GABRIEL ATTAL SUR FRANCE 2 | LA SITUATION EN IRAN
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que vous approuvez cette intervention et la durée éventuelle de cette intervention ?
- 2:05RelanceRéponse directe
Pour vous, le droit international n'est pas une boussole absolue ?
- 4:05OuverteRéponse directe
Est-ce que l'Europe et la France peuvent avoir un rôle dans cette transition démocratique ?
- 6:05OuverteRéponse partielle
Si la France est sollicitée, doit-elle accepter aussi ?
- 8:05OuverteRéponse directe
La France doit-elle offrir sa garantie nucléaire à ses européens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Gabriel AttalFait
« Si la finalité de cette opération est de faire tomber effectivement le régime démol et de rendre sa liberté au peuple iranien, oui, bien sûr, on peut faire tomber un régime de l'extérieur. »
- 1:00Gabriel AttalFait
« On a malheureusement des exemples qui montrent que des interventions extérieures euh pour faire tomber un régime euh peuvent se traduire par des échecs. On l'a vu dans un certain nombre de pays, on l'a vu en Irak, on l'a vu en Libye où il y a eu beaucoup de dégâts ensuite. »
- 2:30Gabriel AttalFait
« Le droit international ne peut pas être un totem d'immunité pour ceux qui le respect qui ne le respecte pas, qui le violent matin, midi et soir. »
- 3:00Gabriel AttalFait
« Le régime des mola depuis plus de 40 ans, c'est quoi ? C'est des femmes qui sont brisées par l'islamisme. C'est des étudiants, des manifestants qui sont tués, assassinés à bout portant dans la rue. »
- 3:30Gabriel AttalChiffre
« C'est 50000 prisonniers politiques encore aujourd'hui. C'est un régime terroriste et un régime terroriste qui menace la sécurité de la région et notre sécurité à nous puisque on parle d'un régime terroriste qui est lancé dans une course et freinée pour obtenir l'arme atomique. »
- 4:30Gabriel AttalFait
« Moi, je pense que la France et l'Europe ne peuvent pas rester sur le côté de cette transition démocratique. »
- 6:30Gabriel AttalFait
« Ce que je dis c'est que si le président de la République le décidait, ce serait parce qu'il a obtenu des informations par nos services affirmant que euh et estimant euh que cette ouverture de base serait utile. »
- 8:30Gabriel AttalFait
« Il faut que le choix, la décision ultime d'appuyer ou non sur le bouton relève exclusivement du chef de l'État, chef des armées français, le président de la République. »
- 9:00Gabriel AttalFait
« Ça donne évidemment à la France un poids et un rôle dans l'Union européenne qui sera très important aussi pour beaucoup de dossiers. »
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Ce matin l'ancien premier ministre Gabriel Atal, président du groupe ensemble pour la République à l'Assemblée nationale et secrétaire général de Renaissance. Bonjour messieurs. Bonjour à tous.
Bonjour Gabriel Atal. Donald Trump a dit hier que l'intervention en Iran allait durer encore 4 à 5 semaines. Est-ce que vous approuvez cette intervention et la durée éventuelle de cette intervention ?
Si la finalité de cette opération est de faire tomber effectivement le régime démol et de rendre sa liberté au peuple iranien, oui, bien sûr, on peut faire tomber un régime de l'extérieur. On a malheureusement des exemples qui montrent que des interventions extérieures euh pour faire tomber un régime euh peuvent se traduire par des échecs. On l'a vu dans un certain nombre de pays, on l'a vu en Irak, on l'a vu en Libye où il y a eu beaucoup de dégâts ensuite.
Et on n pas beaucoup d'exemples en R où ça se traduit par un succès. Raison pour laquelle Gilles Brnstein depuis plusieurs mois, j'appelle la France et l'Europe à prendre l'initiative d'une coalition pour faire tomber le régime des mola mais aussi pour préparer l'après. Tout l'enjeu, c'est la préparation de l'après.
Mais il faut bien dire de quoi on parle à ceux qui nous regardent. Le régime des mola depuis plus de 40 ans, c'est quoi ? C'est des femmes qui sont brisées par l'islamisme.
C'est des étudiants, des manifestants qui sont tués, assassinés à bout portant dans la rue. C'est une chape sur tout un pays. C'est des dizaines de milliers de morts encore ces derniers mois selon les estimations.
C'est 50000 prisonniers politiques encore aujourd'hui. C'est un régime terroriste et un régime terroriste qui menace la sécurité de la région et notre sécurité à nous puisque on parle d'un régime terroriste qui est lancé dans une course et freinée pour obtenir l'arme atomique. Dans ces conditions, oui, il faut que le régime tombe.
La fin justifie les moyens. Ce que je dis encore une fois, c'est qu'il faut faire tomber ce régime et il faut que la finalité de cette opération, ce soit véritablement cela et de rendre la liberté au peuple. Très bien.
Mais vous savez qu' a un débat sur le droit international. Le droit international interdit ce genre d'opération. Pour vous, le droit international n'est pas une boussole absolue.
Ce que je dis, c'est que le droit international ne peut pas être un totem d'immunité pour ceux qui le respect qui ne le respecte pas, qui le violent matin, midi et soir. Euh le régime iranien, le régime des Molas n'a pas respecté le droit international quand il a assassiné des manifestants et des étudiants. Il n'a pas respecté le droit international quand il a empêché des femmes de vivre librement, de se vêtir comme elles le souhaitait.
Il n'a pas respecté le droit international quand il a appelé à la destruction d'un état Israël à la déstabilisation de toute une région en cherchant à obtenir l'arme atomique. Donc le droit international ne peut pas devenir un totem d'immunité pour ceux qui le bafou matin, midi et soir. Les démocrates disent souvent que la gloire de la démocratie c'est de la respecter même à l'égard de ceux qui ne la respectent pas.
Vous vous dites l'inverse. Moi ce que je crois c'est que la démocratie ne peut s'appliquer qu'avec ceux qui jouent le même jeu que vous. Moi, je crois que le monde a besoin de règles si on veut l'apaiser, mais que pour faire appliquer ces règles, il faut assumer la force.
Parce que la réalité, c'est qu'aujourd'hui, les règles ne sont pas respectées par un certain nombre de puissances sans qu'il y ait la moindre conséquence. À chaque fois qu'il y a une intervention qui ne respecte pas le droit international et que vous avez des responsables politiques ou diplomatiques qui expliquent que c'est un scandale de violer le droit international mais qu'il n'y a absolument aucune conséquence, je pense que ça affaiblit et ça fragilise nos règles et nos valeurs. Donc il faut les rendre opérantes.
Il faut que ça coûte de ne pas respecter les règles et que ça rapporte entre guillemets de les respecter. C'est pas l'état du monde aujourd'hui. On a bien compris donc que vous approuviez cette intervention américanoisraélienne dès lors que la finalité et bien je le précise Gilbernstein parce que la finalité on a vu on a vu d'autres interventions encore récemment euh des États-Unis je pense au Venezuela euh où le président Maduro a été enlevé.
Euh on attend encore la transition démocratique dans ce pays et le pouvoir rendu au peuple. Donc c'est très important, je le dis ici de dire que la finalité ça doit être la démocratie en Iran, le pouvoir aux Ianiennes et aux Iraniens et le désarmement effectif de ce régime sanguinaire. Alors justement pour le pouvoir aux Iraniens et aux Iraniennes, est-ce que l'Europe et la France peuvent avoir un rôle dans cette transition démocratique ? parce que pour l'instant, on voit pas très bien quel est le rôle ni de la France ni de l'Europe.
Moi, je pense que la France et l'Europe ne peuvent pas rester sur le côté de cette transition démocratique. Euh je l'ai dit il y a un instant, une fois que vous avez fait cette déclaration d'intention que personne ne contestera. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'on doit être impliqué dans les efforts qui vont être menés par la communauté internationale, en tout cas par un certain nombre d'États pour assurer effectivement que le pouvoir soit rendu aux Iraniennes et aux Iranens. Compliqué comment ? Concrètement, on voit pas très bien ce que ce qu'on peut faire. un en mettant une pression énorme sur le régime pour le faire tomber.
Effectivement, ça peut être à travers des sanctions qui sont renforcées, ça peut être à travers des opérations défensives comme l'ont annoncé hier la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Et ça peut être ensuite par la participation et une pression internationale mise pour garantir que c'est bien la démocratie qui s'installe en Iran et pas le chaos et la guerre civile. Vous avez parlé de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Allemagne.
La Grande-Bretagne justement dit hier avoir autorisé l'emploi de ses bases aériennes pour d'éventuelles opérations américaines. Si la France est sollicitée, doit-elle accepter aussi ? Vous savez, j'ai été premier ministre et donc responsable de la défense nationale et je sais trop bien que ce type de décision vous les prenez à la lumière d'information souvent classifié dont vous disposez qui vous sont transmises par vos services.
Je ne suis plus premier ministre depuis plus d'un an et demi maintenant. Je ne dispose pas de ces informations. C'est au président de la République, chef de l'État, chef des armées de Mais vous ne vous y opposez un un certain nombre de parties d'opposition s'y oppose par principe disant qu'on ne doit pas par principe participer à cette opération.
Vous ne dites pas ça. Vous dites c'est au président de la République de juger en fonction de la demande qui pourrait lui être faite. Ce que je dis c'est que si le président de la République le décidait, ce serait parce qu'il a obtenu des informations par nos services affirmant que euh et estimant euh que cette ouverture de base serait utile.
Mais encore une fois, moi je suis très vous savez très respectueux des institutions. C'est la responsabilité du chef de l'État, chef des armées et surtout ce sont des décisions que vous prenez dès lors que vous bénéficiez d'information de vos services qui attestent que ça peut être utile et efficace. Tout ce qui importe maintenant, c'est ce qui est utile et efficace pour faire tomber effectivement le régime qui n'est pas encore tombé.
Layatolarmen a été tué. Une bonne nouvelle pour les iraniennes et les Iraniens, mais le régime est encore en place. Le président de la République doit tout à l'heure clarifier la doctrine de la France sur l'utilisation de la force nucléaire.
La France doit-elle offrir sa garantie nucléaire à ses européens ? Les prédécesseurs d'Emmanuel Macron l'avaient offert à la Grande-Bretagne, par exemple. Est-ce qu'on doit élargir cette cette protection à nos partenaires de l'Union européenne ?
D'abord, vous savez le fait que les pays de l'Union européenne font partie des intérêts de la France et des intérêts fondamentaux et vitaux de la France, ça a déjà été plus ou moins firmé par des prédécesseurs du président de la République. Je pense notamment à Jacques Chirac puis François Hollande ensuite la deuxième chose, c'est que l'Union européenne s'est construite avec des États qui comptaient sur le parapluie nucléaire américain dans le cadre de l'OTAN. On voit aujourd'hui que le désengagement des Américains est une menace, une fragilisation pour ces pays qui cherchent une autre protection.
Est-ce que l'Europe et ces pays européens peuvent passer sous parapluie français ? Je le crois, je le crois. Mais avec une condition extrêmement claire.
Il faut que le choix, la décision ultime d'appuyer ou non sur le bouton relève exclusivement du chef de l'État, chef des armées français, le président de la République. Il ne s'agit pas de partager la décision, il s'agit d'apporter une protection. Ça ça se monille ça.
C'estd que si l'Allemagne par exemple peut bénéficier de ce parapluie, est-ce qu'elle doit participer aussi au financement de la force nucléaire rapidement ? Ça, je pense que c'est des choses qui peuvent être discuter. En tout cas, je pense que si la France devient le protecteur et le parapluie de l'ensemble de l'Union européenne, ça donne évidemment à la France un poids et un rôle dans l'Union européenne qui sera très important aussi pour beaucoup de dossiers.
Gabriel AT, l'invité des 4V sur France 2. Très bonne journée à tous. À vous Adrien Roard.
Gabriel Attal