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Podcast / conversationBACKSEAT· 11 octobre 2026 59 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalSécurité

BACKSEAT du 8 octobre 2026 - Partie 2 : tout le monde déteste le PS ? Avec Sandrine Rousseau et Emmanuel Maurel

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 46 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi as-tu participé à cette primaire socialiste ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Pourquoi ton parti n'y participe pas ? Le regrettes-tu ?

  • 4:37OuverteRéponse directe

    Pourquoi tout le monde déteste le PS en 2022 ?

  • 9:45RelanceRéponse directe

    Pourquoi François Hollande a-t-il trahi les espoirs de la gauche ?

  • 10:07RelanceRéponse directe

    Pourquoi François Hollande a-t-il trahi d'emblée les espoirs de la gauche ?

  • 14:54RelanceÉludée

    Est-ce que Marine Tondelier est la Hollande des écolos ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:06Invité politiqueFait
    « Parce que quand même, le socialisme, c'est ma famille. »
  • 3:24Invité politiqueFait
    « La social-démocratie, ça n'existe pas en France. La social-démocratie, c'est un modèle historique, à la fin du XIXe siècle, qui présuppose un lien organique entre un parti et un syndicat. »
  • 4:59Locuteur 1Fait
    « Tout le monde déteste l'EPS parce que je pense qu'il y a quand même eu un moment clé. En tous les cas, je vais vous dire pourquoi moi, j'ai du mal à accorder ma confiance au PS. »
  • 5:22Locuteur 1Fait
    « Et de ce moment-là, rien n'a été fait. Et donc, à partir du moment où vous avez tous les pouvoirs partout et que vous n'en profitez pas pour véritablement transformer la société, le jour où vous en avez moins, qu'est-ce que vous faites ? »
  • 6:06Invité politiqueFait
    « Dès François Hollande est élu en mai 2012, quelques semaines après, il était censé renégocier le traité budgétaire européen, ce qu'on appelait le TSCG, il ne le fait pas. »
  • 6:52Invité politiqueChiffre
    « On va filer 100 milliards aux entreprises, sans aucune contrepartie. »
  • 22:52Invité politiqueFait
    « La retraite à 60 ans pour ceux qui avaient eu des carrières longues. Ça, c'est ce qu'on a fait par décret dès qu'on arrive au pouvoir. »
  • 28:03Invité politiquePromesse
    « ça que moi je propose un grand emprunt. »
  • 28:22Invité politiqueFait
    « une gauche de gouvernement c'est quelqu'un qui fait la synthèse entre les fondamentaux, non fondamentaux et les luttes nouvelles qui s'expriment. »
  • 28:35Invité politiqueFait
    « les luttes contre l'invasion publicitaire, contre la fast fashion, contre l'hyperconsommation, ça en tant que socialiste, moi je pense qu'on doit totalement l'intégrer dans notre logiciel entre guillemets. »
  • 29:05Invité politiqueChiffre
    « Les trois quarts des grandes villes en France sont gérées par le PS. »
  • 35:00Invité politiqueFait
    « j'ai dit que je construisais un autre modèle de développement fondé sur trois choses, démondialisation, démarchandisation, démocratisation. »
  • 40:16Locuteur 1Fait
    « tu n'arrives pas à parler d'écologie dans la primaire PS parce qu'en fait, ça ne peut pas exister puisque l'écologie n'arrive pas à parler d'écologie. »
  • 42:14Invité politiqueFait
    « le plus grand discours d'un président socialiste au XXe siècle, c'est le discours de Cancun, de François Mitterrand, qui dit, salut aux opprimés, salut aux syndicalistes persécutés. »
  • 48:04Invité politiqueFait
    « pour nous l'obsession ça doit être de reconquérir les classes populaires qui se sont tournées vers l'extrême droite. »
  • 48:28Invité politiqueFait
    « Belfort, c'était le territoire où la gauche faisait le plus gros score au présidentiel devant même la Nièvre et les Landes. Aujourd'hui, ils ont dans une circonscription un député RN, dans l'autre un député LR soutenu par le... Enfin, où le RN fait 45%. »
  • 49:46Locuteur 1Fait
    « les ONG, les syndicats, les associations, il y a des associations qui ont pris des risques inouïs pour s'engager pour le NFP et qui ont vu leur subvention divisée par deux après ce soutien. »
  • 50:12Locuteur 1Fait
    « non seulement ça met la planète en danger, non seulement c'est un rapport hyper capitalistique au monde économique, mais en plus, derrière, ça ne lâche pas le pouvoir politique. »
  • 50:26Locuteur 1Fait
    « je pense que le PS a une part de responsabilité, nous en avons une aussi et LFI en a une aussi »
  • 50:50Locuteur 5Fait
    « les macronistes ont quand même lâché la bride à la police dans des proportions qu'on n'avait jamais vues »
  • 50:55Locuteur 5Fait
    « je n'avais jamais vu des voitures de police foncer dans des lycéens, les coursers, comme ça »
  • 51:58Invité politiqueFait
    « Les grenades, des encerclantes, les LBD, tout ça »
  • 52:42Invité politiqueFait
    « à l'époque, les syndicats de policiers étaient majoritairement de gauche »
  • 52:48Invité politiqueFait
    « CRS étaient des communistes »
  • 53:33Locuteur 1Chiffre
    « Est-ce que le ministre de l'Intérieur contrôle encore les policiers ? »
  • 53:40Locuteur 1Fait
    « il y a une partie de la police, pas toute la police, et je ne veux pas mettre tous les policiers dans le même panier, mais une partie de la police, a des tentations sédicieuses »
  • 55:33Invité politiqueFait
    « on a signé une charte dans laquelle il est clairement écrit qu'on fera l'union de la gauche »
  • 55:37Invité politiqueFait
    « Valls avait signé aussi en 2018 »
  • 56:58Invité politiqueChiffre
    « il y a 80 000 personnes qui ne connaissent pas »
  • 57:56Locuteur 1Chiffre
    « on dit ces 15 balles mais à la fin, il y a quand même 140 000 personnes qui les ont payées »

Temps de parole

  • Emmanuel Maurel38 %
  • Locuteur 130 %
  • Présentateur13 %
  • ?7 %
  • Locuteur 35 %
  • Locuteur 55 %
  • Locuteur 74 %

≈ 30,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Nouveau format dans l'émission Backseat, on inaugure une tentative, celle d'organiser des débats entre plusieurs personnalités politiques. En l'occurrence, la primaire socialiste, c'est ce week-end. Les votes vont commencer, je crois, à partir de demain. Et donc, on voulait introduire un débat. Pourquoi tout le monde déteste l'EPS ? Ou est-ce que tout le monde déteste ? J'en sais rien.

0:19
Locuteur

Écoutez, on verra. Pourquoi ? C'est bien, pourquoi ? C

0:21
Présentateur

'est plutôt pourquoi. On va en parler, évidemment, avec deux invités exceptionnels. Un tonnerre d'applaudissements pour Sandrine Rousseau. Un tonnerre d'applaudissements également pour Emmanuel Morel. Sandrine Rousseau, tu es députée écologiste de Paris. Tu as été porte-parole et secrétaire nationale adjointe du parti Les Écologistes.

0:54
Locuteur 7

Ça date, oui.

0:56
Présentateur

Aujourd'hui,

0:57
Locuteur 7

tu

0:59
Locuteur

prônes

0:59
Présentateur

une stratégie d'alliance avec la France Insoumise en vue de la présidentielle, ce qui n'est pas le cas de la présidente de ton parti, Marine Tondelier. On va en reparler. À côté de toi, Emmanuel Morel. Bonsoir, Emmanuel. Tu es candidat à la primaire social-démocrate. J'ai dit socialiste à l'heure, mais c'est en fait plus large que ça, puisqu'elle est co-organisée avec ton parti, la gauche républicaine et socialiste, Place Publique et le Parti Socialiste. Il faut qu'on parle un petit peu de ton parcours politique pour ceux qui ne te connaissent pas.

1:25
Locuteur

C

1:25
Présentateur

'est-à-dire la plupart des gens ? Non, on ne

1:27
Locuteur

dit

1:27
Présentateur

pas ça.

1:28
Locuteur

Parce qu'il y en a un qui me

1:29
Présentateur

connaît

1:30
Locuteur

ici. Moi, je connais bien Emmanuel.

1:31
Présentateur

Tu as été OPS pendant 25 ans jusqu'en 2018. Tu représentais l'aile gauche du parti avec ton courant, maintenant la gauche. En 2018, tu as quitté le parti pour fonder donc la gauche républicaine et socialiste. Jusque-là, tout va bien. En 2019, tu as intégré la liste LFI aux Européennes avant de prendre tes distances avec les Insoumis avant la présidentielle de 2022.

1:51
Locuteur

Et

1:51
Présentateur

on te retrouve ensuite chez les communistes pour les Européennes de 2024. Et c'est désormais avec eux que tu sièges à l'Assemblée nationale. Tout est vrai. Exactement. Je voulais commencer par toi. Après ce parcours, pourquoi es-tu allé participer à cette primaire

2:05
Locuteur

?

2:06
Emmanuel Maurel

Parce que quand même, le socialisme, c'est ma famille.

2:11
Locuteur

Alors,

2:11
Emmanuel Maurel

je ne dis pas que je suis d'accord avec tout ce que racontent mes concurrents. C'est d'ailleurs pour ça que c'est mes concurrents.

2:17
Locuteur

Mais

2:18
Emmanuel Maurel

quand même, c'est finalement là où je me sens le mieux. Moi, je suis

2:22
Locuteur

un

2:24
Emmanuel Maurel

mec de gauche traditionnel,

2:25
Locuteur

c

2:25
Emmanuel Maurel

'est-à-dire attaché à des valeurs aussi fondamentales que le partage des richesses, le partage des pouvoirs,

2:32
Locuteur

le

2:32
Emmanuel Maurel

partage des savoirs. Bref,

2:34
Locuteur

j

2:34
Emmanuel Maurel

'ai l'impression que notre mission historique à nous, c'est faire en sorte que les classes populaires et les classes moyennes soient défendues. Et j'avais envie de porter ce message-là dans cette primaire.

2:45
Locuteur

Alors,

2:45
Présentateur

Sandrine, pourquoi est-ce que ton parti n'y participe pas à cette primaire ? Tu le regrettes

2:50
Locuteur

?

2:50
Locuteur 1

Alors là, ce n

2:51
Locuteur

'est

2:51
Locuteur 1

pas moi qu'il fallait inviter pour savoir ça. Parce qu'on avait la primaire de toute la gauche, puis après que la primaire du PS. Est-ce que je regrette ? Non.

2:59
Présentateur

Non ? Non. C'est les socialistes, en l'occurrence, qui ont refusé l'option de la primaire de toute la gauche. La fameuse primaire Front Populaire 2027, qui se retrouve donc plutôt avec Glucksmann qu'avec les écolos.

3:08
Locuteur

On peut le dire comme ça ? Absolument, oui, c'est ça.

3:09
Présentateur

On peut le dire comme ça. De quoi est-ce qu'on parle quand on parle du parti socialiste ? On parle de social-démocratie, on parle de gauche de gouvernement. J'ai entendu Jérôme Getsch parler de gauche républicaine. Quel est ce nuage de mots ? Tu as parlé du socialisme.

3:24
Emmanuel Maurel

C'est-à

3:25
Locuteur

-dire

3:25
Emmanuel Maurel

qu'en fait, la social-démocratie, ça n'existe pas en France. La social-démocratie, c'est un modèle historique, à la fin du XIXe siècle,

3:33
Locuteur

qui

3:33
Emmanuel Maurel

présuppose un lien organique entre un parti et un syndicat. Alors, ça existait en Allemagne, ça existait dans les pays nordiques.

3:42
Locuteur

Mais

3:42
Emmanuel Maurel

en France, nous, on a un truc particulier qui s'appelle la Charte d'Amiens. C'est-à

3:46
Locuteur

-dire

3:46
Emmanuel Maurel

que les syndicats, depuis le début du XXe siècle, veulent être autonomes des partis politiques. Donc, chez nous, la social-démocratie, ça n'a jamais eu aucun sens. Alors, aujourd'hui...

3:55
Locuteur

François

3:56
Présentateur

Hollande s'est revendiqué de la social-démocratie.

3:58
Emmanuel Maurel

Oui, oui, oui. Social-démocratie, peut-être même quand on lit son dernier livre, Social-Libéralisme. Mais la vérité, c'est que la social-démocratie, c'est une famille européenne qui recouvre plusieurs sous-ensembles. Et le socialisme français, il a une singularité. Parce qu'on n'a pas ce lien organique avec les syndicats. Et que, par ailleurs,

4:17
Locuteur

parce

4:18
Emmanuel Maurel

qu'on est un peuple révolutionnaire, le socialisme français, il s'est toujours construit sur l'idée quand même d'une rupture avec le système dominant, ce qui n

4:26
Locuteur

'était

4:26
Emmanuel Maurel

pas le cas d'autres pays.

4:28
Présentateur

Sandrine, si je

4:29
Emmanuel Maurel

te pose...

4:30
Locuteur

Et

4:30
Emmanuel Maurel

par exemple, en Angleterre, ce n

4:31
Locuteur

'est

4:31
Emmanuel Maurel

pas une social-démocratie, ça

4:32
Locuteur

s'appelle le

4:32
Emmanuel Maurel

travailliste.

4:33
Présentateur

C'est une autre culture politique.

4:35
Locuteur

C

4:35
Présentateur

'est

4:35
Emmanuel Maurel

totalement une autre culture

4:36
Présentateur

politique. Intéressant. Sandrine, si je te pose la question de manière assez cache, pourquoi tout le monde déteste l'EPS en 2022

4:41
Locuteur

?

4:43
Locuteur 1

Pourquoi tu me l'as posé à moi déjà ?

4:44
Présentateur

Parce que tout ce que nous a dit Emmanuel, c'est plutôt des belles idées.

4:49
Locuteur 1

Tout le monde déteste l'EPS parce que je pense qu'il y a quand même eu un moment clé. En tous les cas, je vais vous dire pourquoi moi, j'ai du mal à accorder ma confiance au PS.

4:59
Locuteur

C

4:59
Locuteur 1

'est qu'il

4:59
Locuteur

y a

4:59
Locuteur 1

eu un moment clé où François Hollande a gagné l'élection présidentielle, où toutes les régions étaient socialistes, où toutes les grandes villes étaient socialistes, et où

5:09
Locuteur

le

5:10
Locuteur 1

Sénat était socialiste et l'Assemblée était socialiste.

5:15
Locuteur

Il

5:15
Présentateur

ne manquait plus que l'Académie française.

5:17
Locuteur 1

Non, mais c'est un moment

5:18
Locuteur

incroyable. Qui ne sera jamais socialiste. C

5:20
Locuteur 1

'est un moment incroyable. Et de ce moment-là, rien n'a été fait. Et donc, à partir du moment où vous avez tous les pouvoirs partout et que vous n'en profitez pas pour véritablement transformer la société, le jour où vous en avez moins, qu'est-ce que vous faites ? Et donc, ça n'a été que déception sur déception. Donc, je pense que ce moment-là est un moment de ratage politique absolument incroyable. Et en fait, quand je dis ratage, je suis gentille. Parce que la vérité qu'il y a derrière, c'est qu'ils n'ont pas voulu, parce qu'il y avait François Hollande,

5:52
Locuteur

mais

5:52
Locuteur 1

il y avait tout le Parti Socialiste, qui n'a pas poussé pour qu'il se passe quelque chose à ce moment-là et qu'on installe vraiment dans la société française

5:59
Présentateur

une politique de gauche. Il y avait quand même deux, trois frondeurs dans le tas, dont Emmanuel

6:03
Locuteur

Morel.

6:03
Locuteur 1

Après, c'est venu après.

6:04
Emmanuel Maurel

Ah

6:05
Locuteur

non,

6:06
Emmanuel Maurel

ça,

6:06
Locuteur

ce

6:06
Emmanuel Maurel

n

6:06
Locuteur

'est

6:06
Emmanuel Maurel

pas vrai. C'est venu dès le départ, puisque moi, dès François Hollande est élu en mai 2012,

6:15
Locuteur

quelques

6:15
Emmanuel Maurel

semaines après, il était censé renégocier le traité budgétaire européen, ce qu'on appelait le TSCG, il ne le fait pas.

6:22
Locuteur

Et

6:22
Emmanuel Maurel

à ce moment-là, c'est des trucs internes. Et moi, je dépose une motion, d'ailleurs, à l'époque, avec Jérôme Gage, pour dire, vous êtes en train de trahir l'espoir que nous avons suscité. Donc, dès le mois d'octobre 2012. Donc, les frondeurs, ce qu'on a appelé les frondeurs, ça commence tout de suite. De la même façon, on est convoqué, je me souviens très bien, par le premier secrétaire de l'époque, qui s'appelait Harlem Désir, qui nous dit, je dois vous annoncer un truc, je suis très emmerdé, le président veut faire une réforme qui s'appelle le CICE. On va filer 100 milliards aux entreprises, sans aucune contrepartie. Et nous, là, on hurle, on hurle vraiment. Je me souviens...

7:01
Locuteur

Ça a gueulé dans le bureau de

7:01
Emmanuel Maurel

Harlem Désir ? Oui, on était une poignée. Pas tous, d'ailleurs.

7:05
Locuteur

Il y avait

7:05
Locuteur 7

qui ? On veut des noms.

7:08
Locuteur

Je

7:08
Emmanuel Maurel

me souviens qu'il y avait Jean-Marc Germain,

7:10
Locuteur 7

un

7:10
Emmanuel Maurel

député européen,

7:12
Locuteur

qui

7:12
Emmanuel Maurel

était proche de Martine Aubry, qui lui-même a dit, mais on ne peut pas faire ça. Et d'ailleurs, je me souviens qu'à ce moment-là, j'ai rencontré Jean-Marc Ayrault, qui était Premier ministre. Je lui

7:20
Locuteur

ai

7:20
Emmanuel Maurel

dit, Jean-Marc, ça, ce n

7:21
Locuteur

'est

7:21
Emmanuel Maurel

même pas de la social-démocratie. Parce que la social-démocratie, ça suppose des compromis. Il y a du rapport de force, il y

7:27
Locuteur

a

7:27
Emmanuel Maurel

du compromis. Un compromis,

7:29
Locuteur

c

7:29
Emmanuel Maurel

'est tu ne prends pas tout, mais au moins, tu gagnes quelque chose pour les salariés. Or là, en fait, on file le pognon aux entreprises, on ne demande rien pour les salariés. Ils devaient créer un milliard d'emplois,

7:36
Locuteur

là,

7:36
Emmanuel Maurel

non ?

7:37
Locuteur

Je

7:37
Emmanuel Maurel

ne

7:37
Locuteur

sais

7:37
Emmanuel Maurel

plus.

7:37
Locuteur 1

Un million.

7:37
Emmanuel Maurel

Un million.

7:38
Locuteur 1

Ils avaient des pins.

7:39
Emmanuel Maurel

Un million.

7:40
Locuteur

À l'époque, on avait des pins. Donc, en fait,

7:43
Emmanuel Maurel

tout ça pour dire que la fronde, elle commence dès le début. Après, elle s'est exacerbée au moment où Valls devient Premier ministre. Loi de travail, notamment, et pas seulement. D'échéance et loi de travail, ça, c'était horrible.

7:55
Présentateur

Reparlons-en tous les trois. Aujourd'hui, encore, des lycéens, des centaines, des milliers de lycéens ont scandé dans la rue « Tout le monde déteste l'EPS ». Ça vient de là, ça vient de ce... Aujourd'hui ? Oui, encore aujourd'hui, c'est ce que m'a dit Cédou.

8:07
Locuteur

À la fête de l'Huma.

8:08
Locuteur 5

Oui, à la fête de l'Huma, oui, mais...

8:09
Locuteur

Là,

8:10
Locuteur 3

je te dis, sur les lycées, à Repu, on entend toujours, c

8:13
Locuteur

'est

8:13
Locuteur 3

toujours d'actu. Juste pour revenir sur ce que vient de dire Emmanuel, au moment où Valls devient Premier ministre,

8:19
Locuteur

je

8:19
Locuteur 3

rappelle qu'à l'époque, ça se fait avec la complicité. J'emploie vraiment le terme complicité de Benoît Hamon, Aurélie Philippetti, Arnaud Montebourg, qui ont fait le petit contrat pour éjecter Jean-Marc Ayrault pour mettre Manuel Valls au pouvoir. On nous les a vendus ensuite comme des alliés dans la cause. C'est aussi important de rappeler aussi cette complicité à un moment de l'histoire. Oui, mais Malek, tu te souviens que c'était pas mon cas.

8:38
Locuteur

Moi,

8:38
Emmanuel Maurel

j'étais

8:38
Locuteur

plus triste de rien du tout. Je

8:39
Locuteur 3

m

8:39
Emmanuel Maurel

'en souviens, Emmanuel.

8:40
Locuteur

Je

8:40
Emmanuel Maurel

m'en souviens. Quand même, Sandrine.

8:42
Locuteur 1

Oui, mais le truc, c'est qu'il s'est passé ça. Donc, ça a été un moment quand même d'une douche froide du peuple de gauche,

8:48
Locuteur

je

8:48
Locuteur 1

veux dire comme ça, sérieuse. Vraiment, vraiment. Moi, je ne comprends toujours pas, d'ailleurs, comment ça a pu se passer. Mais derrière, il n

8:56
Locuteur

'y a

8:56
Locuteur 1

jamais vraiment eu ni le bilan ni la rupture d'avec ça. Et c'est ça, le sujet aujourd'hui. Parce qu'à la limite, des moments politiques qu

9:04
Locuteur

'on

9:04
Locuteur 1

ne comprend pas, où on a l'impression d'avoir été trahi, il y en a d'autres. Mais là, pour moi, quelque part, le moment de la censure, le moment du PLFSS dans l'Assemblée nationale, il a renvoyé à ce moment-là. Et quelque part, c'est une forme de faute originelle. C'est-à

9:19
Locuteur

-dire

9:19
Locuteur 1

que maintenant, il ne faudrait ne donner aucun signal que la social-démocratie est en capacité de trahir. Parce que c'est ça qui s'est passé. C'est une trahison. Tu

9:30
Locuteur

te souviens qu

9:30
Emmanuel Maurel

'il y avait des verres au gouvernement pendant le quinquennat à Hollande ?

9:33
Locuteur 1

Absolument. Et c'est bien pour ça, d'ailleurs, qu'ils

9:35
Locuteur

sont

9:36
Locuteur 1

partis au moment de Valls, quand même.

9:37
Locuteur

Ils sont partis au moment

9:39
Locuteur 1

de

9:39
Locuteur

l

9:39
Locuteur 1

'arrivée de Valls.

9:39
Emmanuel Maurel

Cécile, oui. Mais d'autres verres sont

9:41
Locuteur 5

rentrés.

9:41
Locuteur 1

Qui n'étaient plus verres, du coup. Qui ont été exclus du parti.

9:45
Locuteur 5

Moi, j'ai une question pour vous deux.

9:47
Locuteur 1

Mais je suis d'accord.

9:49
Locuteur 5

Ce tournant sous Hollande, enfin, le hollandisme...

9:52
Locuteur 1

Et d'ailleurs, on s'est abstenus sur le PLFSS.

9:54
Locuteur 5

Si vous me laissez...

9:56
Locuteur

C

9:56
Locuteur 5

'est pas grave, c'est pas grave.

9:58
Locuteur

Non, mais

9:58
Locuteur 1

on va parler.

9:59
Locuteur 5

D'habitude, c'est moi qui coupe la parole. Salut,

10:01
Locuteur

j'ai la parole. On fait

10:02
Locuteur 7

les pieds un peu.

10:03
Locuteur

Ouais, c'est ça, voilà. Merci,

10:04
Locuteur 7

Sandrine.

10:07
Locuteur 5

Pourquoi François Hollande trahit d'emblée les espoirs que beaucoup d'électeurs avaient placés dans la gauche ?

10:13
Locuteur

Pourquoi ?

10:14
Emmanuel Maurel

Je me suis posé moi-même la question. Et je pense qu'en fait, François Hollande, quand on regarde son itinéraire politique, intellectuel,

10:23
Locuteur

c

10:23
Emmanuel Maurel

'est quelqu'un qui vient de ce qu'on appelle les clubs témoins, qui étaient des proches de Jacques Delors, et qui déjà, en fait, dès les années 80, rêve d'un socialisme français qui soit très centre-gauche, voire même une sorte de convergence des centres sur un fond très européiste.

10:41
Locuteur

Et

10:41
Emmanuel Maurel

je pense qu'en fait, c'est ça, sa matrice idéologique. Sauf qu'évidemment, le Parti socialiste, les militants du Parti socialiste et même les électeurs du Parti socialiste ne sont pas sur cette ligne-là.

10:51
Locuteur

Ils

10:51
Emmanuel Maurel

ne l'étaient pas avant, ils ne l'étaient pas entre 2012 et 2017. Il a toujours

10:55
Locuteur

tout

10:55
Locuteur 5

de même réussi à gouverner pendant 5 ans.

10:57
Emmanuel Maurel

Il a été suffisamment habile pour faire le discours du Bourget. Je ne

11:01
Locuteur

sais

11:01
Emmanuel Maurel

pas si vous vous souvenez.

11:02
Locuteur 1

Oui, et mon ennemi,

11:03
Locuteur

c

11:03
Emmanuel Maurel

'est la finance.

11:03
Locuteur

Mon ennemi,

11:03
Emmanuel Maurel

c'est la finance. Et il faut reconnaître qu'on est un certain nombre. Moi, évidemment, je ne soutenais pas François Hollande à la primaire de 2011. Mais je dois reconnaître que comme beaucoup de Français, je suis sorti du Bourget en disant « Putain, mais si ça se trouve, on va le faire. » Parce que comme le disait très bien Sandrine,

11:20
Locuteur

on

11:20
Emmanuel Maurel

avait et le Sénat, et l'Assemblée, et la plupart des régions. Donc j'ai été cocu, comme beaucoup d'électeurs.

11:27
Présentateur

Si François Hollande était dans la pièce, il rétorquerait que c'est aussi l'expérience de gouvernement du fait de se coltiner les soubresauts de la crise de 2008, la très mauvaise gestion des finances publiques de la part de Nicolas Sarkozy, qui a été objectivé par un rapport dont j'ai oublié le nom dès le début du quinquennat. Il vous parlerait de ça, l'expérience

11:48
Locuteur

du réel, la gauche

11:50
Présentateur

face au réel.

11:51
Locuteur

Oui, tu as raison.

11:52
Emmanuel Maurel

Il dirait ça, en effet. Ce n

11:54
Locuteur

'est

11:54
Emmanuel Maurel

pas totalement faux. C'est-à-dire que quand la gauche arrive au pouvoir, elle a face à elle quand même ce qu'on appelait avant le mur

12:00
Locuteur

de l'argent.

12:02
Emmanuel Maurel

C'est la vérité. Les marchés, le patronat, tout le monde est enragé. Et donc, c'est d'ailleurs pour ça que moi je suis réformiste, il faut créer un rapport de force avec ceux qui veulent, donc les syndicats, les gens qui se mettent en lutte quand ils le font, ce qui n'était pas trop le cas d'ailleurs de 2012 en fait. La gauche ne peut vraiment arracher des victoires pour son camp, s'il y a des luttes sociales qui accompagnent la prise de pouvoir. C'est la leçon en fait historique en France de 36 et même un petit peu de 81. Et ça n'a pas du tout été le cas en 2012. Pourquoi ? Parce qu'en fait, Hollande a aussi été élue, surtout par rejet du sarkozyme.

Les gens n'en pouvaient plus, c'était horrible.

12:43
Locuteur 5

Ce n'est pas ce que disent certaines études qui montrent les envies fortes qu'il y avait de redistribution et de justice sociale au moment du vote Hollande, c'est dans la population.

12:51
Emmanuel Maurel

Oui, mais c'est sûrement vrai. Et de toute façon, dans ce pays, il y

12:56
Locuteur

a

12:56
Emmanuel Maurel

une aspiration à l'égalité. J'ai été député européen pendant dix ans qui n'existe pas dans d'autres pays.

13:03
Locuteur

Qu'est-ce que tu en

13:04
Présentateur

penses de cet argument de la gauche du réel ? Non. Pourquoi ?

13:09
Locuteur 1

Non. Et ça,

13:12
Locuteur

c

13:12
Locuteur 1

'est à analyser aussi. François Hollande est issu d'une primaire dans laquelle il était face à Martine Aubry. Martine Aubry tenait une politique de gauche. Martine Aubry tenait une politique de transformation véritable de la société, de redistribution, de diminution de temps de travail, etc.

13:30
Locuteur

Le

13:30
Locuteur 5

caire, elle portait le caire.

13:31
Locuteur 1

Elle portait le caire à l'époque. Et c'est l'appareil socialiste qui a choisi Hollande. Et c'est pour ça que, tout à l'heure,

13:38
Locuteur

je

13:38
Locuteur 1

n

13:38
Locuteur

'ai

13:38
Locuteur 1

pas voulu répondre tout de suite Trash Metal dans la question de la primaire. Mais la réalité, c'est que cette primaire, comme la primaire d'un espace plus grand qui l'a précédée, c'est une primaire qui a été pensée par les partis pour conforter les pouvoirs et les rapports de domination à l'intérieur des partis. Et en fait, vous ne gagnez un parti politique, et moi, c

13:58
Locuteur

'est

13:58
Locuteur 1

ce que j'apprends à mes dépensants, c'est que vous ne gagnez... Vous voyez, je prends des licences politiques.

14:05
Locuteur

Vous

14:06
Locuteur 1

ne gagnez un parti politique que si vous avez une ligne qui est consensuelle, voire pas de ligne. Et donc, ce n

14:14
Locuteur

'est

14:14
Locuteur 1

pas pour rien que c'est Hollande qui tenait le parti et qui sort de la primaire. Ce n'est pas pour rien qu'aujourd'hui, on va chercher Glucksmann à l'extérieur ou fort parce qu'en fait, ce sont des logiques d'appareil. Et moi, je pense qu'on est à la limite de ça aujourd'hui parce que nous sommes dans un moment de tension et de possible basculement extrêmement grave de la France vers l'extrême droite et on est soumis, on est entre les mains de logiques d'appareils qui nous mettent sur le devant de la scène des personnalités politiques qui n'ont obtenu leur place dans les partis politiques que grâce au flou qu'ils entretenaient sur la ligne, sur le fond. Et donc, ça n'est pas un hasard.

14:54
Locuteur 5

Et tu nous

14:54
Locuteur

dis en creux que

14:55
Locuteur 5

Marine Tondelier est la Hollande

14:56
Locuteur

des écolos.

14:57
Locuteur 1

Je n

14:58
Locuteur

'ai

14:58
Locuteur 1

pas parlé de ça, je n

14:58
Locuteur

'ai

14:58
Locuteur 1

pas dit

14:59
Locuteur

ça.

14:59
Locuteur 5

Léa

14:59
Locuteur

?

14:59
Locuteur 7

J'ai dit que j'apprenais. Non, oui, justement, moi, je voulais revenir sur ça parce que je trouve que c'est quand même un enseignement important et c'est quelque chose, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais la question se pose à tous les deux, évidemment. Moi, j'ai le sentiment, en tout cas, que finalement, les partis politiques ne laissent pas d'espace à des lignes un peu radicales. Voilà, donc ça revient un peu ce que tu es en train de dire clairement. Est-ce que finalement, aujourd'hui, le dépassement est possible ?

On voit qu'il y a des exemples à l'international qui fonctionnent bien, quand même, sur des lignes radicales, qui permettent justement à des partis qui étaient peut-être un peu plus traditionnels et un peu plus dans l'establishment, je pense évidemment aux démocrates américains qui commencent vraiment à se reposer la question de savoir si c'était une bonne idée d'être full establishment et qu'ils voient des personnalités comme Mandany, le maire de Chicago, etc. émerger en se disant finalement, est-ce que la radicalité n

15:46
Locuteur

'a

15:46
Locuteur 7

pas une place ? Est-ce que vous pensez aujourd'hui que le Parti Socialiste ou le Parti Écologie-Les Verts sont capables à entendre cette forme de radicalité et à la porter aussi ? Et à porter effectivement des personnalités qui représentent, qui incarnent une rupture, une vraie gauche de rupture aujourd'hui dans leur format actuel

16:08
Locuteur

?

16:09
Locuteur 7

Tu peux commencer Sandrine si tu veux bien.

16:12
Locuteur 1

C'est toute la question. C'est toute la question et j'ai l'impression que les dynamiques de partis,

16:18
Locuteur

parce

16:18
Locuteur 1

qu'en fait les partis sont aujourd'hui très faibles les partis traditionnels. Il y a très peu d'adhérents à l'intérieur des partis traditionnels de sorte que chaque vote, chaque décision stratégique se joue à quelques centaines de voix en réalité. Je crois que le dernier congrès des écologistes, je ne voudrais pas dire de bêtises, mais je crois qu'il y

16:37
Locuteur

a

16:37
Locuteur 1

eu 5200 votants ou quelque chose de cet ordre. Donc c'est quand même extrêmement petit. et donc il y

16:43
Locuteur

a

16:43
Locuteur 1

une prime à ceux qui connaissent le numéro de téléphone de chaque adhérent, à ceux qui ont les listes internes, à ceux qui donc tiennent l'appareil en tant que structure. Et moi, j'avais été très surprise, par exemple, après la primaire des écologistes la dernière fois, où il y avait 120 000 inscrits à cette primaire et où ça dépassait largement les écologistes et où après, on m'avait expliqué que ça n'était pas possible d'envoyer un mail aux 120 000 personnes pour leur demander d'adhérer et je savais qu'il y avait des cadres du parti qui disaient en off à des journalistes politiques qu'ils savaient faire un congrès sur un espace de 5 à 10 000 adhérents.

17:24
Locuteur

Ils

17:24
Locuteur 1

ne savaient pas faire un congrès sur 120 000 et donc ils préféraient que ça reste sur un échelonnage de 5 à 10 000. Et tant que les partis n'acceptent pas de se faire déborder par une base politisée,

17:36
Locuteur

en

17:36
Locuteur 1

fait, eh bien, on aura toujours des logiques d'appareil et des logiques, pardon de le poser ainsi, mais des poids immenses donnés à des personnalités apparatchiques qui ne sont pas forcément d'ailleurs celles qui passent à la télé, mais à des personnalités

17:52
Locuteur

apparatchiques. tu me donnes envie

17:53
Locuteur 7

de te poser une question pour aller un peu plus loin dans la

17:55
Locuteur

réflexion. Je sais bien que je me mets en difficulté

17:57
Locuteur 1

là.

17:57
Locuteur 7

Non, c'est pas mon genre.

17:59
Locuteur

Est-ce que

17:59
Locuteur 7

tu penses que c'est valable pour tous les partis de gauche

18:02
Locuteur

?

18:03
Locuteur 1

LFI n'a pas fait ça.

18:04
Locuteur

C

18:04
Locuteur 1

'est-à

18:04
Locuteur

-dire

18:04
Locuteur 1

qu'LFI a fait un pari tout à fait inverse qui a ses revers aussi.

18:08
Locuteur

C

18:08
Locuteur 1

'est-à

18:08
Locuteur

-dire

18:08
Locuteur 1

que la question de la démocratie, par exemple, n'est pas du tout abordée de la même manière, voire pas du tout. Donc, voilà. Et

18:16
Présentateur

ça marche.

18:17
Locuteur 1

C

18:17
Locuteur

'est

18:18
Présentateur

ça que je trouve intéressant.

18:19
Locuteur

C'est-à-dire que

18:19
Présentateur

est-ce que le Parti Socialiste est pas en train de s'effondrer aussi du fait de sa structure, disons, démocratique qui est en fait assez bordélique, complexe, avec différents visages, les éléphants, on ne comprend rien, ils ne sont pas d'accord entre eux,

18:30
Locuteur

ils

18:30
Présentateur

s'engueulent sur des plateaux télé. Pendant ce temps-là, Jean-Luc Mélenchon, il déroule.

18:33
Locuteur 1

Voilà.

18:34
Locuteur

Alors,

18:34
Locuteur 1

juste, et après, je te laisse la parole.

18:36
Locuteur

Pardon. Je trouve

18:38
Locuteur 1

qu'il y a, là, dans cette espèce de guerre d'appareils, eh bien, il y a aussi un temps militant, une énergie militante qui est totalement consacrée au fait de faire une motion, d'essayer de la faire voter, de lire l'article 12 du règlement intérieur et de l'interpréter, de saisir le conseil statutaire. Enfin, là, je ne parle pas avec les mots qui sont chez moi. Et du coup, c'est tout un temps que tu ne passes pas à ni travailler, ni aller ouvrir des portes, ni tracter, ni convaincre, etc. Et que ça embolise aussi la décision partidaire.

19:11
Emmanuel Maurel

Emmanuel. Non, je rigole parce que je vois... Dans le chat ? Oui, un type, enfin, ou quelqu'un,

19:16
Locuteur

je

19:16
Emmanuel Maurel

ne

19:16
Locuteur

sais

19:16
Emmanuel Maurel

pas, qui dit la gueule de Morel. Non, c'est juste, j'étais en train de réfléchir.

19:19
Locuteur 7

Voilà, mais...

19:20
Locuteur

Alors, si vous commencez à lire le chat...

19:24
Emmanuel Maurel

En fait, je ne

19:26
Locuteur

suis

19:26
Emmanuel Maurel

pas du tout habitué. Moi, les seules émissions Twitch que j'ai faites, c'était assez institutionnel. Et là, je vois les gens... Bienvenue sur Baxit, Emmanuel.

19:33
Locuteur

Je vais t'accueillir, ça fait plaisir.

19:35
Présentateur

Le chat, soyez sympa, s'il vous plaît. C'est assez perturbant. Il faudrait un chat au débat du PS.

19:41
Locuteur

On se serait

19:42
Emmanuel Maurel

bien marré. Ah ouais.

19:43
Locuteur

Parce qu'il y avait de quoi

19:43
Emmanuel Maurel

faire.

19:44
Locuteur

Il y aurait

19:44
Emmanuel Maurel

des bonnes blagues. Alors, d'abord, je vais apporter des nuances. C'est mon côté sauce d'aime. Moi,

19:51
Locuteur

je

19:51
Emmanuel Maurel

trouve ça... Moi, j'aime bien les partis démocratiques. J'aime bien la vie démocratique des partis. Alors, c'est vrai que j'ai été au Parti Socialiste, on était à un moment de 250 000.

20:01
Locuteur

Mais

20:01
Emmanuel Maurel

moi, je trouvais ça important qu'il y

20:02
Locuteur

ait

20:02
Emmanuel Maurel

des courants de pensée.

20:04
Locuteur

Je

20:04
Emmanuel Maurel

trouvais ça même... Tu parlais d'émotion. Moi, je trouvais ça vachement important qu'on écrive des textes et qu'on débatte entre militants sur des textes.

20:12
Locuteur

Moi aussi, je trouvais ça important. Ça,

20:13
Emmanuel Maurel

c

20:14
Locuteur

'est

20:14
Présentateur

très noble. L'émotion, c'était des

20:15
Locuteur

textes d

20:16
Présentateur

'orientation politique que les adhérents discutaient et votaient à l'occasion des congrès

20:20
Locuteur

disons l'Assemblée générale.

20:22
Emmanuel Maurel

C'était pas vraiment un parti de masse, mais c'était quand même... Oui, c'est moins le cas aujourd'hui. C'est moins le cas aujourd'hui. Mais moi, je trouve ça très important. Et en fait,

20:37
Locuteur

on

20:38
Emmanuel Maurel

ne peut pas dire à gauche qu'on est pour l'émancipation, on est pour la démocratie sociale, la démocratie dans l'entreprise, la démocratie partout, sauf dans un parti politique. Moi, ça, là-dessus, tu disais la France insoumise, ça marche. Il n

20:53
Locuteur

'y a

20:53
Emmanuel Maurel

aucune démocratie interne, ça,

20:54
Locuteur

c

20:54
Emmanuel Maurel

'est vrai.

20:55
Locuteur

Mais

20:55
Emmanuel Maurel

on peut aussi se dire si on est de gauche, on est quand même pour un contre-modèle de société. Et moi, par exemple, je rejette par tous les torts de ma peau le régime de la Ve République, le crétinisme présidentiel, l'idéologie du sauveur suprême. Voilà. Donc,

21:13
Locuteur

moi,

21:13
Emmanuel Maurel

j'étais plutôt content d'être dans un parti démocratique. Après, il

21:16
Locuteur

y a

21:16
Emmanuel Maurel

la question de la radicalité. D'abord, je signale quand

21:19
Locuteur

même, Sandrine,

21:20
Emmanuel Maurel

que je fais le lien entre les deux débats. Tu

21:24
Locuteur

as

21:24
Emmanuel Maurel

fait un super score à la primaire des Verts sur une ligne jugée radicale par ceux qui étaient tes opposants.

21:32
Locuteur

Ce n'est pas par les militants

21:33
Emmanuel Maurel

Verts. c'est possible. Ça, c'est la première chose. Mais après, il y

21:37
Locuteur

a

21:37
Emmanuel Maurel

un conflit entre une incontestable aspiration à la radicalité chez plein de gens en France, on va dire à gauche, notamment dans la jeunesse, et puis des gens qui se posent aussi, qui sont généralement plus vieux, plutôt mon âge, qui se posent la question de comment on exerce le pouvoir, comment on fait justement pour être face au mur de l'argent et y arriver quand même. Qu'est-ce qu'on arrache comme compromis ? Voilà. Et en réalité, c'est cette contradiction ou cette tension qui fait qu'on peut être un réformiste, exercer le pouvoir en prenant en compte les radicalités qui s'expriment dans la société, mais forcément, on ne peut pas renverser la table à tous les coups.

D'ailleurs, les démocrates américains,

22:20
Locuteur

si

22:20
Emmanuel Maurel

radicaux soient-ils dans ce moment... Déjà, le système est très différent parce qu'en fait, comme c'est bipartisan...

22:25
Locuteur

Dans le chat, il y a marqué le

22:26
Locuteur 1

PS n'arrache jamais rien.

22:28
Locuteur

Mais

22:29
Emmanuel Maurel

ça, ce n

22:29
Locuteur

'est

22:29
Emmanuel Maurel

pas vrai. Toute l'histoire... Non, non, non. Alors ça,

22:33
Locuteur

ce

22:33
Emmanuel Maurel

n

22:33
Locuteur

'est

22:33
Emmanuel Maurel

pas vrai. Qu'est-ce qu'il a arraché le PS ? De 1936

22:39
Locuteur

à 1981 à

22:41
Emmanuel Maurel

1997, on a arraché des choses et même, je vais te dire, même dans le quinquennat de François Hollande que j'ai combattu vraiment du début jusqu'à la fin.

22:49
Locuteur

quand

22:49
Emmanuel Maurel

même, je reconnais qu'il

22:51
Locuteur

y a

22:51
Emmanuel Maurel

une mesure qui a été faite,

22:52
Locuteur

c

22:52
Emmanuel Maurel

'était la retraite à 60 ans pour ceux qui avaient eu des carrières longues. Ça, c'est ce qu'on a fait par décret

22:56
Locuteur

dès

22:56
Emmanuel Maurel

qu'on arrive au pouvoir. Le MEDEF n'était pas chaud. Il n'était pas chaud du tout. Il a hurlé à la mort tout de suite. C'était un euphémisme. OK, d'accord. Mais moi, je ne

23:04
Locuteur

suis

23:04
Emmanuel Maurel

pas habitué à cette émission quand

23:05
Locuteur

tu

23:05
Présentateur

fais des litotes...

23:06
Locuteur

Je dis des conneries, ça m'arrive.

23:08
Présentateur

On va écouter Malek.

23:09
Locuteur 3

Emmanuel, j

23:10
Locuteur

'ai

23:10
Locuteur 3

une question sur la primaire. Tu m'as connu,

23:12
Locuteur

j

23:12
Locuteur 3

'avais 15 ans quand on était au PS dans le Val d'Oise. Je dis on parce que tu l'as quitté aussi. J'ai vécu, moi, mon début de militant avec l'âge d'or du PS, Jean-Pierre Bell, Claude Barthelon, François Hollande.

23:25
Locuteur

C

23:25
Locuteur 3

'était... Champagne tous

23:26
Locuteur

les jours ! Champagne everyday.

23:28
Emmanuel Maurel

Je ne

23:29
Locuteur

suis

23:29
Emmanuel Maurel

pas sûr que ça dise grand-chose à grand monde. Oui. Mais

23:32
Locuteur

j'ai vu Jean

23:32
Emmanuel Maurel

-Pierre Bell récemment, il avait été très en forme.

23:34
Locuteur 3

On l'embrasse. Je devrais être une des cibles de la primaire là ouverte. Et je t'avoue que de mettre 15 balles alors que j'ai mis 2 euros pour voter Sandrine Rousseau en 2022, 2021 en l'occurrence. Tu mets 2 balles pour Sandrine mais pas 15 balles pour Emmanuel

23:51
Locuteur

?

23:53
Locuteur 3

Franchement, après avoir vu les débats et tu sais quoi, pour tout te dire, pour être très honnête, même si je pense que mon choix est arrêté depuis un moment, je me suis posé la question jusqu'à dimanche soir après votre débat de est-ce que j'y vais ou pas ? Et en fait, vous nous avez donné l'envie de tout le contraire. Ma vraie question, c'est...

24:07
Locuteur

Il

24:08
Locuteur 3

n

24:08
Locuteur

'y

24:08
Locuteur 3

a pas eu de travail depuis 8 ans avec Olivier Faure, programmatique, sur le fait de reviser l'hégémonie à gauche. On parle déjà de hold-up, Ségolène Royal parle déjà d'hold-up en parlant de Raphaël Glucksmann. Ce matin, Olivier Faure nous dit que le potentiel vainqueur de la primaire pourrait être un centriste en parlant aussi de Raphaël Glucksmann.

24:29
Locuteur

Pourquoi

24:29
Locuteur 3

tu t'es embarqué dans cette primaire si c'est pour finir dernier de cette primaire et pour à la fin qu'il n

24:33
Locuteur

'y ait

24:33
Locuteur 3

pas fauteuil de famille

24:34
Locuteur

?

24:35
Emmanuel Maurel

Alors, les... Ça, Sandrine pourrait mieux vous en parler que moi. Les fins de primaire où on commence à s'invectiver les uns les autres avec des arguments, enfin bon, je ne

24:49
Locuteur

suis

24:49
Emmanuel Maurel

pas sûr que Ségolène Royal soit forcément la plus à même de donner des leçons à tout le monde. Je ne suis pas sûr qu'Olivier Faure puisse se représenter comme le champion de l'aile gauche du PS. Je suis d'accord. à 15 ans, tu savais qu'Olivier Faure, il était... Avec Jean-Marc

25:03
Locuteur 3

Ayrault.

25:03
Emmanuel Maurel

Voilà, c'est ça. Donc bon, il ne faut pas non plus déconner. Et quant au... Moi, ce que j'ai trouvé intéressant, moi, par exemple, je suis venu dans cette primaire hyper sérieusement. C'est-à

25:13
Locuteur

-dire

25:13
Emmanuel Maurel

que j'ai... On a, avec des camarades, on a bossé un programme avec une grosse partie écolo dont aucun journaliste n'a voulu parler, ce qui m'a rendu

25:20
Locuteur

hystérique.

25:20
Emmanuel Maurel

Oui, je te... C'est quand même... D'accord. D'ailleurs, il faudra qu

25:24
Locuteur

'on

25:24
Emmanuel Maurel

s'interroge là-dessus, sur pourquoi... Alors que moi, franchement, c'est un programme qui est très complet, très dense, beaucoup sur les questions économiques et sociales, mais majoritairement sur la question de la transition écologique, de la préservation de la biodiversité, tout ça. Impossible, impossible, dans toutes les émissions qu'on a faites, d'en tirer plus de 30 secondes. Voilà. Bon, c'est... Je passe, mais...

25:47
Locuteur

Elle

25:47
Présentateur

sert à quoi, la primaire, alors

25:48
Locuteur

?

25:48
Présentateur

Je précise qu'il y a 140 000 personnes qui sont inscrites pour voter à cette primaire. c'est 20 fois moins qu'il y a 15 ans.

25:56
Locuteur

Bien sûr.

25:57
Locuteur 1

Je peux juste... Parce qu'il y a un truc qui me gêne dans ce que tu as dit tout à l'heure. Tu disais, les jeunes, ils sont radicaux, etc. Et

26:04
Locuteur

sinon, on n'est plus

26:04
Locuteur 1

vieux. Et sinon, on

26:05
Locuteur

n'est plus

26:05
Locuteur 1

vieux et on va gérer parce qu

26:07
Locuteur

'on

26:07
Locuteur 1

sait faire le rapport de force. Moi, vraiment, je t'alerte là-dessus.

26:12
Locuteur

C

26:12
Locuteur 1

'est-à-dire que l'idée qu'il y aurait une radicalité qui ne soit pas en capacité de gouverner alors qu'il faudrait être dans une forme de respectabilité pour gouverner. Ça, je suis mais en total désaccord.

26:26
Locuteur

En total désaccord. Et je

26:27
Locuteur 1

pense vraiment qu

26:28
Locuteur

'au contraire... Non, mais je n'ai pas dit ça.

26:29
Locuteur 1

Non,

26:29
Locuteur

mais

26:29
Locuteur 1

tant mieux parce que c'est ce que j'avais cru comprendre.

26:31
Locuteur

J'ai dit, il y a une

26:31
Emmanuel Maurel

tension entre des aspirations à la radicalité qui s'expriment dans une partie de la jeunesse et une partie de la population, on va dire. Une tension entre ça et l'exercice de l'État qui suppose, oui, souvent, des compromis avec la réalité. Je prends un exemple. Tu es économiste. Là, en ce moment, les marchés financiers sont en train d'attaquer la France parce que c

26:51
Locuteur

'est

26:51
Emmanuel Maurel

ça dont on parle. Et l'augmentation des taux d'intérêt, c'est en partie dû à ça. On arrive au pouvoir. Imaginons qu'on arrive au pouvoir avec notre programme de 2024, le NFP,

27:00
Locuteur

qui est un

27:00
Emmanuel Maurel

programme qu'on peut qualifier de... pas radical, mais quand

27:05
Locuteur

même... De rupture.

27:06
Locuteur 1

Un

27:07
Emmanuel Maurel

programme de rupture.

27:07
Locuteur 1

Oui, je vais te dire, je ne

27:08
Locuteur

le

27:08
Locuteur 1

trouvais pas assez radical.

27:09
Emmanuel Maurel

Oui, ça dépend sur quoi. Mais disons que quand tu vois tout ce qu'on prévoyait en termes de dépenses publiques, c'était quand même déjà pas mal. Une de nos principales difficultés si on arrivait au pouvoir aujourd'hui, avec toi comme ministre de l'économie, ça serait faire face à ça. C'est-à-dire l'attaque violente du capitalisme financier. Et on peut toujours dire ouais, on est super fort et puis avec tous ces jeunes on va y arriver. Ce n

27:31
Locuteur

'est

27:31
Emmanuel Maurel

pas si simple. Donc je revendique aussi

27:37
Locuteur

d

27:37
Emmanuel Maurel

'essayer d'être crédible par rapport aux gens qui espèrent en nous.

27:40
Locuteur

Oui,

27:40
Locuteur 1

mais pour pouvoir faire face par exemple au capitalisme financier dont je suis d'accord avec toi qu'il ne

27:46
Locuteur

va

27:46
Locuteur 1

pas se gêner pour nous attaquer si nous gagnons le pouvoir. C'est aussi avoir des idées nouvelles, une nouvelle manière de gérer, etc. Par exemple, si tu prends la dette, aujourd'hui, évidemment que si tu empruntes sur les marchés financiers, évidemment tu te soumets au marché financier.

28:02
Locuteur

C'est pour

28:03
Emmanuel Maurel

ça que moi je propose un grand emprunt.

28:04
Locuteur 1

Oui, mais donc voilà.

28:05
Locuteur

C'est justement

28:07
Locuteur 1

pour

28:07
Emmanuel Maurel

échapper à cette logique-là.

28:08
Locuteur 1

Oui, mais c'est aussi

28:09
Locuteur

ça que je veux te dire.

28:11
Locuteur 1

Cette radicalité issue des mouvements sociaux, elle nous permet aussi de penser autrement les solutions et donc de pouvoir ne pas commencer à trahir dès le premier jour du

28:21
Locuteur

gouvernement. Évidemment, mais pour moi une

28:22
Emmanuel Maurel

gauche de gouvernement c'est quelqu'un qui fait la synthèse entre les fondamentaux, non fondamentaux et les luttes nouvelles qui s'expriment. Par exemple, moi je suis très intéressé par tout ce qui est un peu marginal, mais les luttes contre l'invasion publicitaire, contre la fast fashion, contre l'hyperconsommation, ça en tant que socialiste, moi je pense qu'on doit totalement l'intégrer dans notre logiciel entre guillemets. Voilà, donc...

28:45
Locuteur

En parlant du parti socialiste,

28:47
Présentateur

il

28:47
Locuteur

y

28:47
Présentateur

a quand même un truc intéressant parce que tout à l'heure vous avez expliqué la racine de cette décennation du PS, c'est-à-dire la déception ou la trahison qu'a été le quinquennat Hollande. Mais le quinquennat

28:57
Locuteur

Hollande... Moi je

28:57
Emmanuel Maurel

n

28:57
Locuteur

'ai

28:57
Emmanuel Maurel

pas dit que c'était la racine, ça c'est Sandrine qui a dit ça. C'est Sandrine qui

29:01
Locuteur

a dit D'ailleurs je ne crois pas que

29:01
Emmanuel Maurel

tout le monde déteste le PS, je ne

29:03
Locuteur

crois

29:03
Emmanuel Maurel

pas du tout. Les trois quarts des grandes villes en France sont gérées par le PS.

29:08
Locuteur

Si vraiment ils

29:08
Emmanuel Maurel

étaient honnits à ce point... Par des élus socialistes Emmanuel ? Ils sont socialistes. Pas par le PS. Excuse-moi mais là la distinction est quand même spécieuse.

29:16
Locuteur 3

Je

29:16
Emmanuel Maurel

te

29:17
Locuteur 3

dis la brand,

29:19
Locuteur

la

29:19
Locuteur 3

marque de ces élus-là qui ont fait un travail depuis longtemps par rapport à la marque PS, c'est pour ça que la plupart d'ailleurs quand ils se présentent ils ne mettent pas le logo du PS.

29:27
Emmanuel Maurel

D'accord. Enfin, excuse-moi mais là je suis désolé.

29:31
Locuteur

Encore une fois... À Marseille, à Paris...

29:33
Emmanuel Maurel

Je ne

29:33
Locuteur

suis

29:33
Emmanuel Maurel

même pas au

29:34
Locuteur

Parti Socialiste. Il faut qu'on parle de Marseille.

29:36
Emmanuel Maurel

Mais quand même...

29:36
Locuteur

Il faut

29:36
Locuteur 2

qu'on parle de

29:37
Locuteur

Marseille. Mais

29:37
Emmanuel Maurel

ils ont l'étiquette PS. Donc ils sont quand même élus.

29:40
Locuteur

C'est donc que les gens

29:41
Emmanuel Maurel

reconnaissent les gens reconnaissent quand même qu'ils font un bon travail si ils ne se préparaient pas élus. Je reviens sur

29:45
Locuteur

le PS justement parce que

29:47
Présentateur

il y a beaucoup de jeunes en tout cas qui se sont politisés contre Manuel Valls dans

29:52
Locuteur

la

29:52
Présentateur

loi travail. Voilà,

29:53
Locuteur

des cortèges dans les rues. C'est ça je voulais comprendre.

29:54
Présentateur

Oui mais ils sont dans le chat. C'est cette génération-là. Ce sont ces jeunes-là. Donc forcément pour eux le PS c'est ça. Le PS à la fin du quinquennat Hollande a choisi Benoît Hamon un fronteur comme candidat. Il y avait déjà un sympathisant PS.

30:06
Locuteur

Tu

30:06
Présentateur

le soutenais. Sympathisant PS on dit non à Valls donc non au hollandisme. Il y avait déjà ça. Puis Olivier Faure prend la tête du Parti Socialiste sur un programme de critique assez ferme du hollandisme.

30:17
Locuteur

Oh

30:17
Présentateur

si quand même. Non. En 2018 il était... Ah non justement ce n

30:19
Locuteur

'est

30:19
Présentateur

pas vrai. Pas assez ? Ah bah non. Moi c'est pour ça que...

30:22
Locuteur

Tout ça pour dire

30:22
Présentateur

que 2022 NUPES avec la France Insoumise. 2024 NFP avec la France Insoumise. Mais pourquoi tu dis avec la France Insoumise ? Avec toute la gauche. Union. Oui mais

30:30
Emmanuel Maurel

union. Avec toute la gauche.

30:32
Locuteur

Je

30:32
Emmanuel Maurel

ne

30:32
Locuteur

veux

30:32
Emmanuel Maurel

pas pourquoi... Non avec toute la gauche.

30:34
Locuteur

C'est l'union de la France Insoumise. C'est le sujet de la gauche aujourd'hui. C'est le France Insoumise qui est hégémonique à gauche.

30:38
Emmanuel Maurel

Vous

30:38
Locuteur 3

avez passé trois débats en parler. C'est pour ça qu'on en parle.

30:41
Emmanuel Maurel

Non justement moi tu as remarqué que j'ai quand

30:42
Locuteur

même essayé à chaque fois d'être un

30:44
Emmanuel Maurel

peu à distance parce que d'abord ce n

30:45
Locuteur

'est

30:45
Emmanuel Maurel

pas très respectueux par rapport à nos autres partenaires qui représentent quelque chose dans la société. Les communistes ça représente quelque chose dans la société.

30:52
Locuteur

Qu'est-ce

30:53
Présentateur

que tu penses du fait je voulais en venir au fait que l'EPS ne sait toujours pas quoi faire du quinquennat Hollande. On

30:57
Locuteur

l'assume pas.

30:58
Présentateur

On est d'accord. Mais

30:59
Locuteur

je suis d'accord c'est le

31:00
Emmanuel Maurel

principal problème j'arrête pas de le dire d'ailleurs. Et peut-être que j'ai eu une petite plus-value dans ce débat c'est en particulier parce que j'ai rappelé ça. J'ai rappelé ce moment-là. Et je pense que l'EPS ne pourra définitivement tourner la page quand il aura fait un examen très critique. Ça a été fait par Ségolène Royal. D'ailleurs j'ai remarqué ce qui est paradoxal c'est qu'elle a été ministre pendant tout le quinquennat. Mais bon ça c'est encore autre chose. Mais elle a fait en effet une critique très dure du quinquennat de François Hollande. Mais c'est difficile aussi parce que t'as quand même plein de gens qui ont soutenu François Hollande qui ont participé.

Olivier Faure le premier.

31:36
Locuteur

Et

31:36
Emmanuel Maurel

donc c'est difficile de dire ben voilà on s'est planté sur

31:39
Locuteur

beaucoup

31:40
Emmanuel Maurel

de points quand même.

31:41
Locuteur 1

Moi je voudrais quand même dire pardon juste qu'il y a aussi un sujet parce que tu parlais de Marseille. Moi j'ai été hyper choquée de ce qui s'était passé à Marseille.

31:46
Locuteur

Qu'est-ce qui s'est passé à Marseille ?

31:47
Locuteur 1

Comme à Paris d'ailleurs.

31:48
Locuteur

C

31:48
Locuteur 1

'est-à-dire qu'au deuxième tour donc il y avait une liste PSELV d'ailleurs et puis après une LFI. Et il n

31:56
Locuteur

'y a

31:56
Locuteur 1

pas eu de fusion il n'y

31:57
Locuteur

a

31:57
Locuteur 1

même pas eu d'appel téléphonique entre les deux tours. Et moi je trouve que ça c'est une attitude

32:02
Locuteur

je

32:02
Locuteur 1

vais le poser mais classiste aussi du PS. C'est-à-dire qu'il y a aussi une volonté de jeter LFI, de minimiser la force de LFI, d'espérer la chute de LFI, de faire tout pour que LFI soit ostracisé, etc. Et cela sans respect des électeurs et électrices de LFI. Et moi j'ai trouvé qu'à Marseille par exemple, de Logu, on en pense ce qu

32:29
Locuteur

'on

32:29
Locuteur 1

veut mais à la fin il était allé chercher des gens des quartiers.

32:32
Locuteur

Vous ne pouvez pas se maintenir au second tour

32:33
Locuteur 1

? Non mais d'accord sauf qu'à un moment c'était aussi la responsabilité de la gauche que d'aller chercher ces électeurs-là. Et plutôt que de faire ça ils ont claqué la porte au nez de ces électeurs. Et moi je trouve qu'il y a une démarche classiste derrière ça. Et je trouve que...

32:46
Locuteur

Pourquoi

32:46
Locuteur 1

classiste

32:46
Locuteur

?

32:47
Locuteur 1

Classiste parce que ce sont des... En fait à LFI, il faut aussi reconnaître qu'ils vont aller chercher des milieux populaires, des milieux jeunes, des milieux précaires, des milieux auxquels le PS ne va pas parler, auxquels les

32:58
Locuteur

écologistes parlent beaucoup moins.

33:00
Emmanuel Maurel

Sur Marseille,

33:01
Locuteur

c

33:01
Emmanuel Maurel

'est faux ce que tu dis. Sur Marseille, sur les quartiers populaires, la liste paillant elle est devant la liste de Logu.

33:06
Locuteur 5

Il y a souvent eu des barons des barons PS dans des villes très populaires, etc. C'est juste une autre manière de considérer son électorat ou considérer

33:14
Locuteur

son électorat comme actuel. Non mais moi je contestais juste le

33:16
Emmanuel Maurel

terme classiste.

33:17
Locuteur

Bah oui

33:17
Emmanuel Maurel

mais... Il y a des gens qui sont issus de la classe ouvrière qui votent pour le PS. Au municipal en tout cas.

33:23
Locuteur 1

Oui mais moi je trouve que dans la manière dont le PS s'en prend à LFI, il y a ce truc qui n'est pas dénoué, qui n'est jamais analysé.

33:34
Locuteur

C'est marrant que

33:34
Emmanuel Maurel

tu ne poses pas la question inverse.

33:36
Locuteur

C

33:36
Emmanuel Maurel

'est la manière dont LFI s'en prend aussi beaucoup au PS. Parce que par exemple, prenons l'exemple de Marseille et Paris, c'est quand même des campagnes où LFI a tapé exclusivement sur l'EPS pendant

33:47
Locuteur

toutes les campagnes municipales.

33:49
Locuteur 1

Non mais non.

33:50
Locuteur

Pour le coup c'est

33:50
Emmanuel Maurel

quand même...

33:51
Locuteur

Justement je voulais

33:51
Locuteur 5

parler de Paris par un exemple très concret d'où on en est niveau radicalité par radicalité. A Paris il y

33:57
Locuteur

a

33:57
Locuteur 5

un truc qui a fait un peu de bruit,

33:58
Locuteur

enfin

33:58
Locuteur 5

pas tellement, il n

33:59
Locuteur

'y a

33:59
Locuteur 5

pas longtemps, c'est la rénovation de deux rues autour du futur grand magasin LVMH. Deux millions d'euros de travaux de rénovation ont été promis par LVMH directement qui va donc rénover à sa patte et aux besoins de son magasin en fonction des besoins de circulation et tout qui aura dans son propre magasin. C'est entre deux rues. Rue de Rivoli ? Je ne

34:20
Locuteur

sais

34:20
Locuteur 5

pas, je ne connais pas, je ne

34:21
Locuteur

suis

34:21
Locuteur 5

pas de Paris. D'accord, d'accord. Mais c'était marqué dans l'article de Libération, c'était hier. Et apparemment ça gueule en conseil municipal, notamment les écolos qui disent attendez en fait c

34:30
Locuteur

'est

34:30
Locuteur 5

une privatisation totale de l'espace public, etc. Et Emmanuel Grégoire défend le truc en disant mais attendez, moi je ne les ai pas les deux millions. Donc finalement c'est Bernard Arnault qui va payer pour la rénovation des deux rues et voilà, gagnant-gagnant. Et bah oui, c'est un maire PS. C'est donc ça le niveau d'accommodation avec le capital que nous propose le PS ? En tout cas, c'est le cas aujourd'hui à Paris.

34:53
Emmanuel Maurel

Alors je ne connais pas le cas d'espèce, mais moi de toute façon dans mon programme, j'ai dit que je construisais un autre modèle de développement fondé sur trois choses, démondialisation, démarchandisation, démocratisation. Donc la privatisation des rues, le financement des infrastructures publiques par les boîtes privées, ce n

35:12
Locuteur

'est

35:12
Emmanuel Maurel

certainement pas mon truc.

35:12
Locuteur 5

Vous voyez pourquoi tout le monde peut détester le PS ?

35:15
Locuteur

Ce genre de trucs.

35:16
Emmanuel Maurel

D'abord, un, tout le monde ne déteste pas le PS. Mais non !

35:20
Locuteur

Il faut lire le tchat.

35:21
Emmanuel Maurel

Si ça

35:22
Locuteur

vous

35:22
Locuteur 7

intéresse,

35:22
Locuteur

je le

35:23
Emmanuel Maurel

lis. Le tchat n'est pas représentatif de quoi que ce soit. Il y

35:27
Locuteur

a plein de trucs

35:27
Emmanuel Maurel

qui me

35:28
Locuteur

font rire. Mais c'est drôle parce qu'à chaque fois, c'est

35:32
Emmanuel Maurel

mon tchat. je les connais. Tu vois, par exemple, ils mettent 2%. Ils font référence à la présidentielle. C'est marrant comment, y compris les internautes de gauche, ont intégré dans leur logiciel que le seul truc qui compte,

35:44
Locuteur

c

35:44
Emmanuel Maurel

'est la présidentielle. Moi, je

35:46
Locuteur

ne suis

35:46
Emmanuel Maurel

pas d'accord. Je suis désolé. Pour être les désténatoriales.

35:49
Locuteur

Pourquoi est-ce que...

35:51
Emmanuel Maurel

Dans

35:51
Locuteur

ces cas-là... Les législatives, ça compte aussi.

35:53
Locuteur 7

Désolé de relever l'incohérence, mais dans ces cas-là, pourquoi vous êtes candidat à la primaire

35:56
Locuteur

?

35:57
Emmanuel Maurel

Justement, pour la

35:58
Locuteur

législative.

35:58
Locuteur 3

Pour le GRS, elle est législative.

36:00
Locuteur

C'est quoi la strade ? Je

36:02
Emmanuel Maurel

ne sais même pas si je vais me représenter aux législatives. t'as une belle circo en plus. Hein ? T'as une belle circo en plus. Bon, tu la connais, c'est celle d'Argentet, c'est une circo de droite, mon ami. C

36:11
Locuteur

'est

36:11
Emmanuel Maurel

celle

36:12
Locuteur

d'Argentet qui est une circo de gauche. Vos discussions locales, Mais que t'as chauffé. Parce qu'on est banlieusards tous les deux, on n'habitait pas loin. Vous avez milité

36:20
Locuteur 3

ensemble. Il ne

36:21
Locuteur

m

36:21
Locuteur 3

'a toujours pas dit pourquoi il est allé à la primaire alors qu'à la fin, il n

36:23
Locuteur

'y

36:23
Locuteur 3

aura pas de photo de famille.

36:24
Locuteur

Il

36:24
Emmanuel Maurel

y aura une photo de famille et je vais à la primaire parce que je veux porter mes idées pour convaincre les socialistes, en tout cas une majorité d'entre eux, qu'un certain nombre de thèses que je porte, elles sont bonnes, justement, pour renouer avec cette tradition de gauche qu'on n'aurait jamais dû abandonner.

36:38
Présentateur

Est-ce que le PS a vocation à devenir un satellite de la France insoumise hégémonique

36:45
Locuteur

? Est-ce que c'est ce que ça va

36:47
Présentateur

devenir

36:47
Locuteur

? De

36:48
Présentateur

quoi ?

36:48
Locuteur 1

Il va y

36:48
Locuteur

avoir

36:48
Locuteur 1

une attaque.

36:50
Présentateur

Pardon, excusez-moi, mais aux élections locales, aux élections intermédiaires, le PS se défend assez bien. C'est vrai. Électoralement,

36:56
Locuteur

il

36:56
Présentateur

cartonne. Aux élections municipales, régionales, départementales, aux européennes, il se défend bien. Aux sénatoriales, on voit

37:01
Locuteur

le résultat. Ils

37:01
Locuteur 7

cartonnent. Ils

37:02
Locuteur

maintiennent.

37:03
Présentateur

À gauche, ils sont loin devant. Mais à ces élections-là.

37:06
Locuteur

Par contre, aux élections nationales,

37:08
Présentateur

présidentielles, législatives, ça dépend, il faut négocier. Mais présidentielles, le PS est à la rue par rapport à une France insoumise qui est loin devant. Quand Jean-Luc Mélenchon dit c'est nous qui avons relevé le drapeau de la gauche et c'est à nous à qui revient l'honneur de défendre...

37:21
Locuteur

Attends, c'est valable pour les législatives aussi.

37:24
Présentateur

C'est valable pour les législatives aussi. En fait, il a raison, Jean-Luc Mélenchon, le PS est un satellite. D'abord,

37:31
Emmanuel Maurel

on va arrêter une fois pour toutes, je ne suis pas le porte-parole du PS. Non,

37:36
Locuteur

c'est vrai.

37:36
Emmanuel Maurel

Moi-même, les

37:38
Locuteur

histoires

37:39
Emmanuel Maurel

de satellites, de planètes, je ne crois pas. Je crois que dans la gauche française, il y

37:43
Locuteur

a

37:43
Emmanuel Maurel

un certain nombre de courants. Ils sont divers. Parfois, ils s'accordent. Parfois, ils se disputent au sens noble du terme. Il

37:51
Locuteur

y

37:51
Emmanuel Maurel

a du débat. Et je ne crois pas que quiconque ait vocation à devenir satellite de quiconque.

37:57
Présentateur

Sandrine

37:58
Locuteur

Rousseau,

37:58
Présentateur

est-ce que les écologistes vont devenir un satellite de la France insoumise ?

38:01
Locuteur 1

Nous, on est satellite du soleil, monsieur. Satellitaire. Bon, alors... Non,

38:06
Locuteur

mais je veux dire, c'est toi qui prononcée. C'est une union

38:08
Présentateur

avec les insoumis.

38:09
Locuteur 1

Oui, mais moi,

38:10
Locuteur

ce que je

38:10
Locuteur 1

voudrais dire quand même de l'espace politique du PS, parce que là, on parle d'embouille, etc., mais il y a quand même aussi une question de fond. C'est-à-dire que, pour moi, ce qui définit la social-démocratie, c'est le fait de ne pas penser la finitude. C'est-à-dire de penser qu'il suffit de continuer ce que nous avons avec un peu plus d'encadrement du capitalisme, un peu plus de redistribution et que ça va être un système qui va se déployer pendant des années, des années et jusqu'à l'infini. Et en fait, ce qui différencie la social-démocratie de la gauche de rupture, c'est que la gauche de rupture, elle pense la finitude.

Elle pense la baisse tendancielle du taux de profit, par exemple, chez Marx. Et les écologistes,

38:49
Locuteur

les

38:50
Locuteur 1

vrais, ils pensent aussi les limites planétaires et donc la fin d'un système. Et ça, pour moi, c'est en ça que l'espace politique du PS n'existe plus vraiment ou est daté ou est déjà dépassé. c'est qu'on est déjà dans cette baisse tendancielle du taux de profit, on est déjà dans cette limite planétaire sur neuf qui sont dépassées et on l'a vu tout l'été, la canicule, etc., à montrer à quel point nous n'étions ni préparés ni en capacité d'appréhender ce qui va se passer ni en capacité de diminuer ce qui va se passer. Et donc, pour moi, c'est là qu'est l'os, j'ai envie de dire, qu'est le nœud du problème.

C'est que tant qu'il n'y a pas de pensée de cette finitude et qu'on est toujours dans l'accompagnement de ce qu'il y a en un peu mieux, en un peu plus encadré, en un peu plus redistributif, je pense qu'on se trompe totalement et que c'est pour ça que les jeunes massivement se tournent vers Jean-Luc Mélenchon parce qu'aujourd'hui, si vous êtes jeune dans la société, votre avenir n'est quand même pas totalement limpide quand bien même vous faites de très grandes études, quand bien même, etc.

Il est extrêmement bouché et d'ailleurs, ça génère un problème de santé mentale réel chez les jeunes et donc, eux sentent dans leur tripe, dans leur corps, dans toute leur vie que cette finitude arrive et ce refus du PS de penser la finitude, pour moi, c'est l'obstacle principal et c'est pour ça d'ailleurs que tu n'arrives pas à parler d'écologie dans la primaire PS parce qu'en fait, ça ne peut pas exister

40:20
Locuteur

puisque l'écologie n'arrive pas à parler d'écologie.

40:23
Locuteur 1

Ce n

40:23
Locuteur

'est

40:23
Locuteur 1

pas complètement vrai parce que, par exemple, j'arrive quand même à...

40:28
Locuteur

C'est un peu leur thématique quand même.

40:30
Emmanuel Maurel

Excuse-moi,

40:30
Locuteur

mais

40:30
Emmanuel Maurel

dans

40:31
Locuteur

les

40:31
Emmanuel Maurel

derniers discours de Marine Tondelier, je ne me souviens pas beaucoup de trucs sur l'écologie vachement frappants.

40:37
Locuteur 1

Non mais,

40:38
Locuteur

je

40:39
Locuteur 1

t'accorde.

40:40
Locuteur

Non, je n'ai rien dit.

40:43
Locuteur 1

Je n'ai rien dit. Mais juste, ce truc-là, ce truc-là, tu ne peux pas penser que le système que nous avons actuellement, de manière crédible, va continuer avec

40:59
Locuteur

un peu de changement.

41:01
Locuteur 1

Et donc,

41:01
Locuteur

c'est ça, la sociale

41:02
Locuteur 1

démocratique.

41:04
Locuteur

c'est ce

41:04
Emmanuel Maurel

que tu penses. Moi, je te dis, et c'est pour ça que j'essaie de les convaincre, par exemple, démondialiser, c'est totalement fondamental. Il faut relocaliser la production, démarchandiser, il y a trop de choses qui se vendent et qui s'achètent et qui se jettent, interdire la fast fashion, lutter contre le tout déchet, mettre en place l'économie circulaire.

41:21
Locuteur

Tu dis démondialisation,

41:22
Locuteur 1

tu ne dis pas de décolonisation, par exemple, post-colonisation ou interrogation de la

41:26
Emmanuel Maurel

colonisation. Non, mais tu ne veux pas me... L'idée, c'est quoi ? Il faut revenir sur la mondialisation libérale, la mondialisation du capital, la mondialisation des échanges aussi. Donc voilà, décoloniser, ça, c'est encore autre chose, c'est une autre notion. C'est un peu lié. On est face, en effet, il y a des grandes puissances qui sont colonisatrices.

41:42
Locuteur

Les

41:42
Emmanuel Maurel

Etats-Unis, la Chine, la Russie, bon, d

41:45
Locuteur

'accord. La

41:45
Locuteur 1

France, monsieur.

41:46
Emmanuel Maurel

Il

41:46
Locuteur

n'y a

41:46
Emmanuel Maurel

pas d'impérialisme français, même

41:49
Locuteur

?

41:50
Emmanuel Maurel

Impérialisme, non. Il y a encore des résidus de colonialisme, mais il n

41:53
Locuteur

'y a

41:53
Emmanuel Maurel

pas d'impérialisme français, quand même, par rapport à ce que font les Etats-Unis, merde, ou la Chine, il ne

41:57
Locuteur

faut

41:57
Emmanuel Maurel

quand même pas déconner, on n'en est pas là.

41:58
Locuteur

Des gros résidus,

41:59
Locuteur 3

quand même.

42:00
Emmanuel Maurel

Mais par contre,

42:01
Locuteur

je

42:01
Emmanuel Maurel

serais moi pour que la France invente une politique diplomatique en direction du Sud et tout ça. Bon, ça, c'est un débat qui nous amènerait plus loin, mais moi, je reste, ça va vous faire hurler, surtout, de toute façon, il n

42:13
Locuteur

'était

42:13
Emmanuel Maurel

pas né, le plus grand discours d'un président socialiste au XXe siècle, c'est le discours de Cancun, de François Mitterrand, qui dit, salut aux opprimés, salut aux syndicalistes persécutés, et nous, la France, on accueille tous ces gens qui sont persécutés et opprimés dans leur pays. Voilà, moi, ça continue à me faire vibrer. Oui, on n'est pas obligé d'avoir

42:33
Locuteur

comme

42:34
Présentateur

référence qu'un truc qui s'est passé il y

42:35
Locuteur

a

42:35
Présentateur

dix ans. Est-ce que ce n

42:36
Locuteur

'est

42:36
Présentateur

pas un peu triste que tout ce qui nous reste c'est des archives de Mitterrand

42:38
Locuteur

?

42:39
Présentateur

Non, parce que... C

42:40
Locuteur

'est bien

42:40
Présentateur

formulé. Bon, voilà, aujourd'hui, Olivier Faure, c'est moins vendant. C'est marrant,

42:45
Locuteur

t

42:45
Locuteur 5

'as dit nous, pour parler de socialistes. Non, mais oui, c'est à vous qu'il reste... On

42:50
Locuteur

a plein de distance de maintenant. Je suis très loin d'être... D

42:52
Emmanuel Maurel

'abord, ce n

42:54
Locuteur

'est

42:54
Emmanuel Maurel

pas vrai, parce que, par exemple, moi, il y a dans la période du quinquennat Jospin, mais des années Jospin et des trucs qu'on a fait. Moi, j'étais hyper fier. J'étais étudiant, tout ça, mais j'étais hyper fier quand même. Et puis, tu verras, il y aura d'autres fiertés et d'autres combats, parce que, justement, il y a un très beau livre de sciences politiques d'un Italien, Enzo Traverso, qui s'appelle Mélancolie de gauche. Il explique qu'en fait, la gauche se construit aussi sur la nostalgie de ces luttes qui ont souvent été des défaites. La commune de Paris,

43:25
Locuteur

c

43:25
Emmanuel Maurel

'est une défaite. Mais en même temps, ça a nourri le mouvement ouvrier parce qu'il y

43:29
Locuteur

a

43:29
Emmanuel Maurel

eu des... Pourquoi tu rigoles ?

43:31
Locuteur

Non,

43:31
Présentateur

parce que François Hollande aussi, ça a été une défaite.

43:35
Emmanuel Maurel

L'histoire de la gauche,

43:36
Présentateur

c

43:36
Locuteur

'est

43:36
Présentateur

des défaites.

43:37
Locuteur

Oui, il y en a deux.

43:37
Emmanuel Maurel

Mais parfois, parfois, il y a des éclatantes victoires. Voilà, c'est l'histoire du mouvement ouvrier. Je suis désolé. Donc, c'est cette lutte séculaire entre

43:50
Locuteur

le travail

43:51
Emmanuel Maurel

et le capital. Et par moments, on arrache des trucs. Et c'est beau. Et je ne désespère pas que ça continue comme ça.

43:59
Présentateur

Ce n

43:59
Locuteur

'est

43:59
Présentateur

pas nouveau, les débats à gauche. On ne

44:02
Locuteur

va

44:02
Présentateur

pas se mentir. La discussion que

44:03
Locuteur

vous avez y compris sur le caractère

44:04
Présentateur

d'Oxcrie, ça fait un siècle et demi que ces débats à

44:07
Locuteur

gauche existent.

44:07
Emmanuel Maurel

Jaurès et Gued,

44:08
Locuteur

Jaurès et Lafargue.

44:09
Présentateur

Oui, voilà.

44:11
Locuteur

Et

44:11
Emmanuel Maurel

ça parlait mieux quand même.

44:12
Présentateur

C'était un autre... C'était tout à fait charmant.

44:15
Locuteur

Mais moi, je le

44:16
Présentateur

trouve formidable tous les deux. Non, tout ça pour dire que la gauche a toujours été plurielle, je crois, en tout cas. C'est

44:21
Locuteur

ce que je disais. Elle a toujours été

44:21
Présentateur

traversée, parfois avec des hégémonies, parfois sans, toujours avec un peu de friction, parfois avec l'union.

44:27
Locuteur

Est

44:28
Présentateur

-ce que l'union est encore possible ? Non, vraie question, par contre, sans déconner l'année prochaine. Est-ce qu'une union de la gauche est possible dans des élections législatives ? Moi,

44:35
Emmanuel Maurel

je le crois et je le crois d'autant plus qu'il faut quand même voir ce qu'il y a en face de nous.

44:40
Présentateur

Ok,

44:40
Locuteur

on va faire les hypothèses alors.

44:42
Présentateur

Hypothèse Jean-Luc Mélenchon, président de la République, est-ce qu'il y

44:45
Locuteur

a

44:45
Présentateur

une alliance qui existe ?

44:46
Locuteur

Ça

44:46
Emmanuel Maurel

se voit que tu ne le connais pas parce qu'hypothèse Jean-Luc Mélenchon, président de la République, on sera tous ratiboisés et il nommera des candidats et des filles dans toutes les circonscriptions.

44:53
Locuteur

mais tu vois, ça c'est nul. Non, mais ça c

44:54
Locuteur 1

'est nul. Pardon, mais ça c'est

44:55
Locuteur

nul. Est-ce que le PS présentera ? Non, ce

44:56
Locuteur 1

n

44:56
Locuteur

'est

44:56
Locuteur 1

pas vrai.

44:57
Locuteur

Déjà, ça n'est pas

44:58
Locuteur 1

vrai. Ce n

44:58
Locuteur

'est

44:58
Locuteur 1

pas ce qu'il a fait. Non, mais ça...

45:00
Emmanuel Maurel

Non, mais

45:00
Locuteur

en

45:00
Emmanuel Maurel

plus,

45:00
Locuteur

tu

45:00
Emmanuel Maurel

as raison. Non,

45:01
Locuteur 1

mais ce

45:01
Locuteur

n

45:01
Locuteur 1

'est pas ce qu'il a fait.

45:03
Locuteur

Parce

45:03
Emmanuel Maurel

que comme Jean-Luc Mélenchon est beaucoup plus réaliste qu'on le croit. Bien sûr,

45:07
Locuteur

il a fait la NPS et

45:07
Emmanuel Maurel

le NFC. C'est vrai. C'est vrai qu'il voudra s'assurer une majorité.

45:11
Présentateur

C'est

45:12
Locuteur

assez

45:12
Présentateur

normal. Donc,

45:13
Emmanuel Maurel

il

45:14
Locuteur

tendra la main.

45:14
Présentateur

mais c'est intéressant de continuer ton

45:15
Locuteur

idée. Il tendra la main.

45:17
Emmanuel Maurel

Je n'en sais rien. Mais parce qu'il aura intérêt à le faire, on est d'accord. S'il a intérêt à le faire, il le fera. Ok. D'accord.

45:24
Locuteur 1

Non, mais ça,

45:24
Locuteur

c

45:24
Locuteur 1

'est... Vraiment, ça,

45:26
Locuteur

ça

45:26
Locuteur 1

m'énerve. Pardon, parce que c'est faire passer toujours la même rengaine. LFI sectaire, LFI qui ne fait pas l'alliance, etc. LFI, ils ont... Enfin, moi, je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'ils font. Et vraiment, en plus, je me retrouve à défendre LFI sur la moitié des plateaux.

45:41
Locuteur

Alors que

45:41
Locuteur 1

moi, je veux qu

45:42
Locuteur

'on

45:42
Locuteur 1

fasse avec eux à la présidentielle, etc. Mais je veux dire, ce n

45:45
Locuteur

'est

45:45
Locuteur 1

pas non plus mon parti,

45:46
Locuteur

tu

45:46
Locuteur 1

vois, ce n

45:47
Locuteur

'est

45:47
Locuteur 1

pas mon histoire politique, etc. Mais on les renvoie à un sectarisme, alors que c'est quand même eux qui ont tendu la main sur la NUPES, c'est aussi eux qui ont participé activement au NFP et on peut reprocher les choses, mais au moment où il a fallu faire des alliances pour contrer le libéralisme, pour contrer la montée du Rassemblement national et de l'extrême droite, ils l'ont fait. Et donc, moi, je comprends certains procès, je n'en comprends pas d'autres, quoi. Et celui-ci, je ne le comprends

46:14
Locuteur

vraiment pas. Mais tu dis, ils l'ont

46:15
Emmanuel Maurel

fait, on l'a fait aussi.

46:16
Locuteur 1

Mais on l'a fait, mais ils

46:17
Locuteur

n'ont pas fermé la porte, ils n'ont pas

46:19
Locuteur 1

bien. Et évidemment qu'il y avait un intérêt aussi, je ne

46:21
Locuteur

suis

46:21
Locuteur 1

pas non plus naïf sur le fait qu

46:22
Locuteur

'ils

46:22
Locuteur 1

n'avaient pas d'intérêt, mais ils l'ont fait. Donc, nous l'avons tous fait. Et donc, ce n

46:28
Locuteur

'est

46:28
Locuteur 1

pas vrai que, et je suis prête à prendre les paris aujourd'hui

46:31
Locuteur

devant

46:31
Emmanuel Maurel

vous,

46:31
Locuteur

qu'il y a un mec

46:31
Emmanuel Maurel

qui dit on prendra Rousson, Faucillon, peu, mais pas toi. Voilà, c'est ça. La passion, moi je pense

46:38
Locuteur

que la maladie... Non mais c'est

46:38
Locuteur 1

Simchi ou je ne

46:39
Locuteur

sais

46:39
Locuteur 1

pas comment il

46:40
Locuteur

s'appelle, c'est pas Jean-Luc. C'est Jean-Luc Contamé.

46:44
Emmanuel Maurel

Non mais je ne peux pas m'empêcher

46:45
Locuteur

de regarder. Mais tu as raison, ça n'appelle un challenge.

46:47
Emmanuel Maurel

Mais quand même,

46:48
Locuteur

ils

46:48
Emmanuel Maurel

font

46:48
Locuteur

les unions de la gauche. Je

46:49
Emmanuel Maurel

trouve ça intéressant parce qu'il y a quand même une maladie à gauche et la France Insoumise y contribue, cette espèce de passion de l'excommunication.

46:58
Locuteur

C

46:58
Emmanuel Maurel

'est-à-dire que tu n

46:59
Locuteur

'es

46:59
Emmanuel Maurel

pas d'accord avec moi, c'est donc

47:00
Locuteur

forcément que tu es un fasciste.

47:03
Emmanuel Maurel

Tu n

47:03
Locuteur

'as

47:03
Emmanuel Maurel

pas été excommunié toi ? J'ai été excommunié bien sûr à plein de reprises mais bon, moi je suis un laïc donc en fait, ce n

47:09
Locuteur

'est

47:09
Emmanuel Maurel

pas très grave.

47:10
Locuteur

De toutes les

47:11
Présentateur

façons, vous

47:12
Locuteur

reviendrez sur ce plateau

47:13
Présentateur

le moment venu pour parler des unions de la gauche. Ce n

47:16
Locuteur

'est

47:16
Présentateur

pas encore fini parce que chacun de nos chroniqueurs, Léa, Malek et Usul ont une dernière question pour vous, pour nos invités. Léa, on commence avec toi.

47:23
Locuteur 7

Allez, question commune, vous avez le droit d'en débattre et c'est aussi l'objectif, n'est-ce pas ? Admettons qu'il y ait une victoire de l'extrême droite ce que je ne souhaite pas évidemment en 2027.

47:34
Locuteur

La

47:35
Locuteur 7

faute à qui à gauche

47:35
Locuteur

?

47:38
Locuteur 7

Alors, en dernière question comme ça toi ? On m'a dit c'est ton one shot, tu donnes tout, voilà. Ok.

47:45
Locuteur

J

47:46
Locuteur 7

'ouvre le débat.

47:46
Emmanuel Maurel

Ce

47:46
Locuteur

n

47:46
Emmanuel Maurel

'est pas la faute de la gauche

47:47
Locuteur

? Je ne

47:48
Emmanuel Maurel

comprends pas pourquoi on part du principe que c'est forcément la faute de la gauche. Si le RN gagne,

47:53
Locuteur

c

47:53
Emmanuel Maurel

'est aussi parce que

47:54
Locuteur

les électeurs votent. À un moment donné, il y

47:54
Locuteur 7

aura... Ah ok, très bien, débatons.

47:56
Emmanuel Maurel

Donc c'est ça le problème, c'est à nous d'aller convaincre les électeurs de ne pas voter à Rennes.

48:00
Locuteur 7

Alors parce que la gauche n'aura pas réussi à convaincre les électeurs

48:03
Locuteur

?

48:03
Emmanuel Maurel

Moi je pense que pour nous l'obsession ça doit être de reconquérir les classes populaires qui se sont tournées vers l'extrême droite. Enfin, là j'étais à Belfort.

48:12
Locuteur

Pas

48:12
Locuteur 1

toutes

48:13
Emmanuel Maurel

les classes populaires.

48:13
Locuteur

Cet

48:13
Emmanuel Maurel

après-midi, j'étais...

48:15
Locuteur

Une

48:16
Emmanuel Maurel

partie. Oui. Je vais te donner un exemple. Cet après-midi, j'étais à Belfort pour visiter une usine. Belfort, c'était le territoire où la gauche faisait le plus gros score au présidentiel devant même la Nièvre et les Landes. Aujourd'hui, ils ont dans une circonscription un député RN, dans l'autre un député LR soutenu par le... Enfin, où le RN fait 45%.

48:38
Locuteur

À

48:38
Emmanuel Maurel

un moment, c'est quand même là-dessus de nous interpeller. Donc, mettons en place des programmes pour parler de cet électorat. Et là, je peux te dire, la FI et le PS sont ratiboisés pareil. Ce n

48:48
Locuteur

'est

48:48
Emmanuel Maurel

pas une histoire de radicalité. C'est juste de crédibilité de la gauche par rapport à cet électorat.

48:54
Locuteur

Moi,

48:54
Locuteur 1

je vais te répondre, mais juste, il ne faut pas quand même minimiser la responsabilité du camp libéral, parce qu'on est dans une crise systémique du capitalisme qui arrive à une limite. Et donc, les capitalistes, pour se maintenir, sont prêts à tout, y compris à s'allier avec le fascisme. Et c'est exactement ce qui est en train de se passer doucement et à bas bruit à l'Assemblée et ailleurs.

Donc, moi, je ne minimise quand même pas la responsabilité historique qu'ils ont, mais je ne minimise pas non plus l'effet qu'a eu la division de la gauche après le nouveau Front populaire sur un électorat de gauche qui peut-être était plus radical, peut-être était plus réformiste, etc., mais qui, à la fin, s'est quand même complètement mobilisé. Ils se sont tous mobilisés et bien au-delà, d'ailleurs, des électeurs. C'est-à-dire que moi, je le dis toujours, mais les ONG, les syndicats, les associations,

49:41
Locuteur

il

49:41
Locuteur 1

y a des associations qui ont pris des risques inouïs pour s'engager pour le NFP et qui ont vu leur subvention divisée par deux après ce soutien. Et donc, cette espèce de peuple de gauche qui s'est réveillé, il est un peu orphelin aujourd'hui et il n'en peut plus de voir les divisions. Donc, ces divisions et ces déchirures, elles s'expliquent, on vient d'en parler, mais quand même, on a aussi une responsabilité historique au moment où le fascisme est en capacité de prendre le pouvoir pour ne plus lâcher parce que c'est ça le sujet du fascisme.

Non seulement ça met la vie des gens en danger, non seulement ça met la planète en danger, non seulement c'est un rapport hyper capitalistique au monde économique, mais en plus, derrière, ça ne lâche pas le pouvoir politique. Donc, voilà, je le dis, moi je suis très en colère contre ce qui s'est passé dans la gauche, je pense qu'on aurait pu faire tout à fait différemment et je pense que le PS a une part de responsabilité, nous en avons une aussi et LFI en a une aussi et qu'il faut poser ces responsabilités-là parce que sinon, on n'y arrivera jamais.

50:35
Locuteur

Voilà. – Les

50:36
Locuteur 5

Zules ? Oui, il y a une... Bon, le fascisme comme horizon, là, on a bien vu, on parle beaucoup de l'extrême droite, etc. Ceci dit, certains disent qu'il est quand même déjà un petit peu dans nos rues. Pour se maintenir, les macronistes ont quand même lâché la bride à la police dans des proportions qu'on n'avait jamais vues.

50:52
Locuteur

Je

50:52
Locuteur 5

n'avais jamais vu des voitures de police foncer dans des lycéens, les coursers, comme ça, voilà. Donc, est-ce que vous pensez, un, que les macronistes tiennent avec la police et est-ce qu'ils tiennent encore leur police et ensuite, comment la gauche pourrait transformer la police si elle arrivait au pouvoir

51:10
Locuteur

? Alors,

51:13
Emmanuel Maurel

je... de la cave au grenier. En fait, en fait... Ça doit être un chantier quand même parce qu'il

51:17
Locuteur

y a

51:17
Emmanuel Maurel

un danger qui est un peu

51:18
Locuteur

immédiat. C'est un

51:18
Emmanuel Maurel

sacré chantier et alors, ça ne date pas des lycéens parce que les gilets jaunes, ça a été quand même... Et sous Hollande,

51:24
Locuteur

c'était pas mal de la loi travail, ouais.

51:26
Emmanuel Maurel

Ouais. Et

51:27
Locuteur

la

51:27
Emmanuel Maurel

retraite

51:28
Locuteur

?

51:28
Emmanuel Maurel

Ça, je ne dirais pas le contraire. Il y a eu les gilets jaunes,

51:31
Locuteur

il y

51:31
Emmanuel Maurel

a eu le mouvement des retraites quand même et finalement, le mouvement lycéen,

51:34
Locuteur

c

51:34
Emmanuel Maurel

'est la confirmation de ce qu'on dénonce. Alors là, pour le coup, toute la gauche à l'Assemblée et au-delà d'ailleurs, c'est des techniques de maintien de l'ordre qui sont complètement contestées, contestables, des armes mutilantes qui ne devraient pas être... D'ailleurs, il

51:49
Locuteur

y a

51:49
Emmanuel Maurel

une PPL qui vient d'être redéposée, une proposition de loi qui vient d

51:52
Locuteur

'être

51:52
Emmanuel Maurel

redéposée pour interdire un certain nombre d'armes qui sont aujourd'hui utilisées seulement en France. Bien sûr. Les grenades, des encerclantes, les LBD, tout ça. Donc bon. Et la deuxième question, oui, bah... Comment on ferait ? Pierre Jox avait posé une charte, il me semble, à un

52:08
Locuteur

moment.

52:08
Emmanuel Maurel

Absolument. Mais tu sais que... Enfin, quand la gauche est arrivée au pouvoir en 81, désolé de revenir...

52:13
Locuteur

Non, mais la question s'était posée en 81. C'est qu'il t'appelle Monsieur Lina déjà,

52:15
Emmanuel Maurel

ouais. Non, mais il

52:16
Locuteur

y a des trucs

52:17
Emmanuel Maurel

hallucinants.

52:18
Locuteur

En 76.

52:19
Emmanuel Maurel

En même temps, il y en

52:20
Locuteur

a

52:20
Emmanuel Maurel

qui disent tu dois créer ta chaîne Twitch parce que t'es une vraie trotskiste. J'ai vu là.

52:24
Locuteur 1

C'est vrai, je suis trotskiste

52:25
Locuteur

? Et je le sais pas. T

52:26
Emmanuel Maurel

'as été baptisé ce soir. En dépit, voilà. À l'insu de ton plein gré.

52:30
Locuteur

Je serai

52:30
Locuteur 1

la première.

52:31
Locuteur

Donc

52:31
Emmanuel Maurel

Pierre Jox, il avait même imposé de mettre la déclaration des droits de l'homme et du citoyen dans les commissariats. Dans les commissariats ?

52:36
Locuteur

Mais

52:36
Emmanuel Maurel

il y a quand même... T'imagines aujourd'hui ?

52:37
Locuteur

Non

52:37
Présentateur

mais... J'en rigole, mais c'est pas drôle.

52:39
Locuteur

Mais il y a un truc qu'il ne faut

52:41
Emmanuel Maurel

pas oublier.

52:41
Locuteur

À

52:41
Emmanuel Maurel

l'époque, les syndicats de policiers étaient majoritairement de gauche. Hein ? C'était comme...

52:46
Locuteur

Oui, mais c'était plus le cas alors que

52:48
Emmanuel Maurel

CRS étaient des communistes. On a oublié ça. Aujourd'hui... Et pas que l'entête,

52:52
Locuteur

non

52:52
Emmanuel Maurel

? Voilà.

52:53
Locuteur

La

52:53
Locuteur 7

DDHC dans les commissariats, il

52:54
Locuteur

n'y avait pas

52:54
Locuteur 7

grand-chose vu la gravité.

52:56
Locuteur

Non, non,

52:56
Emmanuel Maurel

mais à l'époque, ça avait suscité un vrai débat.

52:58
Locuteur 7

Non,

52:59
Locuteur

oui.

52:59
Emmanuel Maurel

Et donc, de toute façon, il faudra évidemment une réforme d'ampleur, d'envergure, enfin, je ne

53:03
Locuteur

sais pas

53:03
Emmanuel Maurel

comment dire, avec un ministre de l'Intérieur qui sache quoi faire, quoi.

53:08
Locuteur 5

Malek ? D'accord, c'est un peu vague.

53:10
Locuteur

Oui,

53:11
Emmanuel Maurel

mais parce que... Franchement, à part te dire, il faut interdire ces techniques-là, il faut interdire les armes qui sont utilisées,

53:18
Locuteur

et

53:19
Emmanuel Maurel

il faut un nouveau rapport de la police et des administrés, notamment des jeunes,

53:23
Locuteur

et

53:23
Emmanuel Maurel

tout ce qu'on a dit pendant des dizaines de campagnes, des récépissés de contrôle d'identité, tout ça. Voilà. Mais ils ne

53:30
Locuteur

vont

53:30
Emmanuel Maurel

pas

53:30
Locuteur 1

vouloir... Il

53:30
Locuteur

y avait une

53:30
Locuteur 1

question sur...

53:32
Locuteur

Par contre, ils n'auront

53:32
Emmanuel Maurel

pas le choix.

53:33
Locuteur 1

Est-ce que le ministre de l'Intérieur contrôle encore les policiers ? Moi, je ne suis pas sûre de ça. Et je pense qu'il faut le poser. C'est-à-dire que je pense qu

53:40
Locuteur

'il

53:40
Locuteur 1

y

53:40
Locuteur

a

53:40
Locuteur 1

une partie de la police,

53:41
Locuteur

pas toute la

53:42
Locuteur 1

police, et je ne veux pas mettre tous les policiers dans le même panier, mais une partie de la police, a des tentations sédicieuses. Et je pense que c'est... Et je pense d'ailleurs que c'est un sujet pour la gauche radicale au premier tour et au deuxième tour de la présidentielle. Et que ça, ça doit être posé en tant que tel. Et qu'il va falloir, derrière, entamer une vraie réforme de la police, mais aussi de l'IGPN, mais aussi de la doctrine qui doit passer d'une doctrine du maintien de l'ordre à garder la paix, puisqu'au départ, ce sont quand même des gardiens de la paix.

Et qu'on transforme notre doctrine de maintien de l'ordre sans armer jusqu'aux dents les policiers et en réfléchissant véritablement à la désescalade, ce qu'on refuse de faire, sous le macronisme.

54:23
Locuteur

Donc

54:23
Locuteur 1

voilà.

54:24
Locuteur 3

Malek ? Politique fiction, Raphaël Glucksmann gagne la primaire socialiste.

54:30
Locuteur

Raphaël

54:30
Locuteur 1

Glucksmann ?

54:31
Locuteur 3

Raphaël Glucksmann.

54:32
Locuteur

D

54:32
Locuteur 3

'accord. Il fait le baiser de la mort à

54:34
Locuteur

Gabriel... Je m'habite. Tu

54:34
Locuteur 3

connais ? Il fait le baiser de la mort à Gabriel Attal, scénario qui ne relève pas de la science-fiction pour le coup. C'est quoi le baiser de la mort ? En fait, ils vont dans leur grande coalition...

54:45
Locuteur

Ils font alliance ?

54:45
Locuteur 3

Oui, ils font alliance. Ah ok, ok, ok. Qui est un scénario qui n'est plus possible qu'on ne le croit. Quand tu vois Ruffin et Villepin, j'avoue qu'il

54:52
Locuteur

faut

54:52
Locuteur 3

avoir des scènes.

54:53
Locuteur

C

54:54
Emmanuel Maurel

'est vrai que ça, on ne

54:55
Locuteur

l

54:55
Emmanuel Maurel

'avait pas vu venir pour le coup.

54:56
Locuteur 3

Il se passe quoi en décembre ? Est-ce que les candidats à la primaire socialiste se rangent derrière celui qui attend en warning sur le côté jeune homme François Hollande ? Ou est-ce qu'on réorganise un café avec Sandrine et on va derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon

55:09
Locuteur

?

55:10
Emmanuel Maurel

Non mais ça,

55:11
Locuteur

c

55:11
Emmanuel Maurel

'est de la politique fiction.

55:13
Locuteur 1

Moi,

55:13
Locuteur

je te

55:13
Locuteur 1

paye le café,

55:14
Locuteur 7

si

55:14
Locuteur 1

tu

55:14
Locuteur 7

veux.

55:15
Emmanuel Maurel

Bio !

55:16
Locuteur 7

Attention, c'est de la corruption, Sandrine, fais gaffe.

55:18
Emmanuel Maurel

Parle dans ton micro quand tu dis des bêtises.

55:19
Locuteur

Non, je dis, je te paye le café, en fait, il faut

55:20
Emmanuel Maurel

vraiment

55:21
Locuteur

que j'arrête de

55:21
Emmanuel Maurel

regarder. Moi, je suis totalement attiré par les trucs.

55:25
Locuteur

Restez avec nous,

55:25
Emmanuel Maurel

restez

55:26
Locuteur

avec nous. Il ne faut pas se laisser. Ils ne sont pas perturbants. Mais c'est pas très

55:29
Emmanuel Maurel

perturbant.

55:30
Locuteur

Il

55:30
Locuteur 3

va chez les...

55:31
Emmanuel Maurel

Écoute, on a signé une charte dans laquelle il est clairement écrit qu'on fera l'union de la gauche. Que

55:37
Locuteur

Valls

55:37
Emmanuel Maurel

avait signé aussi en 2018.

55:39
Locuteur

En 2017, c'est vrai que c'est vrai. Valls, il

55:40
Emmanuel Maurel

avait soutenu... Non, à l'époque,

55:42
Locuteur

c

55:42
Emmanuel Maurel

'était juste le papier,

55:43
Locuteur

c

55:43
Emmanuel Maurel

'était il faut soutenir le candidat. Il l'a trahi. Mais Benoît Hamon, lui, il avait un trait de toutes les semaines. En fait,

55:49
Locuteur

on est au début de l

55:49
Emmanuel Maurel

'émission. Parce que c

55:51
Locuteur

'est

55:51
Emmanuel Maurel

un effet de clôture. C'est assez rassurant, finalement. S'il va s'allier avec la droite, ce n

55:57
Locuteur

'est

55:57
Emmanuel Maurel

plus d'autres candidats. Donc voilà, c'est tout. Et il se passe quoi ? Ah bah oui, il

56:01
Locuteur

y a

56:01
Emmanuel Maurel

rupture du contrat. Il

56:02
Locuteur

se passe quoi pour

56:02
Locuteur 3

les candidats socialistes ?

56:03
Emmanuel Maurel

Il se passe quoi pour les

56:04
Locuteur

candidats

56:04
Emmanuel Maurel

socialistes ? T'inquiète pas,

56:06
Locuteur

on

56:06
Emmanuel Maurel

va retrouver des solutions.

56:07
Locuteur 3

C'est François Hollande ou Jean-Luc Mélenchon, finalement.

56:09
Emmanuel Maurel

Non, on prendra

56:09
Locuteur

peut

56:10
Présentateur

-être le deuxième. Ah oui, OK. Emmanuel Morel, le vote, c'est ce week-end. Ouais, demain et après-demain. Demain et après-demain.

56:18
Locuteur

En

56:18
Locuteur 7

15 balles

56:19
Locuteur

? Non,

56:20
Présentateur

en fait,

56:20
Emmanuel Maurel

il y a un tarif à 10 aussi.

56:23
Locuteur

Un tarif social à 10.

56:24
Locuteur 1

Ça, c'est marrant, parce que dès que tu parles avec un socialiste, je sais, tu n

56:26
Locuteur

'es

56:26
Locuteur 1

pas socialiste, mais dès que tu parles avec un socialiste, tu dis 15 balles quand même, ils te disent non,

56:30
Locuteur

mais il y a un

56:30
Locuteur 1

tarif à 10.

56:32
Locuteur 7

Non, mais c'est super cher. Vous êtes

56:34
Locuteur

loin, les mecs.

56:36
Présentateur

Remets pas une pièce dans la réaction. Je rappelle quand même.

56:38
Locuteur

Faut

56:38
Présentateur

leur dire 10 balles, direct.

56:39
Locuteur

Vous

56:39
Locuteur 7

comprenez maintenant quand Chandrine parlait de classisme dans une certaine mesure.

56:42
Locuteur

Enfin,

56:42
Locuteur 7

je veux dire 10 balles pour voter pour une primaire. Pardon,

56:45
Locuteur

je suis choqué.

56:45
Présentateur

Je

56:46
Locuteur

ne suis pas sûre que ce soit

56:46
Présentateur

Emmanuel Morel

56:46
Locuteur

qui ait choisi le tarif. Non, j'ai choisi ni le tarif, ni le format. Donc, ça va, mais... Moi, je veux bien

56:52
Emmanuel Maurel

tout porter sur mes épaules. As

56:54
Locuteur

-tu

56:54
Emmanuel Maurel

un pronostic ? Allez. Un pronostic ? Ouais. Non.

56:57
Locuteur

À partir du moment

56:58
Emmanuel Maurel

où il y a 80 000 personnes qui

57:01
Locuteur

ne

57:01
Emmanuel Maurel

connaissent pas. Qui

57:02
Locuteur

ont

57:02
Emmanuel Maurel

payé

57:03
Locuteur

ou pas encore

57:03
Emmanuel Maurel

? Qui ont payé. Ah, OK. Je ne

57:06
Locuteur

sais

57:06
Emmanuel Maurel

absolument pas ce qui peut se passer. Et d'ailleurs, toutes les deux heures, tu as une nouvelle rumeur. Ça fait un

57:10
Locuteur

million. Les

57:10
Emmanuel Maurel

Insoumis vont voter royal.

57:12
Locuteur

L'argent.

57:13
Emmanuel Maurel

Olivier Faure va faire une perte.

57:14
Présentateur

Oui, il

57:14
Locuteur

y a

57:14
Présentateur

toujours des rumeurs. Moi, jeudi, Emmanuel Morel est lue dès le premier tour. Voilà, c

57:17
Locuteur

'est

57:17
Présentateur

mon prono. On en reparle. Abonnez-vous. Alors là... Sandrine. Je ne

57:22
Locuteur

sais pas si vous êtes contents, les twittos. On

57:23
Présentateur

te retrouve dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Sur

57:25
Locuteur 1

la proposition de loi intégrale et sur le budget de la sécurité sociale puisque je suis chef de file pour les écolos et du PLFSS et c'est Clémentine sur

57:35
Locuteur

la

57:36
Locuteur 1

PPL intégrale et voilà, c'est dur. Grosse

57:39
Locuteur

bataille à

57:40
Présentateur

venir.

57:41
Locuteur 1

Oui, grosse bataille à venir et puis après, il va falloir aussi avoir une vision politique de ce qui se passe. Moi, j'attends le deuxième tour de la primaire socialiste parce que je pense qu'il y

57:52
Locuteur

aura

57:52
Locuteur 1

un deuxième tour compte tenu du nombre d'adhésions qu

57:54
Locuteur

'il

57:54
Locuteur 1

y

57:54
Locuteur

a

57:54
Locuteur 1

parce qu'il y a quand même pas mal d'adhérents. On dit ces 15 balles mais à la fin, il y a quand même 140 000 personnes qui les ont payées

58:00
Locuteur

et

58:00
Locuteur 1

donc, j'attends de voir un peu ce qui se passe après mais bon, après, on va vraiment rentrer dans le dur de la présidentielle et puis il va vraiment falloir réfléchir.

58:07
Présentateur

Et il faudra suivre Baxit parce qu'on en reparlera. Merci beaucoup Emmanuel Morel et Sandrine Rousseau d'être venus sur le plateau de Baxit. Merci.