Canicule: "Un peu plus de 4.000 candidats dont les oraux sont décalés", annonce Édouard Geffray
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alors oui, il y a des mesures qui sont prises au niveau local. D'abord, contrairement à ce que j'ai pu entendre, il y en a qui ont dit que ce n'était pas anticipé. Si c'est anticipé au sens où nous avons une gamme de réponses et d'outils qui sont organisés.
Il y a ce qu'on appelle un plan d'action contre les vagues de de la chaleur. faire en cas de vagues de chaleur. Ensuite, la réalité, c'est qu'une vague de chaleur, ça ne se prévoit pas un mois à l'avance.
On voit bien que là, on est sur un horizon qui est entre 5 jours et une semaine de lisibilité raisonnable. Et donc, c'est à ce moment qu'il faut activer les différents leviers. Il y a tous les leviers, si je puis dire, un peu communs.
D'abord les règles d'usage que vous connaissez tous personnelles, les règles bien sûr d'aération des locaux, de protection. Vous voyez qu'ici les volets sont fermés sur les façades d'expose de soleil, etc. Et puis il peut y avoir des mesures de fermeture ou d'aménagement des horaires.
Typiquement par exemple aujourd'hui on a des écoles ou des collèges qui ont décidé de ne pas ouvrir l'après-midi parce à l'heure où je vous parle, c'est bien à l'heure où je vous parle parce que les choses peuvent évoluer. Nous avons sur les 60 000 implantations scolaires en France, 784 écoles et collèges qui ont décidé des aménagements d'horaire, donc par exemple qu'ils vont libérer leurs élèves plus tôt cet après-midi pour qu'ils puissent rentrer chez eux avant les plus fortes chaleurs ou lundi. D'accord ?
S'agissant du baccalauréat, nous avons un peu plus de 4000 candidats sur le million qui va passer les épreuves, un peu plus de 4000 candidats dont les oraux qui devaient se tenir lundi après-midi ou mardi après-midi sont décalés de quelques jours en général, maximum une semaine pour qu'ils puissent passer les examens dans les meilleures conditions. Ces 4000 candidats sont répartis sur 57 centres d'examens. Pour vous donner un de grandeur aujourd'hui on a 2300 centres d'examens en France.
Donc on a 57 centres d'examens pour lesquels les autorités académiques ont décidé au vu des réalités locales, de l'isolement du bâtiment, de la mise à disposition de petits climatiseurs, de ventilateurs, etc. De décaler les épreuves de lundi après-midi et de mardi après-midi pour certaines d'entre elles à la semaine suivante. Concrètement, le lundi et mardi pour les écoles, comment ça va se passer ?
Chaque école décide...
Alors, ce sont les maires et les préfets qui décident. Le maire peut décider pour les écoles de sa commune et le préfet peut décider pour les écoles soit d'une commune, soit d'une partie du département. D'accord ?
Et donc, le principe, c'est que lorsque le maire le décide, il y a une information qui est adressée aux parents, aujourd'hui ou plus tard pour lundi, pour leur signifier la fermeture partielle de l'école. Généralement, c'est les après-midi, ce n'est pas les matins dans les remontées que nous avons à ce stade en tout cas, c'est essentiellement l'après-midi. Et donc les parents sont informés soit depuis hier soir, soit aujourd'hui ou plus tard, qu'effectivement il y aura ces aménagements d'horaires.
Pour bien comprendre, ça doit être le dernier recours de le fait de ne pas accueillir les enfants à l'école. Quelle est la philosophie ? Le principe c'est que c'est le dernier recours, sans mettre en danger ni les personnels ni les enfants.
On a un devoir de protection. Et moi j'ai un devoir de protection pour les 12 millions d mais on a aussi un devoir de protection vis-à-vis du 1 ,2 millions de personnes qui travaillent à l'école. Je suis aussi employeur.
Simplement la particularité que nous avons c'est que le ministère de l'Ogation nationale prend en charge 12 millions d'élèves et 1 ,2 millions une personnelle dans des locaux qui ne sont pas les siens donc c'est pour ça que il appartient au bout d'un moment à ceux qui gèrent les locaux en fonction de la caractéristique le maire pour l'école de dire bah là aujourd'hui dans les circonstances présentes je décide de fermer l'école ou de suspendre les cours pour l'après-midi. Sur le plus long terme, qu'est-ce qu'on peut envisager ? On voit que ces vagues de chaleur se répètent.
Est-ce qu'il y avait une urgence à isoler les bâtiments les écoles, les collèges, les lycées qui accueillent les enfants ? Alors deux choses. D'abord quand même on s'est beaucoup structuré ces dernières années.
Je rappelle que la vague de chaleur qu'on nous a été dernière, il y avait 2200 entités scolaires qui avaient été fermées. Donc on n'est pas sur une situation, malheureusement on n'est pas sur une situation nouvelle et nous sommes sur une situation qui se reproduira au cours des années à venir. On le sait d'avance.
Donc il faut adapter nos pratiques c'est comme ça que j'ai dit par exemple que les examens je ne ferai plus décrit à l'avenir au baccalauréat ou au brevet les après-midi, c'est fini. Plus d'épreuves professionnelles au baccalauré professionnel les après-midi, c'est terminé aussi, on fera ça le matin. On va réfléchir sur les euros.
C'est un peu plus compliqué parce que les masses sont un peu plus importantes et les questions ne sont pas les mêmes non plus. Parce que ce n'est pas la même non plus. Parce que ce Ce n'est pas tout à fait pareil d'être 30 dans une salle et d'être 2, mais en tout cas il faut y travailler.
Et par ailleurs, il y a quand même un plan, je me permets de le rappeler, de rénovation des écoles, des collèges et des lycées qui est assez considérable à l'heure où je vous parle vous avez 6200 entités scolaires qui sont en cours de rénovation en projet d'innovation financée par l'état avec l'aide de l'état 3 milliards d'euros ça représente pour vos dernières heures de grandeur 24 millions de mètres et c'est plus de 12%, c'est 10-12 % du nombre d'établissements scolaires en France. Donc il se passe des choses, simplement la réalité c'est qu'isoler un bâtiment comme une école ou un collège, c'est des milliers de mètres carrés, et que malheureusement ça se fait pas en huit jours. Et je me permets de saluer quand même les collectivités locales, singulièrement là ici je suis dans un collège vous voyez d'ailleurs qui a été rénové par le département donc ça porte ses fruits, vous n'êtes pas dans une situation étouffante, les élèves non plus.
Les régions en ce moment même sont en train d'équiper des lycées pour les oraux avec un peu partout soit des petits climatiseurs, soit des rafraîchisseurs d'air etc. Donc les collectivités locales font ce travail aussi mais simplement et malheureusement on ne sait pas rénover un bâtiment comme on s'est installé ventilateur dans une salle. C'est pas du même ordre en termes ni de coût ni surtout de délai.
Je reviens juste à la situation d'aujourd'hui et les jours à venir la semaine prochaine. Je n'ai pas très bien compris, est-ce qu'il y a une règle qui est strictement et précisément établie par l'État qui dit que je ne sais pas au-delà de 26, 27, 28, 30, 32 degrés dans une classe, on ferme l'école ou alors non c'est chaque préfet, chaque maire qui prend la décision de fermer tout à fait c'est apprécié au niveau local y compris d'ailleurs parce que les habitudes climatiques ne sont pas tout à fait les mêmes sur différentes régions de france où vous êtes voilà c'est il ya quand même aussi ces éléments là qu'il faut dont il faut tenir compte et puis tout simplement la configuration du bâti permet dans pas mal l'établissement d'avoir des espaces relativement de répit si vous avez des salles au nord et des salles au sud vous pouvez passer une partie de la journée à la salle au nord par exemple si vous n'avez que des salles exposées plein sud et que là il fait 38 dans le bâtiment, évidemment dans ce cas-là on suspend en ferme. Il faut vraiment apprécier ça localement.
Mais simplement, il y a un cadre national qui dit que faire et comment le faire, et ensuite il y a une appréciation qui ne peut être que locale, parce que ni vous, ni moine ne soient capables de définir une règle universelle. Est-ce que l'école reste obligatoire ? Ou alors est-ce que les parents peuvent dire non, il fait trop chaud, j'en vois pas mon fils à l'école ?
Alors ce que nous avons dit c'est qu'à titre exceptionnel, il fallait évidemment avoir une bienveillance particulière pour les parents qui décideraient lundi de garder leurs enfants à la maison. Mais vous savez il y a aussi beaucoup d'endroits, parce que tout le monde l'oublie, tout le monde pense à l'école parce que c'est un lieu de regroupement, il y a beaucoup d'endroits où l'école ou le collège c'est le lieu le plus frais de tout le quartier. Je l'ai vécu lors de la précédente vague de chair du mois de mai, je suis dans une école c'était l'endroit le plus frais du quartier ne l'oublions pas non plus, ça peut parfois arriver ça sauvegarde parfois les élèves aussi et les personnels donc là Là encore, cadre national, adaptation locale et puis évidemment à long terme, poursuite du travail pour isoler nos bâtiments au maximum.
La question, vous nous disiez qu'il y a un plan qui existe, il n'est pas question de mettre davantage de moyens d'accélérer, de traiter cette question en urgence, de se dire là ça devient une priorité ? On a aujourd'hui 3 milliards de l'État, je vous l'ai dit, il y a un fonds de 3 milliards de l'État qui permet de financer aujourd'hui les travaux des collectivités locales, qui vient en soutien des collectivités territoriales. Et les collectivités territoriales, par définition, libèrent les fonds pour rénover leurs propres bâtis.
Je me permets de le rappeler, mais ce n'est pas l'État qui rénove les écoles, les collèges et les lycées. Je ne peux pas venir ici dans un bâtiment qui n pas le mien et commencer à refaire les façades. Ça, ça n'existe pas.
Donc ce qu'on peut faire, c'est soutenir financièrement pour que les collectivités locales puissent le faire. Et elles le font. Simplement, je me permets une fois encore de rappeler l'ampleur du sujet.
Nous avons 60 mille implantations scolaires en france et donc forcément forcément ça prend un peu de temps merci voilà pour l'intervention du ministre de l éducation nationale edouard jeffray donc à
Édouard Geffray