International : la recette LFI avec Manuel Bompard
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Salut, c'est Jean Macier. Juste avant ton podcast, un petit mot pour te dire que tu peux soutenir Backseat en cliquant sur le lien dans la description. Évidemment, on a envie d'aborder beaucoup de sujets avec vous, mais quand même, il y a un petit côté priorité à l'actu quand même. Suite au développement de ces dernières semaines, Emmanuel Macron, hier soir, a fait une allocution au cours de laquelle il a dit que la Russie était une menace pour l'Europe et pour la France. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui sur ce point-là ?
En fait, ça dépend de ce qu'on appelle menace. Que la Russie mène en France des opérations de déstabilisation, ça a été très largement documenté. Ça peut être des attaques cyber, ça peut être, y compris des campagnes de désinformation. On a eu un certain nombre d'exemples de cela l'année dernière. Je ne sais pas si vous vous rappelez, quand il y a eu des étoiles de David sur les murs en pochoir. On a eu l'information que ça venait et ça participait de campagnes de déstabilisation russe. Donc ça, évidemment que c'est le cas.
Maintenant, essayer de dire, comme l'a dit le président de la République hier, qu'en quelque sorte, les troupes russes sont aux frontières de la France, je dis qu'il faut être un petit peu raisonnable. Il n'a pas dit ça. Il a dit qu'ils ne s'arrêteront pas à l'Ukraine. J'ai entendu les troupes sont proches de nos frontières. J'ai entendu le ministre des Affaires étrangères, M. Barraud, dire chaque jour qui passe, le front se rapproche de la France. Heureusement et malheureusement, d'un certain point de vue, puisque pour les Ukrainiens, pour l'instant, l'armée russe, elle est bloquée à l'intérieur de l'Ukraine depuis des mois et des mois.
Donc je ne dis pas ça pour sous-estimer les inquiétudes ou les risques. Je dis qu'il faut être un peu conséquent et être un peu cohérent. Parce qu'honnêtement, si les troupes russes étaient aux frontières de la France, alors on aurait un grave problème. Et le fait qu'elles soient aux frontières de l'Ukraine, c'est un problème moins grave. Mais non, c'est un problème. Mais je vois bien comment le président de la République essaye aussi, et ça, je pense que ça n'a échappé à personne hier, d'attiser la peur pour venir nous dire « Ah bah maintenant, il va falloir faire des sacrifices. Il va falloir en payer les conséquences.
» J'ai entendu le gouvernement du Danemark dire « Il va falloir mettre la retraite à 70 ans » parce que c'est comme ça qu'on va financer nos dépenses militaires. Donc il faut prendre la menace sérieusement. Elle est sérieuse. Mais il ne faut pas non plus que ça conduise en quelque sorte à alimenter des discours qui sont des discours bellicistes, va-t'en-guerre, qui après vont venir servir un peu de ce que Naomi Klein appelait la stratégie du choc. C'est-à-dire maintenant, les reculs sociaux que pour l'instant, vous n'avez pas voulu accepter. Il va falloir les accepter.
Parce que comme par hasard, quand le président de la République dit ça hier, il dit « Mais par contre, les augmentations de dépenses militaires, ça sera sans hausse d'impôts. » Il n'a pas précisé derrière sur d'où viendrait l'argent. Il a très bien précisé. Quand vous dites « sans hausse d'impôts », dans le discours macroniste, pour l'avoir vécu dans les discussions budgétaires à l'Assemblée nationale, ça veut dire « sans mise à contribution des plus riches », ça veut dire « sans taxation des grandes entreprises ».
Ça peut être une augmentation de la dette, vu que la dette ne sera plus comptabilisée dans le déficit. Ça peut être un emprunt aussi. Ça peut être un emprunt, c'est ça ?
Non, pour les Français eux-mêmes. Alors, ils avaient évoqué cette hypothèse, mais hier, il n'en a pas parlé. Mais alors oui, j'ai vu que maintenant, on nous dit qu'au niveau européen, on suspenderait la règle des 3% pour les dépenses militaires. Ah ben, peut-être qu'on aurait pu le faire avant pour les dépenses liées à la transition écologique, au développement de nos services publics, parce que là, la règle, elle ne posait pas de problème, elle était indispensable, on ne pouvait pas la bouger. Et là, par contre, on peut la bouger.
Donc moi, je dis « attention à comment le risque de guerre, la peur que tout le monde va essayer de diffuser sur le pays, comment ensuite c'est utilisé au service d'un agenda politique national ? »
qui est allégé à la Commission de la Défense, justement. J'ai une question quand même précise pour vous. L'éventualité de la présence de troupes françaises sur le sol ukrainien dans le cadre d'un cessez-le-feu ou d'une paix qui serait signée entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Moi, je dis que... D'abord, je vais répondre à votre question, mais le président de la République hier, c'est bizarre quand même, dans son intervention, on n'a quasiment pas parlé de l'Ukraine, en l'occurrence, de quelles seraient les conditions de la paix en Ukraine. Si on veut une paix, et moi, je suis pour qu'il y ait une paix le plus rapidement possible, qui soit juste et durable, il faut fournir des garanties de sécurité. C'est-à-dire, l'Ukraine, à juste titre, doit pouvoir disposer de garanties que cette paix ne se traduit pas par une nouvelle guerre dans trois mois, dans six mois ou dans un an. Donc, il faut déterminer quelles sont ces garanties de sécurité.
Donc, l'idée qu'il puisse y avoir des troupes au sol comme garantie de sécurité, ce n'est pas une idée que je trouve, à priori, absurde. Le problème, c'est dans quel cadre ? Or, si ça doit être des troupes françaises ou des troupes franco-britanniques, alors, moi, je ne suis pas d'accord. Si, par contre, on dit qu'on va construire une résolution de l'Organisation des Nations Unies pour garantir la paix et qu'il y a des casques bleus qui sont là pour vérifier que l'accord de paix est effectivement respecté, alors, je dis pourquoi pas ? Mais il faut que ce soit son mandat de l'ONU.
Parce qu'à l'ONU, rappelons-le, pour le dur,
mais la Russie a un droit de veto. Oui, mais précisément, si vous êtes dans le cadre d'un accord de paix, c'est donc un accord de paix qui est accepté par la Russie et par l'Ukraine.
Vous avez vu la réaction de Poutine aujourd'hui ? J'ai bien vu, ça ne m'a pas échappé. Donc, a priori, l'option dont vous parlez, c'est déjà mort.
Mais donc, il n'y aura pas de paix. Enfin, je veux dire, si on se pose dans le scénario dans lequel on arrive, et ça doit quand même être, à mon avis, notre objectif à créer les conditions, parce que l'objectif, c'est que la guerre s'arrête le plus rapidement possible, quand même. Si l'objectif, et si on est dans le cadre d'un accord de paix, ça veut dire qu'on a convaincu les différents belligérants de s'asseoir à la table des négociations et de signer un accord de paix.
Si on arrive à signer un accord de paix, alors je pense, je ne dis pas que c'est facile, je ne dis pas que c'est facile, mais je pense qu'il faut essayer de faire intervenir l'ONU comme puissance en charge du respect de cet accord de paix.
J'aimerais qu'on vienne sur la question des avoirs qui se posent en ce moment et qui est assez étonnante, parce que pendant longtemps, les avoirs russes, c'est ça, c'est-à-dire qu'au début de la guerre, il y avait de l'argent en Europe qui était de l'argent russe, de fonds souverains russes comme d'oligarques. Il y a les deux qui existent. On les a bloqués, on n'a pas tapé dedans, on a tapé dans les dividendes. On les a gelés en fait.
Les intérêts, on les a utilisés pour financer un prix.
On a utilisé les dividendes. Ça, on avait le droit apparemment parce qu'il y a des questions de droit international qui se posent et qu'on ne peut pas faire n'importe quoi avec les avoirs bloqués. Mais là, en ce moment, des pays ont pris position pour dire non, maintenant, il faut qu'on tape dedans pour aider l'Ukraine ou même à la reconstruction de l'Ukraine. C'est-à-dire, en gros, les Russes vont payer pour leurs dégâts. Gabriel Attal qui était contre avant, maintenant et pour. Alors, deux questions. D'abord, pourquoi...
Et la France insoumise est contre, en l'occurrence.
Alors, et je vous ai entendu, je crois que c'était ce matin, je t'ai appeler de malheur, expliquer que, bon, quand même... Alors, vous voyez pourquoi il ne faudrait pas que... Alors, vous voyez, parce que... La question, elle est un peu technique. La question, elle est un peu technique parce que le droit international, la règle, voudrait qu'on ne fasse pas ça pour ne pas déstabiliser l'économie mondiale. C'est-à-dire, si on commence à se dire l'argent, quand il est là, on ne sait jamais, ça peut être bloqué. Les marchés n'aiment pas ça. Les marchés n'aiment pas qu'on puisse que des... Voilà. Donc, normalement, la règle, c'est qu'on ne fait pas ça.
Mais, là, apparemment, on essaie de trouver comment contourner le truc. Et moi, je dirais que j'étais assez étonné de me dire la France insoumise, normalement, ils s'en foutent de la stabilité des marchés mondiaux, de ceux qui ont beaucoup d'argent, qui veulent qu'ils soient en sécurité dans les banques. Vous avez une approche plus politique de l'économie. Et donc, quelle est cette position ? Ça vient d'où ? Pourquoi vous pensez qu'Atal a changé d'avis sur cette question ? Et pourquoi vous défendez le fait qu'il ne faut pas déstabiliser la Russie de cette façon en tout ? Alors, attendez-moi. Ni les marchés internationaux
n'ont pas. Je vais préciser mon point de vue et le point de vue de la France insoumise sur ce sujet parce que j'ai lu et entendu beaucoup de choses depuis quelques jours. Bon, premièrement, vous l'avez dit, il y a aujourd'hui des mesures de gel qui ont été prises, de gel des avoirs. Les avoirs, il y en a deux types. En fait, l'essentiel des avoirs qui sont positionnés en Europe, c'est la banque centrale russe. Et ensuite, il y a des avoirs des oligarques, des personnes proches du régime, etc. Tous ces avoirs-là, ils ont été gelés. Moi, j'étais tout à fait favorable au gel de ces avoirs, évidemment. Ensuite, il y a la question de savoir si on peut les confisquer. Ce n'est pas la même chose.
C'est-à-dire, on va s'emparer de l'argent et l'utiliser pour faire quelque chose. Moi, en ce qui concerne le gel ou la confiscation des avoirs des oligarques, moi, je n'ai aucune difficulté. Il faut juste qu'on trouve la base légale pour le faire parce que pour l'instant, pardon, après, on peut décider qu'on fait ce qu'on veut, mais pour l'instant, par exemple, le Canada a essayé il y a quelques mois de faire adopter une proposition de loi pour faciliter la base légale pour les saisir. Et ça, ils n'ont pas réussi. Ce n'est pas juste cosmétique.
Ce que je suis en train de dire, c'est que si à la fin, vous n'avez pas la base légale, ça veut dire que les oligarques, même si vous ne les aimez pas et je ne les aime pas, qui sont floués, ils vous attaquent devant les tribunaux et ils vous font payer des pénalités financières qui, parfois, peuvent être plus chères que ce que vous avez saisi. Donc, il faut quand même faire un peu attention. D'ailleurs, qui le ferait
les États un par un ?
Là, je parle des oligarques, des individus. Là, moi, sur le principe, je suis d'accord. Après, il y a un autre sujet, c'est les avoirs de la banque centrale russe. Bon, alors, c'est vrai, vous pourriez me dire, bon, en tant qu'anticapitaliste, déséquilibrer l'économie mondiale ne devrait pas vous déranger. Mais le problème, on a des avoirs qui sont positionnés dans un certain nombre d'autres pays.
S'il n'y a plus aucune base légale à l'échelle internationale, c'est-à-dire qu'il n'y a plus de principe, il y a un principe qui s'appelle l'immunité souveraine, vous n'avez pas le droit de vous emparer des avoirs, mais alors ça veut dire que les autres peuvent faire la même chose et pas toujours parce qu'il y a une guerre. Alors, pourquoi ça ne fait pas peur à Gabriel Attal, ça, par exemple ? Parce que je pense que Gabriel Attal, il fait de la communication. Parce que je pense que lui-même, il sait très bien que c'est extrêmement dangereux pour nous de le faire. Donc, moi, si on trouve les bases légales, franchement, ce n'est pas moi qui vais pleurer sur les avoirs des oligarques russes.
Je dis juste, je ne sais pas, j'essaye d'être un peu sérieux dans les propositions que je fais. C'est assez facile de venir sur les plateaux de télévision et dire, en plus, c'est assez populaire, on va prendre l'argent des Russes pour aider les Ukrainiens. Bon, moi, si on est capable de le faire, il n'y a pas de problème, mais si à la fin, ça se traduit par le fait que notre propre monnaie, elle se retrouve déstabilisée, je ne suis pas sûr qu'on va me féliciter pour avoir fait cette proposition. Après, vous dites aussi
qu'il y a le respect du droit international. Évidemment. Et après, on va vous répondre. Les deux vont ensemble. Poutine s'en fout du droit international, donc nous aussi, on pourrait se sentir tout permis. C'est ce qu'on vous répond. Enfin, à quoi vous répondez ?
Je ne sais pas, je propose de ne pas appliquer tout à fait cette logique dans notre société parce que quand quelqu'un viole la loi, ça ne vous donne pas spécialement le droit de violer la loi en réponse, quoi. Parce que... Oui, d'ailleurs, c'est un principe juridique. C'est un principe juridique, ouais. Donc, je propose de faire attention. Par contre, il est possible dans certaines circonstances que si un pays viole le droit international, alors il y a des actions qui, en temps normal, sont contraires au droit international, deviennent légales du point de vue du droit international parce qu'elles sont en réponse à une violation du droit international. Ça, ça peut exister.
Dans l'occurrence, ce n'est pas le cas de ce principe de l'immunité souveraine. Moi, j'essaie juste de faire attention à ce que les mesures qu'on veut mettre en place et que je peux partager d'un point de vue philosophique ne se retrouvent pas en retour de boomerang
pour nous. Il y a une question qui était quand même assez sous-jacente dans le propos d'Emmanuel Macron d'hier lorsqu'il parlait d'agir en européen. Il adore cette expression mais plus profondément que ça, c'est l'idée de la construction d'une Europe de la défense. Oui. Il se trouve que vous êtes radicalement opposé à l'idée d'une Europe de la défense. J'ai relu tous les billets de bloc de Jean-Luc Mélenchon qui dit tout le mal qu'il pense de cette idée. Est-ce que c'est une position que vous défendez toujours aujourd'hui ? Est-ce qu'elle peut évoluer à l'avenir ? Quelles pourraient être les conditions d'une bonne Europe de la défense ?
Bon, c'est la bonne question parce que moi, je ne suis évidemment pas opposé au principe de coopération de défense en matière européenne. Il y a plusieurs problèmes dans ce qu'on appelle l'Europe de la défense aujourd'hui. Le premier problème, c'est qu'aujourd'hui, et c'est dans les textes et même dans les traités européens, l'Europe de la défense, elle est perçue comme étant ce qu'on appelle le pilier européen de l'OTAN. Donc, vous ne pouvez pas en même temps dire je pense que tout le monde a vu l'image Trump-Zelensky et tout le monde a été saisi défroi face à ça.
Vous ne pouvez pas en même temps dire face à ça, on doit garantir notre indépendance, notre autonomie, ne pas être dépendant des Américains et construire l'Europe de la défense comme pilier européen de l'OTAN, c'est-à-dire de rester dans une alliance militaire avec les Américains. Donc, si l'Europe de la défense est à l'intérieur de l'OTAN, je ne vois pas en quoi c'est une réponse en termes d'indépendance vis-à-vis des États-Unis. La première condition, c'est que cette Europe de la défense, si on veut qu'elle puisse exister, elle doit être indépendante Si les États-Unis en sortent ? Si les États-Unis en sortent, il n'y a plus d'OTAN. Oui, justement, sur les ruines de l'OTAN,
on peut construire
une Europe de la défense. Ensuite, deuxième sujet, pour avoir une politique de défense commune, il faut avoir une politique extérieure commune. Bon, la défense, c'est un attribut de la souveraineté et ça doit répondre à des objectifs que vous déterminez. Après, il y a une fonction
de haut représentant pour les affaires extérieures au niveau européen.
Vous avez raison, mais vous avez l'impression qu'honnêtement, il y a une politique extérieure commune européenne aujourd'hui sur les grandes questions internationales. Vous parliez tout à l'heure, avant que j'arrive, de la situation à Gaza. Vous avez l'impression que tous les Européens parlent d'une même voix sur ce sujet, pas moi. Vous avez envie d'avoir une politique de défense commune avec Mme Mélanie et M. Orban ? Perso, je suis assez dubitatif. D'ailleurs,
on se retrouve à parler avec les Anglais qui pourtant sont sortis de l'Union Européenne. Ce n'est pas exactement les frontières de l'UE, cette Europe de la Défense à laquelle on commence à réfléchir.
C'est pour ça, l'idée qu'on puisse avoir des coopérations en se disant qu'on va se mettre à plusieurs pour avoir des programmes communs. Évidemment, d'ailleurs, on le fait déjà en fait. On le fait déjà en Europe. On a des programmes communs en matière de défense avec d'autres pays. Mais une Europe de la Défense qui serait dans l'OTAN et qui ne serait pas accolée à des objectifs politiques communs, je pense que c'est assez chimérique. Maintenant, ça, c'est le débat théorique. Et après, il y a la réalité. Parce que j'entends beaucoup de doubles discours. J'entends beaucoup de gens dire « Ah, ça y est, il y a un réveil européen d'indépendance vis-à-vis des Américains.
» Est-ce que vous savez que 55% des dépenses militaires qui sont faites en Europe aujourd'hui servent à acheter des armes aux États-Unis d'Amérique ? Oui, mais je pense que si ces pays-là s'étaient à refaire, ils ne le referaient pas.
D'accord, mais alors... Ils choisiraient le Rafale et pas le F-35. Ils commencent par annuler leur commande, alors pourquoi ils ne le font pas ? Une fois que les contrats sont engagés, Ami Suisse, si vous nous écoutez, c'est le moment
d'annuler vos comptes. Vous voulez de l'indépendance avec les États-Unis ? Quand il y a eu malheureusement la catastrophe à Mayotte, la première chose qu'on fait c'est qu'on fait un accord avec Starlink. Ça, c'est un scandale. Bon, bah oui, d'accord, mais si vous voulez parler de politique d'indépendance, il faut être un peu cohérent. J'ai pris ce matin un exemple, j'en profite pour en parler ici. Il y a une entreprise à côté de Grenoble qui s'appelle Vancorex, qui est une entreprise qui fabrique, qui est dans l'industrie de la chimie et en particulier qui produit des produits chimiques qui sont nécessaires à notre dissuasion nucléaire.
Cette entreprise-là, elle est menacée de liquidation judiciaire. Cet après-midi, le tribunal a donné six mois de délai pour trouver un repreneur. Depuis des mois et des mois, moi je me suis rendu sur place, mais il y en a d'autres qui sont rendus sur place, les salariés disent il faut sauver, il faut conserver la maîtrise de cet outil, on ne peut pas faire en sorte que ça ferme. Il y a des demandes de nationalisation. Le gouvernement refuse de répondre favorablement à cette demande de nationalisation. Donc moi je demande un peu de cohérence.
Si vous voulez vraiment être indépendant vis-à-vis des Américains, un, vous arrêtez d'acheter des armes aux Américains, deux, vous sauvez et vous préservez votre industrie qui vous permet d'être effectivement indépendant sinon vous êtes hypocrite. Emilio ?
Non mais vous renvoyez beaucoup la balle dans le camp vers les libéraux, les macronistes, etc. C'est le président de la République. Je sais bien, c'est justement la gauche de main au pouvoir. Avec qui elle nourrait des alliances de coopération ? Ça veut dire quoi des coopérations militaires ? C'est quoi dans votre tête ?
Il y a déjà des coopérations de programmes communs par exemple, un programme commun pour construire ensemble un char, pour construire ensemble et donc c'est des programmes dans lesquels on mutualise nos efforts de défense. Mais donc
réindustrialisation militaire, ça vous parle ?
Moi d'abord que les choses soient claires, je pense que l'économie je ne suis pas fan de l'économie de la guerre. Je préfère l'économie de la paix. C'est-à-dire que l'économie doit être en mesure de répondre à nos besoins fondamentaux. Parmi nos besoins fondamentaux, il y a la nécessité de pouvoir se défendre. Ça participe de nos besoins fondamentaux. Donc évidemment que moi je suppose qu'on ait une industrie qui nous permet de manière souveraine de garantir nos capacités de défense. Bien sûr que je ne suis pas... Ce qui n'empêche pas par ailleurs ensuite d'avoir des objectifs. Par exemple, quand je défends Vocorex, il y a des gens qui me disent oui mais il faut le désarmement nucléaire.
Je dis, on peut se fixer un objectif de désarmement nucléaire multilatéral mais en attendant, il vaut mieux maîtriser complètement la chaîne de notre dissuasion. Donc pour vous répondre, évidemment que moi je suppose qu'on ait une industrie en France qui nous permette d'être indépendant dans notre capacité à produire les matériels de défense dont on a besoin.
Usul ? Oui, tout à l'heure je parlais de ce qui nous singularise nous les sociétés, les différentes sociétés européennes. Donc là, on a un assaut, on est pris un peu en sandwich entre des Russes dont on a dit tout à l'heure qu'ils sont très agressifs sur le terrain de la propagande en interne aussi chez nous dans nos pays pour nous déstabiliser, pour faire monter l'extrême droite notamment. Et là maintenant, les Etats-Unis qui nous font pareil, le fameux discours de G.D.
Vance à Munich qui vient nous dire bah oui, donc il y a une attaque contre notre modèle démocratique et qui d'ailleurs est liée, j'ai envie de dire, s'il y avait une autre singularité, j'en ai pas parlé tout à l'heure mais des sociétés européennes, c'est aussi des services publics forts. Et ce serait ça qui nous singularise et cet espace-là, droit démocratique, c'est-à-dire droit de l'homme et liberté individuelle et des services publics forts. C'est un peu ça qui nous singularise.
On a des alliés pour faire perdurer ce modèle-là qui pourrait être mis à bas par ces deux grosses puissances à côté qui voudraient bien que ça tombe parce que pour les marchés américains ce sera très bien, pour les ambitions impérialistes de la Russie ce sera très bien aussi. C'est qui nos alliés pour faire vivre ce modèle-là ?
Bah d'abord, moi je suis favorable à un positionnement en matière de politique extérieure qu'on a appelé nous le non-alignement, c'est-à-dire l'idée de dire on n'est pas aligné sur les intérêts des américains je crois que je l'ai suffisamment démontré mais c'est pas pour ça qu'on est aligné sur les intérêts de telle ou telle autre puissance. Non, mais précisément non. Si on est non-aligné ça nous permet de discuter avec plein de gens et pas d'être dans une logique de bloc contre bloc. Il peut y avoir des alliés aujourd'hui mais chacun aura ses intérêts, chacun aura ses objectifs mais il peut y avoir des alliés dans un certain nombre de pays du Sud. Est-ce qu'on peut jouer la Chine ?
Mais la Chine, elle a aussi ses défauts mais il faut discuter avec la Chine. Il faut discuter avec ce qu'on appelle les pays des BRICS. Il faut qu'on parle avec le Brésil. Il faut qu'on parle avec ce que certains appellent je ne sais pas si c'est la bonne expression le Sud global.
Et il faut sortir de la logique d'être lié comme ça à un pseudo-bloc occidental dont tout le monde a sous les yeux maintenant à quel point du point de vue de nos principes nos valeurs démocratiques on est quand même confronté à une très grande difficulté parce qu'on a parlé des difficultés et des menaces que peut faire peser la Russie mais quand Trump dit qu'il va envahir le Groenland je rappelle que ça participe du territoire de l'Union Européenne à tout hasard le Groenland donc c'est aussi un risque et une menace donc moi je suis évidemment pour qu'on fasse vivre notre modèle et c'est aussi la raison pour laquelle je dis attention ça ne peut pas être l'économie de guerre la course à l'armement ou l'émergence de l'Europe en quelque sorte comme un empire face aux deux autres empires parce que sinon je pense qu'on abandonne les valeurs qui sont les nôtres.
On pourrait continuer à discuter de celui-là qui est très intéressant et on continuera à le faire mais on voulait aussi aborder avec vous l'état de la gauche française Moi j'avais une transition toute courée C'était quoi ta transition Léa ?
Les réactions n'étaient pas tout à fait unanimes dans le camp de la gauche par rapport à la prise de parole d'Emmanuel Macron hier soir il y a eu quelques discussions disons notamment sur les réseaux sociaux entre le PS entre vous etc Est-ce que vous pensez déjà que l'état de la gauche n'est pas jojo est-ce que vous pensez que la situation actuelle et notamment ce qui est en train de se passer et la prise de parole d'Emmanuel Macron vient encore mettre davantage d'huile sur le feu de ce qui se passe à gauche et de la désunion
En gros on a les insoumis les communistes d'un côté et les écolés les socialistes de l'autre sur ce sujet c'est un peu caricatural de ma part
mais vous avez l'idée Moi je pense qu'on a été capable de démontrer d'ailleurs la dernière fois que je suis venu sur votre plateau c'était pendant la campagne des élections législatives et on a fait la NUPES après 2022 donc je pense qu'on a été capable de démontrer que si on a de bonne volonté y compris sur des sujets sur lesquels parfois on peut avoir des désaccords c'est pas la fin du monde on peut être capable de trouver des propositions communes pour les dépasser donc moi j'ai aussi entendu des gens dire et là tout le monde à gauche dire la même chose de ce point de vue là même s'il peut y avoir des nuances sur la réponse de Macron il peut pas être question qu'à la fin ça se traduise par des reculs sociaux il peut pas être question que ça se traduise par l'allongement de l'âge de départ à la retraite donc je pense qu'on peut avoir des points communs après je vais pas esquiver le sujet on a effectivement une divergence qui est fondamentale aujourd'hui qui est en quelque sorte quelle gauche il faut pour lutter contre la progression qu'on voit à l'échelle mondiale en vérité de l'extrême droite et je pense que c'est important d'essayer d'aborder cette discussion indépendamment des appels parfois un peu creux au rassemblement et à l'unité l'unité ça se fait sur un contenu politique quel est le contenu politique qui permet de faire face à la montée de l'extrême droite qu'est-ce qu'on observe partout dans le monde on observe franchement une fascisation et une nouvelle étape du capitalisme qui se tourne de plus en plus vers une option libertarienne c'est venu de Milley en Argentine c'est Trump Musk qui essayent maintenant y compris de mettre ses doigts dans les élections en France on l'a vu dans les élections législatives en Allemagne face à ce modèle-là quelle offre quelle proposition à gauche permet d'y faire face moi ma conviction et c'est pas juste une conviction c'est aussi sur la base des analyses des différentes élections qui ont pu avoir lieu par exemple en Allemagne c'est que la gauche elle peut faire face si elle est radicalement antifasciste radicalement antiraciste radicalement écologiste de rupture d'un point de vue économique et social et pas dans l'accompagnement et pas dans l'accompagnement ou dans l'ambiguïté dans son rapport au libéralisme et au macronisme
et ça c'est un point de divergence Aujourd'hui vous considérez notamment que les socialistes sont dans l'ambiguïté vis-à-vis du libéralisme Bah écoutez
c'est pas moi qui ai décidé de laisser le gouvernement de monsieur Bayrou en place mais quand vous laissez en place un gouvernement qui va mettre en place le budget le plus austéritaire de ces 30 dernières années dans lequel vous avez un ministre de l'intérieur qui s'appelle monsieur Retailleau dont on peut dire quand même sans trop se tromper que ses options politiques dérivent très largement vers l'extrême droite pardonnez-moi oui je pense que c'est une faute qui est une faute grave
Vous l'avez rappelé effectivement ça a été le casus belli de cet hiver à gauche c'était le budget les socialistes ont refusé de censurer le gouvernement à la différence de tout le reste du NFP bon deux semaines plus tard ça s'est un peu rabiboché à l'occasion du vote d'une même motion de censure par toute la gauche mais qui n'a pas été adoptée faute des voix du Rassemblement National Léa tu l'as rappelé effectivement le dossier ukrainien vient rajouter aussi une petite division mais qui n'est pas forcément insurmontable non il y a une question aussi de relation entre les deux familles que sont la France Insoumise et les socialistes il y a 15 jours à votre place on recevait Jérôme Guedges le socialiste
et écoutez ce qu'il disait il n'y aura plus jamais d'alliance entre LFI et le PS pourquoi ? parce que d'un côté j'imagine mal les LFI venir proposer suggérer qu'émander une alliance avec le parti socialiste dont il pense qu'il est allié avec le RN et dans la cohérence des socialistes c'est aussi il y en a marre de se faire chier dans les bottes matin, midi et soir au bout d'un moment dès qu'on n'est pas aligné sur leur position on est des sociotraites
voilà donc ça c'était du côté des socialistes maintenant qu'on a le plaisir de vous avoir sur le plateau Manuel Bompard est-ce que vous confirmez qu'il n'y aura plus jamais d'alliance avec les socialistes ? mais bon d'abord pardonnez c'est l'espoir de chier dans les bottes
d'abord pardonnez-moi je pense moi j'essaye d'être précis dans ce que je dis j'ai dit à quel point je considérais que la décision du parti socialiste de ne pas censurer le gouvernement était une faute grave j'ai donné une explication de pourquoi on peut être d'accord ou pas d'accord avec moi j'ai donné une explication j'ai pas dit que le parti socialiste était allié avec le Rassemblement National juste une précision à ce moment-là il était questionné à l'affiche
qui avait été publiée puis supprimée mais même cette affiche ne dit pas ça il mettait sur un même plan Olivier Faure et Marine Le Pen alors j'ai oublié quel était le sous-titre mais il sous-entendait les nouvelles alliances donc excusez-moi ça veut dire c'est littéral les nouvelles alliances avec la gueule de Le Pen et de Fort il y a eu des procès ça n'a pas été validé c'est parti
je vous parle franchement on n'est pas sur BFMTV ici et je pense que tout le monde sait très bien que personne à la France Insoumise n'a jamais considéré que le Rassemblement National et le parti socialiste étaient la même chose donc il ne faut pas dire n'importe quoi par contre ce qui est vrai et que je n'ai pas de problème à redire sur ce plateau parce que c'est factuel c'est que si le gouvernement de François Bayrou a pu rester en place c'est parce que le parti socialiste d'un côté d'un côté le Rassemblement National de l'autre c'est deux côtés différents je ne les mets pas sur le même plan je ne dis pas que c'est la même chose ont décidé de ne pas le censurer c'est factuel c'est une information que tout le monde peut vérifier et ça ne prête pas à polémique donc je précise ce point-là parce que moi j'essaye d'être précis dans ce que je dis pour le reste pardon là je ne veux pas être désagréable mais Jérôme Guedj quand il a été candidat aux dernières élections législatives il ne l'a pas été sous l'étiquette du mouvement effectivement
là c'est personnel sur ce qu'il dit
non c'est pas personnel ce que je veux dire c'est que je ne suis pas sûr que ce soit la personne au parti socialiste la mieux placée pour parler au nom de la stratégie d'alliance du parti socialiste du coup je voulais juste rebondir
sur une question là il y a des allez-y pardon il y a des élections assez importantes qui arrivent quand même en 2026 est-ce que vous imaginez dans certaines communes faire des alliances est-ce qu'il y a déjà des discussions qui sont en cours avec les autres parties de gauche ?
il peut y avoir évidemment des alliances aux élections municipales est-ce qu'il y a des discussions ?
il y a localement des discussions nous-mêmes je peux vous dire nous on a adopté une orientation au niveau de la France insoumise dans laquelle on a même proposé qu'il puisse y avoir des discussions nationales pour l'instant on se confronte à des refus de discuter des autres formations politiques à l'exception des écologistes qui nous ont dit qu'ils étaient d'accord pour qu'on puisse avoir une discussion sur ce sujet donc ça c'est pour être très factuel après localement parfois ça discute tous ensemble parfois ça discute entre les insoumis et les écologistes parfois entre les insoumis et les communistes ça c'est des discussions qui se font locales et elles se font sur quoi ?
Elles se font sur la base du contenu programmatique qu'il y a dans les villes on n'est pas candidat ensemble ou pas ensemble parce qu'on s'aime bien ou parce qu'on s'aime pas bien la question c'est est-ce qu'on porte les mêmes choses et est-ce qu'on pense que c'est ce qu'on a besoin pour ces communes-là ? moi je veux dire je suis député de Marseille à Marseille il y a un certain nombre de choses qu'on a envie de voir pour la ville et que pour l'instant la municipalité sortante de notre point de vue ne met pas en place par exemple parce qu'en fait je vous donne un exemple très concret
il y a les insoumis qui iront challenger les socialistes notamment à Paris à Lille à Montpellier à Marseille c'est quoi le problème avec les mairies socialistes c'est quoi que vous voudriez voir dans ces villes-là ?
je vous donne juste un exemple après moi je suis pas là pour faire la campagne d'élection municipale de Marseille mais par exemple la liste qu'a gagnée la mairie de Marseille de gauche en 2020 a fait campagne sur la remunicipalisation des grotines scolaires c'est-à-dire faire en sorte que ça soit plus la Sodexo qui s'occupe des grotines bon il y a quelques semaines la mairie de Marseille vient d'annoncer le renouvellement des contrats avec la Sodexo pour les grotines scolaires alors qu'ils avaient l'opportunité
que sur ça quand même
oui mais précisément excusez-moi si je prends un exemple c'est un exemple qui illustre mais évidemment mais vous dites
ils ont fait campagne essentiellement sur ça c'est quand même pas essentiellement sur ça non ils n'ont pas fait
uniquement sur ça mais ça faisait partie des points forts de leur programme municipal moi je ne suis pas d'accord pour que ce soit la Sodexo qui continue à s'occuper des comptines scolaires de nos gamins mais stratégiquement est-ce que vous avez les moyens est-ce que vous pensez
vraiment de manière très objective que la France Insoumise aujourd'hui votre parti a les moyens de remporter les élections au niveau local sans alliance
je pense que dans un certain nombre de communes on peut être les mieux placés pour le faire mais attendez il y a deux tours dans une élection municipale vous m'avez posé la question de savoir si au premier tour il pouvait y avoir des listes communes je vous ai dit dans certains endroits il peut y avoir des listes communes dans d'autres il n'y aura pas des listes communes puis après il y a un deuxième tour et je pense que globalement tout le monde à gauche préfère toujours que ça soit une municipalité dirigée par la gauche que par la droite ou par l'extrême droite donc la question que vous me posez c'est qui est susceptible d'arriver en tête au premier tour dans telle ou telle commune ça c'est les électrices et les électeurs qui le transfront
vous en tant que coordinateur du parti moi je pense que oui je manque de visibilité c'est une question qui est vraiment assez innocente moi j'ai le sentiment que la France insoumise n'a pas une implantation territoriale très forte par rapport à d'autres partis comme par exemple le parti socialiste et un peu aussi les écolos aujourd'hui donc la question que je vous pose c'est est-ce que vous pensez que stratégiquement sans alliance même peut-être dès le départ vous avez la possibilité de remporter tout seul des municipalités
je pense qu'on a évidemment la possibilité de remporter des municipalités en présentant parfois des listes insoumises seules au premier tour parfois ça peut être des listes avec d'autres et ensuite je conteste pas votre constat il est juste la France insoumise c'est un jeune mouvement et du point de vue du nombre d'élus locaux du nombre de municipalités sortantes évidemment la France insoumise a moins d'élus ou de maires que le parti socialiste ou que l'Europe écologie il est vert ça c'est vrai
mais c'était aussi lié à une stratégie en 2020 que d'enjamber un petit peu les élections municipales ça vous intéressait pas plus que ça en 2020 vous s'est focalisé sur 2022 j'ai l'impression que vous faites un autre choix stratégique pour 2026
je pense que le mouvement c'est vrai le mouvement il a grandi aussi en 2020 la France insoumise ça avait 3 ans donc il fallait aussi construire des équipes locales il fallait aussi structurer des équipes locales
le fait d'avoir des députés
ça ancre territorialement ça aide
on évolue et c'est plutôt bien d'évoluer je crois les municipales c'est 2026 mais je crois pas me tromper en disant que vous souhaitez toujours une dissolution une destitution certes mais une dissolution aussi ou une présidentielle anticipée non mais peu importe en réalité ma question c'est si des législatives ont lieu là dès que c'est possible en juillet prochain est-ce que vous pensez que la gauche a intérêt à y aller séparer ou est-ce que ça part à la catastrophe pour tout le monde et c'est Bardella le Premier Ministre
mais moi mon objectif c'est pas d'y aller séparer mais mon objectif c'est d'y aller mais mon objectif c'est d'y aller sur une option politique et une option politique claire or vous pouvez pas c'était clair le NFP attendez oui le NFP c'était clair mais vous ne pouvez pas avoir pour vous prendre donner juste un exemple concret vous pouvez pas avoir dans la même coalition des gens qui sont dans l'opposition au gouvernement actuel et des gens qui sont dans le soutien sans participation au gouvernement actuel ils sont pas dans le soutien
bah écoutez ils ont présenté une motion de censure que vous avez voté vous-même
franchement vous voulez vraiment vous voulez vraiment qu'on parle de cette motion de censure parce que l'est à haut là
attendez parce que la France Insoumise n'a jamais déposé de motion de censure tout en sachant qu'elle ne serait pas votée sur 95% il n'y a aucune chance que ça passe
non mais la France Insoumise n'a jamais déposé une motion de censure en disant avant même le vote de la motion de censure que si elle avait une chance d'être votée
on la retirerait non ça c'est François Hollande c'est la dit Olivier Faure ni Boris Vallaud
c'est Jérôme Guelch tout à l'heure alors je sais pas c'est qui c'est vous qui choisissez qui a le droit de parler au nom du parti social
en opérance le président du groupe et le chef du parti oui a priori on peut plus de dignité que François Hollande
franchement si vous voulez allez si vous voulez c'était François Hollande c'était pas Olivier Faure mais sincèrement franchement ne prenons pas les gens pour des imbéciles si vous vouliez faire tomber le gouvernement de Bayrou fallait voter une motion de censure sur le budget ou sur le budget de la sécurité sociale pas venir inventer une fois que les 5 motions de censure qui ont du poids sont passées une dernière motion de censure dont vous savez très bien que ceux qui doivent la voter pour que le gouvernement est renversé ne vont jamais la voter à un moment faut pas prendre les gens pour des imbéciles vous avez le droit d'être dans l'idée qu'il vaut mieux un gouvernement même Bayrou il vaut mieux un mauvais budget vous avez le droit pour vous ça va être impossible l'union non j'ai dit pas ça j'ai dit que à partir du moment où le parti socialiste est dans cette position là je vois pas comment il est possible d'avoir des listes communes avec eux mais pardon la gauche ça se réduit pas à la France insoumise et au parti socialiste vous avez dit
qu'il s'excluait du NFP comme si d'ailleurs
il y avait des cartes et d'eux comme si c'est vous qui les distribuiez non non moi j'ai pas dit ça j'ai dit que le lien c'était l'une de Politis j'ai dit que le lien avec eux j'ai dit que la partenariat la coalition entre nous et eux elle était rendue impossible par le fait qu'ils étaient dans le soutien sans participation au gouvernement attend attend j'ai dit se mettait à distance des engagements du nouveau Front Populaire ah bah oui et je peux l'argumenter si vous voulez parce que quand vous faites campagne sur l'idée qu'il faut développer les investissements dans la transition écologique dans les services publics et que 6 mois plus tard vous laissez passer un budget qui fait des coupes historiques dans le budget de l'écologie ou dans le budget du logement oui de mon point de vue vous vous mettez à distance des engagements que vous avez pris devant les électrices et les électeurs
allez dernière question sur l'union mais on va essayer de faire une question plus politique avec ça on avait pardon parce que nous qu'est-ce qu'on fait nous Twitter du gala viens remonter le niveau je t'en supplie vas-y on a l'extrême droite en effet qui est très très forte et c'est ce qui avait été le ferment aussi de l'union au pied du mur du NFP la dernière fois barder la première ministre certainement pas et là on oublie tout ça d'un coup et là d'un coup évidemment même les socialistes ils reparlent avec tout le monde et puis la FI parle aux socialistes et on se redirige sans doute aussi vers une situation dans laquelle de toute façon la situation politique va imposer l'alliance d'elle-même est-ce que c'est un peu la stratégie c'est-à-dire est-ce que vous pensez aussi déjà que cette situation politique va imposer de toute façon l'alliance et ensuite il y a une manif vous avez prévu une manif le 22 mars une manif antiraciste une manif contre l'extrême droite est-ce que toute la gauche y sera est-ce qu'il y a des discussions pour que toute la gauche y soit est-ce que ce front antiraciste et antifasciste peut être le ferment à nouveau peut être la base solide d'une union de la gauche on oublie un peu les petits différents
bah moi je souhaite en tout cas que ça soit la base et le ferment d'une union la plus large possible avec ceux qui ont envie de se retrouver dans cette union maintenant pourquoi il y a cette manifestation du 22 mars et qui y appelle d'abord l'idée de cette manifestation du 22 mars c'est parce que le 21 mars c'est une journée mondiale contre l'élimination de la haine raciale dans le monde et donc le 22 mars il y a une manifestation à l'appel d'abord de 200 associations syndicats collectifs qui appellent à cette manifestation et nous les insoumis nous appelons à participer à cette manifestation à la rejoindre parce qu'on considère que dans le contexte qu'on vit à l'échelle mondiale j'en ai parlé tout à l'heure mais y compris quand même en France depuis plusieurs jours parce que pardon je veux pas être long mais je rappelle que ces derniers jours en France on a quand même une élue qui est menacée de déchéance de nationalité un journaliste qui est pas spécialement mon journaliste de prédilection qui se fait couper d'une antenne parce qu'il tient des propos qui sont juste vérifiés d'un point de vue historique un ministre comme monsieur Retailleau qui reprend toutes les propositions de l'extrême droite un militant CGT qui se fait poignarder
un militant CGT qui se fait poignarder
et des gens qui crient Paris est nazi dans les rues et je pense que dans ce pays il y a plein de gens qui ont envie de réagir face à ça et donc la manière de réagir face à ça c'est pas la seule mais là celle qu'on a aujourd'hui parce que pour l'instant les élections il n'y en a pas la manière qu'on a de réagir aujourd'hui c'est d'aller dans la manifestation donc moi je profite du micro pour passer le message à tout le monde en disant le 22 mars il va y avoir des manifestations dans toutes les villes regardez où c'est et venez parce que c'est le moment de dire stop c'est le moment de la riposte populaire face à cette fascisation et ce sentiment que l'extrême droite en quelque sorte elle peut parader elle peut faire ce qu'elle veut et elle bénéficie d'une complicité et elle bénéficie d'une indulgence des pouvoirs en place qui est juste inacceptable donc là c'est notre moment donc il faut y aller il faut être là ce jour-là
Au-delà de la manif vraie question
Et sur le PS et compagnie Ça pardon moi je ne peux pas répondre à leur place la manifestation elle est ouverte à tous ceux qui ont envie d'y participer Maintenant c'est eux qui décideront s'ils ont envie d'y participer ou pas
Au-delà de la manif vous parlez d'une riposte contre l'extrême droite qu'est-ce que vous organisez en plus ?
On fait plein de choses contre l'extrême droite on mène en ce moment autour d'un livre qui a été publié par l'institut La Boétie qui est l'institut de réflexion avec lequel travaille la France Insoumise qui vient de publier un livre justement sur comment lutter contre l'extrême droite on organise des conférences partout en France sur le sujet on a pardon je vais parler de choses qui peuvent vous paraître peut-être un peu petites mais quand on est militant on utilise les moyens qu'on a à notre disposition on a des campagnes de trac d'affichage pour dénoncer l'imposture du Rassemblement National pour montrer que ces gens-là ils viennent au moment des élections en essayant de se faire passer comme les alliés des catégories populaires et qu'une fois qu'ils arrivent au pouvoir on l'a vu dans la séquence budgétaire ils votent avec les macronistes contre tout ce qui va contribuer par exemple à augmenter les impôts des plus riches ou des grandes multinationales qu'en quelque sorte ils sont des hypocrites des gens qui sont là pour tromper et on essaye de faire cette démonstration et tous ceux qui sont et je sais qu'il y en a d'autres on n'est pas les seuls à essayer de le faire et je pense qu'on a besoin de faire ce travail d'explication on a besoin de riposte et on a besoin de désenfumage et je pense que les deux vont ensemble et si on veut les empêcher et ça moi c'est vraiment très important pour moi si on veut leur empêcher d'arriver au pouvoir on doit proposer une option politique et une option politique alternative parce que si votre option politique elle donne l'impression d'être une option politique qui participe globalement du système et bien alors à la fin les gens ils se disent on a le choix entre laisser les mêmes au pouvoir ou voter pour la seule alternative qui est celle de l'extrême droite et c'est la raison pour laquelle on ne peut pas être en ambiguïté dans le rapport au macronisme parce que si on est en ambiguïté dans le rapport au macronisme on aide l'extrême droite à s'emparer du pouvoir voilà ce que je pense c'est pas un problème de j'aime pas les uns ou j'aime pas les autres c'est pas un problème de je suis trop méchant avec le parti socialiste etc mon problème c'est que si notre option politique elle n'est pas clairement identifiée clairement viable comme étant une option politique alternative au pouvoir en place alors on s'empêche de gagner et ça je pense c'est quand même important il y a eu les élections en Allemagne récemment c'était une grande coalition droite socialiste libéraux qui gouvernait dirigé par les socialistes le parti socialiste allemand il vient de faire le pire score de son histoire depuis qu'il existe et l'extrême droite l'AFD a fait plus de 20% et les seuls qui ont progressé à gauche c'est nos amis de D-Link et pourquoi ils ont progressé tout le monde le dira parce qu'ils ont eu la jeunesse ils ont eu les quartiers populaires et parce qu'ils l'ont fait sur une ligne de rupture d'un point de vue social et sur une ligne antiraciste et antifasciste moi je tire ces enseignements et je me dis c'est la même chose qu'on doit faire en France
mais alors justement vous parlez des socialistes allemands je voudrais vous reparler des socialistes français parce qu'ils vont tenir un congrès au mois de juin prochain c'est à dire c'est un moment où les militants votent pour choisir les dirigeants du parti et les orientations politiques du parti et on sait aujourd'hui que le PS est divisé en deux entre une ligne qui est celle de l'actuel premier secrétaire Olivier Faure plutôt favorable à une union avec les insoumis qui a eu lieu à deux reprises la NUPES plus le NFP et ses opposants en interne qui sont plutôt favorables à une séparation la plus nette possible entre le parti socialiste et le NFP Nicolas Maillero-Signol candidat contre Olivier Faure a même déclaré il a dit entre Glucksmann et Bompard il faut choisir alors je ne vous demande pas entre lesquels des deux vous choisissez par contre je vous demande si vous êtes d'accord pour dire que ce congrès du PS va être un moment un peu important quand même pour l'avenir de la gauche
vous m'auriez posé la question il y a six mois je vous aurais dit oui je réponds de manière tout à fait honnête et transparente j'ai eu l'impression ces derniers mois que l'orientation du parti socialiste et d'Olivier Faure en particulier malheureusement se rapprochait de mon point de vue un peu trop de l'orientation politique de ceux qui étaient initialement ses opposants puisque dans les dernières déclarations j'ai l'impression qu'il reprend un peu à son compte l'idée que de toute façon on ne peut pas travailler avec les insoumis voilà ça c'est la première chose que je veux dire la deuxième c'est franchement pour le bien de tout le monde je pense qu'il est mieux que je ne prenne pas partie dans le progrès du parti socialiste je vais vous dire pourquoi
je vais vous dire pourquoi c'est parce que si je dis que je soutiens l'un mais alors les autres ils vont tout de suite l'utiliser pour dire regardez la preuve qu'il ne faut pas voter pour lui c'est parce que je soutiens l'un pourquoi vous ne soutenez pas celui que vous ne voulez pas qui vous soutenez Nicolas Maillard je le savais vous êtes malin vous si vous êtes si radioactif que ça au pèse servez-vous
non moi je pense qu'ils vont faire ils ont leur moment ils choisiront les orientations qui sont les leurs et en fonction des orientations qu'ils auront choisies on verra quelles conséquences ça aura sur la suite c'est quand le prochain congrès des LFI ?
à la France Insoumise il n'y a pas de congrès à la France Insoumise il y a ce qu'on appelle des assemblées représentatives parce que ça vous fait rire mais peut-être que vous ne le savez pas et la dernière elle a eu lieu au mois de décembre c'est là que vous avez mis à jour votre programme d'ailleurs on a mis à jour notre programme un petit peu après au mois de janvier mais par contre au moment de notre assemblée représentative on a adopté un texte d'orientation sur les municipales sur les présidentielles sur les législatives et contrairement à ce que j'entends parfois à la télévision ce texte il a été travaillé par tous les groupes locaux de la France Insoumise il y en a plus de 2000 sur l'ensemble du territoire national et ensuite il a été soumis au vote sur la plateforme de la France Insoumise et il a été voté à 93% voilà donc pour ceux qui disent qu'à la France Insoumise il n'y aurait pas de moment où on peut discuter collectivement au moment de validation de nos orientations c'est complètement faux mais ce n'est pas parce qu'on ne fonctionne pas de la même manière que les autres parce que nous on ne fait pas des congrès tous les 3 ans on fait des assemblées représentatives tous les 6 mois c'est la méthode d'organisation collective qu'on a choisie on a le droit de ne pas être d'accord avec mais elle n'est pas moins valable que celle des autres de mon point de vue elle est même un peu meilleure
mais les militants ne choisissent pas leurs dirigeants si je ne m'abuse il n'y a pas de vote pour les différents ils le font secteur par secteur ils ne nous ont pas eu
par exemple ils le font secteur par secteur dans une coordination et cette coordination elle choisit en son sein son coordinateur ou sa coordinatrice c'est comme ça qu'on a fonctionné pour le renouvellement de notre direction la dernière fois c'était en 2022 voilà pour être tout à fait explicite et si vous êtes très intéressé par la France Insoumise et son fonctionnement vous pouvez aller sur le site de la France Insoumise et tout est expliqué
c'est expliqué comment vous choisirez aussi la suite de Jean-Luc Mélenchon et bien vous voyez
si vous aviez lu le texte d'orientation d'Auché en train de vous parler il précise exactement la manière avec laquelle la France Insoumise choisira son prochain candidat ou sa prochaine candidate à l'élection présidentielle et bien par une proposition qui sera faite par la direction du mouvement à ce qu'on appelle l'intergroupe c'est à dire là où il y a tous nos députés et nos députés européens et ensuite cette proposition elle sera faite à tous les Insoumis qui voteront en faveur ou contre cette proposition donc c'est la proposition d'un seul nom oui ah d'accord avec des débats
qui sont transparents les débats entre vous au sein de la direction ou pas est-ce que les militants sauront pourquoi
mais nos débats ils sont toujours transparents mais si vous avez envie de participer à nos débats je peux juste vous inviter à rejoindre la France Insoumise vous verrez mais on débat de tout on en débat souvent mais juste on a un mode d'organisation qui est un peu différent mais on cherche à comprendre vous ne me sentez pas agressé non mais je ne me sens pas agressé pas du tout c'est juste que par exemple vous me posez une question elle est dans notre texte d'orientation et ce texte d'orientation il est public il a été adopté au mois de décembre donc c'est pas du tout que je me sens agressé j'essaye de vous informer mais je ne vous l'ai dit pas on vous donne juste l'occasion
en réalité on en a déjà discuté à l'Assemblée c'est pour ça on vous donne juste l'occasion d'expliquer les choses non mais pas de problème
je les explique avec grand plaisir donc ce sera un vote plébiscitaire pour le futur ou la future candidate pour l'élection présidentielle c'est notre modalité de choix de notre futur candidat ou candidate
il y a un sujet qui a été au coeur de l'actu ces derniers temps il y a eu la fin de C8 on parle de montée de l'extrême droite il y a aussi la montée du groupe Bolloré qu'est-ce qu'on fait de l'ARCOM l'ARCOM dont certains étaient contents ils ont censuré ah c'est bien d'autres qui disaient l'ARCOM a censuré c'est horrible je crois qu'il y a un des problèmes avec l'ARCOM c'est quand même son mode de désignation des gens qui sont dedans ce serait quoi question ouverte ce serait quoi une autorité de régulation qui ferait bien son travail qui serait représentative et dans lequel on pourrait avoir confiance y compris pour bien faire ce travail de régulation et le faire de manière légitime ça serait quoi une bonne régulation
merci je pense que ça je pense qu'il pourrait y avoir au moins j'en sais rien il n'y a pas de proposition dans le programme de la France insoumise sur ce sujet non je pense même que ça manque de travail à gauche mais il pourrait y avoir il pourrait par exemple y avoir une émanation des journalistes il pourrait y avoir une émanation des téléspectateurs il pourrait y avoir une structure qui est chargée de vérifier parce que quand même il y a eu beaucoup j'en profite il y a eu beaucoup d'hypocrisie dans ce débat quand même sur la fermeture de C8 alors moi franchement voir la droite et l'extrême droite qui pendant des années et des années à longueur de plateau dit que la justice est trop laxiste avec les multirécidivistes et qui refuse qu'une chaîne qui a reçu plus de 20 signalements pour avoir des pratiques qui ne respectent pas les règles d'attribution des fréquences au bout d'un moment on leur dise vous ne pouvez pas avoir votre fréquence et les voir tous pleurer couiner en disant que c'était une remise en cause de la liberté d'expression les mêmes qui nous poursuivent pour apologie du terrorisme quand ce qu'on dit ça ne leur convient pas et ensuite voir monsieur Hanouna venir nous dire qu'il allait pleurer pour les 200 salariés de C8 comme si monsieur Hanouna elle en avait quelque chose à faire des salariés de C8 franchement j'ai trouvé cette séquence dégueulasse d'hypocrisie pardonnez-moi du terme donc moi je dis franchement oui la chaîne elle n'a pas respecté ses obligations et c'est normal que les chaînes elles aient des obligations et quand une chaîne elle ne respecte pas ses obligations c'est normal non pas qu'elle soit fermée parce qu'elle n'a pas été fermée juste qu'elle n'ait pas la fréquence pour pouvoir continuer à diffuser parce que cette fréquence elle est conditionnée à des conditions et ensuite s'ils décident de fermer la chaîne sur cette base là c'est le groupe Bolloré qui a laissé tomber les 200 salariés c'est pas l'ARCOM je ne suis pas là pour défendre l'ARCOM j'ai plein de critiques à leur faire mais sur ce sujet je trouve la manière avec laquelle il y a toute une partie de la classe politique et y compris du gouvernement en France qui est venu pleurer des fausses larmes sur la liberté d'expression franchement ça m'a écoeuré
et je rappelle que l'ARCOM est attaqué par l'extrême droite qui veut sa suppression qui comme d'autres autorités ils veulent tout déréguler de toute façon mais bon vous êtes d'accord on peut quand même réfléchir à comment
ça pourrait être plus efficace oui sans se joindre d'où la question ça peut être un angle de réfléchir et comment il faudrait faire une autre ARCOM
nous on était pour un conseil
de déontologie dans les médias plus large qui permettent aussi parfois parce que quand il y a quelque chose de faux dans les médias aujourd'hui vous avez vous avez peu de moyens démocratiques pour pouvoir dire bah c'est pas normal c'est pas pour les contrôler c'est pas pour quand même vérifier que les règles elles puissent s'appliquer
le problème de la déontologie c'est qu'aujourd'hui il y a des conseils déontologiques qui sont notamment pour les avocats c'est l'ordre des avocats ou l'ordre des médecins c'est des professions qui sont libérales aujourd'hui les journalistes ne sont pas des professions libérales c'est-à-dire qu'elles répondent à un emploi ce sont des salariés
il y a des pays où il y a des conseils de déontologie pour les médias ça peut poser une question ça peut poser une question mais moi je trouve que ce serait quand même bien qu'il puisse y avoir un cadre de cette nature maintenant si on veut faire un vrai débat sur les médias la concentration de la presse la propriété de la presse les journalistes aussi
pas seulement leur taper sur les doigts
on est à côté du sujet si on pose pas la question de l'hyperconcentration si on pose pas la question d'une loi de déconcentration dans les médias pour que ça puisse pas être le même propriétaire qui possède quasiment tous les médias ça sera des mesures qui seront des mesures fortes ça sera un débat à part entière et ben on vous réinvitera à ce moment là merci beaucoup
Manuel Bompard d'être venu sur le plateau de la suite
Manuel Bompard