Les 5 actus de la semaine n°22
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« la Cour des comptes s'alarme de la fragilité de la réduction du déficit d'ici à 2022 »
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« l'objectif fixé d'arriver à 3,1% de déficit cette année semble relativement atteignable »
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« 4,7 millions de soutiens sont nécessaires pour qu'un référendum soit organisé »
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« le gouvernement a rendu impossible le fait de savoir avec précision combien de signatures ont été apportées à la pétition contre la privatisation d'ADP »
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« 1 pont sur 10 serait dans un état dangereux »
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« 7% des ponts risquent l'effondrement »
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« 24 États ont soutenu la stratégie de la Commission européenne pour une réduction à zéro émission nette d'ici 2050 »
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« les alliés européens des États-Unis consacrent 1,58% de leur PIB à leur défense »
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« l'Allemagne reste à la traîne, avec un retard croissant de ses dépenses d'équipement »
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« le candidat chinois l'a emporté par 108 voix contre 71 pour la candidate française appuyée par l'UE »
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Bienvenue à tous dans les 5 actus de la semaine d'UPR TV. Nous apprenons que la Cour des comptes s'alarme de la fragilité de la réduction du déficit d'ici à 2022. Si l'objectif fixé d'arriver à 3,1% de déficit cette année semble relativement atteignable, il n'en va pas de même pour la suite.
Le chapitre consacré à la trajectoire budgétaire de 2020 à 2022 est particulièrement alarmant. Et même avec toutes les privatisations, les prévisions se révèlent fausses et les objectifs ne seront pas atteints, à moins de sacrifier encore et toujours plus d'acquis pour améliorer un chiffre arbitraire, en cédant à des intérêts privés des entreprises rentables et pérennes. Comme c'est le cas des aéroports de Paris, où nous apprenons cette semaine que le gouvernement a rendu impossible le fait de savoir avec précision combien de signatures ont été apportées à la pétition contre la privatisation d'ADP.
Alors que 4,7 millions de soutiens sont nécessaires pour qu'un référendum soit organisé, aucun compteur en temps réel ne figure sur le site mis en place par le gouvernement pour recueillir les signatures. Les tentatives de comptage automatique sont contrecarrées par le site. Et seules de laborieuses approches manuelles permettent d'estimer le nombre de signataires.
Formulaire compliqué, bugs, difficultés de compter les signataires : le gouvernement semble réfractaire à ce référendum. La raison s'en comprend : la vente des fleurons de la France est demandée par les GOPÉ dans le but de faire des recettes exceptionnelles afin de réduire la dette, quitte à sacrifier le futur de notre pays. Si les 4,7 millions de signatures étaient collectées, Macron se retrouverait pris entre le marteau et l'enclume, c'est-à-dire entre la volonté du peuple et celle de Bruxelles, ce qui mettrait donc en lumière cette divergence d'intérêts.
Alors citoyens, n'hésitez surtout pas : signez et diffusez cette pétition. D'ailleurs, les règles du libre-échange n'impactent pas que le secteur public. On apprend cette semaine qu'un industriel français historique sera peut-être racheté prochainement par les Américains.
Le fonds d'investissement américain Searchlight, qui détient déjà 26% du capital de l'équipementier aéronautique français Latécoère, souhaite se l'offrir entièrement via une OPA. Alors certains ministres avaient déjà essayé de protéger nos fleurons contre des offres publiques d'achat, comme Dominique de Villepin avec Arcelor. Il s'était fait reprendre par la Commission européenne.
Cette dernière se contente d'imposer la libre concurrence. Et l'article 63 du TFUE interdit de toute façon tout contrôle de mouvements de capitaux. Passons à la canicule.
Face au manque de personnel et de lits pour accueillir les patients liés à la canicule, le directeur du groupe hospitalier La Rochelle-Ré-Aunis en Charente-Maritime ne sait plus bien comment gérer l'afflux dans son établissement, au point de lancer un appel inédit à la mobilisation des personnels qualifiés et même aux retraités. Le système de santé français donne des signes d'agonie. Année après année, les GOPÉ demandent de couper dans le budget de fonctionnement de l'État.
UE ou santé, il faudra choisir. Des enseignants se disent outrés après les propos déplacés tenus par le rectorat de l'académie de Montpellier. Lors d'une réunion au lycée Jean Moulin de Béziers, la DRH leur a conseillé de penser à l'euthanasie si les reconversions proposées ne leur convenaient pas.
Le malaise est de plus en plus grand parmi le personnel de l'Éducation nationale. Et les pouvoirs publics ne proposent pas beaucoup de solutions, comme le montre la vague de témoignages #PasDeVague sur Twitter il y a quelques mois. Nous apprenons aussi qu'un décret vise à instaurer une allocation pour les enseignants qui suivraient une formation à caractère obligatoire pendant les vacances.
Les syndicats enseignants s'opposent au projet, car ils préféraient du volontariat. Mais leur avis n'est que consultatif. Le décret devrait tout de même être publié dans les jours à venir au Journal officiel.
Un an après la bataille du rail, plusieurs militants syndicaux de la SNCF sont visés par des procédures disciplinaires, comme Éric Bezou, chef de quai à Mantes-la-Jolie et délégué syndical à SUD Rail, qui a été convoqué en vue de son licenciement. La direction de la SNCF a choisi de licencier les syndicalistes qui ont contesté le plus vigoureusement la dernière réforme. Choix qui en dit long sur l'état de la politique en France. 1 pont sur 10 serait dans un état dangereux.
C'est l'une des conclusions du rapport rédigé par une dizaine de sénateurs, qui ont lancé cette vaste enquête après la catastrophe du pont de Gênes le 14 août 2018. Au moins 25 000 ponts sont en mauvais état structurel et posent des problèmes de sécurité et de disponibilité pour les usagers en France. Près de 20% des ponts des petites communes en France présenteraient aujourd'hui une structure altérée ou gravement altérée, selon le rapport.
Ce n'est pas le premier rapport alarmant sur ce sujet. Nous avions déjà communiqué sur cet état, notamment au moment du drame de Gênes où, déjà, des rapports sur l'état routier auraient dû nous alarmer. (NDLR : Le ministère de la Transition écologique et solidaire) et le ministère délégué auprès du ministère des Transports dont la ministre est Mme Borne ont publié au mois de juillet un rapport qui est une version publique édulcorée de la mission à laquelle j'avais participé.
Il a été montré dans la presse que le réseau routier national non concédé, c'est-à-dire le réseau routier qui appartient à l'État et dont la gestion est toujours effectuée par l'État, présente maintenant des déficits d'entretien de plus en plus graves. On estime qu'il y a...
Par exemple, en matière d'ouvrages d'art, il y a un tiers, 30% exactement, 30% des ponts qui sont sur le réseau national non concédé, 30% des ponts qui nécessitent des travaux. Et il y a pire encore. 7% des ponts risquent l'effondrement.
Ça a été publié quelques semaines avant l'affaire du viaduc autoroutier de Gênes. Lors du Conseil européen jeudi dernier, 24 États ont soutenu la stratégie de la Commission européenne pour une réduction à zéro émission nette d'ici 2050. Et seuls 4 pays ont bloqué, avec la Pologne en tête.
Une belle démonstration que l'UE n'est pas une union de forces, mais des divergences d'intérêts de pays qui doivent s'entendre à l'unanimité pour prendre une décision. Le résultat est l'immobilisme malgré l'urgence de certains sujets. Malgré la destruction de l'Amazonie, les dirigeants européens négocient un traité commercial avec le Brésil.
Entre l'UE et les pays du Mercosur, à savoir le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay, les discussions ouvertes il y a 20 ans pourraient aboutir cette semaine à un vaste accord de libre-échange. Emmanuel Macron affirmait le 11 juin dernier, lors de la conférence annuelle de l'Organisation internationale du travail, ne plus vouloir d'accords commerciaux internationaux qui alimentent le dumping social et environnemental. Le double discours tenu par le gouvernement français est une nouvelle fois démontré.
L'UE fera ce qu'elle voudra. Pour tout comprendre de ce scandale annoncé, nous vous conseillons deux articles : le premier de François Asselineau et le second de Jérôme Yanez, le responsable UPR des questions écologiques. OTAN, à présent.
Les alliés européens des États-Unis consacrent 1,58% de leur PIB à leur défense, soit un net progrès par rapport à 2016. L'Allemagne reste à la traîne, avec un retard croissant de ses dépenses d'équipement. Avec le dossier iranien et la fin du Traité sur les forces nucléaires intermédiaires, l'Alliance transatlantique est fragilisée malgré cet effort financier.
Trump avait tapé du poing sur la table afin que les pays européens augmentent leur contribution à l'UE. Et mis à part l'Allemagne, ils se sont tous exécutés. — Prague, à présent.
Quelque 250 000 personnes sont descendues dimanche dans les rues de la capitale tchèque pour dénoncer la corruption du chef du gouvernement. C'est le plus important rassemblement dans ce pays depuis la chute du communisme en 1989. Les manifestants dénoncent la corruption du Premier ministre Andrej Babis, le fondateur du géant de l'agroalimentaire Agrofert, mis en examen dans une affaire de détournement présumé de 2 millions d'euros de fonds européens.
Russie, pour commencer, où Vladimir Poutine a signé lundi un décret prolongeant l'interdiction des importations en Russie de produits alimentaires européens jusqu'à la fin 2020. L'agriculture française subit donc les conséquences géopolitiques de l'appartenance de la France à l'OTAN, dans le cadre des traités européens. OTAN qui demande à la Russie de détruire son nouveau missile nucléaire le Novator 9М729, construit en violation du Traité sur les armes nucléaires intermédiaires.
Un conseil des ministres de la Défense de l'OTAN doit se réunir mercredi pour envisager les sanctions en cas de refus. Géorgie à présent, où des milliers de personnes ont tenté d'envahir le parlement pour demander la démission du président de l'Assemblée, qui avait invité un député russe à s'exprimer. Il y a eu au moins 70 blessés.
Alors est-ce un mouvement authentiquement démocratique ou une révolution de couleur bénéficiant d'appuis étrangers ? La Géorgie est au cœur de tentatives de déstabilisation dirigées contre la Russie depuis la chute de l'Union soviétique, comme la (NDLR : révolution des Roses) en 2004, la guerre de 2008, l'alternance démocratique de 2012 ou encore la candidature actuelle à l'UE et à l'OTAN. Passons maintenant à Pékin, où les dirigeants de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est se sont réunis en sommet ce week-end à Bangkok.
Ils ont avancé sur un projet d'accord de libre-échange promu par Pékin qui associerait 16 États de la région Asie-Pacifique. Ce dernier devrait être terminé pour la fin de l'année. Chine qui vient d'ailleurs d'annoncer le blocage des importations de viande canadienne.
Dans une déclaration publiée sur son site internet, l'ambassade explique que la décision a été prise parce que près de 200 faux certificats sanitaires de vétérinaires auraient été identifiés dans des produits de porc importés en Chine. De plus, un produit interdit aurait été trouvé dans la viande. Rappelons à ce sujet que, de son côté, le président français vient de demander que l'accord de libre-échange avec le Canada soit ratifié le plus vite possible par le Parlement français.
Chine toujours, où l'on apprend que la diplomatie chinoise vient de remporter une victoire symbolique. Pour la première fois en 74 ans, elle est parvenue à imposer un des siens à la tête de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture. Le candidat chinois l'a emporté par 108 voix contre 71 pour la candidate française appuyée par l'UE.
La Chine voit sa diplomatie d'influence récompensée, tandis que la France perd peu à peu de son importance. Et passons maintenant à la bonne nouvelle de la semaine, qui concerne la défense de la langue française. En effet, dans une tribune au Parisien - Aujourd'hui en France, le collectif Langue française et 100 signataires des cinq continents appellent Emmanuel Macron à protéger la langue française.
Cet appel demande au chef de l'État 3 axes pour défendre la langue française qui est étouffée par l'anglo-américain, comme de montrer l'exemple en renonçant à l'utilisation de l'anglo-américain en France, de renforcer par une loi le dispositif linguistique présent, en en rendant notamment l'application contraignante, ou encore en mettant un terme au projet prétendant dispenser dans les établissements scolaires des cours de matières générales en anglo-américain. Il suffirait d'une volonté politique, tout simplement : faire respecter la Constitution, appliquer strictement la loi Toubon, qui a essayé de freiner la dérive enregistrée. Mais malheureusement, Macron n'a pas pour le moment vraiment montré d'intérêt pour la francophonie et pour la culture française.
Voilà. C'est tout pour cette édition. Nous vous disons : « À très bientôt pour une nouvelle vidéo ».
Et d'ici là, n'hésitez surtout pas à réagir à toutes ces nouvelles dans les commentaires. — Il tombera pas plus bas. — Non.