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Discours / meetingSans Filtre AN· 21 octobre 2026 6 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

Wauquiez : Mélenchon aurait dit «continuez, jeune garde» à l'ultra-gauche 🤯

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « l'extrême gauche a du sang sur les mains »
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    « Elle a du sang sur les mains quand elle a cautionné Notre-Dame-des-Landes. »
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    « Elle a du sang sur les mains quand elle qualifie le Hamas de mouvement de résistance. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « des députés d'extrême gauche qui ont applaudi l'un des leurs, fiché S, qui a osé proclamer dans cet hémicycle "Vive la jeune !" »
  • 1:28Invité politiqueFait
    « Non, ce n'est pas la police qui tue, c'est l'extrême gauche qui tue. »
  • 1:28Invité politiqueFait
    « aujourd'hui, c'est l'extrême gauche qui menace la République. »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « chaque individu est responsable individuellement de ses actes »
  • 3:58Invité politiqueFait
    « ces troubles à l'ordre public répétés, plusieurs dizaines, menacent ce qui fait l'identité de l'université française »

Temps de parole

  • Laurent Wauquiez99 %

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Laurent Wauquiez

part. Aujourd'hui, l'extrême gauche a du sang sur les mains. Elle a du sang sur les mains, monsieur le Premier ministre, toutes nos pensées vont d'abord évidemment à la famille de Quentin qui a perdu son enfant dans notre région, dans notre ville, un fils qui est mort parce qu'il défendait ses idées, victime de la haine et de la barbarie. Ce n'est pas un fait divers. C'est le résultat de la banalisation de la violence politique. Il appartiendra à la justice de condamner, mais il appartient à chacun d'entre nous ici de dénoncer les responsabilités politiques qui ont mené à cette violence. Et cette violence ne vient pas de nulle part. Aujourd'hui, l'extrême gauche a du sang sur les mains.

Elle a du sang sur les mains quand elle a cautionné Notre-Dame-des-Landes. Elle a des sang Elle a du sang sur les mains quand elle qualifie le Hamas de mouvement de résistance. Elle a des sang sur les mains quand elle a osé ici, dans cet hémicycle, avoir des députés d'extrême gauche qui ont applaudi l'un des leurs, fiché S, qui a osé proclamer dans cet hémicycle "Vive la jeune !" Cette violence, c'est celle que subissent des étudiants dans nos universités au quotidien. Cette violence, c'est celle qu'a voulu Jean-Luc Mélenchon comme un outil politique quand il a déclaré qu'il fallait tout conflictualiser.

Quand il a osé, en s'adressant à des mouvements d'ultra-gauche ultra-violents, leur dire "Continuez, jeune !" Lui qui ose aujourd'hui dire que c'est nous qui sommes agressés. Non, ce n'est pas l'extrême gauche qui est agressée, c'est l'extrême gauche qui agresse. Non, ce n'est pas la police qui tue, c'est l'extrême gauche qui tue. Non, ce n'est pas l'extrême gauche qui défend la morale de la République. Aujourd'hui, c'est l'extrême gauche qui menace la République. Et monsieur le Premier ministre, tout ceci doit cesser. Doit cesser cette soumission dans nos universités à cette idéologie. Doit cesser le laxisme dont bénéficient ces groupuscules d'extrême gauche.

Doit cesser l'impunité dont bénéficie La France insoumise dans la République. Monsieur le Premier ministre, quels sont les actions que vous êtes déterminés à prendre pour faire cesser l'ultra-violence de cette ultra-gauche dans la République ? Je vous remercie, la parole est à monsieur le Premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs [musique] les députés, monsieur le président, monsieur le ministre Laurent Wauquiez.

À mon tour, comme l'a fait le garde des Sceaux, ministre de la Justice à l'instant et en s'associant [musique] à l'hommage que la présidente de l'Assemblée nationale a rendu au nom de la représentation nationale, le gouvernement de la République dit toute sa solidarité avec la famille du jeune Quentin, toute sa compassion et présente évidemment ses condoléances. C'est un drame absolument épouvantable. Les images sont insoutenables et il faut que ce qui s'est passé ne soit pas impuni.

C'est la première chose déjà qu'il faut dire, le garde l'a dit à l'instant, c'est la première exigence, c'est que la vérité judiciaire passe et je veux le dire, elle doit passer sans aucune pression sur les enquêteurs et sur l'autorité judiciaire et le gouvernement dit toute sa confiance dans les institutions pour donner la vérité des faits et engager les responsabilités. La deuxième exigence, c'est précisément la question des responsabilités. Et au fond, je le vois bien, il y a une tentative de nier la responsabilité individuelle.

Dans notre société, chaque individu est responsable individuellement de ses actes et je ne veux pas que l'on fasse évoluer le centre de gravité de cette responsabilité, comme je commence à le voir dans la presse depuis 48 heures, en disant "Mais au fond, ça serait la responsabilité [musique] du corps préfectoral, de la police de Lyon, qui aurait manqué à sa mission en assumant pas ses missions de sécurité aux abords de Sciences Po Lyon." Les responsables sont celles et ceux qui commettent des actes de violence et il ne faut pas inverser le récit.

3:57
Non speech

[applaudissements]

3:58
Laurent Wauquiez

La 3e exigence, et vous la connaissez, vous en avez été en plus le ministre de l'enseignement [musique] supérieur, c'est notre capacité désormais à protéger les débats intellectuels au sein de ces universités. [musique] Et on le voit bien, ces troubles à l'ordre public répétés, plusieurs dizaines, menacent ce qui fait l'identité de l'université française, c'est-à-dire un lieu de débat, de débat intellectuel, de liberté de rencontre intellectuelle. Et au fond, ces incidents à répétition, ces troubles à l'ordre public, viennent justement mettre en danger cette liberté. Moi, j'ai demandé au ministre Philippe Baptiste euh de resserrer le lien avec les recteurs, les présidents d'université.

Malheureusement, si nous devons interdire un certain nombre de conférences, ce qui doit demeurer l'exception, il faudra le faire parce que c'est le seul moyen précisément de défendre nos principes qui sont cette liberté de dialogue et de production intellectuelle auquel nous sommes tous attachés. Puis le 4e enjeu ou exigence, c'est évidemment euh le refus de la violence politique. Et celle-ci, elle nécessite de la grande clarté. Elle nécessite de sortir de toutes les formes d'ambiguïté. C'est vrai du rapport à la violence, c'est vrai aussi euh du rapport à la question de la lutte contre l'antisémitisme.

Je pense que c'est un moment de vérité auquel nous assistons, [musique] Monsieur le Ministre, dans lequel un certain nombre de formations politiques ne pourront pas s'abriter derrière des raisonnements trop compliqués. Soit on lutte et on refuse la violence, soit on ne lutte pas contre elle. Il n'y a pas de double standard, il n'y a pas au fond deux poids deux mesures. Ça vaut pour tout le monde, pour tout à chacun. Et au fond, on ne peut pas avoir la rhétorique de la confrontation en permanence et ne pas voir que ce qui se passe parfois dans cet hémicycle peut infuser dans dans de la société.

Et c'est donc un appel à la responsabilité à la responsabilité individuelle, à la responsabilité de chaque formation politique dans le respect du vote des Français, mais dans le respect des valeurs de la République.

6:00
Non speech

[applaudissements]

6:03
Laurent Wauquiez

Merci monsieur le Premier ministre.