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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 6 octobre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploiSécuritéSolidarités & famille

Blocage des lycées, vétusté des locaux, violences recensées depuis le début du mouvement... Le "8h30 franceinfo" d'Édouard Geffray

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    Un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée hier à Lens, en marge du blocus de son lycée. Est-ce que vous pouvez nous dire ce qui s'est passé précisément ?

  • 1:33RelanceRéponse partielle

    Depuis le début de la contestation lycéenne, plusieurs élèves ont été grièvement blessés. L'un d'eux, un adolescent de 14 ans, a eu les dents explosées après un tir de grenade lacrymogène à moins de 3 mètres de distance à Saint-Ouen-le-Aumône. Ses parents témoignent sur France Info. La réponse policière est-elle vraiment proportionnée ?

  • 2:13RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes à l'aise avec ces images-là ?

  • 3:39RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes à l'aise avec ces images-là ?

  • 4:35RelanceRéponse partielle

    Vous dites que le ministre de l'Intérieur appelle à être proportionné face aux jeunes. Vous en parlez avec lui ? Vous lui dites que ce sont des enfants, des adolescents ?

  • 4:57RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes à l'aise avec ces images-là ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueFait
    « il y a eu ce drame hier. »
  • 0:48Invité politiqueFait
    « c'est qu'il aurait ramassé une graine de désencerclement pour la relancer et que c'est à ce moment-là que ça sera arrivé. »
  • 2:48Invité politiqueFait
    « tirer sur la police ou sur les personnes avec des mortiers et avoir des comportements qui sont une violence mais inqualifiable. »
  • 3:03Invité politiqueChiffre
    « 715 policiers, enfin membres des forces de l'ordre, ont d'ores et déjà été blessés. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Laurent Nunez a, dès le départ, appelé à la très grande proportionnalité de la réponse en tenant compte du fait qu'il y avait des mineurs. »
  • 5:43Invité politiqueChiffre
    « Pour la première fois dans l'histoire de l'éducation nationale, des dizaines de personnels ont été la cible d'individus violents. Des dizaines de personnels. 85 personnels ont été blessés. »
  • 5:54Invité politiqueChiffre
    « 215 élèves ont été blessés aussi, et dans leur immense majorité, par des individus violents. »
  • 9:14Invité politiqueFait
    « Dès le jeudi, j'étais avec les élus de Versailles. Le vendredi, j'ai reçu tous les membres de la communauté éducative, etc. »
  • 10:02Invité politiqueFait
    « Cette plateforme, d'abord, elle s'appelle, c'est la plateforme qui est agora.gouv.com/slash consultation slash lycéen. »
  • 10:27Invité politiquePromesse
    « Ça, c'est jusqu'au 23 octobre. »
  • 10:34Invité politiquePromesse
    « Je les mettrai en open data. »
  • 12:14Invité politiqueChiffre
    « on a résolu la question en moins de 8 jours. »
  • 13:47Invité politiqueChiffre
    « Entre l'année dernière et cette année, on a baissé de 57% le nombre de postes vacants à la rentrée. »

Temps de parole

  • Édouard Geffray66 %
  • Présentateur13 %
  • Présentateur 212 %
  • ?7 %

≈ 46,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Agathe. Bonjour. Et bonjour Édouard Geffray. Bonjour Édouard Geffray. Merci d'être avec nous. Un adolescent de 15 ans, on en a beaucoup parlé ce matin sur France Info, a eu la main arrachée hier à Lens, dans le Pas-de-Calais, en marge du blocus de son lycée. Est-ce que vous pouvez nous dire

0:14
Locuteur

ce

0:15
Présentateur

qui s'est passé précisément ? Est-ce que vous en savez plus ce matin

0:17
Locuteur

? Alors

0:19
Édouard Geffray

d'abord, effectivement, il

0:20
Locuteur

y

0:20
Édouard Geffray

a eu ce drame hier. Et moi, je voudrais évidemment adresser mes pensées à ce jeune, parce que

0:27
Locuteur

c

0:28
Édouard Geffray

'est un jeune, mais c'est un élève en plus.

0:31
Locuteur

Et

0:31
Édouard Geffray

nous, notre priorité absolue, c'est de protéger nos élèves. Donc voilà, c'est évidemment un drame. Et après, sur ce qui s'est passé précisément, il y a eu une enquête de l'inspection de la police nationale qui est en cours, comme vous le savez. Donc on n'a pas d'effet absolument établi. Voilà, ce qui est dit, mais sans que je l'assume, c'est vrai, c'est qu'il aurait ramassé une graine de désencerclement pour la relancer et que c'est à ce moment-là que ça sera arrivé. Il

0:52
Locuteur

y a d'autres témoignages

0:53
Édouard Geffray

de camarades. C'est

0:55
Locuteur

pour ça que je vous dis très

0:55
Édouard Geffray

honnêtement, j'en sais rien,

0:56
Locuteur

il y aura

0:57
Édouard Geffray

une enquête de l'IGPN. Je suis incapable de savoir. Ce n

1:00
Locuteur

'est

1:00
Édouard Geffray

pas moi qui vais donner mon avis depuis la rue de Grenelle. Vous, à votre échelle, vous pouvez prendre de ces nouvelles ?

1:06
Locuteur

Est

1:06
Édouard Geffray

-ce que vous êtes en contact avec sa famille

1:07
Locuteur

?

1:08
Édouard Geffray

Pas pour l'instant, parce que je laisse toujours dans ces cas-là passer un peu de temps pour laisser la famille dans son intimité et sa douleur. J'aurai évidemment l'occasion, dans les prochaines heures ou dans les prochains jours, de les appeler. Mais je respecte la douleur des gens et je crois que la priorité, ce n

1:19
Locuteur

'est

1:19
Édouard Geffray

pas qu'il reçoit d'un côté du ministre des questions nationales. Pardon. La priorité, c'est qu'il s'occupe de leur enfant, qu'il soit avec lui à ses côtés. Et évidemment, évidemment qu'on va être en soutien de cette famille qui est éprouvée comme jamais.

1:33
Présentateur

Édouard Jeffrey, depuis le début de la contestation lycéenne, plusieurs élèves ont été grièvement blessés. L'un d

1:39
Locuteur

'eux,

1:39
Présentateur

en adolescent de 14 ans, a eu les dents explosées après un tir de grenade lacrymogène à moins de 3 mètres de distance à Saint-Ouen-le-Aumône. Ses parents témoignent sur France Info.

1:51
Invité

Eden ne va pas bien psychologiquement, Eden ne va pas bien physiquement.

1:56
Locuteur

Sa

1:56
Invité

mâchoire est scellée, il y a juste de l'espace pour laisser passer une paille et actuellement il s'alimente uniquement de façon liquide. Il fait des crises d'angoisse, des crises de panique. Il ne comprend pas. Ça a été ces mots, ils ont tué ma vie, qu'est-ce que je vais faire, ils ont gâché ma vie, ils ont gâché ma vie.

2:13
Locuteur

Et

2:13
Présentateur

la réponse policière est-elle vraiment proportionnée

2:16
Locuteur

? Alors

2:18
Édouard Geffray

d'abord, là aussi, on est sur à nouveau un drame humain, donc

2:22
Locuteur

il

2:23
Édouard Geffray

faut toujours en parler à l'aune de cela.

2:29
Locuteur

D

2:29
Édouard Geffray

'abord, il y a quand même des violences extrêmes à l'intérieur de ces cortèges, enfin de ces mouvements. Et depuis le début, depuis le début,

2:36
Locuteur

j

2:37
Édouard Geffray

'ai appelé au dialogue.

2:39
Locuteur

Et

2:39
Édouard Geffray

j'ai appelé justement à ne pas encourager les blocages parce que dès les premiers jours, on a vu des éléments ultra violents

2:45
Locuteur

infiltrer

2:47
Édouard Geffray

les mouvements lycéens, tirer sur la police ou sur les personnes avec des mortiers et avoir des comportements qui sont une violence mais inqualifiable. Mais est-ce que ça justifie ces comportements de certains policiers ?

2:58
Locuteur

J

2:58
Édouard Geffray

'y viens. Dans ce cadre-là, c'est dans ce cadre-là quand même, dans ce contexte-là,

3:02
Locuteur

où

3:03
Édouard Geffray

715 policiers, enfin membres des forces de l'ordre, ont d'ores et déjà été blessés.

3:08
Locuteur

Et

3:08
Édouard Geffray

715, ça dit quand même quelque chose de la violence

3:11
Locuteur

à

3:11
Présentateur

laquelle il

3:12
Locuteur

faisait

3:12
Édouard Geffray

face.

3:13
Présentateur

Mais tirer un haut lanceur de grenade...

3:15
Locuteur

J'y viens, j'y viens, j'y viens. Dans ce cadre

3:17
Édouard Geffray

-là,

3:18
Locuteur

vous

3:19
Édouard Geffray

avez un cadre d'emploi de la force légitime qui est fixé par le ministre de l'Intérieur, pardon, Laurent Nunez.

3:26
Locuteur

Et

3:26
Édouard Geffray

Laurent Nunez a, dès le départ, appelé à la très grande proportionnalité de la réponse en tenant compte du fait qu'il y avait des mineurs.

3:32
Locuteur

Il l'a dit aussi, il

3:33
Présentateur

l

3:33
Locuteur

'a

3:33
Présentateur

dit sur TF1 il y

3:34
Locuteur

a

3:34
Présentateur

quelques jours, il n'y a aucune consigne de retenue passée aux forces de l'ordre dans l'usage des armes dites intermédiaires, donc lanceurs de grenades ou lanceurs de balles de défense. Vous

3:44
Locuteur

en

3:44
Présentateur

parlez avec lui ? Vous lui dites que ce sont des

3:46
Édouard Geffray

enfants, des adolescents ? D

3:47
Locuteur

'abord, il

3:47
Édouard Geffray

le sait et puis on en parle. Mais pour faire face, une fois encore, aux individus ultra violents, pas pour faire face aux élèves. La police, elle est là pour protéger d'abord les élèves. Dans les regroupements de ces derniers jours, la police, elle a en grande partie évité des drames qui auraient pu arriver aux élèves. Quand vous avez des

4:03
Locuteur

gens

4:03
Édouard Geffray

qui tirent des mortiers,

4:04
Locuteur

qui

4:05
Édouard Geffray

frappent les élèves, qui veulent rentrer en cours, etc. Ceux qui s'est vus ces derniers jours, pas plus tard qu'hier, j'étais agui en cours, c'est ce que les élèves m'ont raconté. Vous

4:11
Présentateur

parlez, il

4:13
Locuteur

y a des élèves,

4:13
Présentateur

on parle d'un adolescent de 14 ans, mâchoire fracturée, un autre de 16

4:17
Locuteur

ans à Tour qui a perdu un oeil, un autre

4:18
Présentateur

de 16 ans à Argenteuil grièvement blessé à l'oeil. Il faut juste

4:21
Locuteur

partir,

4:23
Édouard Geffray

enfin remettre les choses dans leur contexte. Quand vous avez des individus ultra violents qui infiltrent

4:27
Locuteur

des

4:27
Édouard Geffray

mouvements, vous avez par définition la nécessité d'une action policière, notamment pour protéger nos élèves et pour protéger nos personnels.

4:35
Présentateur

Et vous, vous dites que

4:36
Locuteur

le ministre de l'Intérieur appelle

4:36
Présentateur

à être proportionné face aux jeunes, face aux

4:38
Locuteur

jeunes.

4:38
Édouard Geffray

Les instructions qui ont été données, les instructions y compris écrites, qui ont été données par le ministre de l'Intérieur, ont été des instructions de proportionnalité. Ensuite,

4:46
Locuteur

si

4:46
Édouard Geffray

un policier

4:47
Locuteur

ou

4:48
Édouard Geffray

si un membre des forces de l'ordre intervient dans un cadre qui ne respecte pas le cadre légal, là pour le coup,

4:54
Locuteur

il

4:55
Présentateur

y a

4:55
Édouard Geffray

évidemment enquête et il

4:56
Locuteur

y

4:56
Édouard Geffray

a sanction.

4:57
Présentateur

Est-ce que vous êtes à l'aise ?

4:58
Locuteur

Vous

4:58
Présentateur

êtes ministre de

4:58
Locuteur

l'Éducation ? Et ici, en l'occurrence, vous êtes à l'aise

5:00
Présentateur

avec ces images-là ?

5:03
Édouard Geffray

Comment voulez-vous que je sois à

5:03
Locuteur

l

5:03
Édouard Geffray

'aise avec des images de violence alors que toute ma vie a consisté à prôner le dialogue partout

5:08
Locuteur

?

5:09
Édouard Geffray

Je crois en l'état de droit, je crois en le dialogue, je le dis depuis des jours et des jours.

5:13
Locuteur

Je ne peux pas

5:14
Édouard Geffray

être à l'aise.

5:14
Présentateur

Il y a ces violences, il y a aussi les interpellations. Édouard Geffray, la semaine dernière, 5000 interpellations en grande majorité des mineurs. On n'avait jamais vu un tel volume d'interpellations dans un mouvement de jeunesse, calcule le sociologue Sébastien Rocher dans Le Monde. Ça aussi, est-ce que c'est proportionné

5:31
Locuteur

?

5:32
Édouard Geffray

Écoutez, pardonnez-moi, mais

5:33
Locuteur

je

5:36
Édouard Geffray

vais faire un tout petit zoom arrière sur l'éducation nationale. Pour la première fois dans l'histoire de l'éducation nationale,

5:43
Locuteur

des

5:43
Édouard Geffray

dizaines de personnels ont été la cible d'individus violents. Des dizaines de personnels. 85 personnels ont été blessés. Ce n'est jamais arrivé dans cette histoire, jamais. 125 élèves aussi, il me semble. 215 élèves ont été blessés

5:55
Locuteur

aussi, et dans leur

5:56
Édouard Geffray

immense majorité, par des individus violents. Enfin, dans ce cadre-là, vous voulez faire quoi ? Vous

6:01
Locuteur

voulez laisser... Ce sont des

6:01
Présentateur

violences urbaines, comme dit le ministre de l'Intérieur ?

6:03
Édouard Geffray

Absolument. Et évidemment que dans ce cas-là, il faut interpeller les individus qui mettent en danger la vie des autres.

6:09
Locuteur

Et

6:09
Édouard Geffray

vous

6:09
Locuteur

ne remettez pas en cause la

6:10
Présentateur

doctrine de maintien de l'ordre face, encore une fois, à des enfants et des adolescents ?

6:14
Édouard Geffray

Moi, je suis ministre de l'Occation nationale, je ne

6:15
Locuteur

suis

6:15
Édouard Geffray

pas ministre

6:15
Locuteur

de

6:15
Présentateur

l

6:15
Locuteur

'Intérieur. Vous pouvez en parler avec votre collègue

6:17
Édouard Geffray

? Enfin, chacun son métier, si vous voulez. Il y

6:19
Locuteur

a

6:19
Édouard Geffray

un moment où je ne suis pas ministre de

6:20
Locuteur

l

6:20
Édouard Geffray

'Intérieur. Et ce que je peux vous dire, c'est que Laurent Nunez a, dès le départ, posé une doctrine d'usage de la force

6:27
Locuteur

à

6:28
Édouard Geffray

des fins de protection des personnes et des biens. C'est à ça que

6:30
Locuteur

sert

6:30
Édouard Geffray

la police,

6:31
Locuteur

qui

6:32
Édouard Geffray

est une doctrine proportionnée. Une fois encore, si dans ce cadre-là, il y a des comportements abusifs ou qui dépassent le cadre légal,

6:38
Présentateur

la

6:38
Édouard Geffray

réaction, elle est la même pour tout le monde.

6:41
Locuteur

Une

6:41
Édouard Geffray

violence illégale est une violence qui doit être sanctionnée.

6:44
Locuteur

Je n'ai

6:44
Édouard Geffray

aucun problème là-dessus.

6:45
Présentateur

Il y a

6:46
Édouard Geffray

quand même dix enquêtes de l'IGPN qui ont été ouvertes précisément sur des actions

6:49
Locuteur

qui

6:50
Édouard Geffray

sont potentiellement répréhensibles.

6:54
Présentateur

Aujourd'hui, une grande journée de mobilisation est prévue avec l'appui des syndicats enseignants. C'est une journée qui sera particulièrement scrutée. Quelles sont les informations dont vous disposez ? Est-ce qu'il faut s'attendre à un pic de mobilisation et un pic de colère

7:07
Locuteur

?

7:08
Édouard Geffray

D'abord,

7:09
Locuteur

c

7:09
Édouard Geffray

'est quand même plutôt pour moi, je trouve ça très sain pour la démocratie sociale et lycéenne, qu'il y

7:14
Locuteur

ait

7:14
Édouard Geffray

une manifestation.

7:15
Locuteur

Parce

7:16
Édouard Geffray

que je rappelle que c'est la première fois depuis dix jours qu'on va avoir, si je puis dire, un mouvement qui s'inscrit dans un cadre organisé, démocratique, social, légal.

7:25
Présentateur

Ça, ça vous rassure, la présence des syndicats ?

7:29
Édouard Geffray

Ce

7:29
Locuteur

n

7:29
Édouard Geffray

'est pas seulement la présence, c'est le fait qu

7:30
Locuteur

'il

7:30
Édouard Geffray

y

7:30
Locuteur

ait

7:30
Édouard Geffray

des manifestations qui soient déclarées, et donc organisées, et donc encadrées, et dans lesquelles nos jeunes seront protégés. Moi, une fois encore, ma préoccupation première depuis le début, c'est que nos élèves et nos personnels soient protégés. Là, on a, si je puis dire, enfin, au bout de dix jours, un cadre qui permet ça. C'est quand même une bonne nouvelle.

7:47
Locuteur

Et

7:48
Édouard Geffray

c'est pour le coup la vitalité de la démocratie sociale. Et c'est très bien, je

7:51
Locuteur

ne sais pas du tout.

7:51
Présentateur

Et potentiellement un pic de mobilisation ?

7:52
Locuteur

Je ne sais

7:52
Édouard Geffray

pas du tout ce que va être la mobilisation, mais je ne suis pas là pour m'attendre à ce qu

7:57
Locuteur

'il

7:57
Édouard Geffray

y

7:57
Locuteur

ait

7:57
Édouard Geffray

un pic ou pas, etc. Ce n

7:59
Locuteur

'est

7:59
Édouard Geffray

même pas ça l'important, les revendications lycéennes, je suis déjà en train de les traiter. Mais ce qui, moi, m'intéresse, c'est qu

8:04
Locuteur

'on

8:04
Édouard Geffray

s'inscrit vraiment dans de la démocratie sociale qui fonctionne, tout comme il faut des institutions démocratiques qui fonctionnent. Et donc ça,

8:10
Locuteur

c

8:10
Édouard Geffray

'est plutôt, voilà, c'est bon signe, parce qu'on va pouvoir aussi combiner la liberté de manifester, et puis aussi la liberté d'aller en cours, parce qu

8:16
Locuteur

'il

8:16
Édouard Geffray

y

8:16
Locuteur

a

8:16
Édouard Geffray

beaucoup de jeunes, 3 millions quasiment, qui vont en cours tous les

8:20
Présentateur

jours au lycée. Mais vous dites, la démocratie sociale, elle peut fonctionner aujourd'hui, parce qu'il y a des organisations, j'allais dire adultes, des syndicats enseignants, notamment, qui se joignent au mouvement. Est-ce que vous regrettez de ne pas avoir mis en place peut-être des structures de dialogue avec les lycéens qui auraient permis d'organiser mieux le mouvement avant ? Est-ce que sans ces organisations, le mouvement vous a échappé, en fait ?

8:49
Édouard Geffray

Alors, le mouvement, il a commencé à prendre de l'ampleur il y

8:52
Locuteur

a

8:52
Édouard Geffray

une dizaine de jours. Donc c'était, en gros, entre le vendredi précédant la venue du Pape et le lundi, pour que les Français, j'allais dire, se projettent dans le temps. Et moi, dès le lundi soir, ou dès le mardi, pardon, dès le mardi, j'ai demandé à tous les chefs d'établissement de réunir leur conseil de vie lycéenne, c

9:10
Locuteur

'est

9:10
Édouard Geffray

-à

9:10
Locuteur

-dire

9:10
Édouard Geffray

leurs élus lycéens.

9:12
Locuteur

Et

9:12
Édouard Geffray

moi-même, j'ai engagé les dialogues avec les élus. Dès le jeudi, j'étais avec les élus de Versailles. Le vendredi, j'ai reçu tous les membres de la communauté éducative, etc. Donc,

9:19
Locuteur

les instances, elles

9:20
Édouard Geffray

existent.

9:21
Locuteur

Ça

9:21
Présentateur

n'a pas suffi.

9:22
Locuteur

Le

9:22
Présentateur

mouvement, dans sa troisième semaine de mobilisation, qu'est-ce que vous ne

9:25
Locuteur

vous

9:25
Présentateur

dites pas ? J'ai répondu trop faiblement ou trop tard

9:28
Locuteur

?

9:29
Édouard Geffray

En tout cas, après ça, on peut toujours refaire l'histoire avec Dessy. Je crois que ce n

9:33
Locuteur

'est

9:33
Édouard Geffray

pas ça qui est important. L'important, et c'est ça qui compte pour moi, c'est que les lycéens, aujourd'hui, sont entendus dans un cadre démocratique, une fois encore, dans un cadre organisé. D'ailleurs, je lance aujourd'hui même, enfin,

9:43
Locuteur

c

9:43
Édouard Geffray

'est depuis hier soir, une plateforme sur laquelle chaque lycéen va pouvoir poster, s'est déposé sa contribution pour dire

9:50
Locuteur

ses

9:51
Édouard Geffray

difficultés et ses attentes. Et

9:52
Locuteur

vous promettez qu

9:53
Présentateur

'elle n'aura pas le même destin que les cahiers de doléances, par exemple, des Gilets jaunes

9:56
Locuteur

?

9:58
Édouard Geffray

Alors, entrons dans le vif du sujet. Qu'est-ce que c'est que cette plateforme ? Cette plateforme, d'abord,

10:02
Locuteur

elle

10:02
Édouard Geffray

s'appelle, c'est la plateforme qui est agora.gouv

10:04
Locuteur

.com

10:05
Édouard Geffray

slash consultation slash lycéen. Donc, n'importe quel lycéen, à partir de maintenant, peut y aller. Ils

10:09
Locuteur

vont

10:09
Édouard Geffray

tous recevoir un message pour leur dire. Dessus, on leur demande quoi ? On leur demande aucune information personnelle, sauf s'ils l'acceptent de dire leur établissement et donc leur région et leur académie.

10:19
Locuteur

Et

10:19
Édouard Geffray

ensuite, ils peuvent déposer librement, librement, ce n

10:21
Locuteur

'est

10:21
Édouard Geffray

pas des oui-non, librement des textes pour dire leurs difficultés

10:25
Locuteur

et

10:25
Édouard Geffray

leurs attentes.

10:27
Locuteur

Ça,

10:27
Édouard Geffray

c'est jusqu'au 23 octobre.

10:28
Locuteur

À

10:29
Édouard Geffray

l'issue de tout ça, ces contributions, elles vont être analysées. Elles vont être d'ailleurs partagées.

10:34
Locuteur

Je

10:34
Édouard Geffray

les mettrai en open data. Donc, tout le monde pourra regarder ce qui s'est dit. Ça sera transparent. Et le plan d'action qu'on a déjà commencé à mettre en place et qui va se poursuivre, et notamment à la lumière de ces remontées, il sera mesurable,

10:46
Locuteur

il

10:47
Édouard Geffray

y aura un calendrier et je pourrai en rendre compte.

10:49
Présentateur

Et donc, ce n

10:49
Locuteur

'est

10:49
Présentateur

pas un exutoire qui n'aura aucun effet concret comme effectivement à l'époque des Gilets jaunes ?

10:54
Édouard Geffray

Mais si c'était un exutoire...

10:55
Présentateur

J'en avais beaucoup écrit, mais

10:57
Locuteur

ça m

10:57
Présentateur

'avait

10:57
Locuteur

servi à rien. Si

10:57
Édouard Geffray

c'était un exutoire, j'aurais créé une grande commission des sages, j'aurais fait une plateforme qui serait restée ouverte 3 à 4 mois, j'aurais dit on se retrouve fin décembre, début janvier, et là, pas de chance, on rentre dans la période de réserve présidentielle. Là, on agit en 15 jours. C'est-à

11:10
Locuteur

-dire

11:10
Édouard Geffray

que dans 15 jours, tout le monde saura ce que les lycéens auront fait remonter. Donc, vous promettez

11:15
Présentateur

de les écouter. Bien sûr. Que pouvez-vous faire pour leur répondre avant même la restitution de cette concertation ?

11:22
Locuteur

On

11:22
Présentateur

va vous poser la question dans un instant. Édouard Jeffrey, ministre de l'Éducation nationale.

11:26
Locuteur

Le

11:27
Présentateur

8.30 France Info, Agathe Lambret, Simon Le Baron. Avec Édouard Jeffrey, ministre de l'Éducation nationale, quelle réponse peut apporter le gouvernement face à cette colère et cette mobilisation des lycéens ? Vous nous avez parlé à l'instant de la plateforme de concertation que vous mettez en place. Aujourd'hui, le Premier ministre a aussi écrit une lettre à ses ministres pour ouvrir 5 chantiers. On va les prendre un par un. Édouard Jeffrey, d'abord, le remplacement plus rapide des professeurs absents. Quelle réponse vous pouvez apporter à court terme pour pallier ces manques de professeurs

11:58
Locuteur

?

11:59
Édouard Geffray

Alors, aujourd'hui, on a des situations qui sont extrêmement contrastées sur les établissements.

12:03
Locuteur

Et

12:04
Édouard Geffray

d'ailleurs, le mouvement est parti d'un lycée qui s'appelle Saint-Exupéry-Crétaille où il y avait un certain nombre de professeurs et de personnes non remplacées. Au passage, et bien avant que tout ça ne prenne la tournée actuelle, on a résolu la question en moins de 8 jours. Et j'y vais personnellement.

12:18
Présentateur

Pour le

12:18
Locuteur

cas

12:18
Présentateur

de Crétaille, mais pour le

12:19
Locuteur

reste

12:19
Édouard Geffray

? Non, mais c'est pour dire que

12:20
Locuteur

c

12:20
Édouard Geffray

'est possible. Simplement, pour ça, il faut qu'on arrive à mieux détecter ces situations-là. Et d'un point de vue administratif, c'est quelque chose qu'on fait mal.

12:27
Locuteur

Donc,

12:28
Édouard Geffray

la réponse,

12:28
Locuteur

elle

12:28
Édouard Geffray

est, j'allais dire, à la fois très simple et très ferme. C'est que j'ai demandé à toutes les académies, donc c

12:34
Locuteur

'est

12:34
Édouard Geffray

-à

12:34
Locuteur

-dire

12:34
Édouard Geffray

les services d'éducation nationale dans les territoires,

12:37
Locuteur

d

12:38
Édouard Geffray

'avoir le tableau de bord quotidien de tous les lycées qui sont confrontés à cette situation,

12:42
Locuteur

si

12:43
Édouard Geffray

je puis dire, les points rouges en termes de qualité du remplacement,

12:46
Locuteur

et

12:46
Édouard Geffray

d'apporter une réponse dans les huit jours. Ce sera suivi par une équipe nationale pour apporter systématiquement une réponse dans les huit jours.

12:52
Présentateur

Dans les huit jours, donc des réponses dans tous les lycées de

12:54
Locuteur

France

12:54
Édouard Geffray

? Dans les huit jours, dans tous les lycées qui sont confrontés à des difficultés.

12:56
Locuteur

Et

12:56
Présentateur

pour ça,

12:57
Locuteur

il

12:57
Présentateur

faut...

12:57
Édouard Geffray

Après ça,

12:58
Locuteur

évidemment, garantir qu'on arrivera à

13:01
Édouard Geffray

trouver à chaque fois 100% des personnes, etc. Ça,

13:04
Locuteur

c

13:04
Édouard Geffray

'est des choses qu

13:06
Locuteur

'on

13:06
Édouard Geffray

va évidemment s'employer à faire. Garantir le 100% serait probablement mentir et je n'aime pas mentir, mais en tout cas, faire en sorte que systématiquement toutes ces situations d'abord soient identifiées, qu'on ne les laisse pas s'enquister et qu'on apporte une réponse qui soit la plus rapide possible et surtout avec un tableau de bord quotidien

13:22
Locuteur

qui

13:23
Édouard Geffray

sera sur le bureau de chaque recteur. Ça, c'est ce qu'on

13:24
Locuteur

va faire à partir de

13:25
Édouard Geffray

maintenant.

13:25
Présentateur

Il manque des profs remplaçants, mais il manque aussi des titulaires. Est-ce que dans ce contexte, supprimer 1 600 postes dans le budget 2027, c'est pertinent ? Est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui que vous allez revenir sur cette

13:35
Locuteur

mesure

13:36
Édouard Geffray

? D'abord, pour la première fois cette année, on a commencé la rentrée, ça peut sembler paradoxal, mais on a commencé la rentrée avec la quasi-totalité des postes de titulaires pourvus. Entre l'année dernière et cette année, on a baissé de 57% le nombre de postes vacants à la rentrée. Pourquoi ? Parce qu'on a fait la réforme des concours et parce qu'on a travaillé justement pour faire en sorte que la rentrée se passe mieux en termes de postes vacants. Il

13:56
Locuteur

y a toujours 20 millions d'heures non assurées. C'est paradoxal.

13:59
Édouard Geffray

Il y a eu 10% des heures non assurées l'année dernière, dont 2,5% à cause des examens type baccalauréat et brevets. Donc il y a eu 7,5% en réalité d'heures non assurées. C'est beaucoup trop et ce n

14:09
Locuteur

'est

14:09
Édouard Geffray

pas admissible. C

14:10
Locuteur

'est donc supprimer des profs dans

14:11
Présentateur

ce contexte malgré tout.

14:12
Édouard Geffray

À partir de là. Par ailleurs, il y

14:14
Locuteur

a

14:14
Édouard Geffray

un projet de finance. Un projet de finance, je rappelle que c'est pour être discuté au Parlement. On est encore en démocratie et donc c'est une proposition. Cette proposition, elle part du constat qu'on va perdre 180 000 élèves l'année prochaine.

14:26
Locuteur

Donc

14:26
Édouard Geffray

il ne s'agit pas de supprimer des postes au lycée, au contraire, puisque le lycée, on connaît au contraire un pic démographique. Mais en revanche, il

14:32
Locuteur

y a

14:32
Édouard Geffray

effectivement des postes qui vont être supprimés notamment à l'école dans des proportions qui n'ont rien à voir d'ailleurs avec la baisse démographique puisque le nombre d'élèves par classe, le nombre moyen d'élèves par classe va baisser partout à l'école, au collège et au lycée. En revanche, qu'est

14:43
Locuteur

-ce

14:43
Édouard Geffray

qu'il faut faire ?

14:44
Présentateur

Même si là, le lycée en ce moment, ce sont les élèves issus d'un pic démographique

14:55
Édouard Geffray

et c'est pour ça que je demande ce travail partout, c'est qu'on identifie les lycées qui sont confrontés aux classes les plus nombreuses.

15:02
Locuteur

Quand

15:02
Édouard Geffray

vous regardez, vous avez certaines filières générales où vous pouvez avoir 35 ou 36 élèves par classe. C'est une réalité. Ça, il faut le faire baisser.

15:08
Locuteur

Donc vous maintenez

15:09
Édouard Geffray

cet objectif de 1600 suppressions de postes simplement pour

15:12
Locuteur

répondre à la

15:12
Édouard Geffray

question clairement. D'abord, pour être très précis, c'est 1250 dans les établissements publics et ce sera pour l'essentiel au niveau de l'école, donc pas au niveau des collèges et des lycées.

15:22
Locuteur

Et vous permettez dans les 8 jours à

15:25
Présentateur

venir de tout mettre à plat et de boucher les trous

15:27
Locuteur

dans

15:27
Présentateur

les établissements.

15:28
Locuteur

Pardonnez-moi, il y a aussi un point important. On va aussi mettre les

15:31
Édouard Geffray

choses à plat avec les lycéens.

15:33
Locuteur

On

15:33
Édouard Geffray

ne

15:33
Locuteur

va

15:33
Édouard Geffray

pas reprendre les cours comme si dans l'été.

15:35
Locuteur

On

15:35
Édouard Geffray

va banaliser la première demi-journée de reprise des cours dans les établissements qui ont été fermés.

15:39
Locuteur

Vous espérez l'art

15:39
Présentateur

-courdi parce que c

15:40
Locuteur

'est un peu ambitieux.

15:41
Édouard Geffray

On va banaliser une demi-journée pour que d'abord les personnels se retrouvent entre eux et pour qu'ensuite ils puissent travailler avec les élèves là aussi sur un diagnostic objectivé de la situation.

15:48
Présentateur

Alors diagnostic notamment sur les journées de cours trop longues, les emplois du temps à trous, etc. Que proposez-vous ?

15:56
Édouard Geffray

Alors là aussi, sur les emplois du temps et les journées trop longues, d'abord, les élèves ne font pas tous les jours 8h, 18h. Il faut rappeler

16:04
Locuteur

quand même la réalité.

16:05
Présentateur

Régulièrement,

16:05
Locuteur

ils ont des 8h, 18h avec

16:07
Présentateur

3h de pause au milieu.

16:08
Locuteur

Ils

16:08
Présentateur

ne peuvent pas tous rentrer chez eux.

16:09
Locuteur

Il faut juste bien

16:09
Édouard Geffray

préciser parce que depuis une semaine j'entends dire que tous les lycéens font 8h, 18h tous les jours. Non, mais en revanche, effectivement, ils ont certains jours de la semaine, une ou deux, où ils peuvent faire 8h, 18h. Qu'est-ce que vous faites ? Alors, ça là-dessus, la réponse immédiate est un peu compliquée parce que par définition, l'année scolaire a déjà commencé et les emplois du temps sont déjà faits. Mais très clairement, il y a deux chantiers à ouvrir. Le premier chantier, c'est la question des rythmes scolaires.

16:31
Locuteur

C

16:31
Édouard Geffray

'est pas moi

16:31
Locuteur

qui conclurai. Ça veut dire quoi ? Il faut

16:32
Présentateur

raccourcir les vacances d'été, faire une semaine de

16:34
Locuteur

4 jours ? Je pense

16:35
Édouard Geffray

qu'il va falloir au bout d'un moment poser la question, pas forcément vacances d'été, mais il

16:37
Locuteur

va

16:37
Édouard Geffray

falloir poser la question. On a 3 semaines de vacances en plus que la moyenne de l'ECDE et on a un peu plus d'heures de cours en moyenne. Donc,

16:44
Locuteur

ça,

16:45
Édouard Geffray

c

16:45
Locuteur

'est

16:45
Édouard Geffray

quelque chose qui peut être interrogé. Ça ne peut être interrogé que dans le cadre de la présidentielle, mais moi, ce que je vais faire, c'est que je vais instruire, pour le coup, techniquement les choses et préparer les discussions pour que, j'allais dire, les sujets soient prêts, soient instruits parce qu'il

16:57
Locuteur

y

16:57
Édouard Geffray

a des questions de transport scolaire, d'internat, etc., pour les suivre.

17:00
Présentateur

Par exemple, une semaine de vacances au lieu de deux ou des vacances d'été plus courtes et des semaines de cours

17:05
Locuteur

pour compenser ?

17:05
Édouard Geffray

Si on voulait faire ce que certains lycéens demandent, c'est-à

17:09
Locuteur

-dire

17:09
Édouard Geffray

terminer tous les jours à 15 heures, il faudrait mécaniquement

17:12
Locuteur

qu

17:12
Édouard Geffray

'on ait à peu près trois semaines de vacances de moins. Je ne

17:14
Locuteur

suis

17:14
Édouard Geffray

pas sûr que ce soit le contrat social qui s'exprime à la fin.

17:17
Présentateur

Non, mais entre terminer tous les jours à 15 heures et avoir des emplois du temps cohérents...

17:21
Édouard Geffray

Donc, l'autre aspect, c'est la cohérence des emplois du temps. Là-dessus, quand même, on a des personnes de direction qui font un travail considérable chaque été. En revanche, les outils qu

17:29
Locuteur

'on

17:29
Édouard Geffray

met à leur disposition sont des outils qui, aujourd

17:31
Locuteur

'hui,

17:31
Édouard Geffray

ne sont pas optimisés. Donc, pour être très clair, on va mettre un peu d'IA là-dedans parce que, pour le coup, l'IA, c'est optimisé très bien ce genre de choses.

17:37
Locuteur

Alors, ce n'est pas ce

17:37
Présentateur

que disent les profs. Ils disent que c'est quelque chose d'humain. Faire un emploi du temps, ça prend des semaines, ça ne se fait pas comme

17:42
Locuteur

ça. Oui, c'est quelque

17:43
Édouard Geffray

chose d'humain, mais c'est quand même quelque chose qui peut être aussi optimisé avec les outils. Ce n

17:46
Locuteur

'est

17:46
Édouard Geffray

pas incompatible. On regarde les personnes et précisément, quand on peut optimiser les choses techniquement, on n'a plus de temps à consacrer aux personnes.

17:52
Locuteur

Donc,

17:53
Édouard Geffray

on va retravailler là-dessus, mais en partant du fait quand même qu'on a les chefs d'établissement qui, aujourd'hui, font un travail remarquable. En tout cas, c'est du temps long. Ça, c'est du temps un peu plus long.

18:00
Locuteur

Et ce n'est

18:00
Présentateur

pas la réforme du bac qu'il faut revoir parce que c'est cette réforme du bac qui a créé plein de spécialités qui provoquent aussi ces emplois du temps si difficiles à boucler et ces trous.

18:10
Locuteur

On

18:11
Présentateur

ne peut pas la supprimer, j'imagine, en un

18:12
Locuteur

instant, mais est-ce que

18:13
Présentateur

vous êtes favorable à une refonte de cette réforme

18:15
Locuteur

?

18:15
Édouard Geffray

Elle a aussi permis... C'est toujours pareil, il faut mettre les choses en balance. Elle a aussi permis à nos élèves de suivre enfin des spécialités qui leur correspondent

18:23
Locuteur

au

18:23
Édouard Geffray

lieu d'être dans des espèces de tunnels qui étaient sociologiquement en plus hyper marqués parce que je rappelle qu'il y avait des inégalités sociales monstrueuses selon les filières.

18:30
Locuteur

On

18:31
Édouard Geffray

a considérablement réduit les inégalités sociales et on a permis aux élèves de suivre des cursus qui leur ressemblent.

18:36
Locuteur

Mais

18:36
Présentateur

c'est aussi une usine à gaz

18:37
Locuteur

disent les parents,

18:38
Présentateur

disent les profs.

18:39
Édouard Geffray

Oui,

18:39
Locuteur

mais

18:39
Édouard Geffray

c'est quand même positif pour les élèves qu'ils puissent au bout d'un moment choisir ce qu'ils veulent. Donc, à partir de là, il faut encore travailler sur les modalités pratiques parce qu

18:48
Locuteur

'il

18:48
Édouard Geffray

faut faire en sorte qu'effectivement, le 8h-18h,

18:50
Locuteur

c

18:50
Édouard Geffray

'est très pénible. Il faut voir si on arrive à commencer plutôt à 9h. Il faut articuler ça avec les transports scolaires parce qu'on a des lycéens qui viennent de loin. Il ne

18:57
Locuteur

faut

18:57
Édouard Geffray

pas l'oublier non plus.

18:58
Locuteur

C

18:58
Édouard Geffray

'est-à

18:58
Locuteur

-dire

18:58
Édouard Geffray

qu'effectivement, si je commence à 8h mais que je pars à 7h de chez moi, ça veut dire que je me laisse à 6h. Et tout ça, c'est des réponses qui doivent être au niveau local mais qu'on va appuyer au niveau national. Sur Parcoursup, source de beaucoup

19:08
Présentateur

de stress, cette fameuse plateforme d'admission post-bac, trop opaque, trop arbitraire, disent les jeunes et leurs parents, beaucoup d'entre eux en tout cas. Vous reconnaissez qu'elle est source de trop d'angoisse et vous travaillez là-dessus ou vous allez le faire avec votre collègue de l'enseignement supérieur ?

19:23
Édouard Geffray

On ouvre des discussions évidemment avec Philippe Baptiste, le ministre de l'enseignement supérieur qui est compétent dans ce domaine avec d'ailleurs les élus lycéens avec lesquels on va être amené à discuter de tout ça. Il y a deux sujets en fait.

19:35
Locuteur

D

19:35
Édouard Geffray

'abord, Parcoursup,

19:37
Locuteur

et

19:37
Édouard Geffray

c'est important pour cette génération, cristallise une espèce de moment en fait de rupture. Parfois, il parle de coup près. Bon, même si en fait on s'aperçoit que ce n

19:45
Locuteur

'est

19:45
Édouard Geffray

pas forcément le cas et que ce n

19:46
Locuteur

'est

19:46
Édouard Geffray

pas Parcoursup qui, comme j'entends parfois, trie les élèves, ce sont les formations qui les sélectionnent, etc. Mais il

19:52
Locuteur

y a un enjeu de transparence à renforcer. Il y a aussi le contrôle continu qui est

19:54
Présentateur

stressant,

19:54
Locuteur

c'est un

19:55
Présentateur

confrêt chaque semaine.

19:55
Édouard Geffray

Et donc, il y a un enjeu de transparence là-dessus à renforcer, très clairement. Il y

19:59
Locuteur

a

19:59
Édouard Geffray

un enjeu aussi autour des places d'enseignement supérieur parce qu'on est encore sur une génération qui correspond au pic démographique pour deux, trois ans. Et donc tout ça, évidemment, c'est un chantier que le Premier ministre nous a demandé d'ouvrir.

20:11
Présentateur

Alors, vous nous dites, si je vous entends bien, Edouard Geffray, et si on reprend les revendications des lycéens. Sur les profs absents et les personnels, vous dites, on

20:18
Locuteur

va remettre ça à

20:19
Présentateur

plat mais il n

20:19
Locuteur

'y

20:19
Présentateur

aura pas de miracle parce qu'on ne va pas boucher tous

20:21
Locuteur

les

20:21
Édouard Geffray

trous partout. Je vous ai dit, on les remplace et on aura tous les points rouges qui seront traités d'ici aux vacances. C'est

20:27
Locuteur

ce que je disais tout à l'heure. Sur les emplois du

20:28
Présentateur

temps, vous nous dites, c'est du temps long. Sur Parcoursup, vous nous dites, on va voir ça avec le ministre de l'Enseignement supérieur sur le besoin d'écoute. Il y

20:36
Locuteur

a

20:36
Présentateur

une plateforme qui est mise en place et il y aura des restructions

20:40
Locuteur

dans trois

20:40
Présentateur

semaines. On

20:41
Locuteur

n'a pas fini là-dessus.

20:41
Présentateur

Excusez-moi. Qu'est-ce que vous pouvez

20:44
Locuteur

proposer

20:45
Présentateur

de concret à

20:47
Locuteur

l'instant T pour répondre aux revendications ? Vous ne pouvez pas dire ce que vous venez

20:49
Édouard Geffray

de dire parce que vous êtes progressivement décalé sur ce que je respecte mais ce qui n'est pas vrai. Je vous ai dit que sur les remplacements sous huit jours, les choses étaient lancées. On n

20:58
Locuteur

'a

20:58
Édouard Geffray

pas parlé de la refonte de la népro-acilicéenne. C'est dommage, mais on va pouvoir en parler maintenant parce que je refonds entièrement la démocr-acilicéenne pour faire en sorte que la voix des lycéens compte et soit effectivement prise en compte au niveau des établissements, au niveau des académies et au niveau national qui soit mieux représenté et plus représenté.

21:13
Locuteur

Tout ça, c'est du moyen ou du long terme ?

21:15
Édouard Geffray

Ça, c'est l'affaire de quelques semaines. Il faut juste prendre les textes et les élections dans les instances qui vont avoir lieu au cours de l'année en tiendront compte. Et

21:22
Présentateur

là maintenant,

21:22
Édouard Geffray

qu'est

21:22
Locuteur

-ce

21:22
Édouard Geffray

que vous proposez ? Attendez, pardon, sur notamment, parce qu'ils en parlent aussi, l'accompagnement en termes de santé physique, psychique et sociale.

21:32
Locuteur

Je

21:33
Édouard Geffray

propose pour la deuxième année consécutive de créer 300 postes dans le prochain projet de loi de finances qui va être évidemment débattu. Au total, je propose la création de 1800 postes tournés vers l'accompagnement des élèves, infirmières, AESH, assistants sociaux, etc.

21:48
Locuteur

Pour

21:48
Édouard Geffray

les

21:49
Locuteur

AESH,

21:49
Présentateur

par exemple, c'est 1

21:50
Locuteur

%

21:51
Présentateur

des besoins

21:52
Locuteur

? C

21:52
Édouard Geffray

'est ça

21:52
Locuteur

?

21:55
Édouard Geffray

Les revendications, je les ai ce matin à la plateforme de revendication,

21:57
Locuteur

ils

21:57
Édouard Geffray

demandaient 800 créations de l'AESH, moi j'en propose 1300.

22:00
Locuteur

D

22:00
Édouard Geffray

'accord ? Donc, quand même, sur Parcoursup, il y a un enjeu de création de place et il

22:05
Locuteur

y a

22:05
Édouard Geffray

un enjeu évidemment d'accessibilité, de transparence de la plateforme et ça par définition, c'est pour la session qui va souffrir au mois de décembre. Donc on s'y met maintenant mais les élèves entreront dans Parcoursup en terminale au mois de décembre. Donc, pardonnez-moi, mais au contraire, tout est pris en compte et tout est pris en compte dans un DRE serré.

22:20
Présentateur

Édouard Geffrey, très rapidement, vous parliez d'une rentrée mercredi aujourd'hui, vous nous dites mercredi ou jeudi donc vous n'êtes pas sûr que les élèves pourront reprendre les cours mercredi

22:26
Locuteur

?

22:27
Édouard Geffray

J'ai dit à partir de mercredi mais par contre, je pense qu'il faut que

22:29
Locuteur

ce

22:29
Édouard Geffray

soit progressif et graduel.

22:31
Locuteur

C

22:31
Édouard Geffray

'est-à

22:31
Locuteur

-dire

22:31
Édouard Geffray

que là, notamment où les établissements ont été très impactés, ils vont probablement accueillir les élèves de terminale d'abord, puis l

22:36
Locuteur

'élèves

22:36
Édouard Geffray

de première, puis l'élèves de seconde. Moi, je ne mettrais pas une pression folle aux chefs d'établissement pour, j'allais dire, rouvrir à 8h du matin, mercredi, pour que tout le monde soit en

22:46
Locuteur

cours

22:46
Édouard Geffray

de mathématiques ou de français. Il faut qu'on ait un temps d'échange. J'ai 85 personnes à l'éducation nationale qui ont été blessées dans ces événements. J'ai 24 lycées qui ont été saccagés ou incendiés. On ne peut pas faire comme si d'un été. Et nos lycéens, ils ont besoin d'être entendus, ils ont besoin d'être écoutés et ils ont besoin d'avoir des actes.

23:04
Locuteur

Et

23:04
Édouard Geffray

c'est exactement ce que je leur propose.

23:08
Présentateur

après cette grande journée de mobilisation aujourd'hui et peut-être reprise des cours à partir de demain ou après-demain.

23:16
Locuteur

C

23:16
Présentateur

'est ce que vous espérez en tout cas, Edouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale. Merci d'être venu nous voir sur France Info ce matin. Merci. Merci à vous, Agathe. Merci, Simon.

23:24
Locuteur

À demain.

23:24
Présentateur

À demain.