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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 19 décembre 2025 24 minActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsCulture, médias & sportAgriculture & alimentation

Budget 2026: aucun accord entre l’Assemblée et le Sénat | Bourbon hebdo les coulisses de l'Assemblée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 45 %Défensif 40 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • rapporteur général du budget (Sénat)Fait
    « Je veux tordre le coup aux insinuations qui visent le Sénat »
  • Charles LoncleFait
    « je ne céderai ni aux pressions ni aux intimidations »
  • Yaël Braun-PivetFait
    « Je suis en train effectivement de rappeler à l'ordre le rapporteur pour lui demander effectivement de revenir à un respect de nos règles et de nos usages »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je suis Clément Mic et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'CP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. La séance est ouverte. Bonjour à tous et bienvenue dans ce dernier bourbon hebdo de l'année.

Au sommaire, aujourd'hui, il n'y aura pas de nouveau budget à Noël. On espère qu'il y en aura un avant la Saint-Valentin. En tout cas, on vous racontera les coulisses de cette commission mixte paritaire qui a échoué ce vendredi.

Ça a été chaud cette semaine dans la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Alors, on vous racontera notamment le recadrage du rapporteur de cette commission par la présidente de l'Assemblée Yel Brun Piv. Enfin, on entre dans ce qu'on appelle la trêve des confiseurs.

Alors, on vous racontera l'origine de cette expression et puis on vous expliquera aussi pourquoi cette année la trêve n'en sera pas vraiment une pour les députés. Et pour vous servir cette semaine, je suis donc avec Stéphanie Despierre, Elsa Mondingava et Anne-Charlotte Dua. Bonjour à toutes les trois, vous allez bien ?

Très bien. Pleine forme. Ouais.

Un peu plus d'énergie s'il vous plaît. Là, [rires] on essae, on essae mais c'est la fin de l'année. Bon, je je rappelle rapidement vos rôles respectifs à chacune LCPS.

À toi, tu présentes l'émission qui est autour des questions gouvernement tous les mardis, tous les mercredis. Stéphanie, toi, tu alimentes les émissions de l'antenne avec les infos que tu obtiens auprès de tes sources. C'est ça.

Et toi Charlotte, tu fais la même chose mais c'est sur le site lcp.fr. On commence avec ce constat d'échec.

C'était vendredi matin. Nous étions près d'un compromis. Nous ne sommes pas, en revanche assurés que le texte sur lequel nous aurions pu aboutir aurait pu avoir et le vote positif de l'Assemblée et le vote positif du Sénat.

On a une une manière de se défausser de la part de l'exécutif sur les assemblées dont la responsabilité de ne pas trouver un budget. Alors ça a été vrai sur l'assemblée après qu'elle ait, je vous rappelle battu le budget en partie 1 des recettes par 404 voix contre une, ce qui est absolument historique et là on voit que ça a été le cas vis-à-vis du Sénat accusé de tous les mots. C'est pas la pluie de sauterelle que je promets ni les catastrophes et les cataclysmes.

Je suis pas cataclysmique. On l'a déjà vécu l'an dernier. Il faut pas qu'on s'habitue quand même dans un pays à ce que le parlement se prive de de ses prérogatives principales, c'est celle de voter le budget.

Alors c'était par ordre d'apparition. Philippe Juvain le rapporteur général du budget, Éric Cocrel le président de la commission des finances et Marc Fenot le président du groupe démocrate à l'Assemblée. Tout cela après l'échec donc de la commission mixte paritaire sur le budget.

Donc je rappelle le principe d'une CMP comme on dit. On enferme sep députés sep sénateurs dans une pièce pour qu'il se mettent d'accord ou pas sur un un texte de loi. Et là bah c'est le pas qu'il a emporté.

Constat d'échec. Ça ça a pas pris beaucoup de temps hein pour acter l'absence d'accord. Croit que quand ils sont rentrés dans cette fameuse CMP, ils savaient tous qu'il n'allait pas rester enfermé 2 jours.

La CMP pouvait être prévue aujourd'hui voire demain s'il fallait du temps pour négocier. Là tout le monde donna rendez-vous 1 heure après. Ce qu'il faut savoir, vous l'avez dit, c'est à H clos.

Donc nous, on met dans ce cas une équipe, celle des quatre colonnes juste à côté pour recueillir les réactions parce que il se trouve que là, elle avait lieu dans l'enceinte de l'Assemblée mais que ça peut se jouer aussi au Sénat. Voilà, c'est une fois l'un, une fois l'autre. Donc là, c'était à l'Assemblée nationale.

Et puis ce qu'on fait évidemment, comme c'est à H clos, c'est qu'on envoie des textos à des députés de tous les groupes politiques, nous députés, les autres chaînes aussi, les sénateurs, on s'interdit pas d'interroger les sénateurs pour qu'il nous donnent l'ambiance, les phrases un peu des uns et des autres. Et ce qu'il faut voir maintenant, c'est que voilà, c'est à H clos mais il y a même des groupes politiques qui créent une boucle WhatsApp pour tenir informer la presse. Donc, il y a un petit concours tout le monde essaie d'avoir voilà l'annonce le plus rapidement.

Il y a les se députés se sénateurs mais il y a des supplé aussi qui sont dans la salle donc qui entendent mais qui ont pas le droit de vote à la fin s'il y a vote. Gr effectivement ouais chaque groupe politique est présenté et chacun notamment un groupe politique avait créé une boucle WhatsApp dont le suppléant nous racontait en direct ce qui se passait dans des son cloches différents parfois dans les infos. Non là c'était assez cohérent.

Moi au bout de 3 minutes, j'avais un texto qui me disait ça va aller très vite, on va très vite vers un échec. Et ça s'est déroulé dans quelle ambiance ? Bah l'ambiance était plutôt cordial cordial.

Voilà, c'est le rapporteur général du budget au Sénat qui a commencé à parler en disant que les voilà le compromis enfin n'avait pas abouti. Puis Philippe Juvin a lui déclaré la même chose en disant que cette CMP était non conclusive. Donc mais après il y a un petit temps où chaque groupe peut parler.

Dans ces cas-là, il y a pas donc de vote parce qu'en fait ils avaient même pas un texte devant les yeux. Ils ont acté tout de suite le désaccord. Finalement, ça a commencé à 9h30, ça a duré 1 heure en tout avec toutes les prises de parole, mais au bout d'une vingtaine de minutes, on savait que ça serait non plus.

Et qui est responsable de cet échec ? Alors bah ça dépend pour qui à qui on demande. [rires] Quand on demande au bloc central ou au socialistes, ils disent que c'est la droite sénatoriale qui argbouté sur son refus des hausses d'impôts ne voulait pas de compromis et cetera.

Quand on demande évidemment à au rapporteur du Sénat de droite républicaine, il dit que c'est la faute du gouvernement parce qu'il dit "Je veux tordre le coup aux insinuations qui visent le Sénat." Ce qui a manqué dit-il, c'est d'avoir un point d'atterrissage éclairé par le gouvernement. Enfin voilà.

Donc selon à qui on demande, la faute n'est pas n'est pas attribuée à la même personne. Et est-ce qu'il y a quand même eu des négociations en amont pour est-ce qu'il y avait un un vrai espoir d'accord ? Il y avait un espoir qui paraissait très illusoire mais en tout cas le gouvernement a voulu donner toutes les chances.

Normalement une CMP ça peut être convoqué assez vite en fait et là il y a eu 4 jours entre le vote au Sénat lundi et la convocation de la commission mix paritaire aujourd'hui. Et on voyait très bien que le gouvernement voulait essayer pendant ce lapse de temps d'avoir des négociations. Mais on a eu assez vite l'impression que les négociations ne démarraient pas vraiment, que c'était coincé.

Il y a eu un moment très important mercredi aussi. En fait, il y a eu de l'eau dans le gaz entre le gouvernement et les sénateurs. Dès lundi soir, quand Roland l'escu, le ministre de l'économie, au Sénat, leur fait un peu la leçon et leur dit "Non, mais est-ce que vous avez voté ?

On est à 5,3 % de déficit, c'est inacceptable." En plus, il fait une petite blague en disant "Houston, on a un problème, vous savez, en référence à la NASA qui l'ont s'effusé et les sénateurs n'ont pas du tout apprécié. Mercredi, les questions gouvernement Sénat se passent hyper mal.

Il y a même des hues un peu pendant que le Sébastien Lecornu parle. Donc ça n'arrange pas les relations et ça n'arrange pas la possibilité éventuelle d'un compromis. Sébastien Lecnu hier matin dit en fait il y a l'irresponsabilité, la radicalité des sénateurs sont en train de compromettre la CMP.

Donc voilà, il y a eu beaucoup de tension au milieu de la semaine. Après, il y a eu effectivement des avancées pour revenir à ta question notamment avec le Bloc Central et les socialistes. Des deux côtés, ils nous disent que c'était peut-être trop juste pour là, mais il y a eu des avancées et notamment Philippe Brin, le député socialiste, prend la parole après la CMP vendredi matin et lui dit "On déplore l'échec de la CMP, on est le 19 décembre, on avait tout le temps de trouver un compromis et de voter un budget d'ici au 31 décembre." Donc il y avait on sait qu'il y a des choses qui ont un petit peu bougé dans les discussions et dans et dans le bloc central certains disent qu'en janvier il pourrait arriver un compromis que là le temps était trop court.

Mais bon voilà. Alors en attendant de parler de janvier euh s'il y avait eu un accord dans cette CMP c'était quand même pas gagné. C'était ça aussi le problème du début, c'estàd qu'il y a deux degrés de d'accord parce que quand bien même il y aurait pu avoir un accord entre le bloc central et la droite qui est majoritaire au sein de cette fameuse commission mixte paritaire, il était pas question de proposer quelque chose dont on était sûr que l'assemblée rejette le texte qui était prévu mardi.

En commission mix paritaire doit être validé par les deux chambres. Tout à fait. Donc il y avait aussi du côté du bloc central la volonté de dire "On va pas non plus faire semblant euh de se mettre d'accord si finalement 2 jours après c'est euh retoqué.

Mais il y a eu même eu les rumeurs les plus folles puisque la veille de la CMP, on nous disait même "Mais est-ce que finalement c'est pas une erreur de la convoquer tout de suite ? Convoqua euh début janvier comme ça on a encore le temps de travailler et à ce moment-là on pourrait aboutir peut-être à un accord." Donc certains se disaient peut-être que oui, il y a un petit manque de temps comme Anne Charlotte disait pour essayer d'accorder voilà toutes les positions.

Bon alors maintenant qu'est-ce qui va se passer ? Éclairez-moi, éclairez-nous. Lo spéciale loi spéciale parce qu'il faut alors c'est un budget à minima, c'est-à-dire qu'on reconduit les crédits votés l'année dernière et on permet à l'État donc où de payer les fonctionnaires de lever l'impôt.

Mais c'est vraiment le basique, le strict minimum. C'est un c'est un budget de transition. Ça règle pas tout.

C'est une rustine en attendant euh alors et ça ça cette loi spéciale, elle pourrait être votée quand ? Dès lundi. Il faut quand même qu'elle passe en conseil d'état, qui a un conseil des ministres mais ce qu'on nous dit c'est que ça peut vraiment être très rapide parce qu'il y a pas d'amendements qui sont recevables normalement sur une loi spéciale.

En fait, c'est deux lignes. Vous avez deux lignes. Une qui dit on autorise l'État à percevoir les impôts.

Et une deuxième ligne qui dit "L'État peut engager des dépenses à hauteur de l'année dernière." Voilà. Tout le monde va la voter.

Ça il y a les les groupes se sont déjà voilà avan là-dessus. Ce sera assemblé sénat ou voilà Sénat assemblé voter conforme et ça en fait en rapidement. Sauf que ça règle pas le fond le fond du problème.

Il faut trouver une majorité pour voter un nouveau budget en janvier. Est-ce qu'on sait comment tout cela va pouvoir atterrir ? Bah en fait après la commission mixte paritaire donc début janvier il y a la suite de la procédure parlementaire sur le budget qui va se poursuivre.

Donc il va y avoir une nouvelle lecture dans les deux chambres et après toute la question est là, c'est est-ce que un compromis est-ce que il va y avoir un compromis entre qui va permettre d'aboutir à une majorité et un vote notamment à l'Assemblée nationale qui a le dernier mot et là c'est pas gagné. Donc on verra on verra ce que ça donne si ces négociations avancent ou pas. Et ce que beaucoup disent c'est que la seule solution ce sera le 493 d'une manière ou d'une autre parce que voter le budget de la sécurité sociale c'est déjà voilà faire un pas pour les groupes d'opposition.

Voter le budget de l'État, ce serait un changement euh voilà de positionnement par rapport au gouvernement tellement grand. Je crois qu'Olivier Fortit ce matin qu'il n'est pas question de voter pour le budget et donc beaucoup poussent en disant la seule solution c'est le 49 et puis on parle beaucoup des socialistes et s'il y a abstention des socialistes OK mais en fait l'abstention des socialistes dans le rapport de force à l'Assemblée nationale ne suffit pas pour faire voter le budget. Il faudrait que les écologies s'abtiennent aussi que les communistes s'abtiennent et là ça paraît encore plus compliqué.

Donc on n pas fini de parler du budget dans Bourbon hebdo. Non. Et ça il y a peut-être une volonté commune et une majorité, c'est que la majorité des députés aimerait passer à autre chose quand même parce que ça fait déjà 3 mois qu'on est matin, midi et soir là-dessus.

Il y a d'autres textes qui attendent. Il y a les municipales en mars. Exactement.

Donc effectivement, est-ce qu'à la rentrée un 493 un peu négocié satisferait tout le monde ? C'est une piste. Alors on va passer à autre chose nous-même.

L'autre feuilleton de la semaine, il a concerné la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Je suis en train effectivement de rappeler à l'ordre le rapporteur pour lui demander effectivement de revenir à un respect de nos règles et de nos usages de telle sorte que la crédibilité de la commission d'enquête ne soit pas remise en cause. Alors, c'était donc Yel Brun Pivet président de l'Assemblée nationale mercredi sur France Interre qui parle de Charles Loncle le rapporteur de cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public.

Charles Long député UDR. Qu'est-ce que Yel Bron Pivet lui reproche ? Bah, elle lui reproche de politiser cette commission d'enquête et aussi de tweeter en direct euh ce qui se passe dans cette commission d'enquête.

Enfin, c'est pas lui qui le fait directement, mais les équipes en fait du député euh tweet sur les réseaux sociaux ce qui se passe en direct dans la commission d'enquête. Et c'est vrai que c'est une commission d'enquête qui est voilà bah Yel Brun Piv signalé pour beaucoup de députés qui en sont membres et très à charge. Normalement dans une commission d'enquête on voilà on essaie d'avoir pas forcément d'impartialité ça n'existe pas mais au moins d'essayer d'avoir des éléments un peu qui vont dans un sens ou dans l'autre.

Là, le questionnement du rapporteur donne quand même le sentiment, voilà, d'être un questionnement assez à sens unique. Et je dis pas ça parce qu'on est journaliste et qu'on est-même, voilà, viser d'une manière ou d'une autre. Très concrètement, même lui quand ses équipes retweetent des choses, les auditionnés parfois se disent "Mais c'est pas du tout ce que j'ai dit.

Il en tire une conclusion que c'est pas la phrase que j'ai prononcé comme ça ou la conclusion." Ça ça s'est passé effectivement pendant la commission d'enquête. En fait, il y a une suspension de séance à un moment et l'auditionné euh reprend en disant "Mais je viens de voir un tweet et j'ai c'est pas enfin vous écrivez ça ne correspond pas ce que j'ai dit pendant pas des citations entre guillemets de un tel a dit ça c'est un tel ne regrette" enfin voilà c'est vraiment une interprétation des propos qui dérange les intéressés qui se rendent à cette commission sachant qu'il faut préciser c'est que les commissions d'enquête c'est publique he donc c'est filmé pour le coup et c'est diffusé d'ailleur diffusé souvent sur notre chaîne YouTube regardé par beaucoup de gens ce qu'on peut dire aussi c'est que Ce recadrage de Charles Longue Parisel Brun Pivé a a pas vraiment calmé ses ardeurs.

Et alors recadrage recadré si je puis dire parce que il y a sur l'extrait de la vidéo de France Inter où il y a le brand pivet justement annonce ce rappel à l'ordre elle a été très massivement retweetée par les députés rassemblement national l'allié des troupes d'Érioti Marine Le Pen. Ils ont vraiment Jordan Bardella tous les députés RN ont retweeté en disant que c'était inadmissible que la présidente s'imisse là-dedans. Donc vraiment il y a une guerre de position et oui c'est vrai que il y a Charla Long pour le coup n'a pas du tout changé sa manière de travailler luiême a réagi finalement aussi au propos d'Albron Pivet en disant c'est la première fois qu'un tel traitement est réservé à un député je ne serai je ne céderai ni aux pressions ni aux intimidations.

Effectivement dans son comportement il a continué de faire la même chose. qui déclenché un communiqué de Bron P quiitue un peu les choses on va dire c'est oui en fait c'est un communiqué où elle explique que Charles Lon n'est pas le premier à recevoir un rappel à l'ordre qu'il y en a eu d'autres et donc elle donne cinq exemples qui remontent à 2024 donc c'est assez récent elle parle par exemple de la commission d'enquête sur la TNT où là le rôle aussi du rapporteur Aurélien Saintou la France insoumise avait été questionné beaucoup disaient qu'il était justement à charge. Alors là, cette fois c'était plutôt contre les médias tels que ces news.

Il y avait aussi, je vous rappelle, des grands débats pendant la commission d'enquête Betaram. Le modèle, donc le parti de François Baï, ne cessait de dénoncer une commission d'enquête à charge. Donc, les débats sont pas nouveaux et c'est vrai que les députés sont toujours soit sur une ligne de crète, soit ils sont tombés d'un côté ou de l'autre.

Mais c'est une commission d'enquête, c'est pas un tribunal. Normalement, il ne faut pas empiéter sur la justice. Et c'est là que c'est parfois l'exercice est assez compliqué.

Mais c'est pas la première fois qu'on en parle ici. Euh la question se pose est-ce que cet outil des commissions d'enquête est pas dévoyé aujourd'hui ? Ben déjà dans le choix des commissions d'enquête, on voit que les groupes qui ont le choix dans qui disposent d'une commission d'enquête par session font des choix de plus en plus politiques.

Quelle commission d'enquête va aussi être le plus médiatisé ? On sait que les politiques c'est vraiment juste avec pour objectif de d'embêter de de nuire au camp d'en face. Exactement.

Je crois que les troupes d'Éricoti au début voulaient travailler sur l'immigration et là a vraiment décidé de cibler l'audiovisuel public. C'est un choix très conscient aussi à l'approche enfin un an et demi de l'élection présidentielle puisque eux veulent privatiser l'audiovisuel public. Il y avait eu la commission d'enquête de la droite républicaine qui est au début sur les liens entre les partis politiques et les mouvements islamistes.

Et en fait, elle visait initialement la France insoumise. Elle nommément, elle n'avait pas été jugée recevable par les instances de l'Assemblée. Donc, elle avait été réécrite pour mettre les partis politiques en général, même si la visée la visée ne faisait pas de doute.

Alors, on va revenir un peu sur les auditions de cette semaine he de cette commission d'enquête. Je le disais, elles ont été assez étendues. Il y a eu la présidente de Radio France, la directrice de France interre et puis les journalistes Thomas Land et Patrick Cohen euh qui avait eu un échange dans un café parisien avec deux responsables du socialist du Parti socialiste.

Un échange qui a été filmé à leur insu puis rendu public par le magazine de l'incorrect. Et alors lors de leur audition cette semaine, Charles Loncle a révélé qu'il s'était procuré le constat d'huissier qui a été réalisé sur cet enregistrement et cela n'a pas plu à tout le monde dans le cadre de des textes qui régissent les commissions d'enquête, les contrôles sur place et sur pièces, ce sont sur les administrations. Donc, j'aimerais savoir quel type de contrôle sur place et sur pièce vous avez été faire chez un huissier.

Je rappelle que il y a donc une procédure judiciaire en cours et que cette pièce d'huissier est une pièce de la procédure en cours et je pense que c'est une faute grave. Député modème Erwan Balanan bah qui s'en prend à Charles à l'oncle et qui il lui reproche quoi exactement. En fait ce qu'il faut savoir c'est que les commissions d'enquête une des particularités c'est qu'elles doivent pas traiter de procédures judiciaires en cours.

Revenir et dans ce cas-là c'est ce que c'est ce qu'explique Erwan Balanan. Il y a une procédure judiciaire en cours et donc il demande pourquoi à Charloncle euh sur quel sur quel euh enfin pourquoi il a eu le droit en fait sur quelle base il s il a eu ce contrat du alors qu'il y a une procédure en cours et il dit pour que lui pour lui c'est une faute grave et donc il parle de contrôle sur pièce et sur place et il dit normalement ça c'est un pouvoir qui n'est réservé aux députés que dans le cadre du contrôle d'une administration publique. Ça veut dire que là Charles Long serait sorti un peu de du cadre légal.

Ça veut dire ce qui veut dire c'est que le les députés n'ont pas à se mêler de la procédure judiciaire, n'ont pas à aller chercher les documents qui font partie de la procédure. Et là c'est ce que Erwan Balanan reproche à Charloncle en lui disant si vous avez ce constatier, c'est que vous avez eu accès au documents de la procédure et donc il y a deux problèmes. C'est pas votre rôle parce que normalement le contrôle sur pièce on l'a dit c'est par exemple vous voulez des chiffres Ber vous les donne pas et ben vous allez les chercher.

Vous faites une descente entre guillemets en tant que parlementaire à Ber et vous dites "Je veux ça ça ça". Mais là, on est dans autre chose. L'autre problème qui s'était posé aussi, c'est qu'un moment le président de la commission dit "Bah, si vous avez ce constat d'huissier, il faut que vous en donniez connaissance à toute la commission d'enquête.

Il faut que tous les députés aient la même information, le constat du et aussi l'intégralité de la vidéo parce que effectivement il y a des extraits et c'est ce que le président de la commission Jérémy Patrier Lus a lui dit qu'il allait demander à l'incorrect la vidéo en entier mais il a aussi dit effectivement que si le rapporteur a en possession des éléments importants comme ces deux choses-là, il doit les communiquer à la Et c'est vrai que les questions hier moi il y a un moment qui vraiment m'a frappé c'estàd un moment Charles Longue donc le rapporteur demande à Patrick Cohen à en lui en lui ayant fait état de ce qu'on traduissier qui donc il avait connaissance Il lui dit est-ce que vous retirez votre plainte ? Ça c'est une question. Un député pose cette question là.

C'est un juge de poser cette questionlà, un avocat. Et Patrick Cohen répond en disant alors sur ce la plainte là, je sais plus exactement comment il est libé et d'ailleurs bah en fait je suis pas venue avec mes avocats et pour moi cet échange, il résume parfaitement la difficulté et le problème des commissions d'enquête. Et ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la fameuse vidéo dont on parle, c'est la vidéo qui a donné l'occasion au groupe d'Éric Sioti de dire "On va mener une commission d'enquête pour dénoncer l'absence de neutralité et cetera." Cette vidéo qui a un procédé quand même très particulier de filmer à leur insu des journalistes, de le diffuser 10 secondes, monter voilà sans qu'on ait l'intégralité de la vidéo.

Et ce qu'en plus que Patrick Cohen et Thomas Le Grand ont dénoncé, c'est le fait que cette vidéo, elle a été exploitée, surexploitée par les médias du groupe Boloré. dont on sait qu'il y a certaines proximités aussi avec certains groupes à l'Assemblée nationale. Donc la question qui se pose clairement c'est est-ce que le rapporteur il est au courant aussi de plus de choses puisque il connaît euh je sais pas des gens des médias qui ont pu aussi lui donner certain nombre d'informations.

Après ce qu'il faut savoir c'est que ces deux auditions elles ont chacune duré euh plus de 2 heures. Celle de Patrick Cohen et de Thomas Le Grand et beaucoup de députés enfin plusieurs députés qui étaient présents membres de cette commission ont regretté en fait pendant vraiment 2h et pour Patrick Cohen 2h pour Thomas Land. Les questions du rapporteur et cetera étaient centrées sur effectivement la vidéo dont parlait Elsa et ce rendez-vous dans le café mais en fait ne n'ont pas été abordé des sujets plus larges sur l'audiovisuel public et c'est ce qu'on déploré plusieurs députés présents.

Ce qui avait été fait la veille parce que euh si Bille la PDG de Radio France avait été avait été auditionné. Là, c'était plus large. On va terminer avec euh bah cette période des fêtes de fin d'année qui commence aujourd'hui.

Alors, on appelle ça traditionnellement la trêve des confiseur. Est-ce qu'on sait d'où vient cette expression à Anne Charlotte ? Oui.

Et finalement ça c'est c'est une histoire politique donc c'est rigolo d'en discuter. Là en fait ça remonte à 1874 et en fait il y avait eu des discussions des vives débats à l'époque entre monarchiste, bonapartiste et républicain sur la future constitution de la 3e République. Discussion au parlement.

Discussion au parlement. et euh ils avaient il avait été décidé de faire une pause dans les apres débat notamment pour laisser faire les affaires qui sont très importantes au moment des fêtes et de reprendre en fait les débats. Après, on est un peu dans la même configuration finalement.

Alors, sauf que cette année, bah la trêve, elle va être un peu plus courte que prévue, enfin que traditionnellement, on va dire. Qu'est-ce qu'ils font les députés pendant cette période ? Alors déjà, on peut imaginer qu'ils peuvent quand même s'accorder quelques jours en famille et cetera, mais après ils passent aussi beaucoup de temps dans leur circo.

Là, le budget a pris énormément de temps, énormément d'énergie. Donc certains doivent retrouver aussi le terrain. Il y a la cérémonie des les cérémonies de vœux qui vont arriver également.

Ce sont des choses qui se préparent. Mais c'est vrai que ce que tu disais Clément, c'est que d'habitude les députés ont 3 semaines de pause à Noël justement pour faire les fêtes en famille et après pour faire le tour de leur circonscription et faire les cérémonies de cette année euh en dehors même des des débats budgétaires. En fait, l'Assemblée reprend le 5 janvier parce qu'elle s'arrête au mois de mars pendant les élections municipales.

Donc ils reprennent voilà, ils ont que de semaines, ils reprennent plus tôt. Et normalement, c'est des moments où en effet ils sont souvent d'abord ils donnent la priorité aux cérémonies dans leur circonscription. Là, si on commence à reparler directement du budget, il va falloir qu'il soit à nouveau à Paris euh tout de suite en janvier.

Alors, cérémonie de vœu, ça veut pas dire grand-chose peut-être pour le notre public, mais c'est un moment important pour les députés parce qu'en fait, il ils prennent un peu le pou de leur territoire, de leurs électeurs pour comprendre où on est l'opinion. nous dit "C'est vraiment très important en janvier, on fait la tournée justement des clubs sportifs, des assauts, des choses." Enfin, il y a des cérémonies de vœux qui sont ils font le tour de leurs petits de tous les villages.

Il y a parfois des villages où ils ont pas le temps d'aller dans l'année mais ils y vont pour les cérémonies de vœux. Enfin, parfois ils font h cérémonies de vote dans la même journée et et donc là ça va être l'occasion peut-être de prendre le pou sur cette crise agricole qui qui dure depuis plusieurs semaines maintenant à la fois avec la dermatose nodulaire, à la fois avec le le mercure. Là, ils pourront dire que le mercur sera pas signé d'ici la fin de l'année.

Donc, ils auront la la jusqu'à fin janvier. Mais mais justement, c'était ma question qui vient si on se projette sur après la trêve des confiseurs, est-ce que ce problème du Mercossure peut ressurgir en janvier ? Est-ce que ça peut aller jusqu'à une motion de censure du gouvernement si jamais bah le traité devait être finalement adopté ?

Alors, la France insoumise a dit que si en effet le le Mercos aurait été adopté, elle déposerait une motion de censure. On verra ce qui lancera en janvier. Euh ce qui est sur et c'est un sujet qui préoccupe euh le bloc central et euh enfin Marc Fenot par exemple le président du groupe démocrate qui a été ministre de l'agriculteur du de l'agriculture pardon euh dit attention cette histoire du mercure c'est quand même un un danger politique ils ont très bien identifié euh voilà et que justement ça pouvait recueillir aussi une majorité à l'assemblée contre que va-t-il se passer si la Commission européenne voilà en terrine l'accord et cetera ça peut être aussi compliqué à l'assemblée et en janvier à l'assemblée estce qu'il y a des chances qu'on parle d'autres choses que du budget et du mercur ça risque d'être effectivement un petit peu compliqué.

Il y en a certains ministres qui sont inquiets finalement parce que le temps que prend le budget, c'est du temps perdu pour d'autres textes. Il y avait notamment le texte de la fin de vie qui devait être l'objectif c'est qu'il soit voté avant l'été 2026. Donc tout est décalé.

Il y a le texte sur les fraudes en cours, il y a la décentralisation à venir, il y a aussi la loi cadre sur les violences faites aux femmes et aux enfants. Donc il y a des textes qui attendent derrière. Donc il y a un moment sil faut avancer sur le reste, il faut finir le budget.

Merci beaucoup à toutes les trois. Alors, je vous souhaite pas encore de bonnes vacances parce qu'on a un dernier coup de colis à donner mais on y est presque, on s'accroche. C'est la fin de ce numéro de Bourbon hebdo.

Tout LCP se joint évidemment à moi pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d'année et on en profite pour vous remercier parce que vous êtes de plus en plus nombreux à suivre ce podcast. Un grand merci donc et à l'année prochaine.