez à Nice la messe n'est pas dite et donc je me garderai bien de tout commentaire avant d'avoir eu les résultats mais vous craignez quand même un impact sur le groupe LR ici au Sénat sur l'unité du groupe selon le résultat de ces municipales non parce que je pense que nous allons avoir de bonnes surprises vous allez voir Merci on en le gleu on regarde la une du Pérouanais Frédéric c'est du basket à la une du Pérouanais Juan Orléans duel pour l'élite c'est à la une de votre journal et on précise que le Pérouanais ça devient un biebdomadaire désormais parution tous les mardis, tous les vendredis. Merci beaucoup Frédéric. Merci à vous d'avoir été avec nous et merci à vous également Ronan Le Gleu.
Ronan Le Gleut