David Amiel : "Sans adoption du budget, le pays serait plongé dans un grand désarroi"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 25 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
Comment recevez-vous le message du pape sur la fin de vie ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur la visite du pape en France ?
- 3:22RelanceRéponse directe
Est-ce que la visite du pape a bafoué la laïcité ?
- 3:59FerméeRéponse partielle
Combien a coûté la visite du pape au contribuable ?
- 5:53OuverteRéponse directe
Quelles sont vos prévisions pour la crise des carburants ?
- 7:18RelanceRéponse directe
La crise des carburants va-t-elle durer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:05Fait
« Il ne peut pas y avoir de super profit qui serait fait en France au détriment du consommateur français. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir ou rebonsoir. Bienvenue dans le grand enjeu ici France info, votre rendez-vous politique du dimanche soir en partenariat avec le réseau des régions de France Télévision. Bonsoir David Damiel. Merci d'être là. Vous êtes ministre de l'action et des comptes publics. À mes côtés pour vous interroger ce soir Virginie Charbonau, journaliste ici pays de la Loire. Bonsoir Myiam et bonsoir David Amiel. Bonsoir madame. Et Yel Gaose, éditorialiste politique France info. Bonsoir Myiam. Bonsoir monsieur le ministre. On va parler évidemment dans le détail du budget he vous y attendez et et on attend de votre part ce soir des précisions he sur la copie du gouvernement mais on commence avec l'actualité et c'est évidemment le pape qui sonne la charge ce soir contre la
grande réforme sociétale du président Macron. la loi sur la fin de vie et l'aide active à mourir. Écoutez le le souverain pontif. Aucune loi humane ne doit vous faire perdre la certitude de votre dignité que la tentation de donner la mort sous couvert des fausses compassions doit être fermément rejeté. Il est impossible de considérer comme normal de donner la morte. Ce qui est légal n'est pas nécessairement moral. Voilà, il y a les mots, il y a aussi le ton très ferme du pape Léon X. Comment vous, ministre de la République, vous recevez ce message ? Bah d'abord en me
rappelant qu'il y a une séparation en France, non seulement évidemment de l'église et de l'État, ça va de soi, mais enfin aussi du débat public où le législateur, le gouvernement propose des lois en l'occurrence en matière sociétale en ayant à l'esprit la diversité des convictions religieuses, la partie des Non mais ça c'est la loi. Mais est-ce que c'est de l'ingérance qu'il est en train de faire là le pape ? Non, le pape rappelle, je pense qu'il y a pas une grande surprise dans ce que le pape rappelle, il rappelle la doctrine de l'église en tout cas telle que le pape la donne. Et je crois qu'il y a aucune surprise pour quiconque sur la position de l'Église catholique en matière de fin de vie. Il est pas en train d'affaiblir la loi pour vous. Il est pas en train d'appeler
les soignants à faire à désobéir la cause. C'est pas ce que j'ai entendu dans les propos que vous avez là enregistré. À nouveau la conférence des évêques de France s'était elle-même exprimée. Il n'empêche que le parlement a légiféré et que c'est désormais la loi de la République. Ce qui est légal n'est pas nécessairement moral, dit le pape. Autorité religieuse. C'est le le chef de l'église qui parle. C'est pas une vous l'entendez pas comme une consigne donnée à des soignants qui en leur âme et conscience pourraient justement déclencher une cause de conscience et dire moi je n'appliquerai pas à cette loi. Non, je ne le vois pas comme ça et à la limite j'ai envie d'aller au bout de la séparation de l'église et de l'État. l'assemblée légifère en fonction des
principes des convictions des députés et du mandat donné par les électeurs sans écrire sous la dicté de quelconque autorité religieuse que ce soit, il est normal à leur tour que les autorités religieuses fassent preuve de leur conviction, les disent publiquement et je crois que c'est ce que le pape a fait aujourd'hui. Donc on prend on comprend pour vous que David Hamlel il y a pas de questions sur ce sujet. Est-ce que au-delà de ce qu'on a pu entendre sur ces propos qui ont pu frapper de la rencontre qui a lieu avec nous actuellement avec des victimes de prêtres pédophiles dans dans l'église ? Quel regard vous vous portez-vous sur cette visite du pape sur 4 jours extrêmement suivis dans les rues de France jour de Concorde titre le Parisien. Qu'est-ce que ça vous inspire
? D'abord, c'est un événement important pour beaucoup de Français, pour beaucoup de Français catholiques. On a vu les participations qui ont eu lieu aux différentes messes. C'est un moment important pour la France aussi parce que dans le monde entier, les gens regardent les images de Paris, de Lourde, de messe. Voilà, je pense que c'est un moment important pour beaucoup de gens en France et pour beaucoup de gens à l'étranger. Mais mais une messe géante, hein, notamment place de la Concorde sur les Champs-Élysées à Lourde. Vous qui avez régulièrement pris euh vraiment position pour la laïcité, est-ce que ça vous a un peu choqué ? Est-ce que pour vous, on allait auelà et on a bafoué un peu la séparation de l'église et de l'État ? Non, il y a des événements qui se
tiennent dans l'espace public, qui sont déclarés en préfecture, qui sont organisés. À nouveau, laïcité, c'est la séparation. Ce n'est pas l'hostilité. Et donc je crois que ce qui s'est déroulé parfaitement conforme au principe de la laïcité. On va revenir bientôt au budget aussi David Damiel. Mais l'argent public, vous le savez bien, on en manque. Est-ce que vous savez précisément combien cette visite a coûté au contribuable ? Mais il y a une organisation, une sécurisation des événements qui est apporté par les forces de l'ordre comme c'est le cas pour les grands événements et c'est 15000 forces de l'ordre sur Paris vendredi 2500 sapeurs pompiers. Vous n'avez pas le le coût pour de la sécurisation de des transports du Il y a aussi des alors si on allait si
on allit au bout et sans doute qu'il y aura des bilans qui seront faits, il y a aussi des retombé économique lié aux personnes qui se déplacent qui consoment. D'accord. Mais vous n'avez pas le chiffre de ce que ça représentait pour l'état. Non mais c'est un [raclement de gorge] déploiement des forces de l'ordre comme on en a pour la plupart des grands des grands événements. Donc à nouveau le chiffrage devra être fait en prenant en compte l'ensemble y compris des retombées économiques. Ser qu'il ne coûte à l'état manifestement selon [rires] vous. On verra, on verra dans les prochaines semaines, les analystes seront disponibles. Un mot quand même sur ce mot de Concorde. C'est vrai qu'on est frappé évidemment par les marées humaines, par le monde. On va dépasser largement le
million de Français hein entre messe lourde et et Paris. Il n'y a plus que la figure du pape pour unir un pays si fracturé que le vôtre. Oh non, pas du tout. On a vu d'ailleurs des grands moments de fraternité républicaine ces dernières années. Rappelez-vous du moment des Jeux Olympiques par exemple où on a vu la fierté commune dans l'ensemble du pays de pouvoir donner ce grand moment ce grand moment au monde. Donc je crois qu'à intervalle régulier on le voit et heureusement ce n'est pas uniquement lié à la visite du pape. L'autre actualité et celle-ci est bien évidemment la plus brûlante c'est la crise des carburants. La vie chère qui gagne progressivement toute l'économie. On va écouter quelques paroles de français recueillies par nos journalistes ici en région à Nant et à Dijon.
Déjà mes course, je les fais à la calculette à la calculette et puis il y a des enseignes où les produits je sais qu'ils sont moins chers. Du coup bah je fais souvent mes courses dans plusieurs magasins différents. Moi je suis intérimaire donc j'évite de prendre des missions loin à cause de l'essence. Quand c'est à plus de 40 km donc ça fait 80 km dans la journée. C'est trop. Aujourd'hui on regarde tout. On est obligé. On a pas le choix de toute façon aujourd'hui entre ce qui rentre une fois par mois et ce qui part tous les jours avec toutes ces taxes, toutes ces TVA, ça reste compliqué pour tout le monde je pense. Voilà, on est à 240 le lit de gazol 28 le s plomb 98 22 le 95 ça va durer monsieur le ministre c'est une certitude. Non, il y a beaucoup d'incertitudes
depuis le début de cette de cette crise depuis le déclenchement de la guerre dans le D3 d'Ormous. Quelles sont vos visions à Berti pour ça je piloter dans le temps ? Est-ce que ça peut pas tomber, le prix peut pas retomber même si ça se débloque dans le Moyen-Orient du jour au lendemain ? Non, c'est pour ça qu'on aura des prévisions encore élevées du prix du pétrole. C'est la raison pour laquelle on a révisé fortement à la baisse notre prévision de croissance pour l'année 2026 puisque on prévoyait 1 % de taux de croissance en début d'année avant le déclenchement de la guerre dans le D3 d'Ormous. On prévoit maintenant une croissance divisée par 2 à 0,5 % pour l'année 2026. Mais on sait aussi et c'est la particularité de cette guerre des D3 en quelque sorte à la fois
d'ailleurs du côté d'Ormous et désormais du côté de Babel Mandebelligérant qui sont quand même très fluctuants. ou regardez les mouvements du prix du pétrole et donc du prix à la pompe ne serait-ce qu'entre le mois de juillet et bien sûr c'est très volatile mais le chef de l'État la semaine dernière avait les chefs de parti selon les participants pour ne citer que Fabien Roussell le communiste il aurait dit que ça allait durer s'installer cette crise des carburants. Vous vous avez des informations qu'on a pas vous confirmé ça ? Non mais que on soit rentré dans un monde où il y a des perturbations très importantes des prix de l'énergie c'est certain. On l'a vu d'ailleurs avec le déclenchement de la guerre y compris contre l'Ukraine en 2022. Après à quel
niveau le prix du baril et donc le prix à la pompe va se stabiliser 3 € 3 € c'est crédible ou pas à ce stade 3 € le litre d'essence ? Non mais à ce stade on est très loin des 3 € donc je veux dire y compris dans un moment où on voit c'est extrêmement compliqué extrêmement tendu. Au mois de juillet on était plus bas donc où est-ce qu'on en sera dans un mois 2 mois 3 mois il y a beaucoup d'incertitude. Ce qui est certain qu'il faut qu'on puisse avoir pour cela une réponse économique qui soit adaptable. et c'est ce qu'on a fait depuis le début de la guerre en prolongeant les aides à chaque fois que c'était nécessaire et y compris maintenant en les intensifiant en les va venir à la réponse justement les aides ciblé mais il y a une française qui dit je suis obligé d'arrêter de
travailler qu'est-ce que vous lui répondez bah d'abord c'est la raison pour laquelle toutes nos aides elles doivent aller vers les travailleurs parce que justement il y a rien de plus terrible que de devoir s'arrêter de travailler avec tout ce que ça veut dire de perte de revenus évidemment pour les gens concernés donc depuis le début de la [raclement de gorge] crise on concentre nos aides vers les travailleurs, d'abord vers les secteurs économiques qui sont les plus touchés pour que les pêcheurs puissent aller en mer, pour soutenir les agriculteurs, soutenir le secteur du BTP et puis pour les travailleurs qui ont besoin de leur voiture pour se rendre sur leur lieu de de travail, travailleurs des classes populaires et des classes moyennes. Vous continuez le
ciblage. C'est pas forcément ce qu'on a cru comprendre dans la bouche du chef de l'État au 20h jeudi soir sur France 2. Écoutez Emmanuel Macron. gouvernement met tout sur la table et s'il faut aller plus loin et y compris ouvrir des chantiers comme celui que vous avez ouvert, il y a pas de tabou. On laissera pas les prix s'envoler pour les Français. Et donc le gouvernement est à la manœuvre, j'ai eu le premier ministre tout à l'heure sur ce sujet et en fonction de l'évolution, il prendra toutes les dispositions jusque et y compris baisser les taxes, chose que vous n'avez pas fait jusqu'à présent. Je pense qu'en fonction de l'évolution, il faut rien exclure. Je vais pas vous dire, on ne le fera jamais. Voilà. Qu'est-ce que ça veut dire très précisément ?
Bah d'abord, vous avez pris un drôle de choix d'extrait parce que vous conviendrez c'est notre choix de jour prononcer du président fait. Mais tout à fait mais ce caslà, il fallait montrer l'ensemble du prononcer non parce que vous savez que avant et pendant de longues minutes, il a précisément expliqué pourquoi la réponse qui était apportée par le gouvernement, je cite de mémoire, pardonnez-moi, mais enfin d'avoir des aides ciblées était la bonne réponse. Donc il l'a expliqué longuement pendant l'interview. Là, ce que le président euh dit, c'est que rien n'est exclu. Nous l'avons entendu tous ensemble. Mais parce que évidemment que dans l'absolu, personne n'est la crise venait à basculer à basculer dans un dans un dans un autre monde, évidemment que la politique économique
s'adapterait. Mais on en est pas là du tout aujourd'hui et pour les prochains mois, la réponse devra rester la même. Des aides temporaires, des aides ciblées et des aides et des aides financées. Nous avons nous avons prolongé les aides jusqu'au mois de décembre et c'était extrêmement important pour donner de la visibilité. Alors, ça veut dire que jusqu'à décembre, vous ne toucherez pas la TVA ? Soyons bien précis. Marine Le Pen réclame à Coréacak une baisse de TVA. Vous dites non. Très clairement, ça n pas la proposition de Marine Le Pen, elle coûterait plus cher que l'ensemble du budget du ministère de la justice. C'est plus d'une dizaine de milliards d'euros. Donc c'est évidemment insoutenable. Et ceux qui disent ça mentent au français parce que demain ça
impliquerait d'augmenter les impôts. D'ailleurs, les hausses de les baisses de taxes généralisées d'aujourd'hui, c'est les hausse de taxe généralisé de demain. Et je crois que promettre d'une main pour reprendre de l'autre, c'est pas ce que les Français attendent particulièrement aujourd'hui. Mais imaginons la crise dure, imaginons qu'elle s'aggrave. Qu'est-ce qui coûterait le plus cher au pays ? Faire de l'aide ciblée au compte goutte comme vous faites désormais et risquer peut-être un mouvement social et une croissance nulle ou lâcher maintenant pour soutenir le pouvoir d'achat, donc la croissance. Mais regardez, il y a ce qui se passe dans les pays qui ont fait un choix différent. Les Allemands par exemple viennent d'annoncer une baisse de 17 centimes par litre.
D'accord ? Donc là, il vise très large. Mais pour les personnes dont on parle, celles dont Miriam et Kawa parlait tout à l'heure, les travailleurs, bah ça fait beaucoup moins que ce qu'on propose nous parce que l'aide qui est proposée ciblée vers les travailleurs grand rouleurs, c'est l'équivalent de 40 centimes par litre d'ici le mois de décembre. Et donc oui, c'est la ligne qu'on a choisie. On n'aide pas des gens qui comme moi, par exemple, prendraient leur voiture pour aller le weekend. Je je répondrai là-dessus. Mais en aidant pas des gens qui euh comme moi prennent leur voiture pour aller le weekend, on peut mettre plus sur la table pour les gens qui ont besoin de leur voiture pour aller bosser. 40 centimes par litre en France pour les travailleurs grands rouleurs
avec les 100 € d'ici la fin du mois de décembre qui s'ajoutent aux aides déjà données contre 17 centimes par la mesure allemande. Donc oui, en en ayant des aides moins larges, on peut faire plus pour ceux qui ont plus besoin. Peut-être. Alors, c'est technique mais il y a l'axise aussi hein parce qu'on parle beaucoup de la TVA, mais il y a l'axise qui est l'autre taxe que récupère l'État. Est-ce que là on peut y toucher ? On voit que l'Espagne a négocié avec l'Union européenne de baisser un peu cette accise pour pouvoir la répercuter sur les prix aux litres. C'est aux alentours d' 1,90 € le litre en Espagne. 50 centimes moins cher qu'en France actuellement. Je d'abord rappelons les éléments essentiels. L'État ne gagne pas 1 € dans cette crise sur les recettes li carburant pour les
raisons que vous évoquez la TVA. Non mais là pour le coup les chiffres parlent de même, je les publie tous les 10 jours pour qu'il n'y ait aucun doute dessus puisque on perd bien davantage en recette qu'il y a à l'axis parce qu'elle dépend pas du tout des prix, elle dépend uniquement des volumes consommés. C'est l'ancienne, ça a été la la TICPE il y a jusqu'à il y a pas longtemps mais enfin nous avons perdu déjà 400 millions d'euros de recettes fiscales uniquement lié au carburant. Je parle même pas des pertes de recettes fiscales liées au ralentissement de la croissance éidment d'ailleurs, c'est moins de TVA, moins d'impôt sur le revenu et cetera. Bon, donc nous sommes dans cette situation là. On est dans un monde où les chocs énergétiques arrivent de manière de plus
en plus régulière parce que c'est le chaos de la situation internationale. Rappelez-vous la guerre en Ukraine en 2022, on voit maintenant la guerre dans des trois dormous. Qui sait ce qui se passera en 2028, en 2029, en 2030, je vais pas être l'oiseau de mauvais augur, enfin il peut y avoir de nouveaux chocs, de nouvelles crises. Et donc notre responsabilité au gouvernement, c'est d'aider les Français aujourd'hui mais de jamais nous retrouver dans une situation où on ne pourrait plus aider les Français demain. Et c'est la raison pour laquelle les aides, elles doivent être ciblées et financé. Levier, le dernier levier, c'est les certificats d'économie d'énergie. Là, on est à peu près à 17 centimes qu'on pourrait regagner en pouvoir d'achat. Ça sert à à
la transition écologique et il y a le RN qui réclame ça. Mais il y a aussi LR hein qui pour partie était partenaire de cette coalition du ministre [rires] pendant c ans d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous pouvez nous dire à quelle horizon on sent bien que vous pilotez un peu au mois le mois mais si cette ce levier là peut être actionné ? Mais non parce que ce serait un jeu de bon tau. Là aussi ce serait reprendre d'une main ce qu'on prétendrait donner l'autre. À quoi ils servent les certificats d'économie d'énergie ? Bah, ils servent précisément à soutenir le pouvoir d'achat des Français. Bah ouais, ils servent à aider les Français qui ont besoin de changer de voiture. Ils aident à soutenir le secteur de la rénovation énergétique, le bâtiment. Donc derrière,
c'est des emplois et du pouvoir d'achat. Ça c'est arbitré, c'est non. Sur les certificats d'économie d'énergie, c'est arbitré, c'est non. Bah, je le dis, la baisse des certificats d'économie d'énergie, ce serait sacrifier des filières économiques entières et sacrifier des aides aux Français. Mais quand on vous entend, monsieur le ministre, on a l'impression que par rapport à ce que dit Emmanuel Macron jeudi soir, lui dit "Il n'y a pas de tabou". Dans votre voix, on a l'impression que si les tabous, ils ne sont pas prêts de tomber sur la taxation du carburant, c'est parce que c'est parce que ce qu'Emmanuel Macron a évoqué était beaucoup plus large que l'extrait que vous avez donné puisque il est précisément revenu sur le fait que la réponse ciblée proportionnée était la
bonne et là c'est les mots du président. Il a dit effectivement ciblé mais il a aussi dit que rien né. il est interrogé sur ce qu'il pourrait se passer dans un monde où la situation s'aggraverait de manière beaucoup plus brutale que c'est le cas aujourd'hui. Moi, je vous réponds en l'état des informations dont nous disposons, en l'état du prix pour les prochains mois et je le redis, ce principe des aides ciblées, des aides temporaires, des aides financées, il est extrêmement important parce que sinon, on ferait aux français des promesses de Gascon. Hm hm. Et et vous dites aux Français, allez-y sur le site, ça marche, c'est rapide, c'est efficace parce que il y a eu beaucoup de non recours. Ça veut dire que c'est pas si simple. Non, le le le non recours n'est pas lié à la
difficulté du site. C'est lié au fait que Non, mais c'est très c'est pour ça que j'en parle à chaque fois que je fais un média. Je vous remercie de pouvoir me le dire aujourd'hui. Quand vous allez sur le site internet pour demander l'aide, ça prend quelques minutes et ensuite entre le moment où vous avez demandé l'aide et le paiement, ça prend une dizaine de jours. Donc c'est quand même rapide. Allez, on va passer au gros morceaux. Le budget 2027, c'est demander le programme tout de suite. Alors, monsieur le minre, on va parler évidemment des des retraités, on va parler des étudiants, on va parler des fonctionnaires dont vous êtes aussi le le ministre. Je le rappelle, tous vont devoir se serrer la ceinture puisque vous avez décidé et effectivement les déficits le commandent de baisser les
dépenses publique. Mais on a choisi de commencer ce chapitre par les recettes, par les recettes fiscales et par les impôts. Donc est-ce que vous considérez qu'aujourd'hui il faut faire payer davantage les plus riches grands groupes comme particuliers ? Je considère que le problème essentiel en France d'ailleurs quand on se compare par rapport aux autres pays, c'est évidemment notre niveau très élevé de dépenses publiques. C'est pour ça que j'ai fait ce préambule puison puisqu'on a un taux de prélèvement obligatoire qui est d'ors et déjà record en Europe. Faut-il faire payer davantage les plus riches ? Mais je considère par ailleurs que quand on demande des efforts à tous les Français, vous l'évoquez, demander des efforts aux rentes notamment des plus fortunés, c'est évidemment de la
dessence ordinaire. C'est la raison pour laquelle dans le budget qui sera présenté par le gouvernement dans la loi de finance initiale, il y aura des mesures de lutte contre les rentes, il y aura des mesures de lutte contre l'abus de certaines niches fiscales. On aura, on les présentera jeudi prochain au moment du dépôt du projet de loi de finance. Il y aura évidemment il y aura évidemment des débats il y aura évidemment des débats au cours du parlement. Des rapports importants ont été déposés par député Charles Decourson, Jean-Paul Mat. Rien n'est à bout du moment que c'est crédible économiquement, que c'est crédible budgétairement et donc ça sera sur la justice fiscale. Non mais du moment que c'est crédible économiquement, financièrement, budgétairement, la taxe Zucman, personne
en réalité n'y croyait vraiment, [raclement de gorge] ça aurait été destructeur pour le tissu économique français. En revanche, en revanche, pouvoir lutter contre des abus liés à l'utilisation de certaines niches qui permettent de la suroptimisation fiscale. Ça évidemment continuer à travailler précisément à quelle niche vous pensez là parce que c'est très très abstrait pour pour moi là. Il y aura à nouveau des annonces qui seront faites dans les prochains jours. Elles seront faites au moment du dépôt du projet de loi de finance. Lit en terme de rendement, c'était pas non plus mesures en la matière. Par ailleurs, par ailleurs, je je rappelle la contribution différentielle sur les hauts revenus, c'est-à-dire cette contribution qui fait que les plus fortunés paye davantage d'impôts sur les
revenus liés au capital, elle sera évidemment prolongée dans le prochain budget. [rires] ou la surtaxe dans le projet de loi de finance initiale, elle ne sera pas augmentée, elle sera en revanche prolongée et je le dis, il y aura d'autres mesures de lut jusqu'où vous êtes prêt à aller en matière de justice fiscale parce que c'est un sujet important qui permet aussi parfois d'accepter de consentir à des sacrifices en matière de dépenses sur les super profits des groupes pétroliers comme total même le président, on va le réécouter, ne ferme pas la porte. d'écouter tout ce qu'on dit c'est vous êtes français soyez patriotes. Ils sont patriotes, ils font pas de marge chez nous. Et donc ce débat est légitime, il viendra. Je je l'écarte pas mais je dis de manière pragmatique
si on taxait on aurait pas des prix plus bas à la pompe. Là par le plafond mise en place on a des prix plus bas. Alors qu'est-ce que vous dites à ceux qui nous regardent ? Il y a le plafond dans toutes les stations sur les périphériques de France total, mais il y a la possibilité, les socialistes avaient tenté de taxer au fond le raffinage qui est bénéficiaire en France aujourd'hui. Je parle de l'année dernière, chiche ou pas ? D'abord, les entreprises ont une patrie. Donc c'est évidemment très important que quand il y a des situations très tendues comme celle qu'on vit aujourd'hui, une grandes entreprises françaises soient solidaire envers le pays qui leur a permis de naître en l'occurrence pour total, de se développer, de se projeter à l'étranger. Et donc oui, évidemment, il ne peut pas
y avoir de super profit qui serait fait en France au détriment du consommateur français. La question ensuite de savoir comment est-ce qu'on s'en assure, comment est-ce qu'on redistribue en quelque sorte. Il y a une manière indirecte qui est par l'impôt, elle a 500 rien pour trimestre pour le raffinage de elle a l'inconvénient d'être lente puisque ça nécessite de prélever ensuite d'avoir des mécanismes pour redistribuer. J'en doute pas d'ailleurs Myiam Kawaw, vous me diriez que tout ça est une usine à gaz comme vous l'avez évoqué précédemment où il y a une manière de redistribuer où il y a une manière de redistribuer de redistribuer directement et c'est quand même le grand avantage du plafonnement des prix à la pompe qu'on observe dans aucun autre pays dans aucun autre pays
d'ailleurs. Vous citre mais donc on change rien parce qu'on a peur que Total se fâche et dise attention le gouvernement veut taxer donc on va arrêter le plafonnement. Vous êtes soumis au chantage total ou pas ? Non. Regardez parliz des profits importants. Il y a depuis désormais 2 ans une surtaxe sur les profits importants des grands groupes sur taxe qui est loin d'être négligeable. Je rappelle que la taxe sur taxe à l'impôt on était sur les super profits des pétrolers parce que vous me parliez vous me parliez des super la constitutionnelle des grands groupes vous la baiss vous la baissver attendez laissez-moi finir mon développement vous dites vous avez peur de parler de la question du par profit et cetera bon la surtaxe à l'impose sur les sociétés aujourd'hui elle fait que
le taux que payent les grands groupes il est supérieur à celui qui était payé sous François Hollande et pour tout vous dire supérieur à celui qui était payé sous Lionel Jospin. Donc c'est quand même la situation dans laquelle on est. Total réalise l'essentiel de son profit dans des pays où il produit du pétrole parce qu'évidemment c'est là où les marges sont le plus importantes. Donc c'est les pay c'est les pays je vais venir sur le raffinage mais c'est les c'est l'essentiel du profit. Il est fait dans la production de pétrole. Donc c'est du profit qui est fait en Amérique latine, rappelons et donc ce sont les pays africains, ce sont les pays sud-américains qui taxent ces activités parce que c'est l'exploitation de leur sous. Ensuite, il y a la question il y a la question du
raffinage et là pour le coup Roland Lcur l'avait d'ailleurs déjà rappelé en en début de semaine ministre en charge il y a effectivement des demandes qui sont faites au niveau européen pour qu'on puisse d'abord faire un état des lieux de là où on en est effectivement des marges en matière de raffinage et qu'on puisse avancer au niveau européen. Dites le mot européen tout de suite, c'est très très lent, c'est des semaines, des mois. Vous avez avancé depuis que l'hypothèse d'une d'une négociation à plusieurs pays européens pour taxer les a sur la question du raffinage notamment, il y a des demandes qui ont été formulées par la France auprès de la Commission européenne, Roland Lcur est très mobilisé de le réclamer dans le débat parlementaire. Vous avez vu la lettre de Sébastien
Lecnu à Olivier Fort et au groupe socialiste. Il cherche une voie de passage à nouveau, un compromis comme il l'avait trouvé lors de du précédent budget. Est-ce que ça peut être une piste ? euh calibrer une taxe totale pour le dire vite. Mais je pense que ce qui est attendu maintenant des Français en l'occurrence, c'est de savoir comment est-ce qu'on peut les aider face à la crise carburant. Donc j'évoqué, je pense que le plafonnement, il est important. Je pense qu'il y a une initiative européenne à nouveau demandée par la France en ce qui concerne l'établissement des faits sur le raffinage. Après, il y a la question de la production de pétrole. Ça pour le coup, elle est faite dans les pays. Donc ce qu'on comprend dans dans vos propos euh monsieur le ministre, c'est que c'est pas sur la
surtaxation des groupes pétroliers et notamment total que que pourrait venir la solution. Est-ce que ça peut être sur les les gros patrimoines ? Quelqu'un que vous connaissez bien, c'est Amélie Monchalin, la présidente de la Cour des comptes a remis dans le débat, c'est assez étonnant de sa part puisqu'il a s'était opposé en tant que ministre, une forme d'ISF, ça s'appellerait désormais un impôt différentiel sur différentiel sur la fortune personnelle qui permettrait grosso modo, selon les calculs de la Cour des comptes, 1,4 milliards d'euros. Euh ça ça vous semble être une voie qu'il faut étudier, un retour de l'ISF sous une autre forme ? Alors, d'abord, c'est pas un retour de l'ISF, si j'ai bien compris le mécanisme proposé par la Cour des comptes, mécanisme qui avait d'abord été déjà
discuté l'an dernier, c'est un mécanisme de lutte contre euh la multiplication des niches fiscales. Grosso modo, c'est la manière ce sera un prélèvement de 0,5 % visiblement sur les gros patrimoines en plus de l'IFI. Il estch mais non c'est pas ça. C'est parce qu'il est la proposition de la Cour des comptes à nouveau. Je cite que la cour des comptes c'est un impôt différentiel. Donc c'est une logique un peu différente qui est d'éviter de lutter enfin de lutter contre la suroptimisation qui conduirait à avoir des tabres. Est-ce qu'il faut le prendre comme ça ? Est-ce qu'il faut le prendre en prenant les niches qui sont les plus utilisées pour pouvoir contourner l'impôt et pouvoir les corriger ? Je pense que c'est plus simple. En tout cas ça fait partie
évidemment des débats qui aura moment du Quelle niche scandaleuse ? Vous avez parlé d'optimisation. Quelle niche scandaleuse à vos yeux ? aujourd'hui pour être supprimé. Non mais c'est pas une question une question de suppression mais on sait qu'il y a bah si euh les holdings familiales par exemple bah la taxation des holdings pour le coup il y en a déjà une première étape dans le budget précédent. Il y a aussi des mécanismes qui permettent aujourd'hui d'avoir des sortes de boîtes noires où au fond les plusvalues réalisées ne sont jamais imposés. C'est des dispositifs très techniques utilisés par certains des plus fortunés. Je pense que ça pour le coup, il faut pouvoir effectivement les les corriger. Donc voilà, il y aura ces débatsl au moment du parlement.
David Amel, dans votre portefeuille, il y a pas que le budget hein, c'est déjà difficile. Il y a aussi les fonctionnaires, ministres de la fonction publique dont l'intersyndical appelle à la grève, ce sera mardi avec près de 160 manifestations prévues à travers la France. Enseignant, soignant, agents des impôts, agents municipaux, régionaux, sapeurs pompiers, tous protestent contre le gel de leur point d'indice qui est prévu dans la copie initiale du budget. Qu'est-ce que vous leur dites à 4 jours de la présentation de ce projet de loi de finance ? Est-ce que c'est ça pourra encore bouger ce gel du point à 10 ou c'est trop tard, c'est fini, c'est acté ? Non, moi j'ai eu un dialogue permanent d'avec les organisations syndicales de la fonction publique dès le mois de juillet.
Dès le mois bien sûr, mais dès le mois de juillet, j'avais effectivement annoncé que le point d'indice ne serait pas dégelé en 2027 au vu de la situation des finances publiques. Pour autant, pour autant, je pense qu'il faut aussi entendre les difficultés de très nombreux agents publics, de très nombreux fonctionnaires et aller au-delà de l'augmentation liée aux promotions naturelles, si je puis dire, quand même de l'ordre de 4 milliards d'euros, mais il faut aller au-delà. Je pense qu'on a notamment beaucoup à faire pour rémunérer davantage la promotion au sein de la fonction publique. D'abord parce que vous avez des gens dans plus bas niveau de rémunération de la fonction publique qui passent des années scotchées au SMIC. Et ça, il y a rien de plus désespérant quand vous êtes agent
d'accueil, quand vous êtes un agent des espaces verts par exemple de pouvoir passer de pouvoir passer des années de pouvoir passer des années euh au SMIC. Et donc je pense qu'il faut qu'on puisse travailler dessus pour pouvoir avoir des progressions. Projet de loi de finance. J'ai bah évidemment dans le cadre de des débats que nous aurons, il y a évidemment la question de savoir comment est-ce qu'on valorise mieux les expériences professionnelles antérieures. C'est vous êtes un contractuel, vous devenez fonctionnaire ou bien vous venez du secteur privé, vous devenez fonctionnaire. Aujourd'hui, votre expérience d'avant est écrasée dans votre rémunération. Ça pourrait concerner 30000 agents publics. Il y a aussi la manière de voir comment est-ce qu'on peut passer plus simplement d'une
catégorie C à une catégorie B d'une catégorie d'une réforme une catégorie A. Non, pas du enfin c'est des mesures qui d'abord pour une grande partie d'entre elles sont réglementaires qui doivent être aussi accompagnées dans le cadre du budget et en tout cas moi je proposerai aux organisations syndicales qu'on puisse y travailler ensemble. Crenez que c'est paradoxal d'entendre le gouvernement encenser les fonctionnaires pour leur courage dans les crises. On pense évidemment aux incendies de l'été et au final vous leur dites qu'il coûte trop cher. Non, d'abord je n'ai jamais dit ça. Pour indice je l'ai ça veut dire que il y a un probl je n'ai Non, je viens de vous annoncer au contraire le fait que je voulais ouvrir des chantiers que je voulais ouvrir des chantiers avec les
organisations syndicales de la fonction publique. Vous savez par ailleurs que ces dernières années, il y a eu en matière de santé par exemple, je pense au Séure, des mesures importantes et par ailleurs, il y a aussi un soutien qu'il faut apporter aux agents publics, au pouvoir d'achat des agents publics qui va au-delà, je pense en particulier à la protection sociale complémentaire. Je donne un exemple, aujourd'hui les soignants de ce pays, la fonction publique hospitalière fait partie des très rares catégories de salariés qui ne sont pas couverts, en tout cas de manière satisfaisante par la protection sociale complémentaire. C'est quand même un grand paradoxe aujourd'hui, une très grande injustice, c'est les soignants sont les moins bien traités du système
de soins. Et j'ai et j'ai le lancé une négociation avec les organisations avec les organisations syndicales de la fonction publique hospitalière pour qu'on puisse avoir une vraie couverture de complémentaire santé pour les soignants parce que c'est vrai que ça fait quand on est au SMIC, vous avez dit tout à l'heure que vous prendrez des quoi des actes réglementaires. Vous pouvez par décret décider telle ou telle augmentation dans tel ou tel secteur. Vous allez le faire dans que ce soit dans le il faut ensuite que ce soit dans le budget. Mais oui, je recevrai les organisations syndicales de la fonction publique pour pouvoir en discuter en discuter ensemble. Euh en dehors de votre poste de ministre, vous êtes aussi et vous ne vous en cachez pas, un des
soutiens d'un des candidats à l'élection présidentielle, c'est Gabriel Atal qui lui propose, s'il est élu en 2027, de supprimer 100000 postes de fonctionnaires. Alors là, je vous demande de reprendre votre casquette de ministre de l'action publique. Est-ce que vous êtes favorable à cette mesure ? Non, mais je vais pas rentrer dans un commentaire. Non mais je le dis, je vais pas rentrer dans un commentaire ligne à ligne des propositions proposition d'une campagne présidentielle do. Non, pour le coup ma position est très simple. Je dis d'abord je suis ministre donc oui je sais justement tant que ministre considab c'est un peu étrange comme gabatal vous dites faut supprimer 100000 fonctionnaires comme ministre vous dites non non mais ne vous faites pas mon ventrilo
je veux dire je considère pour ma part que quand je regarde l'augmentation de la dépense publique depuis 50 ans, le problème n'est pas du côté de la fonction publique. 80 % de l'augmentation de la dépense publique 80 % de l'augmentation 80 % de l'augmentation de la dépense publique depuis 50 ans, c'est la dépense sociale. Et quand on parle de la dépense sociale, c'est les dépenses de retraite et les dépenses santé. Et d'ailleurs Gabriel Atal le porte courageusement parce que j'ai vu aussi les propositions de Gabriel Atal en matière les propositions Gabriel en matière de retraite. Elles sont courageuses et elles sont importantes. Mais je pense que dans le diagnostic qu'on doit avoir, c'est très important de rappeler ça. Est-ce que c'est tenable longtemps cette
double casquette de soutien de Gabriel Atal et de ministre de la fonction publique quand il y a une telle disccordance là sur le programme ? Je veux dire, je les candidats sont libres de faire leur proposition et par exemple Oui, mais Sébastien le Cornu vous a demandé a demandé à ses ministres s'il vous plaît pas de campagne dans le gouvernement. Est-ce que je vous donne l'impression de faire campagne ? Là, je réponds à vos questions sur la fonction publique et sur le diagnostic que je porte. Donc, je suis extrêmement clair dessus. Vous l'avez daté ? Mais je suis je suis euh élu, je suis euh élu député, j'ai des convictions politiques. Donc évidemment que je les exprime. En revanche, faire une campagne active, avoir un rôle dans une élection présidentielle, venir sur le plateau de
télévision à ce titre, bah je serai ministre tant que ma mission sera là. Un mot sur les APL là encore. Vous souvenez de ce qu'avait dit Emmanuel Macron après le le coût de rabot de 5 € en 2017 ? Il avait dit c'était une connerie sans nom, je cite le le chef de l'État. Est-ce que vous apprêtez à faire la même connerie ? Mais d'abord ça n'a rien à voir parce que là vous parlez d'une baisse des APL. C'est vrai. C'est un gel c un drau là c'est un gel de pas ce n'est pas ce n'est pas ce n'est pas ce qui est sur la table. Il s'agit pas de baisser les APL. La question est de savoir quand on regarde le prochain budget quand on est dans un contexte où il y a des taux d'intérêt qui sont à 4,7 % et j'espère qu'on aura l'occasion d'y revenir parce que faut se rendre compte de ce que ça
veut dire. On est dans une situation où l'année prochaine la charge d'intérêt, seule charge d'intérêt, c'est ce qu'on verse à nos créanciers, c'est la quasi totalité de l'impôt sur le revenu. Donc oui, évidemment qu'il faut pouvoir euh non mais il faut avant faut un frein d'urgence sur l'ensemble des augmentations de dépenses à quelques ex quand vous voyez les que au crous pour les repas à 1 € que de geler les APL. Mais d'abord le repas à 1 € au CRU, il sera prolongé l'année prochaine. Et c'est un soutien c'est un soutien très important soutien très important étudiant. Ce que je redis c'est que le principe dans le prochain budget c'est l'absence d'augmentation. L'exception c'est
l'augmentation. Mais c'est vrai d'abord pour les pardonnez-moi, la première décision que j'ai prise en la matière parce que vous citez l'exemple des APL, c'est sur le soutien aux entreprises parce que premier gel qui a été décidé par le gouvernement cette année, c'était le gel sur les allégègements généraux que j'ai pris au 1er juin dernier de charge pour les entreprises. Exactement. Qui si je ne l'avais pas prise, aurait dégradé aurait dégradé les comptes de la sécurité sociale de 2 milliards 8. Donc oui, nous sommes dans une situation où effectivement il y a des efforts généraux qui seront demandés à l'exception des filets de sécurité pour les plus pauvres RSA minimum vieillesse allocation adult sur les conséquences politiques. Vous alertiez il y a un instant de ne pas
avoir de budget. Vous avez dit c'est criminel si on a si la France n'a pas de budget. Qu'est-ce que qu'est-ce que ça veut dire ? Parce que les les mots un sens, c'est anxiogène. On va tout droit vers la censure à en croire les les oppositions. Ça va se finir comment ? Bah en tout cas, ne pas avoir de budget l'année prochaine, ce ne serait pas ne pas avoir de budget pour quelques semaines. Ça c'est ce qu'on a connu en 2025-26. Puis ensuite, on a eu des projets de loi de finance qui ont été adoptés au tout début de l'année et donc les choses ont puiss passer normalement. Là, on se retrouverait dans une situation où nouveau président de la République serait élu au mois de mai. J'imagine, en tout cas, il est très probable que dans la foulée, il y ait une dissolution de
l'Assemblée nationale, nouvelle majorité. vous n'auriez pas un budget vu les temps de construction d'un budget avant l'automne prochain à minima il faut des ordonnances est-ce que oui faudrait fonctionner par ordonnance vous êtes ouvert à ça non vous passez d'une question à l'autre mais madame me demandait pourquoi pourquoi ce serait problématique de ne pas avoir de budget l'année d'après d'abord parce que vous auriez un déficit qui partirait dans le décor parce que vous ne pourriez prendre aucune mesure. En revanche vous avez plein de mesures de soutien indispensables qui ne pourraient pas être prises. Mesure de soutien aux agriculteurs, mesures de soutien, on parlait de la crise carburant si jamais elle venait à durer, mesure de soutien à la Nouvelle-Calédonie, investissement dans
la loi de programmation militaire, ma prime rénuve qui s'arrêterait et donc tout ça plongerait je crois, le pays dans un grand désarrois économique et que ce serait plus grave que ce qui s'est passé déjà l'année passée, la loi spéciale, ah bah ça n'a rien à voir puisque là vous parlez d'une loi spéciale qui a duré quelques semaines. Là je vous parle d'une loi spéciale qui durait la majeure partie de l'année. Donc c'est quelque chose qu'on ne peut pas comparer. Et d'ailleurs, je voulais pas mais pour tout vous dire, je ne voulais pas qu'on croit sur parole parce que évidemment si je dis ça, je vois bien le soupçon qui dit il agite ça pour pouvoir négocier le budget. Donc faire un truc très simple. J'ai demandé au conseil d'État ce qu'il en est. Qu'est-ce qu'on a le droit de
faire en matière de loi spéciale ? Qu'est-ce qu'on a pas le droit de faire ? Puis ensuite, j'ai saisi l'inspection générale des finances qui est indépendante pour dire bah faites un rapport partant de la vie juridique incontestable du Conseil d'État pour donner secteur par secteur sur le plan de la vie économique ce qui est et on l'a rendu public et donc ce que je vous dis là n'est pas quelque chose que j'ai inventé quelque chose que j'ai bricolé c'est quelque chose qui a été établi de manière indépendante et qui est disponible par ailleurs pour tous les français qui s intéress de de ne pas avoir de de budget. Allez, on passe à la séquence vue d'ici avec le réseau des régions. Et le choix des régions cette semaine, c'est cette facturation électronique
pour toutes les entreprises obligatoires depuis le 1er septembre. Oui, la simplification de David Damiel, c'était un des chevaux de bataille d'Emmanuel Macron bien avant d'être élu président de la République. Ce qu'il voulait, c'était moins de norme, plus d'efficacité et presque inextrémiste avant la fin de son mandat. On peut dire, il a fait il a réussi à faire entrer en vigueur une des mesures qui lui tenait à cœur, c'est donc la généralisation de la facturation électronique. Pour faire très simple, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures sous cette forme depuis le 1er septembre et elles ont un an pour se préparer à en émettre également sous forme électronique. Une révolution pour beaucoup d'entre elles, pas toujours anticipée par ces
entreprises. Ce qui provoque des quaqus, c'est en tout cas ce qu'on pu constater à Sarla la Canada. C'est en en Dordogne, Brandon Noirette et Pascal Tinon. Je rentre mes codes d'accès et à un moment donné il y a voilà. Donc ça veut dire que le logiciel il y a un codeer erreur et que je ne peux pas y aboutir. Pour Babette, la facture électronique commence donc par un bug. Dans cette exploitation familiale de volaille, tout est fait sur place. Les poulets sont élevés ici, préparés puis vendus directement. Mais le travail continue aussi derrière l'ordinateur avec un nouveau système, une plateforme agréée pour les factures électroniques. Faut espérer qu'ils soient indulgents quoi. Parce que si d'un coup il demande
de tout ressaisir les arriérées alors qu'entre guillemets, on va dire que c'est pas notre faute. Donc si s'il faut trouver des journées à 36h, ce sera pas possible quoi. Et Babette est loin d'être la seule à devoir s'adapter. Et donc sur un marché par exemple en weekend de 3 jours, c'est vraiment lourd à gérer quoi. Donc il faudrait peut-être au lieu de nous rajouter des tâches administrative, essayer de nous dégager un peu plus de temps pour faire le travail qui qui nous correspond, qui est agriculteur quoi. Objectif désormais, faire peu à peu moins de place au petit papier. Oui. Bon, il y a encore un peu de chemin, on le voit David Damiel, un peu de scepticisme, des quaqus. Et pourtant, vous dites-vous que le premier bilan, il va au-delà des attentes. Euh mais est-ce
que numériser, c'est vraiment simplifié quand on sait qu'il y a 160 plateformes toutes privées d'ailleurs pour recueillir ces facturations électroniques ? D'abord, il y a beaucoup de plateformes parce qu'il faut offrir une diversité de choix. Et donc c'est l'avoir beaucoup de plateformes, c'est ce qui permet par exemple pour des entreprises qui euh reçoivent ou émettent peu de facture d'avoir des offres gratuite ou quasiment gratuit. Et puis à l'inverse, vous avez des entreprises qui ont besoin d'avoir des offres très sophistiquées parce que elles ont des besoins très importants. Juste rappeler plusieurs choses. D'abord, c'est une réforme qui a réussi chez nos voisins en Italie, en Belgique et qui est d'abord un gain pour les entreprises. Et c'est ce qu'on a pu
observer dans ces pays-là parce qu'ensuite c'est quoi un gain de temps, un gain financier les deux. D'abord, c'est c'est les délais de paiement qui se raccourcissent et on sait aujourd'hui que ce qui étrangle les petites entreprises françaises, c'est les délais de paiement. Ça permet ensuite d'avoir moins de contrôle parce que comme on a dispositif automatisé, on peut cibler les contrôles sur les vrais fraudeurs et arrêter d'embêter en demandant des documents de la paperace l'immense majorité des entreprises qui suivent les règles. D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle plus pour plus les contrôler mais pour mieux les contrôler ces entreprises. Évidemment, c'est pour pouvoir réduire le nombre de contrôles TT et surtout pour accélérer les délais de paiement. Et d'ailleurs, les études
sont par qui montrent que d'ors et déjà la préparation même de la réforme de la facturation électronique aurait eu un impact positif sur les délais de paiement. Et c'est la raison pour laquelle les organisations patronales ont soutenu cette réforme et je les remercie parce qu'il y a eu un une grande mobilisation. C'est pas une réforme qui vous dites que ça va dans le sens de l'histoire comme l'impôt à la source qui avait été un peu critiqué au départ mais qui finalement aujourd'hui accepté. Ensuite, je crois évidemment ça et je sais évidemment que les périodes de transition, elles sont toujours sources d'abord d'inquiétude, parfois évidemment de complexité et c'est la raison pour laquelle l'administration fera preuve de la plus grande tolérance. Je l'ai déjà annoncé,
il y aura aucune sanction pour aucune entreprise avant la fin de l'année 2026. L'obligation pour l'instant d'ailleurs sera uniquement de la réception pour les petites entreprises d'émission. C'est ensuite on pourra d'ailleurs tenir compte de la première phase, continuer à s'adapter mais je crois vraiment que on a là une réforme qui a réussi ailleurs, qui sera source de gain pour les entreprises et on a aujourd'hui effectivement 70 % des entreprises qui sont le cœur de cible de cette réforme qui ont d'ors et déjà adopté. Et quand je disais queon c'était au-delà des attentes, c'est parce que c'est au-delà de ce qui s'était passé dans les autres pays. Ça montre aussi tout le travail considérable et je l' remercie qui est fait par les entrepreneurs et y compris dans le monde agricole. On voit
donc on gagne du temps, on on va plus vite pour payer aussi, c'est quand même important. Mais plus on numérise, plus on augmente le le risque de piratage. Où en est-on à Bercy précisément ? Que savez-vous de de cette fameuse enquête après le siphonage des données fiscales de plus de 700000 contribuables ? Bah vous avez raison de rappeler d'abord cette affaire grave et j'ai immédiatement communiqué sur le sujet. On a transmis d'ailleurs aux parlementaires les informations, je pense en particulier aux sénateurs et puis surtout faut continuer à accélérer en matière de cybersécurité. Alors qu'est-ce qui a changé du coup à Ber à la DG FIP à la direction générale des finances publiques depuis ? Bah d'abord on a considérablement encore accéléré le renforcement de la cybersécurité.
On avait suite à la feuille de route he donné par le premier ministre prévu de généraliser l'authentification forte comme on dit pour les agents en février 2027. on va même l'anticiper, ce sera le cas dès la fin de l'année. On renforce encore le budget lié à la cybersécurité, on renforce les dispositifs de détection, de surveillance et puis on sait aussi qu'il y a un gros travail évidemment à faire au niveau interministériel parce que c'est souvent dans l'exploitation de ces failles entre les ministères que les attaquants arrivent à se à se glisser. Quelques petites questions sur la présidentielle parce que ça arrive très vite et les Français finalement sont déjà un peu dans la campagne quand on les interroge. En tout cas, ils suivent déjà de de près. Il a gos on parle un peu du bloc
central. Oui. Quand est-ce que quand est-ce que vous allez vous mettre d'accord avec Édouard Philippe ? Est-ce qu'il y a une date butoire ? C'est toujours janvier, février, chacun mène sa campagne parallèlement jusque là. Bah vous m'avez dit tout à l'heure que fallait pas séparer les rôles. Donc je vais pas maintenant vous voyez vous me poussez vous me poussez dans l'autre sens. Écoute non non mais partir aussi nombreux c'est la défaite assurée donc ça vous en convenez Non mais ce que je vois quand même aujourd'hui c'est que au-delà du nombre de personnes sur la ligne de départ question principale c'est quand même de savoir comment est-ce qu'on arrive à battre le Rassemblement national y compris au second tour parce que on voit on voit aujourd'hui non mais on voit
aujourd'hui il n'y a pas seulement un problème de premier tour il y a un problème de second tour et donc je pense qu'il faut qu'on puisse avoir une offre qui soit très rassembleuse qui dégage aussi un espoir parce que le simple barrage à l'extrême droite visiblement Mais quand il faut un candidat assez rapidement quand je pense qu'il y a encore Non mais la priorité aujourd'hui la priorité aujourd'hui pour moi c'est le savoir comment est-ce qu'on construit comment est-ce qu'on propose au français un projet qui soit capable de convaincre au second tour face à droite. J'ai pas de doute. J'ai pas de doute j'ai pas j'ai pas de doute qu'il y aura un rassemblement à un moment. Je pense même je pense même que ce rassemblement doit être plus large que celui que vous évoquez parce que à
un moment à un moment il faudra que les modérés que ce soit avant la présidentielle ou après la présidentielle se rassemble parce qu'on voit bien qu'entre la mut de retailler Hollande jusqu'à Gluxman ça veut dire quoi où sont les bornes je croisement je crois je crois en tout cas qu'il est très important effectivement de pouvoir rassembler les gens qui se reconnaissent dans le centre droit dans le bloc central et dans le centre gauche parce que sinon sinon on voit bien que la mâchoire candidat uni à Glxman. Non, je crois pas que ça marchera comme ça, mais je pense qu'en tout cas, il faut qu'il y ait une offre politique qui soit capable de rassembler ces électeurs là. Et ça c'est vital à nouveau pour éviter au premier tour la mâchoire d'acier mais au second tour aussi pour
éviter la défaite face au reconnaissez que si ces deux-là sont en course jusqu'au bout, c'est la défaite assurée pour ce que les valeurs que vous défendez. J'ai pas de doute en l'occurrence que Gabriel Atal et Édouard Philippe d'accord se mettront d'accord un moment. Ça faut plutôt leur demander à eu qu'à moi. Mais vous avez quand même aujourd'hui. Mais justement aujourd'hui c'est pas ce qui m'inquiète le plus. Ce qui m'inquiète le plus c'est "Et-on capable au second tour d'avoir une offre qui convaint une majorité de Français de battre l'extrême droite ?" Rapide bilan, vous étiez un pionnier du macronisme, vous avez écrit le progressisme ne tombe pas du ciel. Un livre au début en 2017 sur donné une doctrine à Emmanuel Macron. Le 7 mai 2017 devant le Louvre, il disait qu'il
ne voulait qu'il n'y ait plus aucune raison pour que les Français votent aux extrêmes. Euh, on on est presque 10 ans après. Est-ce que vous estimez qu'il a échoué ? Ouais, on voit bah on voit évidemment qu'on n' pas réussi à faire reculer l'extrême droite autant qu'on aurait voulu le faire. J'observe par ailleurs. Mais j'observe mais j'observe par ailleurs que c'est le cas dans l'ensemble du monde occidental. Regardez ce qui se passe en Allemagne. Regardez ce qui se passe au Royaume-Uni travaillistes sont au pouvoir. L'Allemagne ou les conservateurs sont au pouvoir. Regardez ce qui s'est passé. Une vague irrésistible aux États-Unis. Non, je pense qu'elle est résist'estce que vous avez raté. On est quand même à l'heure des bilans malgré tout. Mais elle effectivement elle est
effectivement très importante. Il y a un peu d'autocritique chez vous ? Bah évidemment qu'il faut pouvoir en permanence. Bah évidemment qu'il faut pouvoir en permanence. Je pense qu'il y a eu des grandes réussites sur le front de l'emploi. Je pense que ça a été une grande réussite. Je pense que sur le front européen, je pense qu'évidemment les fractures territoriales géographique en France, on voit bien d'ailleurs les cartes dans les intentions de vote entre les métropoles et le reste du pays sont immenses. Je pense que le sentiment d'assignation à résidence, le sentiment que les D sont parfois pipés dès la naissance, tout cela reste très fort en France et alimente une colère sociale qui aliment qui alimente le Rassemblement national. Moi, ma priorité
aujourd'hui avant les questions que vous me posez, c'est d'arriver à construire un budget. Ouais, je la main au socialiste pour qu'on puisse dans le cadre du budget pouvoir stabiliser la situation financière, pouvoir continuer à réduire le déficit public et donc permettre à l'élection présidentielle de se dérouler sereinement. Et je pense par ailleurs que c'est la meilleure manière ensuite avant votre carte blanche dans un instant la petite phrase quand même vous l'avez lu sans doute de Jean-François Copé sur Emmanuel Macron. C'est Néron qui regarde Rome brûlé. C'est le cauchemar sans fin. C'est dans un livre à paraître aux éditions du rocher. Vous savez si on commence à commenter les petites phrases les uns et des autres, on nen finit pas. Je crois que
au fond quand on regardera les 10 ans, je l'ai dit, il y a eu des grandes avancées. Je pense que la sortie du chômage de masse et la révolution européenne si je vous évoquez des réussites. Oh mais je suis un peu déçu même Kaw. Vous ne m'écoutez pas quand je vous répond. Je vous écoute mais je trouve pas que la fracture territoriale, je vous en ai parlé ou pas ? C'est vrai. Le sentiment d'assignation à la résidence, je vous en ai parlé ou pas ? la lutte contre le déterminisme social, le sentiment par les classes populaires de ce pays de au fond voir l'avenir de leurs enfants boucher. Tout cela, je crois que ça reste effectivement très important aujourd'hui en France et je pense que cette colère sociale, elle alimente évidemment le vote vers l'extrême droite
qui est notre responsabilité, c'est lui offrir d'autres réponses. La question de l'horizon bouché, c'est l'heure de votre carte blanche. C'est la dernière séquence de l'émission, ça s'appelle l'info en plus. Et l'info en plus, bah c'est une info de la semaine qui est un peu passé inaperçu et sur laquelle notre invité voulait revenir. Quel est votre choix David Daniel ? Oui, j'ai fait le choix de revenir sur un sondage que vous avez publié d'ailleurs, je crois en tout cas avec avec ici qui montre qu'une très grande partie des Français, vous avez les chiffres, je crois devant vous, craignent de faire des enfants dans le monde actuel. Et ça, je pense que ça en dit très long sur la situation dans laquelle on se trouve. Et donc moi, y compris comme ministre du budget, quand
je regarde les chiffres, bah je vois que malheureusement ces dernières décennies, on a toujours tendance à sacrifier les investissements, les dépenses dans l'avenir du pays, en particulier pour les enfants. Je le disais, 80 % de l'augmentation de la dépense publique ces dernières années, c'est les dépenses de retraite, c'est les dépenses de santé. Quand on regarde les chiffres aujourd'hui dans le budget de l'État, quand on regarde les chiffres de l'éducation nationale, je ferai toute la transparence d'ailleurs dessus dans le cadre de la présentation du budget, on affiche 90 milliards d'euros. En réalité, il y en a près de 30 % qui ne vont pas aux enseignants, qui ne vont pas aux salles de classe, qui ne vont pas aux élèves, mais qui vont en réalité au paiement du système de retraite. Et
donc je crois que à l'avenir dans les choix que nous devons faire bah il faut toujours systématiser la préférence les mots de Gabriir j'espère que ce sera j'ai entendu d'avoir pour le coup d'autres beaucoup d'autres candidats à l'élection présidentielle le faire et effectivement dans le budget que nous présenterons, nous allons investir massivement dans la jeunesse. Raison pour laquelle on fera pas d'économie sur l'apprentissage, raison pour laquelle les crédits de l'éducation nationale augmenteront alors que le nombre d'élèves baissent. Ça permettra de recruter des AOSH, des psychologues, des infirmières scolaires. Raison pour laquelle l'investissement dans la transition énergétique doit être là. Bah oui, parce que en a encore malgré ces sondages qui on doit faire
les efforts importants, si on doit faire les efforts importants que j'ai évoqué, bah je pense que ça doit être au service de nos enfants. Merci. Merci à vous. On s'arrête là. Merci beaucoup David Damiel d'avoir été l'invité du grand enjeu ici France Info.
David Amiel