DISSOLUTION DE LFI : SANDRINE ROUSSEAU SOMME LA GAUCHE DE SE RÉVEILLER
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:53OuverteRéponse partielle
Comment interprétez-vous l'accusation d'Emmanuel Macron visant des actes politiques séditieux ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Un président peut-il suspendre de fait le droit de manifester ?
- 8:26OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous vécu le 10 octobre lors de la manifestation ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ce discours sur la répression policière n'est-il pas interrogé dans les médias mainstream ?
- 14:46OuverteRéponse directe
Pourquoi avez-vous été ciblée par les médias ?
- 16:08OuverteRéponse directe
Quelle est l'objectif des peines de prison requises contre des manifestants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Chiffre
« Près de 8000 personnes placées en garde à vue depuis le début du mouvement lycéen en immense majorité des mineurs et près de 2500 de plus en marge de la mobilisation contre la vie chère du 17 octobre. »
- 2:15Fait
« Emmanuel Macron dénonce des actes politiques et sédicieux visant à faire tomber la République »
- 2:57Fait
« un régime d'exception de manière certaine »
- 3:40Fait
« le fascisme il s'installe maintenant »
- 5:45Chiffre
« Au 8 octobre 687 personnes avaient été placées en garde à vue, 86 % de mineurs. »
- 7:06Fait
« Gérard Lachet a estimé dans le Figaro que la question de la dissolution de la France insoumise pouvait être posée »
- 14:46Fait
« il y a toujours une petite dimension sexiste hein »
- 15:28Chiffre
« le parquet a requis 14 mois de prison contre un homme qui a ramassé une boîte de lait infantile »
- 19:26Fait
« Marine Tondelier est sous pression pour sa candidature à l'Élysée »
Temps de parole
- ?100 %
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nos institutions, notre démocratie vacille sous les coups de boutoir du fascisme. Faut arrêter de se planquer dans le placard ou derrière la commode. En fait, maintenant le fascisme il s'installe maintenant. Les ce sera ce sera trop tard. Près de 8000 personnes placées en garde à vue depuis le début du mouvement lycéen en immense majorité des mineurs et près de 2500 de plus en marge de la mobilisation contre la vie chère du 17 octobre. Après les couvre-feux, les violences policières et les interdictions de manifester, aujourd'hui Emmanuel Macron dénonce des actes politiques et sédicieux visant à faire tomber la République et fixe la consigne. Pas de manifestation dans les jours qui viennent.
La France insoumise est désignée comme ennemi intérieur et c'est tout le mouvement social qu'on criminalise. Face à cette offensive là gauche saura-t-elle faire bloc ? On en parle avec Sandrine Rousseau, député écologiste de Paris. Avant de commencer, face à la répression sans précédent du mouvement lycéen, le média lance une pétition pour exiger une loi d'amnistie. Artiste, personnalité et organisation se mobilise déjà. Alors, signez et faites circuler la pétition sur amnistie-lycéen.fr. Bonjour Sine Rousseau. Bonjour. Comment ça va ? Ça va. Euh, Emmanuel Macron parle d'actes [grognement] politiques et siddicieux, je le disais en en introduction, visant à faire tomber la République.
Sur quoi repose cette accusation ? Sachant que la procure de Paris, Lor Beco a dit sur TF1 ne pas pouvoir confirmer que les auteurs des violences sont des personnes politisées à l'ultra gauche. Contrairement à ce qu'affirme Gérard Archer, le gouvernement Emmanuel Macron, le président en saurait-il plus que le parquet ou désigne-il un ennemi intérieur avant d'avoir les faits ? C'est le c'est le nom d'une d'une interprétation de petite politique de politicienne du mouvement. C'est c'est ça que ça dit. il est président de la République et il est pas en mesure de voir le nombre de personnes qui ont manifesté, les problèmes que traverse la société dont il est le président.
Et là, ce qu'il fait, c'est de la petite politique et surtout c'est un acharnement pour désigner l'ennemi, en effet, l'ennemi de l'intérieur, de le positionner comme étant celui par lequel le danger va arriver, le danger sur la démocratie. [grognement] Et pour moi, c'est extrêmement grave. C'est c'est enfin vraiment je me permets de le poser de manière très forte parce que il y a quelque chose de très très grave au moment où l'extrême droite est en mesure de prendre le pouvoir, de désigner la gauche comme le l'adversaire et l'ennemi surtout et surtout de le faire sans aucune preuve sans comme ça d'ffirmer des choses.
On a vu l'article de médiia part qui demandait aux renseignements territoriaux de dire que c'était LFI même si il n'avait aucun élément dans ce sens. Et ça ça prépare des paroles qu'on commence à entendre, une petite musique qu'on commence à entendre qui est l'interdiction de de LFI ou la dissolution de LFI. Et ça pour moi que Gérard Larchet qui est le numéro 2 de du deuxème personnage de l'État ou commence à le dire. Ça doit nous inquiéter très fortement et que le président de la République qui est censé être le garant de notre constitution, de nos institution, d'être au-dessus des logiques partisanes, commence à faire ça ? Pour moi, c'est ce sont des signaux très très inquiétants.
La consigne générale, c'est pas de manifestation dans les jours à venir. C'est ce qu'a déclaré Emmanuel Macron. Un président peut-il suspendre de fait le droit de manifester ? Est-ce qu'on bascule dans un régime d'exception qui ne dit pas son nom ? un régime d'exception de manière certaine. Euh là euh le droit à manifester, c'est un droit fondamental, c'est un droit qui est garanti par notre Constitution comme le droit de réunion, le droit d'association et là euh c'est pas la première fois que ça arrive, c'estàd que c'est pas quelque chose qui est nouveau. Ça a commencé déjà avec la notion d'état d'urgence après les attentats. Ça a commencé aussi par les assignations à résidence.
Ça a commencé par la enfin ça c'est continué par la dissolution des soulèvements de la terre et cetera et là on voit que ça arrive jusqu'à jusqu'au manifestant. Et ce qui me fascine moi dans la période c'est que le fascisme on a l'impression que ça arrive en un jour. Donc c'est le jour du vote. Le jour du vote le fascisme est là. La veille il était pas là. Et ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que le fascisme, c'est un ensemble de petites choses qui se concluent d'une certaine manière par un résultat, mais que avant le résultat ne tombe pas de nulle part et que là, on est dans cette période qui prépare l'arrivée du fascisme.
Également, dans cette même déclaration d'Emmanuel Macron, on il annonce proposer des tracés alternatifs au syndicats pour protéger les centresvilles et les commerces. Donc techniquement la manifestation les manifestations sont [grognement] éloignées des centresvilles. Elles n'auront plus trop d'impact finalement. Oui, mais ça c'est quand même fascinant, c'est que donc ils vont nous interdire de manifester, ils vont canaliser nos manifestations, ils vont ficher s à tour de bras. Je pense que là il va y avoir une augmentation, une inflation des fichiers S de manière conséquente. Il va y avoir des discours martiaux et cetera.
À la fin, il n'y a aucune espèce de réponse politique au mouvement social. aucune. C'est et c'est ça qui est fascinant, c'est que il n'y a pas eu un mot. On est donc là à l'heure où je vous parle, on est jeudi. Euh la manifestation a eu lieu samedi, ça fait un mois que ça manifeste, ça bloque et cetera. Et là, il n'y a toujours pas eu un seul mot de déboucher politique sur ce mouvement. Ce qui est quand même une question, c'estd que et je je le dis un peu fortement, mais ils ont ils ont éteint les gilets jaunes avec de l'autoritarisme et de et de la et de la force. Ils ont éteint les retraites de la même manière.
Mais ce que je veux juste dire, c'est que ces humiliations, parce qu'à chaque fois c'est des humiliations, elles ne s'efface pas. C'està dire que elles se elles peuvent se mettre en en sourdine, mais en fait elles se cumulent un peu à la manière d'un 1000 feuille et à un moment donné ça va exploser. En train d'exploser des Au 8 octobre 687 personnes avaient été placées en garde à vue, 86 % de mineurs. Qu'est-ce qu'on est en train de faire à cette génération ? Euh étudier tais-toi quoi, tais-toi. C'est ça qu'on est en train de dire.
Et c'est pour ça que pour moi ce mouvement peut pas s'arrêter parce que [grognement] les mineurs, les jeunes d'une manière générale euh sont dans une lite pour leur survie. C'est pas une lutte pour contre parcours sup, même si leur survie peut passer par la suppression de parcours sup. Mais c'est pas une ça se réduit pas à ça. C'est c'est une lutte pour leur survie, pour leur capacité à vivre sur terre, pour avoir des conditions de vie sur terre écologique et cetera, pour avoir des conditions matérielles, pour avoir des Et en fait cette lutte là, elle est inarrêtable parce que on va pas se laisser mourir. En fait, les gens se laissent pas mourir.
Donc évidemment cette jeunesse là, elle est inarrêtable. Aujourd'hui, on en parlait tout à l'heure. Gérard Lachet a estimé dans le Figaro que la question de la dissolution de la France insoumise pouvait être posée après Bruno Rota qui accusé dès le 1er octobre le mouvement d'organiser l'insurrection. Qu'est-ce que ça dit du moment quand le président du Sénat envisage d'interdire le principal parti de gauche ? Ça dit beaucoup. Ça dit euh et surtout qu'il ait pas eu une parole contre ça. Moi c'est ça parce que il le dit déjà c'est ce que je disais. C'est pas la première fois, il le dit. Il est le numéro 2 de l'État. Hm.
Et derrière personne ne relève, personne ne défend la France insoumise, personne ne dit dans les leaders politique à l'Assemblée partout, personne ne dit "On arrête avec ça." Ce qui fait que c'est comme si il testait puis qu'il voyait qu'il n'y avait pas d'autant de résistance que ça et que et que petit à petit cette idée va s'installer. Et moi, j'étais très très surprise notamment des leaders de gauche parce que des leaders de droite, on en attend plus grand-chose malheureusement mais des leaders de gauche qui ou qui se revendiquent en tous les cas de la gauche qui auraient dû lire interpréter ce signal d'alarme. Or manifestement ils ont autre chose à faire.
Je sais pas, ils avaient pone à Raphael Bman à tout le monde là. Je pense à tout le monde. J'ai une pensée globale. Sébastien Lecnu a accusé l'ultra gauche de vouloir remettre en cause le calendrier et la tenue de l'élection présidentielle à 6 mois de du scrutin. Est-ce que c'est pas plutôt les mesures qui ont été annoncées par le gouvernement qui menace justement le b bon déroulement de la campagne ? Je pense qu'on est à la fin. Moi je pense que c'est la lutte finale en fait. Bon ça paraît Non mais ça paraît un peu un peu à côté de le dire comme ça mais je le pense vraiment.
C'est je pense qu'on est dans la lutte finale du capitalisme ou du moins dans une crise telle du capitalisme que vous avez deux options. Soit vous le réensauvagez complètement et c'est la loi du plus fort, c'est Trump et cetera. Soit au contraire vous inventez une autre société et en fait il y a plus de milieu, il y a plus de Donc je veux dire évidemment que leur politique qui est vraiment la politique du ruissellement libéral qui privilégie toujours le capital au travail et cetera, cette politique là n'a plus aucun espace.
H donc en fait évidemment que c'est eux qui créent la crise puisqu'ils maintiennent à bout de bras et à coup de matraque quand même une politique qui de toute façon est vouée à l'échec. On va parler de votre expérience personnelle. Vous étiez sur place le jour du du 10 octobre. Vous y étiez dès le matin au moment où nos équipes d'ailleurs qui étaient sur place ont ont montré que la police bloquait les manifestants avant même le début de le début de la le début de la manif. Qu'est-ce que vous avez vécu ? On vous a entendu très en colère ce jour-là. Euh justement au sujet des violences policières.
[soupir][souffle coupé] Ah ben oui, parce que moi je suis arrivée sur les lieux de la de la manifestation vers 1h15 euh donc près d'une heure avant le début normalement de la manifestation. Le rendez-vous était en République donc je suis sortie à la station République comme il est normal de faire quand on a rendez-vous à République. Et là on était déjà dans la NAS. C'estd que quand on sortait de du métro, bon non seulement dans le métro on sentait les gaz lacu, mais quand on sortait du m du métro, on était déjà dans une NAS et une NAS où il y avait une foule dense qui petit à petit arrivait.
Mais quand je dis petit à petit, c'est faux parce que c'est pas ça arrivé par grande floppée de manifestants qui arrivaient comme ça. Et à l'intérieur de cette NAS, les policiers gazaient gazés gazés gazés lançaient des grenades de désencerclement ou de assourdissante mais de manière continue et chargé. Et donc quand vous êtes sur une place fermée dans une NAS et que il y a des il y a des CRS ou des policiers qui chargent, bah évidemment, il y a des mouvements de foule et euh moi, j'ai vu des personnes en fauteuil, j'ai vu des personnes âgées et il y a des moments où on ne pouvait plus respirer.
C'est il y a des moments où c'était euh irrespirable et vraiment ça c'était avant l'heure de la manife alors qu'il n'y avait pas sur cette place de casseur, il n'y avait pas sur cette place de pire. Il y avait des gens qui arrivaient par flot entier pour juste aller manifester. Ça, moi je pense qu'il va falloir l'interroger ce truclà parce que moi j'entends depuis depuis samedi que c'est les pilleurs et les casseurs et cetera. Mais enfin vraiment la stratégie du maintien de l'ordre pour moi était une stratégie et je pose le mot d'escalade d'escalade avant le début de la manif pour je pense dissuader les gens de manifester ou les éparpiller.
Et cette escalade à un moment les a totalement débordé. C'estàd qu'il n'était pas en nombre suffisant et c'est enfin faut voir ce que c'est d'être nassé, d'être bombardé de la gaz lacrimau. En fait, on a des envies de de de enfin vraiment de de d'exploser quoi. Et c'est ce qui s'est passé en réalité. Je pense que voilà, nous on sait se raisonner et cetera, mais il y a des jeunes qui s'en sont pris plein la tronche et qui sans doute avaient pas tout à fait le le bah la la colonne vertébrale politique pour résister à ça parce que c'est quand même compliqué quand on n' pas fait des mouvements avant.
quand on a quand on en a peu fait et donc ça a explosé mais parce que en fait depuis et et ma fille qui était dans l'orchestre du nouveau monde qui faisait une répétition m'a dit que dès moi à 12h20 elle m'a envoyé un message pour me dire il faut que tu viennes avant leur prévu parce qu'ils sont en train de gazer tout le monde. Donc ça veut dire que ça commençait des mid quoi quasiment de midi à 14h. Et une fois que les casseurs sont arrivés à la fin vers 17h la fin de l'après-midi, bah il y avait plus de policiers en état de Non mais c'est ça en fait qui s'est passé, c'est que toute lacrime a étéé a été utilisée contre des gens qui voulaient juste manifester.
Ce discours là vous l'avez porté le jour même, vous en avez parlé ensuite dans Oui, j'ai appelé la police au calme. Je peux vous dire que ça ça j'ai reçu des mots d'amour après. Bah justement sur cette séquence médiatique, vous avez fait plusieurs plateaux. Pourquoi ce discours-là, il est pas interrogé dans les médias mainstream ? Pourquoi il y a pas cette remise en question ? Parce que les images, on les a quand même tous vu de ce qui s'est passé le matin en République, de la main arrachée à Saint-Étienne, de plusieurs violences policières qui ont eu lieu depuis le début du mouvement lycéen.
Pourquoi il y a cette il y a cette cet interdit de questionner le maintien de l'ordre dans les médias mainstream ? parce que je pense que il enfin la bourgeoisie, la classe dominante, les ceux qui dominent ce monde, ceux qui en dictent les codes, ceux qui en dictent la politique, ceux qui en dictent l'économie euh sont en train de comprendre que ça leur échappe, qui n'ont plus prise sur ce qui est en train de se passer. Donc seule manière de reprendre la main sur le discours médiatique, c'est de ne regarder que la violence de ces pilleur et casseur et de ne pas interroger le caractère de masse du mouvement de revendication.
Et et c'est comme ça qu'on arrive sur des plateaux où où on est face à quatre personnes ou trois personnes qui ne sont là que pour une chose, c'est euh vous canardz et vous des plateaux qui étaient particulièrement violents envers vous justement. Oui. Bah, il y a toujours une petite dimension sexiste hein. Ça ça ça ça fait ça loupe jamais. Mais surtout c'est comme moi j'avais appelé la police au calme, je pense que j'étais aussi presque un symbole pour eux de quelque chose. D'ailleurs, je sais pas trop le qualifier à à avoir comme slogan la police tue, la police sborgne, les CRS tapent, les CRS gazent. À un moment donné, vous avez une responsabilité aussi dans ce qui s'est passé hier.
et moi je le mettrai pas sur le le la notion de race mais sur votre action politique depuis 15 jours. Et c'est pour ça qu'ils m'ont qui m'ont ciblé. Mais en fait moi je me suis beaucoup posé la question de savoir si je devais aller sur ces plateaux ou pas. Mais c'est une question qui est difficile parce que si je si je n'y allais pas, si nous n'y allions pas la gauche, ça veut dire aussi qu'on laissait totalement le discours unique. Et moi, j'ai aussi eu pas mal de retours de gens qui m'ont dit "Je vous ai entendu sur tel plateau, merci de tenir la ligne en ver et contre tout" et cetera.
Ce qui signifie quand même que même s'il n'y a que quelques personnes qui regardent ces plateaux et mais je pense qu'il y en a finalement beaucoup plus, bah c'est aussi une espèce de petite perche qui leur est tendu de dire votre voix existe et est relayée et que on ne vous oublie pas quoi. On a parlé de la répression policière, on va peut-être aussi parler de la répression judiciaire. Aujourd'hui, on apprend grâce à la journaliste de l'humain, que le parquet a requis 14 mois de prison contre un homme qui a ramassé une boîte de lait infantile en passant devant une pharmacie en cours de pillage à Bobini.
Euh c'est anecdotique mais c'est euh c'est ce qu'on observe depuis le début des réquisitions euh contre les personnes qui ont été mobilisées samedi. Euh c'est un degré de sévérité inédit avec des souvent des peines de prison ferme qui sont requises pour euh pour euh pour euh des sujets qui sont assez légers finalement. C'est quoi l'objectif ? Déjà dans ce que vous avez dit, ce qu'il y a d'important c'est requis parce que si on regarde les jugements après, souvent ils sont très inférieurs à ce qui est requis.
Oui, mais c'est très important parce que la justice et moi enfin vraiment je voudrais euh avoir un mot pour ces juges qui sont très attaqués aussi dans la bataille culturelle que l'on mène actuellement enfin qui est mené actuellement et ces juges qui sont très attaqués, l'indépendance de la justice qui est très attaquée et bien finalement là sert l'écoute quand même pour rappeler le droit rien que le droit tout le droit mais rien que le droit aussi c'estàd que il y a pas de il y a pas de régime d'exception au droit en tous les cas quand on passe devant un juge dans et donc c'est moi c'est ça qui qui est un peu la lueur d'espoir dans le moment, c'est que les juges ne cèdent pas à ces réquisitions hors norme des procureurs.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Bah, ça veut dire de c'est c'est la la politique par l'exemple, l'enfermement par l'exemple, la violence par l'exemple, je sais pas comment le dire mais c'est de la dissuasion et c'est euh c'est surtout euh Ouais. Ouais. C'est l'intimidation même. [raclement de gorge] D'ailleurs, si ces questions judiciaires vous intéressent, n'hésitez pas à aller regarder l'émission à la barre de Nadia Suini qui est disponible sur la chaîne YouTube du média. [grognement] Euh pour revenir à cette question de dissolution de la France insoumise, euh vous avez parlé du silence d'une partie de la gauche.
Est-ce que la gauche doit marquer le coup justement et faire bloc comment avec la France àise dans ce contexement ? Mais bien sûr, c'est une urgence. C'est scandaleux. C'est c'est c'est honteux. C'est pas à la hauteur. Franchement, bougez-vous, bougez-vous. C'est maintenant en fait. Faut arrêter là. Faut arrêter de se planquer dans le placard ou derrière la commode. En fait maintenant le fascisme il s'installe maintenant les ce sera ce sera trop tard. Donc c'est maintenant qu'il faut lutter. Et donc la gauche, elle a une responsabilité. Elle a une responsabilité morale, historique, philosophique. Elle a une responsabilité.
Vous pouvez ne pas aimer la France insoumise, c'est votre droit le plus strict. Vous pouvez être en désaccord avec la France insoumise, c'est votre droit le plus strict. Par contre, vous n'avez pas le droit, et je le pose fortement, vous n'avez pas le droit de laisser faire ce qui est en train de se faire parce que alors vous aurez une responsabilité morale dans ce qui est en train de se passer. Et je le enfin vraiment donc là la gauche, on se réveille quoi. Si vous vous revendiquez de gauche, si vous-même vous êtes dans votre bouche, vous êtes capable de dire vous êtes de gauche, alors vous devez défendre la France insoumise dans le moment.
C'est un message que vous portez à tous les partis politiques qui se revendiquent de gauche. Mais je mais je les porte aussi auprès des gaulistes. C'estd que tous ceux qui se revendiquent de deux goal, tous ceux qui se revendiquent d'une droite républicaine sociale garante des des institutions et de la Constitution, cette fameuse 5e République. Et bien toute cette droite gauliste, elle doit aussi monter au créneau parce que là ce qui se passe dépasse largement le cadre d'une gauche radicale. Ce qui se passe, c'est la le fait que nos institutions, notre notre démocratie vacille sous les coups de boutoir du fascisme donc et de l'extrême droite.
Donc vraiment venez enfin là on a besoin de vous et c'est dans ces moments-là qu'on reconnaît les Républiques. La préfecture de police a autorisé une manifestation samedi 24 octobre à Paris de Basti à Nation. Est-ce que vous y serez ? Oui, sans doute. Oui, oui, oui, bien sûr. Enfin, c'est même pas sans doute. Oui, j'y serai. Juste, je suis fatigué. En fait, pourquoi j'ai eu un moment d'hésitation, c'est que je suis de 9h à minuit sur le budget de la sécurité sociale et que je me disais que peut-être samedi j'allais un peu me reposer. Mais non, je viendrai. Pas de problème. Pas [rires] de repos pour les braves. Euh, droit à l'appareil, ce sera bon plus tard.
Messieurs dames, on va parler aussi un peu de [rires] de politique politicienne. Euh selon le journaliste Antoine Bordof, Marine Tondelier est sous pression pour sa candidature à l'Élysée. H députés écologistes ainsi que la présidente de groupe Cyril Châel ont écrit un courrier à Marine Tondelier. Ce courrier déconstruit notamment l'idée que Jean-Luc Mélenchon serait le pire candidat du 2è tour car je cite "Un premier tour gagné donne la dynamique du second où rien n'est écrit. Les écologistes sont censés voter sur la stratégie le 13 décembre. Qu'est-ce que vous attendez de ce vote ? C'est un vote qui est beaucoup trop tardif en fait.
Là, on a on est dans une situation inédite pour les écologistes qui est qu'il y a une candidate à la présidentielle qui n'a jamais obtenu le soutien militant et le vote militant. Ce qui est dans notre organisation le parti les écologistes inédit. C'estàd que d'habitude c'est les militants qui votent. Là euh il y a toujours eu un évitement du vote militant et ce vote militant a été repoussé jusqu'au jusqu'au 13 décembre. Moi, j'ai lutté lutté lutté lutté pour qu'on ait ce vote, mais je ne voulais pas qu'il soit aussi tard. Ça n'a aucun sens. En plus, c'est juste avant les vacances de Noël. Donc là, on est dans une difficulté.
En tout cas, moi je suis dans une difficulté, c'est que attendre aussi longtemps pour quoi faire. En fait là, on voit bien le le paysage politique est déjà installé, la campagne est déjà installée et maintenir en ver et contre tout une candidature euh qui est créditée de 2 3 % aujourd'hui dans les sondages, euh ben ça peut être déjà 2 3 % qui empêche la gauche d'accéder au second tour parce qu'on l'a quand même vécu en 2017 et en 2022. Et puis c'est 2 3 % qui n'ont pas de sens. C'estàd que on on peut essayer de maintenir une identité écolo dans des dans des élections que je qualifierai d'un peu classique et normal.
Là, on est loin d'être dans une élection normale ou classique et donc il y a vraiment le besoin d'avoir un sursaut écolo pour dire "Ben, c'est pas là qu'on c'est pas là qu'on a une bataille d'identité. C'est pas dans ce moment-là qu'on a une bataille d'identité. On l'aura parce qu'il faut imposer l'écologie dans le logiciel politique et cetera. Mais c'est pas maintenant qu'on a la bataille d'identité. Euh là, c'est au contraire une bataille de l' de l'humilité et de la solidité, de la solidarité. C'est une bataille euh que l'on doit mener ensemble. Qui dit ensemble dit en union. Voilà. Bah merci beaucoup Sandrineou d'avoir été avec nous aujourd'hui. Merci.
Et pour nous permettre à nous de pouvoir couvrir cette élection présidentielle et de d'être dans cette bataille culturelle, on a besoin de 10000 donateurs mensuels, vous le savez. Donc rendez-vous sur capsurd.v.fr FR pour nous permettre de continuer de vous proposer ce genre de format.
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