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interviewfranceinfo· 29 janvier 2026 26 min

Iran, Trump, RN... Raphaël Glucksmann dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Raphaël Gluxman. Bonjour. Bonjour Paul.

Bonjour à tous. Merci d'être avec nous sur France alors que Donald Trump met les États-Unis et le monde à l'épreuve que l'immigration atteint un niveau record. On va en parler.

Mais d'abord l'Iran, la France soutient désormais l'inscription des gardiens de la révolution sur la liste européenne des organisations terroristes. Il y a de semaines, Raphaël Gluxman, vous déploriez l'insuffisance des paroles. Que dites-vous aujourd'hui ?

Enfin ou trop peu, trop tard. Enfin, enfin, ça fait 3 ans que nous demandons l'inscription du corps des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne au Parlement européen. Ça fait 3 ans que nous essayons de mobiliser les États et ça fait 3 ans que la France bloquait.

Enfin, ce blocage prend fin et c'est absolument justice. Attention parce qu'il faut l'unanimité des pays, c'est pas encore fait. Oui, le conseil de tout à l'heure normalement devrait décider euh de cette inscription et c'est parfaitement justifié parce que les gardiens de la révolution non seulement sont les pile de la répression terrible qui s'abat sur le peuple iranien en ce moment, mais c'est aussi le sponsor du terrorisme dans la région et jusque sur le sol européen.

Vous savez, l'attentat contre la synagogue de Bohum en 2022 en Allemagne et bien a été relié au gardien de la révolution et donc il y a la nécessité de frapper fort ce pilier du régime iranien. Mais pourquoi la France bloquait ? Vous dites enfin la France par réalisme sans doute par réal politique mais cette idée qu'on peut maintenir des liens avec ce régime au moment où il massacre son propre peuple est une idée fausse et c'est non seulement éthiquement insupportable mais c'est au-delà de cela contraire à nos intérêts stratégiques.

Vous savez l'Iran est aujourd'hui aussi l'un des principaux sponsors de la guerre russe contre l'Europe en Ukraine. Ce sont les Iraniens, les gardiens de la révolution qui envoient les drones shaides qui en ce moment même attaquent les villes ukrainiennes. Et donc il faut comprendre que notre intérêt et notre éthique doivent nous conduire à une position beaucoup plus dure vis-à-vis du régime iranien.

Oui, parce qu'on a aussi des intérêts euh notamment on discute avec euh l'Iran sur le nucléaire, sur la question euh des otages. C'est peut-être aussi pour ça que la France euh freiner. D'ailleurs un ancien gardien de la révolution qui était invité euh qui a réagi euh sur France Info euh ce matin a réagi euh "C'est une blague, ça montre que les Européens sont sous pression des États-Unis et l'Iran peut réagir, peut répliquer en coupant toute relation diplomatique avec la France.

Si la France cherche le conflit, tous les Français seront considérés comme des ennemis en Iran. On risque des représailles là. Il ne faut pas se laisser impressionner par ce régime.

Il ne faut pas baisser la tête face à ce régime. Vous avez maintenant la nécessité de monter une coalition internationale qui fasse pression sur le régime iranien, notamment en amenant les pays du golf dans lesquels l'Iran, les gardiens de la révolution ont mis leur argent. L'Arabie Saoudite vient de déclarer que les gardiens de la révolution étaient une organisation terroriste.

Il faut désormais faire pression sur les Émirats arabes unis pour qu'ils adopte la même position. La seule voix pour nous qui correspond à la fois à nos principes qui montrent que nous sommes au côté des iraniens qui se font massacrer et qui correspondent à nos intérêts stratégiques, c'est la voix de la fermeté. Est-ce que ce faisant on ne met pas en danger nos deux anciens hôtes qui sont toujours bloqués à l'ambassade de France à Terran Cécile Colère et Jacques Paris ?

Mais le régime iranien dans une situation où il ne va pas attaquer l'ambassade de France aujourd'hui. Ce sera un acte de guerre. Le régime iranien est sous pression à la fois diplomatique euh financière et militaire et il va chercher et éviter le conflit.

De manière générale, quand vous vous retrouvez face à un acteur comme celui-ci, il faut adopter le ton de la fermeté et la politique de la fermeté. Plus de 300 morts selon l'ONU et certaines ONG. Vous vous pensez que c'est ce sont des sanctions qui vont libérer le peuple iranien s 30000 300 morts 30000 personnes qui se sont fait assassiner parce que simplement elles réclamait la liberté pour elle-même et pour leur peuple.

Donc notre obligation est d'agir. Vous savez il faut pas aller plus loin. Est-ce qu'il faut intervenir en Iran ?

On allait on nallait pas jusque là déjà. Donc commence par cela, qu'on agisse sur les financements du régime iranien, qu'on agisse sur les piliers de ce régime, qu'on soit capable de faire plus que des simplement des commentaires ou des communiqués de presse. Justement, quand Donald Trump fait arriver son porte-avion et avertit que le temps est compté avant une attaque contre l'Iran, s'il y a une intervention américaine pour faire tomber ce régime, est-ce que vous applaudissez ou est-ce que vous dites que c'est un interventionnisme à proscrire ?

Je ne fais absolument aucune confiance à Donald Trump et je n'ai aucune confiance dans les interventions unilatérales des États-Unis d'Amérique. Ce que je dis, c'est que l'Europe ne doit pas être simplement spectatrice, elle doit être actrice. Moi, j'en peux plus d'une posture européenne qui serait simplement de commenter H24 les actions de Donald Trump.

On va en parler, mais ce qu'il faut, c'est affirmer que l'Europe n'est pas simplement une agence de presse qui publie des communiqués, c'est qu'elle est capable d'action. Et donc ce que nous demandons, c'est que l'Union européenne, les gouvernements européens agissent contre le régime iranien et il y a des moyens de pression. Vous savez, on va annoncer de nouvelles sanctions si le conseil des ministres des affaires étrangères de tout à l'heure est efficace et ces nouvelles sanctions feront mal au régime iranien.

Mais juste pour rebondir ce que disait Paul, si Donald Trump intervient en Iran, oui ou non vous soutenez cette intervention des États-Unis que certains Iraniens réclament. Oui ou non Je sais je sais que les Iraniens le réclament, mais je vous le dis, l'unilatéralisme de Donald Trump, l'action sans aucune forme de concertation internationale, cela ne résoudra pas le problème. Et donc non.

Non. Donald Trump, justement aux États-Unis, la lutte pour l'immigration a fait contre l'immigration a fait deux morts, deux personnes tuées par cette police envoyée par Donald Trump. Est-ce que c'est une bascule ce à quoi on assiste ?

C'est une bascule et c'est une leçon pour nous tous. Une démocratie aussi enracinée, aussi ancienne que les États-Unis d'Amérique est en train de basculer à une vitesse incroyable dans un tout autre type de régime. Ce que nous voyons arriver à Minnéapolis, c'est la faillite de l'état de droit sous les coups de boutoir d'un pouvoir idéologique.

Les Européens ont cru que Donald Trump allait se modérer quand il arriverait au pouvoir. Mais quand des idéologues prennent le pouvoir, il ne se modèent pas. Il se radicalisent en permanence.

C'est un président autoritaire Donald Trump c'est une personnalité autoritaire qui est en train de saper les fondements de la démocratie américaine. Et c'est une leçon pour nous parce qu'en fait rien ne nous prémunit de ce genre de scénario si l'extrême droite prend le pouvoir en France. En rien, nous ne sommes différents des États-Unis.

En rien, nous n'avons plus de check and balance de division du pouvoir ou de contrepouvoir qu'aux États-Unis. Au contraire. Vous pensez que ce qui arrive aux États-Unis peut arriver en France ?

Tout pareil. Ce qui arrive aux États-Unis, ce qui est arrivé en Hongrie aussi peut parfaitement arriver en France si l'extrême droite prend le pouvoir. Je les vois aujourd'hui prendre une forme de distance parce que Donald Trump est impopulaire en France mais en réalité ils ont été tous à la queue le leu célébrer son investiture à Washington.

Et on avait Sarah Nafo sur à votre sur votre sag qui était Juste une question làdessus Sarfo non mais pas seulement Sarah Cafo Marion Maréchal mais aussi euh monsieur Louis Aliot ont fait le voyage de Washington pour célébrer Donald Trump Jordan Bardella parce que on vit dans une société de poisson rouge et tout le monde oublie tout mais Jordan Bardella a alors salué un vent de liberté qui soufflait sur les démocraties occidentales lors de l'élection de Donald Trump un vent de liberté ce qui se passe à Minneapolis Marine Le Pen a dit que C'était une excellente nouvelle pour la France. Vous savez ces gens Jordan Bardella, son groupe son groupe au Parlement européen a été jusqu'à Mais c'est important que les Françaises et les Français qui seront amenés à se prononcer et qui aujourd'hui placent en tête des sondages l'extrême droite sache et se souviennent. Moi je me souviens que Jordan Bardella et son groupe au Parlement européen ont proposé Elon Musk pour le prix Sakarov qui est la plus haute distinction de l'Union européenne et qui récompense les combattants de la liberté.

C'est les combattants de la liberté Elon Musk. En un mot, il y a un vive débat aux États-Unis sur la santé de Donald Trump qui vient de fêter ses 80 ans et même sur sa santé mentale. Vous qui observez attentivement l'actualité internationale, est-ce que vous pensez qu'il est soit sénil, soit un peu fou ?

Je pense qu'il est dangereux. Je pense que son idéologie est dangereuse. Je ne suis pas psychanaliste.

Je n'analyse pas sa psychologie. Moi, ce qui m'intéresse, c'est la politique. Ce que je vois, c'est qu'en un an, le président des États-Unis est en train de saper la démocratie américaine et à l'extérieur menace le Groenland. d'invasion menace d'entrer en conflit sur Oui, il recule mais il l'a fait et il a menacé le Danemark de conflit ouvert.

Le Danemark membre de l'OTAN, membre de l'Union européenne et un fidèle allié des États-Unis. Donc dire à quel point les choses vont vite. Effectivement, je je vous cite ces mots.

Lorsqu'un président américain menace ouvertement un État européen, lorsqu'il combine pression territoriale assumée et chantage commercial explicite, c'est un rapport de force qui s'impose. Face à cette épreuve de puissance et de vérité, notre soumission serait une faute historique. Vous savez qui a dit cela ?

Non. Vous auriez pu le dire ? J'aurais pu tout à fait pu le dire.

Je l'ai dit d'ailleurs. C'est Jordan Bardella qui a dit ça. Alors donc c'est Jordan.

Pourquoi vous vous basez pour dire que le Rassemblement national ce serait Trump ? Je me base sur le fait que Jordan Bard salué l'élection de Donald Trump comme un vent de liberté qui soufflait sur les démocraties occidental. Je me base sur le fait que au Parlement européen Jordan Bardella vote contre tout ce qui permet d'affirmer la souveraineté européenne face aux États-Unis d'Amérique.

Je me base sur le fait que Jordan Bardella et son groupe ont voté contre l'affirmation de la défense européenne. Moi, j'étais rapporteur sur EDIP qui est le programme qui crée la défense européenne et qui est aussi un acte de divorce vis-à-vis du complexe militaro-industriel américain qui permet de mettre fin à la dépendance européenne à l'égard de Washington pour notre sécurité. Et bien le Rassemblement national a voté contre ces donc c'est une fausse prise de distance.

Qu'est-ce que vous dites ? que nous que nous affirmons l'autonomie européenne face aux États-Unis d'Amérique ou la résistance européenne face à Vladimir Poutine et à la guerre qu'il mène contre le continent européen et nos démocraties, à chaque fois, nous trouvons sur notre route les députés du Rassemblement national. Donc c'est une fausse prise de distance.

C'est une prise de distance parce qu'il voit que dans l'opinion française, Donald Trump est impopulaire et que les Français qui regardent ce qui se passe à Minnéapolis ne veulent pas ça chez eux. Mais en réalité, une France gouvernée par Jordan Bardella, par Marine Le Pen, par Marion Maréchal, par Sarah Knafo ou Éric Zemour, c'est une France paillasson de Donald Trump, c'est une France paillasson de Vladimir Poutine, c'est une France de patriotes de pacotill qui en réalité sont au service d'idéologues, étrangers, hostiles, aux intérêts profonds de nos pays et aux principes qui structurent nos démocraties. Et donc si vous voulez du patriotisme, si vous voulez du renouveau de fierté, si vous voulez être fier d'être français, si vous voulez, pour reprendre leur mot, que la France reste la France, c'est-à-dire une nation digne et libre, et bien il faut tout faire.

Tout faire pour que ces gens-là qui sont soumis à Trump et Poutine ne prennent pas le pouvoir. Pas à ce moment-là de notre histoire. Dernière question internationale majeure avant de passer après le FIL l'info aux question nationale.

Le journaliste sportif Christophe Glaise est toujours détenu en Algérie, toujours condamné à 7 ans de prison. Sa mère Sylvie Godard était l'invité de lainale de France info ce matin. La seule réponse que nous avons, c'est que le président Teboun l'a reçu.

Il ne nous a toujours pas répondu. Ça c'est mon vœu le plus cher que il puisse prononcer une grâce le plus rapidement possible. Que faire ?

Comment libérer Christophe Glaise ? Est-ce que face à l'Algérie, vous êtes plutôt partisan de la méthode dure ou du dialogue ? Moi, je suis partisan de la méthode efficace.

Il faut que Christophe Glaz soit libéré. Et pour que Christophe Glass soit libéré, certes, il faut du rapport de force, mais il faut aussi de la diplomatie. Boem Sansal a été libéré aussi parce qu'il y a eu l'intervention du président allemand qui via des voies diplomatiques a pu obtenir sa libération.

Il faut utiliser toutes les voies, pas simplement celles du coup de menton, mais aussi celle de la diplomatie. Raphaël Luan, dans un instant, on va parler immigration avec vous et aussi de la gauche morcelée. Quel peut-être votre rôle pour 2027 ?

Tout de suite, il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Sarah. L'Union européenne pourrait inscrire les gardiens de la révolution comme organisation terroriste. La France est pour le bras armé idéologique de la République islamique d'Iran, accusé par les ONG d'avoir réprimé dans le sang la contestation des milliers de morts.

L'Iran met en garde contre des conséquences destructrices. Le consentement renforcé au sein des couples mariés. L'Assemblée nationale adopte un texte pour mettre fin au devoir conjugal.

C'est-à-dire que le mariage ne crée aucune obligation sexuelle entre époux. Le texte clarifie la loi. Le Sénat doit encore l'examiner.

La ministre de la santé annonce l'ouverture de plus de 5000 places supplémentaires d'étudiants infirmiers en 2026. Cette mesure sera financée à la hauteur de 215 millions d'euros par l'État auprès des régions. Une enveloppe comprise dans le budget 2026.

La folle soirée hier en Ligue des Champions. 18 matchs en même temps lors de l'ultime journée de la phase de ligue. La déception pour l'OM éliminé.

Lourde défaite hier sur la pelouse de Bruches 3-0. Le PSG pourtant champion d'Europe rate le top 8 direction les barrages comme Monaco. France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou [musique] avec Raphaël Gluxman député européen place publique.

On revient un instant sur cette avancée la France qui décide d'inscrire les gardiens de la révolution sur la sur la liste terroriste européenne. Exactement avec Agath on a été marqué par votre joie. Vous disiez c'est pas trop tôt mais on a envie de comprendre ce matin en quelques mots.

Ça va changer quoi cette inscription des gardiens de la révolution sur la liste européenne des organisations terroristes ? Alors déjà c'est un moment important parce que cela veut dire que nous n'aurons plus de relation avec les gardiens de la révolution de manière directe ou indirecte. Mais derrière ce qu'il faut mettre en place c'est une politique qui donne des conséquences à cette décision, à cette inscription sur la liste des organisations terroristes.

Et cette politique, ça doit être d'assécher financièrement les gardiens de la révolution. C'est pas simplement un organe de répression, c'est aussi une tentacule financière. Et donc, il va falloir aller après chacun des comptes.

Il va falloir aller dans les pays du golf pour convaincre les autorités de ces pays, en particulier des Émirats arabes unis, de fermer les comptes des gardiens de la révolution. Il faut assécher financièrement le régime, considérer désormais ce pilier du régime iranien comme un réseau terroriste, c'est-à-dire le traiter comme on traite les réseaux terroristes sur les questions par exemple de financement. Raphaël Gusman, la France n'a jamais accueilli autant d'étrangers.

Les chiffres de l'immigration pour 2025 sont tombés. Il y a 4 millions et demi de titres de séjour valide. Un record.

Est-ce que c'est trop ça ve cette question veut dire quoi ? En fait, il y a il y a une question à chaque fois qui est est-ce qu'il y a trop d'étrangers en France ? De quoi parle-t-on ?

Est-ce qu'il y a trop d'étrangers illégaux ? Oui. Est-ce que il y a trop d'étudiants qui viennent en France ? le principal nombre de titres délivrés.

Non. Est-ce que il y a trop de femmes et d'hommes qui viennent travailler et qui contribuent à notre économie et qui emploient des qui sont employés dans des secteurs essentiels et stratégiques pour notre vie ? Non.

Donc en fait cette question pour moi ne veut rien dire. On a remonté vos déclarations. Il y a 2 ans.

Dans ce studio, vous disiez ce qu'il faut. C'est une politique d'asile à l'échelle européenne où il y a une répartition des demandeurs d'asile qui ont droit à l'asile et ceux qui n'ont pas le droit à l'asile n'ont pas vocation à rester. Vous disiez ça 2 ans plus tard, est-ce que vous trouvez que la politique européenne a suffisamment avancé ?

Non mais vous avez raison de rappeler que c'est à l'échelle européenne que l'on peut être efficace. Est-ce qu'elle est-ce que c'est efficace ? Pour l'instant, ce n'est pas complètement efficace.

Non. Donc il va falloir améliorer les choses. Mais je tiens à rappeler quand même quand on a les chiffres qui sont sortis que on est très très loin là de la théorie du grand remplacement et que quand on analyse les chiffres parce qu'il faut être sérieux sur cette question et ne pas se laisser aller à la démagogie.

Quand on analyse les chiffres, les chiffres c'est quoi ? C'est les étudiants. Est-ce qu'on veut fermer notre pays aux étudiants ?

Non. C'est les titres donnés au au titre du droit d'asile pour les Ukrainiens première nationalité euh les ressortissant de la République du Congo ou d'Afghanistan. Est-ce qu'on veut fermer complètement notre pays aux femmes afghanes ?

Non. Donc en réalité quand on on rentre dans le détail et bien il n'y a pas de submersion comme je l'entends partout. Mais il y a de moins en moins d'immigration économique.

Et est-ce que vous entendez euh parce que vous dites il y a de la démogie de certains responsables politiques, enfin c'est ce que vous dites. Vous entendez aussi le le ralbol des Français de ceux qui s'inquiètent. Vous voyez la progression de l'extrême droite face à cela ?

Est-ce que la gauche est condamnée à être inaudible et faible ? Non, pas du tout. Et nous ne sommes absolument pas faibles.

Nous sommes pour la maîtrise, nous sommes pour le contrôle mais nous ne sommes pas pour la démagogie. Et je vais vous dire une chose simple. Il y a un ralbol face à l'absence de contrôle.

Il y a un ralbol face à ces situations de totale opacité concernant l'immigration clandestine. Il y a un ralbol face à la non application des OQTF. Mais en réalité, il n'y a pas de ralbol face à ces travailleurs qui viennent chez nous et qui euh travaillent pour la société française.

Il n'y a pas de ralbol face au fait que nous sommes un pays qui rayonne et qui doit attirer des étudiants. Donc faire un blot comme ça et bien à mon avis c'est totalement contre-productif pour notre nation. Nous ce que nous proposons c'est une politique du contrôle.

On veut dire les choses sans hypocrisie. La la situation n'est pas sous contrôle aujourd'hui. L'immigration n'est pas c'est pas parce que vous délivrez des titres de séjour que vous vous ne contrôlez pas.

Le aujourd'hui ce qu'il faut c'est dire que oui, on a besoin d'une immigration de travail par exemple. Il y a des secteurs entiers qui ont besoin de travailleurs immigrés. Et donc ce qu'il faut faire c'est contrôler contrôler qui vient sur notre territoire et faire en sorte que nos lois soient appliquées.

Et c'est là où le bas blesse. Et donc qu'est-ce qu'on doit faire aujourd'hui ? proposer au pays de provenance un contrat où on facilite les migrations pendulaires.

C'estàd que les gens viennent travailler et peuvent repartir chez eux de manière digne, pas en risquant leur peau dans la Méditerranée. Et en échange, les pays de provenance acceptent de délivrer ces fameux laissés passer consulaires qui bloquent aujourd'hui l'exécution qu'il y aura dans votre programme peut-être. Oui, tout à fait.

Et qui qui bloque l'exécution des Oqutf. Merci pour la transition à Gaza sur le programme parce que sans aucune transition on passe à la primaire de la gauche. Vous avez un point commun avec Jean-Luc Mélenchon, Raphael Luxman c'est que vous refusez tous les deux la primaire.

D'ailleurs François Ruffin vous dit à tous les deux dans Libération lundi. Je le cite quand 2 millions de français seront montés dans le train de la primaire, ceux qui seront restés haqués, donc vous auront l'air bête pour rester poli. De quoi ont-ils peur du vote du peuple de gauche de leurs électeurs ?

Vous avez peur RAFC Luxman ? J'ai absolument pas peur mais moi ce que je valorise au-dessus de tout clarté, vous savez. Pour créer une dynamique politique, pour même prendre la politique au sérieux, il faut de la clarté.

Et moi, ce que je vois dans cette primaire, c'est un immense flou. Un immense flou qui ne donnera aucune dynamique politique pour la gauche. À gauche, aujourd'hui, il y a deux pôles qui sont clairs et soyons direct.

C'est d'un côté la gauche populiste de Jean-Luc Mélenchon et de l'autre celle que nous essayons de construire, la gauche sociale démocrate et écologiste. Est-ce que vous êtes en mouvement Raphael Luxman ? Vous savez sur sur mais prenons des sujets concrets.

C'est un sujet concret, c'est le vous savez pourquoi je vous pose la question. Non mais prenons des sujets concrets. Prenons des sujets concrets sur la construction de la défense européenne dont j'ai parlé.

Jean-Luc Mélenchon, c'est clair, il est farouchement contre. Moi, c'est très clair, je suis viscéralement pour la primaire du milieu. On ne sait pas ce qu'ils en pensent.

Je ne sais pas ce qu'ils en pensent. Ce n'est pas clair. Ce n'est pas clair.

Sur le nucléaire, vous prenez la question de la sortie du nucléaire. La la question de la sortie du nucléaire Jean-Luc Mélenchon, c'est extrêmement clair. Il veut sortir du nucléaire.

Moi, je pense c'est extrêmement clair que c'est une folie. Eux, je ne sais pas ce qu'ils en pensent. Grand primaire de la tranch Mélenchon, c'est clair, il veut la retraite à 60 ans demain.

Moi, je pense que ça ne fonctionne pas et que c'est une folie. Donc vous n'êtes pas d'accord n'est pas clair sur rien et en fait ce sont des stratégies pour ne pas avoir à choisir. Mais comment vous imposez gl vous vous imposez parce que vous ne participez pas à une primaire, vous n'allez pas bénéficier de cet élan.

Comment vous vous imposez ? Vous allez dire à Olivier Fort qui aujourd'hui dit que vous n'êtes qu'à 12 % dans les sondages et que ça suffit pas pour atteindre le second tour, rejoins-moi s'il ne veut pas. Alors sans doute cela ne suffit pas et là-dessus je suis entièrement d'accord.

Le problème c'est que d'ajouter une candidature à 3 ou 4 % ça ne ça ne simplifiera pas les choses et ça n'ira personne. Donc moi ma position elle est très simple. Je pense que nous devons construire ce sur ce que nous avons fait aux européennes pour la première fois depuis plus de 10 ans.

La gauche social-démocrate la gauche démocrate a fait 14 % à une élection alors que les autres fois sur les élections nationales c'était 6 ou moins. Et bien il faut construire sur ce socle. Et donc ce que je propose au Partis socialistes et aux dirigeants écologistes qui le veulent, c'est de construire une plateforme de la socialeécologie qui soit claire François Hollande ou pas avec Françou avec tous avec François Hollande mais avec parce que François Hollande réfléchit aussi à une sorte de fédération il y a beaucoup d'initiatives.

Vous êtes ensemble ou vous êtes pas ensemble avec François ? On finira tous ensemble. La vérité c'est que c'est cette plateforme là mais c'est cette plateforme là qui permettra d'enclencher une dynamique.

Et moi mon but n'est pas de me placer dans un jeu à 12 à 12 bandes dans un jeu de billard à 12 bandes sur la suite à l'épicentre de la gauche où le but ne pas non plus d'être premier à gauche. Le but c'est de gagner. Vous pourriez être derrière François Hollande Rapha Lu par la situation internationale est telle qu'elle est on en a discuté.

Est-ce que dans ce contexte, c'est pas un ancien président de la République qui s'impose, François Hollande et est-ce que vous pourriez être derrière lui ? Et moi, je vais vous dire une chose très simple, extrêmement simple. Ce que je veux, c'est que ma famille politique gagne.

Je ne prendrai aucun risque. La situation est trop grave. L'extrême droite est aux portes du pouvoir et donc ce qu'il faudra, c'est désigner la personne qui va nous faire gagner.

Personne qui va nous faire gagner. Mais ça peut être il peut y avoir une autre personnalité qui émerge. Il peut y avoir une surprise.

Moi ce qui me préoccupe, c'est que nous ayons un cap clair. Je suis désolé de le répéter 1000 fois, clair. Cap clair qui nous permettra ensuite d'enclencher une dynamique politique.

Mais tirons les leçons, s'il vous plaît. Tirons tirons les leçons des dernières élections. Quand vous assumez vos idées, quand vous assumez de cli quand vous assumez d'avoir une ligne politique que les gens comprennent, et bien vous pouvez créer une dynamique politique si vous restez dans le flou.

Je vous reviendrai pour en parler, il est 8h57, c'est l'heure de la question qui aujourd'hui la question qui espionne un documentaire sur votre famille qui va être diffusé samedi sur Public Sénat révèle, vous l'avez découvert à cette occasion, que votre grand-père Rubin qui a eu une vie absolument romanesque était un espion, un agent de Staline. Comment vous le vivez ? Est-ce que le choc est passé ?

Je savais qu'il avait œuvré pour espionner l'Allemagne nazi, mais je ne connaissais pas les détails. Donc ça a été une grande surprise. Il a été espion dans l'Italie fasciste, il a soutenu la République espagnole et il a été espion en Allemagne.

Moi, ce que je retiens de son destin, c'est que cet homme a tout organisé pour que sa femme puisse accoucher à Paris. Il était en Allemagne en train d'espionner l'état-major allemand et il a tout organisé pour que sa femme puisse accoucher à Paris de son fils, mon père. Pourquoi ?

Parce qu'il voulait plus que toute autre chose au monde avant de mourir parce qu'il a été tué. Et bien, il voulait que son père soit français. Et moi, de cela je le remercie chaque jour que Dieu fait.

Et chaque jour que Dieu fait, je suis fier de ce choix qui m'a fait français. Et je pense que la France est le pays le plus merveilleux du monde et qu'elle peut renouer avec son destin de grandeur. Et c'est cela qui transmis familialement.

Ce documentaire revient aussi sur votre expérience de conseiller de l'ex-président geéorgien Sakavili. Ça avait fait dire à Jean-Luc Mélenchon cette expérience que vous aviez travaillé avec un dictateur. Oui ou non ?

Avez-vous travaillé avec un dictateur ? J'ai aidé le gouvernement geéorgien à résister à Poutine et à travailler à l'intégration européenne. Saca Julie n'avait rien d'un dictateur.

C'est un homme qui a pris le pouvoir par une révolution démocratique et qui l'a quitté parce qu'il avait créé un système dans lequel il pouvait perdre les élections. C'est l'antithèse d'un dictateur. Mais moi, je vais vous dire Jean-Luc Mélenchon qui parle de dictateur alors que c'est un turyférier, de Castro, de Maduro de toutes les dictature, c'est l'homme qui s'aplatit devant le parti communiste chinois et Vladimir Poutine et lui ose parler de dictature.

Nous réglerons ça dans les urnes, dans une confrontation idéologique assumée, cette gauche fascinée par l'autoritarisme, bien moi, je n'en veux plus. Merci beaucoup. Merci Paul tout de suite les informer.