Question à Manuel Valls sur les attaques contre le Front National et ses candidats
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle image de votre fonction pensez-vous donner avec vos prises de parole contre le Front National ?
- 2:11OuverteRéponse directe
Pourquoi menez-vous campagne contre l'extrême droite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Marion Maréchal Le PenFait
« À mesure que la date des élections départementales approche, vos prises de parole obsessionnelles et celles de vos amis du PS se font de plus en plus insurieuses à l'égard des électeurs du Front National et de leurs candidats. »
- 0:00Marion Maréchal Le PenFait
« Vous qui étalez votre angoisse, l'angoisse de perdre votre mandat alors que vous devriez vous soucier de l'angoisse de nos agriculteurs balayés par la concurrence desloyales et les déréglementations européennes »
- 1:27Marion Maréchal Le PenFait
« Doit-on s'attendre, monsieur le ministre, à d'autres mesures d'exception à l'égard de notre mouvement ? »
- 2:11Manuel VallsFait
« si en en 2 minutes il fallait résumer l'outrance, la démagogie et le vrai visage de l'extrême droite, vous venez de le démontrer parfaitement. »
- 4:22Manuel VallsFait
« à partir du moment où les enquêtes d'opinion vous donnent 30 % aux prochaines élections départementales, je considère que pour l'image de mon pays, que pour notre démocratie, cela représente un véritable danger. »
- 5:06Manuel VallsFait
« Ce sont des cas graves, vous le saviez parfaitement. Ce sont des récidivistes. »
- 5:44Manuel VallsPromesse
« Il est temps que nous affirmions tous, comme je l'ai fait ici le 13 janvier, les valeurs de la République, la France, mais aussi les actes et la politique de mon gouvernement contre la pauvreté, pour l'école, pour les valeurs de la République, pour redresser le pays »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Monsieur le ministre, la parole est à madame Marion Maréchal Le Pen. Ma question s'adresse à monsieur le premier ministre Manuel Vals. À mesure que la date des élections départementales approche, vos prises de parole obsessionnelles et celles de vos amis du PS se font de plus en plus insurieuses à l'égard des électeurs du Front National et de leurs candidats. Quelle image de votre fonction pensez-vous donner ? vous qui êtes censé être le premier ministre de tous les Français et qui allez soutenir les candidats PS au frais de la princesse. Vous qui étalez votre angoisse, l'angoisse de perdre votre mandat alors que vous devriez vous soucier de l'angoisse de nos agriculteurs balayés par la concurrence desloyales et les déréglementations européennes de
l'angoisse de nos artisans et commerçants asphyxiés par les charges et victimes des dysfonctionnements du RSI, de l'angoisse de nos retraités dont vous avez augmenté les impôts. de l'angoisse de notre pays qui voit monter le communautarisme et l'islamisme de l'angoisse de nos 5,5 millions de chômeurs sans compter les territoires d'outreem qui n'ont aucune perspective d'avenir. Gardez donc votre mépris crétin et vos leçons de République pour votre propre parti qui en moins de 3 ans a oscillé entre phobie administrative et faux diplôme. Sans doute qu'en Badélice a-t-il trouvé le sien au fond de sa poubelle, compte en Suisse et prise illégale d'intérêt ? Ce n'est pas du Front National que sont issus les Cusac, les Sylvie Andriux, les Caderarif et
tant d'autres qui ont volé les Français. Au nom de la République, vous revendiquez la stigmatisation de Marine Le Pen et 30 % des électeurs français quand vous condamnez toutes les autres stigmatisation et toutes les autres formes d'amalgame. Il n'y a point de pru cruelle tyrannie que celle que l'on exerce à l'ombre des lois et avec les couleurs de la justice, disait Montescux. Doit-on s'attendre, monsieur le ministre, à d'autres mesures d'exception à l'égard de notre mouvement ? Quand comptez-vous enfin vous occuper des angoisses des Français plutôt que du sort de votre parti ? qui je l'espère se fracassera sur les urnes à la fin du mois. La parole est à monsieur le Premier ministre Manuel Vals. Monsieur le président,
madame Maréchal Le Pen, si en en 2 minutes il fallait résumer l'outrance, la démagogie et le vrai visage de l'extrême droite, vous venez de le démontrer parfaitement. L'insulte, la calomnie, c'est ce qui fonde votre parti. Oui, je mène campagne, je suis chef du gouvernement et je mène campagne dans le cadre de ces élections départementales dans le strict respect des lois de mon pays parce que dans une campagne électorale, il faut évidemment les respecter. Et je mets une campagne parce que cette élection est un rendez-vous important pour les Français. D'abord bien sûr pour les conseils
départementaux, ça a été rappelé car au-delà de nos débats, chacun sait que les compétences de ces conseils départementaux sont importantes pour la vie des Français. Je mène campagne parce qu'il y a eu une réforme importante concernant les conseils départementaux. Nouveau mode de scrutin, nouveau découpage, nouvelle circonscription. Mais il y a eu une révolution tout à fait particulière et que je veux souligner encore ici parce qu'il s'agit pas uniquement des discours, mais il s'agit de rentrer dans la réalité. Il s'agit de passer des discours aux actes. Oui, il y aura le 29 mars prochain 2000 femmes élues dans nos conseils départementaux alors qu'aujourd'hui il n'y a que 13 %. Oui, je mets une campagne parce que je pense qu'après les événements que nous avons connu, madame,
c'est important que chacun puisse se rendre compte que si voter est un droit, c'est également un devoir que personne ne peut rester indifférent 2 mois après que notre démocratie a été attaquée et que chaque français d'une certaine manière est mis à sa manière devant ses responsabilités. Oui, madame, je mène campagne contre l'extrême droite parce que dans le débat politique, c'est évidemment toujours important qu'il y ait une alternative. qu'il y ait une droite, une gauche, un camp conservateur, un camp du progrès et que chacun puisse porter bien évidemment à chaque fois ses propositions. C'est la vie de notre démocratie et c'est ainsi. Mais à partir du moment où l'extrême droite a réalisé le score de 25 % aux élections européennes, à partir du
moment où les enquêtes d'opinion vous donnent 30 % aux prochaines élections départementales, je considère que pour l'image de mon pays, que pour notre démocratie, cela représente un véritable danger. Et ma responsabilité, mais pas seulement la mienne, celle de tous les républicains, c'est de faire en sorte que cela ne soit pas possible parce que je ne veux pas que le 22 mars ce pays, mon pays, ma France se réveille avec la gueule de bois. Alors oui, face à vous, face à vos candidats, ils sont des dizaines madames, des dizaines à tenir des propos antisémites, à tenir des propos racistes, à tenir des propos homophobes, à tenir des propos sexistes, à s'en prendre à des ministres de la République. Vous voulez que je vous donne toute la liste ? Non, ce ne sont
pas, madame des cas isolés. Ce sont des cas graves, vous le saviez parfaitement. Ce sont des récidivistes. Alors, face à cela madame, oui, je mène campagne et je menerai campagne toujours quand il s'agit de la France, des valeurs de la République. Je ne confonds pas, madame, les électeurs du Front National, je ne confonds pas les Français avec vous et je veux leur dire que vous les trompez, que vous les trompez, que votre politique mènerait le pays à la ruine en la sortant de l'euro, de la politique agricole commune, de l'Union européenne. Oui, parce qu'il faut dire la vérité aux français. Vous les trompez, vous trompez les petits gens, vous trompez les ouvriers, vous trompez les agriculteurs, vous trompez ceux qui souffrent. Alors, il est temps que dans ce pays, il y a un
débat qu'on déchire le voile, la mascarade qui est la vôtre. Il est temps que nous affirmions tous, comme je l'ai fait ici le 13 janvier, les valeurs de la République, la France, mais aussi les actes et la politique de mon gouvernement contre la pauvreté, pour l'école, pour les valeurs de la République, pour redresser le pays, c'est aussi une réponse à ce que vous portez. Alors madame, jusqu'au bout, je me campagne pour vous stigmatiser et pour vous dire que vous n'êtes ni la République ni la France.
Manuel Valls