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interviewLa France insoumise· 22 janvier 2025 82 min

Réunion publique à Besançon avec Manuel Bompard, Florian Chauche et Séverine Vézies

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir. Bonsoir à toutes et à tous et merci d'être venu en nombre, même en surnombre en fait ce soir à la Malcombe à Beson. On avait à cœur de de commencer cette année 2025 en étant très mobilisé puisque bah on vit dans une période troublée.

On a un gouvernement qui est déconnecté, qui est réactionnaire et qui est porté par François Bairou et son camp. [Musique] On a aussi un président de la République et un gouvernement qui ne cesse de multiplier les incohérences. C'est c'est même là qui renforce sans cesse une crise institutionnelle qui met à mal sans cesse jour après jour notre démocratie.

Et donc dans ce contexte, votre engagement et notre engagement est très important aujourd'hui. Plus que jamais, on a besoin d'être uni et de se retrouver, de se rassembler autour des valeurs qui nous unissent, la justice sociale, l'écologie et la solidarité internationale. Cette soirée, c'est donc l'occasion de réaffirmer nos valeurs, de réaffirmer nos engagements.

Et pour cela, je vais laisser la parole à notre première intervenante, notre byzantine, ancienne candidate à l'élection législative pour la première circonscription du Dou et membre de la coordination de la France insoumise. Vous la connaissez toutes et tous, Séverine Veziè. Bonsoir ou bons fort bonsoir à tous et à toutes.

Je suis très heureuse de vous retrouver ici à Besonçon et je suis très heureuse de vous voir aussi nombreux ce soir à notre réunion publique. Merci aux militants qui ont tracté, collé, préparé cette soirée. Merci à Manuel Bompard d'avoir accepté notre invitation.

Merci à Florient Cha également ex-député du territoire de Bfort d'avoir accepté notre invitation. Merci aux élus et camarades des autres forces du Nouveau Front populaire d'être avec nous ce soir. Il y a quelques jours, les insoumis de Besançon ont présenté leur vœux 2025.

Et parmi ces vœux, il y a la promesse que nous continuons de faire aux Byzantins, aux Byzantines et aux grands byzontins et grands byzantines, celle de rester mobilisé à leur côté dans une période où les difficultés sont grandes et s'aggravent pour beaucoup d'entre nous. C'est le sens de cette réunion publique. Poursuivre le dialogue et la lutte.

Pour celles de ceux qui souffrent le plus des politique néolibérale qui gangraine notre société depuis plus de 30 ans et qui ont pris une ampleur particulièrement violente depuis 2017 et l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir. Que ce soit sur le plan économique, social, écologique, démocratique ou international, le bilan d'Emmanuel Macron, c'est le chaos. Et quand j'entends dire que les Français veulent de la stabilité et donc il ne faudrait pas censurer François Bairou puis pousser Emmanuel Macron à la démission, je m'interroge.

Mais de quelle stabilité parle-t-on ? Celle qui permet de faire perdurer une France où les services publics sont délabrés, celle de l'inaction climatique, celle où la pauvreté est telle que le scorbut maladie qui est le signe d'une malnutrition chez nos enfants et de retour en France. Rendez-vous compte, la France 7e puissance économique mondiale voit le retour du scoreb.

Non, les Français n'aspirent pas à maintenir un système qui produit 9 millions de pauvres, 330000 sans abri, 8 millions de personnes à l'aide alimentaire dont un étudiant sur 5, un français sur 3 qui ne mange pas à sa fin. Tandis que selon le dernier rapport Oxfam, la fortune des milliardaires français a augmenté de 13 milliards d'euros par jour depuis 2019. Et l'indessence de ce système s'accélère puisque'en 2024, la richesse des milliardaires dans le monde a connu une hausse trois fois plus rapide qu'en 2023 pour atteindre 2000 milliards d'euros.

Il est plus que temps de mettre les plus riches à contribution. Alors nous les les insoumis et les insoumises, si nous portons l'exigence de censurer François Baïou et de pousser Emmanuel Macron à partir, non, ce n'est pas parce que nous serions obsédés par la présidentielle, mais parce que nous savons qu'il est urgent de réparer le pays. Plus vite ils partiront, plus vite nous pourrons gouverner pour changer la vie des gens. [Applaudissements] Vraiment les Français et les Français attendent la justice et de vivre mieux.

Cela a toujours été notre feuille de route et ça le restera. Cela restera ma feuille de route, fidèle à mes engagements, pris devant les électeurs et les électrices de la première circonscription du Dou en 2022 puis en 2024. Le département du Dou est particulièrement frappé par l'explosion de la pauvreté. avec par exemple les villes du pays de Montbelliard d'où je viens et notamment le quartier populaire de la petite Hollande.

Montbelliard auuncour grand charmant, ce sont des taux de pauvreté au-delà des 30 %. C'est-à-dire que 30 % des habitants vivent avec moins de 1200 € par mois pour une personne seule. Pour vous rendre compte de la gravité de ces inégalités, 1200 € par mois, c'est à peu près ce que gagne Bernard Arnaud en quelques secondes.

À Beson, 23 % des ménages vivent avec des revenus en dessous de ce seuil de pauvreté. Et si difficultés se concentrent dans les quartiers populaires. À Planoise, par exemple, c'est 8600 personnes qui vivent avec de tels revenus.

Ça représente 55 % de la population du quartier. Aux Orchamp, c'est 50 %. 49 % à Clairsoleil. 45 % à Montraapon et Saint-Claude, 38 % au quartier Battant.

C'est globalement 13000 personnes pauvres sur notre ville. Alors, est-ce que le est-ce que le devoir lorsque l'on se présente comme des partis ou mouvements politiques au service des plus fragiles est d'assurer la stabilité de ce désastre ? Non, certainement pas.

Et croyez bien que les insoumis, les insoumises, malgré les insultes, les menaces, les attaques, les caricatures, ne céderont jamais ni ne baisseront la tête. Ce bilan désastreux, c'est celui d'Emmanuel Macron. Mais ceux qui votent à l'Assemblée nationale, ce sont les députés.

Ceux qui valident ce désastre, ce sont les députés macronistes et du rassemblement national. Et parmi les soutiens d'Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale, il y a monsieur Croisier, député de la première circonscription du Dou. car depuis qu'il est élu en 2022, il est le bon petit élève macroniste qui soutient toutes les politiques qui ont été portées par les différents gouvernements macronistes.

Je vous invite à consulter mon site. J'y assure une veille de ces votes. À l'Assemblée nationale, il vote systématiquement contre les mesures de justice que l'on porte.

Il vote contre la taxation des haut revenus au des dividendes, contre le le rétablissement de l'ISF, contre les augmentations du SMIC, contre l'abrogation de la réforme des retraites, contre le repas à 1 € pour tous les étudiants et étudiantes, contre les mesures budgétaires permettant de faire face au réchauffement climatique. Il défend des budgets austéritaires qui font de notre hôpital public l'école, l'hôpital public, l'école et tous les services publics qui sont à l'agonie. et il a voté la loi immigration en décembre 2023.

Une loi raciste tout droite sortie du programme du rassemblement national. Voilà l'action de monsieur Croisier à l'Assemblée nationale. Depuis la rentrée, on le sait, monsieur Croisier prépare une éventuelle dissolution.

Donc il multiplie les publications avec le hashtag sur le terrain. Il sert des mains, s'agite, il distribue des médailles. C'est le degré zéro de la politique, en tout cas de la politique au sens noble.

Son objectif est de faire du clientélisme pour faire oublier ses votes. Un député au service des Français et des Françaises, ce n'est pas juste quelqu'un qui fait des opérations de communication ou qui flatte les égos des uns et des autres. Être au service des habitants et des habitantes de la circonscription, c'est rétablir la justice fiscale.

C'est voter les augmentations de salaires, c'est voter des moyens pour l'hôpital, pour l'école, pour la justice, pour nos collectivités territoriales. C'est ne pas valider le programme raciste du Rassemblement national. C'est voter des politiques qui qui améliorent nos vies concrètement au quotidien et qui nous préparent au grand défi du changement climatique.

C'est dénoncer le génocide à Gaza. C'est défendre la paix partout dans le monde et appeler à condamner les criminels de guerre. Donc monsieur Croisier, c'est oui oui en circonscription et c'est non non non à l'Assemblée nationale.

L'action politique c'est défendre des valeurs. C'est avoir le même discours que l'on soit à l'Assemblée ou à Beson face à ses électeurs et ses électrices. 2025 c'est aussi la préparation des élections municipales.

Besançonin est une ville historiquement de gauche. Mais comme partout en France, là où la pauvreté explose, les idées réactionnaires de l'extrême droite et de la droite progresse, ainsi que l'abstention. La France insoumise est une force politique qui compte à Besançon.

Entre 2019 et 2024, nous avons doublé notre score aux élections européennes. Notre candidat Jean-Luc Mélenchon a recueilli 25,55 % des voix au présidentiel en 2017 et 32,31 % en 2022. Les Byzantins et les Byzantines ont fait le choix de le mettre en tête et dans certains bureaux de vote, c'est plus de 50 % des voix pour notre candidat en 2024.

En 2022, j'anticipe un petit peu et je voudrais dire à toutes celles et ceux qui nous font confiance et à toutes celles et ceux qui souffrent que la France insoumise sera présente à cette élection d'une manière ou d'une autre. Nous y défondrons nos valeurs. Justice sociale, défense des services publics, démocratie, une ville inclusive, résolument féministe et antiraciste, la bifurcation écologique, la défense des biens communs et également de permettre à chaque Byzantin byzantine de pouvoir se loger décemment.

Mais il y a aussi mais il y a aussi une question dont nous devons tous nous emparer, y compris dans le casre d'une élection municipale parce que c'est un droit fondamental pour tous et toutes garanti par la déclaration des droits de l'homme et du citoyens. C'est le droit à la sûreté. Comme d'autres villes en France, Besançon a vu ces dernières années tomber ses enfants sous les balles du narcotrafic.

Nous pensons par exemple à Zizou. 15 ans mort alors qu'il jouait au foot. Nous pensons à nos jeunes qui tombent dans les filets des trafiquants.

La gauche a des solutions à apporter, des solutions qui ne dépendent pas que d'une équipe municipale et ça il faut savoir le dire également, mais de choix politiques qui doivent être faits de manière concertée à différents niveaux. Ville, état, police, justice. Messieurs Croisier et Fagot sont déjà en campagne, n'hésitant pas à instrumentaliser des drames, à créer des polémiques ou à surfer sur la détresse des familles enillées et des habitants et habitantes apeurées.

Ils leur font croire qu'il sufférait d'armer les policiers municipaux ou de mettre des caméras partout pour stopper le narcotrafic qui pourrait nos vies. Il vous ment. Vendredi dernier, j'étais au marché des époisses et j'échangé avec un monsieur qui me disait "Les caméras de vidéos surveillance se sont multiplié par rapport à quand j'étais enfant et que j'habitais à Planoise.

Et pourtant, le deal, la violence s'est accentuée. C'est de présence dont on a besoin. Oui, il a raison.

Oui, il faut donner des moyens à la police et à la justice, mais pas pour courir après le petit fumeur de cannabis, pour mener des investigations, des enquêtes et démanteler les réseaux. Plus que des caméras qui n'ont jamais prouvé leur efficacité, redéployons une police de proximité. Une police qui de par sa présence au quotidien connaît le quartier et ses acteurs crée des liens et de la confiance avec les habitants et les habitantes.

Nous devons aussi mener une politique de prévention, de soins et d'accompagnement envers celles et ceux qui sont en proie à la drogue. Oui, nous avons des solutions. Elles nécessite des moyens humains et une vision globale de la question.

Ne croyez pas ces bonimenteurs et bonimenteuses qui veulent jouer les cowboys en vous promettant tranquillité et sûreté pour vous et vos enfants, en multipliant vidéosurveillance, usage d'armes à feu et ce sans jamais remettre en cause leur politique qui s'aime la misère, sacage, service public et structure sociale qui sont autant de filets de sécurité pour prévenir, accompagner et démanteler. [Applaudissements] Faire de la politique, c'est faire des choix politiques. Et ces choix, on les fait pas par hasard.

Ils sont guidés par un projet de société et de l'idée et l'idée que l'on se fait de la société que l'on souhaite pour nos enfants et pour nous-mêmes. C'est ce qui nous guide et c'est ce qui guidera, c'est ce qui guide également notre action. En juillet 2024, ensemble avec toutes celles et ceux qui se sont mobilisés, nous avons sauvé la République face à l'extrême droite.

Rappelons-nous de cela. Même si Macron ni le résultat que l'on a fait, il a perdu les élections. Le nouveau Front populaire a gagné les élections en 2025, on va devoir continuer mais on va aussi devoir sauver le pays qui est profondément abîmé par ces années de macronisme.

Pour cela, nous continuerons de travailler au rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent rompre avec le macronisme. Je vous l'ai dit, queles que soient les futures échéances électorales qui sont devant nous, que ce soit une présidentielle anticipée, une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale ou les élections municipales en 2026, les insoumis et les insoumises sont prêts et ils seront au rendez-vous. Merci.

Merci Séverine. Merci beaucoup. Euh ce soir à Besançon, on a la chance et d'avoir parmi nous un autre francoi qui nous fait en plus le plaisir d'être là le soir de son anniversaire. [Applaudissements] ancien député du territoire de Bfort et conseiller municipal de Bfort, merci d'accueillir Florian Chache. [Applaudissements] anniversaire.

Bonsoir à toutes et tous. Alors, merci d'être venu aussi nombreux ce soir et en plus j'ai jamais eu autant de monde qui me souhaite mon anniversaire d'un seul coup. Alors, je suis très heureux d'être parmi vous ce soir au côté de Séverine Vezièz Emmanuel Bompard pour ma première réunion publique de cette année 2024 euh 2025 pardon.

Vous m'avez perturbé. Alors 2024 aura été une année mouvementée qui aura connu des hauts et des bas sur le plan politique. Alors pour ma part, elle avait très bien commencé le 7 février dernier à Bfort, l'heure de ma cérémonie de vœu où j'avais eu l'honneur d'accueillir Jean-Luc Mélenchon devant une salle comble. qui réunissait plus de 700 personnes.

Contrairement à ce que certains aiment dire, cela démontre bien l'intérêt des gens pour la politique, pour notre programme de rupture à gauche et pour la personne de Jean-Luc Mélenchon. Je retiendrai aussi de 2024 un autre moment qui m'a qui me tient particulièrement à cœur. Une grande victoire pour les droits des femmes, une victoire sociétale, l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution. l'IVG dont on a fêté d'ailleurs les 50 ans le 17 janvier dernier et ce fut un honneur pour moi de participer à ce vote historique et je pense qu'on peut tous convenir que cette victoire c'est la nôtre, celle de notre camp, celui du progrès.

Et j'en profite pour rendre hommage à celle qui a porté ce combat durant de longues années à l'Assemblée nationale, la présidente de notre groupe parlementaire, Mathilde Panot. [Applaudissements] Ensuite, comment ne pas évoquer notre résultat aux élection européenne où nous avons gagné 1 million de voix supplémentaire par rapport à 2019 ? Tout comme à Besançon dans mon département du territoire de Bfort, nous avons progressé.

Nous avons gagné plus de 2000 voix en passant ainsi de 3000 à 5000 voix. à Belfort même, nous faisons même mieux puisque nous avons plus que doublé notre score en passant de 800 à 2000 voix. Nous mettons ainsi en seconde place derrière le Rassemblement national mais devant le Parti socialiste.

Preuve que nous avons réussi. Preuve que nous avons réussi à convaincre une partie des électeurs qui d'habitude ne participe pas à ce scrutin et ces résultats nous ont permis d'envoyer 9 euros députés de combat au Parlement européen et ceci c'était une belle victoire. Un autre fait marquant de 2024 fut aussi la dissolution surprise décidée par le monarque Macron 1er.

Le soir même des résultats des élections européennes, alors que l'extrême droite était à son plus haut niveau et en tête du scrutin, Macron a choisi le pire moment pour dissoudre l'Assemblée nationale à se demander si en fait il voulait pas donner les clés du pays à l'extrême droite. Alors pour ma part, je savais que cette élection législative anticipée allait être difficile. En 2022, j'étais passé avec 500 seulement 500 petites voix d'avance face à une candidate du Rassemblement national qui avait fait le buzz à l'époque car incapable de répondre aux questions lors du débat à dimanche aux politiques sur France 3, Bourgogonne Franchecté que j'ai d'ailleurs enregistré ici à Besançon et peut-être que certains d'entre vous se souviennent de ce moment de télévision historique.

Alors cette fois-ci, le RN n'a pas fait la même erreur. Il m'a envoyé du lourd. Une personne médiatique, Guillaume Bigot, un éditorialiste de C News.

Alors vous savez la chaîne plurielle du milliardaire Vincent Bolloré. Ce monsieur a passé ces dernières années à déverser à l'antenne son rejets, contre les W, les écoterroristes et les islamogauchistes comme il comme il aime nous appeler. Mais cependant incapable de citer le nom de 10 communes de la circonscription où il allait se présenter.

Vous voyez un peu le personnage. Alors, malheureusement, nous avons échoué à 337 voies, même si nous avons gagné quasiment 3000 voix supplémentaires par par rapport au premier tour de 2022. Alors, cette campagne a été rude, une une ambiance délétaire et rien nous aura été épargné. les insultes et les agressions racistes, les coups montés, les plaintes, mais force de constater que même avec leur dynamique des élections européennes, ils ont eu chaud et que la prochaine fois, dans un autre contexte, on reviendra prendre notre revanche.

Alors, malgré cette défaite locale avec les militants de Bfort, nous avons quand même savouré notre victoire au niveau national. celle du nouveau front populaire arrivé en tête des élections législatives devant l'extrême droite et devant ce qu'il reste de la macronie et de la droite. Et pour cela, je tiens à remercier tous les militants, tous les militantes qui ont permis ces victoires en donnant de leur temps lors de ces deux campagnes consécutives.

Merci à vous. [Applaudissements] 2024, ce fut aussi une année marquée d'événements moins réjouissant, la continuité des guerres et des massacres en Ukraine et en Palestine. Et j'aimerais qu'on revienne sur la Palestine car pendant des mois, nous nous sommes fait injurier, calomnier.

Nos propos ont été déformés dans les médias dominants alors que nous défendons uniquement le droit international. Et finalement, le temps nous aura donné raison. La Cour pénale internationale a délivré des mandats d'arrêt contre deux dirigeants du gouvernement d'extrême droite israélien.

Le premier ministre israélien Benjamin Netaniaou et son ministre de la défense. La France insoumise la France insoumise a toujours été et restera toujours la voix de la paix. Et j'aimerais d'ailleurs que nous ayons ce soir une pensée pour toutes les victimes des différents conflits à travers le monde.

Alors, Séverine l'a déjà évoqué et je je ne reviendrai donc pas sur le dénique de notre monarque Maconier qui s'obstine à ne pas reconnaître le résultat des dernières élections législatives, anticiper qu'il a lui-même voulu, afin dit-il, de redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. On peut voir le résultat. Concernant les constats qu'a pu faire Séverine sur la situation sociale à Besançon sont les mêmes à Bfort. 29 % de personnes vivants sous le seuil de pauvreté, un taux de chômage au-dessus de la moyenne régionale et nationale et une désindustrialisation continue au niveau de l'air urbaine Belffort Montbéliard chez Alstom, général électrique et Stellantis.

Stellantis, on a fait une réunion à ce sujet-là au niveau de l'automobile il y a quelques mois, quelques semaines à Montbéliard. C'était l'antis à Socho, c'était 42000 employés dans les années 70. À l'heure actuelle, c'est moins de 5000.

En 8 ans, entre 2016 et 2023, nous sommes donc passés de 8000 employés à 5000. Alors que les rémunérations de son PDG Carlos Tavarez sont passées quant à elle de 4,711 millions à 13 millions d'euros avec toujours plus de dividendes pour les actionnaires. Je pourrais aussi vous évoquer le scandale de la vente d'Alstom à Général électrique par notre Mozart de la finance Emmanuel Macron alors ministre de l'économie sous François Hollande et les destructions d'emploi qui en ont découlé.

Pareil pour les services publics, l'hôpital Nordfranche Compté qui est actuellement en plan blanc et cela deux à trois fois par an à cause du manque de personnel et des conditions de travail dégradé. Des parfaits exemples de la casse de l'emploi industriel et de la financiarisation de l'économie. Et il est grand temps que de stopper tout cela.

Alors alors pour cette année 2025, nous continuerons la lutte politique pour plus de justice sociale, fiscale et écologique. Nous continuerons la lutte car de nouvelles échéances électorales arrivent, notamment les élections municipales et peut-être d'autres d'ici là si en cas de nouvelles dissolution de l'assemblée ou de présidentiel anticipé. Et en tout cas, à Bellefort, je peux vous dire que la droite locale, elle n'est pas sereine.

Ils ont bien vu comme nous les résultats des dernières élections présidentiel 2017 et 2022, nous sommes en tête avec 23 et 29,5 %. européenne 2024, nous arrivons second avec 17,6 % et législative 2024 et 2022 et 2024, la gauche est en tête lors de ces deux scrutins. Cela démontre bien que lorsqu'on arrive à faire reculer la résignation, à mobiliser les quartiers populaires, les abstentionnistes avec un programme de rupture à gauche et écologiste, rassembleur, nous pouvons gagner.

Du coup, la droite locale, elle fait tout pour nous mettre des bâtons dans les roues car ils sont bien conscients que la gauche peut reprendre la ville. Un exemple récent, la France insoumise souhaite racheter le local de mon ancienne permanence parlementaire dans le cadre de la campagne nationale d'achat de locaux et le maire les républicains veut nous la préhemper sans réelle raison valable alors qu'il avait l'occasion de la de la racheter il y a 2 ans avant que je ne la loue. Ces élections municipales sont pour nous une étape importante pour notre mouvement afin de développer notre implantation locale et démontrer que nous pouvons appliquer notre programme à l'échelon communal.

Je vous invite donc toutes et tous à vous rapprocher des militants de la France insoumise dans vos communes afin de constituer des listes, participer à des listes fidèles à nos convictions, afin de porter les valeurs de l'insoumission. Personnellement, quand je me suis engagé en politique et que j'ai commencé à militer, comme bon nombre d'entre vous, je n'avais jamais pensé devenir un jour député. Et aujourd'hui, après ces deux années de mandat, je vais réintégrer la fonction publique territoriale et continuer la lutte sur le terrain et au sein du conseil municipal de Bfort.

Et j'aimerais terminer cette prise de parole par la citation de clôture de Jean-Luc Mélenchon lors de son discours à Belf. Une citation de Louise Michel. Je ne sais pas où aura lieu la prochaine confrontation entre l'ancien monde et le nouveau que nous voudrions créer, mais j'y serai et nous y serons.

Merci. Merci Floriant. Et donc pour conclure cette soirée, cette réunion publique, nous avons le grand plaisir d'accueillir ce soir parmi nous à Beson celui qui est partout au service de notre mouvement, le coordinateur national de la France insoumise et député des Bouches du Rône, Manuel Bompard.

Merci beaucoup. Merci, merci pour la chaleur de votre accueil. Et évidemment à mon tour, je voudrais vous dire mon plaisir, mon bonheur d'être avec vous ce soir, mon plaisir de retrouver mon camarade Florian Choche.

Donc je suis certain qu'il reviendra bientôt avec nous sur les bancs de l'Assemblée nationale. C'est mon plaisir de retrouver ma camarade Séverine Vesi dont je suis sûr aussi qu'elle nous rejoindra bientôt sur les bancs de l'Assemblée nationale. Évidemment, je voudrais à mon tour remercier les militantes, les militants de la France soumise.

Je sais qu'il y a un gros travail qui a été fait pour la préparation de cette réunion publique et en quelque sorte votre nombre ce soir qui dépasse largement le nombre de chaises que nous avions prévu pour cette réunion publique. On est la démonstration et je voudrais saluer dans la salle je sais qu'il y a des élus locaux, je sais qu'il y a des responsables associatifs, des personnes qui sont engagées dans la vie quotidienne, qui ne ménagent pas leur temps, qui s'engagent, qui militent pour les autres. Et je voudrais qu'on les remercie, qu'on les applaudisse parce que sans eux, sans doute, notre pays serait pas aussi combatif qu'il l' aujourd'hui.

Et en particulier en particulier, je voudrais avoir un mot de remerciement pour les habitantes et les habitants, les militants et les militantes associatives du quartier de Panoise où nous sommes allés cet après-midi qui nous ont accueilli. parce que malheureusement dans notre pays, on parle souvent mal, on parle souvent très mal de nos quartiers populaires, mais on ne dit jamais qu'il existe dans nos quartiers populaires cette solidarité, cette combativité, cette détermination qui sont pour nous des immenses sources d'espoir. Certes, il y a des difficultés Certes, il y a des difficultés des difficultés sociales.

La pauvreté, le chômage, des drames, Séverine en a parlé, mais il y a aussi cette énergie, cette combativité, cette détermination. Et l'avoir cet après-midi avec vous et ben je vous le dis franchement, ça m'a donné aussi de la motivation pour continuer le combat que nous menons ensemble. Alors merci beaucoup pour votre accueil tout à l'heure et merci d'être là à nos côtés ce soir et puisqu'on parle en particulier des habitants du quartier de Planois, je n'oublie pas pour ma part que lors des élections présidentielles et encore l'année dernière lors des élections législatives dans la grande majorité des bureaux de vote de ce quartier le nouveau front populaire a largement dépassé les 50 % des voies et que c'est grâce à la mobilisation de la jeunesse des habitantes et des habitants de nos quartiers populaires que le nouveau front populaire a réussi l'année dernière à déjouer les prs écrits par avance et a réussi à sortir en tête de ces élections législatives et à disposer aujourd'hui à l'Assemblée nationale du plus grand nombre de députés.

Je ne l'oublie pas. Nous ne l'oublions pas et nous restons fidèles aux promesses, aux engagements que nous avions pris devant les électrices et les électeurs. Des engagements pour se mobiliser, pour apporter des réponses aux problèmes de pouvoir d'achat, des engagements pour défendre en toute circonstan le développement de nos services publics.

Des engagements pour empêcher l'extrême droite et ses idées d'arriver au pouvoir. Voilà les engagements que nous avons pris l'année dernière devant les électrices et les électeurs et en toute circonstan compter sur nous pour y rester fidèle et rester fidèle toujours. est resté fidèle tout le temps malgré les coups de force, malgré les dénis de démocratie auxquelles on a assisté depuis plusieurs mois puisque si à l'issue de ces élections législatives le nouveau front populaire est effectivement sorti en tête de ces élections que c'est aujourd'hui le nouveau front populaire qui dispose du plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale.

Vous l'avez vu comme moi. Le président de la République Emmanuel Macron, s'accroche au pouvoir, refuse de laisser s'appliquer une autre politique, a refusé de nommer comme première ministre la candidate que lui avait proposé les différents partis du Nouveau Front populaire et à la place a choisi dans un premier temps d'installer comme premier ministre un homme issu d'un parti politique qui avait fait moins de 6 % aux dernières élections législatives. Non.

En démocratie, ce ne sont pas les perdants des élections qui doivent gouverner. Ce sont les gagnants des élections qui doivent gouverner. Mais monsieur Macron s'en tête.

Mais monsieur Macron s'accroche et donc quand au mois de décembre dernier, les parlementaires dans leur majorité ont censuré le projet de loi de finance de la sécurité sociale de monsieur Barnier et donc ont fait chuter son gouvernement. Alors, monsieur Macron cette fois est allé chercher parmi ses soutiens, ses plus fidèles soutiens, ses premiers soutien et sans doute demain ses derniers soutiens, un nouveau premier ministre en la personne de François Baïou. Et maintenant, vous avez monsieur Bairou alors que les élections ont été perdues l'année dernière par le camp macroniste, alors que le budget de monsieur Barnier a été censuré qui vient pour nous amener les mêmes recettes, les mêmes potions, les mêmes mesures budgétaires, les mêmes économies drastiques dans le budget de l'État, la même maltraitance sociale vis-à-vis de celles et ceux qui malheureusement n'arrivent déjà pas à finir les fins de mois.

à qui on vient dire non, c'est à vous de payer la facture des difficultés du pays. Alors que dans le même temps, monsieur Bairou comme monsieur Barnier, comme monsieur Macron n'ont pas l'intention de mettre à contribution celles et ceux qui ont vu leur fortune augmenter de manière extraordinaire ces derniers mois et ces dernières années et qui ont tout à fait les moyens de venir participer de la solidarité nationale. Et donc monsieur Baou vient vous voir avec ses ministres et il vous dit "Bon, il va falloir faire des économies et bon et ben il va falloir que vous travaillez 7h gratuitement." Ça c'est la dernière annonce du jour.

Je sais pas si vous l'avez vu, enfin du jour de la semaine. C'est la dernière trouvaille. Mais dans le même temps, ces gens-là viennent sur les plateaux de télévision, viennent à l'Assemblée nationale et vous disent "Mais le travail ne paye pas suffisamment en France, il faut que le travail paye mieux." Bah pour que le travail paye mieux, on ne commence pas à forcer les travailleuses et les travailleurs à travailler 7h gratuitement de plus dans l'année parce que 7h de travail gratuit dans l'année, c'est 7 heur de travail non payé et donc c'est 7 heur de salaire en moins tout simplement.

Alors, monsieur Bairou dont il paraît qu'il s'est imposé au président de la République, que le président de la République n'en voulait pas mais qu'il lui a dit "Monsieur le président, si vous me nommez pas, vous allez voir ce que vous allez voir. Je vais tout casser, je vais vous quitter et vous serez tout seul." Et donc d'un certain point de vue, il a inscrit en quelque sorte qu'elle était la ligne directrice de son quinquena.

C'est le chantage. Chantage au président de la République et puis maintenant chantage au peuple de France. Et donc ils viennent vous voir, ils viennent nous voir et ils vous disent "Ah, il va falloir que vous acceptiez mon budget parce que si vous acceptez pas mon budget alors il y aura pas de budget.

Et s'il y a pas de budget, alors ça va être des difficultés supplémentaires pour le pays. Et ils viennent vous voir et ils vous disent "On a besoin de stabilité. Alors hein, vous allez pas chipoter, vous allez prendre notre budget, le budget de monsieur Barnier que vous avez refusé il y a 2 mois et puis dans lequel je vais rajouter encore des horreurs et puis maintenant vous allez l'accepter parce que si vous l'acceptez pas alors vous serez responsable de l'instabilité du pays.

Ne vous laissez pas intoxiquer par ce discours médiatique. Je vais vous donner une première information ce soir. Quelques jours après la chute du gouvernement de Michel Barnier par l'intermédiaire de Éric Cocrel, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale et de Charles Decourson qui n'est pas particulièrement un ami politique de la France insoumise, nous avons demandé à ce que le gouvernement avant même de rentrer dans la discussion sur le budget de l'État propose à l'Assemblée nationale une loi consensuelle qui contient un certain nombre de mesures qui permettaient par exemple d'indexer C'est le barême de l'impôt sur le revenu sur l'inflation pour que les gens ne payent pas plus d'impôts sur le revenu s'il n'y a pas de budget qui pouvait permettre de débloquer un certain nombre de crédits qui sont indispensables à la continuité de la politique budgétaire et à la continuité par exemple du travail de nos nos associations, de nos collectivités locales et cetera.

Ils avaient tout à fait la possibilité, avant même qu'on rentre dans le débat sur le budget, ils avaient tout à fait la possibilité d'inscrire ce texte de loi à l'Assemblée nationale et tout le monde l'aurait voté. Et alors, on aurait pu ensuite rentrer dans une vraie discussion sur les priorités budgétaires dont a besoin le pays. Ils l'ont refusé.

Et puis quelques jours après la catastrophe dramatique qui a frappé Mayotte à qui je veux rendre hommage ce soir et avoir une pensée pour nos compatriotes de Mayotte qui ont été frappés malheureusement dans leur chair. Quelques jours après la catastrophe qui a frappé Mayotte, nous avons dit "N'attendons pas avant d'inscrire à l'ordre du jour un projet de loi d'urgence sur Mayotte parce que là aussi il y a un certain nombre de mesures qui sont consensuelles pour aider nos compatriotes de Mayotte. Mais le gouvernement a dit non non, on va reporter le début de l'examen du texte de loi sur Mayotte au lendemain du vote de la première motion de censure contre le gouvernement pour pouvoir dire si vous censurez le gouvernement alors vous serez responsable du fait qu'on ne va pas aider la population de Mayotte.

Voilà la manière avec laquelle monsieur Baou et son gouvernement utilise utilise le peuple français, utilise ses craintes, ses peurs, ses difficultés pour essayer par des injonctions inacceptables à la stabilité à nous obliger à accepter un budget dont on ne veut pas parce que ce budget se traduira par davantage de souffrance, davantage de difficultés pour les Françaises et pour les Français. Voilà la manière avec laquelle ils s'y prennent. Alors, ne vous laissez pas intoxiquer par ces arguments.

Non, comme l'a dit Séverine tout à l'heure, le problème ce n'est pas que il voudrait maintenir la stabilité du pays. La réalité, c'est qu'ils veulent maintenir la stabilité de leur politique alors que leur politique a été rejetée à de multiples reprises par les électrices et par les électeurs. Et et maintenant ça c'était la semaine dernière et donc il y a eu un premier vote sur une première motion de censure et un certain nombre de parlementaires se sont laissés emmener dans cette idée que toute façon il ne fallait pas censurer ce gouvernement parce qu'on avait besoin de la stabilité du pays.

Et puis depuis que le vote sur cette motion de censure a eu lieu, en parallèle avait lieu le débat sur le budget au Sénat. Et alors chaque jour vous avez une nouvelle annonce de coupe massive dans les budgets. On a appris lundi que le gouvernement de François Baou s'apprête à réduire de près de 700 millions d'euros le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche.

On a appris samedi dernier que au moment même où il faisait mine d'avoir fait une concession, vous savez, en renonçant à ajouter des jours de carence pour les fonctionnaires qui sont en arrêt maladie, c'était le projet de monsieur Barnier, disait on va passer à 3 jours de carence pour moins indemniser les arrêts maladies au même moment où il faisait mine de faire cette concession, c'est-à-dire en quelques heures de ne pas prélever les environ 250 millions d'euros que le gouvernement Michel Barnier voulait prélever sur les fonctionnaires au même moment où il disait ça dans un hémicycle, c'était à l'Assemblée nationale. En même temps au Sénat, le gouvernement proposer un amendement pour réduire l'indemnisation des congés maladies pour les fonctionnaires pour les passer de 100 à 90 %. C'est-à-dire qu'au même moment où il vous disait "Ne vous inquiétez pas, on va pas vous prendre 250 millions d'euros, c'est ce qu'il s'apprêtait à prendre avec les 3 jours de carence.

Au même moment, ils vous disent qu'ils vont vous prendre 800 millions d'euros. C'est ce que va rapporter à l'État la baisse de l'indemnisation des congés maladies et c'est ce que va coûter aux fonctionnaires la baisse de l'indemnisation des congés maladies de 100 à 90 %. au même moment où il vous disait à l'Assemblée nationale, on va renoncer à des suppressions de poste d'enseignant et j'attends de voir quelle va être la réalité de cette mesure.

Au même moment où il vous disait ça, le gouvernement présentait au Sénat un amendement pour réduire le budget de l'éducation nationale de 50 millions d'euros. Au même moment où l'on parlait des catastrophes climatiques qui se sont multipliées ces derniers mois, on pourrait parler de l'Espagne, des inondations qui ont eu lieu en Espagne. On pourrait parler des méga incendies qui ont eu lieu aux États-Unis au même moment où l'actualité chaque semaine vit au rythme de ces catastrophes climatiques.

Au même moment, le gouvernement explique qu'il va amputer le budget de l'écologie, qu'il va par exemple réduire de 50 millions d'euros la partie dans le budget de de l'écologie qui est normalement consacrée à ce qu'on appelle la prévention des risques, c'est-à-dire précisément à faire en sorte qu'on soit en capacité de répondre aux catastrophes climatiques. au même moment où ils avaient à l'Assemblée nationale ces discours là où il faisait mine d'avoir fait des concession, il s'apprêtait par exemple et il le confirme encore ces derniers jours à réduire le budget de la rénovation thermique des logements. Vous savez ces aides qu'on donne aux ménages qui ont besoin d'investir pour faire en sorte de ne plus vivre demain dans des passoirs thermiques, dans des appartements dans lequel il fait très froid l'hiver et dans lequel il fait très chaud l'été et dans lequel les factures d'électricité l'hiver elles explosent dans lequel les charges pour celles et ceux qui sont dans notamment dans du logement social explosent multiplie par de par 3 ces budgets là qui sont indispensables et qui ont un enjeu climatique c'est-à-dire réduire le gaspillage énergétique qui ont un enjeu social, c'est-à-dire baisser les factures d'électricité.

Il s'apprêtent à amputer les budgets de ce qu'ils appellent ma prime Renom, ma prime Reno pardon de moins 700 millions d'euros. Voilà, je veux pas vous donner trop de chiffres ce soir mais comprenez que monsieur Baou monsieur Baou il dit partout qu'il est fan d'Henry I. Alors, je sais pas si vous connaissez un peu la biographie d'Henry I, mais Henry VI, il était connu en particulier parce que c'était quelqu'un qui aimait bien au même moment où il vous dit on va en discuter.

Il met en place un piège qui est un piège grossier. Il invente un conclave toour de la table dans ce fameux conclave. Alors évidemment, vous donnez au représentant du patronat et en particulier au représentant du MEDF un droit de vétoit de véu avec en plus pour les autres une épée de damoclèche sur la tête puisque le patronat n'a aucun intérêt à faire quelque concession que ce soit sur l'âge de départ à la retraite s'il sait qu'à la fin s'il n'y a pas d'accord c'est la réforme actuelle qui continuera à vivre.

Monsieur Baot a inventé la négociation où vous perdez à tous les coups. Soit parce que vous renoncez à votre revendication parce que vous êtes obligé pour vous mettre d'accord avec le patronat, soit parce que vous n'y renoncez pas et alors c'est la réforme actuelle, c'est-à-dire celle qui est contraire à vos revendications qui vont continuer à s'appliquer. Face je gagne, pile tu perds.

Et ça, on essaie de nous faire croire que ce serait une grande avancée sociale pour le pays. Je pense que ça ne leure personne. Je pense que tout le monde a compris le et veut permettre le débat niche parlementaire.

La niche parlementaire, c'est la journée dans l'année à l'Assemblée nationale où on peut décider d'inscrire à l'ordre du jour les textes de notre choix. Elle a eu lieu au mois de novembre dernier. Dans notre niche parlementaire, nous avons déposé une proposition de loi qui était cosignée par l'ensemble des députés du Nouveau Front populaire et qui visait à abroger la réforme des retraites d'Emmanuel Macron.

Et à cette occasion, nous avons assisté à un exercice de blocage du débat, de blocage du vote parce que la difficulté 1000 amendements ici pour changer le titre, ici pour transformer le nombre de jours en nombre d'heures, le nombre de mois en nombre d'années pour que la discussion parlementaire dure toute la journée et qu'on ne puisse pas avant l'échéance de minuit que celui de monsieur Barnier. Alors, monsieur Bairou essaie de nous enfumer sur les retraites. Alors, monsieur Bairou, depuis qu'il est arrivé au pouvoir n'a rien fait pour répondre à la première préoccupation exprimée par les Françaises et les Français, c'est-à-dire la préoccupation du pouvoir d'achat.

Au 1er janvier de cette année, il aurait pu décider de donner un coup de pouce pour le SMIC pour que les gens qui sont qui sont au SMIC aujourd'hui puissent enfin finir les fins de mois. Au 1er janvier de cette année, il aurait pu décider de reporter l'entrée en vigueur de la réforme de l'assurance chômage qui va réduire encore les indemnisation des chômeurs. Au 1er janvier de cette année, il aurait pu décider de ne pas permettre l'entrée en vigueur de cette odieuse réforme du RSA.

Au 1er janvier de cette année, il aurait pu prendre un certain nombre de décisions pour faire en sorte de soulager le pays, de soulager le peuple des difficultés sociales auxquelles il est confronté. Non, il n'a pas fait ça. Il n'a pas fait ça.

Il vient, il s'apprête à nous à chercher à nous faire passer en force son budget. Je vous le disais, il cherche à nous enfumer sur les retraites et puis il laisse le pyoman Bruno Rota au ministère de l'intérieur, multiplier les provocations, annoncer demain une réforme de l'aide médicale d'État alors que tout le monde sait. Et si vous n'en êtes pas convaincu, je veux vous en convaincre.

Alors que tout le monde sait que la réforme de l'aide médicale d'État est sans doute l'idée la plus bête à laquelle on n'est jamais assisté dans le champ politique depuis plusieurs années. Pourquoi ? Pour une raison très simple. pour une raison très simple, c'est que si vous voulez protéger le peuple français, si vous voulez protéger le peuple français, y compris de la propagation des maladies, des épidémies, alors toute personne qui se trouve sur le sol national, qu'elle ait des papiers ou qu'elle n'en est pas, qu'elle soit en situation régulière ou irrégulière, vous avez intérêt à la soigner non seulement pour elle, non seulement pour l'idée que nous nous faisons de l'humanité, mais aussi pour protéger le peuple dans son entier parce que le virus lui, il ignore bien de savoir si la personne à caé de lui, elle a des papiers ou elle en a pas parce que le virus il passe de l'un à l'autre en situation régulière ou irrégulière avec des papiers ou sans papiers et que si vous ne soignez pas celui qui n'a pas de papier parce que vous cédez aux obsessions racistes de l'extrême droite, alors c'est le peuple français dans sa globalité que vous mettez en danger.

Voilà la réalité. Et je ne suis pas le seul à le dire. parle à n'importe quel médecin, parlez à n'importe quel membre de la communauté médicale, il vous le dira et il vous dira même pire.

Il vous dira que non seulement si vous remettez en cause l'aide médicale d'État, vous allez mettre en danger la population dans son ensemble. Mais en plus que les soi-disantes économies que vous allez faire, en vérité, vous ne ferez pas des économies parce que ça va coûter plus cher à la fin. Parce que il y a une règle simple en matière de politique, de santé, c'est que si vous ne soignez pas une maladie au moment où vous la détecté, alors elle s'aggrave, alors elle s'amplifie et quand à la fin la personne se trouve aux urgences, vous êtes obligé de la soigner parce que vous allez pas la laisser mourir sur un brancard et à la fin vous coûter plus cher.

Et donc vous avez fait semblant d' que vous allez faire des économies, mais vous ne faites pas d'économie à la fin. Et donc, monsieur Bau, laisse ces gens-là venir nous faire ce type d'annonce. Demain, on va remettre en cause l'aide médical d'État.

Laisse monsieur Rota ministre de l'intérieur, je vous le rappelle, pas ministre des affaires étrangères, engagé une irresponsable, escalade, dangereuse et contre-productive avec l'Algérie à laquelle on a assisté depuis plusieurs jours. Et je vais vous dire pourquoi c'est irresponsable. Parce que ici, je suis sûr dans la salle qu'il y a des gens peut-être qui partagent une partie de leur famille, de leurs proches entre nos deux continents.

Et nous savons à quel point notre histoire commune, elle a pu être aussi une histoire douloureuse, une histoire difficile, une histoire faite de souffrance et que quand on est responsable, quand on n'est pas un irresponsable, on vient pas jeter du seles blessures. Quand il y a un problème, on en discute. Quand on n'est pas d'accord, on en parle.

Mais on ne construit pas comme ça pour des bases intérêts électoraux nationaux. On ne construit pas une montée en tension, une montée en escalade avec un autre pays qui derrière forcément on va répliquer et après on va répliquer. Jusqu'où stop, ça suffit.

Que monsieur Retaillot s'en aille. Que monsieur Retaillot nous laisse tranquille, que monsieur Retaillot que monsieur Retaillot comprenne que nous les Français, on aspire à la concorde avec les autres pays dans le monde. On aspire à des relations apaisées, à des relations où on peut se dire les choses mais à des relations où on se fait pas la guerre.

Et ça aussi c'est le bilan de monsieur Baou. Laissiez monsieur Retaillot dans ses provocations inacceptables. Bref, je crois que je vous ai dit peut-être pas de manière exhaustive tout le mal que je pensais du gouvernement de monsieur Baï et de la politique qu'il a commencé à mettre en œuvre.

Alors, je veux vous donner rendez-vous puisque peut-être les plus attentifs d'entre vous ont suivi que la semaine dernière la motion de censure que nous avions déposé à l'Assemblée nationale pour faire tomber ce gouvernement n'avait pas été adopté. Mais ce n'est que partie remise. Le 30 janvier prochain va avoir lieu ce qu'on appelle la commission mixte paritaire, c'est-à-dire la réunion dans lequelle vous avez des représentants de l'Assemblée nationale et des représentants du Sénat pour mettre au point le projet définitif du budget.

Je vous ai parlé des amendements que le gouvernement a déposé au Sénat pour aggraver encore le budget. C'est-à-dire qu'au soir du 30 janvier, normalement, puisque les macronistes et les représentants des républicains sont majoritaires dans la commission mixte paritaire, cette commission mixte paritaire devrait être conclusive, c'est comme ça qu'on l'appelle. C'est-à-dire qu'elle devrait aboutir sur un projet de budget définitif.

Et alors au début du mois de février, sans doute le 3 ou sans doute le 4 février, le gouvernement va venir devant l'Assemblée nationale et va utiliser l'article 493 de la Constitution pour passer en force son budget. Évidemment, nous ne sommes pas d'accord avec ce budget. Évidemment, nous ne sommes pas d'accord pour nous faire imposer en force un budget que nous ne voulons pas.

Et donc évidemment nous déposerons une motion de censure. Alors quelques jours plus tard Alors quelques jours plus tard, ça sera sans doute le 6 ou le 7 février. Généralement quand on dépose une motion de censure à l'Assemblée nationale, elle doit être examinée dans les 48 heures.

Donc quelques jours plus tard, il y aura un vote sur la censure de ce gouvernement. Et donc d'ici là, dans les 15 jours qui nous séparent de cette date, je crois que notre travail à toutes et tous, c'est de donner les arguments. J'essaie de le faire ce soir, de présenter la réalité de la nature de ce budget.

J'ai essayé de le faire ce soir pour convaincre ou pour contraindre ou pour pousser celles et ceux qui n'ont pas voté la première motion de censure la semaine dernière de voter la motion de censure la semaine prochaine. Et je veux dire en particulier aux parlementaires qui ont été élus sous l'étiquette du nouveau Front populaire des choses simples. Quand nous nous sommes présentés devant les électrices et les électeurs, nous nous sommes présentés avec l'objectif d'augmenter les investissements dans la transition écologique, pas avec l'objectif de couper dans le budget de l'écologie.

Quand nous nous sommes présentés devant les électrices et les électeurs, nous nous sommes présentés avec l'objectif de renforcer les financements de l'université, de renforcer les financements de la recherche, de renforcer les moyens attribués à l'éducation, de renforcer les moyens attribués à la santé, pas pour accompagner les couples dans le budget de la santé, dans le budget de l'écologie ou dans le budget de l'éducation de François Bairou. Quand nous nous sommes présentés devant les électrices et les électeurs, nous nous sommes présentés pour empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir, pas pour voir les idées de l'extrême droite gouverné au ministère de l'intérieur. Alors voilà ce que j'ai à dire et vous voyez malgré pour vous le dire franchement ma déception profonde sur le vote de censure qui a eu lieu la semaine prochaine, je suis pas là pour polémiquer et je préfère me projeter dans la bataille qui va venir dans 15 jours.

Alors, je dis à tous les parlementaires du Nouveau Front Populaire parce que vous avez été élu sur ce programme du nouveau front populaire parce que la première phrase du programme du nouveau front populaire dit une chose simple. Le nouveau front populaire réunit des femmes et des hommes qui s'engagent pour la rupture avec la politique macroniste. Alors, je leur dis, vous parlementaires du nouveau front populaire, si vous êtes fidèle à la parole que vous avez donné devant les électrices et les électeurs, si vous reniez pas vos convictions, si vous reniez pas vos engagements, alors au début du mois de février, vous devez voter la motion de censure contre le gouvernement de François Baou.

Et puisque je suis ici, vous l'avez entendu, dans une démarche de conviction, je vais les aider un petit peu et peut-être répondre à l'ensemble des arguments qu'on va entendre dans les prochains jours. On va nous dire "Ah mais vous ne pouvez pas censurer le gouvernement de François Baïou parce que vous comprenez, on a besoin de stabilité. On en a déjà parlé un petit peu tout à l'heure, mais qui est responsable ? de l'instabilité, si ce n'est l'homme président de la République perdant des élections qui s'entê à nommer des gouvernements minoritaires, des gouvernements censurés qui reviennent pour mettre en place la même politique, c'est eux qui sont responsables de l'instabilité.

C'est pas nous, c'est eux qui sont responsables de l'instabilité du pays. Et vous ne viendrez pas à bout de notre détermination par vos injonctions à la stabilité. Et quand on est fidèle à ces convictions, quand on est déterminé à obtenir le mieux que l'on peut pour le peuple de France, alors on ne cède pas à ce type d'injonction.

On reste fidèle, on se bat, on se mobilise, on lutte contre les arguments, on leur renvoie la responsabilité de cette situation d'instabilité. Parce que si la situation est instable, c'est pas de notre responsabilité, c'est de leur responsabilité à eux. On va nous dire dans les prochains jours que la censure coûte cher.

Peut-être que vous avez entendu madame Vautrin le weekend dernier à la télévision nous dire que la censure du gouvernement de Michel Barnier avait coûté 12 milliards d'euros a-t-elle dit. Alors, on lui a demandé quand même, juste pour votre information, on lui a demandé d'où elle sortait son chiffre. Juste au moins qu'elle nous donne une source, quelque chose, comment elle l'a calculé.

On a toujours pas de réponse à cette à cette heure. Je vais vous dire pourquoi on a pas de réponse à cette heure parce que c'est un mensonge pur et simple. Et c'est pas moi Emmanuel Bonpard, parlementaire de la France assoumise ou d'autres qui disent que c'est un mensonge pur et simple.

Le budget de Michel Barnier au moment où il a été présenté devant l'Assemblée nationale, il a un organisme qui s'appelle l'OFCE qui avait fait des prévisions économiques sur l'impact du budget de Michel Barnier sur l'économie française et il démontrait que si le budget de Michel Barnier avait été adopté en l'État, alors la croissance aurait été l'année prochaine diminuée divisée par 2. Ça c'était le budget de Michel Barnier. D'accord ?

Aujourd'hui, il y a eu, vous le savez peut-être, après la censure du gouvernement de Barnier, on a voté à l'Assemblée nationale une loi spéciale et cette loi spéciale en fait, elle a renouvelé le budget de 2024 pour l'année 2025 pour l'instant tant qu'on a pas de nouveaux budgets. L'OFCE a fait une analyse dans laquelle il dit une chose très simple. Si c'est seulement la loi spéciale qui s'applique, c'est-à-dire s'il n'y avait pas du tout de budget cette année et que seulement on avait reproduit les crédits de l'année 2024, alors l'impact sur la croissance aurait conduit à une croissance de 0,6 points supérieur à la croissance auquelle aurait conduit l'adoption du budget de Michel Barnier.

Alors, je ne vais pas venir vous dire ici que la censure nous a fait gagner de l'argent. J'exagérerai peut-être un petit peu, mais en tout cas, faire croire que la censure nous a coûté 12 milliards d'euros, c'est un mensonge pur et simple. Et c'est pas moi qui le dit, c'est un organisme indépendant qui s'appelle l'OFCE que d'habitude le gouvernement utilise comme référence pour un certain nombre de calculs.

Donc non, la censure ne nous a pas coûté cher et ce qui nous coûtera encore plus cher, c'est d'accepter un budget qui va se traduire par des coupes massives dans la dépense publique. Parce que quand vous coupez dans la dépense publique, alors vous contractez l'activité économique. Parce que par exemple, quand vous réduisez les aides à la rénovation thermique du logement, non seulement c'est un problème écologique et social, j'en ai parlé tout à l'heure, mais c'est aussi un problème économique parce que vous avez des acteurs économiques, des artisans, le secteur du bâtiment qui a besoin du soutien public, de la commande publique, de l'aide publique aux travaux qui sont engagés pour pouvoir vivre, pour pouvoir avoir de l'activité économique.

Et donc quand vous coupez ces budgets-là, en vérité, vous contractez leur activité. En réalité, vous renforcez les difficultés du pays. L'austérité produit de l'austérité.

L'austérité produit de la récession économique. Alors que l'investissement, au contraire alimente la machine économique, produit ensuite des recettes fiscales et donc nous aide ensuite à équilibrer le budget, nous aide à lutter contre le déficit. Donc non, madame Votrein, cesser de mentir aux français.

La facture, la censure, ça ne nous a pas coûté cher. Et ce qui nous coûterait encore plus cher, c'est de laisser passer votre budget. On va vous dire dans les prochains jours, on va vous dire dans les prochains jours que le pays n'a pas les moyens.

On va vous dire que le la dette est plus insoutenable que jamais. E je sais y compris dans nos rang que certains se disent quand même on a une dette très importante, il faut bien faire quelque chose. Je l'ai entendu encore tout à l'heure en discutant avec quelques habitantes et quelques habitants.

Alors je vais vous donner deux informations que peut-être vous ne savez pas mais que je vous invite ensuite à répéter autour de vous. Est-ce que vous savez que la dette publique française en proportion de son PIB, c'est-à-dire de sa production de richesse chaque année est inférieure à la dette publique américaine ? Est-ce que vous savez surtout parce qu'on nous dit souvent oui mais vous comprenez la charge de la dette c'estàdire en fait les intérêts qu'on paye chaque année pour rembourser la dette elle est devenue insoutenable et cetera parce que vous savez que la charge de la dette en France par rapport à son PIB c'est-à-dire par rapport à la richesse produite chaque année je résume.

C'est-à-dire le montant qu'on attribue à payer les intérêts de la dette par rapport au montant de la richesse qu'on produit chaque année. Est-ce que vous savez que la charge de la dette en France aujourd'hui, elle est de deux fois inférieure à la charge de la dette en France par rapport à 1995 ? Donc aujourd'hui, quand on vous dit que c'est pas vrai, on n pas les moyens, que c'est pas vrai, on peut pas faire autrement, qu'on est trop endetté, de toute façon, on est obligé de se serrer la ceinture, on vous ment.

Je dis pas que toute dette est bonne, mais je vous dis que certaines dettes sont bonnes. Parce que quand on emprunte pour investir pour l'avenir, quand on emprunte pour investir dans nos écoles, dans notre système de santé, dans nos services publics, dans nos hôpitaux, alors on fait une bonne chose pour le pays. Alors, on permet aux générations futures de pouvoir profiter des investissements qu'on a fait aujourd'hui.

Donc, oui, on a les moyens de faire autrement. Oui, on n'est pas condamné à leur politique de malheur. Oui, on n'est pas condamné à se serrer la ceinture.

On nous dit et on va vous dire oui mais quand même la dette. D'accord. Allez, imaginons OK, votre argument je le prends.

Mais le déficit, le déficit c'est-à-dire ce qu'on produit, ce qu'on a comme recette et ce qu'on a comme dépense de l'État chaque année. Mais le déficit a atteint des sommets l'année dernière, plus de 5 %. C'est vrai mais la faute à qui ?

Même les agences de notation et je n'ai pas l'habitude à une tribune d'un meeting de la France assoumise de citer les agences de notation. Même les agences de notation vous disent une chose simple. Elles vous disent le problème de la du déficit en France c'est pas les dépenses, c'est les recettes.

Le problème du déficit en France c'est que depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017, l'État a renoncé à 60 milliards d'euros de recettes. Et l'État a renoncé à 60 milliards d'euros de recettes parce que monsieur Macron a multiplié les cadeaux aux plus riches, aux grandes multinationales. Ici, on supprime l'impôt de solidarité sur la fortune.

Ici, on supprime l'imposition. On introduit la flat taxe pour réduire la fiscalité sur les dividendes versées. Ici, on fait tel ou tel cadeau.

Bah à la fin, c'est un coup. Ce coup, c'est 60 milliards d'euros. Et vous les voyez aujourd'hui venir vous voir et vous dire il faut qu'on fasse 50 milliards d'euros d'économie dans les dépenses parce qu'on a plus les moyens.

Et ben si vous voulez ramener le déficit à un niveau responsable, vous pouvez si vous voulez allez-y proposez-le. réduire les dépenses de 50 milliards. Mais moi et nous proposons d'augmenter les recettes de 50 milliards parce que si on augmente les recettes de 50 milliards, alors on mettra à contribution celles et ceux qui ont les moyens de le faire.

Et c'est cette démarche qu'on a adopté dans le débat à l'Assemblée nationale. Je vais pas vous parler de milliards et de millions pendant toute la soirée. Je veux juste que vous sachiez que avec deux mesures que nous avons proposé, avec deux mesures que nous avons proposé, on peut rentrer 40 milliards d'euros de recettes supplémentaires dans le budget de l'État.

La première, elle est simple. La première, c'est d'introduire une taxe de 1 % sur le patrimoine des milliardaires. Si en France vous mettez en place, c'est ce qu'on appelle la taxe duman.

Si vous mettez en place une taxe de 1 % sur le patrimoine des milliardaires, calmez-vous, il y en a pas dans la salle, ils sont 147 en France. Ça va, ils ont les moyens. Si vous mettez en place une taxe de 1 % sur le patrimoine des milliardaires, faites rentrer immédiatement dans les caisses de l'État 14 milliards d'euros.

La deuxième mesure pareil, vous allez voir, elle devrait choquer personne. Ça vient aussi de l'économiste Gabriel Zucman qui propose un dispositif simple pour que les entreprises et notamment les multinationales qui ont recours le plus souvent à des dispositifs d'optimisation fiscale, de fraude fiscale, parfois payent tout simplement leurs impôts en France. Et sa procédure, elle est très simple.

Il dit on va prendre le chiffre d'affaires réalisé en France par le groupe, on va prendre le chiffre d'affaires réalisé à l'échelle mondiale par le groupe. Et donc on est capable de dire quelle proportion du chiffre d'affaires a eu lieu en France par rapport à l'échelle mondiale. Puis ensuite, on va prendre le bénéfice déclaré en France et on va prendre le bénéfice déclaré à l'échelle mondiale et on va regarder si ça correspond.

E parfois ça correspond pas. Souvent ça correspond pas pour les grandes entreprises et les grandes multinationales parce que qu'est-ce qu'elles font ? on les connaît leur méthode.

Par exemple, vous allez avoir votre entreprise en France, votre filiale en France, elle va faire beaucoup de chiffre d'affaires mais elle va louer la marque à la filiale qui est installée au Luxembourg et donc chaque année, elle va devoir reverser une cotisation, on va dire, à la filiale au groupe qui est installé au Luxembourg. Et donc à la fin, elle aura fait un chiffre d'affaires important par rapport au chiffre d'affaires réalisé à l'échelle mondiale, mais elle aura déclaré un tout petit bénéfice par rapport au bénéfices déclaré à l'échelle mondiale. Sauf que l'imposition pour ces entreprises en France, elle se fait sur le bénéfice, pas sur le chiffre d'affaires.

Et donc la mesure qui est proposée par Gabriel Zucman, c'est très simple, c'est dire bah si ça correspond pas et ben on va voir l'entreprise en France et on lui dit bah il faut que ça corresponde. Donc on lui réclame la différence. Avec une mesure de cette nature, vous pouvez rentrer à peu près 25 milliards d'euros dans les recettes de l'État.

Taxe sur les 1 % pour les 147 milliardaires et dispositif tout simplement pour que les entreprises et les multinationails payent leurs impôts en France. Vous rentrez 40 milliards d'euros dans les caisses de l'État et les but les économies de monsieur Barnier puis de monsieur Bairou. Ça y est, on les a trouvé.

C'est pas très compliqué mais il faut avoir la volonté politique de le faire. et avoir la volonté politique de le faire, c'est-à-dire accepter pour eux de s'affronter avec ceux qui sont les plus gros soutiens de leur politique. C'est ça la réalité.

Ils ont pas la volonté politique de le faire parce que s'ils avaient la volonté politique de le faire, ils l'auraient déjà fait. Donc vous voyez, on va vous en dire beaucoup des choses. On va vous en faire croire beaucoup des choses.

Puis après, on va vous dire que les insoumis sont des irresponsables, qui sont partisans de la stratégie du chaos. On va vous dire, comme je l'ai entendu parfois que leur seule motivation, ça serait la motivation personnelle de Jean-Luc Mélenchon pour être candidat à l'élection présidentielle comme si Jean-Luc Mélenchon a déjà été trois fois candidat à l'élection présidentielle comme si son problème c'était d'être une 4è fois candidat comme s'il avait pas déjà vécu tout ça comme si c'était une question personnelle d'intérêt personnel. Non c'est pas le sujet.

On va vous dire que les insoumis sont antisémites alors que ici dans cette salle et dans nos rangs, vous avez que des militantes et des militants qui depuis le plus jeune âge se battent pour l'égalité, contre le racisme, contre l'antisémitisme, contre l'islamophobie, contre les discriminations, se battent avec une idée simple, c'est que toute personne, elle doit être à égalité, quelle que soit sa religion, quelle que soit sa couleur de peau. Bref, on va vous dire tout ça, mais on va vous dire tout ça pour une raison simple. On va vous dire tout ça pour une raison simple, c'est que le président de la République et ses plus fidèles soutiens, eux, ils savent que si le gouvernement de François Bairou tombe, alors il a plus beaucoup de joker dans sa manche.

Eux, ils savent que si le gouvernement de François Bairou tombe, alors c'est le départ d'Emmanuel Macron qui va être la question posée dorénavant au pays. Et nous, nous nous cachons pas. et nous ne faisons pas semblant.

Et quand sur un plateau de télévision, on me dit "Mais vous êtes obsédé par l'élection présidentielle ?" Non, je suis pas obsédé par l'élection présidentielle. Je suis obsédé par le fait de protéger le peuple français de 2 ans et demi supplémentaires de politique macroniste.

Ça oui, je le reconnais. Et donc oui, nous n'avons pas peur d'un grand rendez-vous démocratique. Nous n'avons pas peur du peuple.

Nous n'avons pas peur du suffrage des électrices et des électeurs. Et je veux répondre à ceux qui parfois de bonne fois sans doute nous disent "Oui, mais s'il y a une élection présidentielle demain, c'est l'extrême droite qui va gagner." Ah bon ?

Ah bon ? On renonce à la bataille avant même de l'avoir mené. Et au mois de juin dernier, après la dissolution de l'Assemblée nationale, si on avait appliqué cette règle là, bah on serait pas rentré en campagne, on aurait pas milité.

Ils disaient tous que c'est l'extrême droite qui allait gagner. Les sondages, il y en a eu 27 dans cette période, 27/ 27. Tous, il disait que c'est c'était l'extrême droite qu'elle est s'emparer du pouvoir.

Pourquoi on renoncerait à la bataille avant qu'elle ait eu lieu ? Et puis vous croyez vraiment que une fois que Macron aura encore fait sa politique pendant 2 ans et demi et qu'en plus nous, parce que ça serait ça l'alternative, on aurait été responsable de la continuité de cette politique. Alors vous croyez qu'à ce moment-là quand on aura une responsabilité, parce que si on faisait ce choix funeste, on aurait une responsabilité dans la continuité de la politique d'Emmanuel Macron.

Vous croyez que les gens vont venir vous voir et vous dire bravo et vous dire merci et vous dire maintenant on va voter pour vous ? Non, il faut pas avoir peur de la bataille, faut rentrer dans la bataille. On a montré au mois de juin et au mois de juillet dernier que cette bataille, on peut la gagner.

On a montré que quand on est confronté dans une élection au Rassemblement national, alors les sketch sur cette fameuse dédiabolisation auquelle on assiste en permanence à la télévision s'arrête. Alors la réalité de ce sa politique se voit. Alors la réalité de ses candidats se voit.

Alors la réalité de son hypocrisie se voit. Moi, je n'ai pas oublié entre les deux tours de l'élection législative que le Rassemblement national proposait d'interdire l'exercice de certains emplois à certains français parce qu'ils ont une deuxième nationalité. Moi, je n'ai pas oublié Moi je n'ai pas oublié que pendant la campagne des élections législatives, le Rassemblement national, après avoir pendant des mois et des mois à vous dire "Si on arrive au pouvoir, on va baisser la TVA sur les produits de première nécessité.

Si on arrive au pouvoir, on va abroger la réforme des retraites". au moment de la campagne commencez à dire "Ah ben finalement ça va être un peu plus compliqué que ça. On va d'abord faire une conférence, un audit des comptes publics pour voir ce qu'on peut faire ou ce qu'on peut pas faire." Un conclave.

Ils l'ont dit. Ils vous ont promis quand ils sont dans l'opposition qu'ils vont changer votre vie et quand ils ont l'impression qu'ils peuvent arriver au pouvoir, ils vous disent que finalement c'est plus compliqué que ça. C'est des menteurs, c'est des hypocrites à l'Assemblée nationale à chaque fois qu'ils peuvent voter pour une mesure qui va aller dans le sens des Français les plus modestes, de celles et ceux qui galèrent le plus.

Quand on propose d'augmenter le SMIC, ils sont pas là, ils votent contre. Quand on propose de rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune, ils sont pas là, ils votent contre. Et quand tu as la fameuse dédiabolisation, quand tu as la fameuse dédiabolisation, j'ai pas besoin de vous rappeler sans doute le curriculum vité de leur candidat, mais peut-être parce que c'est plus récent.

Peut-être ça vous a échappé que quand Jean-Marie Le Pen est mort, ils lui ont tous rendu hommage comme si c'était un grand homme alors que cet homme était un raciste, un antisémite et un négationniste qui a été condamné à de multiples reprises par la justice pour ça. C'est ça la réalité. Ils ont pas changé.

Ils ont pas changé. et on en fera la démonstration dans une campagne et on montrera aux Français qu'ils ont rien à attendre de bon à une soi-disante arrivée au pouvoir de l'extrême droite. Nous avons besoin et nous n'avons pas peur d'un nouveau rendez-vous démocratique.

Nous pourrons venir devant les Françaises et les Français et leur proposer notre projet politique et leur dire que oui, on peut partager les richesses, que oui, on peut augmenter les salaires, que oui, on peut bloquer les prix, que oui, on peut faire la planification écologique, que oui, on peut avoir un pays dans lequel le mot égalité, il est pas seulement inscrit sur le front de nos mairies, mais il correspond à une réalité dans notre quotidien que oui, en France Tous les Français sont égaux et il n'y a pas, comme l'a dit monsieur Retaillot, des français de papier. Voilà la démonstration qu'on peut faire. Et on pourra aussi et on pourra aussi laver l'affront, laver la honte parce que s'il y a quelques jours, il y a eu ce cesser le feu à Gaza et que nous l'avons vécu comme un soulagement, nous n'avons pas oublié pour autant.

Et ce soulagement, il efface pas notre colère et ce soulagement il n'efface pas notre douleur d'avoir dû attendre pendant plus d'un an. Il n'efface pas notre colère d'avoir vu le gouvernement français ne rien faire pour essayer de mettre un terme au massacre qui avait lieu à Gaza. Et donc oui, dans un grand rendez-vous démocratique comme celui-ci, nous pourrons aussi rétablir ce que doit être la parole de la France sur la scène internationale.

Une parole non alignée, une parole qui se bat pour la paix. Voilà tout ce qu'on peut faire dans un grand rendez-vous démocratique. Et donc et donc c'est à ça qu'il faut se préparer cette année.

Tout à l'heure, j'ai rendu hommage aux habitantes et aux habitants du quartier de Planoise pour le résultat qui nous avait attribué aux élections présidentielles et aux élections législatives. Mais je veux leur je veux leur dire queil y a encore un effort à faire. habité et en plus vous l'avez dit c'est voilà et le monsieur disait Jean-Luc Mélenchon habité Pleinis je veux leur dire qu'il y a encore un petit effort à faire il y a un petit effort à faire parce que si Séverine Vezi qui a parlé en premier à cette tribune tout à l'heure n'a pas été élu députée à l'Assemblée nationale au mois de juillet dernier.

Je dis pas que c'est de la faute des habitantes et des habitants de planoises, mais ça s'est joué à moins de 1000 voix au premier tour. Mais à planoise, et je prends cet exemple et ça concerne tout le monde, mais à planoise, il y a eu 4000 personnes qui sont pas allé voter dans le quartier. Alors que par contre quand les gens sont allés voter à plus de 50 %, ils ont voté dès le premier tour pour Séverine Viesè.

Donc je dis que si la prochaine fois il y en a pas 4000 qui restent à la maison mais il y en a plus que 3000 ou il y en a plus que 2000 ou il y en a plus que 1000 alors Séverine Vier sera élu député il nous rejoindra à l'Assemblée nationale. Et quand à Florian Ch qui a parlé tout à l'heure, il vous a dit qu'elles avaient été les écarts de voix de son élection en 2022 et malheureusement les écarts de voix de sa non élection en 2024. Et Floriant, il pourrait faire la démonstration que la même démonstration que moi à Bfort que dans un certain nombre de quartiers où nous avons fait des résultats significatifs, l'abstention a été de 10, de 15, de 20 points supérieur à l'abstention moyenne du pays.

Et que si dans ces quartiers là aussi les gens étaient venus voter dans les mêmes proportions que l'ensemble du pays, alors Floriant, il serait revenu avec nous à l'Assemblée nationale. Je dis pas ça pour leur reprocher que les choses soient claires parce que je sais qu'on est d'abord victime de l'abstention, d'abord victime des trahisons, des renimements, victimes de la déception. Je leur dis pas ça pour leur reprocher.

Je leur dis renié. On a été renié. Vous avez raison.

On a été renié. Tout le monde a trahi. C'est vrai.

Et donc après, c'est normal qu'il y a des gens qui se disent "Bah finalement, ça sert à quoi d'aller voter ?" C'est normal qu'il y a des gens qui se disent ça et nous après on rame et on fait le travail pour essayer de leur dire si ça sert à quelque chose. Là vous pouvez élire des députés qui resteront fidèles à leur conviction.

Et donc je dis pas ça pour les culpabiliser, certainement pas mais je dis ça pour dire qu'ils ont une partie de l'avenir du pays entre leurs mains. Que si la prochaine fois ils se mobilisent par dizaines de milliers, par centaines de milliers au niveau national, par millions, alors on peut tout changer. Alors on peut prendre le pouvoir.

Alors on peut changer enfin la société. et on n'est pas condamné à subir le macronisme ou la continuité au pouvoir de l'extrême droite. On peut y arriver.

Et ça ça commence ça commence par un acte simple qui coûte pas cher, qui prend pas beaucoup de temps. Mais moi je me rappelle après la dissolution de l'Assemblée nationale quand il y a eu l'organisation des élections législatives de gens qui sont venus me voir et qui m'ont dit "Comment on fait pour s'inscrire sur les listes électorales ? parce que là on veut pas que l'extrême droite s'empare du pouvoir et on a été obligé de leur dire mais malheureusement c'est pas de notre responsabilité mais c'est trop tard on peut plus s'inscrire sur les listes électorales.

Ils ont pas réouvert les inscriptions entre la dissolution de l'Assemblée nationale et l'organisation des élections législatives. Alors on va pas se faire avoir deux fois. Donc il y a une chose simple à faire en ce début d'année c'est la bonne résolution de 2025.

Si vous vérifiez que vous êtes bien inscrit sur les listes électorales. Vous avez déménagé et vous remettez votre inscription sur les listes électorales au bon endroit. Vous rentrez à la maison ce soir, vous vérifiez auprès des gens de votre famille qui sont bien inscrits sur les listes électorales.

Vous allez demain au boulot, vous en parlez à la machine à café pour savoir si tout le monde est bien inscrit sur les listes électorales parce qu'il y aura un nouveau rendez-vous démocratique. Je sais pas quelle forme il aura, mais il y aura un nouveau rendez-vous démocratique cette année et cette fois on aura besoin de tout le monde et on aura besoin que personne reste à la maison tout simplement. Alors alors vous savez, il y a une tradition à la France assoumise, c'est que pour clore no meing parole à quelqu'un d'autre et donc on lit un texte, un poème, une citation de quelqu'un et il se trouve qu'en venant ici à Besançon ah avant chaque réunion publique, on fait le travail.

On dit on va où et qu'est-ce qu'on peut lire ? Et vous le savez sans doute comme moi que Victor Hugo est né à Besançonon. C'est pas très original peut-être mais quand même c'est Victor Hugo qui est né à Besançon.

Bon, pour être tout à fait honnête, j'ai un tout petit peu actualisé son poème parce que il y avait quelques mots qui étaient plus tout à fait qu'il était difficile de dire aujourd'hui. Alors, je vous propose de lire ce poème de Victor Hugo. Aujourd'hui, pour toute la terre, la France s'appelle révolution et désormais ce mot révolution sera le nom de la civilisation jusqu'à ce qu'il soit remplacé par le mot harmonie.

Oui, tous tant que nous sommes grands et petits, puissants et méconnus, illustre et obscur dans toutes nos œuvres, bonne ou mauvaises quel qu'elles soit, poèmes, drame, romans, histoire, philosophie, à la tribune des assemblées comme devant les foules du théâtre, comme dans le recueillement des solitudes. Oui, partout. Oui, toujours.

Oui, pour combattre les violences et les impostures. Oui, pour réhabiliter, les lapider et les accabler. Oui, pour conclure logiquement et marcher droit.

Oui, pour consoler, pour secourir, pour relever, pour encourager, pour enseigner. Oui, pour penser en attendant qu'on guérisse. Oui, pour transformer la charité en fraternité, l'omone en assistance, l'oisiveté en utilité, la centralisation en famille, l'iniquité en justice.

Le bourgeois en citoyens, la populace en peuple, la canaille en nation, les nations en humanité, la guerre en amour, le préjugé en examen, les limites en ouverture, les ornières en rail, les sacristi en temple, l'instinct du mal en volonté du bien, la vie en droit, les rois en homme. Oui, pour ôter des religions l'enfer et des sociétés le bagne. Oui, pour être frère du misérable, du ser, du fél, du prolétaire, du déshérité, de l'exploité, du trahi. du vaincu, du vendu, de l'enchaîné, du sacrifié, du força, de l'ignorant, du sauvage, de l'esclave, du condamné et du dané.

Oui, nous sommes tes fils révolution. Victor Hugo, merci à vous. Merci pour votre accueil, merci pour votre détermination et vous pouvez compter sur nous.

Merci à vous. [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements]