Invité : Florian Philippot - Territoires d'infos (03/07/2017)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 26 %Attaque 62 %Défensif 11 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 40:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les élus du Front National ont décidé d'aller écouter le chef de l'État au Congrès de Versailles ?
- 42:00OuverteRéponse directe
François de Rugy évoque une proportionnelle pour 100 députés. Vous êtes d'accord ?
- 45:00FerméeRéponse directe
Vous pourriez voter cette réforme même si elle ne va pas assez loin ?
- 47:00OuverteRéponse partielle
On a l'impression que l'opposition la plus radicale, c'est plutôt les insoumis que vous. Comment l'expliquez-vous ?
- 50:00OuverteRéponse directe
8 milliards de déficits supplémentaires, ce n'est pas une catastrophe ?
- 54:00OuverteRéponse directe
À quoi sert demain le discours du Premier ministre après Versailles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 44:00Florian PhilippotFait
« Si aujourd'hui M. Macron évoque la proportionnelle, tant mieux. Si ça ne concerne que 100 députés, par contre c'est peu. »
- 51:00Florian PhilippotFait
« La matrice de tout cela, de ces décisions terribles, antisociales, antiéconomiques, c'est la soumission à Bruxelles et à Berlin. »
- 54:00Florian PhilippotFait
« Laissé par François Hollande et l'un de ses ministres de l'économie, je le rappelle, qui s'appelait Emmanuel Macron, qui a été deux ans à Bercy quand même, deux ans sur cinq. »
- 56:00Florian PhilippotFait
« Il faut fusionner les baisses de charges, dont le CICE qui a profité à certains grands groupes de manière injuste alors que les PME n'en ont pas vu la couleur. »
- 1:02:00Florian PhilippotFait
« Il faut agir ici, évidemment qu'il faut mettre fin aux pompes aspirantes de l'immigration comme l'aide médicale d'État. »
- 1:04:00Florian PhilippotChiffre
« Aujourd'hui, il n'y a que 25% des Africains qui ont accès à l'électricité, il faut que ça passe à 80%. »
- 0:00Florian PhilippotChiffre
« plus on appliquera les recettes de restrictions des crédits qui semblent se profiler après l'audit de la Cour des comptes, plus on aura de dettes. »
- 2:00Florian PhilippotFait
« Macron hyper-président peut-être, mais en réalité, il est impuissant. Il est impuissant parce qu'il ne contrôle pas ses lois, il ne contrôle pas ses frontières. »
- 4:00Florian PhilippotFait
« il a choisi les classiques du Front National, Bruxelles, la mondialisation, l'immigration »
- 6:00Pascal JalaberChiffre
« Nicolas Sarkozy, 600 milliards de dettes supplémentaires dans lesquelles on dit qu'il n'y aurait eu que 200 milliards imputables à la crise. »
- 8:00Pascal JalaberFait
« La présidente du Front National quitte le pôle financier. Elle vient d'être mise en examen pour abus de confiance. »
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Territoire d'Info, Public Sénat, Sud Radio. Bonjour à tous, bonne journée. Nous sommes ensemble pendant une heure.
Bienvenue dans la matinale de Public Sénat, de Sud Radio avec la presse quotidienne régionale. Territoire d'Info, c'est une heure de direct. Vous le savez, on retrouvera notre invité politique à 8h.
Aujourd'hui, c'est Florian Philippot, le vice-président du Front National, qui sera débriefé par nos éditorialistes. Dans un instant, le JT des Territoires, suivi du débat des éditorialistes de la presse quotidienne régionale. Puis vous retrouverez le zappellisé, le premier zapping politique de la journée.
Mais tout de suite, c'est le JT des Territoires, dans un instant. Pour débuter ce journal, hommage à une femme d'exception. Simone Veil est décédée vendredi à l'âge de 89 ans.
Vous le savez, une femme politique entrée dans le cœur des Français après son combat pour les femmes, mais aussi sa vision de l'Europe. A Lyon, on se souvient de son passage au mémorial de la rafle des enfants d'Izieux il y a 10 ans. Elle y évoquait l'importance de la réconciliation franco-allemande.
Bertrand Frachon, pour TLM, nous le rappelle. Adieu à Simone Veil. On a appris son décès à l'âge de 89 ans.
Rescapée d'Auschwitz, ministre de la Santé sous Giscard d'Estaing. Elle avait porté la loi sur l'IVG et restait la femme politique préférée des Français. A Lyon, on se souvient notamment de son passage au mémorial de la rafle des enfants d'Izieux.
C'était il y a 10 ans. Elle évoquait là-bas l'importance de la réconciliation franco-allemande. Si on ne s'était pas réconciliés avec les Allemands, on serait encore là mis au bras se battre.
Absolument. Merci à vous comme merci à nous. Le planning familial a notamment réagi à la disparition de cette grande figure de la cause des femmes.
Le souvenir que j'en ai, c'est d'une personnalité courageuse qui a fait face à l'Assemblée, à de multiples critiques acerbes et antisémites et antiféministes au sein de l'Assemblée et qu'elle a tenu bon face aux députés qui l'insultaient. Et avec force, elle a porté cette loi. Et donc c'est une femme courageuse que je garde dans ma mémoire.
Des dizaines de milliers de signatures, des pétitions en ligne, mais aussi de nombreuses personnalités demandent l'entrée au Panthéon de Simone Veil. Une cérémonie d'obsèques officielles sera organisée ce mercredi dans la Cour des Invalides à Paris en présence du président de la République. L'un de ses proches d'ailleurs, Jean-Louis Borloo, président d'Energie pour l'Afrique, a trouvé dans les Hauts-de-France la première région française signataire d'une convention avec sa fondation.
L'ancien maire de Valenciennes et ancien ministre a pris pour modèle le fonctionnement de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine. Alain Molinari pour EOE TV. Énergie pour l'Afrique, la fondation de Jean-Louis Borloo, a trouvé dans les Hauts-de-France la première région française signataire d'une convention d'aide.
L'ancien maire de Valenciennes et ancien ministre a pris pour modèle le fonctionnement de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, fédérée pour surmonter les problèmes. C'est le même modèle, une agence spécialisée, transparente, qui aide au financement de l'électrification du continent africain, évidemment des énergies renouvelables, du solaire, de la petite hydroélectricité, de la biomasse, peu importe, de la géothermie. Mais c'est, vous prenez compte, le plus grand programme d'énergie renouvelable de l'histoire de l'humanité pour le continent qui est dans le plus grand bouillonnement de l'humanité.
Deux projets africains vont donc trouver financement auprès de la région pour un peu plus de 100 000 euros. Ces aides s'inscrivent dans les 11 millions qui seront consacrées à la politique internationale durant le mandat de Xavier Bertrand. Tant qu'il n'y aura pas la paix, tant qu'il n'y aura pas du travail, tant qu'il n'y aura pas la santé, tant qu'il n'y aura pas la possibilité de s'éclairer, de recharger son portable, de se chauffer, il y a beaucoup d'Africains qui quitteront leur territoire.
Je pense que c'est un continent qui a un potentiel énorme, formidable, et je pense que c'est l'intérêt de tout le monde, notamment qu'une région comme les Hauts-de-France soit partenaire. C'est l'Afrique, c'est la coopération, je pense que c'est aussi la base de toutes les questions migratoires, et puis c'est Jean-Louis. Ces aides au développement devraient également permettre de fournir d'intéressants débouchés aux tissus, économiques régionales.
Désertification dans les territoires maintenant, Village cherche médecin désespérément. Montferrat dans le Var n'arrive pas à remplacer le généraliste parti à la retraite en 2015. Les déserts médicaux existent aussi dans ce département pourtant attractif.
Un reportage de Noelia Sebalos pour Var Azur TV. Village cherche médecin, un appel à l'aide lancé à Montferrat, petite commune due au Var. Le docteur est parti à la retraite en 2015.
Depuis, se faire soigner devient compliqué pour ses habitants. Personnellement, je n'ai pas de voiture, j'ai un glaucombe, je ne conduis plus. Sans médecin, je n'y vais plus pour l'instant, tant que je n'ai pas de gros problèmes.
Peut-être mourante, ils seront déjà m'emmenés, mais là, je ne fais plus rien. Disons qu'il faut toujours prévoir à l'avance, on ne peut pas se faire emmener, c'est catastrophique. On est obligé de descendre à Draguignan, même pour la bobologie, ce qu'on appelle la bobologie.
On se coupe un doble, il faut descendre en urgence et ça prend quand même du temps. Alors nous, ça va, on a des voitures, ça va, mais pour les personnes âgées, ça pose un problème. Il faut appeler les pompiers ici et là.
On prend des rendez-vous le soir très tard parce que malheureusement, je travaille mon conjoint aussi. Et du coup, on a rendez-vous à 19h, 19h30. Et encore, des fois, on n'attend qu'un jour, trois semaines avant d'avoir rendez-vous.
Donc j'effectue 7 kilomètres pour me rendre à mes consultations. En plus, j'ai beaucoup de problèmes médicaux. Donc c'est assez contraignant de ne pas avoir de médecin dans notre village.
On se sent un peu abandonné, oui, du corps médical, mais effectivement, je crois que c'est un peu partout. Et on attend avec impatience qu'un médecin s'installe dans notre petite commune qui est un peu bien sympathique. Un cabinet spacieux, composé de plusieurs pièces, est prêt pour accueillir la relève.
La mairie met ce local à disposition. Quant au loyer, elle est prête à offrir des conditions très favorables. La priorité reste de faciliter l'installation d'un praticien dans la commune.
La situation est urgente, surtout pour les personnes qui ne possèdent pas de véhicule pour se déplacer. Nous sommes quand même en Provence, au soleil, peut-être que ça pourrait attirer des médecins qui sont, je ne sais pas moi, à Lille ou à Strasbourg ou en Bretagne, qui rechercheraient un peu le soleil et le bord de la côte varoise. Voilà, donc on serait ravis de pouvoir installer un médecin.
Le combat du maire dure depuis bientôt deux ans. Ses courriers aux facultés de médecine sont restés pour la plupart sans réponse. Une désaffection pour le statut libéral et une nouvelle génération moins attirée par les zones rurales sont à l'origine du problème.
En 2015, le ministère de la Santé a tenté de lutter contre la désertification médicale avec des contrats d'engagement de services publics. Là, on est plutôt effectivement sur le profil étudiant. C'est des aides qui leur sont proposées.
C'est une forme de bourse de 1 200 euros bruts mensuels par an qui leur est offert pour leur permettre de financer leurs études, avec, à contrario pour eux, l'obligation de s'installer dans des zones identifiées comme fragiles par les pouvoirs publics et par les ARS. Seulement deux de ces contrats ont été signés dans le Var. L'Agence régionale de santé et l'Ordre des médecins veulent aussi encourager les jeunes professionnels à créer des maisons de santé, une formule qui leur permet de mutualiser les charges.
Mais un effort reste à faire pour compenser la disparité entre l'arrière-pays varrois et le littoral. Et si vous vous demandez à quoi ressembleront les élevages français du futur, direction la ferme des établières à la Roche-sur-Lyon, une exploitation particulière qui sert de laboratoire. Plusieurs études y sont menées, pilotées par la Chambre d'agriculture de la Vendée.
Ces recherches autour de l'alimentation et du bien-être animal permettent d'améliorer les connaissances et d'établir des pistes d'évolution pour l'élevage français. Explication avec ce reportage de TV Vendée. Ces vaches ne sont pas tout à fait comme les autres.
Elles permettent de faire avancer la recherche. Nous sommes ici à la ferme des établières, une ferme expérimentale où sont menées plusieurs études tout au long de l'année. Nous on est spécialisé sur la race à viande.
On fait des essais sur l'engraissement et on mène des essais également sur la conduite Merveau ou du Cheptel. On peut avoir 5-6 essais par an sur l'exploitation. Des essais pour faire évoluer les pratiques agricoles.
Aujourd'hui, les résultats de ces différentes expérimentations sont présentés aux professionnels. Donc à ce gros projet. Ici, il est par exemple question de panneaux photovoltaïques.
Depuis quelques années, des panneaux ont été installés sur les toits de la ferme expérimentale. Grâce à ces panneaux, de nombreuses économies ont été réalisées. De quoi séduire cet agriculteur.
C'est vrai que surtout en production laitière, on a quand même des consommations d'énergie assez importantes. Si on pouvait essayer de diminuer le coût, ça serait que bien pour nous. Surtout dans la conjoncture actuelle.
Pilotée par la chambre d'agriculture, la ferme expérimentale des établières existe depuis 1968. Aujourd'hui, dans un contexte de crise agricole, ces expérimentations sont plus que jamais primordiales. Car l'objectif est toujours de trouver quelles sont les solutions les plus rentables.
Nous devons avoir une approche économique. Parce que faire des belles expérimentations, et si ce n'est pas rentable, ce n'est pas la peine. Vous m'y arrêtez tout de suite.
Et donc, un agriculteur sur sa propre ferme ne peut pas faire toutes ces expérimentations. Donc nous, l'idée, c'est de pouvoir lui apporter des éléments et des critères en matière de charges à ne pas dépasser. Cette année, 1,5 million d'euros ont été investis dans cette ferme bovine expérimentale.
Et des rapprochements ont été engagés avec le secteur laitier. Objectif, aller toujours plus loin dans l'expérimentation et l'innovation. Direction le Sud, les gardiens de la force ont présenté leurs nouveaux parrains la semaine dernière.
Cette académie a été créée il y a deux ans par un passionné de Kung Fu. Et oui, il y en a. Aujourd'hui, il y a 50 gardiens de la force à Perpignan.
Ce sport mélange les arts martiaux, le Kung Fu, mais aussi l'univers de Star Wars. Reportage de Fatima Kati pour TV Sud. Manier un sabre au laser, mener des combats de façon spectaculaire, c'est l'univers des gardiens de la force.
Un nom qui n'est pas sans rappeler l'univers de Star Wars. Mais pour ses adeptes, ce n'est pas que ça. Je ne suis pas fan de Star Wars.
Pour vous dire, je n'ai jamais eu aucun Star Wars, à part la moitié du 2. Voilà, c'est tout. Et donc, j'ai voulu faire les gardiens de la force.
Tout simplement, je trouvais ça un petit peu marrant au début de manier des sabres au laser. C'était cool. Et maintenant, je continue de le manier parce que maintenant, c'est un mélange d'arts martiaux et de sabres au laser.
Donc, c'est vraiment un sport insolite et vraiment plaisant. L'académie a été créée il y a deux ans par Sylvain, un passionné de Kung Fu. Aujourd'hui, il existe 50 gardiens de la force à Perpignan.
Pour lui, le sabre au laser est l'avenir des arts martiaux. L'ambition, c'est pour moi de mettre déjà quelque part un peu à goût du jour les arts martiaux, d'amener autre chose. Et puis, même lors des spectacles, par rapport au sabre au laser, il y a beaucoup de visuels.
Nous, l'objectif qu'on a, c'est de continuer à faire des spectacles, à initier les gens à cette discipline qui est complètement nouvelle. La fondation s'est regroupée ce mercredi pour présenter son nouveau parrain, un acteur reconnu. Moi, mon rôle de parrain, j'ai dit oui parce que je voulais vraiment le prendre au sérieux.
Je peux leur donner des conseils, peut-être, leur apporter aussi mon carnet d'adresse. Donc, tout le monde peut s'y retrouver. Je pense que la force du sabre au laser, c'est ça.
C'est de chacun faire sa sauce et va y piocher. Et puis, ça peut être l'ensemble de tout ça aussi. Ça peut être la somme de tout ça.
L'académie du sabre au laser organisera la nuit des gardiens le 28 octobre prochain. Espérons en tout cas que la force sera avec eux. Voilà, fin de ce journal des territoires préparé par Soumaya Benaïssa.
Dans un instant, c'est le club des éditorialistes. Mais tout de suite, c'est la une de vos journaux en région ce matin. Avec le sujet du jour à la une de la presse quotidienne régionale, Emmanuel Macron inaugure son règne à Versailles.
À la Nouvelle République du centre, Denis Domain dit le Jupiter. Élise 1 vient à Versailles pour préciser son dessin et nous éclairer sur notre destin. Des cinq prochaines années, il fixe un cap.
On nous le rabâche. Au gouvernement de trouver le chemin, la stratégie, c'est savoir où l'on va, n'est-ce pas ? Et la tactique, comment on y parvient dans ce casting des cimes exécutives ?
Les rôles sont parfaitement distribués. Enfin, pour l'heure, on en voit surtout un, un seul. C'est Emmanuel Macron, bien sûr.
Dans la dépêche du midi, Versailles, ce que va dire Macron ? Et puis pour l'Union, aujourd'hui, c'est les syndicats face à la loi travail, les accords d'entreprise, le CDI de projet, les indemnités prud'homales, les attentes et les lignes rouges. Avec des reportages à la CGT, FO et CFDT dans l'Union de Reims.
Dans l'indépendant, c'est le plébiscite pour la semaine des 4 jours dans les Pyrénées-Orientales. L'éducation, les communes et les écoles doivent se prononcer avant les vacances pour le retour ou non. Pour Sud-Ouest, Macron donne un coup de frein à la LGV.
Le président a annoncé hier que l'État ne lancerait plus de nouveaux chantiers tant que la loi d'orientation des mobilités ne serait pas adoptée. Pour le républicain Lorrain, c'est la grande boucle en Lorraine. Pendant deux jours, bien sûr, le peloton du Tour de France débarque en Lorraine aujourd'hui avec l'arrivée de la troisième étape à Longoui.
Et puis pour Ouest-France, le télétravail va-t-il prendre son essor ? Rester à la maison pour travailler ? L'idée avance, mais la France accuse un retard sur ses voisins européens.
Pour la Provence, attention sur les routes cet été. Ces massacres sur la route. Une femme à Marseille, boulevard du capitaine Gez, et deux personnes à Entre-Seins ont été mortellement renversées ce week-end par des chauffards qui ont pris la fuite.
Et puis pour la presse de la Manche, c'est attention aussi sur l'eau. Les loisirs nautiques sous contrôle dans la Manche, alors que les vacances d'été approchent. Les touristes et les locaux devraient très prochainement investir l'ensemble des plages.
Se prêter au jeu des activités nautiques. Et le préfet Maritime vient donc de lancer une nouvelle campagne de sécurité. De titre du Sud-Est, Var Matin, avant-après, Toulon en carte postale au fil du temps.
Tout au long de l'été, Var Matin fait revivre Toulon dans ses aspects d'antan. Et l'occasion de voir ce qui a changé ou pas d'ailleurs dans Toulon. A la lune de Var Matin.
Et puis pour Nice Matin, c'est l'as des plages. C'est Jean-Paul Belmondo et sa bande de copains qui ont apporté leur soutien hier à Jean Lépin aux plages azuréennes, menacés de démolition. Jean-Paul Belmondo passe toutes ses vacances d'été dans le Var.
Voilà, tout de suite, on va passer au club des éditorialistes de la presse quotidienne régionale. Aujourd'hui, j'accueille Pascal Jalabert du Dauphiné, un des multiples journaux du groupe Ebra. Merci d'être là, Pascal.
Hubert Coudurier, qui est directeur de l'information du Télégramme et président de Télé-Bretagne Ouest. Bonjour, Hubert. Et Jean-Louis Picot, qui est responsable des pages éco, l'édition spéciale éco du Parisien.
Merci d'être avec nous, Jean-Louis Picot. Emmanuel Macron devant le Congrès pour fixer le cap du quinquennat. C'est le grand discours programmatique de son mandat dans le cadre fastueux du château de Versailles qui doit se dérouler aujourd'hui à 15h.
Vous le savez, un acte politique majeur. Mais une cinquantaine de parlementaires devraient sécher l'intervention du président de la République. L'avait du discours de politique générale du Premier ministre.
C'est bien ça qui pose problème aux éditorialistes. Élu il y a moins de deux mois, il est déjà partout, sur tous les fronts, à l'étranger comme en France. Pour Hubert Coudurier, qui écrit ce matin dans le Télégramme, c'est curieux comme les postures et les symboles ont pris le dessus depuis quelques semaines.
On va en parler avec lui dans un instant. Pour vous, ce matin, Pascal Gelaber, dans le Dauphiné, la une du Dauphiné, c'est Macron, le nouvel hyper-président. Oui, on pose la question.
Fait-il trop ? On ne sait pas encore. En tout cas, il en fait beaucoup.
Comme tout le monde, on pointe le fait qu'il intervienne à la veille du discours de politique générale, qui en général est quand même le lancement d'un quinquennat. Donc là, on voit bien, il veut donner le cap, c'est-à-dire parler de grands principes, parler de grandes lois, et demain, Édouard Philippe arrivera à l'Assemblée avec les mauvaises nouvelles, c'est-à-dire les tours de vis pour les ministères, la CSG qui risque d'être augmentée, et les coups de rabot un peu partout. Donc, attention, parce que les Français veulent y voir clair, et là, pour le moment, ce n'est pas le cas.
Hubert Coudurier, vous pointez-vous la com. Oui, parce qu'il y a un peu un danger, finalement, que la forme prenne le pas sur le fond, qu'on soit tout le temps en train de commenter, la poignée de main virile avec Trump, l'apostrophe à Poutine, après un passage sous la galerie des glaces, la photo officielle avec les mémoires de guerre du général de Gaulle, ses portables, mais aussi son encrier surmonté d'un coq. Enfin, bref, on est dans l'accessoire, on est dans une scénarisation parfois poussée à l'extrême, avec en même temps une mise sur le côté des journalistes, notamment politiques, qui n'auront pas l'occasion de poser des questions.
Ça, ça a l'air de vous embêter, hein ? Non, au contraire, au contraire, moi je trouve ça très bien. Je ne trouve pas très habile, en fait, de sa part, parce que les journalistes politiques sont souvent dépendants du storytelling et des éléments de langage que leur infusent les communicants.
Alors que, finalement, en choisissant les journalistes spécialisés, comme notre ami, finalement, il va se trouver face à des gens qui vont scruter son action dans le détail et qui ne s'en laisseront pas compter. Et ce sera peut-être moins facile pour lui, parce qu'il y a quand même des enjeux derrière tout ça qui sont des enjeux très importants. Jean-Louis Picot, dans nos échanges, vous me parliez hier soir des nouvelles aventures de Super Macron, de Versailles aujourd'hui au G20 de Hambourg, vendredi.
Avec Edouard Philippe, entre les deux. C'est ça, c'est une semaine importante pour les deux, pour le président et pour le Premier ministre. Une semaine comme Emmanuel Macron les aime, je pense, depuis qu'il est président, c'est-à-dire que ça lui permet de s'installer encore un petit peu plus, quitte à user d'une communication un petit peu lourde, comme ça, on va dire.
Cependant, il ne faut pas oublier que lors des élections, on disait « est-ce qu'il va avoir les épaules pour rentrer dans le costume ? » Donc je pense qu'il est encore là-dedans, il s'installe, il pose des choses. Je pense qu'il n'est pas assez bête pour avoir un discours qui va marcher sur les pieds de celui d'Edouard Philippe demain.
On va attendre le contenu, je suis d'accord. C'est ça qui compte avant tout. Mais je pense que par rapport à cette posture et à cette communication très mesurée, dans le temps et dans la forme aussi, il ne veut pas reproduire les erreurs des deux présidents précédents, Sarkozy et Hollande, qui sur la communication ont été très critiqués dans des genres très différents.
On attend le contenu, et le contenu, ça sera aussi au mois de septembre. Et là, on verra finalement toute cette confiance qu'il est en train d'essayer d'insuffler en s'installant de cette manière-là, très très forte. On verra si cette confiance est suffisamment solide pour répondre en septembre, où là, on va être dans le dur avec la loi Travail et les réactions des syndicats en face.
Alors, revenons au fait du jour, c'est ce congrès à 15h. Pascal Jalabert, est-ce qu'il faut attendre des annonces de la part du président de la République ? Pas forcément, c'est un cap.
C'est ce qu'il a dit lui-même. Rappelons qu'un congrès, ça réunit les députés et les sénateurs. Donc, c'est plutôt de nous dire voilà où en est la France aujourd'hui.
Je pense qu'il va quand même revenir sur l'audit de la Cour des comptes. Et voilà où je veux la mener dans cinq ans. C'est vrai que Nicolas Sarkozy et François Hollande n'ont pas fait ce travail prospectif.
Ils sont restés un peu sur des mesures de détail, pour l'un, sur des choses marquantes, et pour l'autre, sur un certain flou, sur l'action. Donc là, je pense qu'il va fixer un cap général et Édouard Philippe au contraire. Parce qu'en effet, comme disait mon confrère, les deux discours sont coordonnés.
Il n'y a aucun doute là-dessus. Et Édouard Philippe, lui, va entrer davantage dans le dur. Alors, est-ce qu'il n'y a pas servi, Hubert Coudurier, certains parlementaires qui ne vont pas aller à ce congrès et qui vont du coup, on va se focaliser sur eux.
Pourquoi n'y ont-ils pas ? C'est sans doute la seule manière pour eux de se faire marquer à cette occasion. Parce qu'ensuite, il y aura d'autres occasions dans l'hémicycle pour eux de l'ouvrir et de parler haut et fort.
On a un peu l'impression qu'il prend aussi le contre-pied de ses prédécesseurs. Effectivement, moins de communication ostentatoire, un peu plus de distance, une raréfaction de la parole, comme le théorisé Jacques Pilon, l'ancien conseiller en communication de François Mitterrand. Mais il y a un besoin énorme de pédagogie.
Et dans le fond, ils ont décidé de charger la barque sur les comptes publics. Alors, il faut expliquer les lois de l'économie, pourquoi ça marche mieux chez nos voisins, pourquoi le chômage en France continue à augmenter. Et le congrès, c'est le lieu pour faire ça ?
Le congrès, c'est là pour dresser. Alors, il y a un certain nombre de gens, ce matin, qui font un parallèle avec la fonction managériale, avec le président qui fixe les orientations. Vous, d'ailleurs, c'est le patron président pour vous.
Oui, enfin, le directeur général, ensuite, est chargé de la mise en œuvre. Il faut qu'il dresse un cadre qui situe la France dans le monde, la France aussi dans sa diversité, puisque il y a quand même un certain nombre de choses qui transparaissent dans sa communication. Quand il dit, en gros, il y a ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien, une phrase qui a été très remarquée.
Un vocabulaire sarkoziste sur les losers et puis les gagnants. En visitant les startups de Xavier Niel. Jean-Louis Picot.
Justement, moi, l'étape suivante que j'attends, c'est les ministres. C'est-à-dire, quand est-ce qu'on va les entendre ? C'est surtout ça.
On dit que c'est extrêmement verrouillé. Oui, pour l'instant. Pour l'instant, parce qu'il peut se permettre de verrouiller, parce que les grands débats, ça y est, les négociations sont commencées avec les syndicats.
Je reviens à la loi travail. Il y a d'autres choses qui sont en cours de discussion. Mais il y a un moment, notamment quand il va y avoir un retour de l'opposition, de la rue peut-être, où là, les ministres devront sortir du bois.
On sait que ce sont des gens, pour le coup, parfois inexpérimentés. Ça va être très intéressant de les voir à l'œuvre. Et là, on verra si c'est vraiment du verrouillage ou pas.
Pascal Jalabert, l'opposition, elle va avoir un petit peu de mal à se faire entendre pour l'instant, puisqu'elle semble, pour certains partis, en tout cas, en miettes. Le Parti Socialiste, on a vu que Benoît Hamon le quittait. On voit qu'ils ont beaucoup de mal.
Stéphane Le Folle a fait des interventions ce week-end pour essayer de dire, soit on va chez Benoît Hamon, soit on reste au PS. Bon, il a cette chance-là, Emmanuel Macron. Pour l'instant, il n'a pas d'opposition.
C'est vrai que quand on passe en revue de l'opposition, on a le Parti républicain qui dit, ah, c'est nous le premier parti de l'opposition. C'est normal, ceux qui ont le plus de députés. Mélenchon dit, c'est moi le premier opposant.
C'est normal, c'est le plus fort en gueule. Et le Front National dit, c'est nous les premiers opposants. C'est normal, c'est ceux qui sont les plus loin par rapport à Emmanuel Macron sur une politique.
Donc en effet, il a ce répit-là, mais attention, ce n'est pas là que ça se joue. Emmanuel Macron, il n'oublie pas quelque chose, il ne faut pas l'oublier, c'est qu'au premier tour, il n'a réalisé que 24% et que ses députés... – Ça, on ne va pas le répéter. – Non, on ne va pas le répéter. – Il y a la loi du scrutin présidentiel, premier tour, deuxième tour, la loi de la majorité, une assemblée assez... – Il n'empêche qu'il n'a pas une adhésion populaire globale. – Les gens attendent de voir. – Ça n'arrive jamais. – Ça n'arrive jamais, mais on attend de voir.
Et pour le moment, on n'a pas vu. – Alors, on reçoit tout à l'heure le vice-président du Front National, Florian Philippot. Front National, il va se positionner comme Jean-Louis Picot.
Alors, il va au congrès de Versailles, lui, à la position de ceux de Jean-Luc Mélenchon, qui n'y vont pas. – Le Front National, il fait partie de cette opposition qui a un petit peu volé en éclats depuis quelques semaines, qui cherche à se rassembler, à se réorganiser. On verra ce que dira Florian Philippot à ce sujet tout à l'heure.
Et c'est vrai que c'est difficile, aujourd'hui, pour le Front National, vraiment d'être audible. – Hubert Coudirier. – C'est un champ de ruines.
C'est-à-dire que Marine Le Pen s'est effondrée après son débat raté. Jean-Luc Mélenchon a déçu, par son incapacité, finalement, à se projeter au-delà de sa propre mégalomanie. Et les Républicains sont affaiblis par ces constructifs qui ont l'air de vouloir s'en détacher.
Quant au modem, son preux chevalier, il est dans les cordes et il n'ose pas, pour l'instant, se distancier du président. Donc, effectivement, ça donne un répit. Mais ça ne va pas durer.
Et il faut savoir comment ces groupes-là vont s'organiser à l'avenir pour structurer une véritable opposition et sur quel thème ? Parce que, pour l'instant, on n'entend pas beaucoup une opposition programmatique. Il y a une espèce de consensus sur ce qu'il faut faire pour sauver l'entreprise. – On peut être à l'Assemblée, après le discours de politique générale, Pascal Jolabert, il y aura l'intervention des chefs de file des groupes d'opposition. – Oui, mais compliqué quand même, parce que le groupe Mélenchon, c'est quand même un petit groupe.
Ils sont 17 députés. Parce qu'en effet, comme disait Hubert, le groupe Les Républicains, mais il y en a une partie qui va voter très certainement la confiance. Donc, moi, je crois que l'opposition, elle n'est pas politique pour le moment, parce qu'en effet, c'est un champ de ruines.
Il faudra voir d'abord comment les syndicats réagissent à cette loi travail, à la loi d'habilitation, et puis comment ça se passe à la rentrée. C'est vrai que le mois de septembre est capital pour ça. – Il n'en a pas de manque qu'il y a des ténors, quand même.
On va les entendre à l'Assemblée nationale, après le discours de politique générale du Premier ministre. – On va les entendre, certainement. On peut leur faire confiance là-dessus.
Après, je ne sais pas si c'est ça qu'attendent vraiment les gens. Je crois qu'aujourd'hui, les gens sont en attente, évidemment, de solutions, d'idées nouvelles, efficaces. Donc, tomber dans le débat politico-politique, etc., les grandes envolées, les grandes engueulades, entre guillemets, je ne sais pas si ça va vraiment porter.
Et on le voit ces derniers jours, effectivement, il y a un grand débat sur le Versailles, etc. Je ne suis pas sûr que les gens adhèrent à ça. – Idées nouvelles, mais encore qu'on sait un peu ce qu'il faudrait faire pour que l'économie marche mieux.
Et surtout, en attente de courage politique. C'est-à-dire qu'est-ce qu'Emmanuel Macron va être capable d'avoir ce courage politique que n'ont pas eu ses prédécesseurs, qui se sont dissimulés, finalement, derrière des postures et de la com'. Est-ce qu'il continue dans cette veine, avec un peu plus de talent, en ayant bien scruté les erreurs qu'ont fait ses prédécesseurs ?
Ou est-ce qu'il est capable d'impulser une politique de redressement national qui soit juste et bien partagée entre les différents acteurs et les Français ? – Jean-Louis Picot, on passe au thème, aujourd'hui, du Parisien Éco. Très intéressant, d'ailleurs, un supplément, aujourd'hui, consacré au business du surf.
Alors, c'est l'été, bien sûr, mais le surf, c'est aussi un business, le business de la glisse ? – Absolument, c'est du matériel, des vêtements, puisqu'au-delà du sport, ça devient aussi une mode de s'habiller comme les surfers. Et en l'occurrence, la France est le deuxième pays du surf, après l'Australie.
Le marché est le deuxième au niveau mondial, notamment dans le sud-ouest. – On a su prendre la vague, quoi. – On a pris la vague, depuis la Bretagne, on ne surfe pas que dans le sud-ouest, essentiellement là-bas, mais c'est vrai qu'il y a, justement, en bas de la France, à peu près 400 entreprises qui surfent sur cette vague de la folie des sports nautiques.
Et ça crée aussi des emplois, il y a pas mal d'emplois, il y a 3500 emplois dans cette région qui vivent, notamment, bien sûr, en été. – Et alors, avec une concentration de ces sociétés du business du surf sur la côte basque française, bien sûr. – Absolument, absolument. – On vous retrouve tout à l'heure, Jean-Louis Picot. – Pascal Jalaber, alors vous, c'est intéressant, tous les jours sur les sites internet du groupe Ebra, alors le groupe Ebra, il faut rappeler, pour les téléspecteurs, c'est le Dauphiné, les dernières nouvelles d'Alsace, en passant par le progrès de Lyon, il y a 9 titres.
Donc, sur les sites internet, vous avez une approche, tous les jours une chronique historique, politique géographique du Tour de France. – Oui, le Tour de France, comme vous le savez, ça dépasse le cyclisme. Et puis, en même temps, le Tour de France, c'est une épopée qui a traversé plus d'un siècle maintenant.
Donc, sur chaque étape, on essaie de trouver les rapprochements historiques et puis donner un peu de plaisir aux internautes de regarder le vélo autrement et de leur remémorer quelques hauts faits, hauts faits historiques, des endroits sur les lieux traversés et hauts faits du Tour de France. – Voilà, je conseille ces chroniques de Pascal Jalaber, qui est un passionné de vélo et de cyclisme aussi lui-même, sur les sites internet du groupe Ebra à partir d'aujourd'hui. Voilà, on passe à la météo des territoires, le temps qu'il fête en France aujourd'hui, et dans les départements français d'Outre-mer et d'Amérique. – La météo vous est présentée par Terroléopro, avec le concours de l'Assemblée des départements de France. – C'est la météo avec Terroléopro et l'Assemblée des départements de France. – Voilà, on retrouve Florian Philippot, notre invité politique, dans quelques minutes, mais tout de suite, c'est le zappellisé, le premier zapping politique des matinales d'info qu'on garde ensemble. – En fin d'après-midi, la présidente du Front National quitte le pôle financier.
Elle vient d'être mise en examen pour abus de confiance. – Marine Le Pen a tenu parole d'abord, elle y est effectivement allée, et pour le reste, écoutez, au moins elle pourra maintenant se défendre, parce qu'elle a accès au dossier, ce qui est même beaucoup plus efficace. – Le gouvernement qui se trouve en ce moment, la quasi-totalité des ministres secrétaires d'État à Nancy. – Vous avez une équipe qui commence à travailler ensemble, mais jamais collectivement comme ça, sous l'autorité du premier ministre.
Donc on a attaché du prix à ce moment de rencontre, à ce moment de partage, à ce moment de dialogue. – Le premier ministre, aujourd'hui, est chargé de régler les affaires courantes. Il anime un séminaire de team building, là, j'ai vu, là. – Un des objectifs de ce séminaire, c'était de s'extraire de ces soubresauts du temps court pour, ensemble, hors de Paris, sans nos téléphones portables. – Il y a toute une série d'ateliers ce matin sur l'éducation, la situation économique, les finances publiques.
Donc voilà, nous sommes là pour travailler, d'abord. Travailler de manière amicale. – Tout ça n'est qu'une mise en scène du pouvoir écrasant du président de la République sur le Parlement et sur le Premier ministre. – Emmanuel Macron, c'est un produit marketing qui a été construit par des médias, par des officines, par des intérêts.
Et on arrive maintenant à la réalité des choses. – Le conducteur prend la pause avec le président avant de lancer son train à toute vitesse. – C'est un grand moment, hein ? – Pour nous tous, hein ? – Celle qui allait devenir ma femme passait beaucoup de temps avec moi dans ce train.
Donc vous voyez, j'ai une partie de ma vie amoureuse qui s'est faite dans les trains corail entre Amiens et Paris. – J'ai décidé de quitter le parti socialiste. – Ils étaient plusieurs milliers cet après-midi sur cette pelouse de Roy à Paris pour assister à la naissance de ce mouvement, baptisé le mouvement du 1er juillet. – Je vais quitter le parti socialiste, mais je ne le fais pas sans émotion et avec le sourire. – L'objectif, ce n'est pas d'essayer de maintenir en soins intensifs des appareils dont les électeurs ont dit qu'ils ne voulaient plus, ni de leurs jeux partisans, ni de leurs combines, etc. – Je vais me donner l'été pour y réfléchir, mais en tout cas, il y a quelque chose auquel je ne réfléchis pas, c'est le soutien que je vais lui apporter de manière pleine et entière dans ce mouvement. – Permettez-moi, pour commencer, d'avoir ici une pensée pour Simone Veil, disparue hier. – La République rendra hommage mercredi à Simone Veil, cérémonie aux Invalides, présidée par Emmanuel Macron. – D'ailleurs, nous avons décidé qu'un collège des Alpes-Maritimes porte son nom très prochainement. – Elle a sa place au Panthéon pour vous ? – Je ne sais pas, ce n'est pas à moi de le dire, mais bien entendu, je trouve qu'elle est totalement légitime. – Il y aura une réflexion, mais je vous le dis, on ne peut pas imaginer comme ça, de décider sans lien avec la famille. – Territoire d'info, Public Sénat, Sud Radio. – Voilà, bonjour l'invité politique ce matin de Public Sénat de Sud Radio, avec la presse quotidienne régionale, c'est Florian Philippot, bonjour. – Bonjour. – Merci d'être avec nous, vous êtes le vice-président du Front National, et pour vous interroger ce matin, à mes côtés, Christophe Bordet de Sud Radio. – Bonjour. – Et Gilles Leclerc pour Public Sénat, bonjour Gilles, merci d'être là ce matin. – Florian Philippot et Emmanuel Macron ont donc réuni à Versailles aujourd'hui le Congrès à 15h, députés, sénateurs.
Pourquoi les élus du Front National ont décidé d'aller écouter le chef de l'État, au contraire par exemple des députés de la France Insoumise qui n'iront pas ? – Parce que c'est une première, parce qu'ils veulent voir ce qu'il va dire, tout en étant bien conscient évidemment des limites fortes de l'exercice, et notamment bien conscient du fait que, au-delà du fait que c'est coûteux, et que je ne suis pas certain qu'on ait besoin de cela aujourd'hui, de ces dépenses probablement absolument inutiles, conscient du fait qu'Emmanuel Macron veut faire un exercice de communication, en singeant d'ailleurs un peu le président américain, en singeant la démocratie américaine qui a ses codes, mais qui ne sont pas ceux de la démocratie française. – Il se court sur l'état de l'Union, fait le président américain. – C'est cela, voilà, donc il parle déjà en anglais dès qu'il peut, il se prend maintenant un peu pour le président américain, tout ça va être un petit peu ridicule. – Il y a des consignes pour les députés et sénateurs du Front National, pour le congrès de Versailles, je dirais, est-ce que qui va s'exprimer, c'est Marine Le Pen ? – La chef de file naturelle c'est Marine Le Pen, évidemment, de nos dix parlementaires, parce que nous avons huit députés et deux sénateurs qui seront présents, naturellement c'est Marine Le Pen qui est chef de file. – Voilà, mais j'espère au moins qu'il dira quelque chose dans ce discours, parce que sinon ce seront vraiment des centaines de milliers d'euros qui ont été jetés par la fenêtre. – Justement, François de Rugy ce matin, qui est le président de l'Assemblée nationale, dit que le président de la République pourrait évoquer la mise en place de la proportionnelle et la réduction du nombre de parlementaires à l'avenir.
Proportionnelle, il dit, il faudrait que ça concerne grosso modo une centaine de députés. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Parce que ça fait longtemps que le Front National demande la proportionnelle. – Ça fait très longtemps qu'on la demande et ça fait très longtemps qu'elle a été promise.
Je rappelle que Nicolas Sarkozy l'avait promise en 2007, une dose, idem François Hollande en 2012, et ça n'a jamais été fait. Mais écoutez, si aujourd'hui M. Macron évoque la proportionnelle, tant mieux.
Si ça ne concerne que 100 députés, par contre c'est peu, ça serait vraiment une dose, voire une dosette. – C'est trop peu. – Oui, il faudrait la proportionnelle intégrale.
En tout cas, tous ceux qui font plus de 5%, toutes les listes qui feraient plus de 5% des voix, auraient des élus. Avec, on peut imaginer bien sûr, une prime majoritaire pour dégager facilement des majorités, pour qu'il n'y ait pas d'instabilité. Mais une vraie proportionnelle, parce que s'il s'agit d'une petite dose, c'est mieux que rien.
Je ne vais pas cracher dessus, c'est mieux que rien. Mais ça ne représente pas l'aspiration démocratique à laquelle on droit les Français. – Et vous, les députés du Front National pourraient voter quand même cette réforme, même si à vos yeux, elle ne va pas aussi loin ? – Nous regarderons, nous regarderons comment ça se passe, sur quelle base, etc. – Vous pourriez être Macron compatible ? – Je ne crois pas que ce soit être Macron compatible, que d'être fidèle à des convictions que nous portons depuis très longtemps, depuis des années et des années.
Mais sur le principe, il vaut mieux, de toute façon, un petit peu de proportionnel que pas de proportionnel du Front National. – On a un peu l'impression que, globalement… – Sur la baisse du nombre de députés, attention, là aussi, que ce ne soit pas cosmétique. Nous, nous avons réclamé, vous vous en souvenez, 300 députés et non plus 577, et 200 sénateurs et non plus 348. – On a un peu l'impression que… – Ça, c'est une vraie réduction drastique. – On a un peu l'impression, depuis les élections et présidentielles et législatives, que l'opposition la plus radicale, c'est plutôt les insoumis que vous.
Comment vous expliquez ça ? – C'est l'effet cravate qui vous fait dire cela ? – Parce que moi, je porte une cravate et qu'il n'en porte pas dans l'hémicycle. – C'est vrai que le Front National n'a pas vraiment de groupe, mais quand même, là, est-ce que c'est… – Le leadership, on a l'impression que c'est la France insoumise, quoi. – Écoutez, moi, je ne sais pas très bien ce que propose la France insoumise.
Je sais juste que 95% de leurs cadres ont appelé à voter pour Emmanuel Macron, ce qui n'est pas le cas, évidemment, de ceux du Front National. Donc ça fait quand même toute une différence. La France insoumise jouera sa partition, nous, nous jouons la nôtre.
Et la nôtre, elle est fondée sur des principes très différents, notamment l'idée de la souveraineté nationale, notamment l'idée, vous savez, quand M. Macron, et on va combattre ces lois, va aller vers la hausse de la CSG, vers la loi travail de précarisation, vers la privatisation de Roissy, d'Orly, etc. Toutes ces catastrophes qui vont arriver, le gel du point indice des fonctionnaires, il faut savoir que la matrice de tout cela, de ces décisions terribles, antisociales, antiéconomiques, c'est la soumission à Bruxelles et à Berlin.
Ça, je ne suis pas certain que la France insoumise le dira. – 8 milliards de déficits supplémentaires, pour vous, ce n'est pas une catastrophe ? Parce que 8 milliards qui viennent d'une politique qui a déjà appliqué ses recettes.
Donc plus on applique ses recettes d'austérité, plus il y a de déficit et de dette. Donc il va bien falloir qu'un jour on se pose la question, est-ce qu'on va bien dans la bonne direction ? – Selon les échos ce matin, à cause justement de ces 8 milliards, ce cadeau empoisonné laissé par François Hollande, visiblement le CICE qui devait être transformé en baisse de charge pour les entreprises, ne le sera pas tout de suite.
Est-ce que ce n'est pas une catastrophe quand même pour les entreprises ? – Laissé par François Hollande et l'un de ses ministres de l'économie, je le rappelle, qui s'appelait Emmanuel Macron, qui a été deux ans à Bercy quand même, deux ans sur cinq. – Ça ce n'est pas une catastrophe pour les entreprises ? – C'est un beau prétexte pour M.
Macron et son gouvernement pour ne pas appliquer ses promesses. Il faut fusionner les baisses de charges, dont le CICE qui a profité à certains grands groupes de manière injuste alors que les PME n'en ont pas vu la couleur. Donc il faut fusionner tous les dispositifs de baisse de charges, nous l'avons proposé, et les concentrer sur les TPE, PME, PMI, c'est-à-dire les entreprises qui créent de l'emploi aujourd'hui. – Laurent Philippot, une question, à quoi sert demain selon vous le discours du Premier ministre à l'Assemblée nationale après ce rendez-vous de Versailles aujourd'hui ?
Jacques Lang, ce matin, dit le Premier ministre, ça ne sert plus à rien dans le Parisien. – Non, moi je suis favorable à ce qu'il y ait un Premier ministre, mais pour cela il faut qu'il y ait un vrai président de la République, c'est-à-dire un président de la République qui fixe le cap, les orientations. Et pour pouvoir faire cela, d'abord il faut le septennat.
Moi je ne crois pas qu'il faille coordonner les rythmes législatifs et présidentiels, il faut donc un septennat, voire un septennat unique, mais il faut revenir à une durée un peu plus longue, et puis il faut, si vous voulez, puisqu'on me dit souvent que Macron est Jupiter, oui, enfin, Macron serait vraiment Jupiter s'il avait vraiment des pouvoirs, parce qu'aujourd'hui on parle quand même d'un président d'une puissance qui ne maîtrise ni ses frontières, ni sa monnaie, ni son budget, ni ses lois, ni totalement sa diplomatie, ni qu'il a le droit de faire du patriotisme économique. – Donc ce n'est pas un hyper-président ? – C'est dans la com' un hyper-président ou un Jupiter ou ce que vous voulez, mais dans la réalité nous sommes dans un pays qui ne maîtrise plus ses lois, encore une fois à cause de notre soumission à une Europe fédérale, et cela c'est un vrai problème, parce que sinon on ne fait que de la com'. – Alors, comment va le Front National ?
Marine Le Pen est devant la justice, elle sanctionne quelqu'un qui vous est proche, Sophie Montel, qui est conseillère de la région Bourgogne-Franche-Comté, et on a un peu l'impression quand même que c'est compliqué chez vous. – Non, ça va, nous avons entamé la refondation, les travaux… – Ça va, ça va, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Ça va, je vais regarder ailleurs si vous voulez voir bien pire.
Les Républicains n'existent plus, le Parti Socialiste non plus, le Modem, on se demande ce que c'est vraiment. Bon, je veux dire, non, nous, nous existons, nous avons une doctrine, voilà, nous sommes maintenant dans la refondation, et moi je veux y prendre toute ma part. – Et la refondation passe par, justement, le fait de sanctionner l'une de vos proches, par exemple. – Mais, enfin, Sophie Montel, avant d'être l'une de mes proches, c'est une présidente de groupe, c'est une élue, c'est une eurodéputée, et c'est la première des marinistes, et c'est quelqu'un qui incarne dans notre mouvement une voix hyper moderne.
Vous voyez, c'est elle qui s'est battue en premier dans notre mouvement pour les droits des femmes, c'est elle qui se bat pour la protection animale, celle qui porte un discours extrêmement social, extrêmement moderne, où elle dit, attendez, il faut qu'on avance, qu'on se rassemble, au-delà des clivages, et je crois que Sophie Montel, voilà, mérite qu'il y ait une solution d'apaisement qui soit... – Ou en égorez en mouvement, pardon, Florian Philippot, Florian Philippot, vous êtes vice-président national. – En plus, c'est elle qui a travaillé, Sophie, sur les 19 signalements d'eurodéputés qui ont débouché sur les affaires Sarnes, Bayrou, etc., au Parlement européen, elle a pris des risques personnels pour le fait. – Et c'est elle qui est sanctionnée. – Alors, Florian Philippot, on va passer au problème d'actualité sur les migrants, 10 000 arrivés en deux jours la semaine dernière sur les côtes italiennes, les Italiens menacent de fermer leurs ports, vous le savez, ils appellent l'Europe à l'aide, est-ce que la France doit laisser les Italiens se débrouiller tout seul, ou est-ce qu'elle doit aussi qu'elle vire sa part de migrants ? – Non, la France doit agir d'abord pour ses intérêts en retrouvant ses frontières nationales. – Non, est-ce qu'on peut laisser les Italiens tout seuls face au problème ?
C'est ça la question. – Non, on peut faire des coopérations entre pays, moi j'y suis très favorable. – Aujourd'hui, quelle forme ? – L'Italie menace de fermer ses ports aujourd'hui, c'est ça la menace. – Mais l'Italie prendra des mesures, mais l'Italie est dans la même situation que nous, elle ne maîtrise pas ses frontières nationales à cause de Schengen et du reste, donc il faut que tous les pays retrouvent la maîtrise de leurs frontières nationales, mais je veux dire mieux que ça, moi je pense qu'il faut agir ici, évidemment qu'il faut mettre fin aux pompes aspirantes de l'immigration comme l'aide médicale d'État, comme un système social dispendieux, retrouver nos frontières nationales.
En même temps, il faut agir là-bas, notamment en Afrique. Moi, j'ai eu l'occasion d'en discuter avec Jean-Louis Borloo, je suis très favorable à son plan d'électrification de l'Afrique. Aujourd'hui, il n'y a que 25% des Africains qui ont accès à l'électricité, il faut que ça passe à 80%.
Pour cela, il faut un grand plan, parce qu'il faut que nous fixions les populations dans leur pays, qu'elles développent leur propre pays, et pour cela, l'accès à l'énergie est absolument indispensable. – Depuis le temps qu'on entend ça, mais ce n'est pas ça qui va empêcher la guerre. – Oui, mais lui, il a un plan, alors moi je vais vous dire. – Ce n'est pas ça qui va empêcher la guerre en Irak, et ce n'est pas ça qui va empêcher les Libyens de venir, c'est ce qui se passe. – Ça ne réglera pas tout, mais autant je ne suis pas de sa famille politique, autant je trouve que M.
Borloo, pour le coup, a un projet extrêmement concret, extrêmement réalisable et extrêmement opérationnel. – Philippot qui soutient Jean-Louis Borloo, c'est rarissime. – Oui, j'en ai discuté avec lui, j'ai trouvé que son projet était génial.
Et je le porterai au Parlement européen, pas plus tard que cette semaine. – Vous êtes plus proche ce matin d'un Jean-Louis Borloo, par exemple Nicolas Dupont-Aignan, qui souhaite dialoguer avec des gens comme vous, et Thierry Mariani, Laurent Wauquiez, c'est une bonne démarche qui vous va bien ? – C'est très bien.
Moi j'ai répondu d'ailleurs favorablement à Nicolas Dupont-Aignan. Je pense que dialoguer, quand il s'agit de dialoguer dans l'intérêt de la France, des Françaises et des Français, c'est toujours positif, il faut le faire. On ne va pas nier nos différences.
Moi j'ai créé pour cela une association qui s'appelle Les Patriotes, qui est faite justement pour cela, pour rassembler… – Ça va continuer ça. – Mais ça continue à fond. Nous avons de plus en plus d'adhérents, il suffit d'aller sur association-lespatriotes.fr pour aller voir, et qui vit justement rassemblés au-delà des clivages.
Et nous avons dans nos vice-présidents, justement Sophie Montel, Franck Delapersonne et Maxime Thiebaud, qui travaillait justement comme directeur de cabinet de Nicolas Dupont-Aignan, et qui était l'une de ses têtes de liste en 2015 en Bourgogne-Franche-Comté. Il a fait le deuxième score de France, ce qui prouve qu'on sait dialoguer déjà avec des gens qui viennent de chez Nicolas Dupont-Aignan. J'en suis très heureux.
Il faut continuer ce mouvement, parce que face à Macron, on a besoin d'une véritable opposition. – Mais est-ce qu'il faut refonder la droite justement ? Est-ce qu'il faut refonder la droite avec Dupont-Aignan, Mariani et d'autres ?
Et vous ? – Il faut refonder… – Hors du Front National. – Il faut refonder le camp patriote.
Voilà, pas la droite, droite, gauche, tout ça c'est un peu. – Hors du Front National. – C'est passé, on le voit bien avec Macron, il a réuni les mondialistes de droite, de gauche… – Ou avec le Front National. – Oui, il faut réunir les patriotes de droite, de gauche et du centre.
Face aux mondialistes de droite, de gauche et du centre, macronistes. – Et bien sûr, le Front National est le moteur essentiel de cette refondation. – Les patriotes, ça compte plus que le Front National à vos yeux ? – Les patriotes, ça compte plus que le Front National à vos yeux ? – Ah non, pas du tout.
Les patriotes, c'est une association, ça n'est pas un parti politique, mais c'est une association utile au rassemblement et je crois à la refondation. Et je crois que ce message a été entendu par Nicolas Dupont-Aignan, puisqu'il a fait cet appel hier. – Florian Philippot, deux questions.
Dans les gares, il y a les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. Déclaration d'Emmanuel Macron jeudi lors d'une visite dans une pépinière de start-up. Vous la jugez comment, cette petite phrase d'Emmanuel Macron ? – Peut-être la pire des petites phrases qu'on a eues à commenter de président ou de responsable. – Une petite phrase dans un discours plus global quand même. – Parce qu'elle est révélatrice d'une pensée très dure, elle est indigne. « Personne n'est rien, ça n'existe pas. » Les gens qui ne sont rien, quoi ?
Parce qu'ils n'ont rien ? Parce qu'ils ne produisent à un instant donné rien ? – C'est une phrase dans un certain contexte quand même, quand on lit le discours, c'est pas tout ça. – Je l'ai réécouté, cette séquence elle est ultra violente.
C'est vraiment le banquier d'affaires qui n'a jamais cessé d'être, qui reparle. Où chaque homme et femme n'est qu'une valeur marchande, n'est qu'une marchandise. Qu'il s'excuse, vraiment, qu'il s'excuse.
Qu'il s'explique et qu'il s'excuse, parce que c'est absolument terrifiant d'imaginer qu'on a ce genre de personnage à la tête de l'État. – Florian Philippot, Donald Trump publie une vidéo sur Twitter où il roue de coups un homme, affublé d'un logo CNN. C'est un montage d'une séquence ancienne, du temps où il était présentateur de télé… – Non, non, de télé-réalité. – Il avait un catcheur, mais il avait joué un catcheur.
Alors, est-ce qu'il est président des États-Unis ou présentateur de télé-réalité quand il fait cela, Donald Trump ? – Je vais vous dire, on peut comprendre la critique acerbe des médias, nous la pratiquons aussi, elle est méritée, elle est nécessaire. De là à publier ce genre de vidéos quand on est président de la République, enfin président des États-Unis, il y a quand même un monde. – Vous êtes content qu'il… – J'espère qu'on n'en arrivera pas là. – Vous êtes content qu'il vienne pour le 14 juillet à Paris ? – Oui, mais ça c'est autre chose. – C'est la même personne. – Oui, d'accord, mais en fait, c'est quand même le président des États-Unis élu, il faut qu'on travaille avec lui, et il n'a pas fait que des mauvaises choses, notamment quand il lutte contre les grands traités de libre-échange, je pense que c'est extrêmement nécessaire, y compris pour la France, puisque nos présidents ne le font pas.
Maintenant, ce sont les 100 ans de 1917, Lafayette nous voit là, les États-Unis, les Américains qui débarquent dans la Première Guerre mondiale, tout ça, c'est l'histoire, ça se célèbre, et puis il faut que nous travaillions avec les États-Unis, et puis moi je n'ai jamais confondu les peuples avec les gouvernements, jamais. – Florian Philippot, une dernière question, vous êtes favorable à l'entrée de Simone Veil au Panthéon, vous ne vous sentez pas un petit peu seul au Front National sur cette question ? – Parmi les électeurs sympathisants, je suis certain que non, je pense qu'une très large majorité soutiennent cette idée. – Et parmi les élus ? – Je ne sais pas, je n'ai pas encore entendu d'expression… – Marine Le Pen est favorable ou pas ? – Honnêtement, je ne sais pas, j'ai vu son communiqué d'hommage à Simone Veil, je ne sais pas, et je me suis exprimé à titre personnel, et je l'ai dit, voilà, je pense que ce n'est pas une question d'ailleurs politique qui dépend de la… définie par un parti politique, c'est une question personnelle.
Moi, à titre personnel, j'y suis favorable, je respecte et j'ai toujours respecté Simone Veil, même si on a eu une grande divergence sur l'Union Européenne, par exemple, on le sait bien, mais elle s'est battue pour les droits des femmes, et c'est une intelligence, vraiment, bon, immortelle, on le voit derrière, à l'Académie française, c'est une intelligence vive et constante dans ses convictions. – Voilà, Simone Veil, Jean-Louis Borloo, vous vous sentiez assez proche de cet univers-là politique, de ces gens-là ce matin ? – Ah non, je ne me sens pas proche politiquement à de nombreux égards de ces gens-là, et vous le savez très bien. – Vous vous recentrez ou pas ? – Non, mais moi j'essaie vraiment, si vous voulez, je ne suis pas du tout sectaire, quand il y a de bonnes idées à un endroit ou à un autre, j'essaie d'y travailler. – Merci, Florian Philippovic, président du Front National, on passe au débrief de vos propos dans un instant, merci. – Au revoir, merci. – Voilà, j'accueille Hubert Coudurier, le directeur de l'information du Télégramme ce matin, qui revient dans cette deuxième partie de la matinale d'infos, il est également président de TBO Télé-Bretagne Ouest, bonjour Hubert, re-bonjour Hubert Coudurier.
Et puis j'accueille également Pascal Jalaber, qui est patron des éditions du groupe EBRAS à Paris, les groupes EBRAS, c'est neuf journaux, donc de la presse quotidienne régionale du Progrès de Lyon, en passant par les dernières nouvelles d'Alsace, Pascal Jalaber, neuf titres. Voilà, merci d'être avec nous ce matin. Donc Florian Philippot était notre invité, on va démarrer tout de suite sur le Congrès de Versailles, ce qu'il en a dit.
Est-ce que vous trouvez curieux que les élus du Front National aillent assister au Congrès de Versailles, alors que ceux de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon n'iront pas, Hubert Coudurier, par exemple ? – D'abord, France insoumise et Front National, ce n'est pas la même chose. Bon, alors chacun fait ce qu'il veut, donc ça ne me surprend pas.
Ce que j'ai trouvé assez intéressant, finalement, c'est qu'au-delà de la défense de Sophie Montel, qui fait l'objet d'une sanction du parti, ils se disent favorables à Jean-Louis Borloo et à son projet d'électrification. Ça montre quand même que le Front National se sent aujourd'hui isolé et qu'ils sont en train de voir quelles alliances ils pourraient tisser à droite et au centre-droit, parce qu'il y a un problème de recomposition de l'opposition. Comment va-t-elle s'organiser face à l'hyper-président ? – Alors justement, d'une manière générale, le fait qu'ils vont jouer le jeu du Congrès, ils y vont, le fait qu'effectivement, Florent Philippot se sent proche, en tout cas sur ce sujet-là de Jean-Louis Borloo, est-ce que c'est un recentrage au fond du Front National ?
Est-ce qu'ils veulent jouer le jeu républicain et exister dans une opposition républicaine à Emmanuel Macron et Édouard Philippot ? – Je ne sais pas si vous utilisez le mot de recentrage, mais ce qui est clair, c'est qu'ils cherchent un élargissement qui sont un certain nombre au Front National, à avoir compris que seuls, ils n'y arriveraient pas, qu'au second tour, ils se cogneraient la tête contre un plafond de verre, sauf dans quelques endroits où ils ont réussi une implantation locale, le bassin minier du Pas-de-Calais notamment, dont du coup, ils cherchent des convergences et ils profitent d'un instant, d'un moment, où l'opposition de droite notamment est divisée, déboussolée, et elle aussi a besoin de points d'appui. Donc, Florian Philippot, c'est assez malin quand il dit « Jean-Louis Borloo a raison » quand il veut fixer les populations en Afrique, parce que là, il ne choque pas ses propres électeurs.
C'est assez malin de citer Dupont-Aignan, Mariani et quelques élus de droite. Je vais défendre ce sujet au Parlement européen. Oui, voilà, donc bon, il tente.
Après, on verra ce que ça donne, mais en tout cas, il tente, et surtout, il tente d'instaurer le clivage entre mondialisation et antimondialisation. Voilà. Il est quand même lui-même fragilisé sur le plan personnel au sein du parti.
À l'intérieur du Front National. Donc, il cherche des angles d'attaque. Alors, une des phrases qu'il a prononcées, c'est de dire plus on appliquera les recettes de restrictions des crédits qui semblent se profiler après l'audit de la Cour des comptes, plus on aura de dettes.
C'est un argument économique qui peut être contestable, mais il explique que c'est un cadeau empoisonné de François Hollande qui va être un beau prétexte pour que M. Macron n'applique pas ses promesses, notamment suppression de l'ISF, notamment fusion des cotisations sociales, etc. Et en fait, c'est une critique qui peut porter.
C'est-à-dire que ce premier discours au Congrès soit un discours de renoncement. Donc, effectivement, même si on peut contester son analyse économique, parce que malgré tout, la France est submergée par l'endettement et les déficits et il faut tout de même prendre des mesures, même si, contrairement à ce qu'avait fait François Hollande, Macron n'a aucune pitié et charge la barque parce qu'il estime qu'Hollande aurait dû le faire, on sent très bien l'angle d'attaque auquel s'ajoute un autre constat, qui est de dire Macron hyper-président peut-être, mais en réalité, il est impuissant. Il est impuissant parce qu'il ne contrôle pas ses lois, il ne contrôle pas ses frontières, il en fait d'autant plus en matière de com' qu'il n'est pas aussi puissant qu'on veut bien le croire et qu'il n'est pas aussi jupitérien que sa communication le laisse entendre. – Justement, Florian Philippot, il attaque Emmanuel Macron sur ce plateau ce matin, Emmanuel Macron singe le président Trump, il parle anglais en permanence et il dépense, il faisait allusion aux dépenses pour le congrès de Versailles.
Donc on voit bien que, tout de même, c'est Emmanuel Macron qui le vise là pour exister, Florian Philippot. – Oui, de toute façon, aujourd'hui, quand on est dans l'opposition, il n'y a personne d'autre à viser que le président de la République, Emmanuel Macron. Voilà, il s'est installé sur ce fauteuil, alors ce n'était pas à l'Elysée, d'ailleurs c'était à la mairie de Paris, le jour de son investiture, l'image est restée, nous l'avons mise à l'œil nous-mêmes.
Bon, donc la cible, elle est là. Après, c'est de savoir sur quel axe on l'attaque. Et là, Florian Philippot, il a choisi les classiques du Front National, Bruxelles, la mondialisation, l'immigration, mais on voit qu'ils cherchent aussi d'autres angles, et c'est là que ça va être intéressant de voir aujourd'hui au Congrès, tant les partis qui iront au Congrès que ceux qui le boycotteront, sur quel angle ils vont attaquer Emmanuel Macron.
Parce que ça va quand même être compliqué d'expliquer aux Français qu'on ne peut pas résorber la dette et les déficits. Il y a bien un moment donné, il va falloir arrêter avec ça ce qu'ont su faire les Allemands, ce qu'ont su faire d'autres pays pour repartir du bon pied. Vous avez remarqué ce matin qu'il n'a pas parlé du tout du Premier ministre, Édouard Philippe, ni de la déclaration de politique générale.
Donc au fond, les tirs sont concentrés sur Emmanuel Macron. Bon, il y aura peut-être des séquences de demain, mais tout de même, c'est symbolique ça. Oui, mais c'est logique, parce qu'en même temps, il prend acte de la présidentialisation du régime.
L'hyper-président. Depuis le passage au quinquennat, et donc il dit, en fait, pour qu'il y ait un vrai Premier ministre, il faudrait qu'il y ait un vrai président. Donc en fait, il fait un procès en légitimité au président, donc il considère, comme l'avait dit Nicolas Sarkozy, que le Premier ministre est un collaborateur, donc il ne mérite pas qu'on s'y attarde.
Pascal Jérébère. Oui, il faut quand même rappeler que tous les députés, ils ont été élus avec la photo d'Emmanuel Macron à côté d'eux, pas avec celle d'Édouard Philippe, je parle député de la République en marche. Donc du coup, c'est normal qu'Emmanuel Macron concentre toutes les foudres et tous les tirs de l'opposition.
Ce qui est absolument génial dans la querelle sur les déficits, c'est que François Hollande a quand même ramené le déficit de 6 points de PIB laissés par Nicolas Sarkozy à 3,2. Et on lui fait tout un cas de ne pas être passé à 2,8, parce qu'effectivement, en dernière année électorale, il a lâché pour ne pas se présenter, ce qui est ridicule. Alors qu'effectivement, sur Nicolas Sarkozy, 600 milliards de dettes supplémentaires dans lesquelles on dit qu'il n'y aurait eu que 200 milliards imputables à la crise.
Donc là, il y a un effet de communication qui est assez singulier. La dette et le déficit, c'est vrai que là, il faut rendre François Hollande ce qui lui est dû. Ça a commencé bien avant lui.
Personne le défend. Non, personne le défend. Peu de voix ce matin.
Mais c'est tout. C'est un cumul. C'est un cumul de 15 ans.
Le talent d'Emmanuel Macron, c'est qu'il a compris comme Nicolas Sarkozy avant lui, qu'il y avait un déficit d'autorité dans le pays et que finalement, Sarkozy a su y remédier, mais avec des fautes de comportement qu'il va s'efforcer d'éviter en étant plus sobre. Merci beaucoup. On passe aux Zapps Élisée.
Merci Hubert Coudurier. Merci Pascal Jalaber. Le premier zapping politique des matinales d'Info qu'on regarde ensemble.
En fin d'après-midi, la présidente du Front National quitte le pôle financier. Elle vient d'être mise en examen pour abus de confiance. Marine Le Pen a tenu parole d'abord.
Elle y est effectivement allée. Et pour le reste, au moins elle pourra maintenant se défendre parce qu'elle a accès au dossier, ce qui est même beaucoup plus efficace. Le gouvernement qui se trouve en ce moment, la quasi-totalité des ministres et secrétaires d'État à Nancy.
Vous avez une équipe qui commence à travailler ensemble, mais jamais collectivement comme ça sous l'autorité du premier ministre. Donc on a attaché du prix à ce moment de rencontre, à ce moment de partage, à ce moment de diable. Le premier ministre aujourd'hui est chargé de régler les affaires courantes.
Il anime un séminaire de team building. Là, j'ai vu. Un des objectifs de ce séminaire, c'était de s'extraire de ces soubresauts du temps court pour, ensemble, hors de Paris, sans nos téléphones portables.
Il y a toute une série d'ateliers ce matin sur l'éducation, la situation économique, les finances publiques. Donc voilà, nous sommes là pour travailler d'abord. Travailler de manière amicale.
Tout ça n'est qu'une mise en scène du pouvoir écrasant du président de la République sur le Parlement et sur le Premier ministre. Emmanuel Macron, c'est un produit marketing qui a été construit par des médias, par des officines, par des intérêts. Et on arrive maintenant à la réalité des choses.
Le conducteur prend la pause avec le président avant de lancer son train à toute vitesse. C'est un grand moment. Ah ouais, pour nous tous, hein ?
Celle qui allait devenir ma femme passait beaucoup de temps avec moi dans ce train. Donc vous voyez, j'ai une partie de ma vie amoureuse qui s'est faite dans les trains corail entre Amiens et Paris. J'ai décidé de quitter le parti socialiste.
Ils étaient plusieurs milliers cet après-midi sur cette pelouse de Reuilly à Paris pour assister à la naissance de ce mouvement baptisé le mouvement du 1er juillet. Je vais quitter le parti socialiste mais je ne le fais pas sans émotion et avec le sourire. L'objectif, ce n'est pas d'essayer de maintenir en soin intensif des appareils dont les électeurs ont dit qu'ils ne voulaient plus.
Ni de leurs jeux partisans, ni de leurs combines, etc. Je vais me donner l'été pour y réfléchir mais en tout cas, il y a quelque chose auquel je ne réfléchis pas, c'est le soutien que je vais lui apporter de manière pleine et entière dans ce mouvement. Permettez-moi pour commencer d'avoir ici une pensée pour Simone Veil disparue hier.
La République rendra hommage mercredi à Simone Veil, cérémonie aux Invalides présidée par Emmanuel Macron. D'ailleurs, nous avons décidé qu'un collège des Alpes-Maritimes porte son nom très prochainement. Elle a sa place au Panthéon pour vous ?
Je ne sais pas, ce n'est pas à moi de dire mais bien entendu, je trouve qu'elle est totalement légitime. Il y aura une réflexion mais je vous le dis, on ne peut pas imaginer comme ça de décider sans lien avec la famille. Voilà, fin de Territoires d'Info.
On se retrouve demain matin pour une nouvelle matinale d'Info. Merci et à demain. Sous-titrage Société Radio-Canada
Florian Philippot