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DébatPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 16 septembre 2026 37 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéEnvironnement & énergieTravail & emploi

Le mécontentement fera-il dévier le budget et la campagne.

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 44 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 11:42OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement prend vraiment la mesure de ce que ressentent aujourd'hui les Français ?

  • 12:46OuverteRéponse partielle

    Sur le silence, pour le moment, d'Emmanuel Macron, du Premier ministre, est-ce que vous les comprenez ?

  • 13:20RelanceRéponse directe

    Et tirer tous dans le même sens ?

  • 15:43OuverteRéponse directe

    Aujourd'hui, parce que c'est un débat, faut-il baisser les taxes ?

  • 23:21OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on répond à ces pêcheurs ?

  • 34:13OuverteRéponse directe

    Quelle réponse apportée à Ségolène Royal ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:41Invité politiqueFait
    « C'est le gouvernement d'Edouard Philippe, notamment en 2017-2018, qui a augmenté la TICPE, la taxe sur les carburants, qui avait généré la crise des gilets jaunes. »
  • 14:08Invité politiqueChiffre
    « On a une fiscalité qui a 20% qui pèse à plus de 50% de taxes sur un litre d'essence ou de diesel. »
  • 14:20Invité politiqueChiffre
    « Chez nous, c'est 2,30€ le litre de diesel, 2,20€ le litre d'essence. »
  • 15:08Invité politiqueChiffre
    « Environ 12 milliards d'euros, qui sont largement compensés, d'une part, par les économies que nous voulons faire, à la fois sur le train de vie de l'État, sur la fraude sociale, sur l'immigration de guichets sociaux. »
  • 18:39Invité politiquePromesse
    « Dans son plan, pardon de dire qu'il propose encore la retraite à 60 ans. »
  • 20:14Invité politiqueFait
    « Les députés européens ont voté le mécanisme ETS2, qui vise à décarboner notre économie et l'énergie, qui va conduire à alourdir la facture du carburant, avec une augmentation du prix du litre de 15 centimes en 2028. »
  • 20:48Invité politiqueFait
    « On est le groupe qui a voté le plus de baisse d'impôts. »
  • 20:55Invité politiqueChiffre
    « 36 milliards d'euros d'impôts et de taxes supplémentaires sur les ménages et sur les entreprises. »
  • 29:29Invité politiqueChiffre
    « La baisse de la TVA sur le diesel et l'essence pour un plein de 40 litres, c'est 14 euros en moins. »
  • 30:35Invité politiquePromesse
    « Nous assumons de dire que nous devons aussi discuter, négocier le départ de 100 000 fonctionnaires, sauf police, justice, État, armée. »
  • 33:42Invité politiqueFait
    « le pétrole, quoi qu'il arrive, au-delà des considérations écologiques, strictement économiques, il est importé »
  • 35:02Invité politiqueFait
    « c'est une solution de facilité que de baisser les taxes »
  • 35:09Invité politiqueChiffre
    « ça coûte très cher »
  • 36:02Invité politiqueChiffre
    « Vous avez les 6 milliards d'augmentation du budget de l'Union européenne »
  • 36:15Invité politiqueChiffre
    « l'ADEME, 4 milliards d'euros qu'on va récupérer »
  • 36:22Invité politiqueChiffre
    « 2 milliards sur l'entretien des faux mineurs isolés par les départements »
  • 36:25Invité politiqueChiffre
    « Vous avez les 12 milliards qui nous permettent de baisser les taxes sur les carburants »

Temps de parole

  • Julien Odoul52 %
  • Présentateur12 %
  • Invité8 %
  • ?8 %
  • Invité 27 %
  • Invité 34 %
  • Invité 43 %
  • Invité 52 %

≈ 15 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Locuteur 9

écoutez Bonjour Chez Vous, un

0:01
Locuteur

podcast

0:02
Invité

de Public Sénat.

0:12
Présentateur

Stéphane, on regarde ce qu

0:13
Locuteur

'il

0:13
Présentateur

fait la ligne de nos quotidiens régionaux et on commence avec le pouvoir d'achat, évidemment, sujet inflammable de cette rentrée.

0:18
Invité

Oui, un signe de l'importance de ce sujet. La presse quotidienne continue de porter ce sujet en une. La dépêche du midi insiste ce matin. Essence, le corps nu, sous forte pression. La voie du Nord nous parle des prix des carburants qui dérapent et la Charente Libre se demande si l'essence et le gaz vont rallumer la flamme des Gilets jaunes. Alors pour le moment, Sébastien Lecornu ne veut pas généraliser les aides alors que le budget 2027 qui se prépare est déjà très serré. La coulère est pourtant bien là. Les pêcheurs de Sète continuent de bloquer des ferries, explique Midi Libre. Et la voie du Nord nous raconte dans ses pages des stations essence à vandaliser.

Un écran numérique à la pompe fracassé et un mot peint sur cette station service, voleur.

1:00
Locuteur

Cette

1:01
Présentateur

colère qui pourrait être amplifiée par l'augmentation des prix dans les rayons des supermarchés.

1:05
Invité

Oui, c'est ce dont nous parlent les journaux du groupe Ebra ce matin qui donc nous parlent d'un coup dur pour le portefeuille. Ça, c'est le titre de l'Est républicain.

1:14
Locuteur

Et

1:14
Invité

puis des turbulences en vue sur le pouvoir d'achat, ça c'est le titre du Républicain Lorrain parce que les courses pourraient coûter 2 à 3% plus cher au printemps alors que certains produits ont déjà augmenté, notamment à cause de la sécheresse de cet été. L'Est républicain a ouvert ses pages aux clients d'un supermarché de l'agglomération de Mulhouse. Chaynez, qui est mère célibataire de 3 enfants, dit déjà qu'elle se serre la ceinture avec un ticket de caisse qui est passé de 80 à 130 euros en moyenne. On ne vit pas que pour se nourrir, regrette-t-elle.

1:43
Présentateur

La presse régionale qui revient aussi ce matin sur le nouveau service national qui a été baptisé hier par Emmanuel Macron.

1:49
Invité

C

1:49
Locuteur

'est

1:49
Invité

à la une du Dauphiné libéré et du Télégramme ce matin. Cette nouvelle promotion du service militaire national s'appelle Henri Ferté. Un hommage à ce lycéen, jeune lycéen engagé dans la résistance à l'âge de 16 ans. Le chef de l'État a également indiqué que chaque promotion future portera le nom d'un compagnon de la libération. Cette année, 3 000 jeunes se sont engagés dans ce service national. Le gouvernement vise 10 000 inscrits en 2030.

2:14
Locuteur

Les

2:15
Présentateur

hommages ce matin de la presse régionale à Catherine Ranger.

2:18
Invité

La chanteuse des Rita Mitsuko est décédée hier à l'âge de 68 ans. Le Parisien la célèbre dans ses pages, le Parisien célèbre la Diva Rock. Le quotidien explique qu'elle est donc décédée d'un cancer foudroyant comme son alter ego et compagnon Fred Chichin avec qui elle avait fondé les Rita Mitsuko. Un groupe qui a révolutionné la chanson, nous dit le Parisien et dont les tubes Andy, les histoires d'amour finissent mal ou encore Marsa Bayla resteront.

2:44
Locuteur

– Allez,

2:45
Présentateur

comme tous les jours, on ouvre notre page consacrée aux élections sénatoriales J-11 avant le scrutin.

2:50
Locuteur

On

2:50
Présentateur

vous le rappelle, ce sera le dimanche 27 septembre avant de voir le tour de nos départements en jeu reportage du Plex.

2:58
Locuteur

On

2:58
Présentateur

va parler de Gérard Larcher qui mouille la chemise en campagne.

3:01
Invité

– Oui, c'est raconté par le populaire du centre. Le président du Sénat est venu soutenir les candidats de droite aux élections sénatoriales en Haute-Vienne où les deux sièges sont actuellement occupés par les socialistes, deux sièges qui sont donc remis en jeu. Et nos confrères écrivent que Gérard Larcher ne se déplace pas s'il n'y a rien à gagner. Il espère en effet ramener au moins un siège du département avec une campagne très active, notamment auprès des maires sans étiquette. –

3:25
Présentateur

Merci Stéphane, on se retrouve demain,

3:28
Locuteur

on

3:28
Présentateur

poursuit notre tour des départements de cette campagne sénatoriale, on va aller dans le Var. Bonjour Guillaume Ricavi, merci beaucoup d'être avec nous Guillaume, on est ravis de vous retrouver pour cette saison de directeur éditorial de Var Matin. Guillaume dans le Var, le scrutin est plus que jamais incertain.

3:42
Locuteur

– Dans

3:47
Invité

le Var, sous couvert d'anonymat, il y a plus de chances de gagner au casino que de dire qui pourra remporter les élections sénatoriales. C'est dire à quel point le scrutin est ouvert cette fois-ci dans le département. Il y a quatre sièges de sénateurs et effectivement la compétition n'a jamais été aussi ouverte puisqu'il n'y a pas moins de 11 listes, un record engagé dans le département. Il y a bien sûr la liste portée par Françoise Dumont, la seule sénatrice qui se représente à sa succession. Mais il y a aussi beaucoup de listes dissidentes, notamment à droite. Il n'y a pas eu de consigne de vote donnée par les autorités politiques dans le Var.

C'est ce qu'analysent pas mal d'élus qu'on a pu rencontrer et que l'on cite dans notre édition du jour. Et il n'y a plus non plus Hubert Falco qui était le père en quelque sorte politique. Un élu nous dit que l'élection sera moins caporalisée, pas de consigne de vote. Il y a peut-être d'ailleurs un problème de management à droite,

4:53
Locuteur

se

4:53
Invité

souligne un élu qui nous parle là aussi sous couvert d'anonymat. Donc il y a bien sûr la droite républicaine portée par Françoise Dumont. Il y a des listes dissidentes. Il y a la patronne notamment de l'union patronale du Var qui s'est lancée dans la compétition. Et puis

5:09
Locuteur

il

5:10
Invité

y a la maire de la Roquesse-Lapon associée à Marc L'Oriol qui là aussi lance une liste qui se situe entre la droite traditionnelle et le Rassemblement national. Vous voyez donc la complexité qui se présente dans ce département où le RN espère bien là aussi profiter des bons résultats des élections municipales pour remporter un ou deux.

5:33
Présentateur

Guilhem, vous nous l'avez un peu dit, mais quel est le poids du RN dans cette élection

5:36
Locuteur

? Alors

5:38
Invité

il est effectivement très fort parce que les cartes ont un peu été rebattues au mois de mars dernier. Il y a bien sûr la ville de Fréjus qui est restée Rassemblement national avec David Rachlin. David Rachlin qui d'ailleurs avait siégé au Sénat entre 2014 et 2017. Mais il y a des villes qui ont basculé dans l'escarcelle du parti de Marine Le Pen. C'est le cas de Sifour-les-Plages,

6:00
Locuteur

c

6:00
Invité

'est le cas de la Seine-sur-Mer, deuxième ville du Var juste à côté de Toulon. Et puis il y a des villes qui ont basculé à l'UDR. C'est le cas de Lavalette notamment. Eh bien ces communes-là pourraient peser dans le scrutin. Les observateurs prédisent au moins un siège pour Franck Giletti, le député Franck Giletti qui porte la liste du RN aux élections sénatoriales. Peut-être un deuxième, là aussi des incertitudes. Mais très clairement, le RN a beaucoup à gagner dans ce scrutin avec un paysage politique redessiné. Un paysage politique qui a très clairement montré que les idées de Marine Le Pen sont particulièrement appréciées dans le Var.

6:42
Locuteur

Merci

6:42
Présentateur

Guillaume pour ce point très complet, très clair de l'enjeu des sénatoriales dans le Var. Pour en savoir plus, les détails c'est à lire ce matin dans Var Matin, cahier spécial, les forces en présence et les coulisses de la grande bataille à lire ce matin dans votre journal. Merci Guillaume. Allez, on vous emmène maintenant au cœur de cette campagne des sénatoriales dans l'Aude. Deux sénateurs socialistes sortant, l'un se représente l'autre pas. En 2020, l'élection s'était jouée dès le premier tour. La donne pourrait être plus compliquée cette fois-ci dans ce département rural.

7:13
Locuteur

Le

7:13
Présentateur

RN grappille des voix à chaque élection à remporter la ville de Carcassonne, dernière municipale. On regarde ce reportage de Flora Sauvage.

7:22
Locuteur

C

7:22
Invité

'est sur les terres de Léon Blum, un fief socialiste, que ce député RN va tenter de ravir le 27 septembre l'un des dossiers de sénateur, actuellement aux mains du PS. Dans l'Aude, le Rassemblement national détient déjà les trois postes de député. Julien Rancoule fait campagne auprès des grands électeurs.

7:42
Locuteur 2

J'ai 33 ans, je suis papa de deux filles. J'ai travaillé neuf ans dans le domaine de la sécurité privée, avant d'être élu député en 2022.

7:52
Invité

Depuis les dernières élections municipales, un tiers des grands électeurs de l'Aude, composés à 95% de conseillers municipaux, sont nouveaux. Le RN espère ainsi s'offrir une place au Sénat, avec la présidentielle en ligne de mire.

8:04
Locuteur

On

8:05
Locuteur 2

a pris la mairie de Carcassonne, qui est un point important. Depuis 2022, nous avons trois députés, donc nous tissons des liens avec les mairies, bien sûr les mairies importantes, comme Narbonne, Lésignan, mais aussi, et peut-être davantage encore, avec des maires ruraux qui rencontrent beaucoup de difficultés. L'année prochaine, il y aura une alternance politique au niveau national, et je crois que pour le département, ce sera utile qu'on ait un sénateur RN qui pourra potentiellement faire le pont avec le futur gouvernement.

8:33
Invité

Une candidature RN que le sénateur socialiste sortant, Sébastien Plat, accueille avec sérénité.

8:39
Locuteur

À

8:39
Invité

la rencontre des grands électeurs, il met en avant sa proximité d'élus de terrain et refuse les étiquettes. Moi, je suis un homme libre. Je ne veux absolument pas politiser ce genre d'élection, et je politise encore moins mon action publique. J'ai une action au service des élus locaux. Il ne

8:54
Locuteur

faut

8:54
Invité

pas se tromper de combat. Il vient d'être élu, un an,

8:56
Locuteur

il

8:56
Invité

veut partir au Sénat, et donc donner son poste, comme l'a fait le maire de Carcassonne, à son suppléant. Donc son suppléant ne sera pas légitime, et il se retrouvera député. Donc je trouve que c'est le travers de la démocratie, tout ça, de se passer des postes. Sébastien Plat dénonce les méthodes du RN. J'ai l'impression qu'aujourd'hui, le Rassemblement national fonctionne un peu comme les anciens partis communistes et socialistes de l'époque, avec des professionnels de la politique qui n'ont aucune liberté d'action, qui sont là en service commandé pour un parti et une idéologie. Je n

9:26
Locuteur

'ai

9:26
Invité

pas envie que des députés, ou quel que soit leur parti d'ailleurs, viennent au Sénat pourrir les débats en se comportant comme ils le sont à l'Assemblée nationale.

9:35
Locuteur

Pour

9:36
Invité

la vice-présidente socialiste de la région Occitanie, candidate au sénatorial, aux côtés de Sébastien Plat, il y a urgence à recentrer le débat autour des enjeux locaux. La présidentielle, elle vient dans un second temps.

9:48
Locuteur

Moi,

9:48
Invité

dans cette campagne, ce que je constate, c'est que les maires, les élus locaux, ont besoin de porte-parole, ont besoin d'être entendus. La défense de la ruralité est aussi au cœur de la campagne de la candidate du centre, Marie-Josée Aparicio. Nous restons quand

10:04
Locuteur

même

10:05
Locuteur 9

le troisième département le plus pauvre de France.

10:08
Locuteur

Je

10:08
Locuteur 9

pense qu'on peut essayer de faire mieux. Je crois dans le dialogue, je crois dans la construction et même dans la co-construction, lorsque le dialogue est au milieu de tout ça.

10:17
Invité

Pour gagner les deux postes de sénateur de l'Aude, le 27 septembre, huit candidats sont en lice, de la France insoumise aux écologistes, en passant par un candidat d'hiver droite et un autre de la droite souverainiste. Dans cette élection, où l'URN espère percer avant les départementales et les régionales, le PS va tout faire pour conserver ses deux sièges à la Chambre haute.

10:38
Locuteur

À

10:39
Présentateur

ce moment-là, notre débat politique. Les mécontentements feront-ils dévier le budget et la campagne

10:44
Locuteur

? Et

10:53
Présentateur

les colères qui montent face à la flambée des prix du carburant qui étranglent les Français. On a vu la mobilisation des pêcheurs hier en Méditerranée. Mais colère aussi, et pour d'autres raisons, chez les agriculteurs, les policiers, les énergéticiens, les infirmiers. Jusqu'où iront ces mécontentements qui, vous le voyez, font la une de vos journaux régionaux ? Ce matin, il va tout y avoir un retour des gilets jaunes. Et que peut faire le gouvernement dans un contexte budgétaire contraint et en pleine campagne pour la présidentielle ? On va en parler. Débat politique avec vous, Julien Oudoul. Merci beaucoup d'être la députée de Lyon, porte-parole du Rassemblement national.

Jad Zab, merci également d'être avec nous, secrétaire national de Renaissance. Et porte-parole de Gabriel Attal. Et Sylvain Bersinger est également avec nous, économiste et fondateur du cabinet Bersinger Co. Première question, pour commencer, je commence par vous, Jad Zab. On voit la colère qui monte, et dans tous les secteurs, et c'est multifactoriel. Est-ce que le gouvernement prend vraiment la mesure de ce que ressentent aujourd'hui les Français ?

11:50
Julien Odoul

Écoutez, j'ai le sentiment que la classe politique tout entière, là, doit être capable de mettre de côté, en tout cas au moment de l'examen du projet de loi de finances, la prochaine élection présidentielle, pour adresser le sujet d'urgence, qui est celui du pouvoir d'achat, et notamment du prix du carburant. Il faut expliquer d'où ça vient. En tout cas, évidemment, on est en soutien. Et on entend la colère aussi, il ne faut pas la nier, c'est une réalité dans le pays. Il faut aussi expliquer d'où ça vient, la situation internationale, et notamment la reprise des hostilités du président américain dans le détroit d'Hormuz.

Donc je pense qu'il faut qu'on soit capable de dire quelle est la stratégie, c'est-à-dire aider celles et ceux qui en ont le plus besoin, continuer à adresser les ménages, les entreprises qui ont besoin d'être aidées de manière ciblée, mais pardon de dire aussi que les Françaises et les Français savent que quand il y

12:32
Locuteur

a

12:32
Julien Odoul

une aide quelque part, en réalité, soit on la rembourse par la dette, soit on la rembourse par l'impôt. Donc nous sommes dans une situation budgétaire qui ne permet hélas pas tout, et le débat budgétaire sera l'occasion de faire

12:44
Locuteur

des choix importants.

12:46
Présentateur

Sur le silence, pour le moment, d'Emmanuel Macron, du Premier ministre, est-ce que vous les comprenez ?

12:51
Julien Odoul

Alors, bon, moi je ne

12:51
Locuteur

suis

12:51
Julien Odoul

pas porte-parole du gouvernement, mais pour

12:53
Locuteur

le

12:53
Julien Odoul

coup, il y

12:54
Locuteur

a

12:54
Julien Odoul

un

12:54
Locuteur

examen qui va commencer. Non, non, mais

12:56
Julien Odoul

vous avez le ministre de l'Économie et des Finances qui s'est exprimé, l'examen du texte budgétaire va commencer dans les prochains jours, donc ça va être l'occasion d'un débat. J'espère, vu la gravité du moment, que toutes les familles politiques seront capables de se parler, indépendamment de l'élection présidentielle qui, on le voit, commence là depuis quelques jours véritablement, mais là il y

13:14
Locuteur

a

13:14
Julien Odoul

un enjeu d'urgence et j'espère qu'on sera en capacité d'apporter des solutions raisonnables aux Françaises et aux Français.

13:20
Présentateur

Et tirer tous dans le même sens, Julien Audoul

13:22
Locuteur

?

13:23
Julien Odoul

Malheureusement non, et j'entends effectivement que le gouvernement parle beaucoup de la crise en Iran qui a fait exploser les prix des carburants, c'est incontestable et personne ne peut le nier. Sauf que le gouvernement a sa responsabilité. Depuis des années, depuis qu'Emmanuel Macron est à l'Élysée, il a participé à l'aggravation du pouvoir d'achat, notamment avec la fiscalité sur les carburants. C'est le gouvernement d'Edouard Philippe, notamment en 2017-2018, qui a augmenté la TICPE, la taxe sur les carburants, qui avait généré la crise des gilets jaunes. C'est le gouvernement de M. Lecornu qui a alourdi les certificats d'économie d'énergie par décret au début de l'année 2026.

C'est le gouvernement qui refuse de baisser la fiscalité sur les carburants. On a une fiscalité qui a 20% qui pèse à plus de 50% de taxes sur un litre d'essence ou de diesel. Quand on regarde nos voisins étrangers,

14:19
Locuteur

européens,

14:20
Julien Odoul

hier, à la frontière espagnole, à une station service d'Iroun, vous aviez le litre de diesel à 1,76€, le litre d'essence à 1,80€. Chez nous, c'est 2,30€ le litre de diesel, 2,20€ le litre d'essence. Il y a vraiment un problème. Et vous avez un gouvernement, en fait, qui ne réagit pas, qui ne répond pas à la souffrance des Français. Vous avez également le gaz qui va encore augmenter au 1er octobre,

14:43
Locuteur

au

14:43
Julien Odoul

prochain, une augmentation de 6,3%, l'électricité qui a augmenté en août. Donc, tout ça fait que nos compatriotes ne peuvent plus, à un moment donné, tenir face à cette inflation et surtout face à cette absence de réponse politique. Et nous, nous le disons avec Marine Le Pen, Jordan Bardella, ça passe essentiellement et principalement par la baisse des taxes, baisse de la TVA de 20% à 5,5 sur toutes les énergies.

15:06
Locuteur

Ça coûte

15:06
Julien Odoul

combien, votre mesure de

15:08
Locuteur

baisse de la TVA ? Environ 12 milliards

15:08
Julien Odoul

d'euros, qui sont largement compensés, d'une part, par les économies que nous voulons faire, à la fois sur le train de vie de l'État, sur la fraude sociale, sur l'immigration de guichets sociaux, mais surtout, en baissant la TVA, et on a un exemple en Espagne, en baissant la TVA sur les carburants, on permet aux Français de se déplacer. Là, aujourd'hui, vous avez une étude assez intéressante des labs, qui montre qu'il

15:30
Locuteur

y

15:30
Julien Odoul

a un Français sur deux qui renonce à se déplacer, qui renonce même à travailler, considérant que mettre de l'essence du diesel dans son réservoir, aujourd'hui, c'est une charge beaucoup trop importante par rapport au salaire qu'il va recevoir.

15:43
Présentateur

Juste, Sylvain Bercinget, pour qu'on comprenne bien, aujourd'hui, parce que c'est un débat, faut-il baisser les taxes ? Combien ça représente, les taxes sur le carburant, et est-ce que dans le contexte budgétaire actuel, c'est financièrement tenable de baisser les taxes

15:57
Locuteur

? Alors,

15:58
Julien Odoul

les taxes sur les carburants, vous avez raison, le carburant est très taxé, grosso modo, un peu plus de la moitié du prix à la pompe, c

16:03
Locuteur

'est

16:03
Julien Odoul

des taxes. Moi, je suis

16:04
Locuteur

très

16:05
Julien Odoul

sceptique sur la baisse des taxes, parce que le problème de la baisse des taxes,

16:08
Locuteur

c

16:08
Julien Odoul

'est ça que ça concerne tout le monde. Vous l'avez dit, il

16:10
Locuteur

y

16:10
Julien Odoul

a des Français, effectivement, qui sont étranglés, et qui ne se déplacent pas, au moins, parce qu'ils vivent en milieu rural, ils n'ont pas beaucoup de revenus. Donc, qu'on élargisse les aides ciblées, qui ont été décidées par le gouvernement, et qui sont,

16:21
Locuteur

c

16:21
Julien Odoul

'est vrai, assez ciblées pour l'instant, qu'on les élargisse à d'autres ménages, pourquoi pas ? Mais si vous baissez les taxes, vous les baissez pour tout le monde, y compris pour des gens, on est au Sénat,

16:29
Locuteur

on

16:29
Julien Odoul

voit dans les rues de Paris, des gens très aisés qui ont des SUV, qui peuvent très bien payer un peu plus cher leur plein d'essence. Le problème, quand vous baissez la taxe, c'est que vous la baissez absolument pour tout le monde. Et quand vous baissez cette taxe, l'État s'endette actuellement à 4,5%. Les 12 ou un peu plus, 12 ou 15 milliards, selon les chiffres qu'on entend du Rassemblement national, de cette mesure de baisse de taxe, ça coûterait 600 millions d'euros par an, juste en intérêt. Donc, juste qu'on paierait aux créanciers, ce serait 600 millions d'euros, qui n'iraient pas dans l'école, dans l'hôpital ou dans autre chose.

Donc, je trouve que c'est très cher pour une mesure qui n'est pas ciblée. Donc, plus d'aides pour les ménages étranglés, d'accord, mais des aides ciblées. Le ménage rural a faible revenu, on élargit les aides, d'accord, mais des baisses de taxes pour tout le monde, ça coûte beaucoup d'argent et de l'argent qui… –

17:11
Locuteur

Le ciblage ne

17:12
Julien Odoul

marche pas, regardez ce qui se passe. Vous avez près de 2,9 millions de Français qui sont éligibles aux aides ciblées, vous n'en avez même pas la moitié qui est au courant ou qui les touche, avec un retard. – Non,

17:24
Locuteur

mais ça c'est automatique, on peut basculer sur un version automatique. – Donc, le

17:27
Julien Odoul

ciblage,

17:28
Locuteur

c

17:28
Julien Odoul

'est d'abord l'exclusion.

17:29
Locuteur

– Non, mais

17:30
Julien Odoul

c'est un autre sujet, on l'a dit, il y a eu un sujet de non-recours à cette aide parce qu'effectivement c'était très complexe et qu

17:34
Locuteur

'il

17:34
Julien Odoul

y avait encore beaucoup de formulaires, etc. pour y aller. Et donc, il faut qu'on améliore et qu'on fasse en sorte que les Français soient beaucoup plus facilement éligibles. Mais moi, je partage l'analyse, c'est-à-dire que je me mets à la place des gens qui nous regardent, qui doivent se dire, mais oui, bien sûr, c'est très alléchant, mais ce sont les taxes. Ça semble évident. En réalité, ce que propose le Rassemblement national, c'est un mirage. Parce que précisément, pour plusieurs choses, non seulement ça n

17:57
Locuteur

'est

17:57
Julien Odoul

pas ciblé, donc vous allez aider autant le milliardaire que l'aide-soignante qui touche 2 000 euros. Et puis surtout, vous n'avez pas la certitude que ça allait être efficace. Prenons un exemple, l'allié du Rassemblement national, Mme Meloni, en Italie, en est revenu de cette baisse des taxes parce qu'en réalité, ça a coûté entre 11 et 20 milliards d'euros à l'État. Et vous n'avez pas la certitude, et je parle sous le contrôle d'un économiste, vous n'avez pas la certitude qu'en baissant les taxes, ça va effectivement être répercuté sur le prix. Donc si vous voulez, je me mets à la place des gens qui écoutent et qui se disent « Oui, évidemment, c'est du bon sens ce que propose le Rennes ».

En réalité, c'est un mensonge parce que non seulement vous n'avez pas la certitude que ça va baisser les prix, par contre, la seule certitude que vous avez, c'est que ça va coûter à l'État. Et dans la situation actuelle, vu ce que nous propose le Rassemblement national, dans son plan, pardon de dire qu'il propose encore la retraite à 60 ans, donc c

18:42
Locuteur

'est impossible de se désendetter dans cette situation-là, je pense que c'est irresponsable. – Quelqu'un de talent de ceux et de vous. – Je vous en remercie. – Je

18:49
Julien Odoul

termine mon propos. – Donc je

18:50
Locuteur

pense qu'on ne peut pas regarder les Français droit

18:53
Julien Odoul

dans les yeux en disant « On va continuer à dépenser sans fin ». En réalité, nous avons une situation budgétaire. Je ne parle même pas de ceux qui disent qu'on peut geler la dette, ça, ce n'est pas possible non plus. En fait, il faut être raisonnable et regarder la situation comme elle est. Nous, on dit « Continuons à aider celles et ceux qui en ont le plus besoin, ceux qui travaillent, qui ont besoin de la voiture, parce que ce n'est pas un luxe pour

19:10
Locuteur

prendre la voiture ». – Julien, je

19:10
Présentateur

vous laisse répondre après en Méditerranée, voir la colère des pêcheurs.

19:13
Julien Odoul

– Être raisonnable aujourd'hui, c'est rendre de l'argent aux Français, qui n'en peuvent plus. Et moi, je le vois dans mon département de Lyon, qui est un département rural, où la charge du carburant, la charge de l'énergie, est aujourd'hui insupportable. Avec des familles qui demandent aujourd'hui une mesure urgente, une mesure urgente pour aller emmener leurs enfants à l'école, pour aller travailler, pour aller chez le médecin. Et Dieu sait si, dans mon département, les médecins sont de plus en plus rares et de plus en plus loin du domicile. Donc la baisse des taxes, c'est effectivement baisser le prix immédiatement.

Et moi, je le dis, il faut aujourd'hui que nos responsables politiques, et notamment que les macronistes, arrêtent d'alourdir la fiscalité. Quand vous voyez qu'hier, il y a

19:55
Locuteur

eu

19:55
Julien Odoul

un vote très important et très grave au Parlement européen, où vos députés ont voté pour un mécanisme… Mais non,

20:01
Locuteur

c'est un vote qui a eu lieu il y a bien longtemps. Monsieur Bardella, comme il ne va pas au Parlement européen, il découvre les votes trois ans après. Je vais aller au ministère Julien Oudou, j'attends que je lui répondais.

20:11
Julien Odoul

Je sais que ça gêne les macronistes.

20:13
Locuteur

Les députés européens ont voté le

20:14
Julien Odoul

mécanisme ETS2, qui vise à décarboner notre économie et l'énergie, qui va conduire à alourdir la facture du carburant, avec une augmentation du prix du litre de 15 centimes en 2028. Comme si les carburants n'étaient pas assez chers, vous alourdissez de 15 centimes en 2028. Tout cela est indécent et inqualifiable au regard de ce que vivent nos constituants. Est-ce que les 36 milliards d'euros de taxes et d'impôts supplémentaires que vous avez votés l'année dernière lors du projet de loi de finances

20:44
Locuteur

sur les entreprises, sur les PME et les ETI, est-ce qu'elles sont acceptables ? On est le groupe qui a voté

20:50
Julien Odoul

le plus de baisse d'impôts.

20:52
Locuteur

Vous avez voté avec la France insoumise l'année dernière, 36 milliards

20:55
Julien Odoul

d'euros d'impôts et de taxes supplémentaires sur les ménages et sur les entreprises. C'est un fait aussi.

21:00
Locuteur

Donc,

21:00
Julien Odoul

si vous voulez, sortons des bilans. C'est vous qui m'amène dessus,

21:03
Locuteur

donc je vous réponds. On n'a pas été au gouvernement. Alors si, vous avez un bilan, monsieur Oudou. On n'a pas été au gouvernement. C'est intéressant ce que vous dites. Mais il y a des votes au Parlement. Vous, ça fait 10 ans. Mais on assume notamment nos votes

21:11
Julien Odoul

qui sont pour le coup responsables et qui encouragent à des économies drastiques et à faire

21:15
Locuteur

un nettoyage dans la dépense publique et dans nos comptes publics. Vous n

21:19
Julien Odoul

'avez, par

21:21
Locuteur

exemple, pas voté contre la

21:22
Julien Odoul

réforme des retraites, pas voté contre la réforme de l'assurance

21:24
Locuteur

-chômage, pas voté sur le conditionnement du

21:26
Julien Odoul

RSA à 15 heures d'activité. Vous êtes aussi comptable, par vos votes, de la situation dans laquelle nous sommes. Vous êtes le premier groupe à l'Assemblée. Les Françaises et les Français

21:33
Locuteur

vous ont choisis. – Allez, on va aller voir. – Mais ne disons pas

21:35
Julien Odoul

que vous arriveriez comme ça, comme des nouvelles personnes. –

21:42
Locuteur

Vous vous êtes

21:42
Julien Odoul

plombé.

21:43
Locuteur

– Vous avez un bilan. – On va parler de la colère des

21:45
Présentateur

pêcheurs en Méditerranée, dans l'Héro-A7 à Frontignon. Ce matin, hier, c'était à Fosse-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, à côté de Marseille. Bonjour Léo Purgat, merci beaucoup d'être avec

21:54
Locuteur

nous. – Bonjour.

21:54
Présentateur

– Président et directeur éditorial de la Marseillaise, des pêcheurs qui ont bloqué quelques heures le dépôt pétrolier de Fosse-sur-Mer, avec des images qui nous ont interpellées, images d'affrontements entre CRS et pêcheurs. Quelle était la situation, Léo

22:07
Locuteur

? – Une

22:09
Invité

situation très tendue, qui témoignait de la colère et du désarroi de ces pêcheurs de Méditerranée qui sont venus bloquer le dépôt pétrolier de Fosse pour protester contre l'explosion du prix du gasoil

22:22
Locuteur

et

22:23
Invité

expliquer que dans ces conditions, ils travaillent finalement pour rien. Donc, beaucoup de colère de leur côté, beaucoup de colère aussi lorsque les CRS les ont chargés pour les disperser. Ils estimaient qu'ils étaient là pour représenter le monde du travail et qu'il n'y avait pas lieu de les traiter comme des voyous.

22:47
Locuteur

Donc, effectivement,

22:48
Invité

beaucoup de colère autour du dépôt de pétrolier de Fosse et puis beaucoup de colère dans toute notre région dont nous rendons compte dans notre édition du jour puisque, en plus de ces pêcheurs, il y avait aussi des mobilisations des énergéticiens et des gaziers, des enseignants du supérieur, des étudiants et aussi une convergence des personnels de santé à Marseille de toute notre région.

23:16
Présentateur

Merci, Léo. Merci beaucoup, Léo Purguet, président et directeur éditorial de la Marseille. Est

23:21
Locuteur

-ce

23:21
Présentateur

qu'il fait sa une, évidemment, sur le sujet énergéticien, infirmière, chercheur ? Ce qui les met vraiment en colère, c'est-à-dire dans votre journal. Qu'est-ce qu'on répond à ces pêcheurs, Jadzab

23:31
Locuteur

?

23:31
Présentateur

Alors, il y a déjà des aides sectorielles pour la pêche, mais vous l'entendez, cette colère, notamment en ce moment dans les ports de Méditerranée. Il en faut plus.

23:40
Julien Odoul

Écoutez, moi, je suis né à Montpellier, donc je connais bien aussi dans les rôles la situation des pêcheurs. En réalité, il y a plusieurs sujets et j'ai entendu ce que disent les pêcheurs.

23:48
Locuteur

Ils

23:48
Julien Odoul

ne demandent pas que des compensations et des aides financières. Ils demandent aussi qu'on les libère des normes. Ils demandent qu

23:54
Locuteur

'on

23:54
Julien Odoul

taille dans toutes ces normes qui compliquent au quotidien leur vie. Donc, pour le coup, quand Gabriel Attal était Premier ministre, il avait géré, en tout cas, il était aux responsabilités quand il y avait eu le pic de la crise des agriculteurs avec une volonté de simplifier, de permettre la transmission beaucoup plus facile des exploitations. Sur les pêcheurs, la question aussi de leur quotidien, de leur capacité à embaucher. Donc, si vous voulez, encore une fois, c'est toujours le cas quand il y

24:22
Locuteur

a

24:22
Julien Odoul

des crises.

24:23
Locuteur

Il

24:23
Julien Odoul

y a le sujet de l'urgence avec, évidemment, comment on peut faire en sorte pour les aider, pour les accompagner. Parce que derrière ça, c'est aussi un enjeu de souveraineté alimentaire puisqu'ils nous nourrissent. Donc, on doit aussi être en capacité de les protéger. Et puis, il y a la question au long terme sur la simplification. Et donc, nous, on dit, effectivement, qu'il faut tout repenser et qu'on doit réécrire de fond en comble aussi toutes ces normes en, évidemment, protégeant encore les consommateurs, mais en simplifiant la vie pour ces gens dont l'objectif est de nous nourrir. C'est normal qu'ils vivent dignement. Et ça n'est clairement pas le cas aujourd'hui.

24:49
Locuteur

–

24:49
Présentateur

Gérard.

24:50
Locuteur

–

24:51
Julien Odoul

Là encore, moi, j'entends les beaux discours, mais quand, après dix ans d'un seul et même pouvoir, l'inflation normative n'a cessé de paralyser des secteurs entiers, de fragiliser des entreprises, de plomber des aériculteurs et des pêcheurs, effectivement, ils veulent moins de normes, mais ils n'ont pas envie d'avoir des discours. Les discours, ils les ont entendus. Ils veulent,

25:13
Locuteur

à

25:13
Julien Odoul

un moment donné, que quelqu'un, excusez-moi, passe la tronçonneuse et arrête avec ces contraintes qui sont insupportables et surtout que n'ont pas nos concurrents et partenaires étrangers. Parce que ce que reprochent, en fait, les agriculteurs et les pêcheurs, c'est de ne pas être logés à la même enseigne. Ils n'ont pas les mêmes règles. Ils ont une tonne de contraintes. Ils doivent laver plus blanc que blanc. Ils doivent être irréprochables sur tous les sujets. Sauf que les pêcheurs européens et les agriculteurs européens, en fait, ne sont pas plombés par les mêmes normes et les mêmes contraintes. C'est ça, le véritable problème. Et moi, je reproche beaucoup. Sur

25:47
Locuteur

le Mercosur, on a quand même obtenu, en l'occurrence, par exemple, des clauses miroirs, etc. On a fait ce qu'on a pu pour aller au bout. Et on s'est opposé, d'ailleurs, nous, à ce Mercosur. Emmanuel

25:55
Julien Odoul

Macron n'a pas été très clair sur le sujet du Mercosur comme sur tous les sujets des traités de libre-échange. Nous, c'est très clair. Avec Marine Le Pen, Jordan Bardella, on sort l'agriculture. On sort l'agriculture des traités de libre-échange. On fait l'exception agriculturelle française, comme il

26:09
Locuteur

y a

26:09
Julien Odoul

une exception culturelle qui protège un certain nombre d'artistes.

26:11
Locuteur

Donc, vous privez les agriculteurs de la PAC, de la politique agricole commune, en réalité.

26:15
Julien Odoul

Pas du tout, pas du tout, pas du tout. En

26:16
Locuteur

réalité, c'est ça que vous dites. Mais

26:17
Julien Odoul

pas du tout. Par ailleurs, quand vous dites qu

26:19
Locuteur

'on va baisser la contribution de la France à l'Union Européenne,

26:22
Julien Odoul

ça équivaut aussi à une forme de Frexit qui dit pas son nom. Les

26:25
Locuteur

premières victimes vont être les agriculteurs et les

26:27
Julien Odoul

pêcheurs. Vous qui êtes un farouche défenseur et partisan de l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne. Non, pas

26:33
Locuteur

du tout.

26:33
Julien Odoul

L'entrée de l'Ukraine

26:34
Locuteur

dans l'Union

26:35
Julien Odoul

Européenne, c

26:36
Locuteur

'est la mort de

26:36
Julien Odoul

la PAC. C'est la mort de

26:38
Locuteur

la PAC.

26:38
Julien Odoul

Il n

26:38
Locuteur

'est

26:38
Julien Odoul

pas question de ça

26:39
Locuteur

aujourd'hui. Et c'est le dernier clou de

26:40
Julien Odoul

cercueil sur l'agriculteur française. Puis cette concurrence déloyale de ce pays qui, encore une fois, ne respecte aucune des normes, aucune des contraintes,

26:48
Locuteur

aucune des règles sanitaires qui sont

26:50
Julien Odoul

respectées par les agriculteurs français, je le dis, ce serait le cauchemar terminal pour les agriculteurs français de voir l'entrée de l'Ukraine dans l'Union Européenne. Il n'en est pas question pour le moment.

27:00
Présentateur

Sylvain Versinger, puisqu'on parle aussi des conséquences de ces mécontentements sur le budget. Là, on est sur des aides sectorielles, des aides ciblées pour les gros rouleurs, pour les agriculteurs, pour les pêcheurs. Est-ce qu'on a les moyens de faire plus, de ressortir le carnet tchèque et de refaire un quoi qu'il en

27:15
Locuteur

coûte ?

27:15
Julien Odoul

Alors, un quoi qu'il en coûte, ça dépend de

27:17
Locuteur

ce

27:17
Julien Odoul

qu'on entend par là. Mais je crois qu'on a les moyens de faire plus. Cela dit, il faudra raboter plus ailleurs aussi. Parce qu'aujourd'hui, avec les taux qui augmentent, et on s'endette aujourd'hui la France à 4,5%, il

27:26
Locuteur

y a

27:26
Julien Odoul

des taux qui ne sont pas tenables à long terme. Parce qu'en fait, le taux qu

27:28
Locuteur

'on

27:28
Julien Odoul

paye sur notre dette est plus élevé que la croissance nominale. C'est-à

27:31
Locuteur

-dire

27:31
Julien Odoul

qu'en fait, c

27:31
Locuteur

'est

27:31
Julien Odoul

une situation qui n'est pas tenable à long terme. Je ne dis pas que ce sera la faillite demain, mais sur plusieurs années ou décennies. Donc oui, on peut faire un peu plus. Après, il faudra aussi s'engager à faire peut-être plus de coupes ailleurs, à augmenter peut-être plus tel ou tel autre impôt ailleurs. Mais l'idée que moi, j'ai envie de porter, et qui peut rassembler tous les partis politiques, je pense, du RN à LFI, c'est qu'en fait, on est dépendant depuis des décennies de nos importations d'hydrocarbures. Et régulièrement, tous les 5, 10, 15 ans, selon les crises, on se prend un choc pétrolier, une crise gazière pétrolière. Mais la solution, c'est de sortir de cette dépendance.

Et on commence à avoir les technologies pour le faire. Et les 12 ou 15 milliards d'euros que vous voulez mettre en baisse de taxes, mettons-les pour électrifier les voitures. Je sais que c'est encore trop cher pour beaucoup de ménages dans Lyon, etc. Ou

28:12
Locuteur

ailleurs, il n'y a pas encore les

28:13
Julien Odoul

bornes. Mais cet argent, mettons-le pour sortir de cette dépendance, pour construire des bornes, pour augmenter les aides pour acheter une voiture électrique. Et demain, dans 5, 10 ans, quand il y aura ce nouveau type de crise, ce n

28:24
Locuteur

'est

28:24
Julien Odoul

pas qu'on s'en fichera. Mais

28:25
Locuteur

en

28:25
Julien Odoul

fait, on sera beaucoup moins dépendants. On sera dépendants des Chinois.

28:28
Locuteur

On sera dépendants des

28:29
Julien Odoul

Chinois.

28:30
Locuteur

On peut construire des gigafactories dans le Nord aussi. Il y en a qui sont en train de construire. On

28:33
Julien Odoul

a pris un retard colossal.

28:36
Locuteur

Mettons l'argent pour rattraper ce retard. Je suis d

28:39
Julien Odoul

'accord avec vous. Mais il ne

28:42
Locuteur

faut

28:42
Julien Odoul

pas mentir aux gens. Le gouvernement avait dit, effectivement, on va électrifier le parc automobile. Vous allez voir, il y aura des millions de véhicules. On va remplacer très rapidement les véhicules thermiques. Force est de constater que c'est un échec. Voilà, on peut le déplorer. Aujourd'hui, il ne faut pas mettre tous les oeufs au même panier. On a encore besoin, notamment dans la ruralité, de véhicules thermiques. On a besoin de véhicules diesel. On a besoin de véhicules qui vont rouler et qui vont avoir, encore une fois, une autonomie supérieure aux véhicules électriques. C'est une réalité. Qu'il

29:11
Locuteur

y

29:11
Julien Odoul

ait des véhicules électriques qui soient plus adaptés à l'environnement urbain, périphérique, très bien. Mais là, aujourd'hui, on a besoin de baisser les taxes pour permettre à l'essentiel de nos concitoyens dans la ruralité de pouvoir circuler, de pouvoir travailler. J'ajoute que, quand même, c'est important pour nos compatriotes qui nous écoutent, la baisse de la TVA sur le diesel et l'essence pour un plein de 40 litres, c'est 14 euros en moins. 14 euros en moins, c'est énorme. –

29:39
Locuteur

Vous êtes en train de vendre un mirage. Évidemment que ça donne envie. – Évidemment

29:45
Julien Odoul

que ça donne envie, mais ce n

29:46
Locuteur

'est

29:46
Julien Odoul

pas possible. – Mais c'est possible,

29:48
Locuteur

on va le

29:49
Julien Odoul

faire. – Mais non, c'est là qu'en réalité, vous trompez les gens. Moi, j'entends la colère et j'entends qu'il faut qu'on aille beaucoup plus loin. Mais pardon de dire que dans la situation actuelle, une nation endettée, elle subit son avenir. Une nation désendettée, elle le choisit. La raison pour laquelle, si on le voulait, on ne pourrait pas donner autant qu'on le souhaiterait pour aider ceux qui en ont le plus besoin, c'est que nous sommes dans une situation budgétaire très contrainte. Donc nous,

30:10
Locuteur

ce

30:10
Julien Odoul

que nous disons avec Gabriel Attal, et c'est une trajectoire qu'il faut qu

30:13
Locuteur

'on

30:13
Julien Odoul

tienne, mais dans 10 ans, nous devons être revenus à 0% du déficit. Et oui, il faut aussi qu'on regarde les dépenses de l'État. Nous disons, nous devons faire des réformes sociales. La réforme des retraites. Pardon de dire que le Rassemblement national ne fait pas de réforme des retraites, voire revient à 60 ans. Il ment aux Françaises et aux Français.

30:28
Locuteur

Nous disons, nous voulons faire une réforme... Je termine juste mon propos. Nous voulons faire une réforme de l

30:31
Julien Odoul

'assurance chômage. Nous assumons de dire que nous devons aussi discuter, négocier le départ de 100 000 fonctionnaires, sauf police, justice, État, armée. Nous disons aussi qu'il faut faire une grande réforme de l'État parce que nous avons eu tendance à avoir un millefeuille administratif. On le connaît au Sénat.

30:45
Locuteur

Il

30:45
Julien Odoul

y a eu beaucoup de rapports sur la question. Nous disons qu'il faut aussi faire les réformes qui vont en face. Mais donc, pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, on n

30:50
Locuteur

'a

30:50
Julien Odoul

pas, entre guillemets, les mains libres ? Pardon de le dire comme ça. C'est parce que nos dettes, elles sont détenues par l'étranger que nous devons honorer nos créances. Et sur la question de l'électrification, oui, entièrement d'accord. Au

31:00
Locuteur

long terme, nous devons investir… Non, mais il

31:03
Julien Odoul

a été Premier ministre six mois. Vous êtes parlementaire, vous savez mieux que moi qu'en six mois, on

31:06
Locuteur

ne peut pas tout révolutionner. Oui, il aurait été ministre quelques années avant. Bien sûr,

31:08
Julien Odoul

mais précisément sur cette question-là, l'électrification, oui, nous nous proposons avec Gabriel Attal d'étendre le leasing social aux voitures électriques d'occasion. Typiquement, ça,

31:17
Locuteur

c

31:17
Julien Odoul

'est aussi une mesure importante. Sur le nucléaire, nous défendons, nous, le mix énergétique. Je vous précise que le Rassemblement national est contre les énergies renouvelables. Donc, en réalité, ils nous mettent

31:26
Locuteur

en situation… Effectivement, nous sommes contre les

31:27
Julien Odoul

énergies faussement

31:27
Locuteur

renouvelables. Donc, vous nous mettez en situation de dépendance

31:31
Julien Odoul

vis-à-vis de vos alliés, que sont M. Poutine et M. Trump. Donc,

31:34
Locuteur

précisément, avec le mix énergétique,

31:36
Julien Odoul

on retrouve notre

31:37
Locuteur

souveraineté. Allez, c'est bon, c'est une heure d'où l'apprend, on va écouter Cégolène Roya. Donc, le Rassemblement national, qui est

31:41
Julien Odoul

patriote

31:41
Locuteur

sur les plateaux, en réalité, nous vend à la Russie

31:44
Julien Odoul

de Poutine et aux États-Unis de Trump, CQFD. Là, c'est la grande bouillabaisse. Je ne

31:49
Locuteur

sais

31:49
Julien Odoul

pas s'il

31:50
Locuteur

y

31:50
Julien Odoul

a de la bouillabaisse à Montpellier, je ne pense pas. Non, ça,

31:51
Locuteur

c

31:51
Julien Odoul

'est plutôt

31:52
Locuteur

Marseille.

31:52
Julien Odoul

Mais, très clairement, nous, nous sommes les farouches défenseurs du secteur nucléaire. Nous souhaitons, effectivement, arrêter le subventionnement, pas des énergies renouvelables. Il faut défendre les énergies renouvelables, la biomasse, la géothermie, l'hydrogène et d'autres. Mais, pour autant, vous avez, aujourd'hui, des énergies qui sont intermittentes, l'éolien et le solaire, qui nous viennent, d'ailleurs, de l'étranger. Quand vous subventionnez l'éolien, vous êtes… Comment dire ? Vous subventionnez des promoteurs, qui sont des promoteurs étrangers,

32:20
Locuteur

essentiellement,

32:20
Julien Odoul

pour une énergie qui nous coûte extrêmement cher et qui fait augmenter la facture d'électricité. J'aimerais revenir un peu sur la réforme des retraites.

32:28
Locuteur

Oui, alors, clarifiez une bonne fois pour toutes. Après, il y a Sylvain Bersinger qui a fait un peu la mousse sur vos propos. Je vais lui donner la parole.

32:33
Julien Odoul

Les caricatures sont faciles. Quelqu'un, un Français qui a commencé à travailler à 16 ans, il faut qu'il parte à quel âge,

32:40
Locuteur

selon

32:41
Julien Odoul

vous ? Il n'a jamais… Il faut qu'il parte à quel âge, alors ?

32:45
Locuteur

Mais nous, avec

32:47
Julien Odoul

Gabriel Attal, on est très clair, c'est la durée de cotisation qui ne compte pas l'âge de départ. Très bien. Donc, nous, c'est 40 annuités. 40 annuités travaillées, voilà. Et il partira à

32:54
Locuteur

60 ans. À quel âge ?

32:55
Julien Odoul

À taux plein, parce que

32:56
Locuteur

vous avez encore une mesure d'âge dans votre système.

32:57
Julien Odoul

À 60 ans, quand vous avez commencé à travailler avant 20 ans. Quand vous avez commencé à travailler après 20 ans, jusqu'à 24 ans et demi, 42 annuités. C'est

33:04
Locuteur

-à

33:04
Julien Odoul

-dire que vous commencez à 24 ans, vous terminez à 66 ans avec une retraite à taux plein. Et surtout, nous voulons inciter les Français à travailler plus longtemps. Ceux qui veulent dépasser l'âge légal, qui le peuvent et qui le souhaitent, ils bénéficieront d'une augmentation de 15% de salaire, l'entreprise d'une baisse de 15% de cotisation chômage. Donc, on incite aussi les gens à travailler plus longtemps.

33:25
Locuteur

Voilà, ça, c'est clarifié.

33:26
Présentateur

Un mot, Sylvain Bersinger, sur la question des énergies en nouvelle.

33:29
Julien Odoul

Non, je pense que… Je comprends tout à fait votre point de vue. Il y a des gens en milieu rural qui sont étranglés qui ne peuvent pas passer tout de suite à l'électrique. Donc, qu'on élargisse un peu les aides et qu

33:37
Locuteur

'on

33:37
Julien Odoul

les rende automatiques, parce qu'on sait très bien qu'il

33:39
Locuteur

y a

33:39
Julien Odoul

des gens qui n

33:39
Locuteur

'ont

33:39
Julien Odoul

pas recours aux aides, très bien. Après, je pense que le pétrole, quoi qu'il arrive, au-delà des considérations écologiques, strictement économiques, il est importé,

33:47
Locuteur

il

33:47
Julien Odoul

sera toujours importé. L'électricité, qu'elle soit… Il peut être français, justement. Dans des toutes petites mesures,

33:53
Locuteur

peut-être un peu en

33:53
Julien Odoul

Guyane. En Guyane, mais justement, on aimerait bien pouvoir prospecter,

33:57
Locuteur

alors qu'on

33:57
Julien Odoul

nous

33:57
Locuteur

l'interdit à

33:58
Julien Odoul

cause de

33:59
Locuteur

tout

33:59
Julien Odoul

Nicolas

33:59
Locuteur

Hulot.

34:00
Julien Odoul

Il n

34:00
Locuteur

'y a

34:00
Julien Odoul

pas de possibilité de prospecter pour

34:02
Locuteur

voir si on a du

34:03
Julien Odoul

pétrole en

34:03
Locuteur

Guyane. On peut la produire aussi dans Lyon. Très vite, on est temps d'écouter Ségolène Royal. On

34:06
Julien Odoul

peut aussi les mettre dans Lyon et des emplois

34:07
Locuteur

dans Lyon.

34:09
Julien Odoul

Le sud du département est infesté, ça pourrit les paysages. Donc stop.

34:13
Présentateur

Merci. Quelle réponse apportée à Ségolère ? On va voir ce qu'en dit la candidate à la primaire de la gauche, Ségolène Royal, c'était ce matin sur LCI.

34:20
Locuteur

Vous

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Locuteur 3

avez déclaré, c'était hier, le gouvernement veut le chaos, veut la révolte. Quel serait l'intérêt du gouvernement à chercher le chaos et la révolte ? Brouiller les élections, on a bien vu Emmanuel Macron.

34:31
Locuteur

Brouiller les élections, mais à quel objectif ? On a

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Locuteur 3

bien vu Emmanuel Macron dissoudre dans des conditions aberrantes. Donc aujourd'hui, la question, il faut la retourner. Pourquoi ce gouvernement ne baisse-t-il pas les taxes sur l'essence ? Pourquoi ne reconnaît-il pas même dans la parole politique la souffrance des Français qui sont confrontés à ces problèmes ? Vous n'avez même pas une parole politique qui dit cela.

34:53
Locuteur

Qu

34:54
Présentateur

'est

34:54
Locuteur

-ce

34:54
Présentateur

que vous répondez, Jadab

34:55
Locuteur

?

34:55
Julien Odoul

Écoutez, Mme Royal, elle a été, je crois, ministre de l'Environnement au moment où il y avait eu les bonnets rouges en Bretagne. Donc elle connaît la question. Je crois encore une fois que c'est une solution de facilité que de baisser les taxes. Encore une fois, c'est alléchant, ça donne envie. Et si c'était réaliste, on le ferait. Mais en réalité, ça coûte très cher. Sans résultat, quant au fait que le gouvernement instrumentaliserait les souffrances des gens en vue de brouiller, comme le dit Mme Royal, les élections, je pense que de la part de quelqu'un qui prétend à la fonction suprême, ce n

35:23
Locuteur

'est

35:23
Julien Odoul

pas très responsable de dire ça. Le gouvernement, il a beaucoup de mérite. Chacun sait qu'il n

35:28
Locuteur

'y a

35:28
Julien Odoul

pas de majorité à l'Assemblée nationale, que là, on entre dans un débat budgétaire. Et rendez-vous compte, on n'en est plus à souhaiter le meilleur budget. On en est à espérer, pardon l'expression, moins pire des budgets. Donc le gouvernement, on ne

35:37
Locuteur

va

35:37
Julien Odoul

pas lui rajouter, en plus la suspicion d'instrumentaliser les élections. Ceux qui essaient d'instrumentaliser les élections, en l'occurrence, sont les alliés de M. Oudoul, c'est la Russie de Vladimir Poutine, avec ses ingérences. Voilà,

35:49
Locuteur

le

35:49
Julien Odoul

gouvernement défend les Français. Et je ne

35:53
Locuteur

suis

35:53
Julien Odoul

pas certain que ce soit très responsable, ce que vient

35:54
Locuteur

de

35:54
Julien Odoul

dire

35:55
Locuteur

Mme

35:55
Julien Odoul

Royale. Pour une fois, Céline Royale a raison. Effectivement, ça passe par la baisse des taxes. Je vous explique rapidement comment compenser ces 12 milliards. Vous avez les 6 milliards d'augmentation du budget de l'Union européenne, sur lesquels nous voulons revenir, parce que nous sommes contributeurs perdants. Vous avez ensuite des agences et comités théodules, qui nous coûtent un pognon de dingue, je pense à l'ADEME, 4 milliards d'euros qu'on va récupérer. Donc là, vous avez déjà 10, et je rajoute 2 milliards sur l'entretien des faux mineurs isolés par les départements, 2 milliards d'euros. Vous avez les 12

36:24
Locuteur

milliards

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Julien Odoul

qui nous permettent de baisser les taxes sur les carburants. Non, mais vous nous réinviterez et je répondrai à M.

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Locuteur

Oudoul. La réalité, c'est alléchant. Oh mais

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Présentateur

je vous réinvite, on aura le temps, la campagne va être longue, encore 7 mois. Merci beaucoup,

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Locuteur

merci à tous les

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Présentateur

trois.