Nicolas Dupont-Aignan sur BFMTV 31/03/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:56RelanceRéponse directe
Si c'est une élection truquée, pourquoi vous y participez ?
- 1:42RelanceRéponse directe
Est-ce que l'absence de débat signifie que l'élection est truquée ?
- 3:38RelanceRéponse directe
Le résultat dépend de la participation, vous le contestez ?
- 5:33RelanceÉludée
Vous appelez au refus du résultat des élections ?
- 6:05OuverteRéponse directe
Vous proposez des référendums d'initiative populaire dans vos 100 décisions pour la France ?
- 8:09OuverteRéponse directe
Quelles sont vos propositions pour la sécurité, la santé ou le pouvoir d'achat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueChiffre
« En 2012, vous aviez recueilli 1,79% des suffrages. »
- 0:35Invité politiqueChiffre
« En 2017, 4,7%. »
- 0:38Invité politiqueChiffre
« Et cette fois-ci, vous êtes crédité dans les sondages d'un à deux pour cent des voix. »
- 0:50Invité politiqueFait
« vous dites de cette élection qu'elle est truquée avant même qu'elle ait lieu, que c'est un piège, qu'il n'y a que de la propagande, tout est fait pour essouffler et étouffer cette campagne. »
- 9:12PrésentateurFait
« On a mis des djihadistes dangereux au milieu des autres prisonniers. Et on libère des djihadistes chaque année. »
- 9:07PrésentateurFait
« Ils sont dans la nature. »
- 9:19PrésentateurFait
« L'intelligence avec l'ennemi, c'est l'article du code pénal qui n'est jamais appliqué 30 ans au minimum. »
- 9:58Invité politiqueChiffre
« Vous promettez 40 000 soldats de plus, 30 000 policiers de plus, 10 000 agents administratifs de plus, 40 000 places de prison de plus. »
- 10:06PrésentateurChiffre
« 100 000 places de prison en Angleterre, 65 000 en France. »
- 11:01PrésentateurPromesse
« Je suis le seul, d'ailleurs. Alors je sais que je suis le seul à avoir chiffré mon projet ligne par ligne. »
- 13:10PrésentateurChiffre
« moins 17 300 lits sous Macron, moins 17 300 lits, moins 100 000 lits depuis 20 ans. »
- 14:12PrésentateurChiffre
« 25 000 euros par an pendant deux ans, quand vous vous installez, et une défiscalisation sur cinq ans. »
- 17:13PrésentateurChiffre
« la stratégie vaccinale de la France a été mise en place par des consultants à 2200 euros par jour. »
- 19:29PrésentateurChiffre
« Le rapport du Sénat l'atteste, des sommes extravagantes, 1 milliard d'euros pour des cabinets d'études. »
- 20:29Invité politiqueChiffre
« L'inflation en France, ce sont les chiffres de l'INSEE, 4,5% en mars, c'est sur un an. »
- 20:39Invité politiqueChiffre
« 4,5% d'inflation en France, sachant qu'il y a 9,8% en Espagne, 7,3% en Allemagne. »
- 21:39PrésentateurChiffre
« 20 milliards de l'État. »
- 21:57PrésentateurPromesse
« la suppression de la TVA sur une vingtaine de produits de première nécessité »
- 22:25PrésentateurChiffre
« où va le pognon, où j'ai détaillé 100 milliards d'économies. »
Temps de parole
- Présentateur67 %
- Nicolas Dupont-Aignan19 %
- ?14 %
≈ 55 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Apolline de Maner.
Merci de venir répondre à mes questions de confiance ce matin. Tentez de convaincre les Français de vous accorder leur confiance pour les 5 ans qui viennent. Vous êtes candidat à la présidence de la République. Vous êtes d'ailleurs à la tête de votre parti, Debout la France. C'est votre troisième candidature à la présidence de la République. En 2012, vous aviez recueilli 1,79% des suffrages. En 2017, 4,7%. Et cette fois-ci, vous êtes crédité dans les sondages d'un à deux pour cent des voix.
Vous dites de cette élection, et je voudrais commencer par ce qui apparaît quand même comme une forme de paradoxe, vous dites de cette élection qu'elle est truquée avant même qu'elle ait lieu, que c'est un piège, qu'il n'y a que de la propagande, tout est fait pour essouffler et étouffer cette campagne. Si c'est une élection truquée, pourquoi vous y participez
?
Eh bien justement, pour alerter les Français et leur dire
que
quand on est écœuré de la politique, comme ils le sont, parce que ce mot truqué, ce n
'est
pas moi qui l'ai inventé, c'est une dame dans la rue qui m'a dit ça en me disant,
je
ne
vais
pas aller voter monsieur, parce que tout est truqué,
et
vous en êtes la victime. Et je lui dis non madame, n'exagérez pas, parce que j'ai essayé de la convaincre, et puis elle m'a énuméré tout, et je me suis dit, mais finalement, est-ce que ce n
'est
pas elle qui a raison ? Et je lui ai dit, madame,
il
y a une chose qui n
'est
pas truquée,
c
'est votre bulletin de vote.
Et
je comprends votre écœurement, je le comprends, parce que c'est vrai, pas de débat, elle a été partie du débat en disant, vous n'êtes même pas capable de parler tous ensemble, comment voulez-vous qu'on vous accorde la confiance, quand il n
'y
a même pas un débat
entre vous ? Mais le fait
qu
'il
n
'y ait
pas de débat, est-ce que ça veut dire
que
l'élection est truquée
?
Mais non, mais ça veut dire que les Français ne peuvent pas se faire une idée entre eux
des
échanges, il y en a eu quand même un chez vous, la BFM.
Entre Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon ?
Il y
a
eu un débat en 2017, des 11
candidats. Ah oui, en 2017,
bien sûr. Oui, mais les Français, ils ont envie de savoir, c'est pas simplement des chiffres, des rapports, c'est des personnalités.
C'est pas faute de l
'avoir voulu, on l'aurait souhaité,
vous le savez bien.
Je dis, c'est insupportable de se dire qu'on arrive dans moins de 10 jours à une élection où beaucoup de Français à juste titre se disent, finalement, c'est pipé d'avance. Et attendez, je finis juste mon explication.
Et
j'ai dit à cette dame, et vous me posiez la question de savoir, pourquoi participer à un truc qui est pipoté ? Eh bien, je lui ai dit, madame, dans la vie,
on
a toujours le moyen de se battre. Et vous avez une arme, c'est le bulletin de vote. Et si vous êtes, tous les Français vont voter, en enlevant leur déception, leur écœurement, leur «
à
quoi bon ? » Parce qu'en fait, ce qui me marque le plus dans cette campagne, quand je rencontre les gens, c'est « à quoi bon ? » Ah, c'est intéressant ce que vous dites,
c
'est « tiens, j'ai vu tel candidat, c'était pas mal. » Mais « à quoi bon ?
»
De toute façon, c'est « jouer d'avance ».
Et
je veux dire aux Français, et c'est pour ça que je me bats à Pauline de Malherme, que rien n'est jamais joué d'avance. Que le peuple
est
maître de son destin. Et qu'il faut aller voter, qui a le choix, que malgré les inégalités de temps de parole, l'inégalité des parrainages, l
'inégalité des financements... C'était des temps de parole, enfin bon, on ne va pas rouvrir ce dossier-là.
Mais attendez, il n
'y a
qu'un jour, avant c'était cinq semaines. Vous êtes là,
vous êtes à ce micro. Non, mais avant c'était cinq
semaines. C'est pas contre vous, c'est pas ça le problème. C'est que la loi a changé, vous le savez, en 2016. Avant, il y avait cinq semaines tous les cinq ans. Ça permettait de donner de l'air. Bon, bref,
on ne va pas revenir dessus. On est dans les deux semaines. Ce que je veux dire aux Français, c'est que ce moment...
Soyons quand même d'accord sur, en gros, les
règles du jeu. Vous considérez
que ce qui sortira des urnes, puisque vous m'avez dit à l'instant que le bulletin de vote, ça
dépend de quoi ? Et le seul moyen,
ça dépend de la participation. Et c'est pourquoi je
m'inquiète. Non, mais attendez, ça
dépend de la participation.
Mais le résultat, c'est de la participation ou pas,
vous le contesterez ? Je ne le conteste pas, il sera là. Mais vous savez, ce n
'est
pas moi qui compte.
Ce
sont les Français.
La participation, c'est les Français
qui en sont maîtres.
Oui, mais justement. Et c'est mon boulot, d'homme politique.
C
'est mon rôle.
Moi,
vous savez, j'ai été élu dans une ville en 1995, quand j'étais tout jeune. On m'a présenté dans ma ville, hier, dans l'Essonne, qui était surendetté, les gens étaient écœurés, il y avait eu la mer pourrie avant, malhonnête, qui avait été condamnée. Les gens ne votaient plus. Quand je frappais aux portes, on me claquait la porte au nez en disant « politique, tous pourris ». J'étais tout neuf, je n'avais rien fait. Dans cette ville. Et j'ai sonné à 10 000 portes. En disant aux gens « ce n
'est
pas foutu, votre ville, si vous allez voter, on va la redresser ». On me disait « il est complètement bizarre celui-là ». Et puis, j'ai réussi à les convaincre de voter. Et aujourd'hui, ma belle ville, on a tout changé. On a redressé la ville. Et ce que je veux dire aux Français qui se plaignent tout le temps, à juste raison, à juste raison,
je
leur dis « se plaindre ». Oui, vous avez raison de vous plaindre. Mais à un moment, il faut prendre votre destin en main. Et c'est mon rôle.
Je veux tendre la main aux Français. Pour
comprendre, avant justement de rentrer
dans les détails de votre programme.
Non, cette élection ne sera pas valable. Ne sera pas
valable.
Mais bien sûr qu'elle ne
sera
pas valable.
À
partir de
quoi ?
Vous le mettez où le cœur ? Quand les gens ne vont pas voter
? Non,
mais ils ne
vont
pas voter. S'il y a 80% de participation,
elle sera valable. Il n'y a aucun problème, il n'y a
une légitimité. S
'il y a 70% ?
S'il
y a 50%
ou 40% de participation, ça serait un drame national.
Non,
mais un drame, c'est une chose. Pas valable, c'est une autre.
Pas
valable dans le cœur des gens. Ce que j'ai voulu dire,
quand
le système
politique sera
légitime. Pour moi, non.
Pour vous, non. Tout le monde le sait.
Mais tout le
monde
le
sait. Vous appelez à
quoi
? Au refus
du
résultat des élections ? Non, mais
vous ne voulez pas m'entraîner dans quelque chose.
Je veux juste comprendre si ceux qui vont voter...
Est-ce que dans la vie médiatique, on peut avoir un raisonnement nuancé ? Puisqu'on a le droit. C'est-à-dire que je dis simplement qu'un pays
où
les Français n'ont plus confiance dans leurs institutions,
vous
pouvez mettre n'importe quel président.
S
'il n'y
a
pas eu un vote massif pour ce président, et voilà pourquoi le général de Gaulle voulait des référendums. Le général de Gaulle a
conçu la Vème République. Vous proposez
dans vos 100 décisions pour la France le recours régulier à des référendums d'initiative
populaire. Alors, deux choses. Je consulterai les Français par référendum sur les grands choix du pays.
Parce
que c'est comme ça qu'on va changer le pays.
C
'est avec les Français.
Et là,
comment
vous pourrez mesurer la
participation, la légitimité
?
Mais c
'est
les Français qui comprendront que plus ils vont voter, plus leur vote est utile. Et deuxième point, je veux mettre en place le RIC, référendum d'initiative citoyenne, 500 000 signatures.
C'était une des
propositions des Gilets jaunes.
Oui, 500 000 signatures.
Et
le sujet vient sur la table.
On
ne redonnera l'habitude du vote, la confiance dans les institutions, que lorsque nos concitoyens, et moi-même d'ailleurs, on aura l'impression que notre vote est utile. Vous savez qu'il n
'y a
pas eu de référendum
depuis
2005. Celui qui a été trahi. Et j'ai fondé mon parti politique sur cette trahison des Français quand la classe politique a remis en cause le vote des Français. Et donc, moi, toute ma vie
de
gaulliste, avec Philippe Séguin, puis quand j'ai créé Debout la France, c'est de dire « L'avenir du pays, il est entre nos mains. » Voilà pourquoi je...
Nicolas Dupont-Aignan, justement, ceux qui nous écoutent aujourd'hui... Et je ne veux pas que les
sondages... Tiens,
on
parlait. Trucage aussi évident. Trucage. Trucage. Mais pourquoi ? Parce que les sondages sont faits sur une moitié de l'électorat. Vous le savez très bien. Allez
voir tous les sondages. Je vous laisse
dire, parce qu'il
y a
un moment où...
Les sondages. C'est aussi aux Français de juger. Mais on ne pouvait pas dire que tout est trucage. On ne peut pas dire que tout est
faux. Mais les sondages, excusez-moi, ce n
'est
pas qu'il y a eu une malhonnêteté.
C'est qu'ils sont faits sur les gens... Les sondages, chacun en
fait ce qu'il veut.
Oui, et ils ont une influence. C'est fait sur les gens qui sont
sûrs d'aller voter. Il faudrait interdire les sondages
? Mais il y
a
beaucoup de pays où c'est interdit pendant
15 jours avant. Est-ce que vous voudriez... Moi, j'ai toujours pensé que
pendant une semaine, il ne fallait pas de sondage. Parce qu'ils sont faits sur ceux qui sont sûrs d'aller voter. 50%.
Mais
pas les autres. En fait, on dit
aussi combien
de personnes ne sont pas sûrs. Et d'ailleurs,
les sondeurs aujourd
'hui alertent, comme vous, sur la question
de l'abstention.
Mais oui. Et ils se sont trompés au régional de 10 points. Mais ça influence les gens. Voilà.
Alors, maintenant, on peut parler du fond. Vous le
disiez.
Qu'est-ce que je propose
pour la France
? Pour le pays.
Notamment sur les questions de sécurité, de santé ou de pouvoir d'achat. Je dirais qu'on commence par la sécurité, par la Corse et les prisons. Vous l'avez peut-être vu hier. Le directeur de la prison d'Arles, qui s'appelle Marc Olivier, il était en larmes devant la commission de
l
'Assemblée nationale. Et en larmes sur la mort d'Yvan Colonna. Impossible de surveiller tous les détenus en même temps. Voilà ce qu'il a dit. Est-ce que vous entendez cette détresse, finalement, du patron de la prison
?
Nous sommes dans une société où on n'est que dans l'émotion. Ce n
'est
pas la faute du directeur de prison.
C
'est la faute de l'État qui a mis un djihadiste dans une prison. Moi, j'ai proposé que les djihadistes aillent au Karguelen, dans un bagne. Et je maintiens. Quand on a combattu
la France. Une forme
de Guantanamo à la
française ?
Exactement judiciarisé. Ça suffit. C'est l'État qui a été faible. Donc le directeur, lui, il fait ce qu'on lui a demandé de faire. On a mis des djihadistes dangereux au milieu des autres prisonniers. Et on libère des djihadistes chaque année. Je ne me souviens plus des chiffres 2019, 2020, 2021. Ils
sont dans la nature.
Mais quand est-ce que notre pays va prendre
des problèmes à bras-le-corps ? Donc vous, vous ne les relâcherez pas, même quand ils
arrivent au bout de leur peine ?
Alors, d'abord, avec moi, je demanderais une peine planchée. L'intelligence avec l'ennemi, c'est l'article du code pénal qui n'est jamais appliqué 30 ans au minimum. Et puis, une prison éloignée. Et puis, assez. Vous savez pourquoi les Français reviennent toujours à la question du vote ?
Est
-ce que la politique sert à quelque chose
? Est
-ce qu'à un moment, on prend les problèmes à bras-le-corps
? Alors,
cela dit,
comme
réponse, je
vais revenir
aussi sur la question d'Ivoire Colonna et de la Corse. Mais comme réponse précisément à ces questions de sécurité, vous le dites, il y a cette prison éloignée. Et puis, c'est d'ailleurs le volet le plus fourni de votre programme sur la sécurité. Vous promettez 40 000 soldats de plus, 30 000 policiers de plus, 10 000 agents administratifs de plus, 40 000 places de
prison de plus. C'est Noël, sur la sécurité. Mais ce n
'est
pas Noël, c'est rétablir l'ordre dans un pays avec un État régalien, comme ça se fait en Angleterre. Ce n
'est
pas loin. 100 000 places de prison en Angleterre, 65 000 en France. C'est permettre à nos policiers de faire leur travail. Et
à notre justice... Mais ce n'est pas juste les places,
quand vous
voyez que
là, en l'occurrence, le patron de la prison d'Arlé dit
qu
'en
fait, on n'avait pas suffisamment
de surveillants.
Mais justement, tout le problème de la justice en France, c'est qu'on ne punit pas la récidive. Pourquoi ? Parce qu
'il
n
'y a
pas de place de prison. Et il
y a
la fameuse loi de 2019 qui, en dessous de 6 mois de prison, vous ne faites pas de peine. Et on a 40 condamnations avant d
'aller un jour au prison. Donc vous, des peines,
y compris des toutes petites peines,
y compris de quelques jours.
Comme au Pays-Bas, qui a permis de réduire la délinquance parce qu'ils sanctionnent tout de suite dans des prisons adaptées, pas mêlées. Et c'est pour ça que je veux plus de place des prisons qui peuvent être des centres de rééducation. Bref, un vrai État. Et ça, honnêtement, ça existe en Angleterre, ça existe dans beaucoup de pays. On peut le faire. Et ce n
'est
pas si coûteux 5 milliards d'euros, un plan qui est chiffré. Je suis le seul, d'ailleurs. Alors je sais que je suis le seul à avoir chiffré mon projet ligne
par
ligne. Non,
non,
ce n
'est
pas vrai. Jean-Luc Mélenchon
l'a fait.
Mais je suis le seul où il est aussi précis. C'est ligne par
ligne. Il est précis, mais les autres le font aussi. Très précis, vous le trouvez sur Internet.
Nicolas Dupont-Aignan, au-delà de ce qu'a dit le patron de la prison d'Arles, il y a aussi la question de l'autonomie en Corse et des violences en Corse. On a révélé ce matin sur AMC et BFM TV une vidéo où on voit les dernières images d'Yvan Colonna vivant.
Et
dans ce qui apparaît aujourd'hui comme presque une forme de témoignage ou de testament, il dit être confiant pour l'indépendance. On va y arriver.
Eh bien non, parce que ce sera aux Corse de décider. Et moi, je pense que la Corse fait
partie assez grande de la France. Des signes de l'indépendance, vous lui accorderez ?
Mais si la Corse veut être indépendante...
Si on vous prend au mot
sur
le référendum...
Mais bon courage, bonne chance. Mais je suis certain, je connais bien la Corse. J'ai été encore dire aux Corse, méfiez-vous de cette sirène. Les dirigeants de la collectivité Corse n'ont même pas utilisé les pouvoirs de l'autonomie. Ils en veulent davantage. Alors, faites le ménage chez vous. Il y a une indignation légitime sur ce qui s'est passé. Maintenant, attention,
on
ne joue pas avec les institutions. Et c'est aux Corse et à
l'ensemble de la communauté nationale de la France. Encore une fois, vous seriez
prêt à
ce que les Corses
décident pour eux-mêmes. Mais je connais le résultat.
Les Corses sont français.
Vous aussi, on peut vous dire que l'élection est truquée.
Vous
connaissez déjà le résultat. Vous n
'avez
pas
organisé l'élection.
Écoutez, excusez-moi. Arrêtons avec cette petite musique. Tout le monde sait que les Corses sont français. Simplement, après, c
'est
le degré d'autonomie. Et je dis aux Corses, on met tout sur la table. Et vous verrez les flux financiers, l'organisation. Et la Corse est profondément française depuis. Voilà, il faut arrêter avec tout ça. Il y a tellement de problèmes plus graves immédiats à traiter qu'il faut arrêter avec le peuple.
Alors, parlons notamment de la santé. Voilà une des questions sur laquelle les Français vont décider ou non d'accorder leur confiance à ceux qui se présentent devant eux. Question de confiance sur la santé, les déserts médicaux, l'accès aux soins. Est-ce que vous, vous avez vraiment une solution efficace ? Et efficace aussi à court terme. Parce qu'on nous
parle, vous nous
parlez tous de la formation des médecins.
Mais
demain, on fait comment ?
Deux solutions majeures. D'abord, je veux rouvrir dans chaque département, notamment les départements ruraux, où ils ont tout fermé, moins 17 300 lits sous Macron, moins 17 300 lits, moins 100 000 lits depuis 20 ans. Donc c'est un désastre. Je veux rouvrir un établissement de santé dans la zone la plus désertifiée.
Ça
prendra là un peu de temps parce qu'il faut recruter, il y
a
le problème de recrutement, etc. Mais c'est vital. Rééquilibrer les structures hospitalières. Deuxième point, je veux créer des assistants administratifs pour évacuer
toutes
les tâches administratives qui polluent l'activité des médecins.
J
'ai rencontré des dizaines de médecins, tous disent la même chose, 10 à 20% de notre temps,
c
'est remplir des tableaux. Donc
vous allez
faire quoi ? Des secrétaires médicaux ? Des assistants, des
secrétaires médicaux, puisque ça on peut les recruter tout de suite.
Qui
seront
payés par qui ? Par les médecins eux
-mêmes
?
Par l'État, la sécurité sociale. Et on aura une organisation, par exemple, il y
aura
deux secrétaires médicaux, médical ou médicaux, pour l'ensemble dix médecins d'une zone géographique. L'idée c'est quoi ? C'est le temps du médecin, il doit être à 100% sur la santé. Et puis le troisième point, c'est mon idée d'un salaire pour les étudiants en médecine à partir de la cinquième année,
qui
donne beaucoup de temps à l'hôpital avec un salaire de misère, une indemnité de misère aujourd'hui. Je veux les payer vraiment au SMIC et même un peu plus. Et en échange, ils signent un contrat de cinq ans de temps dans une zone désertifiée.
On les
aide pendant cinq ans sur leurs études,
et
ils ont une vie pas facile,
vous
savez. Il y a eu d'ailleurs beaucoup de suicides dans les internes en médecine. Ils ont une vie très difficile. Eh bien, je les aide, et en échange, ils aident la société.
Mais vous savez qu'aujourd'hui, il
existe déjà des primes
d'installation. Oui,
mais qui est quand même assez
fort.
Et pour autant, ça ne marche pas, c'est ce que j'allais vous dire. Donc la question n'est pas les primes.
Vous prenez des primes, il y a déjà
25 000 euros par an pendant deux ans, quand vous vous installez, et une défiscalisation sur cinq ans.
Mais là, moi, ce que je propose, c'est un contrat,
études,
zone désertifiée, et on peut y arriver. Avec tout ça, déjà, on va améliorer.
Et puis, dernier point, l
'attractivité. L'attractivité de l'hôpital et de l'ensemble
de la structure de santé. Donc l'augmentation
des revenus des infirmières.
Notamment la nuit. La nuit, les rémunérations des aides-soignantes la nuit, je crois que c'est un euro l'heure. Enfin, ce n
'est
pas possible. Et je finance ça, bien sûr, par des économies ailleurs. Les fausses cartes vitales, ce gaspillage incroyable. Je redistribue l'argent perdu vers l'argent utile.
Nicolas Dupont-Aignan, l'un de vos combats, ça a été de partager le combat des antivax, des antipasses. Pas
des antivax, de la liberté, madame. C'est que j'estime que la liberté vaccinale sur un produit expérimental,
dont
les effets secondaires commencent à apparaître, inutile pour les jeunes, a été un drame pour le pays. Et je persiste et je signe. Le vaccin,
j
'ai toujours dit que les personnes âgées, fragiles, pouvaient se faire vacciner, bien évidemment. J'ai toujours dit que c'était une hérésie.
De
faire croire aux gens que parce qu'on était vaccinés, on ne transmettait pas. Il y
a
eu 90% de vaccinés, 20 millions de transmissions. Et ça recommence.
Personne n'a dit que ça ne transmettait
pas. Le 12 juillet, le président de la République, vaccinez-vous parce que sinon vous transmettez, vous n'êtes pas un bon français et vous transmettez aux voisins. C'était faux. C'était mensonger.
Nicolas
Dupont-Aignan, quand vous entendez hier... Et j'accuse l
'État, et j'accuse. Et je le dis très précisément, il faudra remettre tout à plat. Et je réintégrerai tous les soignants exclus. J'en ai rencontré à Lille hier. Des gens
qui sont
au RSA. Des milliers. Des milliers. Plus de 15 000. Des gens au RSA qui manquent dans les blocs hospitaliers et des blocs opératoires. Vous savez, à Paris, je voyais un grand professeur de médecine. Son bloc opératoire d'une grande, grande hôpital parisien. Fonctionne à mi-temps.
Vous pouvez nous dire plus précisément, parce qu'à chaque fois, vous dites, j'ai vu un médecin,
un grand hôpital, alors c
'est où ? C'est un grand hôpital, je vous le dirai en privé. J
'ai mes
sources.
Pourquoi vous ne le dites pas là
? Parce qu'il veut la
confidentialité. Parce qu'il a été menacé. Suite à ce qu'il a dit. Donc vous... Eh bien j'affirme.
Vous
dites, mais je
ne donnez pas
vos sources. Je sais ce que je dis, comme vous, parfois les journalistes, pour protéger
mes sources. Vous êtes
politique, vous
ne voulez pas dire les choses aux Français ? Je protège
parce qu'il y a eu la chasse aux sorcières.
Et
quand il a parlé à la télévision, après il a eu des représailles.
Nicolas Dupont-Aignan,
les malades
du Covid... Tout ça, tout ça, attendez.
Pour
des conflits d'intérêts au sommet. Et j'ai ici, vous le savez, le rapport McKinsey. Quand vous pensez que la stratégie vaccinale de la France
a
été mise en place par des consultants à 2200 euros par jour. McKinsey, qui conseille en
même temps... Les
cabinets de conseil.
Oui, mais
qui conseille... Ce n
'est
pas seulement un problème de gaspillage.
C
'est un problème de conflit d'intérêts au sommet. C'est-à-dire que la stratégie vaccinale a été donnée à un cabinet américain qui conseille Pfizer, Pfizer, entre nous, que le président de la République, quand il était chez Rothschild, a organisé une session de... Hein ? Donc, il y en a assez du conflit d'intérêts.
Emmanuel Macron, avant
de devenir politique, a en effet travaillé à la banque Rothschild et a œuvré au rapprochement entre
Pfizer et
Nestlé. Et je veux dire une chose très grave.
Mais vous dites que
c
'est un rapport, ça n
'appelait
pas. Mais je dis que je demande où est passé le parquet financier
SOS
à vie de recherche. Quand François Fillon
a
un soupçon...
Il n'y a en effet pas d
'ouverture d'enquête, pour
l'instant. Quand
François Fillon, en pleine campagne, a un soupçon sur l'emploi de sa femme, le parquet financier se réveille. Très bien. Moi, je suis pour la justice. Quand Emmanuel Macron est dans le conflit d'intérêts jusqu'au coup...
Pour vous, il
y a
un conflit d'intérêts d
'Emmanuel Macron ?
Au sommet.
Précisément. Mais je
demande
au parquet financier d'ouvrir une enquête. Mais on est dans quelle démocratie ? Cette affaire était étouffée.
C'est extrêmement grave. Les sénateurs ont pu enquêter, vous avez le rapport dans les mains.
Attendez,
heureusement. Donc, ce
n
'est
pas étouffé.
Étouffé parce qu'on n'en parle pas assez. Non,
mais on
n'en parle pas beaucoup. Écoutez,
on n'en parle pas
assez. Vous savez,
Nicolas Dupont-Aignan, je trouve ça très important de parler du fond et vous êtes là pour
ça. C'est le fond, ça. Mais par
contre, je ne
peux
pas vous laisser dire que c'est étouffé parce
que justement, vous êtes en train d'en parler. Mais vous dites ce que vous voulez.
Heureusement
qu'on est encore en train de l'inviter. Non, mais c'est à chaque fois
votre petite musique.
Je dis ce que je pense.
Moi, ce que je vous dis, c'est que...
Exactement, madame. Et ce que je veux vous dire, c'est qu'à l'Assemblée nationale, il
faut
que les Français sachent, tous les groupes politiques étaient d'accord
pour
augmenter l'allocation adulte handicapé, la déconjugalisation, permettre aux personnes handicapées d'avoir l'allocation, même si à leur conjoint, à un revenu. C'est une revendication majeure des personnes handicapées. Emmanuel Macron et sa majorité ont dit, on ne peut pas le faire. On était tous d'accord, centristes, républicains, France insoumise, socialistes. Ils ont dit, en marche, on ne
peut
pas le faire, ça coûte 800 millions d'euros, on n'a pas l'argent.
Et
au même moment,
il
a multiplié par 4, 3,7 exactement, soyons précis. Le rapport du Sénat l'atteste, des sommes extravagantes, 1 milliard d'euros pour des cabinets d'études. Eh bien, je dis que quand on en est là, dans une démocratie normale,
dans une démocratie normale, on ne pourrait même
pas se présenter.
Quand vous entendez hier, pour
vous, ce
serait rédhibitoire
?
Mais attendez, après, les Français jugent. Mais si les Français
ont envie de réélire un homme... Vous avez entendu hier
la ministre des
Comptes
publics, la ministre de la fonction publique, et le ministre des Comptes publics, pardon, qui disait, nous n'avons rien à cacher, et qui s'engage à réduire de 15%
le recours au cabinet. 15% après avoir multiplié
par 4,
4
millions d'euros, 4 millions d'euros, pour réduire l'aide au logement des étudiants. C'est la Macronie dans tout ce que je veux plus revoir en France. Et je dis aux Français, quand je vous disais, il faut aller voter, je dis aux Français,
s
'ils veulent continuer à avoir leur argent, qu'ils gagnent durement,
et puis au même moment, on va faire la réforme des retraites, 65 ans,
monstrueux
pour paupériser les
retraités, mais pas...
Les
prix
et la question du pouvoir d'achat, la hausse des prix, on l'apprend à l'instant. L'inflation en France, ce sont les chiffres de l'INSEE, 4,5% en mars, c'est sur un an, mais c'est l'estimation au mois de mars. 4,5% d'inflation en France, sachant qu'il y
a
9,8% en Espagne, 7,3% en Allemagne. Vous, Président, comment vous faites pour lutter contre les hausses des prix ?
Alors,
deux choses. La première,
c
'est que, bien évidemment, il y
a
le prix de l'énergie, et l'affaire de l'Ukraine est vitale pour ça. Et puis, deuxième point fondamental, c'est que moi,
je
réclame depuis longtemps, et pas d'aujourd'hui, l'indexation des pensions de retraite, de l'indice des fonctionnaires, des aides sociales d'ailleurs, je parlerai du privé après, l'indexation des pensions de retraite pour que les retraités ne perdent pas leur retraite et leur pouvoir d'achat. C'est vital. Et ça a été supprimé par François Hollande, Emmanuel Macron, et ça a continué d'être supprimé,
ce qui est avérant. Donc, les prix
dirigés
?
Non, l'indexation des pensions de retraite. C'était le berbat.
Est-ce que vous
iriez
jusqu'à des prix dirigés ? Premier
point. Deuxièmement, je propose un treizième mois pour tous les salariés jusqu'à trois fois le SMIC, pas payés par les entreprises qui n
'en
ont pas les moyens, mais c'est 8% d
'augmentation. C'est une sorte de prime
? Non, il y aura un treizième mois, 8% d'augmentation de tous les revenus du privé jusqu'à trois fois le SMIC et des indépendants par une baisse des charges salariales, c'est-à-dire 20 milliards de l'État. C'est la différence entre le brut et le net. Et puis, dernier point, j'avais proposé en avril 2019, j'ai la proposition de loi, j'ai amené parce que j'amène tout maintenant, en avril 2019,
j
'avais proposé la suppression de la TVA sur une vingtaine de produits de première nécessité pour que les milieux modestes, les familles modestes, puissent acheter du papier toilette, de la protection hygiénique. Mais
aujourd'hui, on a déjà une TVA
réduite sur les
produits de première nécessité. Oui,
mais
on passerait de 5,5 à 0. Ça fait moins 5%, c'est quand même pas mal. Donc, et le plafonnement du prix de l'essence à 1,70€. Mais pour faire tout ça, attention, parce qu'il ne
faut
pas raconter des histoires, et je vois beaucoup de promesses en l'air pendant cette campagne, voilà pourquoi j'essaye de chiffrer, j'ai écrit un livre, où va le pognon, où j'ai détaillé 100 milliards d'économies. Ça, je pense que c'est faire la politique sérieusement. J
'économise
d'un côté,
je
reverse sur le
travail ou ceux qu'on travaille. Et chacun pourra se référer à ces programmes.
Nicolas Dupont-Aignan, troisième candidature, donc troisième fois aussi que vous avez cette logique de « on ne nous laisse pas assez parler ». Vous n'en avez pas marre en fait ? Vous
ne dites pas cette fois-ci, c'est un peu celle de trop ? Non,
écoutez, moi je vais vous dire, je n
'ai
jamais été aussi heureux que dans cette campagne, parce que
je
n
'ai
jamais vu mon pays aussi malade, aussi
gouverné.
Non,
mais non, de me battre
pour
mon pays qui est malade. Je ne
suis
pas heureux de mon pays malade. Vous savez, je serais très heureux de ne
pas
être candidat, si le pays allait bien, et qu'il y
avait
un bon président, même pas de mon bord politique.
Moi,
ce que je souhaite, c'est que la France aille bien. Et quand je vois que depuis des années, je tire la sonnette d'alarme, perte d'indépendance, perte de liberté, mépris des plus pauvres, argent toujours aux riches, pillage du pays par des intérêts étrangers, conflit d'intérêts au sommet, j'ai envie de me battre. J'ai envie de dire aux Français, mais réveillez-vous ! J'ai envie de les secouer, parce que je les aime, et parce que je ne peux pas supporter de voir mon pays s
'effondrer devant moi.
Et vous leur dites, au moins, allez voter, même si vous continuez à dire que tout ça est un peu truqué.
Mais justement,
parce que c'est injuste, il faut se réveiller. C'est
ce que j'ai voulu dire. On a bien entendu, et à 8h53, je peux vous dire qu'ils sont bien réveillés,
les Français.
Nicolas Dupont-Aignan, candidat à
la
présidence de la République. Merci d'avoir répondu à mes questions de confiance.
Nicolas Dupont-Aignan