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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 mai 2025 23 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesEurope & internationalSécuritéInstitutions & élections

Boris Vallaud : « Je plaide pour un candidat commun de la gauche, de Glucksmann à Ruffin »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Qu'attendre de l'allocution d'Emmanuel Macron demain ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Les Français souhaitent-ils être consultés sur l'abrogation de la réforme des retraites ?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi un référendum sur la dette ou les finances publiques serait-il impossible ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Quelle lecture faites-vous de la proposition de cessez-le-feu de Vladimir Poutine ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    Comment lutter contre les rodéos urbains ?

  • 11:30RelanceRéponse partielle

    Bruno Retailleau parle de révolution pénale. Que lui répondez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 18:00Boris VallaudFait
    « Le principe sur des lois de ce type-là, c'est le principe de la liberté de conscience et donc de la liberté de vote. »
  • 22:30Boris VallaudFait
    « Nous avons soldé l'essentiel de ce qui avait été notre fracture au moment de Marseille, c'est notre relation à la France insoumise. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Borce Vallot, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes député des des Lambues, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et candidat au poste de premier secrétaire du PS.

On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane. Bonjour Orian.

Boris Vallot. Bonjour. Bonjour.

Boris Valot. Emmanuel Emmanuel Macron prendra donc la parole demain soir. Ce sera sur TF1.

Qu'est-ce que vous en attendez ? Est-ce que vous souhaitez qu'il annonce des référendums demain ? Qu'attendre de d'Emmanuel Macron ?

Je dois dire que c'est une question je ne suis pas sûr que les Français se la posent. Nous voyons bien que ce deuxième quinquena est quand même un grand échec pour lui. D'abord, il ne savait pas quoi en faire.

Il n'a pas eu au lendemain 2022 la majorité absolue qu'il espérait. Il a dissou une assemblée nationale pour apporter de la clarté. Je crois pas que celle-ci soit advenue.

Donc qu'attendre d'Emmanuel Macron ? à tout le moins s'il doit annoncer une consultation des Français qu'il prennent bien la mesure de l'état du pays. On est un pays qui a besoin d'être apaisé, d'être rassemblé, d'être d'une certaine manière réconcilié et que toute question posée aux françaises et aux Français doit participer de cela, doit participer de l'amélioration de leur vie, de l'amélioration de notre système social.

Donc il doit poser de questionation. Écoutez, je je j'entends les thèmes qui sont ceux des Français. Je vois par exemple puisqu'il y a en ce moment des partenaires sociaux qui en qui en débattent, les Français sont toujours préoccupés de la question des retraites et toujours désireux d'abroger la réforme de madame Borne.

Est-ce que les Français seront consultés sur ce sujet ? Je le Donc ça doit être quoi la question ? Faut-il abroger la retraite à 64 ans ?

Voilà la réforme de madame de madame Born. Pourquoi je le dis ? parce que parce que je pense ça fait partie des des des souhaits des Français si j'en crois des sondages qui ont été rendus public ces derniers jours.

Si je le dis c'est que si je le dis c'est que vous voyez bien qu'il y a dans cette réforme à la fois la nécessité d'une réparation d'une injustice sociale. Je l'ai déjà dit, c'est une réforme qui en coûte d'abord aux carrières longues aux carrières péniblees en particulier des femmes qui ont eu des carrières des carrières hachées et et incomplètes. Et puis c'est la nécessité d'une réparation démocratique puisque vous connaissez les conditions dans lesquelles cette réforme qui n'était souhaitée ni par les Français, ni par les partenaires sociaux, ni par les parlementaires eux-mêmes a été adopté.

Ça pourrait être une une réforme enfin pardon un référendum ou une consultation sur la dette, sur les finances publiques comme l'a laissé entendre François Baïou. sur peut-être que sur certains alors d'abord je crois que constitutionnellement c'est c'est d'abord c'est d'abord impossible pourquoi pourquoi pourquoi il a pourquoi il a laissé planer cette cette idée en fait si c'est pas possible à quoi ça sert il y a il y a chez François Bairou dans sa façon de faire un un mystère insondable je dois bien le dire la façon dont il gouverne nous laisse bien souvent circonspect moi ce que je crois c'est que peut-être des questions peuvent être posées aux français sur la question de la justice fiscale sur la participation des très gros revenus, des très gros patrimoines à la solidarité nationale pour que précisément les efforts que chacun mesure qu'il y a à accomplir ne soient pas accomplis par celles et ceux que nous avons applaud à 20h, c'est-à-dire par ces hommes et ces femmes qui n'ont que leur force de travail pour vivre qui parfois d'ailleurs n'en vivent pas toujours, en vivent mal parce que les fins de mois ce n'est pas le 30, c'est le 25, le 20 et voilà par exemple des questions qui pourraient qui pourraient être posées mais je me méfie de questions qui pourraient diviser les Français, couper le pays en deux, voir courtcircuiter le Parlement, voir courtcircuiter évidemment le Parlement. Voyez les questions sur l'immigration qui peuvent être de nature à fracturer le pays parce que la question serait en réalité assez éloignée des réalités objectives.

Euh il y a des mesures qui peuvent être parfaitement démagogiques comme la suppression d'un échelon de collectivité locale. Considérant curieusement que moins d'élus, ça peut faire plus de démocratie. Moi je pas de référendum sur une réorganisation territoriale là vous seriez contre.

Écoutez je je en tout cas pas de mesure démagogique qui en réalité flatterait des préjugés ou des idées reçues plutôt que viserit à améliorer la vie des françaises et des français et la solidarité qui est nécessaire entre si c'était le cas. Si c'était des ce que vous appelez des mesures démagogiques, ça vous inciterait à à soutenir ou à déposer une nouvelle motion de censure contre le gouvernement ? Écoutez, on verra.

Vous savez, quand on est dans l'opposition, nous n'excluons par principe aucun des droits constitutionnels qui sont les qui sont les nôtres. Ce que je veux dire, c'est que on ne craint évidemment pas la consultation des Françaises et les Français. Elle peut être un moment d'ailleurs de débat démocratique intéressant, intense, pour je dis, qu'il ne soit pas trompé, qu'il ne soit pas manipulé et qu'Emmanuel Macron ne pense pas se remettre au centre d'un jeu dont les Français l'ont écarté.

Emmanuel Macron qui était en Ukraine samedi. On va parler de ce sujet avec vous Stéphane. Oui.

Donc Emmanuel Macron était à Kief samedi. Des pour des pour parler pourrait avoir lieu entre Vladimir Poutine et et Vladimir Zelinski. Quelle lecture fait-vous de la contre la contreproposition formulée par Vladimir Poutine juste après le déplacement des trois chefs d'état à Kief ?

D'abord dire euh la conscience qui est celle des socialistes, mais celle aussi de beaucoup de françaises et de français, de responsables politiques dans le soutien que nous apportons à la résistance ukrainienne et à la défense de la souveraineté ukrainienne, c'est-à-dire de ces frontières euh telles que définies et reconnu par le loi internationale en 91. Euh nous avons soutenu et nous continuons de soutenir le soutien militaire à à l'Ukraine et les sanctions contre la Russie. D'abord, premier constat, ça n'est pas un sujet qui se règle à coup de menton et d'effets de manche comme avait prétendu le faire Donald Trump en 24 ou 48h.

Je salue moi la démarche des Européens évidemment en coordination avec les États-Unis de ce weekend et l'appel au CCF feu sans condition dès aujourd'hui. La réponse du président Poutine est conforme à ce qu'est le président Poutine. C'est-à-dire qu'il ne respecte pas le droit international et ne connaît que la force.

Mais on voit que Donald Trump est assez enthousiaste, il parle d'un potentiel jour historique, il se fait balader par les Russes ou où il y a un accordé qu'il se fasse balader par les Russes, ce serait pas la première fois et il faut en effet se méfier de des intentions de Vladimir Poutine. Vladimir Poutine, je le dis, ne respecte que l'autorité de la force contre l'autorité du droit. Vladimir Zelenski a dit qu'il attendrait en Turquie le président russe.

Le fera-t-il sans attendre un le feu tel qu'il a été demandé ou met-il qu'en condition le cesser le feu ? Je crois que à ce stade la réponse n'est pas claire. On doit toujours espérer de la paix.

Mais le cesser le feu est particulièrement nécessaire parce que chacun sait qu'on ne négocie pas dans de bonnes conditions lorsque un pays des populations sont sous les bondes. Et donc oui, il faut réaffirmer la nécessité du ceru. Oui, il faut l'exiger des Russes et oui, il faut que Vladimir Poutine prenne au sérieux les menaces de sanctions supplémentaires à la fois sur les énergies et sur le système bancaire russe comme sanction au refus de cette de cette de ce cesser le feu.

Mais il faut espérer évidemment des discussions rapides amenant à la paix mais une paix telle que les Ukrainiens souverains la détermineront et la souhaiteront. Autre sujet, un pompier est entre la vie et la mort après avoir tenté d'arrêter un rodéo urbain ce weekend cet état à éviant. Comment on lutte contre ce fléo ?

D'abord la police de proximité, elle doit être dans la proximité. Elle doit être partout et pour tous sur le territoire. L'ordre public, la tranquillité publique, c'est un droit pour toutes et tous détour au bourg.

Et je voudrais moi avant toute chose avoir une pensée pour ce pour ce pompier, pour tous les pompiers, les policiers qui risquent la vie dans l'exercice de leur de leur fonction. Et en effet, il faut être ferme et intransigent sur ces rodéos dont on voit qu'ils exposent la vie de ceux qui s'y livrent, la vie des policiers, des pompiers et des habitants de ces de ces quartiers de civil et de ces villages qui ne supportent plus cette incivilité au quotidien. sont plus sévères dans les sanctions, que les sanctions s'appliquent d'abord et elles sont sévères déjà telles qu'elles sont prévues par la loi.

Hier, Bruno Rotaillot sur notre antenne, il a appelé une révolution pénale. Il a dit "En France, on vit sur une politique pénale très inspirée de la gauche qui a déconsidéré la notion de sanction." Que lui répondez-vous ?

Je dis que monsieur Rotaillot est dans un sorte de concours l'épine permanent euh et euh dans une démagogie qui en réalité ne conduit pas à faire baisser euh la délinquence. La réalité est celle-là. que monsieur Rotaillot donne à la police les moyens dont elle a besoin, que la loi soit appliquée, que les sanctions soit exécuté, la loi telle qu'elle est, elle est sévère et la justice l'applique dans toute sa dans toute sa rigueur.

Mais j'ai bien compris aussi que monsieur Rotaillot était dans une forme de balai de chorégraphie politique avec Laurent Vquet dans son dans son congrès et je dois dire que ce qui s'opère sous nos yeux, c'est une jonction, on va dire idéologique avec l'extrême droite. On est bien loin de la droite républicaine telle que nous avons pu la connaître il y a encore quelques années. Pour vous, il flotte avec l'extrême droite mais dans tous les cas lui dit qu'il veut récupérer les électeurs qui sont partis chez Oui, il a récupéré il a com il commence par récupérer les idées de l'extrême droite.

Et bien je vous dire quand on porte des idées d'extrême droite, il est difficile d'expliquer ce qui vous distingue de l'extrême droite au bout d'un moment. On va parler de François Bairou qui sera auditionné mercredi sur Betéaram par la commission d'enquête de l'Assemblée. Stéphane.

Oui. Tout simplement. Qu'est-ce que vous attendez de ce ce type de de d'audition ?

Est-ce que François Berou peut-elle être peut-être mis en difficulté au point de devoir démissionner ? Je crois pas que l'objet de la commission d'enquête, de quelque soit de mettre en difficulté. Il y aura un peu de ça quand même, non ? une grosse pression sur le premier ministre.

Ah, il y aura euh euh j'allais dire la rigueur euh et l'exigence d'une commission d'enquête devant laquelle, vous le savez, on prête serment. On ne peut pas sans prendre sur le plan pénal un certain nombre de risques mentir. Et ce que l'on attend d'une commission d'enquête est de François Bairou.

C'est de la même chose que ce que nous avons attendu dans les questions que nous avons pu lui poser dans l'hémicycle à l'occasion des questions d'actualité au gouvernement. C'est la vérité. la vérité de ce qu'il avait su, de ce qu'il avait compris, de ce qu'il avait entrepris comme ministre de l'éducation nationale, comme responsable politique locale et c'est au responsable politique que les questions s'adresseront.

Je fais confiance notamment à la présidente Fati Kellashi de la commission des affaires culturelles qui est aussi commission d'enquête pour que ce cette audition se déroule dans les meilleures conditions parce que le seul intérêt qui doit nous nous animer c'est celui des victimes et c'est d'abord ce qui compte les victimes de Betaram et puis toutes les victimes qui je crois nombreuses ont écrit à cette commission d'enquête à la faveur de Betaram pour aussi livre leur leur drame. Il y a une libération de la parole qui est toujours évidemment saine et utile. Mais que s'il s'avère qu'il a menti, vous déposerai dans la foulée de motion de s.

Écoutez, moi je je nous verrons ce que nous fons. Je dis par principe, nous n'excluons nous n'excluons rien. Ce que je souhaite, mais est-ce que là ce sera un motif de motion de censure immédiate ?

Moi je demande le le motif de motion de censure, c'est le mensonge. Et donc nous voulons la vérité devant la commission devant la commission d'enquête, la vérité, la sérénité, la transparence et une projection dans l'avenir pour que ce qui s'est passé ne se produise plus. La parole des victimes, elle est importante, elle nous a toutes et tous saisi, ému et euh convoqué d'une certaine manière pour que nous prenions des décisions pour l'avenirme.

Mais je dois dire que vous le savez euh il y a eu euh à la faveur d'événements qui étaient dans le le public euh à la fin du quinquena de François Hollande des mesures qui avaient été qui avaient été prises. D'une manière plus générale, est-ce que vous vous êtes toujours partisan d'une chute du du gouvernement Baou ? Est-ce que vous soutiendrez une motion de de censure contre lui avant l'été par exemple sur à l'issue du concret sur les retraites ? posz mal les termes du débat si vous mieux autorisez vous étiez pour un moment avec Olivier Fort au sein du groupe socialist d'ailleurs il vous aura pas échappé que nous avons voté et renversé le gouvernement de Michel Barnier que nous avons parfois pas voté des motions de censure contre François Bairou mais que nous en avons personnel vous souhait à tout à toute à titre personnel cela dépend des circonstances dépend des résultats du conclave et des discussions des partenaires sociaux dont j'espère qu'elles seront qu'elles seront fructueuses de l'attitude du gouvernement de l'attitude de François de François Bairou mais je le dis par principe.

Donc vous juger sur opposition comme opposition nous n'excluons rien. Le premier ministre a pris des engagements. Il faut qu'il soit il faut qu'il soit tenu et puis par ailleurs, je dois vous dire que François Beou doit chaque matin se souvenir que sa stabilité, la stabilité institutionnelle et politique du pays dépend de sa capacité à nouer un dialogue, à construire des compromis, à ne pas dévier seul engagement qui nous tient qui est celui de ne rien céder à l'extrême droite, ni sur la forme, ni sur le fond.

Voilà. L'Assemblée nationale entame aujourd'hui l'examen des textes sur la fin de vie. Texte sur les soins palliatifs, texte sur l'aide active à mourir.

Est-ce que l'ensemble du groupe socialiste votera ces deux textes ? Alors, d'abord, vous savez que le principe sur des lois de ce type-là, c'est le principe de la liberté de conscience et donc de la liberté de vote. Et je crois savoir que autant sur le texte sur les soins palliatifs, euh il y aura je crois unanimité euh des votes, autant sur l'aide active à mourir, euh il y aura sans doute des votes qui ne seront pas unanimes, même s'ils seront très majoritairement en faveur de ce texte dont nous poursuivons l'examen.

Et je regrette d'ailleurs que le texte tel qu'il avait été examiné était interrompu dans son processus, dans sa procédure par la dissolution. Je regrette aussi que nous ayons distingué le le enfin que nous ayons coupé le texte en deux. Quand je dis on que le gouvernement est coupé ce texte en de Non, je crois que les les deux les deux sujets sont très intriqués, très imbriqués et euh le moindre mal est de les débattre et d'en débattre à peu près dans le même calendrier et de le voter de le voter le même jour.

Donc voilà le débat. Vous pensez que le texte sur l'aide active à mourir ne passera pas ? Je crois qu'il passera.

Je crois qu'il est une demande forte des Françaises et les Français. Nous n'en connaisson évidemment pas l'équilibre au moment où nous engageons le débat mais nous serons attentifs en tout cas pour ce pour ceux qui me concernent avec un certain nombre de mes de mes collègues socialistes pour que ce texte soit utile aux françaises et aux français aux malades et à leur à leur famille. Comment ça se passe sur des textes aussi sensibles ?

Il y a des vous en tant que président de groupe à l'Assemblée nationale, vous donnez des des consignes de vote aux députés ou chacun vote en son cons il y a pas de consigne de vote. Il y a un travail collectif qui est fait de compréhension des enjeux. Donc c'est plutôt du conseil, des recommandations.

Des recommandations, c'est de doter les uns et les autres des outils de compréhension à travers notamment des auditions, à travers des conseils de de lecture de des enjeux de de ce texte. une un décryptage de chacun des articles, des amendements les plus les plus saillants pour que chacun puisse se faire son intime conviction puisque c'est sur la base de l'intime conviction que chacun que chacun se détermine. Stéphane, on parle du congrès du Parti socialiste.

Oui, peut-être un mot pour nous dire où est-ce que vous en êtes de votre campagne, comment est-ce que vous faites campagne euh et euh sur quel point est-ce que vous allez pouvoir vous différencier de de vos de vos adversaires, de vos concurrents ? D'abord vous dire que c'est une une campagne euh que j'emène avec beaucoup d'enthousiasme, pas seul, partout euh euh en France à la rencontre des des militants. J'étais encore en Dordogne samedi soir, je serai à Lille ce soir et puis tout un tas de rendez-vous dans les jours prochains.

Quand je dis beaucoup d'enthousiasme à Lille avec Olivier Fort ce soir. Olivier Fort il sera aussi ce soir. Oui, je sais je sais pas exactement qui il sera mais le débat j'ai déjà eu j'ai déjà eu l'occasion de de débattre avec Olivier Fort et Nicolas Meer Rossignol.

Je veux dire que le débat est à la fois apaisé et intéressant. C'est un moment de démocratie qui nous honore et je crois que chacun est parfaitement conscient des enjeux de la situation, du risque de de l'extrême alors moi, je fais une campagne enthousiaste avec des gens qui sont sincèrement intéressés par une démarche qui consiste à rassembler le plus largement possible les socialistes qui fondent bien souvent leur désaccord sur de bah précisément de faux désaccords parce que nous avons soldé bah nous avons soldé l'essentiel de ce qui avait été notre fracture au moment de Marseille, c'est notre relation à la France insoumise puisque vous Vous l'avez vu, il y a un un un divorce qui est assez assez manifeste et chacun a envie et chacun a envie. Oui, en tout cas, j'entends dans toutes les bouches à peu près les mêmes mots.

C'est nous voulons l'union de la gauche de Raphaël Guxman à François Ruffin et nous souhaitons par notre travail, par notre affirmation, par le le un combat sur les idées que les socialistes y occupent une place prépondérante. Ça veut dire que si demain il y a des législatifs, il y aura plus d'accord entre PS et pas d'accord. pas d'accord général comme ça c'est comme ça s'est fait notamment avec avec une espèce d'unanimité sur ce point qui le point le le plus dur qu'est-ce qui vous différencie les uns précisment précisément alors moi moi ce que je crois c'est la capacité à rassembler se trouve que je suis dans l'exercice quotidien de ce rassemblement à l'Assemblée nationale comme président du groupe puisque j'ai 66 députés qui ne soutiennent pas les mêmes candidats, qui n'ont pas la même sociologie électorale et avec lesquels j'essaie à chaque fois de trouver le point d'accord, le point de convergence, le la décision majoritaire quand nous n'arrivons pas à l'unanimité et ce travail exigeant que je fais au groupe, je pense être capable de le faire au parti et puis pari dans cette campagne, moi je veux que ce soit une campagne d'idée.

Les Français nous regardent, que l'on rappelle pour qui on se bat. Je je l'ai dit d'une certaine manière tout à l'heure à travers la question du référendum. Les hommes et les femmes qui n'ont que leur force de travail pour vivre, qui n'en vivent pas toujours.

On doit parler du travail, travail digne et porteur de sens. On doit parler des salaires, du partage de la valeur, des conditions des conditions de travail. Nous avons besoin d'une reconnaissance des métiers du soin et du lien. que la valeur change de camp qui sont du travailler côté des des travailleurs et pas seulement des rémunérations extravagantes.

Vous app des marchandiser la vie. Qu'est-ce que ça veut dire ? Et ben mesurez bien que chacun des aspects de notre existence aujourd'hui est saisé par une logique marchande.

Et finalement de la naissance à la mort c'est le cas. La petite enfance, le grand âge, les obsèse sont dans des logiques marchandes. Les biens communs sont l'objet non seulement d'une privatisation mais d'un accaparement.

Je pense à l'eau, je pense aux fonciers, je pense aux terres agricoles. Nos services publics sont concurrencés par le secteur privé, les épades, les crèches. Et bien la proposition que nous faisons, c'est non seulement de reprendre du pouvoir sur nos vies à travers cette démarcheisation, mieux vivre parce que ces hommes et ces femmes dont je parle, ils n'ont comme patrimoine que les services publics.

Ils ont besoin qu'il soient universel, qui a un accès à cela. Et c'est non seulement une reprise en main, vous avez compris, économique et sociale de de tout cela, mais c'est aussi une exigence démocratique. Redonner une place aux citoyens, aux consommateurs privé.

Ça veut dire par exemple plus des pades privés, plus de crèche privé. Et bien moi, je prenète pour qu'il n'y ait pas des pades à but lucratif. Dans les landes, il n'y a pas des des pades d'abut lucratifs.

Le taux d'encadrement, il est largement supérieur à ce qu'il est dans le secteur privé. Et puis que vous soyez riche ou pauvre, vous vieillissez dans les mêmes conditions et avec la même qualité de prise en charge. Et puis par ailleurs, pour terminer avec ce congrès, on travaille, on formule des propositions.

Il y aura le deuxième exemplaire d'un nouveau médiia que l'on veut créer qui s'appelle le nouveau populaire consacré à la démarchandisation. Nous consultons les militants pour savoir ce qu'ils attendent, ce qu'ils souhaitent, quelles sont leurs propositions. Nous avons également des podcasts qui permettront de vulgariser un certain nombre de nos de nos propositions.

Et nous créons aussi une académie Bloom qui est un lieu de réflexion et de formation des militants dont la première promotion va être recrutée cette semaine. Vous parliez de débat tout à l'heure. Est-ce qu'il y aura un débat télévisé entre vous Olivier Fort ?

Je le souhaite et je et je le crois et ce sera un débat euh dont nous aurons le souci qu'il soit digne et qu'il donne à voir le meilleur de nous-même comme nous en avons été capables ces dernières dernières semaines. Il a accepté. Oh écoutez, je c'est je crois que c'est en train de s'organiser mais la réponse lui appartient.

Je vais pas la donner à sa place. Qu'est-ce que vous ferez si vous arrivez 3e ? Mais d'abord cette question je ne me la pose pas puisque je pense que je n'arriverai pas 3e.

Voilà. Et donc je me vous savez je c'est comme si vous demandiez avant avant une compétition et alors qu'est-ce que vous faites si vous arrivez dernier ? Bah écoutez, je n'envisage pas d'arriver dernier.

Je me bats avec beaucoup d'enthousiasme, avec beaucoup de camaraderies, avec beaucoup de fraternité, avec des propositions concrètes, avec l'envie de rassembler tout le monde et qu'il ne manque ni Olivier Fort Nicolas ni Nicolas Mayosignol à la fin sur l'affiche et la photo de famille. Mais vous réfléchissez pas du tout à qui vous allez soutenir dans ce cas. Je ne réfléchis mais j'espère que eux se posent la question de savoir de quelle manière ils vont me soutenir.

Mo, est-ce que vous avez est-ce que vous avez lu le la meute, l'enquêre sur la France insoumise des journalistes Charlotte Benaïich et et Olivier Pérou ? Et bien je vais vous dire, je l'ai acheté ce weekend, il est sur ma table de nuit. Je viens de terminer le livre de Roberto Saviano sur le juge Falcon et donc c'est ma prochaine c'est ma prochaine lecture.

Mais je connais bien les deux journalistes qui sont deux journalistes sérieux et je n'ai aucun doute sur le sérieux de leur travail. On imagine que vous avez lu quelques extraits. Est-ce que ça vous surprend ?

Écoutez, je je crains de ne pas être surpris. H mais on peut sans être surpris en être évidemment déçu. Mais est-ce que du coup vous regrettez l'alliance avec ?

Mais je je je vous savez, on moi je ne vis jamais de regret. Je me projette dans l'avenir. Voilà.

Et je me projette dans l'avenir en ayant en tête qu'une chose, les visages des femmes et des hommes pour lesquels nous engageons. Et moi, ces visages, je les vois toutes les semaines dans ma permanence. Alors l'avenir l'avenir à moyen à court terme, c'est 2027 la présidentielle. parce que la gauche a la moindre chance d'accéder au second tour si elle à nouveau divisée.

Il y avait eu six candidats à gauche en 2022. On a vu le résultat. Comment vous faites pour avoir un seul cand raison pour laquelle je plaide pour qu'il y ait un candidat commun de la gauche de raf à François Ruffin.

Et bien ça fait partie des débats que nous devons avoir non seulement entre socialistes et il y aura Jean-Luc Mélenchon mais ça je veux dire c'est à qui ? Il l'a dit, il l'a annoncé et donc j'allais dire cette il y a pas de suspense. Le suspense il est sur le candidat.

Voilà. Et moi je crois que une primaire un accord de gouvernement c'est quoi la formément que nous travaillons sur ces sujetl. Moi à titre personnel je suis assez sceptique sur la question de de la primaire et puis vous savez il envoie de la primaire comme de la proportionnelle.

Il y a autant de recettes que de je vais dire que de que de famille. Comment vous passez de 30 % à 50 % ? Et bien faisons le meilleur score au premier tour parce que moi je crois que ce que nous devons viser c'est exigeant c'est battre le rassemblement c'est battre le rassemblement national au premier tour parce que je crains contre ce que j'observe de ce que je vois de Bruno Retaillou de Laurent Voquet que le Front républicain est largement vécu.

Donc nous devons y mettre toute notre énergie et puis ce que nous devons faire c'est proposer des choses aux Français, des choses qui changent leur vie quotidienne et qui concernent les transports, la santé, les services publics, l'école et tout ce qui fait que on vit mieux dans ce pays. On peut vivre mieux. Merci Boris Valallot.

Merci beaucoup d'avoir été notre invité. Stéphane la une de West France. Quelle relation les Français ont-ils avec leur mère ?

C'est une étude Elle est bonne West France effectivement, elle est bonne. C'est avec leur mère M M tout à fait. Merci beaucoup parce qu'elle est municipal l'année prochaine on a pas parlé mais ça compte aussi.

Merci beaucoup.

Boris Vallaud : « Je plaide pour un candidat commun de la gauche, de Glucksmann à Ruffin » — Boris Vallaud · Pourquijevote