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ChroniqueUnion Populaire Républicaine· 12 mars 2019 14 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Les 5 actus de la semaine n°6

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Invité politiqueFait
    « les principaux partis politiques français doivent des sommes colossales aux banques, ce qui les en rend dépendants »
  • 1:20Invité politiqueChiffre
    « le RN a un endettement fin 2017 qui correspond à 6,5 années de cotisations »
  • 2:41Invité politiqueChiffre
    « l'endettement du RN doit pas être très loin de 8 ans de cotisations »
  • 7:57Invité politiqueFait
    « le maire de Phalsbourg a pris un arrêté symbolique pour l'interdiction des LBD »
  • 10:33Invité politiqueFait
    « le Brexit ne pourra pas être beaucoup reculé puisque les élections européennes arrivent fin mai »

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

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François Asselineau

(Générique) Bienvenue à toutes et à tous pour le journal de la semaine du 4 au 10 mars 2019. Passons tout de suite en revue l'actualité. Macron opposé à une protection plus importante des lanceurs d'alerte. L'eurodéputée Virginie Rozière fustige l'hypocrisie française. En effet, le projet de directive censé protéger davantage les lanceurs d'alerte de toute l'UE peine à se dessiner. Une volonté freinée par 4 États dont la France. Le financement des partis politiques, à présent, qui a été décrypté par François Asselineau.

Car même s'ils cherchent à vendre leurs locaux pour réduire leur endettement, les principaux partis politiques français doivent des sommes colossales aux banques, ce qui les en rend dépendants. Et il est vrai qu'il est difficile de voir comment des partis proches de la faillite pourraient prétendre gérer correctement la France. Et puis dans ce dossier, nous montrions que l'UPR – en tout cas, on le rappelait – a 0 € d'emprunts bancaires. C'est très important.

Alors j'insistais sur ce dossier parce que je l'ai déjà dit à plusieurs reprises et j'y reviens : les grands partis politiques qui dirigent la France font assaut auprès du grand public pour expliquer qu'on doit leur confier les manettes du pays parce qu'ils vont redresser l'endettement catastrophique de notre pays. Le problème, c'est ce que je montrais, c'est que les plus grands partis politiques sont eux-mêmes extrêmement endettés. Le RN a un endettement fin 2017 qui correspond à 6,5 années de cotisations.

Et comme, en 2018, le Parlement européen s'est rappelé au bon souvenir de Mme Le Pen en lui réclamant – je crois – quelque chose comme 2 millions d'euros, qui sont des fonds du Parlement européen qui ont servi en fait à financer des collaborateurs du RN en France. Donc c'est en fait du détournements des fonds européens. Mme Le Pen s'est vu réclamer de restituer l'argent. J'ai eu l'occasion d'expliquer que Mme Le Pen avait demandé et obtenu une audience auprès du Premier ministre Édouard Philippe le 17 décembre dernier où elle était venue lui expliquer ses problèmes financiers, plus exactement ceux du RN.

Et comme je l'avais souligné, maintenant, entre les 6,5 années de cotisations qu'elle devait déjà fin 2017 et l'argent que lui réclame le Parlement européen, on peut estimer que l'endettement du RN doit pas être très loin de 8 ans de cotisations. C'est pour ça qu'elle est venue voir Édouard Philippe. Et vous l'avez noté, quelques semaines après, le 16 janvier dernier, le RN, comme par miracle, décidait de laisser définitivement tomber l'idée de la sortie de l'euro. Il y a peut-être – peut-être – une relation de cause à effet, puisque lorsque l'on a besoin des banques pour vivre, il est difficile de taper sur l'euro ou de se défaire de l'emprise des banques.

C'est difficile de mordre la main qui vous nourrit. Soupçons d'emplois fictifs du RN. Comment dissocier leur travail parlementaire du travail pour le RN et avoir la certitude que le Parlement européen n'a pas payé des assistants pour des tâches relatives à leur contrat RN ? C'est ce que demande l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales à Florian Philippot, qui entretient la confusion face aux enquêteurs, les faits n'allant pas dans son sens. Le probable successeur de Merkel met en garde Macron après sa tribune sur l'Europe. La dauphine de la chancelière allemande prend ses distances avec le président français.

Diesel : le patron de PSA fustige le diktat de l'UE. Carlos Tavares, le patron de PSA, s'inquiète des normes environnementales imposées par le Parlement européen qui pourraient selon lui mettre à genoux certains constructeurs. Fiscalité, à présent. La France perd des milliards d'euros à cause de la fraude à la TVA, facilitée par la création du marché commun européen dans les années 90, car le principe adopté à l'époque et toujours en vigueur aujourd'hui consiste à régler la TVA dans le pays de destination de marchandise et non dans le pays où elle est débarquée. Ce schéma est propice aux carrousels de fraudes qui encaissent indûment la TVA entre deux États européens.

Origine de l'UE : le livre de Philippe de Villiers, paru aux éditions Fayard, est riche de confirmations et de nouvelles informations sourcées qui sont accablantes sur l'origine nazie de la construction européenne et sur le passé de Walter Hallstein. Il confirme en tout point les informations que François Asselineau a données dans ses conférences sur les origines cachées de la construction européenne, et va même bien au-delà. Eh oui. Sujet très intéressant et d'actualité. Allez, les 28 pays de l'UE rejettent la liste noire anti-blanchiment, incluant Riyad. C'est officiel.

L'Arabie saoudite ne figurera pas sur la liste noire des pays sur lesquels l'UE porte une attention renforcée en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. La Colombie, à présent. La Colombie, qui veut vendre son café sans dépendre de New York, leur café étant réputé comme le meilleur du monde. Mais cela ne garantit pas au producteur de Colombie d'en obtenir le meilleur prix. Du coup, ils veulent désormais vendre leurs précieux grains sans passer par la bourse de New York qui est, elle, accusée d'être à l'origine de la grave crise qui frappe le secteur. (Musique) En mars, sur UPR TV, retrouvez nos nouvelles émissions.

(Musique) Retrouvez les réunions publiques de François Asselineau en Bretagne du 22 au 24 février et en Normandie du 14 au 17 mars. (Musique) 22 février : Saint-Brieuc. 23 février : Brest. 24 février : Surzur. 14 mars : Le Vaudreuil. (Musique) 15 mars : Le Havre. 16 mars : Caen. 17 mars : Cherbourg. Et aussi le 8 mars à Marseille. Allez, passons maintenant à l'actualité un petit peu plus détaillée avec un long volet sur les Gilets jaunes (GJ). Une nouvelle journée de mobilisation s'est tenue samedi dernier pour l'acte XVII des GJ.

La mobilisation a rassemblé 28 600 personnes selon le ministère de l'Intérieur, 90 469 – c'est précis – selon le nombre jaune et 190 000 personnes selon France Police - Policiers en colère. Cette journée a notamment été marquée par quelques échauffourées à Nantes. Passons maintenant au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui réclame une enquête sur la répression policière en France et condamne l'usage excessif des forces de l'ordre. Édouard Philippe s'en est scandalisé en essayant d'expliquer que la répression était à la hauteur de la violence. Mais bon, ça n'a pas vraiment convaincu.

Jean-Michel Aphatie, quant à lui, s'en est pris à la messagère plutôt qu'au message pour tenter de défendre l'occupant de l'Élysée. Et cela n'aura pas manqué de susciter un tollé. D'ailleurs, il est important de noter qu'il y a une première retombée suite à cette annonce de l'ONU. En effet, le maire de Phalsbourg a pris un arrêté symbolique pour l'interdiction des LBD. Toujours à propos des GJ, le gouvernement a menacé un agriculteur de Coutances de ne plus lui reverser la PAC s'il ne démontait pas la cabane qu'il avait installée sur son terrain. Alors même si la manœuvre peut poser beaucoup de questions, les GJ se sont exécutés pour que l'agriculteur n'ait pas de problèmes.

Encore un bel indicateur qui montre de quel côté se situe la haine. Enfin, pour conclure ce long passage sur les GJ, Jean-Marie Bigard dénonce l'annulation de sa tournée d'été pour un faux prétexte, selon lui. Cette décision du PDG de Var Matin, dont la publication était semble-t-il partenaire des évènements serait une punition pour avoir apporté son soutien aux GJ. On poursuit avec l'affaire Benalla, qui en est à son acte numéro... — Il y a eu trop de rebondissements. Je sais pas. Voilà. Donc on ne les compte plus, parce qu'effectivement, les rebondissements s'enchaînent pendant que les deux prévenus, eux – Alexandre Benalla et Vincent Craze –, ont été remis en liberté.

Cette fois-ci, c'est Ismaël Émilien, conseiller spécial d'Emmanuel Macron, qui avoue à la police avoir transmis des images censées disculper Alexandre Benalla à un salarié de LREM chargé du pôle e-influence dénommé Pierre Le Texier, afin qu'il les diffuse sous couvert d'anonymat sur les réseaux sociaux le 19 juillet dernier. Pour bien comprendre, il s'agit des images de la place de la Contrescarpe, lors de la manifestation du 1e mai 2018. Ces images, probablement obtenues illégalement et issues de la vidéosurveillance de la préfecture de police de Paris, montreraient les manifestants molestés par Benalla en train de jeter des chaises sur les forces de l'ordre.

On a jugé utile de vous rappeler que Pierre Le Texier animait déjà le compte Twitter Team Macron pendant la campagne présidentielle, dont les tweets avaient été virulents, notamment à l'égard des opposants. Il agit également sous couvert de multiples faux comptes Twitter pour le compte de l'Élysée sur demande du fameux Ismaël Émilien. Quelle ironie, n'est-ce pas, quand on entend Emmanuel Macron répéter qu'il ne veut plus de l'anonymat sur les réseaux sociaux ou qu'il faut lutter contre les fake news ? Brexit, à présent. La Grande-Bretagne supprimera 80 à 90% des droits de douane sur les produits importés si elle quitte l'UE sans accord.

Mais elle en conservera dans certaines catégories sensibles comme l'automobile, le bœuf ou le mouton. De son côté, Theresa May a demandé vendredi 8 mars à l'UE un dernier effort dans les discussions sur le Brexit pour que l'accord de divorce puisse être adopté par le Parlement britannique au cours du vote crucial prévu mardi 12 mars. Positionnement très curieux de la part de la Première ministre car du côté de Bruxelles, il a été clairement annoncé qu'il n'y aurait pas de changement sur les négociations. D'ailleurs, le Brexit ne pourra pas être beaucoup reculé puisque les élections européennes arrivent fin mai et le Royaume-Uni n'aura plus de siège.

Enfin, la sortie sans accord semble être la voie privilégiée pour beaucoup. Sur ce sujet, aussi, l'extrait de l'entretien entre François Asselineau et Dimitri de Vismes, le délégué UPR du Royaume-Uni qui vit à Londres. Je voulais vous poser une question. Vous vivez au Royaume-Uni depuis 3 ans. Vous vivez à Londres. Honnêtement, est-ce que c'est une catastrophe ? Est-ce que les gens sont effarés de ce qui se passe ? — Alors j'ai vu une très bonne expression dans un journal, récemment, qui disait : « Le Brexit est un problème à partir du moment où on ouvre les journaux ». Et quand on les ferme, il n'y a plus de problème. Donc en fait, non.

Aujourd'hui, au Royaume-Uni, un très bon exemple du fait que le Brexit, pour l'instant, se passe pas si mal, c'est qu'il y a une augmentation des salaires en ce moment parce qu'il y a effectivement un certain nombre d'Européens ou de professions plus qualifiées qui ont peur du Brexit qui ont tendance à ne plus émigrer vers le Royaume-Uni. Et du coup, ça a pour effet qu'on a beaucoup plus de mal à trouver de la manœuvre qualifiée. Et ça, c'est un vrai effet qu'on observe aujourd'hui. C'est qu'il y a une augmentation des salaires au Royaume-Uni. Donc c'est quand même assez étonnant, quoi. Un point, maintenant, sur l'actualité de la situation en Algérie.

En effet, après 20 ans au pouvoir, le 6e président élu de la République démocratique et populaire d'Algérie, Abdelaziz Bouteflika, renonce à briguer un 5e mandat. Une annonce officielle parue ce lundi 11 mars après deux semaines de manifestations ayant réuni plusieurs milliers d'Algériens dans les rues pour protester contre sa candidature. On rappelle qu'Abdelaziz Bouteflika est issu du Front de libération nationale, qui est le plus grand parti d'Algérie depuis l'indépendance en 1962. Le FLN créé en 1954 sera le parti unique de l'Algérie jusque dans les années 80 où une nouvelle institution a introduit le multipartisme.

En 1991 sont organisées les premières élections libres du pays, remportées par le Front islamique du salut, qui sera ensuite renversé par un coup d'État militaire pour éviter que le pouvoir tombe entre les mains des islamistes. C'est cette première défaite du FLN, considéré jusqu'alors comme le parti du pouvoir, qui est restée ancrée dans les mémoires du parti. Et c'est sans doute l'une des raisons qui a poussé Bouteflika à annoncer que les élections présidentielles prévues en avril seront reportées, permettant au FLN, pris de court par les protestations liées à cette 5e candidature, d'organiser la campagne de nouveaux candidats.

Le Président, lui, a annoncé également que ce temps permettra d'ouvrir un débat sur une réforme du système politique et une nouvelle constitution d'ici 2019. Nous verrons donc rapidement si cette mesure suffira aux Algériens qui manifestent pacifiquement et en bonne intelligence depuis deux semaines. Eh oui. C'est effectivement très important de le préciser. Allez, passons maintenant à la bonne nouvelle de la semaine. Sylvie Heyvaerts, candidate aux dernières élections législatives de la FI dans la circonscription de Soissons et représentante locale du parti a décidé il y a quelques jours de quitter le parti de Jean-Luc Mélenchon et de rejoindre l'UPR représentée par François Asselineau.

Elle a par ailleurs accepté de venir témoigner sur UPR TV dans les tous prochains jours. Et voilà. C'est tout pour ce journal. Rendez-vous la semaine prochaine avec Kévin et Alexandra. — Merci, à bientôt. (Générique)