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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 29 avril 2026 24 min

Tensions sur les carburants, programme économique du RN... Thomas Ménagé dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Thomas Ménager. Bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info.

Bonjour Madid 4. Bonjour Agath. On va parler Thomas Ménager de vos propositions pour le pouvoir d'achat de la ligne économique du Rassemblement national à l'approche de 2027 mais d'abord l'inquiétude alors que le blocage du D3 d'Ormouse se poursuit.

Le patron de Total énergie Patrick Pouyané alerte sur un risque de pénurie. La ministre déléguée à l'énergie lui a répondu hier sur France. Il n'y a à l'heure où on se parle aucun risque de pénurie.

Aucun risque de pénurie sur l'essence, aucun risque de pénurie sur le diesel, aucun risque de pénurie sur le kérosène pour les semaines à venir. Nous avons des stocks stratégiques. Nous avons donc encore plus de 3 mois de stock pour palier à d'éventuelles difficultés d'approvisionnement.

Nous avons largement diversifié nos approvisionnements et nous sommes bien moins dépendants du Moyen-Orient que ce que peuvent l'être par exemple certains pays d'Asie. Alors, on a entendu Mo Brégon. Est-ce que vous êtes rassuré Thomas Ménager ?

En fait, ils disent pas la même chose à court terme. Demain, bien entendu, il y a pas un risque urgent de pénurie. Mais euh dans les prochaines semaines, si la situation est malheureusement on est parti pour que ça dure, euh semblerait que les négociations n'avancent pas, n'avance plus, voir malheureusement qu'on qu'on aille sur une reprise de manière plus intense euh du conflit.

Il y a un risque. Il y a un risque parce que on a affaibli aussi nos capacités euh avec un nombre de raffineries qui a diminué sensiblement. On a plus que sep en France, on avait plus d'une vingtaine dans les années 75.

On était jusqu'à dans les années 2000 euh euh totalement indépendant euh en terme de de raffinage. Aujourd'hui, les produits raffinés, on a besoin de les importer et quand va y avoir des tensions, ben les pays dont on dépend, non pas uniquement pour la matière brute, mais aussi pour la capacité de traiter ces produits pétroliers, d'avoir des produits raffinés, aujourd'hui, on a 30 % de ces produits qui doivent venir de l'étranger. On a des stocks dit la porte parole. stocks mais déjà les stocks quand on sait pas à quel moment ça va s'arrê totalement lâcher nos stocks parce que si un moment il y a un un stop total il faut bien qu'on puisse aussi pour un certain nombre de secteurs prioritaires et vous savez que gouverner c'est prévoir.

Si on libère totalement nos stocks, qu'on les utilise et qu'on se retrouve le bec dans l'eau parce queon a utilisé ces 3 mois, il y a une gestion du stock aussi dans une période de forte instabilité qui doit être prudente. Emmanuel Macron n'a pas caché ou mis en scène son son agacement lundi en marge d'un déplacement dans l'ariège. Le président de la République, il dit "On se bat pour que le prix de l'essence diminue, il faut qu'on rouvre ce fichu des trit, ce sont ces mots.

Est-ce que vous reconnaissez le fait pour que le président de la République et bien il a tout fait pour rouvrir ce fichu des3 ? Est-ce il a raison ? Le vrai sujet, c'est ça, c'est de rouvrir le D3 d'Ormouse.

Et nous, nous l'avons dit depuis le début, on a de nombreux désaccords avec Emmanuel Macron, de nombreux désaccords sur la gestion Macronist de la crise de pouvoir d'achat en France, mais malheureusement, il ne peut pas faire plus et la diplomatie française et Emmanuel Macron, je pense sont à pied d'œuvre pour essayer de participer à rouvrir ce des tr. Mais c'estissent mais vous savez quand il y a une crise internationale, je pense qu'il faut être au-delà des combats politiques internes. Je pense que le président de la République, je le souhaite, je l'espère et je le pense avec la diplomatie française, c'est pas le président de la République tout seul, sont à pied d'œuvre.

Mais malheureusement, c'est quelque chose qui concerne avant tout les États-Unis et l'Iran, l'Israël aussi et qu'on est un petit peu loin de tout ça et que malheureusement la voix de la France, elle est affaiblie depuis un certain nombre d'années et je pense que même s'il fait tout ce qu'il peut, ça n'aura pas forcément un impact. Donc vous dites qu'à ce stade, le président de la République ne peut pas faire plus sur le sujet. Il y a eu cette réunion avec les les partenaires notamment les les Britanniques au sujet d'une future sécurisation du nous fait pas de la politique politicienne.

Je pourrais vouloir taper sur Emmanuel Macron sur tous les sujets. Il y a suffisamment de sujets sur lequels nous avons des profonds désaccords et il ne fait pas le boulot et il ne l'a pas fait. Il a mis notre pays dans une situation catastrophique pour nos compatriotes et pour être un quand il y a une crise internationale, voilà, je l'appelle à continuer et je remercie la diplomatie française qui je sais à pied d'œuvre.

On vous entend sur ce sujet, sur le sujet des aides proposées par le gouvernement. Une nouvelle aide pour les gros rouleurs a été annoncée. 3 millions de français modestes vont bénéficier d'un coup de pouce de 20 centimes par litre.

C'est un nouveau ciblage parce que les caisses sont vides, explique l'exécutif. Ça c'est pas assez pour vous en revanche. Alors déjà faut dire les petites lignes, c'est comme dans les contrats d'assurance.

Ça sera peut-être à partir de fin mai si la plateforme est disponible. Ça fait déjà 2 mois que les gens qui galèrent, qu'on pas d'argent, vont à la pompe, n'arrivent pas à mettre 5 € 10 € euh n'arriv à à se nourrir pour un certain nombre, était déjà en difficulté. On a déjà eu une crise de pouvoir d'achat majeur dans notre pays ces dernières années.

Donc euh je pense qu'on a surtout un gouvernement en fait qui gagne du temps. En fait, ils espèrent que le D3 de Mous va être ouvert et on est d'accord en se disant bah on va faire le plus longtemps possible, on va jouer la montre et on verra au mois de juin. Sauf que là, il y a des gens qui à la fin du mois, je le vois dans le Loir et dans mon département qui ne s'en sortent plus, qui n'arrivent plus à à faire le plein, qui sont obligés de faire des choix majeurs pour leurs enfants, pour leur vie, pour leur santé.

Et donc mais on peut se permettre d'ouvrir les vannes. Non mais enfin dans tous les cas les aides ciblées, on s'est rendu compte par le passé que ça marchait pas. C'était l'exemple qu'avait donné Jordan Bardella qui avait reçu le chèque énergie parce que quand vous créez des usines à gaz, alors déjà vous payez des gens qui vont devoir vérifier les dossiers, vérifier les critères, vous vous créez une usine à gaz où certains qui mériteraient n'y touchent pas.

Il y avoir quelques petites erreurs mais vous vous a un, il y a des erreurs. De deux, quand on met des systèmes comme ça, ça crée un certain nombre de de de difficultés et de coûts de gestion. Et puis surtout nous on considère que c'est un produit de première nécessité.

On considère que même ceux qui ont qui sont peut-être dans les classes moyennes ont besoin aussi euh de de d'avoir cette aide, ce soutien parce que euh derrière c'est aussi une vision de l'économie que nous avons. Euh quand vous redonnez du pouvoir d'achat en baissant la fiscalité sur le carburant, les gens euh ils vont pas euh forcément le mettre sur leur épargne. Ils vont investir, ils vont consommer, ils vont aussi ces aides, profiter aux entreprises.

Donc vous vous voulez baisser la TVA de 20 % à 5,5%. Ça coûte en gros 1 milliard d'euros par mois, ça fait une douzaine de milliards d'euros par an que nous avons financé par deux éléments. Premier point, d'abord la la rebudgétisation, excusez-moi, ça fait partie des mots compliqués comme inéliggibilité, rebudgétisation des CE qui coûtent 8 milliards d'euros.

C'estàd que aujourd'hui euh c'est donné pour la euh rénovation énergétique, mais nous nous avons un autre dispositif qui va vers la transition éc voilà que nous nous avons un autre dispositif avec des prêts de long terme qui un dispositif qui s'appelle 100 % rénov pour la transition euh environnementale, la transition énergétique des bâtiments. Mais donc vous voulez subventionner l'essence pour tout le monde ? Mais oui, enfin aujourd'hui pas subvention.

Alors moi, il y a un débat qui est totalement à côté de la plaque pour moi, c'est de dire vous subventionnez les énergies fossiles. Vous savez, personne s'amuse à brûler du carburant, du fioule, à remplir sa chaud à à à fioule de manière plus importante, à faire des kilomètres en plus. En tous les cas, même avec ces aides qui permettrait une baisse de 20 € par plein, en gros 20 à 25 centimes par litre pour la partie fixe qui est la baisse de la TVA, c'est pas quelque chose qui va dans tous les cas accentuer la consommation d'hydrocarbure.

Les Français, ils font au minimum, ils sont dans une sobriété qui est dans tous les cas contraintes. Aujourd'hui, on a les résultats de de bénéfices de de total notamment pour le le premier trimestre 2026. Est-ce que c'est une piste d'aller sur la taxation notamment des raffineurs ?

Alors, la taxation des surprofits et des profiteurs de crise, il va y en avoir à différents endroits comme à chaque crise. Malheureusement, c'est la loi du marché. Malheureusement, c'estes ces entreprises, ces grands groupes sont pas dans une entreprise philanthropique.

Donc, le rôle de l'État, c'est de veiller à ce qu'il ne profit pas de cette crise, que ça soit les raffineurs, que ça soit les distributeurs. Euh et euh nous nous avons toujours dit qu'il pr 50 % de hausse de bénéfic. Alors, il faudra regarder plusieurs choses sur ce point.

Alors moi, je connais pas les chiffres viennent de tomber. C'est la part qui est liée à la crise et la part qui est liée à l'activité et à l'intelligence collective de Total. Si Total investit notamment ses bénéfices majoritairement dans la transition environnementale pour aussi moins dépendre des énergies fossiles dans les années à venir qui un enjeu majeur, bien entendu que c'est quelque chose qu'il faut leur laisser faire.

Après, si c'est pour aller nourrir euh des actionnaires de manière euh honteuse, euh c'est-à-dire bien entendu, c'est le concept, il faut qu'il y ait des actionnaires, il faut que ces actionnaires touchent des dividendes, mais il faut pas que ces dividendes soient disproportionnées au détriment des Français, au détriment de la transition. Ça, nous saurons aller les chercher avec la taxation des surprits. Vous êtes en pleine opération séduction vis-à-vis notamment des patrons.

On sait que Jordan Bardella a déjeuné avec les membres du bureau exécutif du MEDEF et c'était inédit. Il y a eu aussi ce ce dîner de Marine Le Pen avec des grands patrons du CAC 40. Vous pensez les séduire ces ces patrons en leur disant retour à la retraite à à 62 ans et en même temps retour de la politique du chèque ?

Alors vous savez nous on on va pas mentir enfin on va pas aller dire au patron ou à n'importe qui en France ce qu'ils veulent entendre. On leur explique notre programme, on leur explique l'équilibre de notre programme, la vision qui est celle du Rassemblement national que qu' on défendu Marine Le Pen et Jordan Bardella. S'ils sont convaincus, tant mieux.

Et quand on regarde tous les sondages, tous les instituts de sondage le prouvent, chez les chefs d'entreprise dans leur globalité, on est aujourd'hui en tête. Si quelques patrons du CAC 40 ne sont pas d'accord parce que par exemple, quand on va dire "On va taxer les surprits, ça ne va pas leur plaire ou sur un certain nombre d'aspects, bah tant pis, on essaiera de les convaincre, on travaillera avec eux, mais on n'est pas là pour faire une danse du ventre euh en en mentant euh ou en en travestissant quel est notre projet. On dit la vérité et notre projet, il repose sur la relance de l'économie, une vision pro business.

Soutenir nos entreprises, réduire les normes, baisser les impôts de production, baisser un certain nombre de fiscalités pour au final relancer l'économie, relancer l'emploi. C'est pas toujours aussi clair Thomas au rassemblement plus d'argent pour de soutien à l'État providence. Et il y a un contexte qui évolue d'ailleurs, vous appuyez souvent sur ce contexte qui évolue pour modifier un peu votre programme.

Face à cette guerre qui coûte, qui dure, face aux menaces qu'elle fait peser sur la croissance, promettre la retraite à 62 ans, est-ce que c'est encore d'actualité ? Oui, parce que ça coûte environ alors ça dépend un certain nombre de de chiffrages, même la situe Montenne, on est on est autour de 15 milliards. C'est ce qu'avait dit quand on revenait sur la réforme borne.

Et ça, nous la finançons avec des économies. Nous la finançons avec des économies sur le train de vie de l'État, sur l'immigration et nous la finançons aussi parce que bien entendu le système de retraite aujourd'hui, il n'est pas soutenable. Il n'est pas soutenable parce que le taux d'emploi, la productivité, la natalité ne suit pas.

Il y a un chiffre qui est du corps du conseil d'orientation des retraites. C'est pas le Rassemblement national qui le dit. Si nous avions le taux d'emploi des Pays-Bas, c'est fait gagner 10 points de taux d'emploi.

On est à 70 %, on passait à 80. Ce sont 140 milliards de recettes fiscales et social supplémentaire par an. Ce qu'il faut faire, c'est pas faire en sorte que ceux qui travaillent aujourd'hui qu'on emploie travaillent encore plus longtemps, mais c'est que tous ceux qui dans notre pays ne travaillent pas de manière contrainte parce qu'il n'y a pas assez d'emplois euh pour certains, ça existe aussi parce qu'ils ne veulent pas travailler, donc il y a un équilibre à avoir mais surtout parce qu'il n'y a pas assez d'emploi retourne travailler qu'il y ait plus de monde qui côtise, plus de monde qui travaille pour pouvoir maintenir ce système.

Pardon, ça a l'air simple quand vous le dites, mais déjà ce weekend dans le journal du dimanche, Jordan Bardella sur ce sujet des retraites, il reste extrêmement flou alors qu'il détaille votre projet sur 2027. Il se contente de dire que le système actuel n'est pas viable. Donc dire, exactement, mais on se demande s'il n'est pas viable avec un âge à 64 ans, pourquoi il le serait à 62 ans ?

Et pendant les législatives en 2024, cette proposition des 62 ans Jordan Bardella, il l'avait rangé sur l'étagère en disant que le contexte économique ne le permettait pas. il avait dit que ça serait pas la priorité la première des priorités parce qu'il y aurait d'abord un audit financier. Ce qui est certain que la situation du monde change.

Aujourd'hui, notre projet c'est celui-ci. Nous arrivons à l'équilibrer. Nous avons présenté notre contrebudget.

Nous tenons ses équilibres. Je je peux pas et vous dites vous savez changer régulièrement votre projet. C'est sûr que le monde change.

La situation est catastrophique avec ces 3400 milliards de dettes. Aujourd'hui, nous pouvons tenir cet engagement auprès des Français en faisant des économis. ce sera dans le programme de 2027 dur.

Moi, je suis pas le candidat à la présidentielle. Marine Le Pen s'exprimera en temps utile mais aujourd'hui et c'est pas à moi s'il y avait un changement éventuel de de vous l'annoncer. Je vous dis qu'aujourd'hui il n'y a pas de changement et s'il y en avait un ça serait annoncé par Marine Le Pen.

Mais aujourd'hui, nous tenons ce programme, nous pouvons l'équilibrer quand nous avons fait nos réunions, nous avons travaillé notamment au moment du contrebudget l'année dernière pour présenter quelle était la vision budgétaire du Rassemblée nationale. Ça tient, ça tient encore. Après, on est dans une situation d'une telle instabilité que c'est vrai que les choses peuvent bouger très rapidement.

Dans un instant euh Thomas Ménager, on va parler euh notamment de la situation des médecins étrangers en France et de des du renforcement des pouvoirs de la police municipale. Mais pour l'instant, il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Sarah. Au procès [musique] du bien en appel, Claude Guéan n'a pas digéré ce qui est plus qu'une trahison de Nicolas Sarkozi, pointe ce matin son avocat.

Mais il n'y a pas de volonté de vengeance, assure le conseil de Claude Guéan. Nicolas SarkoZ doit être interrogé sur deux écrits de son ancien collaborateur qui l'accuse d'avoir menti. Aux États-Unis, la justice s'attaque une nouvelle fois à l'ancien directeur du FBI, James Comet, bête noire de Donald Trump, accusé d'avoir menacé cette fois la vie du président américain sur les réseaux sociaux.

Les ventes de carburant en France ont fortement baissé en avril. Une baisse de la consommation de gasoile de près de 19 % par rapport à la même période l'année dernière. Vague de chaleur, fond des glaces.

L'Europe a cumulé l'an dernier les situations climatiques [musique] extrêmes montre un rapport publié aujourd'hui par l'Institut Copernicus. Le continent se réchauffe deux fois plus vite qu'ailleurs. 5 à 4, victoire du PSG face au Bayern Munich hier soir, match allé aux airs de légende en demi-finale de la Ligue des Champions.

Match retour le 6 mai prochain. France info le 830 France info Magic Kiat Agath Landr avec Thomas Ménager député du Loiret et porte-parole du Rassemblement national Marine Le Pen a donné une interview à l'AFP Madid tout à fait elle explique préférer se retrouver face au bloc central au second tour plutôt que face à la France insoumise pour je cite avoir la force d'une élection de choix plutôt que une élection de rejet. Ce sont les Français qui choisissent normalement.

Oui. Non, mais on a dû lui poser la question euh vous préféreriez être face à Jean-Luc Mélenchon, ça serait plus simple. Euh nous nous avons toujours dit que déjà on choisissait pas, mais c'est vrai que d'un point de vue euh philosophique, la victoire serait entre guillemets plus belle, plus claire que par choix, par adhésion au programme du Rassemblement national que par un rejet qui est aujourd'hui de plus en plus fort et légitime de Jean-Luc Mélenchon.

Ça vous rendrait plus crédible, plus respectable de l'emporter face au bloc central. Après la légitimité, elle est issue des urnes. Dès lors que vous avez obtenu, c'est pour ça que par exemple même quand on a combattu Emman Macron, on n'a jamais remis en cause légitimité.

Dès lors que vous êtes élu en vertu de la conciliation, vous êtes élu après bien entendu que ça a plus de force et et et un soutien populaire plus important dès lors que c'est parce que votre programme a a suscité l'adhésion plutôt que quand ça a été par rejet. Mais toutes les élections, quel qu'elles soit, il y a toujours une grosse part d'adhésion. Il peut y avoir aussi une part de rejet.

C'est comme ça que marche la démocratie. Dans tous les cas, le rapport sur l'audiovisuel public a été adopté euh de justesse. Thomas Ménager, il sera publié lundi prochain.

Son rapporteur Charles Loncle, c'est votre allié. Il est membre de l'UDR d'Éric Sui. Vous vous frottez les mains ?

Vous savez, il pas se frotter les mains parce que ça ça n'a même pas de force de loi. Je me frotte les mains d'une chose, c'est que la démocratie parlementaire n'est pas été piétinée parce que globalement, même quand c'est un rapport de l'extrême gauche, même si c'était un rapport qui était à l'opposé de mes idées, je pense que il faut que ces rapports soient toujours publics parce que il y a quand il y a le poison du doute dans une démocratie de choses qui pourraient être cachées, qui pourraient être dissimulé pour les Français, c'est ce qu'aurait été le sentiment si ce rapport n'avait pas été publié. Ce n'est pas une bonne chose.

Ça participe à la fracture de notre société. Et donc je je considère qu'on doit surtout se poser la question d'évoluer. Qu'on puisse voter pour donner un avis sur le rapport les députés, c'est une chose, mais qu'on puisse cacher un rapport, je trouve que ça n'a pas de sens.

Thomas Ménager, c'est quand même une une commission et un rapport qui ont été critiqué, qui était au cœur de l'actualité, même au sein même de cette commission. Écoutez ce qu'on disait le président de cette commission d'enquête Jérémy Patrielus sur France intérieure. Alors il a voté ce rapport par souci de de transparence mais il dit quand même il y a de lourdes réserves.

Écoutez, je me suis opposé au rapporteur. J'ai combattu ces méthodes, les calomnies. J'ai même suspendu la commission quand j'ai considéré qu'elle se transformait en tribunal politique.

Je combats l'extrême droite. Je penserais que le rapport serait l'occasion de prendre de la hauteur de vue. Les Français pourront se forger un avis et une opinion sur les méthodes de l'extrême droite.

Qu'est-ce que vous lui répondez ? Il s'est donné des gages à la gauche. C'est le concept du bloc central.

C'estàdire queil a voté le rapport. Il cherche à se racheter auprès de la France insoumise, du Parti socialiste. J'ai pas grandchose à répondre.

Je considère que monsieur Patrietus c'est pas le seul à avoir mis en cause les méthodes de Charles Long. Je veux dire à un moment ces méthodes, il a peut-être fait des échanges qui étaient musclé mais à un moment il a jamais manqué de respect, il a jamais appelé à une quelconque violence. Il a jamais fait des attaques à Dominem.

Il a interrogé jamais fait d'attaque à Dominem. Bah je veux dire à un moment sur du sur du politique ou sur des faits. C'est quand vous dites "Monsieur Nagi, vous avez obtenu telle telle telle rémunération" à moment c'est c'est le concept d'une démocratie he c'est une commission d'enquête.

Si on est là pour être des bénéoui euh voilà à un moment une commission d'enquête, ce sont des pouvoirs qui devraient euh et qui doivent être des pouvoirs d'enquête. On doit pouvoir faire des contrôles sur place et sur pièce. C'est des témoignages qui sont sousants.

Alors c'est pas un tribunal mais on est à un un un un un mélange entre bien entendu un travail parlementaire standard et un travail d'enquête que pourrait faire un un magistrat un juge d'instruction. Et aujourd'hui, moi je m'inquiète surtout de voir que certains documents qui avaient été promis à Charles Loncle, notamment par monsieur Nigi, par d'autres, n'ont pas été fournis. C'est un mépris total du rôle des parlementaires et du rôle d'une commission d'enquête.

Au Rassemblement national, est-ce que vous êtes toujours favorable à la privatisation de l'audiovisuel public ? Oui, il y a pas de changement. Marine Lepel l'avait exprimé en 2022 avec un certain nombre d'éléments, c'est-à-dire de maintenir une chaîne internationale, de maintenir une chaîne pour l'Utremè, de mettre pour les chaînes privées des engagements de services publics, d'information, parce que vous le savez que toute chaîne aujourd'hui a un cahier des charges à respecter, même si c'est une chaîne privée.

Euh il y a des engagements de services publics, donc ça sera pas du jour au lendemain, il y aura un débat au Parlement pour trouver cet équilibre euh qui permet euh d'autres démocraties de fonctionner. Mais nous considérons qu'aujourd'hui une démocratie comme la France n'a pas besoin d'avoir dans tous les cas un service public plétorique comme il existe actuellement. Tu aménager lundi en déplacement dans un hôpital en arrièrege.

Emmanuel Macron a dénoncé la situation des médecins étrangers hors Union européenne en France. On a besoin de ces hommes et ces femmes qui servent le pays a déclaré le président. Pour eux c'est souvent un parcours du combattant s'ils n'ont pas certaines équivalences.

S'ils sont mal payés, pas considérés. Est-ce que vous êtes d'accord avec le président ? On a besoin de ces médecins et il faut mieux les traiter.

Alors, mais je suis d'accord avec le président de la République. Euh oui, on a besoin de ces médecin mais à cause de de qui ? À cause de tous les gouvernements successifs qui ont fait qu'on avait on n pas formé assez de médecins dans notre pays.

Et moi, je regardais quand cette polémique est sortie, j'ai regardé les chiffres. Il y a un tiers des médecins marocains qui viennent en France. Il y a au Nigéria euh un médecin pour 15 à 30000 habitants.

Le Nigéria a même réfléchi à une proposition de loi pour interdire à ces médecins pendant une période de venir en Europe. C'est une forme de néocolonialisme où on va, excusez-moi du peu, voler des médecins, les attirer. Moi, c'est ça qui me dérange, c'est de se dire qu'on en est fier.

Moi, je suis très heureux quand il y a des médecins qui viennent et je le vois dans l'agglomération Montagoise sur mon centre hospitalier. S'il y avait pas les médecins étrangers, malheureusement, rien ne tiendrait. Mais mais ce n'est absolument pas une fierté.

Il faut bien entendu que ces médecins qui arrivent qui sont en France euh soient traité, soient accompagnés. Après, ils doivent passer et répondre aux formations, aux règles pour que la qualité euh sanitaire de notre pays, la qualité du soin soit maintenue. Mais mais moi ça me déprime, ça me révolte de voir qu'on est fier et comme si c'était la France se grandissait.

Non, la France s'abaisse quand elle va voler ses médecins qui seraient bien utiles pour sauver, pour soigner un certain nombre d'Africains qui eux aussi ont des problèmes de santé. en toile de fond de l'agement du président de la République, il y a la relation avec l'Algérie parce qu'il échangeait avec notamment un médecin algérien et que la majorité de ces médecins étrangers vient de ce pays. Emmanuel Macron a critiqué, je cite, les maboules qui veulent se fâcher avec l'Algérie, ce que l'exministre de l'intérieur, Bruno Rotaillot, a pris pour lui.

Vous aussi, vous le prenez pour vous. Vous êtes un un parti de de Maboule au Rassemblement national. Oui, enfin les les propos un peu outranciers d'Emmanuel Macron, comme l'a dit Marine Le Pen, on a l'impression que c'était du Trump quand il s'est été exprimé.

Nous nous avons une vision claire, c'est-à-dire que l'Algérie ne doit pas, malgré l'histoire et aucun fait historique ne peut laisser un pays piétiner la France et ne pas accepter ses ressortissants quand il y a des OQTF. On on a quand même eu un certain nombre de faits, que ça soit le tueur de Mulous, que ça soit euh la tueuse de la petite Lola qui ont fait que l'Algérie doit dans une relation apaisé avec la France et il faut qu'il y ait un bras de fer si elle veut pas apaiser ses relations, reprendre ses ressortissants parce que l'Algérie touche aussi de l'aide publique au développement. Il y a euh un certain nombre de visas qui sont donnés à des dignitaires pour venir se faire soigner en France.

Donc il y a aussi un certain nombre de leviers dans nos relations. Donc une relation de fermeté mais l'idée c'est pas de couper les ponts totalement avec l'Algérie, mais à un moment que le rapport de force se mette en place pour que il y ait des relations qui soient plus équilibrées plus saines. Mais justement là euh les expulsions vers l'Algérie de personnes sous OQTF on ont repris avec la délivrance de laisser passer consulaire ce document indispensable pour envoyer un ressortissant étranger.

C'est une information France info. Est-ce que c'est pas la preuve euh que la méthode du président d'avoir un dialogue avec Alger fonctionne ? Alors là, je ça vient de sortir.

Alors, c'est au compte goutte et tant mieux. Euh, je sais pas le nombre qui ont été donnés, mais dans tous les cas, c'est pas parce que vous menacez, vous faites un bras de fer et que vous mettez un certain nombre de mesures que vous ne nouez plus de dialogue. À un moment, il y a un équilibre.

Je pense que ça fait trop longtemps que cela dure. Tant mieux si on commence à avoir les débuts des premiers résultats du dialogue et d'une forme de soumission d'Emmanuel Macron dans un premier temps à l'Algérie. Mais voilà, il y a un travail diplomatique qui doit être fait.

Mais dans la diplomatie, il y a aussi la nécessité parfois d'avoir des rapports fermes de vérité et de mettre un certain nombre de mesures quand il le faut. en pleine opération séduction du Rassemblement national auprès des patrons. On en parlait tout à l'heure.

On apprend dans Libération que la musicienne Hélène Arnaud, épouse du président de LVMH Bernard Arnaud voterait Jean-Luc Mélenchon en cas de duel entre Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella. Il y a encore du travail Thomas Ménager. Vous savez son avis ne compte pas plus que l'avis de n'importe quel français.

Elle n'a aucune à ma connaissance compétence particulière pour analyser le programme. Euh voilà ce qui la différence avec tous les autres Français, c'est que elle sera dans un jet privé pour partir à l'étranger avec son épouse si Jean-Luc Mélenchon était élu. Donc je peux comprendre peut-être que elle votera Jean-Luc Mélenchon mais elle n'en verra jamais les impacts économiques, les impacts sécuritaires pour le pays.

Voilà, c'est son opinion. Après euh je veux dire faut pas tout politiser. Je crois que c'est une artiste vous qui dit prendre un moment elle elle enfin voilà elle a le droit de s'exprimer.

On est en démocratie. Mais ce que ça dit c'est peut-être qu'il y a encore beaucoup de Français qui vous rejettent et que certains préféraient voter à LFI. Mais vous vous êtes pas sans savoir qu'on dans les instituts de sondage et aux élections on ne fait pas 100 % et c'est la beauté de la démocratie.

Donc oui, il y a encore un certain nombre de Français qui sont inquiets. Il y a encore un certain nombre de Français qui ont des doutes et mais comme sur tous les autres partis politiques, mais moins de doute pour nous puisqu'on est aujourd'aguer à expliquer notre projet, continuer à rassurer, à casser un certain nombre de caricatures, d'images qui sont véhiculées et on essaiera de rassurer et ça sera le concept de la élection présidentielle qui arrivera dans dans quelques mois. Merci beaucoup ténagé d'avoir répondu aux questions de France info.

Merci Mad.