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interviewBFMTV· 7 avril 2022 43 min

Le discours de Yannick Jadot lors de son meeting à Nantes

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Yannick Jadot

Ça va les amis ? Vous avez vu le soleil magnifique ? Je suis très heureux, très heureux et une fois n'est pas coutume, on va commencer un meeting avec la culture. Parce que nous sommes dans un lieu culturel, parce que quand un pays a l'imaginaire parfois tellement travaillé par les extrêmes, un imaginaire de haine, un imaginaire de stigmatisation, un imaginaire d'enfermement, un imaginaire de repli, bref, quand un pays est autant taraudé par des tensions, par des colères, par des interrogations, il y en a toujours une candidate et un candidat, ne nous trompons pas, c'est les deux mêmes faces de l'extrême droite.

Quand ces candidats manipulent les tensions, les colères pour porter finalement dans notre société des pulsions de mort, et bien nous sommes là pour leur rappeler que l'écologie, ce sont les forces de la vie, que l'écologie, c'est la joie, que l'écologie, c'est un imaginaire positif, optimiste sur la société, que l'écologie, c'est l'amour de la beauté, que l'écologie, c'est voir dans la nature, dans chaque femme et dans chaque homme, la beauté de l'humanité.

Voilà ce que c'est l'écologie, voilà pourquoi nous sommes autant attachés à la culture, parce que la culture, avec l'écologie, elle nous projette dans un avenir de solidarité, elle nous projette dans un avenir de bienveillance, d'entraide, elle nous projette dans un avenir où nous nous réconcilions, enfin, avec la nature. Alors dans notre projet, nous mettrons un milliard de plus sur la création culturelle, nous soutiendrons notre patrimoine culturel et nos institutions, et nous soutiendrons la capacité de chacune et de chacun à faire vivre son envie de créativité, à faire vivre ses énergies vitales.

Il y a 16 millions de personnes dans notre pays qui, en amateurs, font de la culture, et bien nous trouverons des tiers lieux, nous trouverons à travers les collectivités locales des soutiens, et la culture sera au cœur du projet écologiste, toujours. Vous savez, on parle souvent, et nous avons porté l'idée d'un Green Deal, nous avons porté cette idée de la reconstruction de notre économie et de la justice sociale, comme Roosevelt l'avait porté après la crise de 1929.

Souvenons-nous toujours que dans le programme de Roosevelt, il y avait aussi les grands parcs naturels, et il y avait un projet qu'on appelle le Federal Project One, qui consistait à investir massivement sur la création culturelle. Parce qu'une société qui va bien, c'est une société qui crée. Parce qu'une société qui va bien, c'est une société qui fait ensemble. Parce qu'une société qui va bien, c'est une société qui chante, qui rit et qui mange. Alors je vais être un peu moins drôle là. Vous avez vu comme moi, vous avez lu peut-être comme moi, le dernier rapport du GIEC de la communauté scientifique mondiale sur le climat. J'en ai parlé avec quelques parents.

Ils me disaient que leurs enfants étaient tétanisés. Tétanisés. Pourquoi ? Parce que ce que dit le rapport du GIEC, c'est qu'il nous reste 3 ans. 3 ans. Pas 15, pas 20, pas 30. Il nous reste 3 ans. Pour agir suffisamment pour le climat. Éviter le chaos, éviter la catastrophe. Ça fait longtemps qu'il y a des grands sommets sur le climat, vous le savez. Mais les premières grandes mobilisations mondiales sur le climat, c'était notamment en 2009, le sommet de Copenhague. Il y avait des manifestations monstrueuses, monstrueuses pour le climat. Mais à ce moment-là, c'était quoi notre message ? Les scientifiques alertent, et nous devons prendre soin des générations futures.

C'était ça notre message en 2009, en 2009, il y a 13 ans seulement. Et c'est incroyable et effroyable la façon dont l'avenir nous a rattrapés. J'étais tout à l'heure dans le pays de Ré, où, vous le savez, des terres sont en train d'être malheureusement prises par la mer. J'étais hier en Alsace avec des arboriculteurs, des arboricultrices bio, dont la récolte a été cramée par les gels tardifs. La question, ce n'est pas le gel. Il y a toujours eu des gels au mois d'avril. Et on dit même que, vous savez, les seins de glace, ils étaient la période jusqu'à laquelle on pouvait avoir des gels.

Ce qui a changé, ce qui a changé profondément, c'est que la végétation, elle se met en route beaucoup plus tôt. Et que les gels peuvent fracasser des cultures, la vigne, les fruits et légumes. L'année dernière, sur les gels tardifs, ça nous a coûté 5 milliards d'euros, rien que pour le secteur agricole, 5 milliards d'euros. Mais ce sont d'abord des drames humains, des drames naturels. Il y a l'été dernier, à la fin de l'été dernier, j'étais dans la plaine des Morts, dans le Var, qui avait subi les méga-feux. Et vous le savez, on a déjà, dans notre pays, des sécheresses depuis le Poitou-Charentes jusqu'en Provence. Ce que je veux dire, c'est que le dérèglement climatique, il est là.

Et quand le GIEC nous dit, nous avons 3 ans, 3 ans pour renverser la table, 3 ans pour arrêter les folies avec les énergies fossiles, 3 ans pour engager la transformation de nos logements, la transformation de nos transports, la transformation de l'agriculture, et bien quand on a 3 ans, on ne laisse pas Emmanuel Macron encore au pouvoir, parce que ce sera un quinquennat d'une action climatique, nous le savons. Nous avons un État condamné deux fois pour une action climatique par la justice française. Nous savons comment ont été obtenues ces décisions. Comment ont été obtenues ces décisions ? Ça a d'abord été l'affaire du siècle.

Une mobilisation citoyenne sans précédent, 2,5 millions de personnes, qui ont signé une pétition pour porter plainte contre l'État. Et cette plainte et la décision qui a été prise nous dit que non seulement l'État n'a pas agi, mais que l'État d'ici la fin de l'année doit compenser tout ce qui n'a pas été fait. Et je suis fier que l'une des initiatrices de l'affaire du siècle, Marie Toussaint, et bien aujourd'hui, elle est députée européenne écologiste. La deuxième condamnation, ça a été pour une ville sur le littoral. Grande Sainte, qui a gagné aussi contre l'État. Et je suis fier que celui, à l'époque, maire de Grande Sainte, Damien Carême, soit aujourd'hui député européen écologiste.

Ce que ça veut dire, à travers ces deux décisions, qui ne nous le cachons pas, sont des succès juridiques, mais sont des échecs collectifs. La justice qui condamne l'État, ça veut dire que la France n'est pas à la hauteur du grand défi environnemental. Et ça, c'est un échec collectif, mais ça n'est pas le nôtre. Parce que le vote écologiste, le vote écologiste, c'est un vote qui est toujours efficace. Quand vous prenez un bulletin écologiste, que vous le mettez dans l'urne, et bien ça transforme la société. Avec le résultat, et les députés européens que nous avons, le climat, malgré la pandémie, malgré la guerre en Ukraine, le climat est au cœur de l'agenda écolo.

Et quand vous mettez un bulletin pour les municipales, un bulletin écologiste, et bien ça transforme nos villes, ça transforme les transports collectifs, ça transforme le logement, ça transforme la culture, ça transforme l'alimentation. Le bulletin écologiste, c'est pas un bulletin tous les cinq ans, pour se faire plaisir. Le bulletin écologiste est toujours un vote efficace, toujours un vote de construction. Et c'est un vote, et c'est un vote pour le pouvoir d'achat. L'écologie est de loin aujourd'hui la meilleure alliée du pouvoir d'achat. Pourquoi ?

Quand les Françaises et les Français sont confrontés à l'explosion de leurs factures de chauffage, de leurs factures d'énergie, de leurs factures de carburant, et potentiellement de leurs factures alimentaires, et bien vous prenez les sujets un par un, si les Français aujourd'hui sont aussi vulnérables à l'explosion des prix, c'est à cause de l'inaction climatique. Ils n'ont pas isolé les logements, nous les isolerons. Ils n'ont pas déployé les énergies renouvelables, qui sont aujourd'hui les seules énergies de paix, de souveraineté et de sécurité. Nous déploierons ces énergies renouvelables.

Ils n'ont pas investi dans les transports collectifs, nous investirons dans les transports collectifs, pour que chacune, chacun, puisse se déplacer. Ils n'ont pas assez investi dans le vélo, et bien ce sont les élus écologistes, qui dans toutes les villes, développent les pistes cyclables et le vélo. Ils n'ont pas, vous le savez, investi dans la transition agricole. On a aujourd'hui un président de la République, sortant, dont le projet pour l'agriculture. Écoutez bien, c'est numérique, robotique, génétique. Vous vous rendez compte ? On parle du sol, on parle de la nature, on parle de notre alimentation. Et qu'est-ce que veut poursuivre le président de la République ?

Remplacer les paysannes et les paysans par des robots. Et c'est le retour des OGM. Et bien nous, notre projet, les amis, notre projet agricole, c'est paysannes, paysans, c'est biodiversité, et c'est de l'alimentation bio, une alimentation saine et savoureuse. Je veux vous dire aussi, ce soir, il nous reste, allez, une trentaine d'heures de campagne. Je veux vous dire ma fierté, ma fierté de faire partie du mouvement écologiste. Et cette fierté, je peux vous dire, les amis, je l'ai ressentie dans cette situation dramatique et historique que connaît le monde avec la guerre en Ukraine.

Je veux vous dire ma fierté parce que les écologistes jamais, jamais, jamais n'ont été complaisants avec les dictateurs. Jamais les écologistes n'ont cru à un moment donné que tutoyait le président Poutine. C'était une bonne idée. Jamais les écologistes n'ont concédé le fait que bombarder les populations civiles à Alep et dans le reste de la Syrie, ça allait régler les problèmes du monde. Jamais, jamais les écologistes n'ont considéré que quand la Russie rassemble 100, 150 000 soldats à la frontière de l'Ukraine, l'agresseur, ce sont les Américains. Nous n'avons jamais, nous ne nous sommes jamais trompés sur les dictatures. Nous les avons combattues en Chine, en Russie et ailleurs.

Nous avons toujours défendu la liberté, la démocratie, les droits humains parce que l'écologie, ce n'est pas le projet d'un pays. L'écologie, c'est le projet de l'humanité. Nous sommes internationalistes parce que le projet de l'écologie, c'est de défendre le vivant, c'est de défendre la vie toujours et partout. Et quand nous demandons un embargo sur le gaz et sur le pétrole russe, c'est d'abord pour défendre la vie des Ukrainiennes et des Ukrainiens qui sont bombardés, massacrés, suppliciés. Et quand on est écologiste, non seulement on défend la vie et les droits humains partout. Mais on veut sortir pour sauver le climat des énergies fossiles.

Et nous voulons sortir Total de Russie parce que Total, aujourd'hui, est complice des atrocités perpétrées en Ukraine. Eh bien, quand on est écologiste, on demande l'embargo sur le pétrole et sur le gaz parce qu'il nous faut sortir des énergies fossiles, quand on est écologiste, on combat Total qui est le lobby des énergies fossiles en Ouganda, en Birmanie, en Russie et ailleurs.

Et toutes celles et tous ceux qui se disent écologistes, et toutes celles et tous ceux qui vous prétendent défendre la paix, eh bien, quand on laisse un peu plus longtemps les énergies fossiles, quand on laisse Total perpétrer ces activités un peu partout dans le monde, quand on continue finalement à dire ça peut attendre un peu, encore 5 minutes d'addiction aux énergies fossiles, eh bien, quand on est écologiste, on le sait, plus tard, c'est toujours trop tard.

18:20
Locuteur non identifié

On était

18:41
Yannick Jadot

cet après-midi dans le pays de Ré, j'y étais déjà il y a quelques semaines, en haut d'une éolienne, pour admirer ce magnifique pays, qui n'est pas toujours une terre écolo, le pays de Ré, il faut se le dire aussi, mais ça me fait penser ce pays aussi à Saint-Pazan. Vous savez, dans ce village, il y a ce qu'on appelle un cluster, un cluster de cancers pédiatriques. J'étais allé il y a quelque temps du côté de La Rochelle, à Sarogatien, là aussi, un cluster un peu plus petit, mais un cluster de cancers pédiatriques.

J'y avais rencontré des familles, des mamans, des papas qui ne comprenaient pas, qui ne comprenaient pas pourquoi leurs enfants attrapaient le cancer et qui ne comprenaient pas pourquoi certains de ces enfants étaient décédés. Sur les 10, 15 dernières années, on a eu une augmentation de 20% des cancers pédiatriques. Et c'est mis sous silence. Quand les familles demandent à ce qu'il y ait des études, parce qu'ils vivent toujours à côté des champs où on épand les pesticides, et vous savez que ce gouvernement a accepté que le lobby de l'agriculture chargée en pesticides puisse quasiment épandre jusqu'à votre maison, jusqu'à la cour d'école, quasiment.

Il y a d'autres aussi industries qui polluent. Nous avons une responsabilité, nous, écologistes, et là aussi, c'est un vote unique, le vote écologiste de dimanche. C'est parce que nous allons mettre la santé environnementale comme la priorité du quinquennat. Nous ferons de la santé la grande cause nationale du quinquennat. Alors la santé, évidemment, la santé, évidemment, c'est bien soigné. On sait que depuis trois quinquennats, l'hôpital a été considéré comme une entreprise qui devait être rentable.

Et tous les cabinets de consultants dont on parle aujourd'hui passaient dans les hôpitaux pour fermer combien de lits ici, combien de lits là-bas, combien de postes là, et combien de centres d'urgence. Je ne sais plus quel est le chille, je crois qu'on a une centaine de centres d'urgence qui ont été fermés sur le territoire. Ça veut dire que dans certains territoires, si vous arrive quelque chose de grave, eh bien, ça sera compliqué. Ce sera compliqué. Donc nous allons d'abord réparer l'hôpital public. Nous allons construire une politique de santé qui soit fondée sur les besoins de la population identifiée.

Nous allons réunir sur ces bassins de population toute l'offre de santé avec l'hôpital public au cœur et nous donnerons les moyens à cette offre de santé, notamment à l'hôpital public, de répondre aux besoins. Et évidemment, évidemment, parce que l'hôpital, comme tous les services publics, ont été sacrifiés.

Eh bien oui, nous augmenterons les salaires des personnels à l'hôpital et nous recruterons 100 000 infirmières, infirmiers, pour que dans ce pays, dans notre pays, qui est l'une des premières puissances mondiales, eh bien, tout le monde soit soigné à égalité, en qualité, que les malades, que les patients soient bien traités, que les personnels soignants soient bien traités et que les personnels soignants reviennent à l'hôpital. vous savez leur amour de la santé, vous savez leur amour de l'hôpital, vous savez leur amour de leur mission.

Eh bien, nous allons démontrer que nous, peuple français, nous avons l'amour des fonctionnaires, nous avons l'amour des infirmières, nous avons l'amour des enseignants, des policiers, des magistrats, de toutes celles et tous ceux qui font partout sur les territoires, la promesse républicaine qui offre à chacune et à chacun dignité, respect, liberté, égalité, fraternité. La santé environnementale, c'est évidemment les pesticides. Nous en sortirons et nous interdirons dès notre arrivée au pouvoir si les françaises et les français le décident, le glyphosate, les néonicotinoïdes et les fongicides, SDHI.

Et nous accompagnerons les paysannes et les paysans pour réduire de 50% l'usage des pesticides en 5 ans. Et nous sortirons de l'élevage industriel, nous interdirons les élevages en cage pour que la souffrance animale, que nos éleveurs soient respectées, pour que l'environnement soit respecté et qu'on mange sain et bon. Parce que il ne faut pas se tromper, c'est quoi l'alternative à l'agriculture paysanne et à l'alimentation bio ? L'alternative c'est Sodexo, l'alternative c'est Buitoni, c'est Kinder et c'est Lactalis. Nous ne voulons pas de cette nourriture.

Et vous voyez dans ce scandale, il en dit tellement, il en dit tellement de l'organisation de notre système, il en dit tellement de la mise de l'Etat sous la coupe des lobbies parce que ces scandales sanitaires y compris qui sont arrivés cinq ans après l'histoire du lait pour enfants de Lactalis. C'était quoi la promesse du quinquennat Macron à l'époque ? C'était de renforcer les contrôles de l'Etat, c'était de renforcer les obligations des entreprises, c'était de les contrôler. Et bien depuis, dans ce quinquennat, on a réduit les contrôles, on a réduit les inspecteurs et on a laissé toute l'autonomie, toute la responsabilité aux entreprises pour faire des autocontrôles.

Et bien la société confisquée par les lobbies avec les écologistes, c'est terminé. Nous remplacerons ce quinquennat des lobbies par la République écologique, liberté, égalité, fraternité. Nous sortirons le lobby de la chasse des politiques publiques. Nous sortirons le lobby des pesticides des politiques publiques. Nous sortirons le lobby des énergies fossiles des politiques publiques. Et nous sortirons les cabinets de consultants des politiques publiques. Et nous les sortirons, vous savez, avec une grande loi. Il y a eu des grandes lois dans notre histoire. Il y a eu des grandes lois pour que l'État serve toujours l'intérêt général.

Et bien nous ferons la grande loi de séparation des lobbies et de l'État pour que plus jamais ce soit des intérêts particuliers, des intérêts privés qui dictent les politiques publiques dans notre pays. Et vous savez, ce qui est aussi au cœur du projet écologiste, toujours. Et c'est aussi pour ça qu'il faut agir maintenant. C'est aussi pour ça que les écologistes doivent être au pouvoir maintenant. Parce que la crise écologique, elle impacte, vous le savez, toujours, les plus fragiles, les plus faibles d'entre nous.

Pollution de l'air, malbouffe, précarité de logement, précarité de déplacement, inégalité territoriale, inégalité scolaire, ce sont toujours les classes populaires qui sont victimes des inégalités et de la crise écologique. C'est pour ça que les classes populaires, c'est pour ça que les plus fragiles seront toujours les premières bénéficiaires des politiques publiques, écologiques. C'est pour ça, c'est pour ça que nous augmenterons le SMIC à 1 400 euros net dès notre arrivée au pouvoir. C'est pour ça que nous dégèlerons le point d'indice des fonctionnaires. C'est pour ça que nous augmenterons de 20% les salaires dans l'éducation.

C'est pour ça que nous contraindrons tous les secteurs à bas salaire, à des négociations pour améliorer les salaires, les statuts et la santé au travail. La justice sociale, c'est aussi, enfin, le retour d'une justice fiscale. Nous remettrons en place un impôt de solidarité sur la fortune avec un malus climatique, notamment pour payer la mise en place d'un revenu citoyen d'autonomie. Chaque Française, chaque Français dans notre pays ne vivra plus avec moins de 920 euros par mois, ce qui est le seuil de grande pauvreté. Nous éradiquerons dans notre pays la grande pauvreté.

Et puisque, puisque, dans ce quinquennat, jamais jeunesse n'a été aussi mal traitée, eh bien, notre revenu citoyen sera un revenu d'autonomie. Dès 18 ans, les jeunes pourront bénéficier du revenu citoyen, pour qu'ils choisissent leur vie, pour qu'ils bâtissent leur vie, pour qu'ils choisissent leur destin et qu'ils soient autonomes. L'écologie, notre écologie, elle ne peut pas, elle ne peut pas maltraiter la jeunesse de notre pays à travers la maltraitance de l'éducation. Je ne sais pas si vous avez vu dans une grande interview qu'a donnée le président candidat qui ne veut pas débattre, dans le Figaro ce matin, il dit un certain nombre d'absurdités.

Il dit, par exemple, au fond, l'extrême droite a grandi dans ce pays ou s'est développé dans ce pays à cause des flux migratoires. Vous vous rendez compte ? Vous vous rendez compte ? Vous savez, on peut être incroyablement fier de notre pays dans l'accueil des réfugiés ukrainiens. On peut être fier, on peut être fier, on peut être fier de l'élan solidaire citoyen, de l'élan des municipalités, mais jamais, jamais, jamais, les écologistes feront le tri entre les réfugiés. On ne peut pas ouvrir les bras d'un côté aux Ukrainiens. On ne peut pas ouvrir les bras d'un côté aux Ukrainiens et arracher les tentes à Calais en humiliant des survivantes et des survivants.

Avec les écologistes, la France retrouvera le cœur de ses valeurs. Liberté, égalité, fraternité, accueil digne des réfugiés. Je parlais de la jeunesse. Je parlais de la jeunesse. C'est nous, la jeunesse, un peu moins moi que d'autres, mais la jeunesse, une société qui ne n'investit plus sur l'éducation, l'épanouissement, l'accomplissement de sa jeunesse. à l'école. Je l'ai dit, combien on maltraite les enfants, y compris parce qu'on maltraite la communauté éducative. J'étais, il y a deux jours, trois jours, dans la manifestation des accompagnants d'enfants en situation de handicap. Vous savez comment ils sont traités. Ils ont un contrat partiel. Ils touchent autour de 750 euros.

et ils sont baladés comme ça, suivant les besoins, suivant les envies. Maltraiter les accompagnantes et les accompagnants d'enfants en situation de handicap, c'est dire combien l'État et ce gouvernement maltraitent les enfants en situation de handicap. Eh bien, nous titulariserons les AESH catégorie B et nous ferons des temps complets pour que ces femmes et ces hommes et d'ailleurs surtout ces femmes aient la dignité de la reconnaissance de la société pour la mission et le travail accompli. Investir sur notre jeunesse, investir sur notre jeunesse, je l'ai dit, c'est le revenu citoyen d'autonomie.

investir sur notre jeunesse, c'est enfin établir le récipicé pendant les contrôles pour qu'il n'y ait plus de contrôle au faciès. Investir dans notre jeunesse, investir dans notre jeunesse, c'est aussi lui donner la possibilité de se déplacer, d'être mobile. Eh bien oui, nous mettrons en place le ticket Liberté Climat, un ticket unique pour prendre dans tout le pays et dans l'Europe avec les trains de nuit, tous les transports collectifs avec un seul ticket depuis Lille, le vélo, le tramway, le train jusqu'à Nantes pour faire la même chose avec un seul ticket. Voilà un projet de mobilité, d'autonomie.

Alors ça ne parle pas qu'à la jeunesse mais quand même, nous légaliserons le cannabis pour qu'enfin nous ayons dans notre pays une vraie politique contre l'addiction de la jeunesse, une vraie politique de santé publique et pour qu'on débarrasse les mafias et le deal d'un certain nombre de quartiers. Oui, c'est la seule politique responsable.

Et parce que la jeunesse, vous le savez, elle est particulièrement engagée sur le climat, on l'a dit, elle est particulièrement engagée, contre la souffrance animale, on l'a dit, contre le racisme et les discriminations, on l'a dit, mais parce qu'elle est aussi particulièrement engagée contre les violences faites aux femmes, et bien enfin, nous mettrons le milliard pour qu'on ait une police et une justice spécialisée. Unité zéro qui est intolérable, les droits des femmes devaient être la grande cause de quinquennat qui finit. Il y a eu 600 féminicides pendant ce quinquennat. Nous y mettrons fin en mettant les moyens. Alors, les amis, la question, pour qui votez dimanche ?

Vous le savez, ça ne vous a pas échappé parce que j'en suis convaincu. Vous en parlez entre amis, vous en parlez entre collègues, vous en parlez sur les réseaux sociaux, vous en parlez en famille. La question du choix du premier tour se pose à beaucoup d'électrices et d'électeurs. Et ils se disent aujourd'hui, c'est quoi le vote utile ? C'est quoi le vote efficace ? Merci. Bon, en même temps, Marine Tondelier, elle est porte-parole, si elle ne donne pas la bonne réponse, on a un problème. Le vote utile, c'est toujours le vote de conviction. quand on se bat politiquement, quand on est écologiste, quand on a gagné après s'être tellement battu contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes.

Cette région, on a gagné après s'être tellement battu contre le nucléaire. Quand on a gagné après avoir arraché et qu'on s'est tellement battu contre les OGM. Écologiste, ce n'est pas venir faire écologiste, c'est toujours un vote de construction. C'est toujours un vote pour être écologiste. Et quand on lit le rapport du GIEC, mais qu'ils le lisent tous, pour gagner sur le climat, on gagnera en tant que communauté échelle internationale, l'agenda climatique. Quand on est écologiste, on est toujours pour l'Europe, on est toujours à l'écologie, dans un seul pays. Écologie, c'est toujours les droits humains. Ici, à Nantes, à Kiev, à Moscou, chez les Ouïghours et à Pékin.

C'est dimanche, c'est dimanche, j'appelle... écologiste, il faut voter écologiste, pour que le prochain quinquennat ne soit pas un quinquennat d'échecs, ne soit pas un quinquennat d'inaction climatique, ne soit pas un quinquennat de régression sociale, et ne soit pas un quinquennat d'une démocratie confisquée par les lobbies. Alors, ensemble, les amis, pour aujourd'hui, pour demain, pour la nature, pour nous, pour les femmes, pour les hommes, pour la dignité et le respect, pour dimanche, votez et faites voter écologiste.

En compte sur vous, il ne faut rien lâcher, les amis, les amis, quand 40 à 50% de la société, quand 40% des Françaises et des Français sont toujours, qui décideront probablement dans les dernières heures, notre responsabilité, ma responsabilité, votre responsabilité, c'est d'aller les chercher partout, celles et ceux qui croient qu'on ne sauvera pas notre avenir sans lutter pour le climat, pour celles et ceux qui croient que chacune et chacun dans notre pays a droit à la dignité et au respect, pour celles et ceux qui croient en la justice sociale et pour celles et ceux qui croient en la démocratie en France, en Europe et dans le monde. Votez écologie, écologiste et faites voter écologiste.

Merci. Merci Nantes. Merci Nantes. Et peut-être vous allez gagner la Coupe de France. Bravo. Un supporter de Saint-Étienne comme moi, je suis très heureux pour Nantes. Merci Nantes.

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Locuteur non identifié

Applaudissez-le. Bravo. Notre candidat, il nous rend fiers. Je vous avais dit qu'il donnait tout. Merci Yannick. Et la campagne continue. Sous-titrage Société Radio-Canada