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Face à la situation : le bilan du NPA-Révolutionnaires et nos tâches

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 89 %Attaque 7 %Défensif 4 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:49Invité politiqueChiffre
    « un ensemble de quelques centaines de camarades dans une quarantaine de villes, une cinquantaine d'entreprises au moins »
  • 32:19PrésentateurChiffre
    « notre organisation au moment du 5ème congrès c'était 664 militantes et militants qui avaient voté pour la plateforme C »
  • 32:24PrésentateurChiffre
    « aujourd'hui nous sommes autour de 800 et un peu plus de 800 militants et militantes »
  • 3:27Invité politiqueFait
    « nous avons une organisation et une direction capables d'assumer des tâches d'organisation et de responsabilité politique »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « les courants aux fractions constituent préalablement dans l'ancien NPA et qui militent ensemble dans les comités et à la direction du parti »
  • 7:41Invité politiqueFait
    « nous sommes maintenant en responsabilité pleine et entière d'un nouveau groupe qui doit et veut exister »
  • 8:31Invité politiqueFait
    « les deux dernières campagnes électorales des européennes et des législatives »
  • 10:17Invité politiqueFait
    « nous avons participé à deux fêtes nationales de lutte ouvrière et à bien des fêtes locales de lutte ouvrière »
  • 10:22Invité politiqueFait
    « nous avons participé à une fête de l'humanité déjà »
  • 14:44Invité politiqueFait
    « chez les migrants, dès le 18 décembre 2022, à peine sorti de notre congrès dans un contexte de campagne anti-migrants pourrie du gouvernement de la droite, de l'extrême droite »
  • 15:37Invité politiqueFait
    « le NPA jeunes a été à l'initiative d'une première manifestation, je crois que c'était la première, à Paris le 21 janvier 2023 »
  • 17:31Invité politiqueFait
    « notre mobilisation en solidarité avec la Palestine la première manif un peu importante et arrachant l'autorisation a eu lieu grâce à notre initiative concomitante à celle d'Europe Palestine »
  • 30:29PrésentateurFait
    « la question du 7 octobre et l'intervention dans le cadre du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien il a fallu discuter et il a fallu sortir un premier édito commun au quotidien »
  • 35:43PrésentateurFait
    « aujourd'hui au nombre que nous sommes c'est pas l'abandon de cette perspective mais l'articulation »
  • 36:49PrésentateurFait
    « les camarades du RSO par exemple en Allemagne en Autriche »
  • 36:54PrésentateurFait
    « les camarades de Speak Out Now aux Etats-Unis »
  • 36:57PrésentateurFait
    « les camarades d'Isar dans l'état espagnol »
  • 37:00PrésentateurFait
    « les camarades de l'OCDE Spartacos en Grèce »
  • 37:27PrésentateurFait
    « avec le congrès de scission du NPA »
  • 37:44PrésentateurFait
    « on a eu cette préoccupation dès les premiers RER avec la volonté de s'ouvrir très large »
  • 38:48Locuteur non identifiéFait
    « le rôle qu'on a pu jouer pour le pôle des révolutionnaires c'est à dire la question de l'unité des révolutionnaires en direction de lutte ouvrière »
  • 39:16Locuteur non identifiéFait
    « appeler très clairement à voter pour lutte ouvrière »
  • 40:41Locuteur non identifiéFait
    « on est dans une crise politique ça fait deux mois qu'il n'y a pas de gouvernement »
  • 40:47Locuteur non identifiéFait
    « ces dernières années on a aussi subi des attaques majeures des gouvernements sur les retraites le chômage l'organisation du travail »
  • 40:54Locuteur non identifiéFait
    « je pense à la loi travail par exemple ou raciste comme la loi séparatisme la loi d'Armanin Le Pen »

Temps de parole

  • Présentateur37 %
  • Selma Labib32 %
  • Locuteur non identifié31 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

cet atelier. Donc vous avez vu dans le programme, l'idée c'est de faire un point sur la situation actuelle et à partir de là du bilan de notre organisation et de nos tâches, quel type de partie construire et quel type de tâches assumer. Donc on va faire cette introduction à l'atelier à trois voix avec Zara, Selma et moi-même avec des intros d'une quinzaine de minutes. C'est Zara qui va ouvrir le bal et c'est Selma qui fermera. Et puis évidemment, discussion dans la salle où ce qu'on propose ce sont des interventions de 4 minutes puisque comme vous le savez, dans le programme on va s'y habituer, on doit terminer pour 11h45. Donc sans transition, la parole pour Zara.

0:58
Selma Labib

Oui bonjour, est-ce que ce micro marche ? Oui, oui. Bon, bon. Donc, eh bien notre... bon alors bonjour à toutes et tous, voilà, camarades, content que vous soyez là. Voilà. Notre parti, donc le parti, le NPA révolutionnaire, marque désormais déposée, en est à ses 18 mois d'existence depuis ce cinquième congrès de décembre 2022 que les amis de Philippe Poutou ont quitté. Il en est à ses deuxièmes rencontres révolutionnaires, d'été révolutionnaire. Il tiendra dans les mois qui viennent son congrès avec un ordre du jour qui s'annonce fourni. Et son bilan, à ce jour, n'est pas facile à faire car il est déjà riche. Alors d'abord, qui sommes-nous ?

Bon, un ensemble de quelques centaines de camarades dans une quarantaine de villes, une cinquantaine d'entreprises au moins, dans des quartiers, chez les profs, chez les jeunes. On ne néglige pas, bien sûr, l'activité et l'intervention syndicales. On ne néglige pas non plus le militantisme au sein d'associations ou aide à des associations, en particulier de migrants, dont le collectif Marche des Solidarités. On est content du nombre de terrains sur lesquels nos copains et copines ont pu intervenir, mais on est bien conscient que, en qualité et quantité, ce n'est pas suffisant pour être un vrai parti communiste révolutionnaire des travailleurs.

Rappelons que la partie 3 de la plateforme C que nous avons élaborée pour le congrès de l'ancien NPA insistait sur notre ambition d'être un petit parti du prolétariat, dont les comités et de quartiers, d'entreprises qui sont leur base vivante, vont avec l'espoir qu'ils puissent plonger un peu leur racine au plus profond de l'exploitation et de toutes les formes d'oppression. D'où venons-nous ? Là, c'est un peu compliqué, mais pas trop quand même.

Il faut rappeler qu'avant décembre 2022, nous militions dans un parti partagé entre deux optiques politiques discordantes, les uns en direction de la galaxie de la gauche institutionnelle, sous prétexte d'unité nécessaire, et les autres pour la construction d'un parti ouvrier révolutionnaire communiste, donc tourné de ce fait vers les autres groupes révolutionnaires. Alors, une situation quand même complexe, parce que nous étions minoritaires, mais frisant une majorité au sein d'un parti dont la direction gouvernait, mais sans majorité absolue, et dans un sens qui n'était pas le nôtre.

Donc, nous n'étions pas, d'ailleurs je le rappelle, pour la scission, mais l'ancienne équipe a préféré faire un genre de putsch pour mener sa politique, et ce qu'ils avaient rêvé, peut-être qu'ils l'ont au-delà de leur espérance, puisque après avoir fait campagne pour la France insoumise aux européennes, non seulement ils se sont alliés à elle aux législatives, mais alliés aussi avec la gauche tout entière, dans le cadre de ce nouveau Front populaire, qui lui-même s'est allié, avec bien d'autres à droite et autres, et macronistes, dans le nouveau, dans le Front républicain du second tour. Bon, pas nous, voilà, pas nous, ça c'est sûr.

On a donc choisi de garder notre cap révolutionnaire, communiste, internationaliste, on a choisi d'être présent dans ces élections pour y défendre des axes d'indépendance de classe. Cela nous a coûté des efforts politiques, des efforts financiers, ça nous a rapporté peu de voix, il faut le dire, on aurait préféré plus, mais c'est comme ça, mais quand même la satisfaction d'avoir assumé nos responsabilités. Nous nous sommes faits mieux connaître, surtout les camarades des 81 de la liste, les camarades d'entreprise essentiellement, ils se sont faits mieux connaître dans leur propre milieu, dans nos milieux de militantisme, et les médias ont fini par comprendre qu'il y avait deux NPA.

Alors, premier bilan de notre parti, nous avons une organisation et une direction capables d'assumer des tâches d'organisation et de responsabilité politique. Alors, est-ce qu'elle le fait ? Bien, mal, ça c'est affaire d'appréciation et de discussion, mais quand même, les courants aux fractions constituent préalablement dans l'ancien NPA et qui militent ensemble dans les comités et à la direction du parti.

Dans son comité politique national, CPN, des camarades de AER, de l'Étincelle, de la démocratie révolutionnaire, de SOB, et dans sa direction plus restreinte et quotidienne, qui est le comité exécutif, CE, animé par les courants L'Étincelle et AER, qui avait pris, d'ailleurs, je le dis au passage, l'initiative de la plateforme C du dernier congrès. Bon, ben, tout ce monde-là, nous assumons donc la direction d'un parti où militent bien des camarades n'ayant appartenu à aucun courant de l'ancien NPA. Une partie d'entre eux, d'ailleurs, parce qu'ils sont trop jeunes pour ça, et ça nous fait bien plaisir.

Alors, toutes et tous, nous avons eu des cheminements différents, les uns issus de Hello et de sa fraction d'Étincelle, les autres de la LCR et de ses courants de jeunesse, JCR, RED, issus donc de deux partis marquants du Trois de Sétisme en France que nous avons choisi de participer en 2008-2009 ensemble à la fondation de l'ancien NPA.

Alors, dans cet ancien NPA, en tant que révolutionnaires communistes, nous étions restés minoritaires, et puis on avait suivi des voies séparées, pour des raisons très tactiques, souvent, mais nous étions toutes et tous, quand même, c'est ça l'important, ok sur la démarcation vraiment nécessaire entre réforme et révolution, même si elle n'est pas toujours simple à traiter pratiquement, mais nous avons toujours résisté solidairement aux pressions réformistes de la direction.

Tout et tous, nous avons vécu, alors, le souci, si vous voulez, enfin, le souci ou le changement qui est intervenu, c'est que, tout et tous, nous avons vécu longtemps en tant que minorité, dans des organisations dont la politique ne nous représentait pas, donc on était en position un peu casse-gueule, un peu mouche du coche, qui sont toujours là pour reprocher, critiquer, c'est pas ça qu'il faudrait faire, c'est autre chose, et tout, et tout, et ne pas avoir à le faire.

Bon, alors, c'était déjà faux, parce qu'en tant que minorité, on était responsable quand même de ce qu'on faisait, et on faisait ce qu'on avait envie de faire, mais c'était quand même, enfin, il y a 18 mois, la bascule s'est quand même faite, et nous sommes maintenant en responsabilité pleine et entière d'un nouveau groupe qui doit et veut exister. Alors, dans cette nouvelle situation, nous avons été confrontés à une ribambelle de tâches organisationnelles et politiques nouvelles.

Alors, des tâches d'expression politique, je ne vais rien vous apprendre, mais meeting public, cortège avec affichage politique dans les manifestations de tout genre, en couverture et entretien d'un site, réseaux sociaux, édition d'un journal papier, publication de bulletins d'entreprise, de tracts, en fournissant d'ailleurs un éditorial politique hebdomadaire commun, discuté dans le cadre d'un comité de publication. Bon, et je n'oublie pas, en tant qu'expression politique, évidemment, les deux dernières campagnes électorales des européennes et des législatives.

Nous avons été aussi confrontés, bien sûr, à des tâches qu'on appelle d'organisation, concernant la vie du parti, comment faire fonctionner en interne tout ça, trésorerie, gros problème de trésorerie, si vous avez des sous, il faut continuer à les donner, mise en place et fonctionnement de commissions, restructuration régionale de villes, instances de direction, préparation des échanges démocratiques en leur sein, vote dans ces instances de direction, etc., etc. Et toujours avec la préoccupation, pour les deux courants A et R et l'étincelle qui assument les tâches de direction pour lesquelles ils ont été élus, d'aller vers une fusion.

Il ne s'agit pas de gommer les disparités de point de vue politique ou pratique. Au contraire, il s'agirait plutôt, enfin, plutôt que de soustraire, il s'agirait d'additionner. Il s'agirait plutôt, c'est ce qu'on est en train de faire, et c'est un processus de, comment dire, de valider, ou pas, pour ceux qui ne sont pas d'accord, mais enfin, nos acquis mutualisés. Bon, donc ça, c'est quelque chose qui est en train de se passer. Et je ne m'étonne pas, car c'est la partie que développera Gaël. Nous sommes confrontés aussi à des tâches d'orientation vers d'autres, ce qui est très important pour nous, vers d'autres en France, vers d'autres à l'international.

Nous avons dû gérer, alors, d'abord, les relations avec ce qui est devenu le NPA, l'anticapitaliste, nos anciens camarades de l'ancien NPA, après un an et demi de galères qu'ils nous ont faites. Nous nous sommes adressés à LO, nous nous sommes adressés aussi, enfin, une fois, on nous a rencontrés avec le parti des travailleurs. C'est plus difficile, il faut le dire, avec Révolution Permanente, peut-être pour des raisons de désaccord politique aussi, sur des points qui nous ont marqués cette année, dont la Palestine. Nous avons participé à deux fêtes nationales de lutte ouvrière et à bien des fêtes locales de lutte ouvrière.

Nous avons participé à une fête de l'humanité déjà, et on se prépare à participer à la prochaine en septembre. Donc, nous cherchons à nous construire, bien sûr, tout en cherchant à construire un pôle de révolutionnaires. Bon, c'est notre ADN de penser que le parti ne se fera pas autour de nous seuls. C'est une des raisons pour lesquelles, d'ailleurs, on avait tenté les uns et les autres en 2008-2009, l'aventure de l'ancien NPA, à la différence, par exemple, de lutte ouvrière. Je ne débloque pas, car nous avons prévu un atelier sur la question, et puis le débat avec lutte ouvrière comme travaux pratiques cet après-midi.

Et nous cherchons à nous construire en échappant au maximum au sectarisme national, c'est-à-dire en nous tournant vers des militants et groupes révolutionnaires, trotskistes ou pas, qui militent ailleurs sur la planète. Nous avons poursuivi et cherchons à mutualiser les efforts déjà faits dans ce sens par A et R dans le cadre de la tendance internationale révolutionnaire de la quatrième internationale et par l'étincelle, pardon, avec ses propres relations internationales. Et nous avons poursuivi et entamé les discussions et collaborations avec d'autres militants et groupes. Mais là encore, c'est Gaëlle qui en parlera.

Alors, quand on parle de parti, on pense souvent et uniquement à l'organisation. Comment on peut y adhérer ? C'est quoi son nom ? C'est quoi ses structures ? C'est quoi combien elle a de membres ? Bon, et puis bien sûr, c'est quoi son programme, souvent consigné dans un texte, brochure, un peu dans un marbre de texte. Oui, bien sûr, un parti, c'est une organisation autour d'un programme. Bon, ça c'est certain, mais ce n'est pas que ça.

Parce qu'un parti, c'est aussi et surtout la capacité d'un groupe de militants et de sa direction, solidaire et soudée de préférence, ça aide, à intervenir dans des situations sociales et politiques, petites ou grandes, pour que le cours de ces situations soit changé à l'avantage des explotés et des opprimés, c'est-à-dire un instrument de bascule du rapport de force en leur faveur, des explotés, dans une grève, dans une mobilisation contre une oppression, dans un bras de fer avec un gouvernement et jusqu'à une révolution et la prise du pouvoir. Alors, première condition, je résume beaucoup des choses qui nécessiteraient de longues discussions, bien sûr.

Première condition d'une politique d'indépendance de classe, aider à l'intervention propre et démocratique de celles et ceux qui luttent, pour qu'ils échappent aux influences patronales, gouvernementales et aussi aux influences des bureaucraties syndicales. Deuxième condition, la politique, évidemment, il faut qu'au niveau d'une grève comme d'une révolution, il faut pour un parti définir l'orientation politique à proposer et la faire prévaloir démocratiquement dans ces structures d'auto-organisation, ce qui nécessite, pour les militants révolutionnaires, d'apprécier au plus juste des situations auxquelles on ne peut pas tordre le bras.

Donc, il faut être à la fois, si vous voulez, on pourrait dire gonflé et puis lucide. Donc, et ça, c'est quand même aussi la formation révolutionnaire, c'est-à-dire la connaissance, les analyses, les situations du passé qui est nécessaire pour tous les militants et pour toute l'organisation et sa direction pour s'en inspirer, mais pour s'en inspirer seulement car il n'est jamais, jamais possible de les copier parce que chaque fois, ce sont des situations différentes qu'il faut comprendre.

Alors, en la matière, notre parti, le NPA révolutionnaire, n'a aucun bilan tangible à offrir sur son aptitude à intervenir de façon décisive dans une situation pour la faire dévier dans le sens des proletaires, de leurs intérêts. Mais nous avons pourtant eu à réagir, prendre des initiatives, discuter, les discuter, les décider, les exécuter sans qu'il s'agisse d'interventions politiques qui auraient changé le sens de l'histoire. Mais quand même, ça fait partie quand même de notre bilan ce que nous avons essayé. Alors, et en 18 mois, finalement, on s'est retrouvés avec beaucoup de terrain d'intervention, enfin de tentatives d'intervention.

Bon, chez les migrants, dès le 18 décembre 2022, à peine sorti de notre congrès dans un contexte de campagne anti-migrants pourrie du gouvernement de la droite, de l'extrême droite, nous avons choisi de manifester, par exemple, au côté de la marche des solidarités. C'était notre première apparition publique, réussie et remarquée car on était 300 à Paris et jeunes. Il y a eu les Kurdes, fin décembre 2022, début janvier, bon, on a déjà un peu oublié tout ça. Nous avons participé aux rassemblements et manifestations en hommage aux trois Kurdes, tués la veille, et aux trois militants du PKK, tués 10 ans avant. Nous étions encore de 100 à 300 en manif à Paris.

Les retraites, bon, je ne vais pas vous raconter le mouvement des retraites, mais avec d'autres qui nous a pris plusieurs mois d'intervention, enfin de tentatives, d'intervention et d'intervention. au début, avec d'autres associations de jeunesse et la France insoumise, le NPA jeunes a été à l'initiative d'une première manifestation, je crois que c'était la première, à Paris le 21 janvier 2023, au tout début de cette bataille qui, elle, a mobilisé après pendant plusieurs mois 14 journées intersyndicales, les camarades d'entreprise et les jeunes sur le terrain des FAC.

Alors, tentatives de comités de grève, animation d'assemblée, général interprofessionnel, autres collectifs, l'extrême-gauche a agi en ordre dispersé et n'a pas pu contrer la politique des directions syndicales qui était d'alignement en fait sur le calendrier parlementaire, mais nous avons eu quelques succès grâce aux structures de coordination étudiante à l'AG Interpro du 92, à quelques noyaux syndicaux du camarade qui ont permis de prendre quelques initiatives, l'initiative d'une manifestation le 20 avril 2023 quand le 49-3 est tombé comme un coup près et a quand même fait remuer dans le milieu ouvrier sans que les directions syndicales ne bougent et à nouveau le 11 mai à l'initiative d'organisation de jeunes donc le NPA jeunes alors que l'intersyndicat n'appelait plus qu'à une date éloignée et à l'occasion de cette manifestation pas énorme mais quand même une journaliste de libération avait titré « Réforme des retraites » à Paris une manifestation des jeunes qui refuse de tourner la page donc ensuite nous avons eu à intervenir bon c'était pas très facile parce que c'est pas un milieu où nous sommes vraiment implantés il faut le dire contre les violences policières puisque à la mort de Naël tués par un flic à Nanterre on a exprimé notre solidarité avec cette nouvelle flambée de colère des jeunes contre les violences policières et puis il y a eu la Palestine alors à la rentrée de l'an dernier rien d'immédiat sur le terrain social mais le 7 octobre l'offensive meurtrière du Hamas contre les colonies israéliennes le début de la riposte d'Israël et notre mobilisation en solidarité avec la Palestine la première manif un peu importante et arrachant l'autorisation a eu lieu grâce à notre initiative concomitante à celle d'Europe Palestine et après tout au long des manifestations nous avons tenu à nous distinguer clairement de l'autre NPA et de révolution permanente qui était très pro Hamas et très démago à ce niveau là et très démago derrière l'urgence Palestine nous avons milité nous avec au moyen d'une inter-orga que nous avons essayé de mettre en place bon qui a eu quand même son petit rôle d'un collectif soignant pour Gaza et d'autres collectifs du genre et par notre intervention politique propre au nom de travailleurs internationalistes et nous avons eu dans nos cortèges là je parle de la région parisienne en tout cas un public de banlieue qui venait aussi avec leur voie aux palestiniens mais qui était avec nous sur un peu nos axes de tous ensemble travailleurs internationalistes voilà contre les grands de ce monde qui se ligue contre la Palestine et ça ça a été un succès à soi tout seul d'avoir tout ce monde là dans nos cortèges alors à propos de la Russie contre l'Ukraine et de son contexte de confrontation inter-impérialiste nous avons défendu notre orientation un trou pour une sorte d'Ukraine droit du peuple ukrainien à disposer lui-même halte aux puissances impérialistes de l'OTAM qui transforme en dollars le sang des travailleurs et du peuple nous avons aussi nous avons nous sommes distingués à la fois à la fois du suivisme à l'égard de la politique de Zemensky à la différence de l'autre NPA ou d'un positionnement campiste enfin campiste ça veut dire on rejette tous les camps comme s'ils étaient équivalents comme faisait le parti des travailleurs et on peut dire aussi l'Ukraine à sa façon même si tout cela reste à discuter a été discuté l'est à tout moment car en plus la situation internationale n'est ni simple ni stable et nous avons mené deux campagnes électorales elles sont bien fraîches et je n'en parle pas là puisque Selma y reviendra alors un peu en guise de conclusion oui zut oui zut au regard du temps passé alors sans négliger nos tâches d'organisation nous allons continuer à privilégier nos interventions quand même saisir les opportunités de dénoncer accuser le capitalisme et tous ces méfaits et pas sur le seul terrain des entreprises et de l'exploitation salariée mais sur celui plus général des oppressions des dégradations de la nature des dénis de démocratie car tous les grands états s'engagent dans des cours de plus en plus répressifs voire dans des cours guerriers et comme c'est la fin je m'arrête là

20:18
Présentateur

ouais donc c'est à moi merci à toi Zara c'est bon on m'entend correctement super donc dans ces 15 petites minutes et à partir du bilan qu'a tiré qu'a tiré Zara bon la réflexion qu'on a eue dans le cadre de la commission de préparation du programme de ces second RER et puis aussi au sein du comité exécutif c'est bien évidemment de partir face à la situation le bilan de notre parti la scission de 2022 et puis de préparer en fait le sixième congrès qui aura lieu du NPA révolutionnaire qui aura lieu début janvier donc oui l'enjeu est de nourrir un peu la discussion en termes de bilan et de perspective pour notre organisation dans une situation politique qui est on va dire très instable et dans laquelle les révolutionnaires ont quand même une politique offensive à mener première chose sur laquelle j'ai envie vraiment d'insister c'est à dire tu peux faire tous les bilans critiques depuis la scission de 2022 du cinquième congrès de décembre 2022 mais très franchement et on va l'aborder dans notre discussion mais je veux dire on aurait tous signé des deux mains deux pieds pour être dans la situation organisationnelle politique du NPA révolutionnaire dans laquelle nous sommes aujourd'hui c'est à dire on a fait bien plus que juste continuer le NPA bien plus que juste continuer le NPA et y compris dans une situation de scission d'organisation faire que cette scission devienne en fait une chance une opportunité pour construire une organisation révolutionnaire qui puisse peser dans dans la situation politique actuelle mais surtout avec un processus de construction d'une organisation révolutionnaire totalement inédit et je pense que ce qui était un des grands acquis en fait du NPA et souvent moi je viens de la tradition LCR etc mais souvent dans la LCR les camarades qui étaient estampillés comme étant plus à gauche étaient là à dire on n'aurait jamais dû lâcher la LCR faire le NPA en 2009 quelle énorme connerie mais enfin heureusement qu'on a fait le NPA et que le NPA était en fait l'occasion de regrouper véritablement des courants révolutionnaires de différentes traditions et en réalité les camarades qui étaient au sein du NPA structurés dans des tendances publiques courants publics ou des fractions publiques ont d'abord utilisé ces courants publics et ces tendances et ces fractions publiques pour empêcher la dérive droitière de la direction mais très vite et empêcher la scission empêcher en fait que l'outil NPA puisse disparaître mais très vite aussi permettre au travers de ces courants et tendances et bien de maintenir l'organisation et d'en construire une qui soit de notre point de vue inédite et plus efficace pour l'intervention dans la lutte des classes et quand je dis empêcher la dérive droitière enfin je veux dire en 18 mois on a vu ce que ça veut dire larguer les amarres pour l'organisation dont les porte-parole sont Olivier Besancenot et Philippe Poutou quand même c'est à dire dans la capacité très vite rappelez-vous des débats qu'on avait en 2022 sur les législatives mais non jamais nous ne soutiendrons un gouvernement d'union populaire etc bon l'évolution a été on va dire à une vitesse extrêmement rapide avec y compris l'aile marchande Olivier Besancenot de l'unité appliquer tout le programme du nouveau fond populaire rien que le programme et avec en fait une logique qui vise à nier l'indépendance de classe et à s'allier avec des partis bourgeois donc oui une chance une occasion mais discutons de quel est le caractère inédit en fait de cette fusion parce que je pense que pour avoir eu des discussions au long de l'été avec un certain nombre de camarades et de courants internationaux il y a je crois une incompréhension du processus qui est en train d'être mené c'est à dire que si en fait on pense que ce qui est en train de s'opérer au niveau de ce qu'est la direction quotidienne de l'organisation c'est à dire du comité exécutif ou de ce qu'est la direction de l'organisation avec son comité politique national ça serait en fait de renouveler un élément de front de courant et de fraction c'est pas comprendre en fait le processus qui est mis en oeuvre à savoir un processus qui n'est pas celui de faire des compromis à l'écrit avec des phrases que l'on peut comprendre x si on est y ou y si on est x mais avec en fait la capacité d'assumer l'intégralité de la politique que l'on mène et d'en faire une politique qui est une politique commune et une politique d'organisation et d'ailleurs c'est pas pour rien que dans cette salle par rapport à la moyenne d'âge qu'on a vu hier dans le lancement du plénier est plutôt âgée parce qu'en fait les camarades plus jeunes qui ont été gagnés à cette organisation pour eux c'est une évidence que c'est ce processus là qui est en fait en cours et qui est en train de se mettre en oeuvre et pour une raison très simple c'est que s'il n'y avait pas eu cette force de la jeunesse dans le cadre de ce qu'a été le processus de scission avec le fait que le secteur jeune du NPA assume des tâches qui n'étaient pas que des tâches spécifiques à la jeunesse mais celles de la construction d'une organisation politique on ne serait pas dans la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui donc ça c'est inédit et c'est inédit et donc on considère de manière à la fois modeste mais quand même en l'assumant qu'il faut partir de cette expérience et de cette méthodologie inédite voilà parce que c'est vrai que nous sommes une petite organisation mais qui a succombé enfin qui a réussi à dépasser une crise et en faire une chance et une opportunité et la méthodologie moi j'ai quitté l'Union des étudiants communistes et le PC en 1995 et j'ai intégré la Ligue dans un long processus d'intégration de cette organisation mais je n'ai pas d'équivalent bon c'est à dire aujourd'hui effectivement deux courants dont on dit issue et dont je veux dire pour pas maintenir ce je veux dire ce suspense mais c'est évident que d'ici le Congrès il faudra que ces courants qui étaient des fractions ou des courants publics c'est à dire qui avaient une expression publique vis-à-vis de l'extérieur vu la réalité de ce qu'est le fait d'assumer une direction commune une orientation commune évidemment que le caractère public de ces courants vont de fait ce qui semble logique aller dans le sens de ce que sont des tendances qui défendent des histoires et des traditions mais avec un but qui est celui évidemment d'avancer dans la fusion et ça ça a été un débat ça a été un débat y compris dans le cadre du cinquième congrès et dans tout le processus de savoir quelle méthodologie prendre c'est à dire celle de prendre de manière concrète la question programmatique c'est à dire la compréhension d'une situation concrète une compréhension commune de cette situation concrète et des tâches que ça implique je suis désolé on a eu dans nos histoires respectives tous de longues discussions avec moult groupes révolutionnaires trotskits etc où la discussion se pose toujours sur mettons les discussions autour du programme autour de la situation internationale autour de l'analyse de la bourgeoisie aujourd'hui du capitalisme et en fait ce que nous avons fait c'est mettre la discussion programmatique en tension avec l'intervention et la construction d'un parti parce que quand tu mènes une campagne des européennes comme on l'a mené de manière commune c'est un journal qui est sorti de mensuel à quinzeaux dans lequel je répète je veux dire moi c'est la première fois depuis 96 où j'ai rejoint une organisation révolutionnaire où j'étais d'accord avec l'intégralité du journal que je vendais au marché bon et ça c'est quelque chose qui a un processus dynamique et vivant et qui est une méthodologie qui je crois indispensable de nourrir et de discuter avec toutes les améliorations possibles mais en sachant ce que nous avons acquis et ce qui est possible de de de poursuivre alors ça a été dit les traditions AER issues de la Ligue du secrétariat unifié les camarades issus de lutte ouvrière Zara est intervenu là-dessus je ne vais pas y revenir ça me semble être redondant mouvement de balancier sur la droite c'était une expression qu'utilisait dans les années 90 François Sabadeau sur le mouvement de balancier sur la droite il est allé quand même très très vite François Sabadeau c'est un des dirigeants historiques du SU de la 4ème internationale et de la Ligue communiste révolutionnaire la méthodologie qu'on a mis en place je le redis par le biais de la défense et de la construction d'une organisation de manière programmatique quand tu discutes te tombe sur le coin de la gueule la question du 7 octobre et l'intervention dans le cadre du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien il a fallu discuter et il a fallu sortir un premier édito commun au quotidien sortir dans le cadre de notre presse et combiner en fait je trouve des acquis de nos courants respectifs à la fois la capacité d'avoir une intervention et de faire le choix comme on l'a fait au niveau national et à Paris de braver l'interdit puisque voilà on l'a expliqué mais quand même c'était pas forcément évident au moment où personne n'appelait de manière formelle au rassemblement en tant qu'organisation politique à Paris puisqu'il a fallu attendre quand même très longuement et qu'on a réussi à forcer les arrêtés d'interdiction des rassemblements qui étaient interdits pour exprimer notre solidarité avec le peuple palestinien formaliser une solidarité inconditionnelle avec le peuple palestinien et évidemment une critique sans faille de l'état sioniste et de l'état criminel d'Israël qui mène une politique génocidiaire mais en ayant une caractérisation dès le début très claire comme tu l'as dit sur le Hamas son caractère réactionnaire et obscurantiste ce qui nous a évité d'ailleurs de passer entre le samedi 7 octobre pour nos camarades de l'anticapitaliste de ah ce sont les moyens légitimes de la lutte de libération du peuple palestinien à un tweet de Besancenon qui condamnait l'attaque du Hamas donc ça c'est faire de la politique mais en direction d'une intervention et en direction de la construction d'une organisation alors on l'a déjà annoncé donc il n'y a pas besoin de s'en cacher notre organisation au moment du 5ème congrès c'était 664 militantes et militants qui avaient voté pour la plateforme C aujourd'hui nous sommes autour de 800 et un peu plus de 800 militants et militantes et avec une volonté puisque dans le cadre des campagnes que nous avons menées européennes et législatives de passer évidemment qui nous a bousculé parce que quand on dit nous a bousculé et l'homogénéité politique on a toujours sur Paris on était en train de faire la fête de fin de campagne on avait fait un choix quand même très judicieux pour nous c'est à dire quel flair de trotskistes c'est à dire on a coupé toute communication avec l'extérieur en termes de soirée électorale avec les infos etc et c'est le moment où on a fait un peu une petite festivité autour de plusieurs gâteaux et etc pour fêter un peu cette campagne européenne et au même moment on était en train d'intervenir et on pensait refermer un cycle s'ouvrait en fait la dissolution bon ça a mis 48 heures le fait de faire un choix politique mais aussi organisationnel qui est celui d'avancer la possibilité de se présenter aux élections législatives donc cette méthodologie elle semble pour nous importante va se poser les problèmes politiques du prochain congrès et nous évidemment les camarades du comité exécutif qui mènent la direction un peu quotidienne de cette organisation l'objet est celui d'avancer vers la fusion et la construction surtout d'une organisation avec beaucoup de camarades qui en fait ne proviennent d'aucune des deux traditions principales par rapport à l'âge mais pas que parce qu'aussi des camarades de boîte notamment ont rejoint l'organisation dans ce cadre là il y a différents problèmes politiques ce qui a été au centre et dès le début moi je trouve que ça donne quand même un sacré une sacrée comment dirais-je indication sur ce qu'elle était notre boussole politique au moment même de cette scission et avec la volonté quand même de nous déposséder d'un outil et du parti en pensant que les principaux porte-parole du NPA pouvaient comme ça jeter par-dessus bord et bien notre organisation révolutionnaire on a tout de suite eu la logique de mettre en place des rencontres nationales ouvrières la question de l'intervention ouvrière comme socle de notre organisation révolutionnaire est un des acquis il va falloir avancer de la même manière dans les débats du prochain congrès c'est-à-dire à la fois le rapport extérieur que point de boîte renforcer nos bulletins de boîte mais aussi discuter plus concrètement du lien et du rapport entre nos interventions syndicales et la construction politique toujours avec cette boussole qui est celle de l'indépendance de classe sur la question de la jeunesse je l'ai dit un peu en introduction elle a assumé les tâches de l'organisation et elle nous a permis de maintenir et bien cette organisation c'est un acquis et inestimable la question du secteur jeune et va se poser l'articulation entre ce secteur jeune et l'ensemble de l'organisation moi en 2009 quand on a constitué le NPA j'étais très attaché à la question du maintien d'une organisation de jeunesse autonome c'est vrai qu'aujourd'hui au nombre que nous sommes c'est pas l'abandon de cette perspective mais l'articulation et vu la réalité des tâches assumées il y a à mon avis une discussion à avoir sur le maintien de ce secteur jeune et son articulation on va dire en lien avec la réalité de ce qu'est notre organisation politique mais de fait ça va poser très vite la discussion autour des éléments programmatiques d'intégration c'est quoi notre socle commun et ça ça fait partie je crois d'éléments un peu de discussion politique mais dans cette méthodologie et je vais dépasser un petit peu comme toi Zara de quelques minutes parce que j'ai déjà une petite minute dans le cigare mais vous voyez en fait on veut faire pareil au niveau international c'est à dire aujourd'hui ce que sont un peu les camarades issus de AR et de l'étincelle ont des groupes internationaux petits mais avec lesquels ils ont entretenu des rapports politiques resserrés que ce soit les camarades du RSO par exemple en Allemagne en Autriche les camarades de Speak Out Now aux Etats-Unis les camarades d'Isar dans l'état espagnol ou les camarades de l'OCDE Spartacos en Grèce et il y aura d'ailleurs un meeting mercredi auquel on m'invite un peu chaleureusement la logique elle est de faire pareil c'est à dire d'avoir en parallèle et dès les premiers RER on a eu cette logique en fait de regroupement international c'est à dire de participer à ces trois phases qui sont un peu des phases d'explosion de regroupement et de recomposition explosion comme on a pu connaître là avec le congrès de scission du NPA regroupement dans la construction du NPA révolutionnaire et recomposition dans la fusion complète et évidemment on commence par les groupes qui nous sont les plus proches mais avec et on a eu cette préoccupation dès les premiers RER avec la volonté de s'ouvrir très large vis-à-vis de l'ensemble des courants et c'est pour ça qu'on remercie les camarades présents en fait ici dans courants internationaux et avec lesquels on a maintenu soit parce que les camarades participent à la construction du NPA révolutionnaire comme les camarades de l'Alice ou de socialisme ou barbarie soit parce qu'on a mené avec parfois des courants où on a des trajectoires politiques différentes comme l'Otta Kommunista des expériences communes avec des meetings ou sur la question sur la question des migrants donc c'est cette même on n'a pas du tout réfléchi aux choses de manière étapiste mais on a mené de front cette politique à la fois de construction internationale mais sans l'illusion de penser qu'on était un énième regroupement au noyau dans lequel on allait construire autour de nous mais avec la compréhension que si on veut parce qu'on l'a bien vu y compris dans le cadre de la campagne des européennes le rôle qu'on a pu jouer pour le pôle des révolutionnaires c'est à dire la question de l'unité des révolutionnaires en direction de lutte ouvrière franchement moi j'ai été bercé au moment de la ligue et des JCR de la tendance révolution sur l'unité des révolutionnaires combien de discussions combien de rencontres bon enfin je veux dire nous avons mené une campagne par exemple sur la question des législatives où on assumait pleinement le fait d'additionner au moment des européennes et des législatives d'additionner les scores des révolutionnaires mais aussi d'appeler très clairement à voter pour lutte ouvrière ce qui a eu aussi dans la façon de discuter avec les camarades un certain nombre de rapprochements donc voilà terminé là dessus et dans la discussion mais vraiment de prendre il y a l'affaire des perspectives les bilans qu'on mène toute une série de limites et d'améliorations mais de comprendre qu'en fait on a un outil qui est petit mais à la fois par sa capacité à faire un processus de fusion et de recomposition inédit une capacité de dépasser les surfaces hexagonales et de pouvoir effectivement chambouler un petit peu les discussions autour de l'unité des révolutionnaires au niveau international et en France

39:57
Locuteur non identifié

Ouais alors j'enchaîne sans transition salut les camarades pour essayer de discuter les perspectives ce qui n'est pas une mince affaire mais d'abord dire un mot un peu de la situation politique dans laquelle on est aujourd'hui parce que ça détermine quand même en partie les possibilités de la période alors la situation politique générale on la connaît c'est déjà des inégalités qui se creusent l'inflation qu'on a tous subi ces dernières années une concentration des richesses toujours aussi importante et des entreprises dont les bénéfices font des records année après année en France on est dans une crise politique ça fait deux mois qu'il n'y a pas de gouvernement et ces dernières années on a aussi subi des attaques majeures des gouvernements sur les retraites le chômage l'organisation du travail je pense à la loi travail par exemple ou raciste comme la loi séparatisme la loi d'Armanin Le Pen etc on a tous des exemples en tête c'est des politiques qui ont été menées par différents gouvernements au pouvoir en tous bords confondus mais pas directement l'extrême droite qui pour l'instant tire profit du rejet notamment chez les travailleurs de tous ceux qui se sont jusque là succédés au pouvoir une extrême droite dont aujourd'hui le parti principal du rassemblement national monte mais aussi dont toutes les idées se répandent et partout jusque dans les rangs de la gauche et on l'a bien vu dans les dernières campagnes sur le nationalisme ou les frontières par exemple la situation c'est aussi celle dans laquelle on est à l'échelle internationale qui est marquée par la montée de l'extrême droite aussi quand elle n'est pas déjà au pouvoir et par une montée des tensions inter-impérialistes guerre en Ukraine en Palestine tension entre la Chine et les Etats-Unis etc.

je tire les lignes à grands traits parce que c'est en fait de tout ça dont on va discuter aussi pendant ces rencontres d'été révolutionnaires mais pour dire déjà que la situation politique riche nous a donné beaucoup de travail politique intense à nous les révolutionnaires d'analyse pour mettre en évidence à chaque fois la responsabilité de l'organisation de cette société et de dénonciation du capitalisme alors il y a aussi bien sûr la situation de l'extrême gauche dont Zara et Gaël ont déjà parlé une extrême gauche qui est bien existante en France déjà avec une petite implantation une existence et une reconnaissance nationale sur la scène politique ce qui est un héritage positif et précieux et ça auquel l'ensemble de l'extrême gauche a participé et sur lequel l'ensemble des révolutionnaires peuvent s'appuyer pour exister pour se développer et pour se renforcer une extrême gauche qui existe même si elle est aujourd'hui il faut quand même le dire assez faible faible effectivement par ses résultats aux élections faible numériquement et dans sa difficulté relative à recruter des militants dans les boîtes faible aussi par sa division et son morcellement et je le dis d'emblée cette analyse générale de l'extrême gauche elle est pas du tout contradictoire avec l'enthousiasme que nous on a à faire face aux possibilités de construction qui sont devant nous et à l'enthousiasme fondé sur le constat qu'avec notre propagande et notre agitation sur le fait qu'il faut renverser ce système capitaliste on trouve de l'écho autour de nous dans les boîtes dans les quartiers comme dans la jeunesse étudiante ou lycéenne et enfin dans cette situation générale celle de lutte et de révolte qui ont existé à toutes les échelles dans les boîtes dans les quartiers à l'échelle nationale je fais pas la liste contre le gouvernement ou même pour vivre et pas survivre je fais pas la liste parce que le volontarisme qui nous caractérise il nous a tous et toutes poussé à les suivre de près ou de loin et ça c'est vrai en France mais c'est vrai aussi à l'échelle internationale alors jusque là c'est pas trop compliqué mais ça se corse un peu quand on en arrive au coeur du sujet de nos perspectives et de nos tâches dans la grande route si on peut dire qui est celle de la construction d'un parti révolutionnaire alors on entame les discussions des CRER mais cette discussion qui s'ouvre même si en réalité on en discute tout le temps de ça elle va se poursuivre et entre autres effectivement dans le cadre du congrès qui arrive donc je vais essayer de donner quelques pistes de discussion parce que je pense que c'est la discussion aussi qu'il va y avoir ensuite qui compte beaucoup à l'étape où on en est et sans avoir la prétention du tout de faire un cours théorique j'ai quand même consulté à l'occasion du centenaire que faire de Lénine ce que je regrette pas du tout finalement parce que en fait ça aide à cadrer un peu de quoi on discute et comment on peut en discuter et une chose que j'ai trouvée déjà marquante c'est qu'en fait loin de nous donner le petit guide de comment tu vas construire le parti révolutionnaire ce serait quoi les statuts est-ce que faudrait mieux aller sur les marchés ou devant les entreprises ou à la fac ou tout ça en même temps en fait c'est extrêmement concentré sur les perspectives politiques dont le parti se dote et qui est en fait la condition nécessaire y compris pour déterminer les formes et le niveau d'organisation dont on se dote et même si nos conditions aujourd'hui c'est évidemment pas celle de la Russie tsariste autoritaire de 1902 dont d'ailleurs les tâches de la révolution bourgeoise et d'autres au-delà seront réalisées que 15 ans plus tard par les ouvriers eux-mêmes c'est quand même intéressant à voir bref pour revenir un peu à nos montons Lénine il passe une bonne partie donc du bouquin à polémiquer avec ce qu'il appelle les économistes et en fait il dénonce ses camarades qui dans le parti limitent leur champ politique mais aussi leur champ militant à la lutte contre le patronat pour l'amélioration des conditions de travail ou des salaires sans finalement les relier à l'ensemble du système et de son état instrument de dictature de la bourgeoisie et aujourd'hui dans notre organisation depuis le 5ème congrès la plateforme sur laquelle on s'est rassemblés on peut dire qu'on a réussi à produire des analyses politiques et on a su garder depuis ce dernier congrès jusqu'aux dernières campagnes législatives européennes et européennes qu'on a faites la cohérence dans l'expression d'une indépendance politique de notre classe et ça je pense que c'est important et juste pour en donner un exemple un peu concret j'ai juste repris les titres des partis de cette fameuse plateforme du 5ème congrès alors c'était d'abord la partie 1 c'était situation internationale un système capitaliste qui plonge l'humanité dans la crise mais qui doit faire face à des contestations populaires et ouvrières le capitalisme responsable de toutes les crises qui menacent l'humanité et la planète la régression mondialisée qui provoque des révoltes populaires et l'émergence de contestations prolétariennes le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage l'actualité et l'urgence la révolution la nécessité d'un pôle des révolutionnaires y compris au niveau international la deuxième partie en France une bourgeoisie à l'offensive et des explosions sociales auxquelles se préparer comment vaincre l'extrême droite gauche radicale ou pas toujours institutionnelle l'appel l'appel au vote pour la nupes une erreur sortir des logiques institutionnelles pour aller vers un pouvoir ouvrier et que la colère devienne conçue ça donne une petite idée quand même déjà de ce qu'on disait il y a 18 mois et la campagne des européennes elle a continué de dire tout ce qu'on avait à dire et ça a été l'occasion de s'exprimer bien au-delà de nous alors on a déjà dès le début mis en avant les grands axes qu'on avait discuté c'est à dire vivre et pas survivre l'internationalisme et l'ouverture des frontières la guerre et la montée des tensions interimpérialistes et ensuite il y a eu la campagne législative qui a suivi la suite de l'histoire en quelque sorte et qui nous a fait cibler les raisons de la montée de l'extrême droite l'impasse que constitue la gauche qui postule à gérer les affaires de la bourgeoisie et la suite en fait de ce qu'on avait déjà pu développer les semaines précédentes alors je ne dis pas ça pour nous jeter des fleurs ou juste évacuer toute critique d'un revers de la main mais pour insister quand même sur le positif que signifient toutes ces analyses politiques parce que ce cadre politique général c'est ça qui fait la colonne vertébrale de notre parti c'est ça qui a soudé une direction politique et c'est ça qui rend possible l'intervention commune de militants révolutionnaires un socle politique commun et assez large justement qui permet aussi un cadre de discussion où les nuances peuvent s'exprimer ces expériences là on peut déjà les considérer comme un acquis qu'on a forgé et comme du positif sur lequel on doit continuer alors maintenant il reste à discuter de la poursuite de la mise en pratique de cette politique et de notre capacité à la développer le plus largement possible y compris en dehors des campagnes électorales et ça ça va évidemment avec une autre discussion qui est celle de la structuration de notre organisation et de ce point de vue aussi on a des traditions différentes dans notre NPA révolutionnaire mais un accord commun qui est celui de la priorité à l'implantation dans les boîtes et à la formation de militants communistes révolutionnaires que ce soit dans la classe ouvrière mais aussi dans la petite bourgeoisie intellectuelle y compris avec des nuances dans les modes dans les méthodes de formation mais qui sont des choses qui déjà se discutent notamment dans le secteur jeune du NPA révolutionnaire et je voudrais pour illustrer l'ampleur des tâches qui nous attendent de ce point de vue là de construction de structuration rappeler encore une fois les objectifs qu'on s'était fixés avec cette plateforme qui reste des perspectives avec lesquelles en fait on n'en a pas vraiment fini et que finalement reprendre la discussion de notre structuration et de nos priorités militantes en partant de là ça nous aide un peu alors à l'époque du 5ème congrès on écrivait nous voulons que notre plateforme serve à la discussion au sein du NPA entre des camarades de toutes les tendances fractions et des camarades hors tendances et fractions on ne va pas refaire tout d'un seul coup du sol au plafond mais il faut décider à ce congrès de nous engager tous et toutes à revoir ensemble le fonctionnement du NPA dans les mois et les années qui viennent en posant les débats politiques pour en faire un parti qui a défaut d'être le parti révolutionnaire dont le prolétariat a besoin serait un véritable outil pour notre classe pour ça il faut une volonté mais il faut aussi et surtout une méthode organisationnelle et politique d'abord et avant tout adaptée à notre but de construction d'un parti des exploités pour leur émancipation et on continue en disant il faut que les comités qui sont le socle du parti dans les villes dans les quartiers dans les entreprises soient un lieu où les travailleurs et les travailleuses plus nombreux et nombreuses de tout âge et de tout type de lieu de travail trouvent leur place grosse boîte et petite boîte CDI ou précaire travailleurs et le plus souvent travailleuses isolées et là où ils et elles puissent discuter de leur vie quotidienne et de leur lutte individuelle et collective où ils et elles puissent aussi discuter de politique et surtout de perspectives révolutionnaires que devraient porter leur classe à l'échelle nationale comme internationale alors oui on s'était fixé comme tâche prioritaire de regrouper dans nos rangs où autour de nous le maximum de cette immense richesse humaine qui représente la classe ouvrière et de devenir effectivement ce petit parti du prolétariat dans toute sa diversité depuis le syndicaliste chez Renault à la SNCF à la vendeuse en CDD chez Decathlon en passant par la contractuelle dans l'éducation nationale les conducteurs et conductrices le bus ou l'aide à domicile et on n'a pas du tout rien fait dans ce sens on a eu des contacts avec des camarades de tous ces secteurs mais c'est sûr qu'on a encore beaucoup à faire pour multiplier ces contacts et pour les aider à s'organiser pour se défendre et pour les intégrer aussi dans nos rangs pour le succès des luttes à venir pour changer le monde ça doit être vraiment notre objectif de multiplier ces comités qui sont composés de camarades soumis à l'exploitation salariale et de voir quels efforts communs et volontaristes on peut faire dans ce sens là c'est une des tâches aussi des camarades qui sont dans le secteur jeune aujourd'hui ensuite il va aussi nous falloir améliorer un peu l'échange d'informations sur les activités et les interventions de ces comités vivants ce qui relève aussi des tâches centralisatrices nécessaires de la direction de l'organisation et là dessus je pense qu'on a un petit peu de mal à centraliser et à nous donner les moyens d'organisation pour pousser le partage d'expérience entre les comités bon c'est le spectre des comptes rendus sur les listes mail et autres qui hantent le NPA mais il faut quand même qu'on tente de développer et tout le problème ça reste de savoir comment et je le dis d'autant plus que par exemple nous dans notre comité RATP par exemple on n'est malheureusement vraiment pas très bons élèves sur ce fusée mais c'est justement un problème qu'il faut poser et reposer à toutes les échelles d'ici le congrès un autre aspect aussi c'est bien sûr notre journal notre journal papier comment notre journal papier qui est déjà un peu devenu quinzomadaire peut se faire l'écho de l'activité vivante de ces comités alors on a déjà cette rubrique première ligne qui a été un outil central pour les ventes de marché les ventes dans les boîtes qui a été un outil politique pour les militants et évidemment dans les campagnes qu'on a menées alors là je ne vais pas trop développer mais peut-être que les camarades d'ici présents qui travaillent de près à sa rédaction à sa trésorerie etc.

pourraient en dire un mot dans la discussion parce que je pense que c'est quand même une discussion aussi centrale de savoir comment on continue de développer et comment on réussit à se servir de notre journal dans notre activité militante au quotidien alors Gaëlle en a un peu parlé mais il faut aussi souligner aussi le rôle et les tâches de la commission ouvrière liée au CPN et au comité exécutif pour alimenter toute l'organisation des discussions politiques et des expériences de ceux et celles d'en bas entre guillemets par rapport aux attaques du gouvernement et du patronat par rapport à la gauche institutionnelle la droite l'extrême droite les répercussions de la politique internationale etc etc mais en fait c'est à partir de là que le parti il pourrait déterminer décider des campagnes d'agitation voire des interventions politiques qui seraient centralisées sur des questions propres à la classe ouvrière ou à d'autres catégories sociales aussi frappées par cette société en tout cas c'est à partir de ce socle qu'on doit consolider prioritairement l'échafaudage du parti alors il y aurait aussi la commission formation qui est elle aussi en lien avec le CPN et le CE et qui pourrait se fixer la tâche de planifier des initiatives de formation et d'épauler aussi celles qui existent déjà et de concevoir des formations peut-être plus basiques d'accueil des nouveaux et nouvelles militants et militantes et de cycles quoi d'intervention d'initiation pardon au marxisme révolutionnaire alors contrairement à ce qu'on avait écrit dans la plateforme à l'occasion du 5ème congrès on n'a pas fait de kit mais on a fait deux rencontres nationales ouvrières qui ont regroupé plus d'une centaine de camarades à chaque fois et qui vraiment vraiment ont été utiles et qui participent largement à la formation de camarades d'entreprise dans l'organisation et de leur milieu aussi et qui permet d'échanger sur nos expériences dans ce travail d'entreprise et bien sûr sur toutes nos expériences de lutte ce qu'on y discute dans les revendications et comment on cherche à organiser toujours les travailleurs et les travailleuses par eux-mêmes alors pour ces rencontres nationales ouvrières je pense que c'est une évidence de dire qu'il faut les continuer mais je pense qu'une autre piste ce serait aussi de les multiplier à l'échelle locale il y a déjà eu des tentatives qui ont été faites notamment à Lyon sur les commissions on pourrait aussi ouvrir les discussions selon les commissions dont on a jeté des bases internationales féministes sur leurs objectifs et comment elles sont en lien avec le reste de l'organisation il y a encore beaucoup beaucoup à discuter à faire et à améliorer c'est en fait d'énormes chantiers qu'on va avoir davantage l'occasion de discuter à l'occasion du congrès mais c'est des questions qui sont en fait déjà ouvertes et sur lesquelles on peut aussi échanger aujourd'hui donc je ne vais pas vraiment conclure parce que c'est difficile de conclure des discussions qui s'ouvrent et qui doivent le rester mais je finirai en disant que c'est sûr que tous ces énormes chantiers ne peuvent pas tous être réalisés en même temps et que ces discussions elles passent aussi par un petit enjeu quand même à déterminer quelles sont nos priorités si on veut être réaliste par rapport à notre taille aujourd'hui priorité dans notre intervention politique sur la base de notre programme communiste révolutionnaire priorité dans ces chantiers de structuration etc enfin bref la discussion là-dessus est ouverte