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interviewBFMTV· 19 juin 2023 21 min

Séance de dédicaces perturbée, port de l’abaya… L’interview d’Éric Zemmour sur BFMTV

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Qui est à l'origine de ces incidents ?

0:03
Éric Zemmour

Vous posez la question ? Oui. Écoutez, vous ne devriez même pas poser la question, ça suffit de voir les images. Vous savez, imaginez, je ne sais pas quel livre vous achetez, quel auteur vous lisez, quel auteur vous aimez. Mais imaginez, vous venez vous faire dédicacer un livre par un auteur que vous appréciez particulièrement. Et soudain, vous avez des hordes de barbares qui se jettent sur vous, qui vous frappent, qui vous insultent, qui cassent des vitres de l'hôtel où j'étais. Voilà, c'est ça qui s'est passé. Ça, c'est la première chose à dire. C'est-à-dire qu'il y a eu, je le répète pour moi, ce sont des barbares, des hordes de barbares qui se jettent sur des gens.

Je tiens à vous dire, Bruce Toussaint, qu'il y avait des enfants, il y avait des grands-mères, il y avait des vieux messieurs avec des cannes. Il y a de tout, ça ne les arrête pas. Ça, c'est la première chose que je voulais vous dire. La deuxième, c'est, vous avez vu, ils étaient tout près du lieu de dédicace. Quand je suis arrivé à 13h pour le déjeuner, ils étaient déjà là. C'est-à-dire que la police aurait dû les repousser et les éloigner. C'est-à-dire qu'ils n'avaient pas d'ordre. C'est-à-dire que le préfet n'a pas fait son travail. Dans d'autres villes où je vais, parce que je tiens à dire que cela se déroule et cela se passe ainsi depuis trois mois.

Dans toutes les villes de France où je vais, on a entre 200 et 300 personnes qui me harcèlent et qui me pourrissent comme ça la vie et qui sont d'une violence inouïe. Partout où je vais, vous m'entendez, dans toute la France. Et il y a des préfets qui sont efficaces et qui font leur travail et qui les mettent à distance pour qu'il n'y ait pas de contact entre ces sauvages et les gens qui viennent faire signer le livre. Là, le préfet a été soit incompétent, soit hostile. Dans les deux cas, c'est un scandale et je demande à M. Dormanin qu'il prenne des sanctions. Il y a une troisième chose, et je suis très content d'être sur BFM parce que j'ai regardé, entre autres, votre chaîne hier.

Et je tiens à dire que la présentation de ce qui se passe est absolument scandaleuse. Je vous explique. Là, vous mettez un bandeau, dédicace perturbée. Déjà, ce n'est pas perturbé, c'est un mot, c'est une litote. Mais hier, c'était pire. C'était tension entre partisans d'Éric Zemmour et Antifa, ou que sais-je encore, comment ils se présentent. Il n'y a pas de tension, Bruce Toussaint. Imaginez que je me jette sur vous avec des armes et que je vous cogne le front. Il n'y aura pas des tensions entre Bruce Toussaint et moi. Il y aura une agression de Bruce Toussaint par moi. Donc vos militants se sont défendus, c'est ce que vous voulez me dire. Personne ne s'est défendu, je vous assure.

Je vous assure, on n'a pas eu le temps. Les gens étaient blessés. J'ai vu des pauvres femmes avec des hématomes énormes. Vous voyez, non, il n'y a pas eu de tension. Il y a eu une agression absolument scandaleuse. Et je trouve vraiment honteux la façon dont est présentée cette affaire. Et une dernière chose. On a montré tout le temps. Allez-y, allez-y. Attendez, une dernière chose. Allez-y. Parce qu'il n'y a pas que les médias dans cette histoire. Il y a aussi les politiques. Parce que vous comprenez, vous avez vu là, d'ailleurs on le voit sur les images, il y a des banderoles CGT. Est-ce que Mme Binet s'est excusée ? Est-ce qu'elle a condamné ses actes ? Il y a aussi des gens de LFI.

Parce qu'on le voit sur les réseaux sociaux qui relayent ces images avec complaisance. Est-ce que M. Mélenchon a condamné ses actes ? Est-ce qu'il a regretté cet acte absolument scandaleux, lui qui est soi-disant un grand défenseur de la démocratie ? Je le demande. Par ailleurs, vous comprenez, c'est normal. Quand vous avez des politiques, quand vous avez même des médias qui passent leur temps à criminaliser, je dis bien criminaliser, ce que je dis et ce que je pense, et me traiter de fou ou de criminel ou de fasciste, il est normal que des imbéciles passent à l'action et pensent qu'il faut tout faire pour m'empêcher de parler.

4:07
Présentateur

Éric Simon, si vous permettez. Je vous en prie. Au fond, vous avez un peu répondu à ma première question. Je me demandais qui était à l'origine de ces incidents. Vous m'avez dit, partout où je vais, ça se passe de la même façon. Ce ne serait pas vous le problème ?

4:21
Éric Zemmour

C'est bien ça. Donc ça veut dire que partout où les gens sont agressés, c'est eux le problème. Ça peut nous mener loin, cette histoire. Rien ne justifie quelque violence que ce soit. Ah, merci. Rien. Ni contre vous, ni contre personne. Vous voyez, vous répondez vous-même à votre question. Non, je dis juste. Parce que soit c'est moi le problème, soit rien ne justifie la violence. Mais il faut choisir, Bruce Toussaint. Autre question, si vous permettez. Je vous en prie. Qui sème le vent ? Récolte la tempête. Oui. Oui, mais moi je... C'est vous ou pas. Mais dans ce cas-là, Bruce Toussaint, il faut supprimer la démocratie. Il faut dire qu'il y a des idées interdites.

Des idées qui sont majoritaires dans le pays. Je tiens à vous dire que ce que je dis est entre 60 et 80% approuvé dans le pays.

5:06
Présentateur

Le fait d'être condamné plusieurs fois n'est pas majoritaire dans le pays. Pardon ? Le fait d'être condamné pour vos propos, c'est pas particulièrement majoritaire.

5:15
Éric Zemmour

C'est un autre sujet. C'est pas un autre sujet, c'est une vérité. J'ai été condamné pour délit d'opinion. Oui, ça c'est une vérité. Non, non, non, non, non, c'est moi qui le dis, oui, c'est moi qui le dis. Oui. La justice, il y a des juges qui instrumentalisent des lois qui sont pour moi liberticides et qui les exploitent contre moi. C'est encore le combat politique, voyez. Je n'ai pas été condamné pour avoir volé une grand-mère, ni pour avoir agressé des gens. Laurent Neumann.

5:40
Invité

Pardon, lorsqu'une opinion est un délit, c'est pas un délit d'opinion, c'est un délit.

5:45
Éric Zemmour

Non, c'est un délit d'opinion.

5:46
Invité

Non, c'est un délit. C'est condamné par le code pénal, donc c'est un délit.

5:49
Éric Zemmour

Oui, Laurent Neumann, mais il y a d'autres pays où il n'y a pas ces lois. Ah, peut-être. C'est des lois qui empêchent la liberté d'expression. Bon, peut-être. Peut-être, c'est sûrement.

5:57
Invité

Je voulais revenir sur ce que disait Bruce il y a un instant. Le 11 juin dernier, il y avait un banquet patriotique organisé par Reconquête et de mémoire, je crois que c'était à la Seine-sur-Mer. Il y a eu aussi des tensions, et là j'emploie à dessein ce terme-là, puisqu'un élu local Europe Écologie-Les Verts a fini avec un bras cassé, une minerve autour du cou, des hématomes et plusieurs jours d'arrêt de travail. Donc, ça veut dire qu'il y a quand même, à certains endroits où vous venez développer vos idées ou signer vos livres, je reprends le mot, des tensions.

6:30
Éric Zemmour

Cher Laurent Neumann, je n'ai pas eu vent de cette histoire, mais je vous crois volontiers. Non, non, mais je n'ai pas eu vent de cette histoire.

6:38
Invité

Il s'appelle Hakim Bouaksa, il est élu municipal à la Seine-sur-Mer.

6:44
Éric Zemmour

Encore une fois, je ne connais pas cette histoire. Moi, ce que je vois, c'est que partout, vous m'entendez, ce sont les prétendus antifas qui causent la violence. Partout. Alors, s'il y a effectivement des gens qui en ont assez et qui se rebellent et qui, du coup, se battent, je peux le comprendre. Je dis, moi, que les provocateurs de violences sont toujours du même côté. Ce sont toujours les gens d'extrême-gauche qui veulent m'empêcher de parler.

7:11
Présentateur

– Alors, au-delà de ce qui s'est passé ce week-end, il y a une stratégie de reconquête depuis quelques mois qui est assez visible, qui d'ailleurs nous ramène à la Bretagne. Parce que ce qui s'est passé à Saint-Brévin, par exemple, pourrait être commenté. Parlons-en ensemble.

7:32
Éric Zemmour

– Mais parlons-en ensemble.

7:34
Présentateur

– La maire de Saint-Brévin, la nouvelle, a annoncé ce matin sur RTL, j'espère qu'on peut l'entendre d'ailleurs tout de suite, qu'elle a déjà porté plainte à trois reprises pour des menaces, trois semaines après la démission du précédent. Et lui, écoutez.

7:49
Locuteur non identifié

– Je ne suis pas sous protection, mais il y a une vigilance quand même autour de mon domicile et puis ils sont attentifs à toutes les plaintes que je dépose pour qu'elles remontent et puis qu'elles suivent leurs cours.

8:01
Éric Zemmour

– Vous avez déjà déposé des plaintes en dix jours ?

8:03
Locuteur non identifié

– J'en ai déposé trois et je vais en déposer une quatrième cette semaine. Pour un article, encore une fois, sur la presse d'extrême droite, alors il y en a beaucoup, je ne vais pas faire la chasse à ça, j'ai beaucoup d'autres choses à faire, beaucoup plus importantes, c'est juste pas acceptable.

8:19
Présentateur

– Êtes-vous lié, de quelque sorte, votre parti vous-même, à ce qui s'est passé à Saint-Brévin concernant la nouvelle mer ? – Absolument pas.

8:28
Éric Zemmour

Moi, ce que je dis, c'est qu'il y a aujourd'hui une stratégie du gouvernement de répandre les migrants partout en France, dans les endroits les plus tranquilles, où les gens, en vérité, beaucoup de gens venus de la banlieue parisienne, des grandes métropoles, se sont repliés pour échapper justement aux conséquences de l'immigration de masse, la violence qui va avec et le changement spectaculaire de mœurs qui font qu'ils ne se reconnaissent plus dans leur pays.

Et aujourd'hui, on leur envoie les mêmes migrants, parce que la France est submergée par les migrants, on recevons par an 500 000 personnes, sans compter les illégaux, entre les 320 000 cartes légales, plus les 180 000 droits d'asile qui ne sont absolument pas renvoyés, quel que soit finalement leur statut. Donc ça fait 500 000 personnes par an, sans compter les illégaux. Donc nous sommes absolument submergés par une immigration venue du pays du Maghreb ou du pays d'Afrique noire, qui sont en train de transformer notre pays. les gens se replient. Et là, on les renvoie. D'ailleurs, je tiens à leur dire qu'il n'y aura pas de solution individuelle, contrairement à ceux qui le croient.

Ça, c'est le fond du sujet. Ça, c'est le fond du sujet. Mais il est important.

9:45
Présentateur

Mais est-ce que dans ce cas-là, vous cautionnez la violence ? Mais je ne cautionne absolument pas la violence. Pourtant, la violence, elle a été extrêmement présente à Saint-Bruns.

9:52
Éric Zemmour

Je remarque d'ailleurs, avec un sourire, que je suis invité pour avoir été agressé et qu'au bout de 5 minutes, vous ne pouvez pas vous empêcher de faire croire que c'est moi l'agresseur. Ça a commencé avec M. Neumann et ça continue avec vous. Mais bon, j'ai l'habitude. Disons les choses différemment. Non, non, mais je continue. Donc je ne cautionne aucune violence.

10:09
Présentateur

Est-ce que vous ne participez pas à la radicalisation de la société ?

10:13
Éric Zemmour

Allez-y. C'est une question ? Non, c'est un lieu commun. Je vais vous dire. La radicalisation de la société, c'est le fait que le peuple est en train de changer et qu'on est en train de détruire le peuple français et de changer la France. Ça, oui, c'est radical comme changement. Parce qu'on ne reviendra jamais en arrière si on ne s'arrête pas. Maintenant, moi, je le dis. Moi, je me bats pour essayer de sauver ce pays en voie de destruction. Excusez-moi, j'ai l'impression de faire œuvre pie. Et ça ne veut pas dire que je cautionne quelques violences contre les élus, évidemment. Mais je dis qu'il y a une exaspération des gens qui sont à bout parce qu'ils voient leur pays en train de mourir.

Et ce qui explique certaines réactions. Ça ne veut pas dire, encore une fois, que je ne condamne pas la moindre violence contre les élus et contre tout le monde, d'ailleurs.

11:09
Invité

Vous parliez il y a quelques instants de liberté d'expression et de démocratie. En l'occurrence, ce centre d'accueil de demandeurs d'asile à Saint-Brévin, c'est bien un objectif de l'État. Mais il se trouve qu'à Saint-Brévin, les élus municipaux ont voté à 100% le projet, à l'unanimité. Donc la démocratie, ça marche dans certains cas et donc pas dans d'autres ?

11:31
Éric Zemmour

Non. D'abord, vous mélangez démocratie et liberté d'expression. C'est vous qui avez employé le mot ? Non, non. J'ai le droit de contester une décision. Vous m'accorderez que j'ai le droit de contester une décision d'un conseil municipal. Par ailleurs, vous remarquerez que le conseil municipal n'a pas fait un référendum municipal. Là, ça aurait été intéressant de consulter les gens. Après tout, ça les concerne, puisqu'ils vont avoir des femmes voilées à deux pas de chez eux et sur le chemin de leur école. Excusez-moi, moi, j'aimerais bien être consulté depuis 40 ans. Donc, ce n'est pas la même chose. Maintenant, moi, vous dites que c'est une stratégie. En fait, oui, c'est une stratégie.

C'est-à-dire que je veux montrer que nous devons lutter pied à pied contre l'islamisation du pays. Ça, oui, c'est une stratégie. Et je pense que reconquête peut être utile. Beaucoup plus que si nous avions des députés qui ne servent à rien et qui, de toute façon, dont les lois ne seraient pas votées. Vous voyez, ça, je crois que c'est utile. À Saint-Brévin, il a reculé.

12:32
Présentateur

À Calac, il a reculé. Est-ce que ça marche vraiment, cette stratégie ? Ben oui, ça marche. Aujourd'hui, on entend moins votre voix. Votre livre se vend moins bien que les précédents.

12:43
Éric Zemmour

Vous savez, vous connaissez la fameuse phrase « Quand je me regarde, je m'inquiète, quand je me compare, je me rassure ». Demandez aux autres ce qu'ils ont vendu et on en reparlera.

12:54
Présentateur

61 000 exemplaires vendus, ça, c'était les chiffres d'il y a quelques jours. Le précédent avait frôlé les 200 000 exemplaires.

13:01
Éric Zemmour

Oui, mais vous savez, le précédent, on ne parlait que de moi. C'était l'après-compagne présidentielle. Là, on a parlé d'autre chose. Ça ne vous a pas échappé.

13:08
Présentateur

C'est dur d'exister. On est un an après les élections législatives, d'ailleurs. C'est dur d'exister dans ce paysage politique ?

13:14
Éric Zemmour

Je ne pense pas. Je pense que, si vous voulez... Moi, je ne... Comment vous dire ? À l'Assemblée nationale, il y a effectivement de l'agitation. Les médias sont concentrés là-dessus, etc. Mais concrètement, ça sert à quoi ? Concrètement. Moi, je n'ai pas vu un projet de loi présenté par le Rassemblement national qui a été voté. Je n'en ai pas vu. Une proposition de loi. Parce que le Conseil des députés, c'est une proposition de loi. Je n'en ai pas vu. Même pas un de leurs amendements voté. Je n'ai pas vu une motion de censure adoptée. À quoi ça sert ? Pardonnez-moi, c'est très bien. Il y a des gens qui ont des beaux bureaux. Il y a des gens qui ont des voitures de fonction.

Il y a des gens qui sont vice-présidents de l'Assemblée.

13:56
Présentateur

Ça me ravit pour eux. On pourrait vous dire à quoi vous servez. C'est un peu court comme argument, non ? Non, pas du tout. Ce que je veux dire, c'est que... C'est le débat démocratique. On peut regretter la qualité de ce débat, mais il est là. Il est comme il est.

14:09
Éric Zemmour

Je ne dis pas qu'il n'y a pas de débat. Je dis que concrètement, ça ne sert à rien. Donc moi, je dis, j'essaye d'avoir un rôle concret. Vous me dites, on m'entend moins, c'est dur d'exister. Non, j'existe. Je tente, comme je l'ai défini il y a un an, de lutter sur mes deux jambes, c'est-à-dire le premier, le combat intellectuel, idéologique, ce que j'ai toujours fait et que je continue de faire. Et deuxièmement, l'action, c'est-à-dire, encore une fois, arrêter des installations de migrants à Calac, arrêter des constructions de mosquées, etc. Avec parents vigilants, lutter contre l'endoctrinement à l'école. Vous voyez ?

Ça, c'est des armes concrètes et efficaces et qui sont utiles politiquement.

14:54
Présentateur

Parlons de l'école. Depuis quelques semaines, un débat, une polémique s'est installée sur le port de l'abaya à l'école. Ça a suscité cette réaction de Jean-Luc Mélenchon hier sur BFM TV. On l'écoute.

15:09
Invité

L'abaya est une tenue inventée par les Bédouins contre la chaleur. Et puis, ça s'est répandu. Ça n'a rien à voir avec la religion. Les jeunes filles, pour des raisons qui leur appartiennent, peuvent parfois, à certains moments, préférer telle tenue plutôt qu'une autre. En particulier, à certains âges, il y a dans l'évolution du corps des moments qui sont un peu problématiques pour les anciens mélenchons. Et ça dure quelque temps. L'abaya n'est pas un problème. Le problème de l'école, c'est le nombre de profs qui manque. L'insuffisance de l'accueil, l'impossibilité de discuter.

Vous savez, mon père était absolument révolté quand il m'a vu arriver avec les cheveux sur les épaules et une chemise à fleurs. Alors, s'il y avait eu des gens comme vous à l'époque, ils auraient dit, comment, des chemises à fleurs ? Est-ce que vous savez que l'homosexualité est réprimée ? C'était dans la loi. Jusqu'à 1982, monsieur Duhamel. Alors, vous voyez, les mœurs, les habitudes, les habits, tout ça change. Ce n'est pas la peine d'en faire des drames et d'embêter 6 millions de musulmans dans ce pays.

16:06
Éric Zemmour

Comment réagissez-vous à cela ? C'est très simple, c'est la méthode habituelle. Vous savez, monsieur Mélenchon est le porte-voix de l'électorat musulman. Il a recueilli 70% des voix des musulmans dans l'élection présidentielle. Donc, il est leur porte-voix. Madame Mouria Boutelja, vous savez, a dit que c'était un butin de guerre, Jean-Luc Mélenchon. Donc, il fait son boulot de butin de guerre. Ça, c'est une première chose. La seconde, c'est qu'il fait semblant de croire que c'est une crise d'adolescente et que ça correspond aux cheveux longs et aux chemises à fleurs, comme il l'a dit. Évidemment que ce n'est pas cela. Il faut interdire la bailleur. Je dis bien qu'il fait semblant de croire.

Vous savez, il faut interdire tout costume religieux dans l'espace public. Parce qu'on va nous dire que ce n'est pas religieux. On nous a fait le coup avec le voile, je vous rappelle. On nous a expliqué que le voile non plus n'était pas religieux. Aujourd'hui, ça fait rire les enfants. C'est la même chose pour les abahis. En vérité, les gens les plus modérés reconnaissent qu'il y a un réseau des frères musulmans qui agit sur les réseaux sociaux et qui encourage toutes ces jeunes filles à s'habiller ainsi. Il y a un entrisme. En vérité, on veut islamiser l'école. Ça, c'est la première chose. Et d'ailleurs, c'est en bonne voie. La deuxième chose, c'est que, contrairement à ce que dit M.

Mélenchon, le problème fondamental de l'école, c'est l'effondrement du niveau scolaire.

17:37
Invité

Mais là, en l'occurrence, pour aller au bout de votre idée, vous considérez qu'il faut voter une nouvelle loi ou se contenter d'appliquer avec autorité celle qui existe déjà ?

17:47
Éric Zemmour

Pour les abahis, la loi de 2004 suffit. Elle prévoit, si je ne me trompe pas, que tout vêtement par destination religieux. Donc, c'est une évidence que c'est une destination, pour reprendre le terme juridique, religieux. Donc, cette loi suffit largement. Mais comme d'habitude, les gouvernements et les pouvoirs et le ministre sont lâches. C'est-à-dire qu'ils se cachent derrière les enseignants, ils se cachent derrière les directeurs d'école. Non, il faut une interdiction générale.

18:16
Invité

D'où ma question, est-ce qu'il faut une nouvelle loi ?

18:18
Éric Zemmour

Non, mais la loi le permet, Laurent Neumann. La loi le permet. Il est simplement, le ministre doit dire, il y a une interdiction générale. C'est tout. Mais c'est en fonction de cette loi de 2004.

18:30
Présentateur

Vous, le ferrui l'histoire, vous réjouissez de l'entrée prochaine au Panthéon de Missac Manouchéant, le grand résistant.

18:39
Éric Zemmour

Écoutez, vous savez, l'entrée au Panthéon était un geste éminemment politique. On l'a compris depuis très longtemps. Depuis d'ailleurs l'entrée des premiers, c'est-à-dire Mirabeau, Voltaire et Rousseau. Et même des sorties d'ailleurs. On a sorti Mirabeau quand on a découvert qu'il fricotait avec le roi. Mais enfin, passons. Manouchéant a été un résistant, un grand résistant. Donc, il n'y a aucune raison de lui dénier ce titre. Maintenant, il n'a pas été le seul. Je vois bien la manipulation politique derrière. C'est-à-dire que seuls les étrangers se sont battus pour la France. C'est faux.

19:17
Invité

Non, mais seuls les étrangers n'étaient pas reconnus comme étant résistants. Et donc, tu n'avais pas leur place jusqu'à présent au Panthéon.

19:23
Éric Zemmour

Non.

19:23
Invité

Vous savez, au Panthéon, il y a Jean Moulin.

19:27
Éric Zemmour

C'est un fait. Excusez-moi.

19:28
Invité

Ah oui. Il y avait des gaulistes.

19:30
Éric Zemmour

Jean Moulin, c'était quand même le chef de la résistance. Oui.

19:32
Invité

Bon. Mais il y a Germaine Fillon, il y en a d'autres, etc. Oui, mais bien sûr. Et la main d'œuvre immigrée, qui a fait partie de la résistance,

19:39
Éric Zemmour

parce que vous savez très bien qu'il y a une grande querelle autour de cela. C'est-à-dire qu'entre résistants, les gens n'étaient pas d'accord sur les méthodes de chacun. Ils se tiraient la bourre, si j'ose dire. Et il y avait pas mal de conflits internes. Et évidemment, ça s'est reporté après la guerre.

19:55
Invité

Voilà, c'est tout.

19:56
Éric Zemmour

Oui, mais rassurez-moi, ce n'est pas parce qu'il était étranger que sa présence au Panthéon vous gêne. Pas du tout. Vous n'avez pas compris. Je veux dire, il y avait des méthodes. Par exemple, les gaullistes condamnaient les assassins à ciblés décidés par les communistes. Voilà, pour être clair. Quand un communiste tuait un officier allemand, les gaullistes n'étaient pas d'accord. Voilà, c'est des querelles pendant la guerre entre résistants.

20:15
Présentateur

Deux dernières questions, s'il vous plaît, et deux réponses rapides. D'abord, un, vous demandez plus de policiers lors de vos prochains déplacements ? Non. Pour que ce soit clair ? Non. Non ?

20:23
Éric Zemmour

Il n'y a pas besoin de plus. Il y avait 80 policiers. Non ? Ils sont restés larmes au pied pendant des heures. Je demande à ce que le préfet fasse son travail. C'est-à-dire qu'il se sert des policiers qu'on lui met à son service pour éloigner ces hordes barbares.

20:37
Présentateur

Deuxième chose. Samedi prochain, vous participerez à la fête de la Violette avec Mario Maréchal, Guillaume Pelletier, sur les terres de ce dernier d'ailleurs. Quel sera l'objet de cette réunion ? Préparer votre candidature aux Européens ?

20:50
Éric Zemmour

Non, c'est une fête. Il n'y a pas toujours, vous savez, d'arrière-pensée politicienne, électoraliste. C'est une question. On fait la fête, on réunit, je crois qu'il y a près de 2 000 personnes inscrites, et on fait la fête de la droite que Guillaume Pelletier avait inaugurée quand il était chez LR. Vous savez, la Violette, c'est le symbole bonapartiste. Et nous sommes la fête de la droite parce que nous sommes la droite. Si vous voulez être à Lille tout à l'heure, il faut que vous partiez maintenant.

21:17
Présentateur

Absolument. C'est la fin de cette interview. Merci beaucoup Eric Zemmour. Merci à Laurent Neumann.

Séance de dédicaces perturbée, port de l’abaya… L’interview d’Éric Zemmour sur BFMTV — Éric Zemmour · Pourquijevote