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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 25 juin 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Canicule : le ministre de l'Éducation confirme le maintien du brevet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse directe

    Y a-t-il des fermetures pour aujourd'hui ?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Le brevet aura-t-il lieu normalement vendredi malgré la canicule ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Les syndicats réclament une stratégie de long terme face au réchauffement climatique. Qu'en pensez-vous ?

  • 2:12RelanceRéponse partielle

    Les oraux uniquement le matin, ça sera effectif dans un an ?

  • 3:39RelanceRéponse directe

    Vous n'êtes pas sûr de pouvoir réaliser les oraux le matin pour l'année prochaine ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Quelle est votre consigne pour les parents ? Garder les enfants à la maison ou les emmener en cours ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12E.GeffrayChiffre
    « Nous devrions avoir 13 500 écoles fermées ou avec des aménagements. 3500 écoles seront a priori fermées aujourd'hui et 10 000 seront en aménagement d'horaires, termineront à midi ou seront installées dans d'autres locaux. »
  • 0:44E.GeffrayFait
    « L'épreuve est le matin. Elle se termine à 12h30 maximum. »
  • 1:28E.GeffrayFait
    « On va faire des pauses entre chaque partie pour que les élèves puissent se détendre. Ils pourront aller se rafraîchir. De l'eau sera distribuée. »
  • 2:12E.GeffrayFait
    « On a eu une 1re stratégie, que j'ai fait élaborer cette année, un plan d'action en cas de vague de chaleur. »
  • 2:55E.GeffrayFait
    « Je suis pas favorable, à ce stade, mais sous réserve de ce qu'on va avoir les prochains mois, à un seuil de température. »
  • 3:39E.GeffrayPromesse
    « C'est l'objectif que je poursuis. »
  • 5:03E.GeffrayFait
    « On part du principe qu'on est toujours a priori mieux à l'école que chez soi. »
  • 5:46E.GeffrayChiffre
    « On a 60 000 implantations scolaires en France qui relèvent des départements, des communes et des régions. »
  • 6:28E.GeffrayFait
    « Plusieurs outils financiers permettent de financer la même chose. Il faut prioriser ce qu'on veut. »
  • 7:12E.GeffrayFait
    « Un gel, c'est pas une annulation. L'argent ne disparaît pas. On fait une réserve de précaution en attendant de voir ce qui est consommé. »
  • 8:36E.GeffrayFait
    « L'idée, c'est que ça soit en seconde. »
  • 9:20E.GeffrayPromesse
    « On va lancer les travaux. Il y aura un programme dédié aux questions d'IA pour permettre aux élèves de comprendre comment ça fonctionne. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

- D.Thévenot: Merci. - M.Lauqué: C'est l'heure de la politique et des 4V. Vous recevez le ministre de l'Education nationale, E.Geffray. - G.Bornstein: Bonjour. Hier, 6000 écoles annonçaient être fermées. On était mercredi, jour habituel de fermeture. Y a-t-il des fermetures pour aujourd'hui? - E.Geffray: Ce sont des chiffres prévisionnels. Nous devrions avoir 13 500 écoles fermées ou avec des aménagements. 3500 écoles seront a priori fermées aujourd'hui et 10 000 seront en aménagement d'horaires, termineront à midi

0:44

ou seront installées dans d'autres locaux. - G.Bornstein: Vous avez dit hier que le brevet aurait lieu normalement vendredi. On a vu les prévisions météo. Il fera 40-42 degrés par endroits. Peut-on composer normalement Pendant 3 heures quand il fait 42 degrés? - E.Geffray: C'est pas idéal. L'épreuve est le matin. Elle se termine à 12h30 maximum. Vous avez des milliers de personnes de l'Education nationale qui assurent la continuité du service public et qui seront là

1:28

pour les examens. Cette épreuve aura lieu le matin. Comme elle se déroule en 3 parties distinctes, on va faire des pauses entre chaque partie pour que les élèves puissent se détendre. Ils pourront aller se rafraîchir. De l'eau sera distribuée. On va essayer de créer les conditions les moins pires pour qu'ils puissent composer. Il vaut mieux qu'ils fassent leurs examens plutôt que de ne pas les faire ou les faire en septembre. - G.Bornstein: Les syndicats de l'Education nationale réclament une stratégie de long terme face au réchauffement climatique.

2:12

Ils proposent qu'il n'y ait ni cours ni examens au-delà de 30 degrés dans les classes. Qu'en pensez-vous? - E.Geffray: On a eu une 1re stratégie, que j'ai fait élaborer cette année, un plan d'action en cas de vague de chaleur. On a encore besoin de s'adapter, manifestement et ce, collectivement. Je découvre depuis une semaine que des gens qui étaient contre la climatisation jusqu'à présent disent qu'elle est nécessaire. On a besoin de changer de braquet. Sur l'organisation des examens, j'ai dit très clairement qu'on allait travailler pour que tous les examens, y compris les oraux, se passent plutôt le matin. Le matin, c'est encore jouable.

2:55

Je suis pas favorable, à ce stade, mais sous réserve de ce qu'on va avoir les prochains mois, à un seuil de température. Vous avez des configurations locales très différentes, des espaces rafraîchis. Même si c'est difficile, à 30 degrés, la plupart des professions travaillent. Si c'est pour être à 40 degrés plutôt que d'être à 30 degrés dans l'établissement, j'aime autant 30 degrés dans l'établissement. Il faut que les activités, le nombre d'élèves par classe soient adaptés. - G.Bornstein: Les oraux, vous en avez parlé. Est-ce que les oraux uniquement le matin, ça sera effectif?

3:39

Dans un an, vous pourrez nous dire qu'il n'y aura pas d'oraux l'après-midi? - E.Geffray: C'est l'objectif que je poursuis. - G.Bornstein: Vous n'êtes pas sûr de pouvoir le réaliser pour l'année prochaine? - E.Geffray: On le fera. Il faut qu'on voie comment ça s'organise. Il faut un calendrier plus étalé, plus de gens mobilisés. Je ne veux pas que l'année prochaine... - G.Bornstein: Ca concerne les universités? - E.Geffray: Je m'occupe du baccalauréat et du brevet, c'est déjà pas mal. Les universités sont libres de s'organiser comme elles le souhaitent. - G.Bornstein: Il y a encore cours en primaire. Quelle est votre consigne pour les parents? Vous leur dites de garder les enfants à la maison ou d'emmener leurs enfants en cours?

4:19

- E.Geffray: Vu les circonstances... Il faut faire preuve de bienveillance. Il faut savoir où l'enfant est le mieux entre chez lui et l'école. Il y a une priorité aux apprentissages, mesurée à l'aune des températures. C'est pas en ce moment que les écoliers travaillent le plus et le mieux. Qu'ils puissent continuer à voir leurs camarades, à apprendre un peu quand c'est possible et être dans des conditions souvent plus favorables que les immeubles du quartier, c'est pas mauvais à prendre. - G.Bornstein: Chacun fait comme il peut? - E.Geffray: On laisse les parents apprécier la situation. On part du principe qu'on est toujours a priori mieux

5:03

à l'école que chez soi. - G.Bornstein: Hier, M.Bregeon a dit que le gouvernement était favorable à la climatisation partout où c'est nécessaire. Elle a cité les écoles. C'est réaliste de climatiser toutes les écoles? - E.Geffray: La position du gouvernement, c'est pas d'être dogmatique. On a 2 positions. Pour les écoles, il y a 2 phénomènes. On est dans un travail important. Les collectivités sont dans des rénovations importantes. Ca prend du temps.

5:46

On a 60 000 implantations scolaires en France qui relèvent des départements, des communes et des régions. A titre transitoire, on aura besoin de matériel d'appoint, de climatiseurs portatifs. Il faut investir pour permettre que la fin d'année se passe bien. Ca dépend aussi des régions et du bâti. Partout où la rénovation permet de maintenir de la fraîcheur suffisante, on n'a pas besoin de climatisation. Il faut sortir du dogmatisme disant qu'on est pro ou anti-climatisation. Les températures ne vont pas s'améliorer. Il va falloir penser à la climatisation étendue. - G.Bornstein: Il y a un principe d'argent.

6:28

L'Etat n'est pas propriétaire mais a créé un fonds vert pour aider les collectivités locales pour ce genre de travaux. Les crédits sont passés de 2,5 milliards à 837 millions, divisés par 3, en juin. Pendant la précédente canicule, des crédits du fonds vert ont été gelés. C'est raisonnable? - E.Geffray: Il n'y a pas que le fonds vert. Plusieurs outils financiers permettent de financer la même chose. Il faut prioriser ce qu'on veut. Il y a la dotation en équipements, le fonds vert, un prêt à taux préférentiel... Pas mal d'argent peut coaguler dans la même direction.

7:12

Sur le fonds vert, il y a eu un gel. C'est un peu technique. Un gel, c'est pas une annulation. L'argent ne disparaît pas. On fait une réserve de précaution en attendant de voir ce qui est consommé. Si c'est consommé, c'est généralement dégelé. Il y a un principe de... - G.Bornstein: La priorité était-elle de geler le fonds vert en période de canicule? - E.Geffray: Tout dépend des fonds déjà engagés ou demandés. - G.Bornstein: Vous voulez pas vous fâcher avec le ministre du Budget. - E.Geffray: J'essaie de penser à l'avenir.

7:53

On aura besoin de plus financer ces travaux et de prioriser sur les petites collectivités. Le fonds vert, il y a beaucoup de choses derrière. La rénovation des écoles, ça me semble prioritaire. Il faut enclencher les travaux. C'est une chaîne. On va prendre nos responsabilités. Il faut simplifier les procédures. Le reste, ça suivra. - G.Bornstein: Vous avez annoncé une heure de cours d'IA. Ca sera à partir de la seconde? - E.Geffray: L'idée, c'est que ça soit en seconde.

8:36

C'est une année charnière. Ils choisiront ensuite leur spécialité. Ca permettra d'enclencher la connaissance par les élèves de tous les mécanismes. - G.Bornstein: Pas d'épreuve d'IA au bac? - E.Geffray: On a des professeurs de numérique et sciences informatiques. Ils sont compétents dans ce domaine. On les formera. Ils pourront être amenés à faire ces cours. - G.Bornstein: Des programmes d'IA pourront être mis en place? - E.Geffray: On va lancer les travaux.

9:20

Il y aura un programme dédié aux questions d'IA pour permettre aux élèves de comprendre comment ça fonctionne, de mesurer les enjeux éthiques et de connaître les bons et les mauvais usages de l'IA. - G.Bornstein: Le président de la République avait parlé de vacances apprenantes. Il souhaitait que les vacances soient plus courtes et qu'on aille à l'école plus longtemps. La canicule, le climat et les incertitudes sur le climat à venir, ça rend ce projet plus difficile? Est-il raisonnable de se dire qu'on étudiera un jour jusqu'au 15 juillet? - E.Geffray: On voit que notre système éducatif

10:02

est très profondément impacté par les conditions climatiques, démographiques, par l'IA... Beaucoup de choses sont en train de se superposer sur le système scolaire. La question de l'organisation du temps scolaire dans l'année se pose. Il ne s'agit pas d'avoir plus ou moins de vacances, de terminer le 20 juillet... - G.Bornstein: C'est raisonnable de se dire que bientôt, tout le monde ira en cours jusqu'au 15 juillet? - E.Geffray: C'est pas ce qui a été dit. Ce qui est raisonnable, c'est de se demander comment s'adapter à l'environnement. Je serai plus là pour le faire. - G.Bornstein: Je serai plus là pour vous poser les questions. - E.Geffray: Vous les poserez à mes successeurs.

10:45

Avec un début d'été à 40 degrés, c'est pas totalement outrancier de se poser la question.