Direct n°81 - François Asselineau répond à vos questions
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 11 %Attaque 68 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 29:54OuverteRéponse directe
Pensez-vous qu'Emmanuel Macron arrivera à tenir 18 mois ?
- 41:13OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de l'entrée de Robert Badinter au Panthéon ?
- 48:04OuverteRéponse directe
Comment interprétez-vous la réponse de Philippe de Villiers sur sa candidature en 2027 ?
- 1:01:00OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de la nomination de Sanae Takahashi comme futur première ministre du Japon ?
- 1:14:36OuverteRéponse directe
À droite, les projets d'union fleurissent, mais se fanent aussitôt, car chacun veut que l'union se fasse derrière lui. Que cela vous inspire-t-il ?
- 1:28:15OuverteRéponse directe
Un peu de culture artistique, une question de Samuel : le 19e concours Chopin, deuxième plus prestigieux concours de musique classique après le Tchaïkovski de Moscou, se déroule à Varsovie. Sur 647 candidats, 84 ont atteint la finale, dont près de 60% sont chinois ou japonais. La France n'a que deux candidates. N'avez-vous pas l'impression que l'Asie s'approprie avec talent cet héritage européen ? Comment encourager les jeunes français à s'intéresser à la grande musique européenne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 54:29PrésentateurChiffre
« M. Bolloré est passé de 2009 à 2024 de 2,3 milliards d'euros de fortune à 11,1. Il a multiplié en 15 ans sa fortune. »
- 1:15:40Invité politiquePromesse
« Nous, depuis 19 ans, l'UPR a été créée pour sortir la France de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. »
- 1:28:42Invité politiqueChiffre
« Sur 647 candidats, 84 ont atteint la finale, dont près de 60% sont chinois ou japonais. La France n'a que deux candidates. »
- 1:40:34PrésentateurFait
« on a un basculement civilisationnel à notre détriment et en faveur des populations d'Extrême-Orient, et tout spécialement de la Chine, en effet, qui est en ascension civilisationnelle considérable. »
- 1:41:02PrésentateurChiffre
« en l'espace de 37 ans, disons en gros en un tiers de siècle, un pays qui était un des plus pauvres du monde est en train de devenir la première puissance mondiale »
- 1:43:33PrésentateurChiffre
« on est passé de 3 à 6 millions d'étrangers, des gens qui sont en France et qui n'ont pas la nationalité française au cours des 15 dernières années. »
- 1:48:33PrésentateurChiffre
« la France a été le 154e État à reconnaître l'État palestinien sur 193 États membres des Nations unies ? »
- 1:50:44Invité politiqueFait
« La Commission européenne vient d'annoncer qu'elle allait relever les droits de douane sur l'acier de 25 à 50 % pour sauver le secteur de l'acier. »
Temps de parole
- Présentateur91 %
- ?5 %
- François Asselineau4 %
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Mes chers compatriotes, bonsoir. Bonsoir. Merci d'être présents à notre 81e direct. Nous sommes le 8 octobre 2025. Le prochain, le 82e, aura lieu le 15 octobre 2025. On a commencé avec un tout petit peu de retard, parce qu'on était en train d'écouter l'intervention du Premier ministre démissionnaire de M. Lecornu sur France 2. On a commencé avec 3 minutes de retard. Bon, on a arrêté d'écouter la suite, parce que je ne veux pas vous faire attendre trop longtemps. Mais j'ai écouté notamment ce qu'il disait sur le budget. Nous avons en régie Marc, nous avons Louise, nous avons... Qui est-ce qu'on a encore ?
— Nous
avons Benoît. —
On a Benoît et on a Lucas. Voilà. Donc il
y a
Lucas qui, en ce moment, est en train d'écouter la fin de l'intervention du Premier ministre démissionnaire de Lecornu pour vérifier s'il d'inventure, il dirait des choses extraordinaires qu'il n'a pas dites auparavant dans cet entretien. Je vais commencer d'ailleurs par là, parce qu'on est dans une situation politique qui est absolument du jamais vue, puisqu'aujourd'hui...
Ça
a été... Comme j'ai fait un tweet il y a quelques heures... On se serait cru, en fait, dans une pièce de fait d'eau. Vous savez, un vaudeville, une comédie de boulevard, notamment l'hôtel du libre-échange, qui est l'une de ses pièces les plus célèbres, avec des comédies, des couples qui se trompent, qui se retrouvent dans le même hôtel, etc. En fait, c'est ça. C'est-à-dire qu'on a appris où tout au long de la journée, ce matin, des informations venant du ministère de l'Intérieur, des informations très solides, quasiment de première main que j'ai eues, faisaient état du fait que les préfets ont eu en effet informations comme quoi il fallait se préparer à une dissolution.
C'est d'ailleurs ce qu'avait répercuté hier le canard enchaîné repris par le journal L'Humanité, et où ce matin, ça avait l'air d'être quasiment décidé. Il était même indiqué par certaines bouches au ministère de l'Intérieur que le président de la République prendrait la parole ce soir. Il a d'ailleurs été... On a appris ce soir qu'il y
a
eu un démenti. Mais ce soir... Ça veut donc dire que les événements ont été très évolutifs au cours de la journée. On a appris en définitive que peut-être Le Cornu pourrait peut-être être renommé pour un gouvernement, Le Cornu II,
ce
qui est même quelque chose d'assez extraordinaire. Non pas que c'est déjà arrivé qu'un Premier ministre démissionnaire soit renommé. Ça a été le cas par exemple d'Alain Juppé I et d'Alain Juppé II, ce qui n'a d'ailleurs pas porté chance ni à Alain Juppé ni à Jacques Chirac, puisqu'il a perdu des élections législatives qui ont suivi en 1997. Mais on a... Donc c'est pas ça qui est le plus surprenant. Le plus surprenant, c'est les conditions dans lesquelles ça s'est fait. C'est-à-dire qu'on a l'impression que M. Le Cornu a eu d'un seul coup une bouffée de chaleur, qu'il a pu supporter la situation qui lui était faite, et qu'il a tout envoyé balader.
Puis après ça, il faut réparer des pots cassés, comme si en fait Macron n'avait pas d'autre solution.
Et
donc on a appris aujourd'hui qu'il pourrait y avoir un gouvernement Le Cornu II, qu'il pourrait y avoir l'entrée des socialistes, avec notamment M. Olivier Faure. Et puis après ça, on a appris que M. Olivier Faure a dit que tout ça, c'était de l'intox venant de l'Élysée. On a appris que M. Wauquiez pourrait prendre la place de M. Retailleau comme ministre de l'Intérieur. C'est assez rigolo. On imagine la tension qu'il y a à l'intérieur des Républicains entre Retailleau et Wauquiez. Ça serait d'ailleurs assez cocasse que Wauquiez accepte d'entrer dans un gouvernement majoritairement de gauche, alors qu'il fait profession au sein des Républicains de vouloir aller plutôt vers la droite.
Il avait d'ailleurs esquissé un projet d'alliance allant jusqu'à Sarac-Nafo et jusqu'à Reconquête. Bon. Alors si Wauquiez ambitionne de piquer la place de Retailleau, c'est encore autre chose. Et puis après ça, on a appris que finalement,
il
était question que M. Wauquiez a apporté un démenti à cette rumeur. Et puis après ça, on a vu Mme Le Pen qui a refusé d'aller avec Jordan Bardella, qui a refusé d'aller à Matignon tout comme elle est fière et refusé. Mme Le Pen a été assaillie par des journalistes pour lui demander qu'est-ce qu'il pensait de ce Vaudville, de cette comédie de boulevard. Adam Le Pen a eu une réaction honnêtement que pour le coup, j'ai trouvé plutôt justifiée. J'ai souvent la dent dure contre elle. Enfin juste plus exactement. Mais là, elle
a
dit qu'elle en avait marre et qu'elle, elle voulait tout censurer. C'est vrai que tout ça n'est pas sérieux. Enfin c'est en fait une pantalonnade générale. On a eu aussi... Il
y
a eu comme quoi il pourrait y avoir un Premier ministre de gauche. M. Faure pourrait être Premier ministre. Il a dit que c'était pas vrai. Enfin
bon... Ce
soir, donc, on attendait une déclaration... Enfin c'est ce qu'on disait ce matin, place Beauvau au ministère de l'Intérieur, dans certains Sénacles, qu'il allait y avoir une déclaration de Macron ce soir dissolvant l'Assemblée nationale. Et d'ailleurs, tout était déjà préparé pour que les élections législatives nouvelles se déroulent les dimanches 16 et 23 novembre 2025. Bon. Et puis donc pâte à trame. Là, on apprend qu'il n
'y
aura pas de déclaration de M. Macron. Et on apprend que M. Lecornu s'est invité donc sur France 2. On a écouté le début de la présentation. Qu'est-ce qu'on peut dire de M. Lecornu ? Là, je le reconnais. Il a un petit avantage par rapport aux autres. C'est qu'il donne l'impression d'être un peu moins méprisant. Peut-être que... Alors que Beyrouth, oui,
c
'était une catastrophe totale, mais un peu moins méprisant. Il donne l'impression d'être un petit peu plus politique. Voilà. Mais très fourbe.
Enfin
très... Ce qu'il dit et plein de choses se trappent. Alors il avait... Pour lui donner la réplique, il a Mme Léa Salamé, qui est la compagne d'un futur candidat à
l
'élection présidentielle, soit dit en passant. Et Mme Léa Salamé lui a demandé « Alors qu'est-ce qui se passe ? Qui êtes-vous ? ». Donc il a dit « Voilà, je suis un Premier ministre démissionnaire. Oui, mais est-ce que vous allez être renommé ? ». Il a dit « Écoutez, j'en sais rien. C'est pas moi qui décide
».
Alors on sait pas... Il a délibérément tenu des propos ambiguës, de la sorte que l'on ne sait pas s'il va ou non être renommé. D'ailleurs, je pense au fond de lui-même qu'il ne le sait pas non plus, puisque je pense que dans toute cette opération, il y a... Je le décrivais d'ailleurs l'autre jour, je crois que c'était sur la vidéo sur Omerta. Il y a chez Macron un caractère sadique, sadomasochiste, c'est-à-dire qu'il prend plaisir à être un peu comme un chat qui attrape une souris. Vous savez, si vous avez un chat... Vous avez déjà vu, parfois, le chat, il revient... Vous avez un jardin. Il revient parfois devant vous avec une souris, un petit sourisseau qu'il a eu et qu'il a en la bouche.
Bon, en règle générale, c'est un cadeau qu'il vous fait. C'est jamais très agréable. Et puis comme vous n'avez pas... Vous sautez pas dessus. Vous découvrez que le chat, il joue. Il lance la souris. Puis après, il va la remordre. Et puis il la relance, etc. On a l
'impression
que c'est ça, en fait. On a l'impression que Macron prend un malin plaisir, en fait, à torturer l'opinion publique, à montrer au fait que c'est lui qui décide de tout. Donc là, il est en pleine... C'est une espèce de fête narcissique qu'il vit. C'est-à
-dire
que tout le monde pense à lui, etc. Fête narcissique doublée par ailleurs d'une haine montante à son égard, qui, comme dans son esprit perturbé, va d'ailleurs... Lui plaît également, puisque je l'ai dit, je pense qu'il a une complexion parfaitement sadomasochiste. Donc il doit aimer aussi ça. Il aime emmerder les Français. Il l'a dit d'ailleurs. Il l'a avoué. C'est le seul chef de l'État depuis Vercingétorix qui dit publiquement que son souhait, c'est d'emmerder les Français. Et puis il aime faire le mal. Il aime torturer. Je pense que
la
décision de Lecornu de démissionner, à l'évidence, a été hâtive. Et Macron aurait pu ne pas accepter cette décision. Il aurait pu dire « Écoutez, je la refuse ». Il l'a acceptée. Mais à partir du moment où il l
'a
acceptée, il ne pouvait pas faire,
ce
qu'il a fait quelques heures après, de lui reconfier une mission, c'est-à-dire de lui demander de refaire un gouvernement comme s'il était le Premier ministre. C'est ça qui est dingue dans cette histoire. C'est ma métaphore du chat qui a mangé une souris, qui le recrache et puis qui va le rechercher, etc. C'est de ça qu'il s'agit. Alors Macron, à l'évidence, se complaît dans cette situation. Il peut mesurer d'ailleurs le degré de haine qui l'entoure à plusieurs éléments. D'abord, un sondage qui est tombé ce soir, qui est un sondage « Elabe les échos », qui est un baromètre de confiance où il est tombé à 14%. C'est le niveau le plus bas jamais enregistré dans ce baromètre.
Il vient d'égaler le degré de défiance qu'avait atteint François Hollande tout à fait à la fin de son quinquennat. Vous vous rappelez quand il allait se balader en Colombie. Enfin il faisait la fiesta aux frais de la République. Ça ne servait plus à rien. Et les Français ne le supportaient pas. Mais il y avait quand même, à mon avis... Les cadences pour cent sont encore un peu trop élevées, parce que je ne garde pas le souvenir que les Français éprouvaient à l'égard de Hollande une telle acrimonie, une telle haine, en fait, à l'égard du président de la République.
Hollande était assez universellement appréciée comme étant un crétin, un imbécile, une espèce de gros con, enfin des choses comme ça que les Français parlaient. Et puis avec Macron, pas du tout. Avec Macron, c'est vraiment quelque chose de haineux. Et ce que l'on a vu apparaître, ce sont les déclarations de certains de ses plus proches, les gens qu'il a fait lui-même. Édouard Philippe, qui lui a dit qu'il fallait qu'il démissionne. Et on a vu M. Estrosi, qui était décrit dans la presse comme un des fidèles, un des fidèles, qui devait dégager. Alain Minck, Alain Minck, qui l'a connu par l'inspection des finances.
Alain Minck, qui n'a pas toujours d'ailleurs eu effectivement des propos très très flatteurs à l'égard de Macron, puisqu'il avait expliqué – rappelez-vous – en 2017, avant l'élection, que Macron était parfait pour être un banquier d'affaires, parce que c'était un métier de pute. Je le rappelle. Vous pourrez retrouver ça sur Internet. C'est quand même ce qu'avait dit directement Alain Minck. En fait, il avait quand même soutenu la candidature de Macron. Et là, il vient de dire que c'est le pire président de la Vème République, un truc qu'on n'a jamais vu, et qu'il espérait au moins qu'il n'allait pas détruire la République. Voilà.
Et puis alors le coup de pied de l'âme, ça a été ce titan de la pensée politique contemporaine qu'est Mme Valérie Ayer, vous savez, celle qui a été la tête de liste aux élections européennes pour le compte de Renaissance, et qui elle-même a fait savoir que Macron disait un
peu
n'importe quoi. Voilà. Alors ça, c'est l'entourage de Macron. À mon avis,
il
doit prendre un malin plaisir à faire des fiches et à noter tous ceux qui le trahissent en ce moment. Parce que je pense qu'il n'a pas dit son dernier mot. Je l'ai dit aussi sur Omerta. Il fera tout pour rester et pour rester accroché à son rocher. Et le fait qu'il soit à l'Élysée avec une constitution qui lui permet finalement de rester quoi qu'il se passe, eh bien ça lui permet de regarder avec une certaine ironie mordante qu'il n'a plus que 14% des Français qui lui font confiance. Il y a 50... Je sais plus combien... 58% des Français qui n'ont pas confiance du tout et 85% des Français qui n'ont pas confiance en lui. Voilà.
Donc on atteint des sommets et qui, d'une certaine façon, doivent, je pense, le réjouir quelque part. Voilà. Alors pour cela, il faut avouer aussi que M. Macron a obtenu le soutien inespéré ou plus exactement très calculé, probablement prévu à l'avance, du RN, puisque LFI, la France insoumise, avait déposé une motion pour lancer la procédure de destitution à l'Assemblée nationale. Donc il y
a
toute une série de phases. Voilà. Et la première phase à franchir, c'est que la motion soit acceptée
par
le bureau de l'Assemblée nationale, qui est constitué de quelques présidents de groupe, etc., ou quelques députés. Donc il
y a
une quinzaine de personnes qui sont dans le bureau de l'Assemblée nationale, ce qui est une procédure d'ailleurs soit dit en passant totalement antidémocratique. Sur une procédure... Par exemple, savoir s'il faut lancer la destitution de Macron, on voit pas pourquoi il y a 15 GUS qui sont dans un coin et qui décident pour les 577 députés.
Quoi
qu'il en soit... Donc LFI a lancé cette procédure de destitution. Et il y avait... C'était RICRAC.
Et
le Rassemblement national, les représentants du Rassemblement national n'ont pas voté en faveur du lancement de la procédure de destitution. Alors de façon très hypocrite, vraiment... C'est même plus qu'hypocrite. Ça s'appelle la faux cul pour dire les choses telles qu'elles sont. Le Rassemblement national n'a pas voté non plus pour le lancement de la destitution ni contre le lancement de la procédure de destitution. Ils se sont simplement abstenus. Mais en s'abstenant, eh bien il n'y avait pas la voix, le quorum suffisant pour lancer la destitution. Ce qui signifie très très exactement que ce matin même, le Rassemblement national a une nouvelle fois sauvé la peau de Macron.
C'est-à-dire que même si on ne sait pas si cette destitution irait jusqu'au bout, une chose est certaine, c'est que le Rassemblement national a évité à Macron qu'il y ait un débat qui se déroule devant les députés, puisque ce débat-là, ça serait un déballage. C'est-à-dire qu'il y aurait... Devant tous les médias français et internationaux, on aurait des députés qui débattraient sur les responsabilités de Macron dans la situation actuelle.
Le
Rassemblement national ne l'a pas fait, a sauvé une nouvelle fois le soldat Macron.
Voilà.
Il faudra que tous les électeurs se rappellent de tout ceci.
Alors ce
soir, on ne sait pas ce qui va se passer.
On
voit bien que Macron, quand même, est très embarrassé par la situation, parce que dans le monde entier, la France désormais est devenue la risée générale, plus que la risée d'ailleurs. Elle est devenue l'homme malade de l'Europe. L'homme malade de l'Europe, c'est une expression
que
vous connaissez peut-être et qui était apparue au XIXe siècle et qui concernait l'Empire ottoman, puisque l'Empire ottoman, à la fin de la dynastie des Osmannés, des Ottomans, à partir de... L'Empire ottoman a conquis Constantinople en 1453. Il s'est agrandi à peu près jusqu'en 1683. Et puis après, il a commencé à se rétrécir. Et ça s'est accéléré au XIXe siècle, avec notamment la Russie qui a libéré ce qui est devenu la Moldavie, la Valakie, ce qui est devenu la Roumanie, ce qui est devenu la Bulgarie, etc. Et on parlait de l'homme malade de l'Europe.
Et maintenant, je vois que dans un certain nombre de chancelleries du monde ou de la presse internationale, on parle de la France comme étant l'homme malade
de
l'Europe. Voilà. Ou la femme, on pourrait dire, puisque la France, c'est féminin. Voilà. On est le pays le plus malade de l'Europe. On a vu le chancelier d'Allemagne, le chancelier Merz froncer les sourcils en disant qu'il fallait absolument avoir de la stabilité en France. On a vu les marchés financiers réagir. D'ailleurs, le Premier ministre des missionnaires, M. Lecornu, on en a parlé il
y
a quelques instants avec Mme Léa Salamé. On a vu le Premier ministre des missionnaires en train de s'inquiéter de l'augmentation des taux d'intérêt réclamés par les marchés financiers sur la dette française. Parce qu'il est bien évident que si on ouvre de nouveau des grands débats qui ont des incidences financières, et notamment celui des retraites, il est évident qu'il y a une forte inquiétude dans les marchés financiers. Vous avez peut-être vu d'ailleurs cette intervention de l'un des responsables du MEDEF qui a fait un article... Je ne sais plus où c'était. Je crois que c'était dans Les Echos ou dans L'Express. Je ne me rappelle plus.
Il y a 2 jours, il disait que les marchés financiers, c'est peut-être eux qui allaient pointer le pouce vers le bas. Vous savez, comme dans la Rome impériale, lorsque l'empereur mettait le pouce vers le bas, ça voulait dire qu'il condamnait à mort, en fait. le gladiateur
qui
s'était
battu
devant lui. Là, c'est ce qu'a dit en fait ce responsable du MEDEF. Il a dit que si ça continue comme ça, les marchés financiers
vont
acculer Macron à la démission. Il ne pourra plus faire autrement. Parce que si on demande de plus en plus de taux d'intérêt, on va avoir ce qu'on appelle le spread pour les marchés financiers. C'est-à
-dire
la différence entre la rémunération demandée par les marchés financiers sur les obligations du Trésor allemand à 10 ans, ce qu'on appelle le Bund, et sur les obligations assignables au Trésor français à 10 ans, qu'on appelle les OAT. Et si ce spread augmente-augmente-augmente, c'est la panique générale. C'est le risque d'explosion de la zone euro. Et là, il n
'y
aura peut-être pas d'autre solution que les marchés financiers viendront voir par une nuit sans lune à 21h à l'airie de toutes les caméras. Il y aura peut-être telle ou telle personne qui pilote la France depuis... Enfin les commanditaires de l'opération Macron. Il ne
faut
pas se faire d'illusions. Macron, il a été élu président de la République tout simplement parce qu'il a été catapulté par des oligarques qui possédaient les médias et qui possédaient les instituts de sondage et qui ont financé sa campagne. C'est comme ça que ça s'est passé. Donc les mêmes, maintenant, ils peuvent prendre inquiétude sur ce sujet. Alors j'ai vu que le débat a l'air de se cristalliser. En tout cas, c'était le cas tout l'après-midi, sur la question des retraites. Parce qu'on a vu que Mme Borne... Mme Borne,
c
'est quand même
assez
extraordinaire. Mme Borne, d'un seul coup, d'un seul... Enfin elle était la Vestale. Elle était la femme qui... L'incarnation de la défense de la réforme des retraites.
Enfin
elle nous a vraiment cassé les oreilles pendant des mois. Et des mois, elle a utilisé des articles 49.3. En veux-tu ? En voilà. N'en veux-tu pas ? En voilà quand même. Elle les a utilisées à profusion pour ses budgets, etc. Elle était l'incarnation de la réforme des retraites. Voilà. Sauf que... Là, vous avez vu. Elle a dit... Ben finalement, on peut s'en passer et en faire alliance avec la gauche. Quand même extraordinaire. Alors des esprits malins sont allés regarder un peu comment ça se passe dans sa circonscription, puisqu'elle est en Normandie.
Ils se sont aperçus que s'il y a une dissolution de l'Assemblée nationale, elle aura très chaud aux fesses – c'est le moins que l'on puisse dire – pour être réélue. Parce qu'elle avait été réélue par une espèce de miracle et semble-t-il d'ailleurs par une espèce de phénomène de castorisation avec le soutien, je crois, plus ou moins de VLFI face au Rassemblement national. Donc elle risque de passer à la trappe. Donc d'un seul coup, Mme Band s'est dit qu'entre tout le discours qu'elle a tenu quand elle était Premier ministre, que si on faisait pas la réforme des retraites, c'était l'apocalypse général en France, et puis le fait de garder son siège en évitant qu'il
y ait
une dissolution. Mais elle préfère en fait garder son siège. Donc elle a milité pour que l'on suspende cette réforme des retraites. Alors j'ai vu qu'il y a toute une espèce d'agitation sur France 2. Ils montraient que ça risquait de coûter 300 millions d'euros. Et puis en 2050, 12 milliards. On sait plus très bien. D'ailleurs, ils chiffrent tout ça à la louche. J'ai entendu en tout cas le Premier ministre démissionnaire tout à l'heure, qui était encore interrogé sur cette question, de dire que ça risquait de coûter 3 milliards d'euros en 2026, si j'ai bien compris, l'année prochaine.
Je
voudrais faire une remarque qui est vraiment importante.
C
'est qu'on est en train de focaliser toute l'attention des Français
sur
le fait que le seul problème que poserait en fait le nouveau gouvernement,
c
'est est-ce que oui ou non, on ferait cette réforme des retraites, et est-ce que 3 milliards d'euros, ça serait ou non, supportable ou insupportable
? Je
voudrais dire deux choses. D'abord, 3 milliards d'euros, c'est une somme très importante.
Mais
je rappelle quand même que pour
l
'affaire de la Covid, M. Macron, sans aucun débat parlementaire, a décidé d'engager la parole de l'État
en
payant des millions de Français à rester chez eux avec un masque.
M. Macron, ça
nous a coûté 700 milliards d'euros. 700 milliards d'euros.
C
'est-à-dire à peu près 230 fois ce que M. Lecornu nous fait miroiter.
Parce
que 3 milliards et les 700 milliards, ça fait à peu près... C'est ça. Ça doit faire 233 fois plus.
Est
-ce que l'on se rend compte
du
saccage de la France qui a été menée par Macron,
plus
Bruno Le Maire, qui était le ministre des Finances, plus Édouard Philippe,
pendant
cette période du Covid, où il a été décidé de jeter l'argent par les fenêtres de la façon la plus extravagante qu'il soit.
Donc
le problème... Évidemment, Mme Léa Salamé, qui est là pour cirer les pompes de M. Lecornu et au-delà de lui, de M. Macron, Mme Salamé n'a pas rétorqué ça. De même que M. Olivier Faure, le Parti socialiste, parle de cette réforme des retraites. Et puis à droite, vous avez des gens qui disent « Non, non, c'est insupportable. M. Retaillon en a fait un point dur ». Mais on parle de 3 milliards d'euros pendant un an. Qu'est-ce qu'ont fait LR ? Qu'est-ce qu'ont fait les socialistes ? Qu'est-ce qu'ont fait les partis politiques français lorsque M.
Macron a décidé de faire bondir notre dette, qui était déjà de l'ordre de 2 000 milliards d'euros, à aujourd'hui 3 400 milliards d'euros, dont plus de 700 milliards à l'occasion de l'affaire du Covid
? Bon.
Donc ça, c'est le premier point que je voudrais dire. Ne nous laissons pas intimider par cette affaire de la réforme des retraites. D'ailleurs, vous le savez très bien, lorsque M. Macron veut trouver de l'argent, il le trouve. Lorsqu'il s'agit d'envoyer des milliards à son copain Zelensky pour que ça se termine d'ailleurs sans doute un tiers ou un quart, ou peut-être même la moitié termine dans des poches qui n'ont rien à voir d'ailleurs avec la défense de l'Ukraine, dans des oligarques, M. Zelensky lui-même... Il y avait un reportage l'autre jour que je voyais sur les milliardaires qui roulent dans des Maybach, des Ferrari, des Lamborghini immatriculés en Ukraine et qui sont à Monaco.
Donc pour ça, M. Macron, il trouve des dizaines de milliards.
Je
voudrais dire aussi autre chose.
Ça,
c'est pour la réforme des retraites. Mais enfin, le problème d'un gouvernement, c'est pas uniquement la réforme des retraites.
Il
y a quand même un sujet qui me paraît beaucoup, beaucoup plus urgent, beaucoup, beaucoup, beaucoup plus grave que le problème des retraites.
Ce
sont les menaces de Macron d'engager un conflit vis-à-vis de la Russie,
avec
ces prétendus survols de drones au-dessus de la Pologne, au-dessus du Danemark, au-dessus de l'Estonie, etc., toutes ces opérations qui sont en fait utilisées par Macron
pour
nous pousser au conflit. Je ne sais pas. Mais il me semble que les Français, quand on va leur dire... Enfin il me semble que si on leur demandait... Qu'est-ce qui vous paraît le plus important
?
La réforme des retraites ou bien éventuellement envoyer vos enfants se faire la guerre, éventuellement se faire tuer en Ukraine ?
Il
me semble que la réponse des Français serait... Ils veulent d'abord qu'on règle aussi la question ukrainienne. Or ça, il n'en est pas question.
Et
puis il y a bien d'autres sujets. Il y a la destruction de l'élevage français avec l'accord sur le Mercosur. Il n'en a pas été question.
Il
y a également les mesures sur les... Comment dirais-je... Privatifs de liberté, sur la question notamment des écoutes, sur les réseaux sociaux dont M. Macron s'est fait le principal porte-parole ? Il n'en est pas question lors de ces négociations pour constituer un gouvernement.
Il
y a la question de la destruction de l'automobile en Europe. J'ai vu que M. Mertz, le chancelier d'Allemagne, exige maintenant... Il a tapé du poing sur la table. Il exige que l'on autorise les voitures à moteur thermique au-delà de la date limite qui avait été fixée à 2030 par des dingos de la Commission européenne.
Il
n'en a pas été question.
Il
n'a pas été question non plus du marché de l'énergie qui est en train de détruire notre niveau de vie. Enfin on voit bien qu'il y a une manipulation générale dans toutes ces opérations. C'est que là, on a une crise politique majeure. Et on veut faire croire aux Français qu'il n
'y
a qu'un seul sujet. Le seul sujet, c'est la réforme des retraites. Non. Non,
non.
Il y a beaucoup d'autres sujets dont certains sont beaucoup plus graves même que la réforme des retraites. Certains touchent à notre sécurité nationale, touchent à notre niveau de vie, touchent à l'existence de l'agriculture, à l'existence de l'industrie, touchent à des quantités d'autres choses, et touchent à nos libertés publiques, comme je l'ai dit. Voilà. Alors c'est ça que je voulais dire en préambule sur cette intervention de M. Lecornu. Je terminerai par un point. J'ai vu qu'il
y a
un sondage... Encore un sondage. Ça sort tous les jours.
Un
sondage qui m'a quand même beaucoup frappé.
Il
y a quelques minutes, juste avant qu'on commence. Parait-il –
c
'est dans l'opinion, je crois –
que
M. Lecornu est devenu le 7e homme
de son
personnalité politique préférée des Français.
Et
d'un seul coup, d'un seul, il est à 28% de popularité. Alors je voudrais dire deux choses là-dessus. La première, c'est que ça prouve que ses sondages sont du bidouillage, premièrement. Mais c'est pas uniquement du bidouillage.
Ça
prouve quoi ? Ça prouve que vous avez... Quand tous les médias se mettent à parler de quelqu'un
matin,
midi, soir et la nuit, 24-24, etc., lorsque par ailleurs il y a des gens qui ont trouvé ce coup... Vous avez... Pendant l'émission avec Mme Léa Salamé, M. Lecornu a joué... a joué les... Comment dirais-je... Les humbles. Voilà. Il y avait quelque chose de très... Comment dirais-je... Avec un ton de chatte-mythe, comme on dit. Donc il était là. Il a évoqué les mânes du général de Gaulle. Il a parlé du discours de Bayeux. Il a dit « Moi, gaulliste ». Mais il n
'est
pas gaulliste. Il est tout sauf gaulliste, ce monsieur, ce monsieur qui a truandé son CV, ce monsieur qui a poignardé dans le dos tous les gens pour marcher dessus, pour arriver au poste qu'il a eu.
Il
est tout sauf gaulliste. D'ailleurs, s'il était gaulliste, le premier sujet qu'il mettrait au-dessus de la table, c'est pas la deuxième forme de retraite. C'est la souveraineté et
l
'indépendance nationale. C'est ça qu'il mettrait au-dessus de tout. Mais il joue donc un rôle, une présentation marketing. Eh bien ça marche. C'est-à-dire que vous avez, par l'intermédiaire des grands médias, ce monsieur s'est déjà hissé à la 7e place. Alors c'est là que je voulais en venir, parce que la clé de la survie de la France, elle est là. C'est que tant qu'on aura des millions de Français
qui
n'écouteront que les grands médias,
on
est foutu.
C
'est-à-dire que là, maintenant, vous allez voir ce qui va se passer dans les semaines, les mois qui viennent. Il est tout à fait possible que Macron renomme M. Lecornu. Et il est tout à fait possible qu'à force d'être présenté, qu'on le présente comme quelqu'un de formidable, quelqu'un de humble, etc., eh bien avec des instituts de sondage qui disent « Mais finalement, ce type, il n'est pas si mal. Il va nous permettre de rester dans l'UE, dans l'euro et dans l'OTAN ». Et puis voilà. Et on crée à partir de rien,
à
partir de quelqu'un qui a eu ses États d'âme, qui a eu un coup de chaud et qui a décidé de claquer la porte pour ensuite revenir par la fenêtre, eh bien on est en train peut-être de bâtir une nouvelle personnalité politique. Méditez ça. En l'espace de trois jours, on peut faire de quelqu'un d'un couï d'âme... Parce que personne ne savait qui ils étaient,
hein.
Ministre des armées, seul des spécialistes, regardez ça à la loupe. Mais en gros, personne ne le connaissait. D'un seul coup, en trois jours, on en fait, paraît-il, la septième personnalité préférée des Français, ce qui est un intitulé qui est fallacieux, mais qui montre quand même ce que ça veut dire l'extraordinaire corrélation qu'il y a entre la présentation d'un candidat dans les médias et les résultats dans l'opinion publique en matière de popularité. C'est de ça que la France fondamentalement est en train de crever, puisqu'on peut leur vendre n'importe quel crétin. Et c'est d'ailleurs ce qui s'est passé avec Macron.
N'importe quel pervers, n'importe quel crétin, n'importe quelle personne qui ne connaît rien à rien, mais qui obéit à l'oligarchie, on peut leur vendre comme étant le prochain président de la République française.
Les
médias mensonges, mais très, très grandement subventionnés.
Mesdames
et messieurs, bonsoir, bonsoir tout le monde. Bonsoir François Asselineau. Justement pour faire suite tout à fait directement à votre introduction, l'entretien de M. Lecornu étant achevé, sans rien de spécial à ajouter, deux personnes, Magali et Francard, vont vous demander «
Attal
lâche Macron en direct, Philippe appelle à la démission de Macron, Macron est filmé marchant tout seul, repris par le média macroniste BFM, les commanditaires de Macron le lâchent, des journalistes macronistes lâchent Macron, pensez-vous qu'il arrivera à tenir 18 mois ?
»
Et Francard ajoute « En cas de démission du soi-disant président, l'UPR aurait-elle les moyens de se présenter à la présidentielle dans les délais impartis par la Constitution, soit 35 jours
? »
Alors moi, je ne suis pas un devin quand même. J'essaie toujours d'avoir des analyses prospectives. En règle générale, je ne me débrouille pas si mal, puisque ça fait quand même 19 ans que tout ce que j'ai pu dire sur les évolutions ont été confirmés par les événements. Mais en fait, je ne suis pas non plus devin. Je ne sais pas ce qui va se passer. Ce que je dis... J'ai déjà dit 50 fois. Je suis pas le seul, d'ailleurs. C'est que Macron fera absolument tout pour rester à l'Élysée, parce que c'est sa vie. C'est ce qui lui donne du pouvoir. Parce que le jour où Macron aura quitté l'Élysée, je ne sais pas ce qui deviendra de ce personnage, franchement. Je pense qu'il aura sans doute...
Sauf s'il arrive à se recycler. Enfin les gens qui le voient tout de suite président de l'Europe, je pense qu
'ils
se mettent le doigt dans l'œil jusqu'au coude, parce qu'en Europe, il n
'y
a vraiment personne qui voudra de Macron parmi les chefs d'État et de gouvernement. Voilà. Donc à mon avis, il faudra peut-être qu'il aille traîner ses guêtres du côté de l'État profond américain qui l'a catapulté, et qu'il termine du côté du fond BlackRock ou Vanguard où il trouvera un truc comme ça. Et puis s'il vit aux États-Unis, il évitera d'être insulté dans la rue s'il marche comme dans les rues de Paris. Donc je vois ça comme ça. Mais à priori, à mon avis, Macron fera tout pour rester jusqu'au bout pour sa démission. Il y avait une autre possibilité. C'était de le destituer. Mais ça a été tenté de nouveau par LFI – je le disais tout à l'heure – ce matin.
Et le RN a tout simplement apporté son concours de façon très vicieuse pour que ça n'apparaisse pas trop à ses troupes, mais en ne votant pas en faveur du lancement de la procédure de destitution, ce qui est un comble.
Parce
qu'à partir du moment... Compte tenu de tout ce que Macron a fait depuis 8 ans, du bilan... Mais il n
'y
a pas un seul secteur d'activité
où
le bilan de Macron soit positif. Il n
'y
a pas un seul des problèmes de la France. On n
'a
pas parlé de la sécurité. On n'a pas parlé de l'immigration pour le gouvernement. Focaliser les retraites, que ce soit l'insécurité, l'immigration, que ce soit les services publics, la santé, l'agriculture, l'industrie, la guerre en Ukraine, etc., etc., Tout ça, Macron n'a fait qu'empirer les choses dans tous les domaines. Voilà. Malgré ça, le RN refuse de lancer la destitution. Qu'est
-ce
qu'ils vont voir ?
Voilà.
Moi, j'aimerais savoir que Mme Le Pen nous explique qu'est-ce qu'il faudrait que Macron fasse
pour
que le RN se décide à lancer la destitution. Je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu'il faudrait qu'il fasse. J'ai déjà évoqué, là, qu'il assassine en place publique Brigitte Macron parce qu'elle lui aurait encore foutu une baffe. Je ne sais pas. Mais même peut-être qu'il trouverait ça finalement. Non, non, il ne faut pas lancer la destitution. Enfin tout est incroyable. Voilà. C'est-à
-dire
que là, moi, j'aimerais savoir quelle est la lecture des choses que le RN, et puis d'ailleurs aussi ALR et les autres,
hein,
mais particulièrement le RN, comment il explique
qu
'il ne veut pas lancer la destitution d'un personnage aussi néfaste à la France, aussi toxique à la France que Macron. Enfin c'est... Et là, les électeurs sont directement responsables.
Les
gens qui vont continuer à apporter leur suffrage au RN doivent comprendre
qu
'ils apportent leur suffrage à un parti politique qui est un faux opposant, qui soutient Macron, qui aura soutenu Macron jusqu'au bout. Alors pour le reste, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Bien sûr, je peux me tromper.
On
reconnaît. Peut-être que Macron... Il va y avoir un visiteur du soir, comme je le disais tout à l'heure, venant d'un marché financier... Je sais pas,
M.
Larry Fink, puisqu'il voit M. Larry Fink, le président de BlackRock, très souvent, ou bien qu'il voit d'ailleurs le fils de George Soros non moins souvent... Il n
'est
pas tout à fait exclu que M. Larry Fink plus le fils de Soros plus une tierce personnalité viennent voir Macron en dehors de son agenda à l'Élysée et puis disent « Voilà, M. le président, là, ça va plus du tout. Vous avez relancé le débat sur les retraites. Les marchés financiers sont très inquiets. Il faut arrêter ». Voilà. Il faut arrêter. Donc on vous a prévu... Vous allez être bien traité. Vous aurez un poste de dirigeant au sein du fond Carlyle, par exemple, qui est celui... Ce fonds d'investissement qui gère à la fois les biens...
Les fonds de la famille de George Bush, des deux anciens présidents des États-Unis, qui gère aussi les fonds de la famille Ben Laden d'Arabie saoudite dont faisait partie Oussama Ben Laden, ce fonds d'investissement qui est en Californie, qui est d'ailleurs où ils embauchent... Ils ont parmi leurs dirigeants M. Olivier Sarkozy, qui est le demi-frère de Nicolas Sarkozy, et où ils ont récupéré... John Major, l'ancien Premier ministre britannique, qui doit se faire vieux maintenant, qui doit bien avoir 90 ans, mais qui est celui qui a assassiné politiquement Margaret Thatcher, puisque Margaret Thatcher refusait d'aller vers une Europe fédérale. Donc tout ça a été récupéré.
Ça se passe en Californie ou dans l'État de l'Oregon. Donc ils peuvent très bien dire à Macron « Voilà, c'est comme ça
». Et
puis Macron sera obligé de s'exécuter, parce que sinon, il y aura une campagne lancée dans tous les médias sur... Et puis je pense que par principe, les commanditaires s'assurent d'avoir des billes sur les gens qui le promeuvent. Voilà ce que je pense. C
'est
-à
-dire
que je pense qu'ils ont sur M. Macron des moyens de le faire chanter, et pourquoi il ne pourra pas résister à ça. C'est une possibilité. Mais une autre possibilité, c'est qu'en fait, là, par une nouvelle pirouette... Son objectif, c'est de gagner du temps. Il renomme M. Lecornu dans deux jours, avec cette fois-ci la soif de M. Olivier Faure, qui peut-être a une conjointe qui commence à trouver le temps long... « Dis-donc, Olivier,
t
'es toujours pas ministre ». Il faudrait quand même que ça arrive, parce que moi, j'en ai un peu marre de voir les femmes des ministres de droite. Alors moi, je suis toujours pas dans le gala de people. J'aimerais bien voir ça. Donc il va se dire quand même « Il va falloir que je sois ministre ». Je caricature à peine.
C
'est un concours de vanité. C'est une foire aux vanités, maintenant, l'entrée au gouvernement français. On récupère pas les plus intelligents, les plus vaillants, les plus honnêtes, les plus travailleurs. On récupère des brèles, des incompétents totaux, mais qui sont des gens bouffis d'orgueil et de vanité, qui veulent absolument se pavaner comme étant les nouveaux ministres de ci ou ministre de ça. Donc il est possible que, jouant sur cette faiblesse humaine, M. Lecornu arrive à constituer un truc où il y aurait M. Olivier Faure, l'inénarrable... Enfin l'inoxydable Agnès Pannier-Runacher. Il pourrait y avoir des gens aussi admirables que Mme Aurore Berger. On ressortirait en fait les mêmes.
Et pour faire chic, on mettrait 2-3 têtes un petit peu nouvelles.
Je
verrais bien M. Cazeneuve, par exemple, et puis M. Olivier Faure. Et pourquoi pas Wauquiez ? Si Wauquiez pouvait récupérer le ministère de l'Intérieur, comme ça s'est dit dans la journée, le piqué à son corps par tailleau...
Voilà.
C'est possible que ce soit ça. Il y avait une deuxième partie à la question. C'était qu'est-ce que nous, on fait
?
Nous, on ne chaume pas.
On
a bien notion
du
fait que l'élection présidentielle se tiendra en 2027
au
plus tard. Mais il peut y avoir en effet... Bien que je n'y crois pas... J'ai expliqué pourquoi. Il peut y avoir en effet
une
circonstance imprévue qui amènerait à ce que Macron soit amené, soit forcé, contraint de quitter l'Élysée et qu'il y ait une élection présidentielle. C'est la raison pour laquelle nous nous mettons... Nous nous sommes mis en ordre de marche. Bon, il y a les élections municipales qui ont lieu en mars prochain. Et donc il y a une grande partie des maires qui vont être renouvelés. Mais pas tous. Il y
a
une grande partie des maires qui vont être renouvelés. Donc ça a handicapé un petit peu la recherche des parrainages. Mais puisqu'on me pose la question directement, eh bien je réponds directement. Je m'adresse ici à tous les gens qui me regardent. On a très régulièrement 100 000, 120 000 personnes, 130 000 personnes qui me regardent. Eh bien je lance parmi ces personnes qui me regardent... Eh bien il y a peut-être des détenteurs, justement, du pouvoir de parrainage. Il y a peut-être quelques conseillers départementaux, conseillers régionaux. Il y
a
peut-être quelques maires qui nous regardent. Et si c'est pas eux, ça peut être leur conjoint ou leur enfant, ou leur fils, leur fille, leur neveu, leur nièce, leurs parents. Quoiqu'en général, les maires des petits villages soient plutôt âgées. La moyenne d'âge, je crois, est supérieure à 65 ans. Mais on peut avoir... Voilà. On peut avoir le père d'un maire, la mère d'un maire. Enfin... Bref. Je m'adresse à toutes celles et tous ceux d'entre vous qui me regardent. Si vous êtes maire d'un petit village ou d'un gros village, si vous avez le pouvoir de parrainage parce que vous êtes conseiller général ou... Enfin départemental ou conseiller régional...
Je
parle même pas des députés et des sénateurs. Mais ils sont les bienvenus aussi. Mais ça, je n'y crois pas trop, parce qu
'ils
sont encartés. Et si vous estimez qu'il est important qu'à la prochaine élection présidentielle, il y ait le candidat du Frexit
pour
poser sur la table les questions que
toute
la presse, qu'elle soit tenue par l'État, par Macron ou par les milliardaires,
fait
tout pour que les Français n'aient pas accès à cette information, eh bien à ce moment-là, eh bien il faut me parrainer. Et à ce moment-là, si ça vous intéresse...
Je
vais lancer un appel très sérieux. Eh
bien
vous nous écrivez. Vous écrivez à contact UPR sur notre site. Et vous dites... Voilà. C'est un message pour M. Asselineau
ou
pour le secrétaire général. Vous déclinez votre identité avec votre numéro de téléphone. Et on vous rappellera pour voir un petit peu comment on peut procéder.
— Une
question de Olivier. Demain, le cercueil de Robert Badinter entrera au Panthéon.
Que
pensez-vous de cette personnalité
? Est
-il indispensable de l'y faire entrer si peu de temps après sa mort
? —
Je voudrais revenir un instant. J'ai oublié de dire un dernier point sur la question précédente.
C
'est que je rappelle quand même aussi quand je m'adresse ici aux personnes
à
qui je viens de m'adresser qu'il n'est pas nécessaire que vous soyez d'accord avec moi sur tout, ni même sur quoi que ce soit, pour me donner votre parrainage. Je rappelle que M. Bayrou avait parrainé Mme Le Pen, que M. David Lissner avait parrainé M. Zemmour et que M. Bellamy avait parrainé M. Mélenchon. Voilà. Ou l'inverse. Et donc vous savez, il y
a
eu cette grande opération pour expliquer que ça n'est pas une approbation. C'est simplement un permis de concourir pour faire valoir ses idées. Voilà. Donc ça, je crois que
c
'est vraiment important
de
le préciser quand je lance cet appel. Je lance un appel démocratique. Voilà. Si vous estimez que ce que je dis... D'ailleurs, je pense que si vous venez m'écouter régulièrement tous les mercredis, c'est que vous trouvez quand même que mes analyses valent le coup d'être entendues, d'être écoutées, eh bien elles devraient être écoutées par le grand public.
Alors
pour répondre à cette question sur Badinter, oui,
je
sais pas quoi vous répondre.
On
peut se poser la question de savoir s'il était légitime que Badinter entre au Panthéon. Au Panthéon, il y
a
une devise.
Ça
marquait « Aux grands hommes la patrie reconnaissante ». Bon. Personnellement, je trouve que Badinter,
c
'était quand même quelqu'un... C'est quand même quelqu'un qui avait... C'est quand même une grande figure intellectuelle de la France des années 80-90. C'est incontestable.
Il
a eu des combats politiques qui sont quand même respectables. Bon. Je me rappelle très bien, par exemple, quand j'étais étudiant, d'avoir lu son plaidoyer contre la peine de mort, parce que je crois qu'il avait été l'avocat de l'un de... Vous savez,
il
y avait eu Buffet et Bontemps... Enfin je dis « Vous savez ». Mais les gens qui ont mon âge, ça leur rappelle des noms. Buffet et Bontemps, qui étaient deux criminels,
deux
malfrats qui avaient, je crois, assassiné une infirmière dans je sais plus quoi, dans un hôpital ou dans l'hôpital d'une prison, etc., qui avait été condamné à la peine de mort. Et donc je crois qu'il avait été l'avocat de l'un des deux. Il avait assisté jusqu'à l'exécution. Puis
il
avait été condamné à mort et à la guillotine. Donc je crois qu'il en avait gardé un très fort souvenir. Et donc il était devenu un partisan inlassable, en fait, de l'abolition de la peine de mort. Voilà. Moi, j'étais étudiant. J'avoue que
j
'avais été assez sensible, en fait, aux arguments qui m'avaient quand même plutôt convaincu. Avec la maturité venant, je suis un peu moins convaincu. Et en tout cas, j'estime par exemple qu'il ne doit jamais y avoir de débat tabou. Et je pense que ça ne serait assez légitime, en définitive,
que
si on puisse débattre éventuellement de la réinstauration de la peine de mort en France, notamment sur les crimes les plus épouvantables concernant évidemment les enfants, des petits-enfants. C'est le crime par excellence. Voilà. Et également toute personne – d'ailleurs, pas seulement les petits-enfants – mais toute personne extrêmement vulnérable, comme une personne très très très âgée, par exemple. Donc là, je pense qu'en tout cas, le débat n'est pas clos. Je rappelle au passage qu'il y a des pays comme les États-Unis d'Amérique qu'on n'hésite pas à nous présenter depuis des décennies entières comme le modèle à suivre, qui appliquent la peine de mort. Donc voilà.
Sachant que moi, encore une fois, j'avais été plutôt convaincu par Badinter de la justification de l'abolition de la peine de mort, mais par des arguments plutôt de nature un peu transcendante, un petit peu de nature un peu
sur
la vie humaine, sur le lien avec la religiosité, etc. C'était plutôt ça. Mais très très concrètement, c'est vrai qu'on peut reposer ces questions. Enfin c'est pas le débat. Le débat,
c
'est de savoir... En tout
cas,
il s'est illustré là-dessus. Il s'est aussi beaucoup illustré
sur
la liberté publique. En particulier, il a été un peu une icône du monde LGBT parce qu'il a, je crois, abaissé la majorité sexuelle pour les homosexuels, puisqu'il y avait une disparité qui durait jusqu'au début des années 80. C'est-à-dire que les relations homosexuelles étaient –
je
dis peut-être des sottises, mais je crois pas – tombaient sous le coup de la loi si c'était avec des personnes qui avaient moins de 21 ans. Et il a abaissé la majorité sexuelle pour les homosexuels au même niveau que pour les hétérosexuels à 15 ans. Voilà. Donc ça fait partie... C'est pour ça que c'est une personnalité,
si
je vous dis, un petit peu à la mode, en tout cas, qui a été portée par le Louis LGBT. Je crois savoir que dans les derniers temps de sa vie, il avait été un petit peu plus... Alors il avait aussi soutenu, je crois, le mariage pour tous. Il me semble qu'il avait été un petit peu plus réservé sur les questions d'euthanasie. C'est peut-être parce que l'âge venant, il était peut-être un petit peu plus concerné. Je ne sais pas. Mais il avait été plus réservé sur ces développements qui consistent en fait à accélérer le passage à une euthanasie qui serait de plus en plus facilitée et qui pourrait ouvrir la voie ensuite à des assassinats de masse industrielle qui pourraient survenir.
Donc là, il avait été plus réservé. Voilà. Donc ce que je pense de Badinter, c'est quand même quelqu'un qui a été un grand intellectuel, qui a eu un rôle incontestable dans la société française.
Je
suis pas sûr que ça vaille la peine d'être au Panthéon. Mais pourquoi pas ? En tout cas,
il
a davantage sa place au Panthéon, à mon avis, que Jean Monnet. Voilà. Parce que je rappelle que Jean Monnet a été installé au Panthéon par François Litterrand. Jean Monnet... Quand je vois que Jean Monnet,
qui
était l'ennemi de De Gaulle, qui était quelqu'un qui exigeait des Américains qu'ils assassinent De Gaulle... Jean Monnet, qui était un type qui a porté sur les fonds baptismaux toute la construction européenne... Jean Monnet, qui était dans la main des Américains... Quand je vois que Jean Monnet a été installé au Panthéon sous le fronton aux grands hommes, la patrie reconnaissante... Voilà. Ça, pour moi, c'est quelque chose qui ne passe pas.
— On
revient sur la
politique
politique. Une question de Alexandre. Interrogé par Sonia Mabrouk sur son éventuelle candidature en 2027, Philippe de Villiers a répondu «
Vous
ne trouvez pas qu'il y a déjà assez de monde dans le bourg
». Comment
interprétez-vous cette réponse ?
—
Oui. Alors ça, on a attiré mon attention à la journée là-dessus. M. Philippe de Villiers, effectivement, il a tenu ses propos qui sont... Mme Sonia Mabrouk le recevait, puisque c'était aujourd'hui qu'était lancé officiellement son livre « Populicide
».
Et c'était prévu le 8. Bon, il n
'a
pas de chance, parce que tout avait été un mécanisme... Je vous l'ai déjà décrit, un mécanisme marketing très, très élaboré, avec Bolloré... Puisque j'ai publié chez Fayard son bouquin « C'est une propriété Bolloré ». Et donc avec Bolloré, avec Vincent Bolloré, il avait prévu une montée en puissance pour vendre au maximum son livre, avec notamment cette fameuse pétition extraordinaire, n'est
-ce
pas, qui est sur un référendum sur l'immigration. Et puis ça montait, ça montait, ça montait. Et puis ça arrivait en feu d'artifice, en apothéose, le 8 octobre, pour vendre le maximum de trucs. Entre-temps, d'ailleurs, la pétition avait servi à collationner le maximum d'adresses courriels, par notamment les disclaimers qu'il y avait en bas du formulaire, pour faire sans doute de la promotion par Internet, pour lancer au maximum le bouquin. Voilà. Je crois que c'était ça qui avait dû
être
prévu au programme.
Et
on a l'impression, en fait, que M. De Villers avait fait l'installation d'une application. Vous savez, quand vous installez une application sur votre ordinateur, vous voyez le truc qui commence à tourner jusqu'à ce que l'application soit installée sur votre ordinateur ou sur votre téléphone. Donc c'était l'application. On monte en puissance. On fait le référendum sur la pétition, etc. Je lance mon bouquin. Et dans la foulée, j'annonce ma candidature à la présidentielle. Je crois que c'était ça, à mon avis, le séquencement qui avait dû être prévu. Bien. Et puis il y a eu en fait trois bugs
dans
cette affaire.
Le
premier bug, ça a été la pétition elle-même, parce qu
'à
pétition... Bon, je sais pas qui est-ce qui lui avait conseillé. Mais enfin, ça a tourné en eau de boudin et à la rigolade générale, parce que tout le monde s'est aperçu
que
c'était une pétition qui n'était pas du tout sérieuse. Pour que ce fût une pétition sérieuse, il eût fallu la porter sur le site de l'Assemblée nationale, en ayant recours à France Connect, etc., pour valider qu'il s'agissait bien de personnes individuellement distinctes. Lui, il a fait une pétition comme ça, là-bas comme «
Je
te pousse ». Et donc c'est une pétition sur un site qui n'est pas du tout sécurisé, où il y a des gens qui ont pu mettre absolument n'importe qui. J'ai vu qu'il y avait des gens qui avaient signé au nom de Jésus-Christ, au nom de Vercingétorix. Vous pouviez mettre n'importe quelle adresse courriel. Vous pouviez voter 50 fois ou 200 fois, de telle sorte que le nombre de personnes qui s'attent au bout du compte d'un 1 900 000 signatures ne veut strictement rien dire. Il y a peut-être eu, en fait,
de
différents que... On sait pas. Peut-être 20 000 personnes. On n'en sait rien. On n'en sait rien, puisqu'il peut y avoir aussi des bots, comme on dit, qui ont pu signer. Donc ça, c'est à mon avis le premier bug qui s'est passé. Puis il
y a
un deuxième bug qui s'est passé, où là, je crois que je suis un petit peu directement visé. On a eu l'occasion d'en parler. C'est qu'un jour, comme ça, d'un seul coup, vous avez vu, M. De Villiers a dit qu'il fallait... Au sujet de l'UE,
qu
'il fallait sortir de cette broyeuse.
Alors
il y
a
des gens qui disent « Ça y est, ils veulent Frexit, etc. C'est fantastique. Ralliez-vous à M. De Villiers ». Bon. Alors il faut quand même garder le calme des vieilles troupes, parce que M. De Villiers me connaît parfaitement. D'ailleurs, lorsqu'il avait sorti son livre où il remettait en cause le curriculum vitae de Walter Hallstein, c'était un copier-coller de ma conférence sur les origines cachées de la construction européenne. Je l'avais invité à venir ici pour qu'on en débatte, et qu'il aurait pu présenter son bouquin. Et il aurait pu également, au passage, reconnaître qu'il s'était très largement inspiré de ma conférence. Et M. De Villiers avait refusé, en fait, de venir. Bien.
Donc il me connaît très bien. Et d'ailleurs, il continue de refuser, puisque ça fait maintenant quand même 15 jours que je lui ai fait une invitation à ce qu'il vienne, et nous n'avons pas de réponse. Mais donc M. De Villiers a fait cette sortie – vous l'avez vu – en disant « Il faut sortir de cette broyeuse. Je sais que comme d'habitude, je suis sans doute en avance sur tout le monde. Mais dans quelques années, les gens se rallieront à moi ». Donc ça, c'était...
Je
le connais un petit peu. Il est taquin. Il a des dons d'imitateurs assez extraordinaires. Moi,
je
me rappelle, quand il m'avait reçu dans son bureau, quand il avait imité Charles Pasqua, j'avoue qu'il m'avait fait rire aux larmes. Mais là, c'était pour me taquiner. Bon.
C
'est un peu bêta, parce que je sais pas s'il a bien compris quand même que nous avons 502 000 abonnés sur notre chaîne de télévision UPR TV, alors que lui, il n'en a que 130 000, ce qui est pas mal. Enfin on en a quand même près de 4 fois plus d'abonnés que lui. Donc sur les différents critères de notoriété en définitive... Certes, il passe sur CNews. Mais en définitive, je suis... Je pense qu'il a méconnu à la fois ma notoriété, celle de l'UPR, et puis les convictions de beaucoup de gens qui nous suivent depuis 18 ans. Alors je pense que ce qui s
'est
passé... Je n'en sais rien. Mais ce qui s'est passé, à mon avis, c'est qu'à partir du moment où il a dit... Une autre fois,
il
a dit... Je crois qu'il fallait sortir de l'UE, parce qu'il était resté ambigu. À mon avis, il a dû avoir un petit coup de fil de Papy Bolloré,
de
Vincent Bolloré, qui a dû lui dire un truc du style « Cher ami, vous passez sur CNews
pour
taper sur les Arabes et sur l'immigration. Vous ne passez pas sur CNews pour dire qu'il faut sortir de l'UE ».
Parce
que si vous dites qu'il faut sortir de l'UE, ça remet en cause la libre circulation des capitaux, la libre circulation des marchandises, la libre circulation des hommes, ça remet en cause l'euro. C'est-à
-dire
que vous êtes en train de remettre en cause tout ce qui fait ma fortune.
J
'ai déjà eu l'occasion de le rappeler. M. Bolloré est passé
de
2009 à 2024 de 2,3 milliards d'euros de fortune à 11,1.
Il
a multiplié en 15 ans sa fortune.
Donc
à mon avis, M. Bolloré a dû passer un petit coup de fil à Philippe de Villers en disant que c'est pas tout à fait conforme à notre deal. Vous, vous vous focalisez pour taper sur l'immigration. Ça, c'est bon. Voilà. C'est pour ça qu'on pousse Zemmour. C'est pour ça qu
'on
pousse Clenafaux. Voilà. Ça, ça permet vraiment de taper, taper, taper là-dessus. Mais hors de question grandieux de parler de la sortie de l'UE, vous n'allez quand même pas nous empêcher
de
dégager des profits monstrueux avec les délocalisations industrielles.
Vous
n'allez pas nous empêcher de diminuer le niveau de vie des salariés français. Vous n'allez pas nous empêcher de faire des profits maximums, quand même. Alors M. De Villiers, je pense, c'est ce qui a dû expliquer le fait qu'il revienne un petit peu... Parce qu'il a été réinterrogé... J'ai vu il y a 2 ou 3 jours...
Alors
c'est toujours la nébuleuse CNews Europe 1, Europe 1 CNews, CNews Europe 1, Europe 1 CNews. Bon. Et donc il a été interrogé sur Europe 1, je crois ou je sais pas quoi. J'ai vu ça,
où
on lui a demandé qu'est-ce qu'il ferait pendant les 100 premiers jours. Et il a dit... Ben moi, je crois qu'il a dit un truc du style « Je réduis la dotation de la France à l'UE. Je sors du marché de l'énergie. Et puis je sais pas quoi. Je mets des contrôles aux frontières pour les immigrés », un truc comme ça. Voilà. Plus question de sortir de l'UE. Plus du tout, du tout, du tout, question de sortir de l'UE. Simplement, il a égrené 3-4 mesures qui, d'ailleurs, sont impossibles à prendre si on reste dans l'UE.
Mais
ça, peu importe. Il n
'est
pas le seul. Il n
'est
pas le premier.
Et
en fait, il fait comme tous les autres. Il fait comme Mme Le Pen, M. Bardella, M. Dupont-Aignan, M. Zemmour, Mme Cnaffaut, Mme Maréchal, M. Mélenchon, M. La gauche. C'est pareil. Tous ces gens qui restent dans l'UE et qui font des programmes qui sont inapplicables
en
profitant, en tirant profit du fait que le français, l'électeur moyen,
il
ne connaît pas grand-chose. Personne ne l'informe de ce qu'il faut regarder avant chaque élection. Est-ce que le programme que l'on me propose est conforme aux traités européens ? Est-ce que je pourrais les poser ou pas ? Et ça n'est pas le sujet. En attendant, donc, on a vu que M. De Villiers, d'un seul coup, ne veut plus sortir de l'UE européenne. De telle sorte qu'en fait, j'ai l'impression qu'il a commencé... Après avoir installé l'application « Lancement pour la présidentielle », il a commencé à la désinstaller. Vous savez, quand vous avez installé une application, puis qu'au bout de 3-4 jours, vous dites « Non, finalement, c'est pas terrible. Je désinstalle ».
Donc il a commencé à la désinstaller. D'une part, en ne parlant plus de la sortie de l'UE.
D
'autre part, en étant reçu aujourd'hui, ce matin, par Mme Mabrouk,
qui
doit tenir cette émission depuis... Je suppose 6, 7, 8 ans. Je ne sais pas, Mme Mabrouk. Je n
'ai
jamais vu. Elle n'a jamais éprouvé le besoin de m'interroger dans son émission, Mme Mabrouk, alors que je lui rappelle quand même – elle le sait très bien – que notre mouvement politique, avec UPR TV, est le parti politique français qui a le plus d'abonnés. On en a 3 fois plus que le Rassemblement national. On doit en avoir – je ne sais pas combien – 200 ou 400 fois plus que place publique de son conjoint. Non, pardon, c'est le conjoint. Excusez-moi, je fais une bêtise que du conjoint de Léa Salamé. J'allais les confondre. Enfin bon, bref, peu importe. En attendant, donc M. Philippe de Villiers, eh
bien
il a commencé à désinstaller le truc. Et là, quand il lui a demandé « est-ce que vous allez être candidat », il a effectivement – je crois que c'est ça – dit « je suis pas le seul dans le bourg ». Puis après ça, il a dit « voilà, pendant les années qui me restent, avant que je ne me transforme en Biden ». On m'a montré l'émission ce matin. Avant que je devienne Biden, c'est-à
-dire
avant que je
ne
sois trop âgé, eh
bien
je voudrais transmettre – j'ai des enfants, des petits-enfants – voilà, mon combat pour que le peuple français reste le peuple français. Voilà. Donc il a donné tout à fait... Alors il n'a pas été... Il est resté quand même un petit peu ambigu. Mais enfin en gros, ça voulait dire qu'il n
'y
va pas. Ça voulait dire qu'il n'y va pas
et
qu
'il
ne sera pas candidat. Voilà. Il a été moins précis que Florian Philippot, l'autre fois sur Sud Radio, qui a dit que lui, de toute façon, ne serait pas candidat à l'élection présidentielle. Mais enfin, là, il a laissé entendre qu'il ne serait pas candidat,
ce
qui peut d'ailleurs au passage se comprendre, puisque d'abord, M. Philippe de Villiers, il a été candidat la première fois à l'élection présidentielle. Sauf erreur de ma part, je crois que ça doit être... Ça doit être en 1995, je crois. Quelque chose comme ça. Ça doit être quelque chose comme ça. En 1995, je crois. Il avait fait 4,8%. C'est-à-dire qu'en 2027, ça fera un tiers de siècle quand même qu'il a été candidat à l'élection présidentielle. Puis il avait été candidat une deuxième fois où là, il était passé de 4,9% à 2,5%. Il y a ça.
Et puis je pense que de toute façon, les commanditaires du côté de la sphère Bolloré, bon, ben, ils vont plutôt promouvoir quelqu'un comme Zemmour ou comme Mme Knafot, qu'ils vont essayer de mettre en avant. C'est comme ça que je vois les
choses.
Voilà. Enfin en attendant, l'avenir dira peut-être qu'il va... Parce que de toute façon, il change très souvent de pied. Mais a priori, je pense que sa déclaration, c'était quand même une déclaration qui visait à dire qu'il ne serait pas candidat. Alors c'est quand même important de savoir, parce qu'on voit des sondages qui régulièrement sortent
par
des instituts où il y a toujours le grand souci de ne jamais me mentionner. Mais enfin, il y a quand même un certain nombre de personnalités dont on ne sait pas si elles seront candidates ou pas. Et là, il semble que M. de Villiers ait fait comprendre qu'il ne le sera pas. Mais il y en a d'autres. Par exemple, M. de Villepin. M. de Villepin, les médias laissent entendre qu'il sera, qu'il serait candidat, qu'il pourrait être candidat, ici et ça. Enfin, il ne
l
'a jamais dit. Et d'ailleurs, il ne l'a jamais été, à la différence de Philippe de Villiers, qui a quand même été candidat deux fois à l'élection présidentielle.
Une
question de Nathan.
Que
pensez-vous de la nomination de Sanae Takahashi comme futur première ministre du Japon ?
Sa
famille politique l
'a
décrit comme une talibane très conservatrice qui veut supprimer l'équilibre entre travail et vie privée et qui est très opposée à la Chine. Le Japon est déjà en déclin démographique et économique et semble en perte de repères. Ce cas peut-il être comparé à la situation en France
?
C'est une question qui me torture un peu, parce
que j
'aime beaucoup le Japon. Tout le monde le sait. Et je sais que ma tentation naturelle serait de faire un dégagement qui durerait une heure. Et tout le monde... Après ça, je me ferais houspiller en disant... C'est vrai que l'écrasante majorité des Français se fichent éperdument de ce qui se passe au Japon. Voilà. Donc ça serait un petit peu... Bon, c'est mon côté un peu idéaliste d'essayer de parler de choses qui n'intéressent pas forcément le grand monde. Donc on pourra aller quand même très très vite pour répondre quand même à la question. Effectivement, le sujet le plus important, finalement... Enfin
le
plus symbolique, d'une certaine façon,
c
'est que le Japon est quand même une société extrêmement patriarcale.
C
'est un régime impérial qui a obéi toujours à la loi salique, c'est-à-dire que seul un mâle peut monter sur le trône du chrysanthème. Il y a eu une crise institutionnelle il y a quelques années, il y a même une vingtaine d'années, même un peu plus. Oui, c'est ça, il y a 20 ans, 22 ans. Parce que l'empereur Akihito, sans mourir, mais il était fatigué, il a abdiqué au profit de l'actuel empereur. C'était son fils aîné, Naruito, lequel a eu un seul enfant avec son épouse, qui est une fille. Et donc, heureusement pour la dynastie, il a un frère
qu
'ils appellent Fuku... Je me rappelle plus de Fuku...
Fuku...
J'ai un petit trou, là, de mémoire. Enfin le frère Cadet,
qui
donc est l'héritier du trône. C'est donc son frère, et lequel avait des filles également comme enfant. Donc il y a eu une crise quasiment de régime. Et la question s'est posée de savoir est-ce que la diète japonaise, c'est-à-dire le Parlement japonais, allait accepter qu'une fille
monte
sur le trône du chrysanthème, comme ça existe maintenant dans toutes les monarchies européennes désormais. On est même allé plus loin dans les monarchies européennes, puisque désormais, le premier enfant monte sur le trône. C'est-à
-dire
que même si un monarque a une fille et puis ensuite un fils, c'est quand même le premier... Même si c'est une fille qui monte sur le trône, et non pas un fils qui serait né en rang numéro 2 ou 3. Donc c'est maintenant une totale inégalité entre les sexes. Ça n'est pas le cas au Japon. Au Japon, seul un mâle peut monter sur le trône. Et donc il y avait... Alors c'était des tensions extraordinaires. Tout ça, ça nous paraît exotique, mais c'était quand même des tensions très extraordinaires entre les conservateurs, des nationalistes japonais, des progressistes, etc.
Et
puis au miracle, au miracle, le problème a été réglé, parce que d'un seul coup, eh bien l'héritier du trône, donc le frère de l'actuel empereur d'Aruito, a eu un fils. Voilà. Et donc d'un seul coup, ça a reporté à plus tard ce problème. Et ce fils, d'ailleurs, vient d'avoir 19 ans. Il vient d'être d'ailleurs consacré. Il a été introduit devant le temple de sa grand-mère, si j'ose dire, enfin de son ancêtre, la déesse Amaterasu Mikami,
qui
est la déesse du Soleil, dont la lignée impériale japonaise est censée descendre en ligne directe. Je le rappelle, un temple qui est détruit tous les 25 ans, reconstruit tous les 25 ans, qui se situe à Isée. Voilà. Alors là, c'est autre chose. Là, il s'agit du Premier ministre. Le Premier ministre, c'est une institution qui
remonte... Alors
bon, je vais pas faire un cours sur l'histoire japonaise, mais disons qu'en gros, il a succédé au shogunat, avec la fin du shogunat de l'ère Tokugawa, l'ouverture du Japon sur l'étranger, la révolution Meiji, lorsque l'empereur Meiji, qui était installé à Kyoto, a décidé d'aller s'installer dans la ville de Edo, qui était la ville du shogun, c'est-à-dire l
'espèce
de Premier ministre qui lui avait piqué le pouvoir, qui avait transformé l'empereur en une espèce de roi fainéant, comme du temps des Mérovingiens, et puis le shogun étant l'équivalent de maire du palais,
c
'est-à-dire celui qui avait le vrai pouvoir. Révolution Meiji, l'empereur décide, après l'ouverture sur l'étranger, forcé par les Américains, l'empereur s'installe à Edo, rebaptise le nom de la ville de Edo. Edo, ça veut dire l'estuaire de la rivière E, et il l'appelle Tokyo, c'est-à-dire la capitale de l'Est, parce que c'est au nord-est par rapport à Kyoto.
Et
là, il décide, l'empereur, d'avoir un système inspiré du régime britannique avec un Premier ministre. Or, depuis cette création, donc en 1868, il n'y a jamais eu un Premier ministre femme.
Et
dans le contexte patriarcal que je viens de décrire, que ce soit sur la lignée impériale ou que ce soit sur la lignée
du
Premier ministre qui reprend en fait la lignée shogunale,
c
'est la toute première fois qu'une femme... Alors elle n'est pas encore Première ministre, mais elle vient d'accéder au poste de président du Parti libéral-démocrate. Le Parti libéral-démocrate a une ou deux exceptions près dans l'histoire de l'après-guerre. C'est toujours, toujours, toujours le PLD qui est le parti dominant et qui donc nomme le Premier ministre. Et comme il va y avoir un changement de Premier ministre dans quelques jours, elle devrait devenir en effet Première ministre du Japon aux alentours, je crois, du 13 octobre. Donc ça, rien que ça,
c
'est quelque chose d'assez important. Alors effectivement, cette femme, par ailleurs... Alors bon, moi, j'ai pas lu tous ses discours, mais cette femme, par ailleurs, elle est quand même très conservatrice. Voilà. Mais au Japon, bon, c'est un pays conservateur, fondamentalement. D'abord, c'est une île. Voilà. Or, toutes les îles... C
'est
comme l'Angleterre. Vous savez ce que disait De Gaulle. Il disait qu'il fallait partir des réalités. Il donnait cet exemple. Il dit « Quand je dis que l'Angleterre est une île, personne n'en revient. Pourtant, c'est la vérité ». Eh ben voilà. Donc De Gaulle, il avait appris de son passage entre 1940 et 1944 que l'Angleterre,
c
'était une île. Voilà. Avec quand même une spécificité particulière. C'est vrai des îles et c'est vrai des peuples montagnards. Il y a vraiment des particularités.
Alors
le Japon,
c
'est une île. Puis exactement, c'est un archipel. Et donc avec une extrême, très, très forte identité nationale. Donc même l'extrême-gauche japonaise, c'est quand même... Oui, c'est pas notre extrême-gauche à nous. La droite japonaise et l'extrême-droite japonaise, qui flirtent souvent avec le militarisme, avec une espèce de révisionnisme historique. Parce que ce que... Enfin moi, j'aime beaucoup, le Japon. C'est vraiment un pays, un peuple que j'apprécie énormément.
Ça
ne m'empêche pas d'avoir un regard qui est un regard que je crois juste. J'essaie toujours de l'avoir. Ils n'ont pas fait
le
travail qu'ont pu faire les pays, notamment comme l'Allemagne, après un passé italien. C
'est
-à
-dire
que le régime militariste
japonais
n'a pas fait l'objet d'une dénonciation très claire, pour d'ailleurs deux raisons intéressantes. D'abord, c'est qu'on sait pas très bien... Il n
'y a
pas l'équivalent d'Adolf Hitler, en fait, au Japon. C'est-à
-dire
que
c
'est un pouvoir un petit peu nébuleux. Il y avait l'amiral Tojo. Il y avait quelques militaires. Mais c'était plutôt une espèce de groupe. Voilà. Et puis à l'époque, le principal responsable, c'était quand même l'empereur,
l
'empereur Hirohito. Voilà. Et le génie des Américains, notamment du général MacArthur, lorsque les Américains ont bombardé...
Ils
ont fait quelque chose d'épouvantable, les Américains. C'est le grand bombardement de Tokyo, avec des bombes incendiaires sur des maisons en bois et en papier. Donc il y a eu une nuit à Tokyo.
En
1945,
il
y
a
eu plus de 300 000 morts. 300 000 morts. C
'est
incroyable, en fait. Voilà. Et puis après ça, ils ont envoyé la première bombe nucléaire sur une population civile désarmée à Hiroshima, et une deuxième à Nagasaki. Voilà. Donc là, il faut savoir que dans la mentalité japonaise, dans l'entourage de l'empereur,
il
y avait quand même des jusqu'au-boutistes qui disaient « Jamais la sacro-sainte terre de Yamato n'a été envahie par l'étranger. On a été sauvé au XIIIe siècle des tentatives d'invasion de Gengis de Kubilai-Kan. Jamais on ne sera conquis par l'étranger. Donc on préfère... » C'est le mythe du samouraï, la voie du guerrier, le Bushido. Jamais. On préfère que tout soit détruit pour que le Japon soit entièrement détruit, plutôt qu'il ne cède.
Et
finalement, c'est quand même Hirohito, avec une partie plus molle, plus souple quand même, qui a dit
«
On ne peut pas faire ça
». Et
donc c'est le fameux discours d'Hirohito. Il faut accepter
l
'inacceptable. Et là, ce qu'ont fait les Américains... MacArthur avait été conseillé par des Américains, des chercheurs sur le Japon, et qui lui avait conseillé de ne pas transformer le Japon en république. Sinon, il se mettrait le Japon à dos ou à tout jamais. Mais donc de conserver
la
dynastie impériale, qui descend toujours de la déesse Amaterasu Osato Mikami.
Mais
l'empereur a renoncé à sa qualité divine. Voilà. Il a fait un discours. Enfin il a dit « En fait, je suis pas un dieu ». Voilà. Je caricature. Mais c'est un peu ça. Alors depuis lors, le Japon n'a pas fait son travail. Parce que le responsable en chef, il est resté au pouvoir, Hirohito, jusque dans les années... Il est mort dans les années 1980, à peu près. Donc il est difficile pour les Japonais de remettre en cause tout ça. Alors ça, c'est un non-dit. Et alors cette dame, qui est première ministre, elle s'est fait remarquer... Parce qu'il y a un truc qui enflamme toute l'Asie... Là,
je
vous fais un petit cours très rapide sur l'Asie, sur la géopolitique, mais c'est vraiment important. Il y a un truc qui enflamme toute l'Asie. C'est qu'il y a un temple à Tokyo qui s'appelle le temple de Yasukuni, qui est le temple où sont vénérés les ancêtres et notamment les soldats qui sont morts pendant la guerre,
parmi
lesquels figurent
ce
que les Occidentaux et les Chinois considèrent comme des criminels de guerre,
notamment
puisque les Japonais ont fait des atrocités en Chine, en Manchurie, avec le Manchukuo. Il y
a
eu le sac de Nankin. Il y a eu des femmes qui ont été violées par dizaines de milliers, ce qu'on appelait les femmes de réconfort. Donc les relations entre la Chine et le Japon sont extrêmement difficiles. Et lorsque le Japon était devenu une très grande puissance et que la Chine végétait dans le régime maoïste... Bon, ça se passait pas mal. Mais depuis que la Chine est devenue désormais un géant mondial et quasiment la première économie du monde et la première armée du monde, évidemment, le Japon se situe dans une position beaucoup plus difficile, d'autant plus qu'il subit une crise démographique intense, comme le dit cet internaute.
Et dans ce contexte-là, eh bien la future Première ministre,
elle
a fait ce qui est un marqueur pour l'ensemble de l'Asie. Dans toute l'Asie... Vous avez la Far Eastern Economic Review qui suit ça tous les ans. Elle a fait le pèlerinage du temple de Yasukuni.
C
'est-à
-dire
qu'elle est allée rendre hommage aux soldats japonais morts, notamment pas seulement...
Puisque
c'est toutes les guerres, mais notamment morts pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour que vous visualisiez un petit peu ce que pensent les Chinois,
ou
bien dans toutes les Philippines, ou bien tous ceux qui ont souffert du militarisme japonais, c'est un petit peu comme si vous aviez le chancelier Merz qui allait dans un temple en Allemagne. Il y en a un d'ailleurs au bord du Danube qui s'appelle Divalhalla, qui est un peu le temple des héros germanique. Mais un temple... Ce qui n'est pas le cas évidemment en Allemagne. Mais un temple où il y aurait des stèles au nom de... Je sais pas...
De
Heinrich Himmler et Hermann Göring. C'est ça. Et que le Premier ministre irait déposer des fleurs. Voilà. C'est ça.
Voilà.
Bon, j'arrête ici, parce que je vois qu'on fait des gros yeux dans la régie sur le thème qu'il y
a
beaucoup d'autres questions. Mais enfin, c'est quand même important
d
'ouvrir aussi un petit peu... La vie ne tourne pas autour... Excusez-moi. Ne tourne pas autour de Macron et de le cornu. Voilà. On a le droit aussi de se cultiver. On a le droit de comprendre le monde tel qu'il va. Et donc effectivement, c'est quand même à suivre de près, parce qu'il peut y avoir... C'est vrai en Chine, sur le Japon, etc. Il peut y avoir des femmes qui sont inflexibles, un peu des Margaret Thatcher locales.
Il
faudrait pas qu'elles enflamment les relations nipo-chinoises au pire moment, puisque par ailleurs, il y a des bruits de bottes avec Taïwan.
— Une
question d'Estelle, donc toute question sélectionnée par vos équipes. Et là, on revient à la cour du roi Péto.
À
droite, les projets d'union fleurissent, mais se fanent aussitôt, car chacun veut que l'union se fasse derrière lui. Tout le monde dénonce la guerre des égaux. Que cela vous inspire-t-il ?
J'ai vu ça. Ben qu'est-ce que vous voulez ? J'ai vu... Alors j'ai vu... J'ai pas trop envie d'en parler. Non, ça me fait un petit peu rigoler, parce que moi, pendant des... On a eu des gens qui étaient lancés par M. Philippot. C'était sur le fait que, paraît-il, j'étais dans une guerre des égaux. J'avais un melon comme ça. Maintenant, ben nous,
on
est... Maintenant, c'est plus nous qui sommes concernés. C'est la guerre des égaux à droite. Voilà. Alors j'ai vu d'ailleurs que M. Dupont-Aignan a dit...
C
'est la guerre des égaux. C'est scandaleux. Arrêtons avec la guerre des égaux. En gros, si j'ai bien compris, tout tourne autour de la question de l'union des droites. Bon. Je l'ai dit... Je le répète, parce qu'il y
a
des gens qui n'ont toujours pas compris. Nous, on s'en fiche. Nous, on ne veut pas participer à l'union des droites, non pas d'ailleurs à l'union des gauches.
Parce
que j'ai déjà dit... Je le dis d'emblée, je le répète, que nous, depuis 19 ans, l'UPR a été créée pour sortir la France de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Et c'est pas une fantaisie. C'est pas une nostalgie. C'est parce que sinon, rien ne pourra changer. C'est quand même pas très compliqué à comprendre. Je le dis depuis 19 ans. Si je m'étais trompé dans mes analyses, ça fait belle lurette que j'aurais été démenti par les événements. Rien ne peut changer. D'ailleurs, lorsque M. Lecornu a été interrogé par Léa Salamé, j'ai noté aussi qu'il
n
'y
a
pas eu un mot
sur
le rôle de l'Europe, notamment par exemple sur la réforme des retraites. Donc nous, ce que l'on veut, c'est sortir de l'UE de l'euro. Il est évident que nous...
Quand
je dis « nous », c'est pas moi. C'est la charte fondatrice.
Ce
sont les statuts déposés à la préfecture de police de Paris,
que
je ne fais qu'appliquer, et sur lesquels arrivent des gens de tous les horizons, de la droite, de la gauche, de l'extrême droite, de l'extrême gauche, du centre. Tous les Français qui
ont
voté non
à
la Constitution européenne le 29 mai 2005, c'est 55% des Français. Voilà. Nous, c'est le parti des 55% des Français qui ont voté non.
On
va donc pas aller faire une alliance des droites avec des partis comme le Rassemblement national, ou bien Zemmour reconquête, ou bien Idéel, je crois, Identité, Liberté, le groupuscule qu'a créé Mme Marion Maréchal,
qui
veulent rester dans l'UE, dans l'UE.
Non,
enfin,
c
'est évident. Sinon, ça voudrait dire que je suis un Jean foutre, que je ne respecte pas les adhérents, que je ne respecte pas la Chambre fondatrice, que je ne respecte pas les statuts de l'UPR.
Donc
ça, c'est un point fondamental.
Et
je dirais pareil, d'ailleurs, pour l'union des gauches. Mais à droite, eux, ils sont pour une union des droites. Mais en fait, ils savent pas très bien ce qu'ils veulent. Et il y a quelque chose qui me frappe dans ces débats sur les égaux, parce qu'ils sont tous là en train de se chamailler. Voilà.
C
'est-à-dire que Mme Marion Maréchal...
J
'ai vu que Mme Marion Maréchal, elle exige qu'il y ait une union des droites.
Elle
donne des leçons.
Alors on
peut pas dire que j'aime beaucoup Zemmour.
Je
l
'ai
suffisamment critiqué.
Mais
je reconnais quand même quelque chose.
C
'est que Mme Marion Maréchal, elle a quand même un culot d'acier.
Parce
que quand même, elle avait rejoint Zemmour. Ils ont présenté une liste aux européennes sous l'intitulé « De reconquête et de Zemmour ».
Ils
étaient à peine élus. Ils ont eu 5 députés. Que Mme Maréchal, avec 3 autres députés, a claqué la porte en laissant Sarah Knafo toute seule et pour créer un autre groupe. C'est quand même... En partant d'ailleurs, paraît-il, paraît-il,
avec
l'argent.
C
'est quand même pas des procédés. Enfin c'est des procédés de truands. Enfin c'est des procédés de formants. Bon. Mais le plus extraordinaire, c'est que maintenant,
elle
revient en donnant des leçons d'union. Mais c'est incroyable, en fait. On comprend évidemment... Enfin moi,
j
'aimerais voir... Là, je m'achète du pop-corn. J'aimerais voir une réunion avec Mme Marion Maréchal, Mme Knafo et M. Zemmour qui se rencontrent. Ça serait quand même assez rigolo.
Alors
c'est pareil aussi pour Zemmour. Parce que Zemmour et Mme Knafo,
il
a créé un parti politique lancé par Bolloré,
qui
a bénéficié d'une extraordinaire promotion de Bolloré et des sondages. Je rappelle qu'il y avait des instituts de sondage bidouillés de M. Dhabi, de l'IFOP, qui, moins de 2 mois avant l'élection présidentielle, donnait Zemmour au deuxième tour, faisant 45% des voix. Il a terminé à 7%. Il n
'a
pas franchi le premier tour. Ce qui montre à quel point les sondages étaient bidouillés pour Zemmour. L'idée, c'était quand même de tuer politiquement Mme Le Pen.
Ça
n
'a
pas marché.
Et
maintenant, lorsque Zemmour demande de faire alliance avec Mme Le Pen, ben je comprends Mme Le Pen. Je comprends Mme Le Pen, qu'elle s'est dit « Mais attendez, il faut quand même pas exagérer. Vous vous êtes créé pour me tuer. Ça marche pas. Maintenant, vous donnez des leçons d'union
». C
'est exactement la même situation que Mme Le Pen est avec Zemmour, dans la même situation que moi. Je me suis retrouvé avec Philippot ou avec d'autres. C'est des gens qui ont essayé de me tuer politiquement. Ça n
'a
pas marché. Et puis après, ils viennent donner des leçons de droit. Donc moi, honnêtement, je comprends. Je comprends Zemmour face à Mme Maréchal. Je comprends Mme Le Pen face à Zemmour.
Je
comprends aussi d'ailleurs Mme Le Pen face à Dupont-Aignan, j'ai quand même pas rêvé. En 2017, il a fait alliance avec Mme Le Pen
après
le premier tour. Il avait fait d'ailleurs un score tout à fait notable. Nicolas Dupont-Aignan, il avait fait 4,7 %.
Bon.
Après, il est retombé à 2 en 2022. Mais en 2017, il avait fait un score quand même assez remarquable, 4,7. Et donc il avait fait alliance avec Mme Le Pen. Et il avait même annoncé qu'il lancerait le Premier ministre si elle était élue présidente. Bon. C'était un choix audacieux
qui
a créé une polémique à l'intérieur de son propre mouvement politique. Il y a eu toute une partie
de
ses adhérents qui ont claqué la porte.
Je
crois des gens comme Éric Anceau, me semble-t-il, comme Dominique Jamais, qui n'ont pas accepté cette alliance avec le RN. Et puis d'autres qui l'ont soutenu, notamment M. Tanguy, etc., qui était à l'époque auprès de M. Dupont-Aignan. Bon.
Mais à
peine... Le deuxième tour était-il passé, et M. Macron ayant été élu, à peine s'était passé que M. Dupont-Aignan
a
fait, comme il en est coutumé, une volte-face.
Et
il a changé de nouveau de discours. Et il s'est séparé de Mme Le Pen. Donc on peut comprendre que Mme Le Pen n
'ait
pas beaucoup de confiance dans les alliances possibles avec Dupont-Aignan. Je le dis d'autant plus, d'ailleurs, que dans l'entourage de Dupont-Aignan, des gens comme je crois M. Tanguy et d'autres, qui ont créé d'ailleurs une structure... Je ne me rappelle plus leur nom. Eux, au bout d'un certain temps, ils ont en fait quitté Dupont-Aignan pour rallier Mme Le Pen.
Donc
la question que devrait expliquer M. Dupont-Aignan, c'est à quoi il sert, en fait. Enfin dans la mesure où tout son État-major, ou presque, est allé chez Mme Le Pen, lui, il a maintenu son parti. Et puis alors les jours pairs, il dit qu'il veut faire l'union des droits, donc avec des partis pro-euro, pro-OTAN. Et les jours impairs, il dit qu
'il
veut faire une alliance des souverainistes en me taxant
sans
moi d'avoir un mauvais caractère, parce que je voudrais pas faire alliance avec lui, pour faire le Bruxite. Bruxite, qui est une absurdité. Ça veut rien dire. Sortir de la Commission européenne. Bon. Et puis le 29 février, c'est-à-dire une fois tous les 4 ans, il dit qu
'il
veut faire le Frexit. En gros, c'est ça. Tout ça, c'est pas sérieux. Voilà. Donc maintenant, ils sont tous là à débattre de leur carrel des gauls. Et c'est ça. En fait, ça ne me concerne pas. En fait, c
'est
la même chose que du côté... D'ailleurs, du côté gauche. Voilà. C'était comme disait le général de Gaulle. C'est un des mauvais génies de la France. C'est le génie de la division qu'il y a chez les Gaulois. Enfin tous les gens qui ont lu « La guerre des Gaules » de Jules César écrit en –40 avant Jésus-Christ. Eh bien c'est typique les chicanes des tribus gaulois. C'est pour ça que c'est très difficile de rassembler. Et les mêmes choses se produisent un petit peu partout. Mais je voudrais en conclusion
dire
qu
'il
y a des vraies querelles d'égo. Ça peut exister. Des gens qui... Par exemple, entre M. Retailleau et M. Wauquiez, c'est vraiment une querelle d'égo. C'est-à-dire... Voilà. Moi, je veux être calife à la place du calife, etc. Mais ils sont dans le même parti politique. Ils n'ont aucune divergence. Bien. Ça, ce sont des querelles d'égo.
Mais
il ne faut pas confondre les querelles d'égo
avec
les querelles doctrinaires et idéologiques.
Quand
moi, j'ai toujours dit que je ne voulais pas de cette union des patriotes souverainistes avec M. Dupont-Aignan, qui en même temps valait, comme M. Philippot, à cette alliance, la World Wide Freedom Initiative avec Zemmour,
etc.,
c'est pas un problème d'égo. C'est un problème
d
'abord de personnalité, de force de caractère,
parce
que je suis là pour faire respecter... J'applique
les
statuts de l'UPR, le programme de l'UPR, la charte de l'UPR. Si d'aventure, je commençais à aller à droite en disant « Finalement,
on
va faire alliance pour avoir des postes avec le Rassemblement national, et ci et ça, mais on est pour l'UE, pour l'euro, pour l'OTAN, mais on s'occupera... » Je pourrais le faire, hein. Je pourrais. Mais c'est pas mon genre. J'ai horreur de mentir. J'ai horreur de raconter des carabistouilles. Je pourrais dire « Oui, mais on va changer l'Europe de l'intérieur », etc. L'essentiel, dans un premier temps, c'est d'avoir des places ». Bon. Les 19 ans qui en sont écoulés ont validé tout ce que je dis. C
'est
-à
-dire
qu
'ils
vous promettent de changer de l'Europe de l'intérieur.
Ils
ne changent rien du tout. La seule chose qui change, c'est le niveau de leur compte en banque, parce qu'ils deviennent députés. Et d'un seul coup, ils touchent du pognon. C'est ça, la seule chose qui change. Voilà. Donc en fait, les gens qui me reprochent d'avoir un égo démesuré... J'ai justement pas un égo démesuré.
C
'est justement... Au contraire. Si j'avais un égo démesuré, je mépriserais les gens qui me font confiance en me disant « Allez, les crétins, allez, donnez de l'argent à l'UPR ». Moi, pendant ce temps-là, je soigne ma petite carrière personnelle. Justement pas. Justement pas. Je m'astreins à être fidèle à tout ce que j'ai dit depuis 19 ans. Voilà. Et donc il faut bien distinguer ce que sont les querelles dégaux et les querelles idéologiques. Il y a d'ailleurs – si j'ai bien compris – à droite, il n'y a pas que des querelles dégaux. Il y a aussi une querelle idéologique,
entre
notamment au Rassemblement national, où Mme Le Pen essaie d'avoir un parti... Elle essaie de l'ornier vers la gauche, et donc avec un programme avec des connotations sociales, avec des connotations de justice sociale,
et
puis des ultralibéraux style Zemmour et compagnie, qui ne sont pas du tout d'accord avec ça. Et j'ai vu sur les réseaux sociaux des gens de chez Zemmour qui attaquent très violemment le Rassemblement national en disant que c
'est
un parti de gauche, que ce sont des socialos, etc., etc. Donc il y a une vraie querelle quand même idéologique entre les deux. D'ailleurs, Mme Cnaffot ou M. Zemmour, ils sont comme Dupont-Aignan. Les jours pairs, ils disent qu'ils vont faire l'alliance des droites avec le RN. Les jours impairs, ils tapent sur le RN en disant que c'est un parti qui est un parti socialisant, et qui ne veut pas baisser les impôts, et qui est en faveur d'une trop grande socialisation de la société française. Donc il y a aussi chez eux pas seulement des querelles dégaux, mais aussi une querelle idéologique. Il faut le reconnaître. Bon, tout ça, c'est leur problème. Je pourrais en dire tout autant de la gauche.
Parce que vous avez vu, ce qui se passe à gauche, c'est quand même assez gratiné aussi. Olivier Faure, on voit qu'Olivier Faure... J'en parlais tout à l'heure. Il est en train de renifler. Ça sent le portefeuille. Il a envie d'avoir son portefeuille. Il y a quelques personnes qui sont à EELV. Mme Marine Tondelier se verrait certainement également avec un portefeuille ministériel. Donc voilà, ça renifle. Et là, pour le coup, ils n'ont pas grand rapport avec la France insoumise.
L'important étant de faire ce que l'on dit et de dire ce que l'on va faire, mais surtout de faire ce que l'on dit.
Un
peu de culture artistique, une question de Samuel.
Le
19e concours Chopin, deuxième plus prestigieux concours de musique classique après le Tchaïkovski de Moscou,
se
déroule à Varsovie. Ouvert aux 18-32 ans, il juge les interprétations du compositeur franco-polonais.
Sur
647 candidats, 84 ont atteint la finale, dont près de 60% sont chinois
ou
japonais.
La
France n'a que deux candidates.
N
'avez-vous pas l'impression que l'Asie s'approprie avec talent
cet
héritage européen
? Comment
encourager les jeunes français et les jeunes françaises à s'intéresser à la grande musique européenne
? C
'est une question originale
qui
m'apprend des choses, parce que je connais le concours Chopin, mais je n'avais aucune idée de ces statistiques pour cette année. Effectivement, c
'est
l'un des plus grands concours de piano du monde, en fait, qui est très prestigieux. Ça se joue à Varsovie. Ça s'appelle le concours Frédéric Chopin. Donc il y a des pianistes absolument émérites. C'est en général des jeunes gens et des jeunes filles qui ont aux alentours d'entre 17 et 25 ans, je crois,
à
peu près, et qui sont un peu en début de carrière, qui sont vraiment des virtuoses. Bon. Et il y a une très très forte sélection. 600... Combien de candidats dont 84 ont été retenus ? Et alors effectivement... 84 ont
atteint
la finale.
— Voilà. Donc ça, je signerai tout de ça pour cette année. Et donc 60% seraient chinois ou japonais. Bon, ça, effectivement... Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Ça...
Mais
on va encore me dire qu'on me reprochait que je parle du Japon et de la Chine. Mais c'est très important. En fait, cette question est très intelligente. Parce qu'effectivement, ce qui se passe pour le concours Chopin, vous le retrouvez dans d'autres disciplines. Vous le retrouvez en matière par exemple de peinture.
Il
y a actuellement... Je suis désolé de le dire. Mais la peinture française contemporaine... Bon. Je vais éviter de dire tout ce que j'en pense. Mais il y avait encore... Il y a encore une vingtaine, trentaine d'années, il y avait encore quelques grands peintres français où... Je pense à des gens comme Soulages, par exemple, ou rattachés à la France, comme Sao Wuki, par exemple, qui était d'origine chinoise.
Mais
aujourd'hui, je ne vois pas grand-chose. Mais en revanche, ce que je sais, c'est qu'il y a des espèces d'académies en Chine, au Japon... Même en Corée, on aurait pu y ajouter aussi, avec des étudiants qui étudient très minutieusement la peinture occidentale, et tout particulièrement d'ailleurs la peinture de la période du XIXe siècle et de l'impressionnisme. Il suffit d'ailleurs à toute personne qui est à Paris d'aller se balader
au
musée d'Orsay ou alors d'aller... C'est une balade qu'il faut faire depuis Paris. Allez à la maison Claude Monet, à Giverny, où vous avez la maison de campagne de Claude Monet. Notamment, vous y allez au mois de juin. C'est absolument magnifique. Vous avez un pont japonais. Vous avez des nymphéas, etc. Tout ce qui a servi à faire les tableaux de Claude Monet. Vous verrez qu'il y a
une
très grande proportion de touristes asiatiques. Voilà. Et comme j'étais allé au site tout à fait... Ça m'a rien à
voir.
C'est assez amusant aussi. J'en profite pour vous donner des suggestions de week-end. Il y a un endroit qui est magnifique dans la Manche, qui est très très peu connu. À côté de Grandville, vous avez le musée Christian Dior. Et vous avez donc... Là où Christian Dior a passé sa jeunesse, ça a été une maison magnifique, une
belle
maison, avec un parc, avec des arbres centenaires sur le bord de la falaise, devant la Manche, plein ouest. Et vous avez... Vous visitez... Il
y
a un musée Christian Dior. Il y a une petite cafétéria où on sert un thé délicieux. Et vous avez 70-80% des touristes qui sont des asiatiques. Voilà. Donc il y a... Pour résumer tout ça, il y a effectivement une attirance des asiatiques
pour
l'Europe, mais l'Europe d'avant. Ils font un peu... Ce que je vais dire est extrêmement cruel, peut-être un peu excessif, mais il y a un fond de vrai. Ils vont un peu visiter l'Europe avec le même état d'esprit que les enfants d'aristocrates britanniques
au
XVIIIe et XIXe siècle. Ils entamaient ce qu'ils appelaient « the grand tour » en français dans le texte, le grand tour de l'Europe, qui a donné d'ailleurs... Le mot de tourisme vient de là. Et donc les enfants des aristocrates britanniques au XVIIIe et XIXe siècle, ils allaient... Ils allaient en Italie et en Grèce. Et ils dessinaient.
Ils
faisaient des aquarelles, etc., parce qu'ils allaient voir les humanités d'un monde perdu, de l'Antiquité. Voilà. Et c'était... Ils allaient sur les traces des grands anciens. Donc en fait, lorsque les Chinois, les Coréens, les Asiatiques, les Taïwanais,
etc.,
viennent en Occident, en Europe,
ils
vont voir les restes d'une gloire fanée qui a disparu. Et effectivement, ils ont tendance en effet à s'approprier... Alors on le voit... Dans l'art lyrique, c'est pareil. On commence à voir des ténors ou même des...
Comment
on appelle ça ? Des hautes contres en art lyrique. L'autre jour, je voyais que c'était un Chinois... J'ai vu ça sur Internet, qui
chantait
l'air de... Dans l'exercice de Hendel qui s'appelle Ombra Maifu, qui est un des plus beaux airs de l'opéra baroque. C
'est
un Chinois. C'est incroyable, en fait. Et donc il y a une... En plus, ça va bien avec l'esprit extrême oriental, qui est l'esprit de l'étude, de l'étude, de l'étude, de l'étude, et puis de copier, copier, copier, copier, copier, jusqu'à égaler, puis dépasser ce qu'on appelle le « sensei
»
en japonais, c'est-à
-dire
le maître. Voilà. Donc effectivement, là, c'est impressionnant. 60% des...
Qu
'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il faudrait... Mais le problème, c'est qu'en France... D'abord, en France, l'éducation
aux
études musicales a toujours été ratée. C'est un truc qui est... À mon avis, qui est très mal fichu. Je me rappelle... Quand j'étais enfant, il y
avait
ma mère qui avait voulu m'emmener au conservatoire dans un des arrondissements de Paris, à la mairie d'un arrondissement. Il y avait un conservatoire qui était... Donc je devais avoir 8 ans.
Et
je me rappelle très bien que pour apprendre à jouer du piano. Et là, j'étais tombé sur une espèce de dragon, une professeure,
voilà,
qui m'avait... Moi, j'avais 8 ans.
Et
qui m'avait dit... Alors de toute façon... Elle avait dit ça à ma mère. De toute façon, il ne touchera pas à un piano pendant 3 ans. C'est-à-dire que pendant les 3 premières années, ça sera du solfège, du solfège, du solfège.
OK.
J'avais 8 ans. Je suis parti de
là. J
'ai dit « Maman, je veux pas y aller
».
Ben, c'est normal. Après, je suis allé en Allemagne... Parce qu'en Allemagne, il
y
a un enseignement de l'éducation musicale. Je suis allé en Allemagne. Et il y avait...
Dans
une famille allemande, à Regensburg... Regensburg,
c
'est la ville de
Ratisbonne,
qui est une ville en Bavière. C'est pas loin du Valhalla, dont je parlais d'ailleurs tout à l'heure. C'est pas loin non plus de Bayreuth, qui est la mecque des Wagneriens, qui a été construit pour et par Richard Wagner. Et dans cette famille allemande où j'avais vraiment... J'avais fait des amis... C'était vraiment des amis. Ils m'avaient appris... Eux, ils jouaient. C'était extraordinaire. Il y avait un garçon qui avait mon âge qui, lui, jouait très très bien du piano. Il avait sa petite sœur qui jouait le violon.
Et
moi, je me disais « Mais enfin, comment vous faites, en fait ? Est-ce que les Allemands ont un don plus particulier que les Français ? ».
C
'est peut-être possible. Mais surtout, c'est pas du tout... Je me rappelle comment j'avais... C'est-à-dire que quand en Allemagne, on apprenait un instrument musical... D'abord,
c
'était jeune, souvent à partir de 4-5 ans. Et la première chose qu'on faisait, c'est qu'on mettait l'enfant devant un piano pour qu'il joue. Voilà. Or, un enfant, quand il est devant un piano à 4 ou 5 ans, il tape sur ses discordants. Mais il a qu'une envie. Eh
bien
c'est d'apprendre. C'est justement...
C
'est en forgeon qu'on devient forgeon. Alors qu'en France, on avait... Alors est-ce que ça a changé depuis ? Peut-être que ça a changé. Je ne sais pas. Mais enfin, ce que je sais, c'est qu'en France, il y a un enseignement... Et ça,
on
le retrouve dans beaucoup de disciplines. Pas seulement d'ailleurs pour les études musicales. On le retrouve dans beaucoup de disciplines. En France, l'enseignement à la française est très différent, par exemple,
de ce
qu'on trouve dans les pays anglo-saxons, qui, en France,
est
toujours très... On part du concept abstrait. Voilà. Et puis après, on en arrive... Et c'est le contraire de ce qu'il faut faire.
D
'ailleurs, je me permets d'élargir sur un problème concernant
l
'histoire. Actuellement, il y
a
un véritable saccage des cours en France depuis maintenant un certain nombre d'années dans l'enseignement de l'histoire. Pourquoi ? Parce que
moi,
quand j'étais petit, on nous apprenait une histoire qui était une histoire événementielle. Bon. Avec des images d'Épinal. D'accord. OK. C'était peut-être ce que certains qui ont voulu déconstruire. Le roman national. Parce qu'évidemment, voilà, nos ancêtres les Gaulois. Ben oui. Alors c'est pas vrai. Il y avait des cèdes. Il y avait ci. Il y avait ça. Et puis voilà. Et puis Attila, ça s'est pas passé comme ça. Et puis la bataille de Roncevaux, c'était pas la même chose que ce qu'on nous explique... Oui, tout ça, c'est vrai.
Mais
le problème, c'est qu'on n'a pas affaire... Quand on parle à des enfants de 6 ans, 7 ans, 8 ans, 9 ans, on n
'a
pas affaire à des thésards qui
ont
28 ou 30 ans. On n'a pas affaire à des gens qui font l'école normale supérieure. On n'a pas affaire à des gens qui deviennent professeurs d'université. C'est-à-dire que d'abord, avant tout,
il
faut donner... De la même façon qu'il faut apprendre les additions et les multiplications, et de la même façon qu'il faut apprendre à savoir lire et écrire, il faut avoir les bases de l'histoire. Or, je vois... Moi, j'ai vu... On m'a montré des cours d'histoire pour des ados qui ont 12 ou 13 ans. On leur demande... On leur apprend plus une histoire linéaire.
On
leur apprend plus l'histoire événementielle. On leur demande de faire des comparaisons entre les périodes.
Alors
peut-être que c'est plus intelligent, mais pas à 12 ans.
Vous
pouvez pas demander à des enfants qui ont 8 ans, qui ont 12 ans,
etc.,
d'avoir la connaissance que l'on acquiert à la maturité. Moi, je m'intéresse beaucoup à l'histoire. À mon âge, maintenant, je fais des comparaisons. Je fais quelque chose qui est évidemment que je crois beaucoup plus intelligent que ce que l'on m'apprenait. Mais c'est parce qu'au début, on m
'a
appris le B.A.B. Voilà ce que j'avais à dire. Donc je pense que c'est le problème qui est posé là. C'est triste, en effet.
C
'est triste, parce que par ailleurs, effectivement, Chopin, c'est quand même un des grands héros non seulement de la Pologne,
mais
de la France. C'est quand même un pianiste franco-polonais qui a été l'amant de Georges Sand. Mais à notre époque, d'ailleurs, qui est-ce qui connaît encore beaucoup dans « Les jeunes générations », Georges Sand ? Qui est-ce qui est allé visiter sa maison à Nord dans l'Indre ? Qui est-ce qui a lu « La marra au diable » ? Qui est-ce qui est allé voir, justement, les marais qu'il y a dans l'Indre ? Qui est-ce qui s'est occupé... Qui s'est intéressé à ses liens avec Frédéric Chopin, etc.
?
En fait, je pense qu'il y a une carence énorme dans l'enseignement, dans tous les domaines. Et malheureusement, c'est vrai, là, pour l'histoire de la musique, comme pour tout, comme pour le BTP, comme pour l'intelligence artificielle, la robotisation, etc., etc. Malheureusement, maintenant, on a un basculement civilisationnel à notre détriment et en faveur des populations d'Extrême-Orient, et tout spécialement de la Chine, en effet, qui est en ascension civilisationnelle considérable. Un mot que je l'ai déjà dit, mais je le répète. Les choses peuvent changer très vite. Moi, je suis allé en Chine la première fois, en 1988. C'était un pays complètement dévasté et complètement à la traîne.
Donc entre 1988 et 2025, donc en l'espace de 37 ans, disons en gros en un tiers de siècle, un pays qui était un des plus
pauvres
du monde est en train de devenir la première puissance mondiale, ce qui prouve à quel point les peuples et les nations, les destins ne sont jamais... Nous, on a fait le chemin inverse. Nous, la France gaullienne, pompidolienne, elle était quand même au firmament des 4 ou 5 premières puissances mondiales en matière d'innovation, le Concorde, le TGV, les endroits nucléaires, etc., etc. Et nous, on a fait le chemin inverse. Voilà. Mais il nous appartient,
voilà,
de
repartir
dans l'autre sens. Or, l'histoire, comme je l'ai dit souvent, c'est une sinusoïde. Donc là, on est tombé très bas. Eh bien, il va falloir qu'on remonte la pente.
On
va la remonter.
Une
remarque, question de Gisèle,
politique.
Sur France Télévisions, Sarah Knafo a tenu les propos suivants.
En
principe, le 7 octobre aurait dû souder les pays occidentaux avec Israël.
On
voit bien qu'Emmanuel Macron a peur des banlieues françaises, ce que certains appellent la rue arabe. Pensez-vous que l'objectif de Sarah Knafo soit de pacifier la France
? Ce
sont des propos inadmissibles. Voilà.
C
'est-à-dire que si j'ai bien compris, elle considère
que
les banlieues françaises... Elle appelle ça la rue arabe.
Non.
C'est pas des propos de responsables politiques.
On
a en France des gens – je l'ai déjà dit, je le répète –
qui
n'apporte aucune solution, d'ailleurs –
qui,
matin, midi, soir, la nuit, 24 heures sur 24, ne parle que d'une chose, c'est de ça.
Je
n'ai pas dit qu'il n
'y
avait pas de problèmes migratoires en France.
Ça
fait 10 000 fois que je le dis. Je dis qu'un responsable, un homme d'État doit veiller d'abord et avant tout à la concorde nationale,
à
essayer de rassembler plutôt qu'à jeter de l'huile sur le feu. Deuxièmement, si on veut tenir compte de l'avis des Français...
Il
y a 75% des Français,
d
'après tous les sondages, entre 70 et 80% des Français,
qui
considèrent qu'il y a trop
d
'immigrés en France
d
'immigration récente... D'ailleurs, d'immigration très récente. J'ai vu... Tiens, un propos... Il y a eu des statistiques de l'INSEE qui sont sorties depuis 2010 jusqu'à 2025. On est passé de 3 millions d'étrangers...
Des
gens qui sont étrangers... Parce que ça n'inclut pas des personnes immigrées qui ont acquis la nationalité française. Mais d'après l'INSEE, on est passé de 3 à 6 millions d'étrangers,
des
gens qui sont en France et qui n'ont pas la nationalité française
au
cours des 15 dernières années. Donc les Français... Globalement, 80% veulent que ça s'arrête. Ils veulent mettre un coup d'arrêt.
Et
d'ailleurs, je l'ai déjà dit, quand on dit « les Français », les gens qui vivent en France, ça inclut beaucoup de Français d'origine immigrée eux-mêmes
qui
se rendent bien compte, par exemple, qu'avec les propos de Mme Cnaffot,
on
a en fait
une
force politique
qui
essaie de jeter de l'huile sur le feu, dont des immigrés qui se sont assimilés à la société française risquent d'être
également
victimes.
Et
ce que fait leur reconquête d'un côté, c'est ce que fait en partie LFI de l'autre, puisqu'eux, ils jettent de l'huile sur le feu dans l'autre sens.
Donc
tout ça n'est pas raisonnable.
Et
donc de la même façon que je condamne ceux qui ont tenu des propos qui sont extrêmement... Enfin il y a eu des propos scandaleux qui ont été tenus du côté de LFI sur les événements du 7 octobre et la suite.
Mais
pour autant, c'est scandaleux aussi de soutenir la politique du gouvernement d'extrême, extrême, extrême droite, de Netanyahou, comme le fait Mme Cnaffot, comme le fait CNews 24 heures sur 24.
C
'est quand même scandaleux. Enfin les Français, je l'ai déjà dit, je le répète, il y a peut-être 600 000 juifs en France, peut-être 8, 9, 10 millions de musulmans et 60 millions de Français qui ne sont ni juifs ni musulmans. Et ce que doit viser un chef d'État, c'est d'essayer de
calmer
le jeu, de rassembler les Français.
Et
contrairement aux prophètes de malheur, moi, je dis que l'on peut très bien redonner foi en la France, parce que le problème numéro 1,
c
'est que la France a toujours été un pays qui a su assimiler les populations venues de l'étranger,
mais
à condition que la France soit fière d'elle-même.
On
s'assimile à un pays en aimant ce pays.
On
s'assimile pas à un pays en dénigrant ce pays.
Il
y a beaucoup de gens qui disent « Regardez, il y a tel ou tel dans les banlieues ». On critique la France. C'est vrai que je suis d'accord. C'est tout à fait scandaleux. D'ailleurs, ce sont des banlieues qui sont travaillées souvent par les frères musulmans, financées par le Qatar, lequel Qatar, par ailleurs, finance un certain nombre de personnalités politiques en France. Moi, j'ai déjà dit que la première chose à faire, c'est de couper les ponts avec le Qatar sur ces questions-là, ou en tout cas de mettre très clairement le Qatar devant ses responsabilités, d'interdire les frères musulmans en France. D'accord. Mais ça n'est pas pour autant qu'on va passer son temps
à
dire des propos haineux. Enfin moi, il y a des propos par un moment sur CNews. Et puis c'est entêtant. C'est toute la journée. C'est toute la journée qu'il y a ce genre de choses. Voilà. Alors ça fait des... Il y a des saisines de l'Arcom qui ne disent rien. Dans l'autre sens, il
y
a des... Voilà. Il s'agit...
Dans
les semaines, les mois et les années qui vont venir, en horizon de 2027, il s'agit d'élire
le
président de la République française.
Il
s'agit pas d'élire le représentant du gouvernement Netanyahou en France.
Ça
commence à suffire.
Il
ne s'agit pas non plus d'élire le représentant du gouvernement palestinien.
La
France, elle a ses propres intérêts.
Elle
a des intérêts de grande puissance. Elle a intérêt notamment à être une puissance d'équilibre au Moyen-Orient. Je renvoie à ce que j'ai dit après l'affaire du 7 octobre. Je me suis d'ailleurs félicité de la reconnaissance par Macron de l'État palestinien.
Il
n
'y
a pas beaucoup de responsables politiques qui l'ont félicité. Et on peut pas me reprocher
d
'être pro-Macron. Mais pour une fois... C'est peut-être la seule chose qui restera d'ailleurs de ces 10 ans à l'Élysée. C'est qu'il a reconnu l'État palestinien, ce qui...
J
'ai vu des esprits extrêmement échauffés de part et d'autre. Certains ont dit que c'était absolument scandaleux. C'était... Mme Knafow, d'ailleurs, elle a dit que c'était la reconnaissance. C'était permettre au Hamas d'entrer à l'ONU.
C
'est scandaleux de dire ça. C'est faux. C'est un mensonge.
J
'ai honté. Est-ce que le Hamas est à l'ONU, Mme Knafow
? Est
-ce que Mme Knafow, vous pouvez dire à vos troupes
que
la France a été le 154e État à reconnaître l'État palestinien sur 193 États membres des Nations unies ? Ne venez pas dire que c'est prématuré. D'ailleurs, j'ai vu que M. Bardella avait repris le même slogan, etc. C'est scandaleux.
C
'est scandaleux. Voilà. Il faut que la France défende ses intérêts de grande puissance. Et les intérêts de grande puissance, ce n'est pas non plus d'aller dans le sens des Palestiniens, du Hamas, etc., qui veulent éradiquer Israël.
La
France, elle doit également être la garante de la sécurité d'Israël et dans un cas de la solution à deux États. J'ai d'ailleurs vu... Alors il y a des gens qui disent « Mais ça n'arrivera jamais ». Ce sont les extrémistes des deux bords qui disent que ça n'arrivera jamais.
C
'est Netanyahou avec les fous furieux de l'extrême droite qui veulent créer l'éretz Israël, le grand Israël, d'un côté. Et puis c'est le Hamas et les fous furieux qui veulent éradiquer Israël. Mais heureusement, aussi bien en Israël que parmi les Palestiniens, il y a quand même aussi des gens qui sont plus mesurés, qui sont des pères et des mères de famille, qui ont quand même envie que ça s'arrête, ce truc-là. Voilà ce que j'ai à dire. Donc effectivement, je n'avais pas vu ce que vous me dites. Mais c'est tout à fait choquant, en fait. Tout ça est extrêmement, extrêmement, extrêmement choquant que l'on donne à ce point la parole. Et au passage
que
personnellement, sur CNews, où M. Praud... Je fais un petit coucou à M. Praud. Le quart d'heure trimestriel, je l'ai toujours pas. Au passage, moi, qui essaie de tenir une voie de bon sens, de rassemblement, d'aller vers la paix, d'aller vers ce système à deux États... J'ai vu que Poutine a encore dit qu'il fallait aller vers les deux États. Il y a maintenant 157 États. On n'est pas le tout dernier. Il y a 157 États qui veulent aller vers la solution à deux États. Moi, je n'ai pas accès
aux
médias Bolloré. Voilà.
—
L'avant-dernière question, si vous répondez assez vite à cette question de Johanna.
La
Commission européenne vient d'annoncer qu'elle allait relever les droits de douane sur l'acier de 25 à 50 % pour sauver le secteur de l'acier.
Est
-ce enfin le réveil protectionniste tant espéré
? — Oui.
Alors j'ai vu ça. Bon. Qu
'est
-ce que vous voulez que je vous dise ? Bon. Vous savez qu'au sein de l'UE, le gros producteur d'acier, c'est d'abord l'Allemagne. Voilà.
Je
crois que l'Allemagne, c
'est
à peu près 25 % de la production totale de l'acier en Europe.
Et
la France doit être aux alentours de 7-8 %. Et puis vous avez l'Italie... Je crois que l'Italie est plus ou moins devant nous, aux alentours de 10-12 %, et puis vous avez 5 % en Portugal, 5 % en Espagne, 5 % en Pologne, en Tchéquie, etc. Mais fondamentalement, le leader là-dedans, c'est l'Allemagne. Alors en fait, il se trouve que pour une fois, il y
a
quand même un certain nombre de pays qui ont un intérêt conjoint à augmenter les droits de douane. Donc voilà.
Maintenant... Voilà.
Je pense que c'est d'abord et avant tout pour faire plaisir à l'Allemagne. Voilà. Mais pour le reste, je ne suis pas du tout sûr qu'on va vers une augmentation des droits de douane. Je crois qu'on va au contraire tout droit vers l'adoption de l'accord avec le Mercosur, parce que là, pour le coup, la France est assez isolée à défendre sa filière élevage, alors que vous avez des quantités... Tous les pays du Nord de l'Europe, disons le mot, eh bien eux, ils préfèrent acheter de la viande venue d'Amérique latine plutôt que de France. J'ai vu d'ailleurs
une
statistique récemment. Il paraît que d'une année sur l'autre... Alors même que le Mercosur n
'est
pas signé, d'une année sur l'autre, on a déjà eu une augmentation, je crois, de 42 % des achats de viande rouge de boeuf en provenance d'Amérique du Sud, de Brésil et Argentine,
et
Uruguay, je crois.
Joseph
vous dit,
mon
petit-fils, actuellement en terminale, est un européiste radicalisé.
Il
subit les cours de l'éducation nationale qui, comme vous vous en doutez, sont très orientés sur l'Europe et ses bienfaits.
Des
centaines de milliers de lycéens, bientôt des futurs électeurs, sont ainsi endoctrinés.
D
'après mon petit-fils, si vous ne passez pas à la télévision, c'est que vous n'intéressez pas les Français.
Que
faire devant cet abrutissement collectif
?
Ben écoutez, déjà, il faut éteindre la télé. Deuxièmement, je ne sais pas quel âge a le petit-fils. Je ne sais pas... C'est pas la même chose s'il a 7 ou 8 ans, ou s'il en a 12 ou 13, ou s'il en a 16 ou 17. Donc il
y
a ça. Je crois déjà qu'il faudrait répondre à ce petit-fils un petit peu insolent. Il faudrait lui répondre que si ce que je disais n'intéressait pas les Français, comment se fait-il que notre chaîne de télévision UPR TV – je l'ai dit tout à l'heure – est de très très loin la chaîne qui, avec 502 000 abonnés, a le plus d'abonnés par rapport à tous les partis politiques ? Voilà. Pourquoi ? Ce sont des masochistes ?
Ce
sont des gens qui viennent abonner pour souffrir ? Non. Voilà. Pourquoi est-ce qu'on a... J'ai fait quand même un certain nombre de vidéos. Il y a bien une quinzaine de vidéos ou une vingtaine de vidéos qui ont dépassé les 500 000 vues. Et je dois même avoir 7 ou 8 vidéos qui ont dépassé le million de vues, et même 2 ou 3 vidéos qui ont dépassé 1,4
million
de vues. Ça commence à faire des nombres tout à fait considérables. Voilà. J'en profite d'ailleurs au passage de dire... Ça me fait penser à CNews. J'ai vu que tous les 2 jours, CNews fait un cocorico qui sont la chaîne en plus forte croissance, etc. J'ai regardé ça d'un petit peu plus près. Oui, ils ont plus d'audience que BFM TV ou que LCI. Mais ça reste en définitive relativement limité, puisque
le
taux de l'audience...
La
part de marché dans l'audience
de
CNews, si j'ai bien vu, c'est 4 à 5 %,
et
puis ensuite LCI, BFM, ça doit faire chacun 2, 3 %. Enfin tout ça est à comparer avec les mastodontes TF1, France 2, etc., qui sont des mastodontes, qui doivent avoir 25, 30 % de part de marché. Donc ça reste quand même limité par rapport... Mais bon, moi, puisque CNews a fait toute sa promotion en disant qu'ils invitaient tout le monde, ils donnaient la parole à tout le monde, et que je constate qu'ils ne donnent pas la parole aux partisans du Frexit, je me dis que c'est de la publicité mensongère. Voilà. Et d'ailleurs, ici, de ce point de vue-là, je m'inscris en faux par rapport à ceux qui disent qu'il faut privatiser le service public de l'audiovisuel. Je n'ai pas...
J'ai bien vu le scandale qu'a représenté l'affaire... Comment ils s'appellent... Cohen et Legrand, c'est ça ? C'est un scandale. J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer. Mais je suis aussi mal traité, d'ailleurs, sur la télévision publique
que
sur la télévision privée. Voilà. Et donc ce qu'il faut, c'est pas forcément qui possède le truc. J'ai déjà eu l'occasion de le dire. Donc je vous renvoie à ce que j'ai déjà dit sur le sujet. Ce qu'il faut, c'est un service public qui assure son rôle de service public et où toutes les composantes qui représentent quelque chose dans l'opinion publique puissent s'exprimer. Ça devrait être inscrit dans la loi que, par exemple, un parti comme le nôtre, qui fait 1% des suffrages
aux
élections... Par exemple, la dernière élection européenne, 1,04%, on a droit à 1,04%
du
temps de parole dans les émissions politiques. Ben croyez-moi que ça n'a l'air de rien. Mais compte tenu du fait que dans ces émissions sur France Télévisions... Il y a par exemple le matin sur France 2, sur France Télévisions...
Ça
n'a l'air de rien. Mais si on avait rien que ça, je serais invité à peu près une fois tous les 2 mois. Nous, on n'a rien. Voilà. Donc il faut imposer au service public, comme au service privé d'ailleurs, un respect de la pluralité des opinions. Mais respect de la pluralité des opinions, ça veut pas dire qu'on donne la parole à 3 personnes. Ça veut dire qu'on donne la parole à tout le monde, à tout le monde, à tous ceux qui représentent quelque chose que l'on peut mesurer. D'ailleurs, le CSA s'était fixé ça comme règle. Ils avaient fixé une règle qui... Ils devaient tenir compte...
Pour la représentativité d'une opinion politique, ils devaient tenir compte des élections, du pourcentage obtenu aux élections, et également des résultats sur les réseaux sociaux, sur Facebook, sur Youtube, sur TikTok, etc., de voir ce que ça représentait.
Donc
quand on voit ça, la capacité de se présenter aux élections, ont la capacité également d'animer le débat public par des analyses. Nous, on coche toutes les bonnes cases.
Mais
pour autant, on est invisibilisés. Voilà. Alors j'ai vu l'autre jour... Tiens, en ce moment, ça marche bien pour l'UPR. Quand même, on se développe... La notorité se développe beaucoup. Mais l'autre jour, quand je suis sorti de Omerta,
j
'étais avec Melvin... J'étais avec Melvin, qui est un de mes collaborateurs. On s'est arrêtés pour prendre un café. C'était à Boulogne-Biancourt. Il y a des gens qui passaient... Beaucoup de gens qui sont venus me dire « Ah, continuer », etc. C'est formidable. Puis il
y
a un monsieur qui est venu, qui travaillait dans une institution publique. Quand je dis à monsieur, il va avoir 35 ans, il va peut-être se reconnaître... D'ailleurs, quand je... Mais je vais pas citer ni son nom, ni son prénom, ni l'endroit où
il
travaille. Mais enfin, il me disait, voilà, qu'il trouvait que
ce
que je disais était formidable, mais que c'était difficile auprès des collègues. Voilà. Parce que... Ben c'est un peu comme cet enfant-là. Parce que dès qu'on commence à parler de sortir de l'UE, les gens disent « Ah non,
non,
ça, c'est l'extrême-droite ». Terminé. C'est fou. Et puis il m'a dit... Il m'a dit... Oui, il y
a
un conseil à vous donner. C'est qu'il y a des gens qui disent, à chaque fois que vous êtes invité, vous vous plaignez de pas passer dans les médias.
Alors
j'ai dit... Mais moi, je veux bien ne pas me plaindre. Mais quand je suis invité dans un média et qu'on me dit... Vous faites que 0,8 %, je réponds quoi
? Je
dis oui, c'est parce que je suis nul
ou
bien je réponds la vérité. Je reboucle avec ce que je disais tout à l'heure. Vous vous rendez compte que M. Lecornu, en 3 jours, il est maintenant la septième personne la plus populaire de France, 28% des Français, tout simplement parce qu'il a bénéficié
pendant
3 jours d'un matraquage médiatique intensif. On retourne autour de cette question. Voilà. Donc s'agissant de ce petit-fils, je pense que ça serait bien peut-être... Alors ça dépend s'il est complètement verrouillé. S'il ne veut entendre personne, bon... Mais s'il a un petit scrupule intellectuel, faudrait lui dire
que
la moindre des choses, c'est ce qu'a apporté la civilisation française, et l'Occident plus généralement, c
'est
la capacité de douter. Quand je dis la civilisation française, je pense à Descartes, avec le discours de la méthode, c'est-à-dire de débattre, de débattre, de discuter avec des gens avec qui on n'est pas d'accord, et puis d'échanger des arguments. Voilà. Donc ce qu'il faudrait à ce petit-fils, c'est lui suggérer par exemple qu'il aille regarder déjà des vidéos que j'ai pu faire qui ont eu du succès sur l'histoire de France ou sur qui gouverne la France ou sur l'histoire de l'Ukraine, etc., etc. Je pense que ça serait bien pour lui.
Alors,
c'était la dernière question, mais soit vous en voulez une en rabe, parce qu'il est dix heures et demie passées, je crois, soit une surprise que je vous ai préparée, ça dure deux minutes.
Alors
c'est quoi la surprise ?
Merci.
Je
suis inquiet.
Non. Fermez vos yeux et écoutez. Celui qui croyait au ciel,
celui
qui n'y croyait pas.
Tous
deux adoraient la belle prisonnière des soldats,
lequel
montait à l'échelle et lequel guettait en bas, celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas. Qu'importe comment s'appelle cette clarté sur leurs pas,
que
l'un fut de la chapelle et l'autre s'y déroba, celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas.
Tous
les deux étaient fidèles des lèvres, du cœur, des bras,
et
tous les deux disaient qu'elle vive et qui vivra verra,
celui
qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas.
Quand
les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat, fou qui songe à ses querelles au cœur du commun combat,
celui
qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas.
Du
haut de la citadelle,
la
sentinelle tirera par deux fois et l'un chancelle,
l
'autre tombe
qui
mourra.
Celui
qui croyait au ciel,
celui
qui n'y croyait pas.
Ils
sont en prison. Lequel a le plus triste grabat ? Lequel plus que l'autre gèle ? Lequel préfère les rats, celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas
? Un
rebelle est un rebelle. Deux sanglots font un seul glas.
Et
quand vient l'aube cruelle, passe de vie à trépas, celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas, répétant le nom de celles qu'aucun des deux ne trompa.
Et
leur sang rouge ruisselle, même couleur, même éclat, celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas.
Il
coule, il coule, il se mêle à la terre qu'il aima, pour qu'à la saison nouvelle mûrisse un raisin muscat, celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas. L'un court, et l'autre a des ailes, de Bretagne ou du Jura, et framboise ou mirabelle, le grillon rechantera.
Dites
flûte ou violoncelle,
le
double amour qui brûla,
l
'alouette
et
les rondelles,
la
rose
et
le réséda.
Louis
Aragon, 1943.
Merci.
C'est un poème que j'ai déjà cité, la rose et le réséda, effectivement, qui est un... Merci. En plus, vous l'avez merveilleusement bien
lu. Bien
lu. C'est un poème de Aragon, en effet.
Il
me semble qu'une fois récente, j'avais dû l'attribuer par erreur à Éluard, mais c'est Louis Aragon. C'est un poème qui
parle
de la résistance, en fait, de la résistance française. C
'est
en 1943. C'est ça. Et celui qui croyait au ciel, c'est le chrétien, le catholique. Celui qui n'y croyait pas, c'est le communiste. Et justement, au Conseil national de la résistance
de
1943-1944, eh bien il y avait dans la résistance française
à
la fois des gens de droite, des chrétiens, des catholiques, des royalistes même, comme
il
y avait eu... Enfin il était mort à l'époque, mais des Siendor, qui étaient une famille de monarchistes, qui étaient martyrs de la résistance. Il y avait l'extrême droite de la cagoule. Mais il y avait de l'autre côté le Parti communiste. Et puis il y avait des gens de gauche. Voilà. Et donc c'est un symbole de ce qu'a été le Conseil national de la résistance, la capacité provisoire
–
c'est pas pour toujours
–
mais que celui qui croyait au ciel et celui qui n'y croyait pas se soit rassemblée
avec
un seul et même objectif, c'est que de rendre à la France
sa
souveraineté,
sa
liberté, son indépendance
et
sa grandeur.
Merci
de m'avoir écouté. Et puis
vive l
'UPR
et
vive la France.
C
'est un poème. Merci de soutenir l'UPR pour continuer le travail d'émancipation entrepris depuis 18 ans par François Asselineau. Vos dons sont essentiels, votre mobilisation aussi.
François Asselineau