CLIMAT : IL FAUT DES CONVICTIONS ET SURTOUT DES ACTES
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
pour la france est soumise clémentine autain oui merci monsieur le ministre merci pour votre introduction et vos propos liminaire notamment qui montre que nous partageons dans les termes en tout cas l'urgence l'urgence qui a été rappelé par l'appel des chercheurs l'urgence qui se manifeste par là la progression des réfugiés climatiques et des réfugiés liés aux catastrophes naturelles et aussi l'inégalité planétaire puisqu'on sait que 10% des pays les plus riches aujourd'hui sont responsables de 50% des émissions et pourtant ce sont les pays aujourd'hui les plus pauvres qui en font les frais les premiers donc on est devant cette situation profondément injuste et dangereuse et dangereuses pour la vie humaine nous sommes d'accord alors il faut des convictions on est tous d'accord le problème c'est qu'à un moment donné si elle ne se traduisent pas en sonnant et trébuchant je ne vois pas du tout comment on peut répondre à l'urgence dont nous parlons et dont nous partageons de colloques en colloque de questions d'actualité et de sommet en sommet les convictions donc soyons concrets d'abord sur la question des 100 milliards 100 milliards qui est un chiffre sur la table 1 que qui doit qui doivent être trouvées m'enfin pour l'instant si je m'en réfère à oxfam on en est extrêmement loin oxfam nous dit que sur ces 100 milliards aujourd'hui on arriverait pour l'instant officiellement à 67 milliards et selon leurs calculs c'est même moins on serait entre 18 et 34 milliards donc où est ce qu'on en est sur ces 100 milliards qui étaient d'ailleurs promis au démarrage à la conférence de copenhague c'est une vieille affaire ces vieux ray réédité pour les accords de paris et maintenant on nous dit au moment de cette nouvelle coop 23 que ce sera pour 2020 donc permettez nous d'être inquiet c'est à dire à quel moment ça arrive et comment est ce que cet engagement entre dans les clous de l'austérité qui est celle de votre gouvernement là nous sommes vraiment devant une difficulté qui se traduit également sur l'aide au développement parce que l'aide au développement vous aviez annoncé de 0,55 qui est déjà en dessous de ce qui est censé être pris mais là on en est à 0,37 pour cent donc comment tout ça rentre dans les clous nous évidemment nous avons des propositions puisqu'on pourrait faire d'ailleurs d'une pierre deux coups puisque 90% des producteurs d'énergies fossiles et d'industrie du ciment sont responsables de la moitié des émissions de gaz à effet de serre on pense que là par exemple on pourrait utilement les taxes et créer une taxe sur les transactions financières bref lutter contre l'évasion fiscale des groupes comme total sont largement exonérés et on pourrait prendre cet argent pour le réinvestir utilement mais cela ne semble pas être la logique j'en viens à ma conversion de votre gouvernement je me permets juste je crois vous avez laissé un tout petit peu temps de votre gouvernement et c'est ma question pour terminer traité de libre change c'est un on va accroître les échanges dans un moment où il faudrait aider à leur relaxe localisation de l'économie est justement sortir de cette logique et de ce modèle de développement pour la france mais pour l'échelle mondiale et je termine jours en m'adressant aux ministres en sachant qu'il a une histoire moi je me souviens de votre film le syndrome du titanic et dans le syndrome du titanic ce qui était formidable et je vous avais écrit à ce moment là c'est que vous montriez le lien entre la lutte pour la transition écologique et la loi du marché pour prendre un titre d'un autre film avec vincent lindon qui est tout à fait magnifique donc j'ai envie de vous demander monsieur le ministre comment dans ce gouvernement puisque vous en étiez arrivé à ces conclusions comment on fait pour trouver ces 100 milliards qui sont insuffisant puisque il en faudrait selon l'onu quasiment 150 voire 250 milliards conclus augmente un fait pour sortir de ces modèles de développement qui sont mortifères merci beaucoup alors vous allez poser la question des 100 milliards mais ça rejoint un peu ce que clémentine autain disait bon d'abord je me permets de vous rassurer madame boutin la seule chose qui a changé c'est ma fonction qui met face à des réalités évidemment parfois un peu compliqué on dit que nous sommes que quand on est ministre on est au pouvoir on découvre que beaucoup de pouvoir partout et que parfois c'est pouvoir se télescopent donc on a pas tant que ça mais c'est de fonctionnement de la démocratie on est en plus dans un contexte européen donc pas libre de tout je n'ai pas oublié je l'espère mes convictions mes craintes et espoirs les contradictions que j'ai que j'évoque et je reste convaincu comme vous mais pour l'instant j'ai pas la main sur tout mais de l'intérieur moi j'ai essayé de pousser les choses de l'extérieur avec des effets et des faiblesses et j'essaie aussi de pousser les choses de l'intérieur avec des succès et parfois des échecs aussi mais sur les 100 milliards je suis d'accord avec vous quand vous voyez qu'un seul événement climatique dans la région des caraïbes a coûté 54 milliards un seul état voit bien que 100 milliards sera le minimum et je reconnais que moi même je sais plus quoi dire à mes amis africains quand on doit être pas loin des 70 milliards mais peu importe puisque non plus n'est pas très clair l'argent public l'argent privé prêts dont il ya des pays qui sont pas éligibles à des prêts donc il va falloir aller plus loin et là où je vous rejoins c'est que si on travaille pas d'arrache-pied sur les i ce qu'on appelle des financements innovants associés et vous avez raison une exigence une ambition et dirais même une obstination de travailler sur ce qu'on appelle l'évasion fiscale parce que c'est là qu'on va trouver du grain à moudre je crains que tous les voeux des promesses qui parfois peuvent être sincère restent lettre morte donc c'est pour ça que ça fait partie d'un tout je considère évidemment que le sujet de la taxe sur les transactions financières est essentiel c'est pas le seul sujet mais il est essentiel la france a sa propre taxe parce que les anglais appellent un droit de timbre mais pourquoi l'avons pas nous pas au niveau européen il ya eu concertation dans un groupe de coopération renforcée a dissout annonce a été interrompue je le déplore il y avait été convenu mais je fais confiance au président macron que dès que la situation va s'éclaircir en allemagne c'est une des priorités de négociation avec les allemands mais oui si on veut clarifier les choses et notamment évidemment pour apaiser les apaiser les relations parce que les pays touchés ne se nourriront plus de promesses maintenant faut être précis est ce que paris le 12 décembre sera une étape sur ces précisions en tout cas c'est ma volonté mais je le dis avec beaucoup de prudence parce que évidemment je ne suis pas non plus naïf mais je suis déterminé
Clémentine Autain