EN DIRECT - Raphaël Glucksmann est l'invité du Face à Face d'Apolline de Malherbe
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette rentrée n'est pas en train de devenir la rentrée de François Hollande plutôt que la vôtre ?
- 5:00RelanceRéponse directe
La stratégie de François Hollande est-elle de ne pas participer à la primaire ?
- 8:00FerméeRéponse partielle
Votre dynamique des européennes suffira-t-elle pour l'élection présidentielle ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les agriculteurs seraient-ils à l'avant-garde de la transformation écologique ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Comment adapterez-vous les écoles à la canicule ?
- 32:00FerméeRéponse directe
Êtes-vous pour ou contre les mégabassines ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:00Raphaël GlucksmannFait
« On a besoin de nos agriculteurs. On a besoin que en France et bien il y ait encore des paysans. On a besoin de y compris pour mener à bien la transformation écologique. »
- 22:00Raphaël GlucksmannChiffre
« 30 % des écoles françaises et bien sont délabrées ou insalubre. »
- 32:00Raphaël GlucksmannFait
« Ce qu'il faut, c'est un moratoire sur ces mégabassines pour une raison simple, c'est qu'il faut de la concertation dans l'utilisation commune de l'eau. »
- 36:00Raphaël GlucksmannFait
« La France a besoin de ces agriculteurs. On a fait grâce à eux une transformation majeure pendant 40 ans. »
- 43:00Raphaël GlucksmannFait
« La laïcité c'est pas la police des vêtements. C'est pas interdire un vêtement dans l'espace public. »
- 48:00Raphaël GlucksmannFait
« Moi ce que je veux c'est que les débats qu'on a, le débat qu'on a le maximum d'exposition. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est Raphaël Guxman qui répond à mes questions dans un instant. Il vient d'entendre le l'édito de de leur closier et il a dit "Ah bah je viens d'apprendre que j'étais communiste." Bon allez, je lui pose la question à tout de suite.
Découvrez la magie du lien devant votre programme avec Shiva, ménage et repassage à domicile. BFM Première avec qui nous garde, spécialiste de la garde d'enfants après l'école et la crèche qui nous garde garde les enfants détend les parents. Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV.
Bonjour Raphaël Guxman. Bonjour, merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, candidat à cette primaire du Parti socialiste et de place publique.
Vous êtes également député européen. Beaucoup de questions à vous poser. Votre programme qui de jour en jour se complète sur les retraites, sur les héritages, sur les taxes, sur l'école.
Mais au fond, en préparant cette interview, je me demandais si cette rentrée n'était pas en train de devenir la rentrée de François Hollande plutôt que la rentrée de Raphaël Gluxman. Est-ce que le candidat de la gauche c'est pas en train de devenir François Hollande ? Alors, écoutez, moi je pense qu'on aura besoin de tout le monde et je suis très content que François Hollande expose ses idées, qu'il euh développe sa vision du monde.
Mais là, nous nous avons une primaire qui va décider du candidat ou de la candidate euh de l'espace social-démocrate, de l'espace socialiste et démocrate et euh je compte bien moi l'emporter et être ce candidat pour remporter l'élection présidentielle parce que je pense que notre espace politique parce que comme il parle de décembre, lui, il est dans un autre timing que le vôtre. Ouais, on a l'impression que pour lui cette primaire même n'existe pas à part le fait qu'il dit qu'il va y voter puisqu'il est lui-même adhérent. Mais il dit en fait la vraie question elle se posera en décembre comme si au fond vous vous étiez candidat à une élection pour du beurre.
Mais non, en fait la stratégie de François Hollande, elle est limpide et elle est parfaitement respectable. Il euh attend de voir si euh il attend de voir si vous Oui. Si je réussis à enclencher une dynamique.
Mais c'est c'est pareil pour tout le monde, vous savez. Moi depuis le début, j'essaie de régénérer cet espace politique et de dire une chose simple, j'en ai marre de cette gauche qui euh joue toujours le coup d'après, qui est habité par l'esprit de défaite, qui sacrifie ses principes pour des circonscriptions et je veux moi que nous gagnons l'élection présidentielle. Donc en fait voilà, la responsabilité elle pèse sur mes épaules.
Il faut que j'enclenche cette dynamique. Et aujourd'hui ce qu'on voit et bien c'est que cette dynamique commence. Ça fait une semaine qu'on est en campagne.
Ben, ça fait une semaine qu'on est en campagne. Les sondages augmentent, il y a euh un enthousiasme sur le terrain, des adhésions en masse. D'ailleurs, j'en profite ce matin pour m'adresser à vos auditeurs et vos téléspectateurs en leur disant "Mais si vous en avez marre de vous plaindre de l'état de la gauche, venez, adhérreer, emparez-vous de ce scrutin, changez-la et on va prendre ensemble le pouvoir pour changer la vie des Françaises et des Français parce qu'on en a marre de ces 10 années d'injustice et d'impasse du macronisme et parce qu'on ne veut pas que notre pays soit offert à madame Le Pen et à l'extrême droite." Mais vous comprenez que quand on entend François Hollande qui clairement a un programme, il le développe dans son livre, mais vous inquiétez pas qu'on le fait aussi mais il est déjà partout justement.
Il est partout, il parle partout et il est sur en campagne sur il ouvrira même à partir de lundi un QG de campagne à Paris dans le 11e. Est-ce que ça veut pas dire que votre élection à vous c'est le brouillon et que bah le vrai candidat, il arrive en décembre et qu'il est en train de préparer son décollage ? Écoutez, dans toutes les enquêtes d'opinion, je suis largement devant.
J'ai euh fait un score aux européennes qui a suscité un espoir chez les millions de françaises et de Français. Et il y a là l'opportunité de résoudre la question de la candidature. Ça s'appelle une primaire.
Les adhérents du Parti socialiste, de place publique et ceux qui voudront nous rejoindre et adhéront à la plateforme commune pourront choisir choisir leur candidat. Mais vous savez la mal Non mais je je vais vous le dire. La malédiction de cet espace politique de la gauche démocratique c'est que nous on est enfermé dans des questions de personnes et de process.
On débat sur le nombre de débats. On débat sur la nature de tel ou tel processus pendant que les autres font campagne. Moi moi ce qui m'intéresse c'est pas euh c'est pas finalement François Hollande, Olivier Fort, Raphaël Glxman.
Moi ce qui m'intéresse c'est qu'on c'est qu'on engage la bataille avec Marine Le Pen, avec Jean-Luc Mélenfon, avec Édouard Philippe qui sont nos véritables concurrents dans cette élection et donc à force de ne penser qu'à soi de se regarder le nombrile, la gauche démocratique perd toutes les élections nationales. Moi je veux mettre fin à cet esprit votre argument argument Raphaël Guxman, c'est de dire j'ai lancé une grande dynamique au moment des européennes donc ça va me porter. Euh Yannique Jadu avait fait 14 % aux européennes il remercie d'évoquer Yan Jado parce que ensemble nous allons mener la révolution écologique.
Et ben vous avez vu ces chiffres, j'imagine que vous les avez analysé. Il avait fait à peu près le même score que vous européennes. Il s'est totalement écroulé au présidentiel.
Donc la la dynamique des européennes c'est pas la même. C'est pas la dynamique des européennes. Ce qu'on est en train de construire c'est une équipe.
Une équipe pour gouverner le pays avec Yannick Jad avec Boris Valot avec Carole Delga avec Laurence Rossignol avec Nicolas Mailler Rossignol avec Aurore Laluc. En fait, nous sommes en train de construire l'équipe qui va d'abord refonder la gauche sur des bases claires et qui ensuite va gouverner ce pays. Et moi, je suis convaincu que les Françaises et les Français en majorité ne voudront pas reconduire un ancien premier ministre d'Emmanuel Macron pour reproduire les mêmes politiques avec les mêmes gens pour que vous vous soyez obsédé par une question, c'est quel est le poste de monsieur d'Armanin ?
Alors, est-ce qu'il sera premier ministre, ministre de la défense, ministre d'affaires étrangères ? On en a marre. On en a marre.
Et donc il faut tourner le 7 page. Mais pour tourner cette page, il faut une offre politique nouvelle et c'est ce que nous allons proposer avec des changements radicaux sur lesquel l'écologie. Ça a été votre premier déplacement, c'est extrêmement important.
Vous avez entendu ce matin 1 milliard d'euros qui vont être débloqués pour aider les agriculteurs. Vous auriez-vous aussi débloqué cette aide-là si vous étiez présent la sécheresse ? Il faut une aide d'urgence pour nos agriculteurs.
On a besoin de nos agriculteurs. On a besoin que en France et bien il y ait encore des paysans. On a besoin de y compris pour mener à bien la transformation écologique.
Ils seront l'avant-garde de cette transformation les agriculteurs. Mais moi ce que je note c'est que dans le même temps et bien on sabote on sabote le fond qui était destiné à la rénovation thermique des écoles, à l'adaptation des écoles à la canicule. On a eu des enfants qui ont littéralement cuit dans leur salle de classe et on est à nouveau dans une alerte canicule aujourd'hui.
Voilà. Et alors aujourd'hui, qu'est-ce qu'on apprend ? Bien, c'est que le gouvernement diminue euh de 60 millions le fond qui était destiné à adapter nos classes aux canicules et que donc l'année prochaine et bien on se retrouvera exactement dans la même situation que cette année.
Et cette impréparation permanente face au réchauffement climatique, et bien c'est un scandale. Ça met en danger nos enfants, ça casse la continuité du service public, ça oblige les écoles à fermer, ça empêche les enfants d'apprendre. Et le résultat de toute cette impréparation, c'est que la France sombre dans le chaos à chaque événement climatique.
Et bien moi, je mettrai fin à cela. Nous lancerons la révolution écologique, l'adaptation de la France au changement climatique et nous serons prêts. La France sera gouverné.
Vous les adapterez comment ? Est-ce que vous accepterez l'idée de clim dans les écoles ? Il faut de la clime.
OK. Nous, on a aucun problème avec l'existence de la clime. Il faut dans l'urgence de la clime.
Mais ça ne suffit pas. La clime n'est pas la réponse au réchauffement climatique. Donc il faut un plan de rénovation des écoles.
Vous savez que 30 % des écoles françaises et bien sont délabrées ou insalubre. Et donc nous ce que nous proposons c'est un plan de bâtisseur d'école. On a en gros 4000 écoles à rénover chaque année.
Ça suppose des investissements. Les collectivités locales ne pourront pas le faire seul. Et aujourd'hui et oui avec une participation de l'État et aujourd'hui le gouvernement envoie le signal qu'on a déjà tourné la page de la canicule.
Mais c'est normal parce que depuis 10 ans, ils gouvernent comme ça, ils font des séquences, ils arrivent un ton martial, nous ferons face à la canicule et 10 jours après, ils ont oublié et ils sabotent les budgets que eux-mêmes ont annoncé. Raphael Luxman, sur ce plan pour l'agriculture, il y a deux questions en particulier sur lesquelles je voudrais vous interroger. Vous avez dit, on aura besoin d'eux aussi pour s'adapter au réchauffement climatique.
La question du stockage de l'eau, Édouard Philippier favorable. Il dit oui, il va falloir stocker l'eau. Les espagnols le font et en France, il y a un débat là-dessus.
Vous vous êtes pour ou vous êtes contre ? Moi, je suis pour le stockage de l'eau et simplement les mégabassines. Et bien, ce qu'il faut, c'est un moratoire sur ces mégabassines pour une raison simple, c'est qu'il faut de la concertation dans l'utilisation commune de l'eau.
Et c'est pour ça que nous ce qu'on propose, c'est des parlements de l'eau. Que tous les acteurs d'un territoire puissent avoir leur mots à dire. Faut pas que l'eau soit captée par quelques exploitations.
Voulez bien qu'on la stocke. Non mais ce que je veux dire ça le le pardon je veux essayer de comprendre la mégabassine. La méga bassine.
OK. La question les méga bassin pas les mégabascines. Les rétentions d'eau puisque c'est ça quand vous dites on stock bien sûr qu'il faut des rétentions d'eau.
Bien sûr que sur certains territoires c'est nécessaire mais la mégabassine qui irrigue seulement quelques exploitations et qui privent les autres agriculteurs de l'accès à l'eau, ça ne fonctionne pas. Donc nous ce qu'on veut c'est une gestion démocratique de l'eau. Mais je vais vous dire une chose très simple.
Pourquoi les agriculteurs seront à l'avant-garde de la transformation écologique ? Mais parce que le premier geste que devra faire un président de la République quand il sera élu en mai prochain, c'est d'aller renégocier la politique agricole commune. Parce que aujourd'hui, on a une politique agricole commune qui bénéficie à 10 % des agriculteurs français, qui bénéficient aux gros exploitants de la bosse mais qui ne bénéficie absolument pas à tous ces agriculteurs qui aujourd'hui gagnent un salaire de misère pour travailler 70 heures par semaine.
Et donc nous, nous changerons cela. et nous nous organiserons la rémunération des services écologiques rendus à la collectivité. Par exemple, quand vous avez une friche, moi dans les régions viticoles, vous avez de l'arrachage, ça transform en friche.
La friche, c'est ce qui va déclencher, démultiplier les risques d'incendie. Et bien, les agriculteurs qui s'occuperont de ces friches seront rémunérés et ça, on a le budget pour ça. Et qui bloque aujourd'hui à Bruxelles ce genre d'évolution ?
Qui bloque ? Et bien la France malheureusement, je dois vous le dire, la France d'Emmanuel Macron et les autres européens sont prêts à le faire. Nous le ferons.
Raphael Luxman une question. Il y a eu le stockage de l'eau. Je voudrais vous poser aussi la question des prix.
Hier, le patron de la FNSE a était à mon micro. Ce matin, j'ai reçu le patron de Bon duel et casin sur RMC. Et les deux au fond tiennent le même discours.
Ils disent "On a trop tiré vers le bas les prix de l'alimentaire et ça n'est plus tenable. Il va falloir accepter une inflation sur l'alimentaire. Alors ça représenterait quelques centimes par boîte de conserve de petit poids, mais il dit c'est soit ça, soit l'agriculture en France meurt.
Est-ce que oui, il faut accepter une inflation sur les prix de l'alimentaire agricole. Ce qu'il faut, c'est que les producteurs soient justement rémunérés. Donc ça veut dire quand même qu'au bout de la chaîne, on va payer plus cher ça.
Ça brique de lait et sa boîte de conserve. Qu'est-ce qui fabrique le prix la Pauline de Malerbe ? Ce sont les intermédiaires, ce sont les marges qui sont dégagées et donc on a là un effort majeur à faire de transparence.
Un autre, c'est ce qu'il vous disent, ça va quand même pas monter. Oui, mais il y en a qui font beaucoup d'argent en ce moment et ce ne sont pas les producteurs, ce sont pas les agricules. Par des marques, vous parlez des ce sont les intermédiaires, les marques, l'agroindustrie.
C'est là où on doit faire pression pour baisser les prix. Et en réalité aujourd'hui, on est dans un marché qui est totalement opaque. Et bien, nous allons le rendre transparent.
Et je vais vous dire une chose, on devra savoir quel part revient vraiment à l'agriculteur dans une barquette de jambon ou dans une boîte de conservation. Les consommateurs seront surpris de voir à quel point nous rémunérons mal nos producteurs, nos agriculteurs. Et moi ce que je veux dire, une chose très simple, la France a besoin de ces agriculteurs.
On a fait grâce à eux une transformation majeure pendant 40 ans. Et bien cette transformation, c'était de mettre fin à la d'avoir une agriculture qui produisait beaucoup. Là désormais on a besoin d'eux on a besoin d'eux pour mener à bien faire transformation ça Rapha Gusman hier c'est le représentant des agriculteurs.
C'est le premier syndicat agricole vous savez donc je il dit il va falloir augmenter les prix mais les positions défendues par la direction de la NFNSA je suis désolé sont souvent en contradiction avec les intérêts des éleveurs avec les intérêts des petits agriculteurs, des petits exploitants qui eux ne s'en sortent pas. Donc quand il dit faut augmenter les prix, vous dites que c'est contre les agriculteurs qui le dit. Non, qu'on qu'on paye au juste prix les producteurs.
Oui, mais pourquoi il il ne s'attaque pas dans ce cas-là aux marges qui se dégagent entre le producteur et le consommateur ? Et c'est là qu'il va falloir trouver des marges. Mais je vais vous expliquer.
Aujourd'hui et bien vous avez des représentants du monde agricole qui à Bruxelles luttent d'arrache-pied pour empêcher toute réforme de la politique agricole commune. Par exemple, savez-vous que la France est un des seuls pays européens qui n'a pas de plafond sur les aides ? C'est-à-dire que vous avez des grands agroindustriels qui bénéficient de millions d'euros de la politique agricole commune pendant que vous avez des petits exploitants qui n'en bénéficient pas.
Et bien moi je vais vous dire dans tous les autres pays européens il y a des plafonds. Ça veut dire qu'on a une une répartition égalitaire, équitable de ces aides. Et ça permet à quoi ?
Ça permet aux petits exploitants, aux petits agriculteurs, ceux qui galèrent aujourd'hui et bien de s'en sortir. Et moi ce que je veux, c'est une politique agricole juste et écologique. Raphaël Gluxman cette semaine la question du voile est revenue à l'ordre du jour.
D'abord parce que le RN a annoncé qu'il voudrait l'interdire et puis hier, il y a eu cette déclaration de Jean-Luc Mélenchon qui dit avoir commis une erreur lorsque initialement il estimait que le voile était, je cite, une soumission de la femme et un signe du patriarcat. Aujourd'hui, à l'inverse, il estime que c'est une forme de liberté de la femme. Quelle gauche êtes-vous ?
Moi, je suis une gauche laïque républicaine. Mais je tiens à vous dire que si le sujet est revenu au cœur du débat public, c'est parce que le Rassemblement national propose quoi ? Il propose d'envoyer les policiers français faire la chasse au foulard dans les rues de France.
C'est ça. On en est là sérieusement. Et donc en relançant ce débat là, le Rassemblement national sait très bien ce qu'il fait.
Il veut relancer les fièvres identitaires. Et bien moi, je ne le permettrai pas et je ne veux pas que la politique française se résume à un débat entre fièvre identitaire. Et je vais vous dire une chose simple.
Ce que propose madame Le Pen, c'est la négation même de la laïcité. La laïcité c'est pas la police des vêtements. C'est pas interdire un vêtement dans l'espace public.
La laïcité c'est protéger des sanctuaires comme l'école. C'est la loi de 2004 à laquelle je suis foncièrement favorable qui protège l'école du prosélitisme religieux. La laïcité c'est aussi la liberté du choix.
Et donc quand une femme est contrainte et bien il faut que la puissance publique intervienne sait contraintes ou pas ? Mais parce que ce qu'il faut justement c'est appliquer la loi de 1905. Et dans la loi de 1905 il y a des enquêtes qui sont possibles et des sanctions qui sont possibles quand il y a une contrainte.
Maintenant, je vais vous expliquer une chose simple. Si la France se transforme dans un pays où la police va arrêter des femmes parce qu'elle porte un voile ou parce qu'elle porte un foulard, et bien comment on va ensuite se regarder dans les yeux ? Ça veut dire qu'on aura nos policiers qui feront ça.
Et comment ils feront la distinction ? Comment ils font la distinction entre le foulard d'une juive orthodoxe et euh le fichu porté sur la tête par une femme qui est en chimiothérapie et et un voile islamique, ils le feront au faciè. Ils le feront au faciè.
Donc en fait, vous aurez euh et bien une situation où vous avez une tête d'arabe, soyons cache, vous êtes arrêté et on vous met une amende. Mais c'est c'est quoi ce ce pays ? C'est le pays qu'on veut.
C'est le pays qu'on veut. Mais moi, j'appelle vraiment les auditeurs à réfléchir. Est-ce qu'on veut que la police française soit chargée de faire ce genre de travail ?
Est-ce que c'est ça la République ? Est-ce que c'est ça la France ? Moi, je pense que la France ce n'est absolument pas ça.
Vous avez parlé cela dit de la question de la liberté de choix ou non. La question s'était posée aussi d'interdire le voile sur les jeunes filles ou sur les fillettes. Est-ce que ça c'est une question que vous vous posez ?
Mais regardez, si vous interdisez le voile en dessous de 15 ans, c'est ça qui avait proposé Gabriel. Donc vous allez avoir des policiers qui vont contrôler l'ensemble des filles qui portent un voile sur la tête pour savoir quel âge elles ont. Sérieusement, mais enfin on veut pas d'un pays qui ressemble à ça et pourtant c'est quelqu'un qui est extrêmement laïque qui vous parle.
Mais moi, je ne veux pas que ma police, que la police de la France soit et par ailleurs, j'aimerais poser une question à madame Le Pen. Latifaat dont le fils a été assassiné par Mohamed Mera par le terroriste Mohamed Mera qui porte le foulard. Elle va envoyer la police pour mettre une amende à Latifa Ibnaten.
Sérieusement, elle qui lutte contre la radicalisation en permanence, qui défend les principes de la République partout, qui va dans tous les quartiers du pays pour expliquer qu'il faut être républicain et dont le fils a été assassiné par Mohamed Mera. Raphaël Gman, il semble que vous ayez peur de débattre. Alors, pardon.
C'est ce que disent vos concurrents au sein de la primaire. Il me semble il me semble que je sors d'un débat avec Marine Le Pen, Édouard Philippe, Gabriel, Jean-Lucin de la primaire socialiste vous accuse de refuser de débattre et de ne vouloir qu'un seul débat là où les autres en veulent trois. Moi ce que je veux c'est que les débats qu'on a, le débat qu'on a le maximum d'exposition.
Et donc quand France Télévision et France Inter font une offre commune en primet time pour dire voilà ce qu'on vous propose, vous avez accès à des millions de françaises et de Français, j'accepte cette offre. Ensuite, s'il y a un accord entre les chaînes, s'il y a pas d'exclusivité, moi j'ai pas de problème à faire des débats. C'est pas c'est pas la question.
On verra, on négociera. J'ai aucun problème à débattre. Par contre, ce qui est certain, c'est que cette primaire, ça doit être l'occasion d'aller parler aussi aux militantes et aux militantes.
Mais ça veut aussi dire que vous êtes ouvert à l'idée qu'il y a plusieurs débat. Mais moi, je suis ouvert au idées qui donnent le plus d'impact à cette primaire. Plus il y a de débat, plus il y a.
Non, c'est pas vrai. Si on perd un débat en primévision, je suis désolé, on touchera moins de monde. J'ai un immense respect.
Mais pourquoi ? Parce que France Télévision voudrait pas partager, voudrait pas qu'il en a d'autres. Le c'est France Télévision.
Alors le le non l'offre qu'ils font, c'est l'offre et c'est parfaitement. Venez des battes chez nous seulement s'il y en a d'abord débattre de chez nous. Bon bref, tout ça honnêtement, on va passer des années à parler des débats des débats des débats des débats.
Maintenant, je vais vous dire une chose, ils vont faire un argument de tout. Moi, je veux dire, j'ai j'ai aucun problème avec ça. Ils vont faire un argument de tout.
Mais ce qui compte, c'est ce que nous proposons aux français et aux Français. Et ce qui compte, c'est la grande bataille qu'on doit mener contre l'extrême droite qui est aux portes du pouvoir. Ce qui compte, c'est le débat pour sortir la gauche de l'hégémonie de de Jean-Luc Mélon.
Ce qui compte, c'est nos lignes stratégiques. Ce qui compte, c'est notre capacité à mobiliser pour cette primaire. Ce qui compte, c'est qu'on soit des dizaines de milliers de gens qui nous rejoignent pour remporter cette élection présidentielle.
Moi, mon obsession, mon obsession, c'est l'élection présidentielle parce que je pense que nous allons la gagner. Équipe, votre équipe a donné comme argument à nos confrères de l'opinion qu'il n'y aurait qu'un seul débat parce que quand on est de gauche, je cite, on débat sur le service public. Donc le service public est de gauche ?
Non, pas du tout. Ben moi, j'ai ou alors j'ai enfin cette phrase quand on est de gauche, on débat sur le service public. Elle a été prononcée par votre directeur de la communication auprès de mes confè de l'opion.
Quand on est de gauche, on doit faire un débat sur le service public. Et bien oui, vous savez le service public est attaqué aujourd'hui en permanence. Il y a une commission Charloncle, il y a une attaque permanente de l'extrême droite contre le service public.
Et oui, nous défendons le service public de géovisuel gauche. Est-ce que Charles sapin est-ce que Charles sapin ancien journaliste du Figaro, désormais à valeurs actuell faire son éditorial ? Je vais venir, je vais répondre à vos questions parce que je réponds à toutes les questions.
Mais moi, j'ai aucun problème pour débattre aussi sur des chaînes privées. L'enjeu, c'est l'enjeu c'est quoi ? c'est je vous remercie d'ailleurs, je suis là et je suis très bien accueilli.
Le café était bon mais la vérité c'est que il faut un débat sur le sur les chaînes publiques et il faut défendre le person qu'il en faut pas. La question c'est la question c'est cette phrase quand on est de gauche on débat sur les services publics et je vous pose la question évidemment parce que vous connaissez le contexte la société des journalistes de France Interre a déposé un préavis de grève pour les 13 et 14 septembre prochain pour protester contre le fait que il y aura un éditorial de 2 minutes 30 le weekend tenu par un ancien journaliste du Figaro aujourd'hui à valeurs actuell Charles Sapin. Est-ce que il faut pouvoir avoir des éditorialistes de droite sur le service public ?
Oui, et il faut des éditorialistes de droite sur le service public. Je pense qu'il y en a plein d'ailleurs. Euh, j'écoute le service public de et je peux vous dire que je suis pas t toujours d'accord avec euh leurs éditorialistes, mais par ailleurs, moi je ne commente pas les choix éditoriaux du service public parce que service public est indépendant hein, il est pas à nos ordres.
Donc, on n' pas commenté en permanence le choix. Est-ce que vous comprenez les journalistes de France Interre qui appellent à la grève pour protester contre la présence de Charles Sapin ? Je comprends que vous savez valeur actuelle, c'est un outil idéologique hein, c'est un journal idéologique qui participe à l'offensive de l'extrême droite, notamment d'ailleurs contre le service public, hein, ils font une une sur trois, c'est contre le service public de l'audiovisuel, mais moi, je ne commente pas les choix du service public de l'audiovisuel.
Je c'est pas un service qui est aux ordres des politiques. Donc ensuite, c'est une histoire interne. Mais c'est en train de devenir une question politique, vous le savez bien.
Ouais. Mais la question politique c'est qu'est-ce qu'on fait du service public d'audioviduel ? Est-ce qu'on le privatise comme le veut le Rassemblement national est-ce qu'on dit qu'il y a une colonisation du service public par les fachaots.
Non mais écoutez, il y a pas une colonisation du service public par les fachaots. C'est pas vrai. Par contre ce qui est certain que aujourd'hui il y a une bataille culturelle qui est menée par l'extrême droite dont valeur actuelle est un vecteur un des vecteurs principaux.
Je vous repose la question. Est-ce que Charles sapin peut faire un édito sur France Inter ? Mais je ne décide pas qu'il fait des Mais je vous dis pas de décider.
Je vous dis pas de décider. Je vous dis que quand Jean-Luc Mélenchon comm je ne commente pas les décisions de justice et je ne commente pas non plus les choix éditoriaux du service public de l'audiovisuel G. C'est totalement vieux jeu.
Je vous l'accorde. C'est à l'air du tweet permanent. Non mais je suis un peu étonné parce que comme votre équipe déclare quand on est de gauche on débat sur le service public.
Ça veut dire vous avez un avis sur le service public. Bien sûr que j'ai un avis sur le service public. Il faut défendre le service public contre ceux qui veulent le privatiser.
C'est extrêmement important faud comme le dit Jean-Luc Mélenchon. Mais après ce que fait le service public, l'organisation de sa grille, c'est pas mon problème. Moi je suis pas rédacteur en chef de France Interre, je suis pas directeur de l'information à France 2.
C'est pas mon histoire. Moi mon histoire c'est je veux qu'en France il y ait un service public et je veux qu'en France il y ait une école publique et je veux qu'en France on défende les services publics. C'est quand même pas compliqué.
Et je vois qu'il y a une offensive aujourd'hui pour les détruire. pour les détruire et pour les privatiser et que ça c'est extrêmement dangereux. C'est dans le programme du Rassemblement national hein.
Bah oui, c'est dans le programme du Rassemblement national et fait euh l'offensive, elle est coordonnée entre des médias qui appartiennent à monsieur Boloré, nommons-le, qui euh a des relais à l'Assemblée nationale et c'est dans le projet de Marine Le Pen. Si Marine Le Pen gagne, il y a plus de service public de l'audiovisuel. Et bien, on peut penser comme ça, ah très bien, on fera des économies.
Non, ce qu'on va faire c'est qu'on va saper la République et c'est ça son programme. En réalité, c'est quand même pas compliqué. Moi, je ne suis pas directeur des programmes du service public.
Par contre, je suis un citoyen et un candidat à la présidence qui vous explique que moi, je défendrai le service public de l'audiovisuel contre les offensives qu'il visent. Voilà, ça c'est de la politique. Raphaël Gruxman, candidat à l'élection présidentielle et des députés européens, place publique.
Merci d'avoir répondu à mes questions. Il est 8h51 sur RMC et BFM TV. Et sur BFM TV, vous avez écouté Stéphane Bureau est déjà là.
Arthur Chevalier aussi. Vous avez écouté Raphaël Luxman ? Alors oui, nous avons écouté Raphaël Gusman avec une question.
Peut-on être président de la République sans être capable de donner une réponse simple et claire à la question que vous avez posé. Est-ce que Charles Sapin doit peut avoir une tribune à France Télévision ? Et ça me semble facile et pourtant il nous dit plaide je suis vieux jeu impossible écoute.
Il vous écoute il il vous écoute et il est pas d'accord. Rapha lis vous répondre. Je pense franchement que si vous vous croyez sincèrement que le président de la République doit s'exprimer sur un éditorialiste de France, c'est que vous n'avez pas compris ce que ce qui était la République.
Le président de la République, il doit prendre les grandes décisions sur la paix, sur la guerre, sur l'orientation de la révolution écologique, sur les sur l'industrie. Il doit pas décider de qui est éditorialiste sur une chaîne de radio. Arrê de croire doit s'opposer.
Je parle, ça déchaîne. Et on continue en débattre dans un instant. Merci Raphael Buxman.
Merci à vous. C'était votre programme avec Shiva ménage et repassage à domicile. Shiva, la magie du lien.
C'était BFM première avec qui nous garde, spécialiste de la garde d'enfants après l'école et la crèche qui nous garde garde les enfants, détend les parents. Bonjour monsieur. Ж
Raphaël Glucksmann