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InterviewFrance Inter — L'invité du week-end (sur Site radio)· 23 mars 2019 17 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

Olivia Gregoire : "Je suis outrée par le comportement de l'opposition" sur les "gilets jaunes"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Comment on sort de cette crise des gilets jaunes ?

  • 0:22FerméeRéponse partielle

    Un chèque surtout, 10 milliards ?

  • 1:02OuverteRéponse directe

    Et de la justice fiscale aussi ?

  • 2:38RelanceRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon appelle les manifestants à se mobiliser, est-ce un risque de tragédie ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Faites-vous partie de celles et ceux qui voient un risque de tragédie si les casseurs devaient venir au contact des militaires ?

  • 3:31RelanceRéponse directe

    Ce qui a changé, c'est que les cordons de policiers peuvent être vulnérables, non ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueFait
    « Un chèque, mais pas que, si vous m'autorisez de rappeler quand même le grand débat qui s'est terminé il y a quelques jours »
  • 0:34Invité politiqueFait
    « une réponse plus sécuritaire du gouvernement avec la loi anti-casseurs dont on sait qu'elle a créé certains états d'âme au plan politique »
  • 1:49Invité politiqueFait
    « Il appelle les manifestants à aller manifester alors même que le gouvernement fait tout pour essayer de protéger les manifestants »
  • 2:29Invité politiqueFait
    « L'escalade de la violence qu'on a connue samedi dernier à Paris, je suis élu de Paris et j'en ai encore beaucoup d'émotions »
  • 5:08Invité politiqueChiffre
    « 139 euros par mois pour les femmes monoparentales, ça a été voté dans le projet de loi de finances 2017 »
  • 5:22Invité politiqueFait
    « Nous avons voté au sein de la loi Pacte un amendement très important qui concerne les conjoints collaborateurs »
  • 5:42Invité politiqueFait
    « Nous avons voté un amendement avec d'ailleurs les oppositions, comme quoi on est capable de construire ensemble pour protéger ces femmes »
  • 13:03Invité politiquePromesse
    « un stop, un arrêt 2025 à la production de ces produits phytosanitaires »
  • 13:29Invité politiqueChiffre
    « il y a 2700 emplois directement concernés par la fermeture de ces usines phytosanitaires »
  • 16:15Invité politiqueFait
    « il y a des années c'était une urgence financière et économique qui nous contraignait, je me souviens 2001 »
  • 16:33Invité politiqueFait
    « 42 régimes, c'est plus possible, plus de simplicité et surtout plus de justice sociale »

Temps de parole

  • Olivia Grégoire74 %
  • Présentateur21 %
  • Invité5 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Olivia Grégoire, députée La République En Marche, présidente de la commission spéciale de la loi Pacte, les gilets jaunes aujourd'hui, 19ème mobilisation, 19ème samedi de mobilisation. Comment on sort de cette crise ?

0:13
Olivia Grégoire

Bonne question, ça fait 19 samedis qu'on essaye d'en sortir. Je pense qu'il y a eu beaucoup de réponses qui ont été apportées par le gouvernement.

0:22
Présentateur

Un chèque surtout, 10 milliards.

0:23
Olivia Grégoire

Un chèque, mais pas que, si vous m'autorisez de rappeler quand même le grand débat qui s'est terminé il y a quelques jours, avec quoi qu'on en dise quand même des centaines de milliers de contributions et de français qui sont venus débattre, mais aussi une réponse plus sécuritaire du gouvernement avec la loi anti-casseurs dont on sait qu'elle a créé certains états d'âme au plan politique.

Donc trois types de réponses pour essayer de mettre à mal une crise qui est une crise profonde et qui est, comme je le dis depuis un certain temps, une crise qui est certes adressée au gouvernement, qui concerne certes Emmanuel Macron, mais qui est une crise beaucoup plus large du politique, de la représentation et du lien entre nos concitoyens et leur représentation politique.

1:02
Présentateur

Et de la justice fiscale aussi.

1:03
Olivia Grégoire

Et de la justice fiscale, mais je crois que ce serait mal comprendre le sujet que d'oublier aussi les chiffres de l'abstention de 2017. Je ne vais pas tous les refaire, mais nous avons des Français qui, depuis un certain nombre d'années, estiment que les politiques ne sont pas à la hauteur de leurs enjeux, de leurs problèmes du quotidien. C'est la crise que nous avons à affronter ce matin. Et je vais le dire aussi avec force, si vous m'autorisez, je suis choqué, je suis parfois outré par les postures politiciennes des responsables de l'opposition. Je siège très fréquemment en hémicycle, je suis souvent en médias, j'écoute l'ensemble des représentants politiques des oppositions.

Je pense encore à Jean-Luc Mélenchon hier qui a fait une conférence de presse que j'ai réécoutée avant de venir vous voir. Il le dit aussi clairement que ça, il appelle à énormément de manifestants en ce samedi. Il appelle les manifestants à aller manifester alors même que le gouvernement fait tout pour essayer de protéger les manifestants à la suite de ce que nous avons vécu samedi dernier. Je vais le dire donc très simplement, je pense qu'il est grand temps que les oppositions comprennent aussi qu'elles font partie du champ politique et que l'ensemble de ce qui se passe aujourd'hui est un rejet du politique.

C'est un rejet aussi des oppositions et il faudrait trouver des solutions plutôt que d'entraîner les Français dans un danger, dans un risque. Je pense que les postures sont parfois irresponsables. Je l'ai dit, certains parlent d'escalade de la violence de la part du gouvernement. Il faut remettre quand même l'église au milieu du village. L'escalade de la violence qu'on a connue samedi dernier à Paris, je suis élu de Paris et j'en ai encore beaucoup d'émotions. C'est l'escalade de gens qui viennent pour casser.

2:38
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon appelle précisément les manifestants à se mobiliser, il appelle aussi les forces de l'ordre à ne pas tirer contre les casseurs. C'est un 19ème samedi de mobilisation avec cette fois les militaires de l'opération Sentinelle appelés en renfort. Faites-vous partie de celles et ceux qui voient un risque de tragédie si les casseurs devaient venir au contact de ces militaires armés ?

3:02
Olivia Grégoire

Je fais partie de celles et de ceux qui ont une confiance absolue dans nos forces de l'ordre. Je fais partie de celles et de ceux qui écoutent ce qui est dit et par le gouverneur militaire de Paris et par Florence Parly hier et par le président encore hier. On va le redire simplement, c'est un faux débat. C'est encore de la politique politicienne de la part de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons des forces de l'ordre qui seront au contact et nous aurons des militaires qui protègent les bâtiments. Jusque-là, rien de nouveau, rien ne change dans la doctrine. Ils n'ont pas vocation à aller au contact et j'ose espérer que ça ne se passera pas.

3:31
Présentateur

Olivier Grégoire, ce qui a changé, on l'a vu samedi dernier, c'est que les cordons de policiers qui peuvent être devant les militaires, qui eux-mêmes protègent les bâtiments officiels, ces cordons de police et de force de l'ordre et de maintien de l'ordre, on a vu qu'ils étaient vulnérables samedi dernier. Donc il peut y avoir effectivement des black blocks entraînés qui aillent au contact des militaires.

3:49
Olivia Grégoire

Il ne faut pas oublier quand même qu'il faudra passer à la fois les policiers et les gendarmes, à la fois les CRS, et éventuellement, à ce moment-là, une fois passé l'ensemble de ces forces de sécurité, se retrouver peut-être devant des militaires. Vous m'accorderez que si c'est le cas, nous aurions affaire à des hommes et à des femmes qui sont des black blocks. S'ils parviennent à passer les bars à la fois des policiers, à la fois des gendarmes, à la fois des CRS, pour aller atteindre nos militaires, c'est la preuve par A plus B que ce sont des factieux et que nous aurions affaire là à des émeutiers. Est-ce qu'il faut tirer pour autant ?

Écoutez, je pense qu'on a des forces militaires qui sont largement à la hauteur de leurs responsabilités et qui n'iront pas faire du zèle dans une situation comme celle qu'on connaît. Je demande juste un peu qu'on leur fasse confiance aussi.

4:32
Invité

Il y a beaucoup de femmes parmi les gilets jaunes aux conditions de vie difficiles. Je sais que vous êtes attentive, Olivier Grigoire, à la lutte contre la précarité professionnelle des femmes, le temps partiel, les emplois qui sont évidemment moins qualifiés, les problèmes aussi liés à la monoparentalité, les répercussions que ça a plus tard sur les retraites. Il faut agir vite, comment ?

4:50
Olivia Grégoire

Il faut agir vite, on a déjà commencé, c'est toujours difficile de le dire très très vite, mais on a déjà fait des choses. Il y a un vrai sujet chez les femmes, notamment qui n'ont plus d'emploi, c'est comment très simplement on fait garder son enfant ou ses enfants lorsqu'on part en formation ou qu'on recherche un emploi. Nous avons voté une prestation d'aide au mode de garde, 139 euros par mois pour les femmes monoparentales, ça a été voté dans le projet de loi de finances 2017. On en a assez peu parlé, mais je tiens à le rappeler, c'est une politique que mène le gouvernement avec beaucoup de volontarisme, autour bien évidemment de Marlène Schiappa, mais aussi du ministre de l'économie.

Nous avons voté au sein de la loi Pacte un amendement très important qui concerne les conjoints collaborateurs, faire en sorte que les femmes d'artisans soient protégées par défaut, ce qui n'est pas le cas au moment où on se parle. Beaucoup de femmes de bouchers, boulangers, fromagers se sont retrouvées dans des situations de non-protection. Nous avons voté un amendement avec d'ailleurs les oppositions, comme quoi on est capable de construire ensemble pour protéger ces femmes. Mais vous savez, la société est telle et le nombre de familles monoparentales est tel que je pense qu'il nous faut aller plus fort.

Et je pense même qu'il faut une action spécifique à destination des femmes en situation monoparentale pour les accompagner à la fois au plan social, économique, pour retrouver notamment le chemin de l'emploi pour celles qui ne gagnent pas assez pour vivre.

6:05
Présentateur

Et pour refermer ce chapitre des Gilets jaunes, est-ce que Christophe Castaner joue son va-tout, joue son avenir dans le gouvernement aujourd'hui, si la mobilisation devait dégénérer ?

6:13
Olivia Grégoire

Je pense, pour le connaître un peu, que Christophe Castaner est un ministre responsable. C'est un ministre qui, depuis des dizaines de samedis, est en première ligne. J'entends de ci, de là, tout ce qu'on a dit sur lui cette semaine.

6:26
Présentateur

Tout ce qu'on a dit, c'est qu'il a pris une soufflante à l'Elysée. Je ne sais pas. Il y a eu un grand ménage aussi à la préfectorale. Est-ce que Christophe Castaner est le prochain fusil ?

6:34
Olivia Grégoire

Qui était dans le bureau, pour savoir s'il est soufflante ou pas ? Faites confiance. Non, je pense que Christophe Castaner est très conscient de ce qui se passe.

6:40
Présentateur

Est-ce qu'il a une grande responsabilité aujourd'hui ? Après le ménage à la préfectorale, est-ce que c'est lui le prochain fusil ?

6:45
Olivia Grégoire

Je n'aime pas le mot de fusil, donc je n'y adhère pas. Je rappelle en plus qu'un fusil, c'est ce qu'on fait sauter quand il y a eu trop de courant. Il semblerait que le courant ne soit pas passé samedi dernier. Donc je n'ai pas le sentiment que ce soit un fusil. Mais ça fait un moment qu'il y avait des sujets à la préfecture de police de Paris, depuis les manifestations travail d'El Khomri en 2016. Je tiens à le préciser. Je pense que Christophe Castaner, c'est sa responsabilité. Et j'ose espérer qu'il sera à la hauteur de la journée. Mais j'ai plutôt confiance en lui. Il est entièrement à sa tâche. Et aussi inquiet et attentif à la situation.

7:13
Présentateur

On entend aussi que c'est aujourd'hui en province que ça pourrait dégénérer beaucoup plus peut-être qu'à Paris. On verra bien. Dans quelques heures, Olivier Grégoire, député La République En Marche, votre gouvernement, votre majorité avec un gouvernement qui boude en ce moment après que le Sénat a transmis à la justice les cas de trois proches collaborateurs du président Macron dans l'affaire Benalla. En quoi le Sénat aurait-il manqué de hauteur de vue pour reprendre l'expression hier soir du président Macron ?

7:40
Olivia Grégoire

Alors, je vais juste faire une incise si vous m'autorisez sur cette affaire Benalla parce que moi j'ai été élu pour faire le droit, pour contribuer à la loi, pour la faire voter et pour la contrôler. Jusqu'à preuve du contraire. Je ne suis ni juge, ni avocate et en l'occurrence, je passe mes journées sur les plateaux c'est toujours un plaisir d'y être mais à commenter une affaire qui est une affaire aujourd'hui judiciaire entre les mains de la justice et j'aimerais bien accessoirement qu'on puisse à certains moments revenir sur le fond de la politique qu'on essaye de mener et pas uniquement sur l'affaire Benalla. Par exemple, ce n'est pas qu'une affaire judiciaire

8:09
Présentateur

c'est aussi une affaire politique.

8:11
Olivia Grégoire

Politique, grâce au Sénat effectivement qui notamment cette semaine a pris une décision politique. J'ai deux choses à dire sur cette affaire. Un, je suis assez étonné parce que pour suivre Gérard Larcher depuis des années je suis étonné que ce grand garant des institutions et ce grand serviteur de l'Etat fasse aujourd'hui cette tentative de déstabilisation politique.

Je me demande très sincèrement pour vous le dire en ce samedi matin dans quelle mesure il n'a pas aussi été un peu otage de Bruno Retailleau Il était même assez froid si on peut être précis notamment sur Alexis Collère il ne souhaitait pas transmettre ses dossiers donc je pense qu'il faut remettre les choses encore une fois en perspective. Gérard Larcher doit être un peu gêné aux entournures quand on connaît son respect et son caractère de garant des institutions. J'ajoute à ça et je voudrais juste le verser au débat. Vous savez, on a d'un coup... En fait, c'est une très belle alliance de l'ensemble des oppositions pour déstabiliser le gouvernement. C'est une très belle alliance

9:04
Invité

La tradition politique, c'est plutôt la gauche qui est allergique au Sénat.

9:08
Olivia Grégoire

Oui, alors vous voyez, je suis assez d'accord c'est la gauche qui est allergique au Sénat et la droite qui est majoritaire mais là on a une alliance de circonstances assez forte entre le PS et les LR. Sur la loi anti-casseurs qui était la loi de Retailleau quelques semaines avant et je le rappelais à un sénateur PS hier en plateau et bien il y a eu rejet massif des sénateurs PS de ce projet de loi LR. Donc il y a des moments où quand il s'agit de mettre fin à des manifestations on n'a pas d'alliance PSLR mais il y a des moments quand il s'agit de déstabiliser le gouvernement et le président on a une alliance de circonstances PSLR.

Vous savez, je pense que les Français ne sont pas dupes il faudra un peu de cohérence j'ajoute aussi, c'est F ce que je vous disais que dans un cadre actuel de rejet du politique ça n'est pas qu'un rejet de la République en marche c'est un rejet du politique des sénateurs dont on voit bien que la question de l'utilité du Sénat remonte l'utilité du Césé remonte aussi dans le grand débat moi je pense que c'est pas forcément malin ni adéquat pour dire les choses de crisper aujourd'hui les relations entre le Sénat et l'Assemblée

10:08
Présentateur

dans un moment tendu politiquement. Il pourrait y avoir des représailles contre le Sénat lors de la prochaine réforme des institutions avec cette affaire Benalla ?

10:16
Olivia Grégoire

Je prône la non-violence et donc je me l'applique à moi-même dans le champ sémantique je ne suis ni pour les représailles ni pour le tu verras bien ce qui va se passer je crois que les sénateurs sont aussi des parlementaires à part entière

10:27
Présentateur

et que le respect doit être des deux côtés. Vous êtes moins menaçante que le président des sénateurs de la République En Marche au Sénat François Patria qui dit que le sort du Sénat pourrait bien être tranché lors de la prochaine réforme fin de citation. Olivier Grégoire vous restez avec nous député de la République En Marche on va poursuivre cet entretien dans un instant avec d'autres questions d'actualité à tout de suite.

10:46
Invité

France Inter le 6-9 du week-end

10:51
Présentateur

L'invité de la matinale sur France Inter ce matin pendant 8 minutes encore Olivia Grégoire députée de la République En Marche de Paris les élections européennes Olivia Grégoire la liste La République En Marche devrait être connue on disait lundi peut-être mardi ou du moins en partie avec la ministre Nathalie Loiseau tête de l'IS probablement flanquée de l'écologiste Pascal Canfin y a-t-il une urgence à verdir la liste La République En Marche aux européennes ?

11:20
Olivia Grégoire

On est déjà vers de l'intérieur pour la plupart des parlementaires En Marche donc je ne crois pas qu'il y ait une urgence à verdir il y a surtout une urgence à faire en sorte que les hommes et les femmes et surtout le programme que nous allons présenter puissent répondre aux problématiques et aux enjeux qui sont aujourd'hui celui de l'Europe et on le voit bien sur les questions écologiques moi je l'ai vu sur un certain nombre de sujets encore la semaine dernière au sein de la loi Pacte on ne peut plus parler d'un certain nombre de ces sujets sans raisonner au plan européen donc je pense que au-delà de verdir au-delà de la tactique c'est un impératif politique si on veut que les gens se déplacent pour aller voter aux élections européennes dont on sait que les scores de participation sont rarement éblouissants il faut que nous répondions et que nous posions les questions et nous apportions les réponses que se posent les français sur l'Europe l'Europe doit aujourd'hui au plan écologique et au plan économique avoir une vision et être en mesure de porter les politiques que la France met en avant

12:14
Invité

quand on voit que dans le projet de la loi Pacte précisément on autorise aujourd'hui l'exportation de produits phytosanitaires qui sont interdits au sein même de l'Europe est-ce que vous ne croyez pas que Pascal Canfin a là de quoi avaler son chapeau ?

12:24
Olivia Grégoire

Alors je ne crois pas malheureusement c'est toujours le problème des médias c'est difficile d'exprimer l'intégralité sur le problème des phytosanitaires je pense que nous avons trouvé typiquement c'est l'expression d'un compromis qui a été élaboré avec le gouvernement et dont pour ma part j'assume totalement la responsabilité on ne peut pas raisonner en France comme si nous étions seuls en Europe et dans le monde on ne peut pas interdire la production de pesticides à des industries qui si nous refusons de les produire en France iront les produire en Allemagne en Roumanie ou en Pologne donc il faut être lucide sur ces questions même si parfois politiquement c'est difficile donc nous avons très clairement fait deux choses un nous avons mis un stop un arrêt 2025 à la production de ces produits phytosanitaires et en même temps nous accompagnons la filière pour sortir de la production de ces produits phytosanitaires et se diriger vers des produits de biocontrôle donc je pense que même si c'est parfois un peu complexe à expliquer techniquement c'est ainsi qu'il faut procéder c'est à dire mettre des dates de fin sur des produits globalement dangereux sans pour autant couper les têtes accessoirement il y a 2700 emplois directement concernés par la fermeture de ces usines phytosanitaires

13:34
Présentateur

donc le marché plutôt que l'écolos pas du tout c'est les deux

13:37
Olivia Grégoire

c'est à dire on bloque à 2025 c'est terminé donc on leur met une date de fin à ces producteurs et en même temps on les accompagne avec Agnès Pannier-Runacher secrétaire d'Etat sur ces questions là pour sortir au plan de la filière vers des produits plus sains donc je pense que c'est une posture extrêmement rationnelle et c'est comme ça qu'il faut avancer sur ces sujets là en même temps écologie et économie et pas l'un contre l'autre

13:59
Présentateur

pour parler de la loi Pacte en rappelant que vous êtes la présidente de la commission spéciale de ce projet de loi à l'Assemblée Nationale la loi Pacte qui arrive au bout de son marathon législatif c'est un peu touffu il y a un millier de pages je crois à digérer avant de comprendre quelques articles de loi de ce projet de loi comment faire comprendre aux PME que cette loi est désormais faite pour eux pour les entreprises de taille intermédiaire pour les PME il va y avoir un service après-vente comment ça va se passer ?

14:25
Olivia Grégoire

Déjà merci de présenter la loi comme ça c'est un texte qui contrairement à ce que j'ai pu entendre n'est pas fourre-tout mais un texte fourni je vois des entrepreneurs et des entrepreneuses au quotidien j'aime bien raisonner en creux si nous avions fait un projet de loi après deux ans qui ferait dix articles pour essayer d'améliorer l'écosystème économique du pays on m'aurait rayonné à juste titre ce texte est ambitieux il est donc lourd puisqu'il adresse tous les stades de la vie de l'entreprise une loi et merci de poser la question comme ça commence à vivre non pas quand elle est présentée en conseil des ministres non pas quand elle est votée en hémicycle ça n'est pas encore le cas je vous rappelle qu'à la lecture définitive au mois d'avril ou mai la loi commence à vivre le jour où elle est votée donc cette loi qui a quand même déjà deux ans de travail derrière elle va commencer à vivre à la fin du printemps et ensuite l'ensemble des parlementaires iront sur le terrain faire ce qu'on appelle le service après-vente pour expliquer aux entrepreneurs comment on se sert de ces dispositifs comment on allège les seuils avec cette loi et comment ils peuvent en bénéficier et surtout et surtout comment les dispositifs d'intéressement et de participation peuvent être activés pour augmenter le pouvoir d'achat des salariés c'est un sujet majeur qui est au coeur

15:32
Présentateur

de la loi Pacte c'est très différent selon qu'on travaille dans une grande entreprise une PME

15:37
Olivia Grégoire

aujourd'hui c'est très différent notre objectif c'est de faire en sorte que chez les artisans les commerçants il y ait plus d'intéressement plus de participation dans les petites entreprises

15:44
Présentateur

à propos des entreprises l'âge minimal de départ à la retraite sera-t-il maintenu à 62 ans puisque pas mal de propos contradictoires ont été tenus cette semaine au sein du gouvernement finalement vous y comprenez quoi ?

15:55
Olivia Grégoire

moi j'écoute un homme dans ses débats et dans ses polémiques il s'appelle Jean-Paul Delevoye ça fait un an qu'il travaille un an que les relations et les réunions d'après ce qu'on en dit sont plutôt intéressantes du moins calmes et se déroulent dans le respect de chacune des parties prenantes je voudrais qu'on laisse Jean-Paul Delevoye continuer son travail je voudrais juste rappeler une chose qu'on n'entend pas assez souvent il y a des années c'était une urgence financière et économique qui nous contraignait je me souviens 2001 le rapport du corps conseil d'orientation des retraites qui nous contraignait à devoir réformer les retraites là nous avons un gouvernement qui est moins dans l'urgence financière il y a moins de sujets d'équilibre absolu au plan financier c'est une réforme qu'on veut faire pour plus de lisibilité 42 régimes c'est plus possible plus de simplicité et surtout plus de justice sociale notamment pour les femmes

16:39
Invité

un mot sur le projet de loi justement en parlant des femmes sur le projet de loi santé il est prévu un rapport sur l'accès effectif à l'IVG qui remet en cause la clause de conscience mise en avant par certains médecins c'est une affaire compliquée non ?

16:52
Olivia Grégoire

c'est une affaire certes compliquée ça a été voté nuitamment aux alentours de 4h du matin ce texte il me faudra quelques heures aussi pour le relire là c'est pareil vous savez je crois que la confiance est importante j'ai quand même confiance en Agnès Buzyn que je connais et en tant que médecin et en tant que femme et vous m'autoriserez à ne pas être trop inquiète j'ai confiance en elle et en sa perception de sujet sur ce sujet là

17:12
Présentateur

merci d'être passé ce matin dans les locaux de France Inter Olivia Grégoire merci à vous députée La République En Marche de Paris merci et bonne journée

17:19
Olivia Grégoire

dans un instant

17:21
Présentateur

la revue de presse merci d'avoir regardé cette vidéo

17:22
Locuteur

merci d'avoir regardé cette vidéo merci d'avoir regardé cette vidéo

Olivia Gregoire : "Je suis outrée par le comportement de l'opposition" sur les "gilets jaunes" — Olivia Grégoire · Pourquijevote