Dette française: Bruno Le Maire assure que la dissolution "a précipité le chaos"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Réaction de Marine Le Pen sur le budget : position responsable ?
- 0:43OuverteRéponse partielle
Est-ce une position responsable selon vous ?
- 1:28OuverteRéponse directe
Quels impacts concrets des taux d'intérêt élevés pour les Français ?
- 2:05RelanceRéponse directe
On risque de ne plus pouvoir payer retraites, hôpitaux, éducation ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Priorité à l'investissement technologique ou à la rigueur budgétaire ?
- 3:15OuverteRéponse directe
Risque de perte de souveraineté financière comme en Grèce ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:41Fait
« un budget imparfait opérationnel avant les élections est préférable cette fois à une loi spéciale car nous pourrons le modifier immédiatement à notre arrivée au pouvoir avec une nouvelle majorité parlementaire. »
- 5:12Chiffre
« les taux d'intérêt moyens quand j'étais ministre des Finances étaient à 1 ,1%. Ils sont à près de 5 % aujourd'hui. »
- 5:12Chiffre
« L'écart de taux entre l'Allemagne et la France n'a jamais dépassé les 30 points. Il est à près de 100 points aujourd'hui. »
- 5:12Chiffre
« Quand je suis parti de Bercy, le taux de chômage était à 7 ,6%. Il a près de 9 aujourd'hui. »
- 5:12Chiffre
« L'INSEE a révisé la croissance à près de 2%. Elle est à 0 ,4 aujourd'hui. »
- 11:56Promesse
« Ma conviction absolue, c'est qu'il est encore possible de sauver la situation, que ça se joue dans les semaines qui viennent »
- 12:37Chiffre
« il faut engager non pas 5 6 milliards d'euros de réduction de la dépense mais 20 à 30 milliards »
- 15:33Fait
« Les salaires ne sont pas indexés. Donc les gens qui bossent, qui ont un salaire, désolé, eux ils font comment ? »
- 18:38Chiffre
« Nous nous demandons un rabais de 5 milliards d'euros »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Je voudrais d'abord vous faire écouter la réaction de Marine Le Pen sur le budget. Vous allez me dire si c'est pour vous une réaction de de responsabilité, justement, par rapport au vote sur le budget. Nous verrons bien la copie que nous présentera le gouvernement, mais j'assume une position claire. Nous assumons vouloir gagner les élections et gouverner la France au plus vite. Ce faisant, un budget imparfait opérationnel avant les élections est préférable cette fois à une loi spéciale car nous pourrons le modifier immédiatement à notre arrivée au pouvoir avec une nouvelle majorité parlementaire. Au contraire, s'il n'y a pas de budget, nos six premiers mois au pouvoir seraient bien plus difficiles.
Est-ce que c'est une déclaration une position responsable, selon vous ? J'espère que tous les partis politiques auront la même position, c'est-à-dire l'adoption d'un budget. Quoi qu'il arrive, même un budget qui n'est pas parfait plutôt que pas de budget du tout, qui ne fera que précipiter la crise financière qui nous pend au nez. Tout le monde en a parfaitement conscience. Mais chacun doit mesurer la gravité de la situation pour nos compatriotes. Quand on a des taux d'intérêt qui s approche des 4 ,5 % et qui dépasseront les 5 % de manière inéluctable dans les semaines qui viennent. Qu 'est-ce que ça veut dire pour nous, compatriotes ? Ça veut dire que vos enfants, mes enfants, quand ils vont aller emprunter de l'argent à la banque pour se loger, on va leur dire « Monsieur,
le taux d'intérêt c'est 6%, 6 ,5%, 7 % ». Nos enfants, nos petits-enfants ne pourront plus se loger. Ça veut dire que pour les entrepreneurs, les patrons de PME, les artisans, les Les commerçants qui veulent emprunter de l'argent pour investir, pour créer de l'emploi, ils ne pourront pas le faire. Et ils mettront la clé sous la porte parce qu'ils n'auront pas l'argent disponible. Donc chacun doit se sentir responsable, écarté toute querelle politicienne, toute leur querelle partisane pour se dire c'est l'avenir de la France qui est en jeu. Nous nous rassemblons, ce ne sera pas parfait mais au moins il y aura un budget plutôt que de précipiter la crise. Le sujet de la dette n'est pas un sujet technique, c'est très concret.
Est-ce qu'à un moment, Bruno Le Maire, vous dites qu'on risque de se retrouver dans la situation où on ne pourra pas payer les retraites des Français, on ne pourra pas payer l'hôpital, on ne pourra pas payer l'éducation des Français ? Mais c'est déjà le cas. Quand on commence à dilapider autant d'argent pour les intérêts de la dette. Je rappelle que quand les taux d'intérêt, ça a l'air un chiffre théorique, augmente d'un point. C'est 3 ,5 milliards d'euros de plus que vous dépensez chaque année, puis 7 milliards, puis 15 C'est autant que vous n'avez pas pour les urgences des hôpitaux, qu'en ont bien besoin, pour les écoles, pour les crèches, pour nos universités. Donc en réalité, on se prive déjà de capacité d 'investissement.
On pourrait mettre tout cet argent sur un sujet qui me paraît prioritaire. C'est-à-dire faire de la France le grand leader des nouvelles technologies, de l'intelligence artificielle, construire plus de capacités d'accueil de semi-conducteurs, de construction industrielle verte. Mais on ne peut pas le faire. Mais ça veut dire que si les mesures de redressement des comptes ne sont pas faits, si je vous entends bien, si je vous comprends bien, elles ne seront imposées de l'extérieur. C'est-à-dire que les pays que l'on regardait autrefois, parfois, il faut le dire avec un peu de condescendance, en disant ça nous arrivera jamais, c'est ce que nous vivons peut-être en pire ? Le choix qui aujourd'hui est posé devant tous les responsables politiques,
c'est ce que nous voulons, un destin français ou un destin à la Grèce, au Portugal, à l'Espagne pendant la crise financière. Comment est-ce que ça se matérialisera ? Il y a un jour, certainement pas dans les semaines qui viennent, mais s'il y a encore plus d'instabilité politique, peut-être même juste avant l'élection présidentielle, nous émettrons de la dette et nos créanciers diront « c'est trop dangereux ». On ne suit pas et on n'achète plus de dettes françaises parce que le risque est trop important. À ce moment-là, évidemment, la Banque centrale européenne ne va pas nous laisser tomber. Elle dira « il faut venir au secours de la France parce que c'est l'avenir de la zone euro qui est en jeu ». Simplement, le conseil de la Banque centrale européenne dira « c'est à nos conditions ».
Donc on vous prête de l'argent mais on veut une baisse des pensions, on veut une baisse des traitements des fonctionnaires, on veut une réforme des retraites un peu plus ambitieuse. donc c'est pour éviter des sons et des larmes qu'il faut tout simplement du courage Je salue Edwige Chevrion qui nous a rejoint merci d'être là avec Bruno Jeudy, Nicolas Domenac et Anne-Sora Dubois avant qu'on vous pose tous des questions il y a une question majeure Bruno Le et vous essayez d'y répondre depuis plusieurs jours et plusieurs semaines, puisque l'on vous voit dans le débat public et politique. Vous n'avez cessé de dire à tout le monde, lorsque vous étiez à Bercy, qu'il vous a été demandé de rallonger les de rallonger les chèques, maintenir le quoi qu'il en coûte.
Mais pourquoi vous ne vous êtes pas dressé contre cette situation ? Vous avez alerté, écrit au président de la République. Pourquoi en tant que ministre, vous avez dit... Moi, je ne cautionne pas, je parce que je préfère me battre et que je revendique la position que j'ai choisi, c'est-à-dire obtenir des économies. On a fait des économies, on a pris des décisions. Je rappelle qu'on a fait une réforme des retraites quand quand même, la croûte est retirée ensuite, en 2024, après la dissolution. En réalité, Sonia Mabouk, la faute politique, ce qui a précipité le chaos, c'est la dissolution. Je vais juste vous donner quelques chiffres. Donc c'est le Président de la République ? C'est la décision du Président de la République, mais je veux quand même rappeler
quelques chiffres parce qu'effectivement, je préfère défendre la vérité plutôt que tous les mensonges que j'ai entendus depuis des mois et des mois, les taux d'intérêt moyens quand j'étais ministre des Finances étaient à 1 ,1%. Ils sont à près de 5 % aujourd'hui. L'écart de taux entre l'Allemagne et la France n'a jamais dépassé les 30 points. Il est à près de 100 points aujourd'hui. Quand je suis parti de Bercy, le taux de chômage était à 7 ,6%. Il a près de 9 aujourd'hui. Et je rappelle que la dernière année où j'ai été ministre de l'économie et des finances sur une année pleine, c 'est l'année 2023. L'INSEE a révisé la croissance à près de 2%. Elle est à 0 ,4 aujourd'hui. Ce que ces chiffres montent et je ne cible personne personnellement, je cible les décisions qui ont été faites.
Mais pourquoi on ne vous a pas écouté ? Vous avez écrit au président de la République sur le taux élevé de nos dépenses et de nos prélèvements. Vous lui avez vraiment proposé de mettre en place une stratégie, semble-t-il, ambitieuse de contrôle de nos finances publiques pour revenir sous les 3 % déficit en 2027. Que vous a-t-il opposé ? Un silence. Qu'est-ce que ça veut dire qu'il a préféré la dissolution à la vérité ? Tout ça a été parfaitement établi par la Commission des Finances de l'Assemblée nationale qui a mené une enquête et qui a approfondi tous ces sujets. Je pense qu'à un moment très précis, il y a eu un choix politique majeur qui a été fait pour la France. Est-ce qu'on choisit en juin 2024 le plan de redressement des comptes
publics que j'avais proposé, qui comportait beaucoup de mesures, qui sont aujourd'hui sur la table mais qui sont forcément plus dures parce que la situation s'est détériorée Ou est-ce qu'on choisit d'écarter ce courage-là en faisant le choix de la dissolution ? La décision qui a été prise par le président de la République, c'est entre le rétablissement des comptes comme je le le proposait, ou le chaos politique de la dissolution, le chaos politique de la dissolution. – Mais c'est très grave, pardonnez-moi, c'est très grave. – Mais c'est un choix qui n'appartient que au président de la République, mais je veux simplement, parce que ça fait deux ans que j j'entends beaucoup de fables sur le sujet. Simplement rappeler que chacun prend ses responsabilités.
Moi, j'ai certainement, Sonia Mabouk, une part de responsabilité dans la situation des finances publiques parce que peut-être qu ici, là, on aurait pu aller plus loin, on aurait pu dépenser moins tel ou tellement. Je prends toute ma part de responsabilité. Mais je voudrais juste rappeler que la décision fondamentale, c'est la dissolution. Au moment de la dissolution, la Commission européenne est déjà en train d'étudier le fait de placer la France en procédure de déficit exagéré. Et la Cour des comptes a jugé, a critiqué votre bilan, a repoussé notamment votre argument Covid en disant « les voisins européens ont pris des mesures comparables et ne sont pas dans la même situation ». Donc déjà avant la dissolution, c'était déjà très compliqué. Ça faisait six ans que vous étiez là.
Ce n'est pas pour dire « vous êtes seul responsable ». Mais enfin, la dissolution... Il y a eu aussi votre audition au Sénat dans laquelle vous dites qu'il y a eu une erreur d'appréciation des recettes. Il y a eu quand même une succession d'erreurs qui ne sont pas dues à la dissolution, qui se sont déroulées sous votre direction de merci. Bien sûr ! Quand je dis que je prends ma part de responsabilité, je prends ma part de responsabilité. Mais c'est sûr qu'à un moment donné il y a eu un trou dans les recettes, mais on a pris des décisions réglementaires pour corriger ça, des économies sur l'État, des économies sur les médicaments. Je les ai prises. Pourquoi les Français l'ont appris si tard ? Il y a eu des recettes qui n'ont pas été anticipées. Bien sûr qu'il n'a pas été anticipé.
C'est une erreur grave qui a été commise par Bercy. Comme j'étais le patron de Bercy, je prends toutes mes responsabilités sur cette mauvaise évaluation. Ce que je regrette, c'est qu'on ne comprenne pas que le problème de la dette est un problème de système, un problème de modèle économique qui dépense plus de richesse qu'il en produit. Vous le disiez très bien tout à l'heure. Le problème de la dette, c'est quoi ? C'était établi par Nicolas Dufourque, le patron de la BPI, par tout le monde. Et par François Meyrou, c'est lui dépense trop pour les dépenses sociales, trop pour les retraites. Et elles ne produisent pas assez de richesse. Moi, au moins, j'en tire des conséquences. Mais ça n'aurait pas eu plus de force, de panache, de partir et de dire au nom même de ce que vous défendez,
de briser là, de dire c'est plus possible, on va dans le mur, et vous avez continué. Mais c'est sympathique. Je ne comprends pas. C'est sympathique, mais je vais vous expliquer. Non, c'est la doctrine chevalementiste. C'est
C'est sympathique sur un plateau de télévision, mais pour la réalité des Français, c'est une catastrophe. François Bayrou a fait ce choix Voilà. Qu'est-ce que ça a amené ? Le retrait de la réforme des retraites. Donc je préfère me battre, pied à pied. Mais vous avez perdu, il a refusé un projet de loi de finances rectificative, ça n'a rien changé. Mais pardon, si à un moment donné, le choix politique fondamental qui a été fait était de dissoudre plutôt que de poursuivre. Ça, ça n'est pas ma responsabilité. Donc quand il s'agit de rétablir les comptes… – Donc c'est de masquer la réalité. La dissolution ne sort pas du chapeau comme ça, monsieur le maire. Pardonnez-moi, mais c'est grave quand même. C'est-à-dire que vous êtes en train de dire que vous avez tout fait,
vous avez alerté, vous n'avez pas été écouté et pire, il a été décidé de dissoudre pour ne pas dire cette vérité. – Non, pas pour ne pas dire la vérité. – Pour la retarder – Il y aura peut-être une autre majorité, il y aura peut-être une autre possibilité et ça fera passer plus facilement la pilule à mer ou le rétablissement des comptes. – Est-ce qu'on pourrait dire, Bruno Le Maire, que la dissolution c'était finalement un peu de la cavalerie financière ? – Je pense que la dissolution, c'est un choix qui n'appartient qu'au président de la République, mais qui a abouti à une fuite en avant. Je redis qu'avant la dissolution, oui il y avait des difficultés, oui il y avait des choses qui auraient pu être mieux faites certainement, mais au moins nous avions le contrôle de la situation.
Nous avons, avec la dissolution, perdu le contrôle de la situation. Et c'est bien ça qui est aujourd'hui... Pardon de regarder un tout petit peu devant. Ce qui intéresse les Français, c'est de savoir de quoi l'avenir va être fait. Jusqu'en juin 2024, nous avions le contrôle de la situation. À partir de juin 2024, vous l'avez vu, on abandonne la réforme des retraites, on augmente les impôts, on abandonne la politique économique favorable à l'offre. Donc, on jette tout par-dessus bord. C'est une réalité. Donc, nous nous retrouvons à l'heure où je vous parle... – Mais alors, est-ce que le responsable de cette carrerie financière, pour suivre ce que dit Bruno Jeunier, est-ce que Finalement, ce n'est pas le président de la République qui en fait... C'est un peu ce qu'on dit aujourd'hui.
Ça ne l'intéressait pas tellement les comptes de la France. Les personnes qui nous écoutent, je peux me tromper, mais je pense que la seule chose qu'ils attendent aujourd'hui des responsables politiques, c'est comment est-ce qu'on sort de cette situation et comment est-ce qu'on est vif ? Oui mais j'ai envie de dire que ce n'est pas les responsables politiques, c'est des politiques. Il n'y a plus le mot responsabilité. Vous avez une grande difficulté à part aujourd On le sait, on a pêché, pour prendre vos propos qui sont justes. La France pêche depuis 40 ans en dépensant trop pour l'État-providence et trop pour les retraites. Donc est-ce que maintenant, on regarde ça en face et on essaye de régler le sujet ? A l'avenir, est-ce que nous sommes prêts, au moment où je vous parle,
à dire aux Français qu'on peut encore sauver la situation ? Ma conviction absolue, c'est qu'il est encore possible de sauver la situation, que ça se joue dans les semaines qui viennent et que sur le long terme il faut réinventer notre modèle. Vous êtes un homme responsable. Vous remontez sur le Titanic quand le commandant vous dit écoutez j'ai un peu... J'ai pris l'iceberg mais j'aurais pas dû mais cette fois si je vais faire attention vous remontez en famille avec vos enfants à un moment donné on est tous dans le même bateau ce bateau il a un nom il s'appelle la France et ce bateau là il a besoin qu'on comble les voies d'eau qu'on les ferme une bonne fois pour toutes et c'est pas dans six mois que ça se joue c'est maintenant donc c'est maintenant qu'il faut engager non pas 5 6
milliards d'euros de réduction de la dépense mais 20 à 30 milliards ça a été établi par tous les spécialistes n'avez-vous pas dit ça au moment où on vous a refusé le projet de loi de finances rectificative pourquoi maintenant et pas à ce moment là je ne comprends pas ça a été dit non vous l'avez pas dit vous auriez pu dire au président c'est maintenant qu'il faut engager ces économies sinon je m'en vais vous auriez pu dire au parlement c'est maintenant qu'il faut les engager sinon je m'en vais et vous ne l'avez pas fait c'est maintenant que vous le dites je me permets de vous rappeler je vois votre véhémence mais c'est une passion parce que c'est un vrai sujet français j'entends votre passion moi je vous rappelle à la règle
institutionnelle toutes les décisions qui relevaient de ma compétence je les ai prises entre janvier et juin 24 je passe rapidement parce que le passé ça n'intéresse pas forcément les gens je les ai prises contre les oppositions la sortie du bouquet tarifaire sur l'électricité tout le monde contre austérité monsieur le maire j'ai pris la décision réduction de 10 milliards d'euros des dépenses sur l'état austérité monsieur le maire j'ai pris la décision mais il se trouve qu'ensuite il y a des règles démocratiques et institutionnelles qui font qu'à partir d'un certain niveau des Il faut que vous alliez devant le Parlement et que le Parlement les vote. La démission, c'est toujours dans les compétences des ministres. Or, toutes les oppositions ont dit plus d'économie ?
C'est hors de question. Ça va faire de l austérité. Non, c'est sur le diagnostic. Mais le diagnostic, il a été fait, il a été écrit, il a été dit, je l'ai dit depuis 2021, il faut sortir du quotidien. Vous avez dit ni faute ni dissimulation au Sénat. Je dis simplement qu'à un certain moment que chacun prenne ses responsabilités. Je ne peux pas, comme ministre des Finances, prendre les responsabilités des oppositions qui ne voulaient pas voter un texte faisant plus d'économie. Bruno Lemer, si on regarde un tout petit peu devant face à ses cours, c'est 30 septembre, donc c'est vrai Vraiment, c'est après-demain. Faire 30 milliards d'économies, comme a priori c'est ce qui semble se profiler, est-ce que c'est de l'austérité ? Mais non, je n'allais pas de l'austérité.
À chaque fois, on nous revoit... Vous posez la question, non – Non. – Elle est légitime, non ? – La question n'est pas forcément légitime, mais le problème c'est… – Vous dites 10 milliards, on vous dit que c'était 30 milliards. – J'ai l'impression de me retrouver au Parlement où à chaque fois que vous annoncez un euro d'économie, on vous dit austérité ! Monsieur le maire, vous les coupez dans l'électricité et les aides aux Français, austérité. Mais pardon, l'austérité c'est ce qui va nous pendronner si c'est la Banque Centrale Européenne qui décide à notre place. Donc je préfère le courage à l'austérité. – Mais est-ce qu'on peut trouver 30 milliards Vous êtes ministre de l'économie suffisamment longtemps. Est-ce qu'on peut trouver 30 milliards en 15 jours, en 3 semaines ?
Oui. Et vous les trouvez où alors ? Simplement, je mets mon expérience à disposition puisqu'à chaque budget, j'ai essayé d'apporter des économies. Nous en avons On fait les seules décisions immédiates qui sont à la hauteur de la gravité de la situation. C'est la désindexation des pensions de retraite. Je propose un point. Ça vous rapporte 3 à 4 milliards d'euros. C'est la suppression de la abattement de 10%. Avec un minimum pour les retraites les plus modestes ? Bien sûr. On ne touche pas les retraites les plus modestes et parfaitement raisonnable. Et c'est quoi les retraites les plus modestes ? Pardonnez-moi, on dirait qu'il y a des retraités aisés dans notre pays. J'avance sur le sujet. Je rappelle juste la désindexation des retraites où il est parfaitement dit tout à l'heure.
Les salaires ne sont pas indexés. Donc les gens qui bossent, qui ont un salaire, désolé, eux ils font comment ? Les rémunérations des fonctionnaires, elles sont gelées, elles ne sont pas indexées. Donc voilà pourquoi il me paraît juste et équilibré aujourd'hui de demander la désindexation d'un point des pensions de retraite, de supprimer l'abattement de 10 % qui rapporte le double 6 milliards d 'euros, de geler les avancements des fonctionnaires, ce qui rapporte près de 4 milliards d'euros, de geler les traitements des fonctionnaires. Et j'assortis à ça d'autres mesures qui me paraissent indispensables. Personnellement, je maintiendrai la surtaxe à l'impôt sur les sociétés. Et celui qui vous dit ça... En 2020, vous aviez dit que c'était injuste. En 2017, vous l'avez fait.
En 2003, vous avez dit que c'était injuste. Pourquoi ? J'ai jamais augmenté les impôts des entreprises. Mais là, qu'est-ce que je cherche ? C'est la justice. Vous ne pouvez pas demander aux uns de contribuer et aux autres de ne pas participer. Donc il n'y a aucune réforme dans ce que vous faites. C'est que de l impôts supplémentaires. Mais pas parce qu'Elisabeth Chevrillon, vous le savez mieux que moi. Edwige tant qu'à faire. Edwige, pardon. Les réformes structurelles ne donnent de résultats que dans deux ans ou dans trois ans. Je révèle, Edwige Chevrillon, que nous avons retiré la seule réforme qui est rapportée aujourd'hui, qui aurait rapporté aujourd'hui plusieurs milliards d'euros, c'est la réforme des retraites. Bruno Le Maire, s'il vous plaît.
Je termine juste par un point très important dans les propositions. Vous avez dit juste. Moi, il y a la question de la justice et il y a la question de la dignité. Vous pouvez dire aujourd pour la formule consacrée « les yeux dans les yeux » à ces retraités qu'on appelle aisés, mais je ne sais pas en quoi ils sont aisés. Écoutez, c'est comme ça, vous serez le prochain sacrifié ? On peut leur dire alors que pèse sur eux un contrat de génération ? C'est une question fondamentale que vous posez. Je leur dis juste, tout le monde aujourd'hui est en grande difficulté. Les salariés, aujourd'hui, il est probable que leurs salaires ne vont pas beaucoup augmenter. Vous êtes à près de 9 % de taux de chômage. La pauvreté en France elle est directement liée au chômage.
Donc il faut que tout le monde apporte son écho. Je leur ajoute deux choses très importantes pour les retraités, il n'est pas question de cibler qui que ce soit, ça n'a jamais été ma la façon de faire la politique. La première, c'est que c'est jusqu'à ce que la France soit revenue sous les 3 % de déficit. Ensuite, on arrête. On a des temps. Non, pas 10 ans, vous devez tenir un objectif. — On sera déjà retraités nous-mêmes, à mon avis. — Sans doute plus qu'à 10 ans. — Non, je suis désolé s'il faut le faire le plus vite possible. Tous les autres pays européens sont revenus sous les 3 % de déficit d'où pas. — Mais à quel prix, monsieur le maire ? À quel prix les autres pays européens sont venus ? Je parle d'expérience. Il faut d'abord leur donner cette garantie que c'est limité dans le temps.
Et puis il y a une deuxième garantie qui est très importante, c'est de leur dire on va faire une vraie réforme des retraites à 65 ans âge égal de départ avec de la capitalisation pour qu qu'ils sachent que effectivement c'est une bonne fois pour toutes qu'on fait cette économie. Je rajoute une dernière chose qui rapporte aussi de l'argent, c'est qu'à un moment où la France a un niveau de vie moyen inférieur à celui des autres pays européens. Il me paraît légitime, comme l'Allemagne, comme l'Autriche, comme d'autres pays européens, de demander un rabais. Un rabais sur notre cotisation en disant voilà on a un niveau de vie moyen et plus faible, il n'y a pas de raison qu'on continue. On continue. a financé les autoroutes du sud de l'Espagne ou de l'est de la Pologne.
Nous nous demandons un rabais de 5 milliards d'euros. Ah parce que vous parlez des autoroutes ? Un quart d'euro ? Si jamais, on va y venir, je suis sûr qu'on va y venir, si jamais vous faites l'ensemble des mesures que j'ai proposé. – Ça, tabou pour Emmanuel Macron, ça, toucher au rabais. – Mais les tabous sont faits pour être levés à un moment où la gravité de la situation justifient des mesures exceptionnelles. – Bruno Le Maire, n'y voyez pas de l'ironie. Vous aurez eu d'être ministre de l'Économie avec toutes ces propositions. Non, mais il disait finances, mais quand je l'ai aidé, j'ai fait un certain nombre de ses propositions et je me suis pris, et c'est bien tout l'enjeu aujourd'hui, un mur de tout le monde, de toutes les oppositions, de tous les responsables politiques,
d'autres membres du gouvernement qui disaient que ce n'était pas possible. – Mais vous avez dû vivre un enfer sans que personne ne s'en rend compte alors ? – Mon message ce soir, vous savez l'enfer est pavé de bonnes intentions, on a fait beaucoup de bonnes intentions, mais je n'ai pas vécu l'enfer. L L'enfer aujourd'hui, c'est ce que vont vivre les Français et ce que vivent certains de nos compatriotes. Si nous voulons garder notre souveraineté, notre liberté, et ne pas nous voir dicter demain ce que nous pouvons faire librement aujourd'hui, il faut engager les économiques que je propose, qui nous permettent de revenir à la liberté financière et demain de réinvestir dans les grands programmes d'investissement, dans l'école et dans l'hôpital.
– Bruno Le Maire, est-ce que les Français peuvent faire confiance pour réparer et les voies d'eau que vous avez décrites du navire France, est-ce qu'ils peuvent faire confiance à ceux qui ont contribué à les agrandir, en tout cas ne les ont pas refermées ? Là, il y a un problème quand même. Ça ne va pas être facile. – Vous avez parfaitement raison de soulever le sujet. Et c'est pour ça que j'appelle à la responsabilité collective. C'est sûr que si c'est le Premier ministre dont je soutiens les efforts pour avoir un budget, qui tout seul avec David Amiel, le ministre du Budget, qui fait un travail remarquable, qui dit voilà ce qu'il faut faire et que tous les autres se planquent Ils ne se planquent pas, ils sont en campagne Monsieur le maire, on est à 7 mois pourquoi voulez-vous aider
l'équipage du Titanic quand vous avez une élection reine que Sonia Mabrou, qu'on est tous dans le même navire et que tout le monde coulera ensemble. Mais même celui qui sera élu président de la République coulera. Ah bah ça c'est sûr, il va y arrêter d'une situation courue C'est bien ça ? Est-ce qu'on veut demain élire librement, dans une situation financière redressée. C'est important ce que vous dites. Librement ? C'est-à-dire qu'on pourrait voir notre élection présidentielle confisquée ? Non, je dis simplement qu'à un moment donné, si vous édisez un président de la République, qui est au beau milieu du marasme financier et d'une crise financière, ça va être quoi ces marges manœuvres ? Ça. Eh bien moi, je veux demain un président de
la République avec une majorité, avec un gouvernement qui pourra engager des investissements pour le pays, réinvestir dans les grands services publics, en particulier l'hôpital et l'école. Vous pensez sincèrement qu'à 7 mois de la présension, à 7 mois et demi, un budget peut passer Je suis un idéaliste indécrottable. Donc je continue à penser que tout de même, il peut y avoir dans l'Assemblée nationale un bref éclair de lucidité, que chacun comprenne, je ne leur demande même pas de penser à l'intérêt français. Je leur dis que même dans leur intérêt, à tous ceux qui sont candidats, ils ont intérêt à avoir une situation financière stable parce que dans six mois, les taux d'intérêt ne seront pas à 4-4, ils seront à 5-5 ou à 6.
La dette aura filé et tout l'argent qu'ils voudraient dépenser pour leur programme, ils devront le dépenser pour les intérêts de la dette. Donc s'ils ne pensent pas à l'intérêt supérieur de la nation qui moi m'occupe matin, matin, midi et soir, pour ne pas vous dire que ça me tarot de si la nuit, qu'au moins ils pensent à leur intérêt. Et vous pensez ? Juste une toute petite question, pardonnez-moi. Le président ou la présidente qui va être élue, le président de la République, elle n'aura ou il n'aura aucune marge de manœuvre. Parce qu'on se retrouvera dans la situation que vous avez décrite. Donc il y aura tous les programmes sur lesquels on va se prononcer, on va débattre pendant 200 jours. Si là on donne l'impression ou on dit qu'aux Français qui n'ont pas de choix,
c'est C'est très grave, on a eu une campagne, deux campagnes présidentielles, on en est là, du moins c'est ma question, est-ce qu'on en est là ? Les contraintes sont-elles ? A mes yeux nous sommes très exactement en 1958, 70 ans plus tard. Très exactement. Ce n'est pas une crise algérienne que vous avez, c'est une crise financière. Elle n'a pas encore éclaté, mais elle est sur le point d'éclater. C'est à le moment où vous ne maîtrisez plus rien. Est-ce qu'en 1958, il Il a été impossible de faire quoi que ce soit. Non, il faut simplement garder son sang froid et savoir où on veut emmener les Français. La première chose à faire, exactement comme en 1958 avec Jacques Rueff, vous rétablissez les finances publiques, avec toutes les propositions que j'ai faites.
Vous le faites en faisant aussi des réformes de structure, l'assurance chômage, les retraites, la définition de ce qu'est l'État, ce qu'il fait encore et ce qu'il ne fait plus. Pour moi, l'État, c'est la santé, c'est l'éducation, c'est la sécurité, tout le reste, il Il faut qu'il oublie parce que ce n'est pas sa responsabilité première. Et si vous pouvez projeter le pays comme cela a été fait en 1958, vers ce qui doit être l'avenir français au 21e siècle, c'est-à-dire l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs, les nouvelles technologies, parce qu'aucun pays en En Europe, grâce à l'électricité des carbonés nucléaires, grâce à nos scientifiques et grâce à nos ingénieurs, aucun pays en Europe n'a tant le choix de réussir.
Pendant des années, on s'est endetté. Une partie du pouvoir s'est protégée. On nous a dit que c'est temporaire. C'est devenu la la norme. Donc là, on paye l'addition et certains la payent cash à la pompe. Pourquoi est-ce qu'on ne baisse pas les prix ? Parce que vous ne pouvez pas dire qu'il y a un sujet financier majeur et dire vous allez baisser l taxe sur les carburants. J'ai vu votre reportage, il est exact. On a un niveau de taxation qui est un des plus élevés d'Europe. Très bien. Mais il faut juste savoir ce qui est possible ou pas possible. Chaque centime de baisse des taxes sur le carburant, c'est 500 millions d'euros. Mais vous êtes attaché à la concorde nationale. Vous ne voulez pas qu'il y ait de nouveau des Français dans la rue, des tensions, des débordements ?
C'est pour ça que la proposition que je fais, elle est très simple. C'est de dire tous ceux qui bossent, tous ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler, que ce soit les aides-soignantes, que ce soit les ouvriers qui habitent loin de leur usine. Eux, il faut les aider. Et croyez-moi, quand on regarde les masses, parce que ça compte... C'est ce que fait le gouvernement, les aides ciblées. Oui, mais je pense que c'est une bonne politique. Simplement, on aurait pu l'anticiper. Vous pensez que ça suffit On aurait pu l'anticiper. Je rappelle qu'en avril dernier, quand tout le monde se réjouissait de l'accord entre Donald Trump et l'Iran, j'ai donné une interview à vos collègues
du Parisien pour dire que c'est une mascarade et les prix du pétrole augmenteront en septembre. Tout le monde marionnait. C'est la situation où nous sommes aujourd'hui. Je vous dis aujourd'hui que face à ce qui se passe dans le détroit de Bab-el-Vendab, face à ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz, un tiers de la circulation du pétrole étant bloqués les prix vont continuer à augmenter. Il faut inscrire les aides à ceux qui travaillent dans le temps. Est-ce que l'État prend 1 ,17€ sur 2€ de carburant – Oui, l'État prend beaucoup d'argent sur le carburant, je ne vais pas vous dire le contraire. – Mais pardonnez-moi, donc il y a quand même une marge de manœuvre, il y a la géopolitique et on ne peut rien aux humeurs de tremper aux bouquasses de Poutine.
– Non, parce que la marge de manœuvre, elle est dans la liberté par rapport au pétrole et par rapport aux énergies fossiles. Nous ne le produisons pas. Donc pardon, mais c'est du bon sens de dire que tout ce qu'on ne produit pas, on s'en débarrasse, on s'en libère. Quand j'ai lancé le véhicule électrique, quand nous avons lancé le leasing social sur le véhicule électrique, nous avons déployé les fornes. Je n'ai jamais revenu dessus Edwige Chevrillon, j'ai toujours descendu Pec et On l'idée d'offrir à tous ceux qui sont les plus modestes l'accès des véhicules électriques. Pourquoi ? Pour que dans 5 ans, 10 ans, 15 ans, nous soyons libres du pétrole. Pardonnez-moi, déjà on ne va presque plus être libre pour l'élection présidentielle. Moi je veux comprendre, l'État prend sa part avant même
que le pétrole n'arrive à la pompe. Sur certaines stations, l'État encaisse plus que le producteur, le transporteur et le pompiste réunis. Pourquoi il n'y a pas cette marge de manœuvre en réalité ? Pourquoi il n'y a pas une mission parlementaire sur les prix ? Pourquoi vous ne donnez pas la transparence pour qu'on voit véritablement où va l'argent La transparence est faite et on sait où va l'argent. Maintenant, nous sommes au pied du mur. Certains proposent la baisse des taxes. Ça peut justifier, vous le dites de manière très claire. On fait les Espagnols ou les Italiens. Mais bien sûr, mais ça coûte une fortune et nous ne pouvons pas nous le permettre. On ne peut pas se permettre ce qu'ont fait les Espagnols ou les Israéliens parce que nous n'en avons pas les moyens.
Mais le problème, Bruno Le Maire, c'est que la politique des aides ciblées, je vous l'accorde, a plutôt fonctionné tant qu qu'on était encore dans un prix qui ne dépassait pas les 2 ,20€, 2 ,30€ comme on est dans le cas aujourd'hui. vous nous promettez, et c'est une évidence de le dire, que ce sera peut-être 2 ,50€, 2 ,60€, 2 ,80€, ça existe déjà. Mais là, ça ne va plus tenir. Ça a pu tenir à ce niveau de prix. C'est bien pour cela que j'appelle à ce qu'il y ait des aides qui soient suffisamment massives pour ceux qui travaillent, inscrites dans le temps peut-être. Si effectivement le prix du diesel arrive à 2 ,50€, 2 ,60€, il faut aider davantage ceux qui travaillent. Mais en ayant cette perspective de long terme qui est de se libérer des énergies fossiles et
d'aller vers l'électrification. Ça ne vous a pas échappé Marine Le Pen a fait sa rentrée
Bruno Le Maire