Dominique de Villepin : « Nous n’avons pas décidé la privatisation des autoroutes »
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sont aujourd'hui en service il faut bien rappeler que nous n'avons pas décidé la privatisation des autoroutes les autoroutes françaises font partie du domaine public contrairement à ce que l'on peut parfois lire ou entendre l'état en est toujours le propriétaire à la fin des contrats de concession nos autoroutes ne disparaîtront pas et demeureront la propriété des français à la fin des contrats soit dans les conditions de 2005 à compter de 2028 l'état récupérera une infrastructure en très bon état améliorée sur la base des travaux de rénovation et d'aménagement imposé par les cahiers des charges de l'état ce que nous avons cédé ce sont les parts de l'état dans les sociétés chargée d'exploiter les concessions autoroutières cette décision que beaucoup ont voulu présenter comme une rupture s'inscrit en réalité dans une histoire longue marquée par le tournant de 2001 justifiée par la nécessité d'ouvrir le secteur autoroutier à la concurrence avec la fin de l'adossement de trouver de nouveaux financements et de se conformer au droit européen le premier x a été celui de la concession et du péage en 1955 sous forme de société d'économie mixte le second choix dans les années 70 a été celui de la création de sociétés totalement privée ce choix fait sous georges pompidou a été renouvelée sous lionel jospin avec des concessions telles que l'a 28 rouen alençon l'a86 ouest ou en 1998 le viaduc de millau avec jean claude gayssot ministre des transports le troisième choix le vrai tournant a eu lieu en 2001 avec la transformation des sociétés d'économie mixte en société anonyme de droit commun et dans la foulée l'ouverture du capital d'à essais pour mars 2002 sous lionel jospin cette politique a été poursuivi par mon prédécesseur jean-pierre raffarin avec l'ouverture du capital d'à p2r en novembre 2004 et sanef en mars 2005 des investisseurs privés ont pu ainsi acquérir selon les sociétés entre 50 et 26% du capital des sociétés toutes les trois cotés en bourse pour préparer cette ouverture du capital des relations entre l'état et ces sociétés avaient été remises à plat en deux étapes celle de 1994 sous le gouvernement d'edouard balladur avec le regroupement et la recapitalisation des sociétés ainsi que la définition de la règle d'évolution des tarifs sur la base de laquelle la privatisation a été faite celle de 2001 sous le gouvernement de lionel jospin qui a consisté à supprimer certains avantages des sociétés telles que la garantie de reprise de passif par l'état en fin de concession en contrepartie les sociétés ont bénéficié d'un allongement de la durée de leur concession ce schéma a été validé par la commission européenne en 2005 les sociétés concessionnaires était déjà totalement ou partiellement privé l'état contrôlait en fait à peine plus de 50% du secteur -2 62% si on ne prend pas en compte la société concessionnaire déjà entièrement privé cofiroute ce que j'ai décidé en 2005 c'est donc de mener à son terme le processus déjà engagés et de cession des parts publiques dans les sociétés concessionnaires liés à l'êta par des contrats déjà signés déjà négocié et même renégocier ce choix marketing un recul de l'état je ne crois pas car dans ce cadre clarifier l'état reste le gardien des intérêts publics au travers de deux responsabilités celles de concédant et celle de régulateur
Dominique de Villepin