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interviewRTL — Le Grand Jury· 13 avril 2025 54 min

Le Grand Jury de Sophie Primas

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Locuteur 3

Olivier Bost

0:00
Locuteur 2

Présenté par Olivier Bost

0:12
Locuteur 1

Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury C'est en direct sur RTL C'est également en direct à regarder Sur Public Sénat Bonjour Sophie Prima Vous êtes la porte-parole du gouvernement Cauchemardesque Voilà comment vous avez qualifié le prochain budget de la France Pour ce budget 2026 François Bayrou organise mardi Une conférence des finances publiques Est-ce pour préparer les esprits A ce cauchemar Il faut trouver 40 milliards, 50 milliards Ou peut-être plus avec le désordre mondial De Donald Trump Quelles sont les marges politiques De François Bayrou Le Premier ministre décroche dans l'opinion Et n'a pas de majorité La menace d'une censure sur le gouvernement Plane de nouveau Bienvenue dans ce grand jury Sophie Prima A mes côtés pour vous interroger ce dimanche Périne Tarnot de Public Sénat Pauline Buisson de M6 Et nous serons rejoints par Claire Convite du Figaro Dans ce grand jury Sophie Prima Nous aurons une séquence dédiée au Parlement Bien sûr Nous parlerons aussi de 2027 Et de la compétition pour la tête des Républicains Votre famille politique Et puis vous répondrez également à nos questions express

1:20
Locuteur 2

Le grand jury L'actualité de la semaine

1:24
Locuteur 1

Je le disais donc mardi Le gouvernement tient une conférence Des finances publiques Il s'agit de préparer les esprits A un budget cauchemardesque Comme vous l'aviez dit Sophie Prima

1:36
Locuteur 5

Alors il y a deux objectifs à cette réunion Qui sont à la fois le pilotage Et à la fois comme vous le dites Un exercice de transparence Vis-à-vis de l'ensemble de nos partenaires Et vis-à-vis des français Premièrement un comité de pilotage Parce que l'année dernière Vous vous souvenez On se réveille en fin d'année Avec un dérapage En tout cas moins de recettes A quoi on s'attendait Et donc des difficultés Pour boucler le budget 2024 Et donc dès son arrivée Amélie de Montchalin A mis en place ce comité de pilotage Qui en fait de façon très régulière Trois fois au moins dans l'année Et donc à partir de mardi Va regarder l'exécution du budget 2025 Et puis l'autre exercice C'est un exercice de transparence Par rapport à l'ensemble de nos partenaires Mais aussi à l'ensemble des français Pour partager avec eux Ce que j'ai appelé un cauchemar Mais qui est une grande difficulté Effectivement pour les années à venir

2:29
Locuteur 1

On va revenir sur le pilotage Mais qu'est-ce qu'on peut apprendre Mardi de la situation Qu'on ne connait pas aujourd'hui Sur les finances publiques

2:37
Locuteur 5

Et bien en fait on va faire le point A la fois sur Où nous en sommes De l'exercice 2025 Pour savoir Quels sont les débits Si j'ose dire Des finances publiques Et à quel niveau Nous en sommes également Des recettes Comment rentrent les recettes Puisque vous avez indiqué tout à l'heure Qu'il y a quelques nuages Qui arrivent Depuis Les Etats-Unis Donc nous Pilotons ces recettes Et puis nous voulons faire De façon exhaustive Là où sont les dépenses De l'Etat Là où sont les missions Et tout cela Va avec la grande réforme De l'Etat Que veut le Premier ministre Ça veut dire qu'il n'y aura

3:11
Locuteur 6

Aucune piste d'économie Qui sera évoquée mardi

3:14
Locuteur 5

C'est un bilan Non On n'est pas aux décisions Nous sommes au partage De l'information Au partage de là Où nous en sommes Pour pouvoir dire aux Français Il faut regarder Le budget 2026 De façon différente C'est ce que va accompagner Le Premier ministre Avec sa politique Vous savez Il parle du budget zéro En fait on veut repartir En fait des missions Essentielles de l'Etat La façon dont on les exerce Aujourd'hui Les évaluer Et puis se dire Comment est-ce qu'on peut Dépenser moins Et faire plus Pour les Français Mais on sait déjà Que la situation est très compliquée Donc pourquoi ne pas avancer Tout de suite Des pistes de réforme Parce que nous voulons les partager Vous savez Le budget 2026 Je l'ai dit Il sera difficile

3:53
Locuteur 4

Vous ne pensez pas Que les Français sont déjà Au courant de cette situation

3:56
Locuteur 5

C'est difficile Je ne suis pas sûre Les économistes connaissent Les équations Mais je ne suis pas sûre Aujourd'hui Que les Français Ont en réalité La véritable vision De nos finances publiques Et des échéances Qui sont devant nous Et donc cet exercice De transparence François Béroux Y est très sensible Parce que je pense Qu'il faut Ne pas infantiliser Les Français Ne pas aller Vers des recettes Qui soient populistes Mais partager Le constat Et partager avec eux Les solutions Mais ce ne serait pas Les angoisser Que de ne pas leur proposer Des pistes de réforme Moi je pense Que quand on prend Les Français Vous allez forcément

4:28
Locuteur 4

Leur présenter

4:29
Locuteur 5

Une situation assez noire On va leur présenter La situation Qui est la nôtre Qui va demander Des décisions Qui sont des décisions Politiques Qui sont probablement Assez fortes Et il faut partager C'est la solution Avec les Français

4:41
Locuteur 6

C'est préparer les esprits A des mois difficiles Un budget qui sera compliqué Avec des efforts Demandés aux Français

4:46
Locuteur 5

Partager avec les Français Les décisions Qui seront les nôtres Et leur expliquer En quoi cela est important Et vous savez Ce qu'il y a derrière C'est notre souveraineté économique C'est la capacité Pour nous A gérer nos finances Pas en 2026 Mais dans les 5 ans Dans les 10 ans Qui viennent A retrouver cette souveraineté Parce que si demain Nous ne faisons pas face A la réduction du déficit Si nous ne faisons pas face A la baisse des dépenses De l'État A plus d'efficacité Pour les Français Eh bien nous ne serons plus souverains Et nous ne pourrons plus Décider de notre avenir C'est cela que nous voulons Partager avec les Français

5:21
Locuteur 1

Sophie Prima Vous dites Un exercice de transparence Ça veut dire que Mardi vous donnerez Un chiffre Pour le budget 2026 Combien il faut trouver De milliards

5:29
Locuteur 5

Ah oui Puisque la trajectoire Des finances publiques Vous le savez Obéit à la trajectoire De réduction du déficit

5:36
Locuteur 1

L'objectif c'est Revenir à 3% En 2029

5:39
Locuteur 5

En 2029 3% Ou en dessous de 3% Bien entendu Tenir le 5-4 De cette année Ceux qui demandent du pilotage Et effectivement En 2029 D'être en dessous de 3%

5:48
Locuteur 1

Cette perspective là Ça veut dire Combien de milliards A trouver Eh bien vous saurez Tout mardi soir

5:53
Locuteur 5

Dans la conférence de presse

5:54
Locuteur 1

Mais pour un ordre d'idée

5:56
Locuteur 5

On sera entre 40 et 50 milliards A trouver effectivement Sur le budget de l'année prochaine Ce qui est un effort considérable Puisque vous savez Que nous avons Nous sommes engagés A ne pas renouveler Les 10 milliards De fiscalité supplémentaire Du budget 2024 Et donc Il va falloir

6:09
Locuteur 4

Donc ça va être un effort considérable Sans augmentation d'impôts C'est ce que vous dites

6:13
Locuteur 5

Sans augmentation d'impôts Parce que Evidemment C'est une équation Qui est une équation Difficile Mais le Premier ministre S'est engagé Le Président de la République Également dans cette voie A ne pas augmenter les impôts Nous avons une fiscalité Qui est une des plus lourdes d'Europe Et nous ne pouvons gréver

6:29
Locuteur 1

Avant de revenir sur les

6:30
Locuteur 5

Ni les français Pardon Ni notre économie

6:33
Locuteur 1

Avant de revenir sur les impôts Un instant Les collectivités locales Font partie des pistes d'économie Possible Est-ce qu'il est Envisageable L'année prochaine En 2026 Alors qu'il y a des élections Notamment municipales De dire aux collectivités locales Il faut réduire Encore plus fortement Que vous l'avez fait Cette année Vos budgets C'est tenable

6:52
Locuteur 5

C'est très compliqué Parce que les collectivités territoriales Ont une obligation d'équilibre Évidemment Et quand on se retourne On leur a demandé 2 milliards d'économies J'ai été maire La personne qui m'a succédé Dans le public Nous sommes des élus locaux Et nous savons A quel point tout cela Est difficile pour nos populations Ma conviction C'est que dans les années qui viennent Nous ne pourrons pas Demander de réduction Et d'efforts supplémentaires Aux collectivités territoriales Sans repenser Notre organisation territoriale Ça c'est un point de vue personnel Mais nous avons C'est du moyen terme Je pense que nous pouvons En faisant confiance Aux collectivités territoriales Nous pouvons avoir les moyens De redessiner notre organisation

7:31
Locuteur 1

Est-ce que ça veut dire Que l'année prochaine L'effort demandé aux collectivités locales Sera encore plus important

7:36
Locuteur 5

C'est ce que nous allons partager Mardi avec elles Elles seront dans le comité de surveillance Le comité d'alerte Et elles seront également La conférence de presse Elles sont autour de la table Pour nous aider Dans l'effort collectif

7:47
Locuteur 1

Donc elles auront un chiffre mardi Elles n'auront pas de chiffre

7:49
Locuteur 5

Elles auront une voie Une orientation Et une volonté commune

7:53
Locuteur 1

Par précaution Le gouvernement A bloqué 5 milliards d'euros Dans le budget De cette année Est-ce qu'il y a un moment Il va falloir modifier ce budget Est-ce qu'il était bien calé Par rapport à tout ce qui nous arrive

8:04
Locuteur 5

Alors nous avons Dans ce budget 2025 Des réserves Comme dans tout budget de l'Etat Nous avons à peu près 9 milliards de J'allais dire De tampons Possible Et effectivement La décision Qu'a prise Amélie De Montchalin Lundi C'est de bloquer 5 milliards De dire Ces 5 milliards là Nous ne les dépenserons pas C'est acquis aujourd'hui Mais ça ne mérite pas Pour le moment Une modification Du projet de loi De finances 2025 Et de projet de loi De finances rectificatif Ce n'est pas notre objectif

8:35
Locuteur 4

La réunion de mardi Va aussi Déterminer L'objectif de croissance Pour cette année Confirmer en tout cas Qu'il est revenu Qu'il est revu A la baisse Pardon A 0,7% Au lieu de 0,9% C'est aussi l'objectif De cette réunion De bien confirmer Cette baisse Mais aujourd'hui

8:51
Locuteur 5

Eric Lombard Le ministre de l'économie Amélie de Montchalin Ministre du budget Ont effectivement annoncé Que nous retiendrons Cette hypothèse De 0,7% Plutôt que de 0,9% Là aussi Dans le cadre du pilotage Pour voir quels sont les effets Mais les 5 milliards Que nous mettons en gel Font partie De cette révision De croissance

9:08
Locuteur 4

Et dans ce cadre Est-ce que l'objectif De déficit On rappelle à 5,4% Du PIB Est encore tenable

9:14
Locuteur 5

Nous voulons le tenir C'est une question C'est une question De crédibilité Sur les marchés Vous avez vu Que Moody's Vendredi N'a pas donné De nouvelles notations Sur la dette Sur la dette française Sur l'endettement français Donc nous devons tenir Ce 5 cas C'est une question De crédibilité Parce que si nous dégradons Notre note Sur notre dette Et bien Les taux augmentent Et à ce moment-là Le service de la dette Augmente Dans notre projet De loi de finances Et ça Nous essayons Évidemment De l'éviter Nous tiendrons Ces 5,4%

9:46
Locuteur 1

Tout à l'heure Vous avez dit Pas d'augmentation d'impôts C'est exclu Pour l'année prochaine Le ministre de l'économie A pas été aussi clair Cette semaine Sur TF1 Il a dit Tout est ouvert A propos Des impôts

9:59
Locuteur 5

Le Premier ministre A réaffirmé La volonté De ne pas augmenter Les impôts Ça veut dire Que c'est un débat Au sein du gouvernement Vous savez Depuis que je suis porte-parole Je dis que Ce gouvernement Est polyphonique En réalité Il est issu D'une situation politique Qui est inédite Avec une majorité Qui n'est pas stable A l'Assemblée nationale Et des personnalités Qui viennent d'horizons Politiques différents A l'intérieur du gouvernement Sur la question des impôts Vous comprenez

10:25
Locuteur 6

Que la polyphonie Soit problématique Elle n'est pas problématique

10:28
Locuteur 5

Tant qu'une orientation Est donnée par le Premier ministre Et qu'elle est suivie De façon fidèle A la fois par le ministre De l'économie Et évidemment Par la ministre Des comptes publics Est-ce que c'est une question

10:37
Locuteur 4

Qui a été débattue Lors d'un petit déjeuner Qui a réuni mercredi François Bayrou Et ses ministres Est-ce que vous avez abordé Cette question-là ? La question

10:44
Locuteur 5

Encore une fois L'arbitrage Est à la main Du Premier ministre Dans ce gouvernement Qui peut avoir des orientations Politiques différentes L'arbitrage Est à la main du Premier ministre Est-ce qu'il était à la main du Premier ministre Et il a été extrêmement clair ? L'arbitrage est fait

10:56
Locuteur 1

Pas d'augmentation d'impôt Est-ce que réduire des niches fiscales C'est une augmentation d'impôt Ou pas ? Selon François Bayrou

11:02
Locuteur 5

Alors nous ne sommes pas allés Dans ce point de détail Évidemment Peut-être Ce seront des pistes Mais en tout cas La volonté C'est vraiment De ne pas alourdir La charge fiscale Et la charge sociale Sur l'ensemble des intervenants

11:17
Locuteur 1

Mais si on revient Sur le budget de cette année C'était de mémoire 30 milliards d'euros d'économie 10 à 20 milliards Grâce à des impôts En partie temporaires Ça veut dire que l'année prochaine Il faut retrouver la même somme Sans impôts C'est absolument colossal

11:32
Locuteur 5

C'est la raison pour laquelle Le Premier ministre En fait s'est engagé Dans une grande réforme de l'Etat En questionnant l'ensemble De l'administration Sur quelles sont les missions de l'Etat En donnant aux parlementaires Et à un certain nombre De partenaires La mission de dire Comment nous servons Ces missions de l'Etat

11:49
Locuteur 1

Ça fait 30 dizaines de milliards ça ?

11:50
Locuteur 5

Bien sûr Il va falloir Regarder l'Allemagne Regarder la coalition Regarder la coalition Qui vient d'être annoncée Par l'Allemagne L'Allemagne est très volontaire Exactement sur les mêmes thèmes Il va baisser L'Etat fédéral Le nombre de fonctionnaires Dans l'Etat fédéral

12:06
Locuteur 1

Il ne part pas du tout De là où nous en sommes nous On est beaucoup plus endetté

12:08
Locuteur 5

Oui on ne part pas Mais les recettes sont les mêmes Et je pense que Vraiment On serait bien inspiré De regarder également Ce qui se passe en Allemagne Et la volonté de l'Allemagne De refaire véritablement Une organisation De la totalité Ce n'est pas 50 milliards d'euros

12:23
Locuteur 1

Il ne cherche pas 50 milliards d'euros

12:24
Locuteur 5

Mais il va y avoir Il faut regarder partout Vous savez les dépenses de l'Etat Qu'est-ce que c'est Les dépenses de l'Etat Si on schématise 20% pour les collectivités territoriales 30% le fonctionnement de l'Etat 50% le social Et les retraites Ça veut dire qu'il va y avoir Des coupes budgétaires Qui vont être importantes Notamment dans le domaine social Il va falloir regarder Comment on pérennise Notre modèle social En le réformant En le rendant plus juste Et en le rendant plus économe Il faut aussi regarder Sur ce côté-là Donc ce n'est pas tabou

12:51
Locuteur 6

De toucher aux dépenses sociales

12:52
Locuteur 5

C'est ce que vous nous dites On veut réformer En fait les dépenses sociales Pour les rendre plus justes Plus efficaces Regardez par exemple Les allocations diverses et variées Vous avez aujourd'hui Entre 13 et 15 organismes Qui versent des allocations Différentes à des publics Sur des critères qui sont différents L'idée de rationaliser tout ça Peut être une piste D'amélioration D'efficience Tout en rendant les allocations Les allocations sociales Plus justes Et plus pérennes Il faut regarder Comment nous sommes organisés Il faut aller chercher Dans le fonctionnement de l'Etat Dans le fonctionnement Des services sociaux Comment nous pouvons faire Des économies Et croyez-moi Il y en a de possibles

13:31
Locuteur 1

Aujourd'hui Les revenus financiers Les revenus du patrimoine Sont beaucoup moins taxés En France Que ceux du travail Est-ce que ça C'est un sujet Qui peut être ouvert mardi ?

13:41
Locuteur 5

Alors ce sujet Le sujet que vous abordez Je l'aborderai moi Sur la fiscalité du travail Puisque nous avons En France aujourd'hui Une des grandes problématiques Une des grandes préoccupations Des français Qui est le pouvoir d'achat Et le pouvoir d'achat C'est en grande partie Ce qui vous reste En bas de votre fiche de paye Lorsque vous avez travaillé Pleinement Donc la question De la fiscalité du travail Est une véritable question Il faut Comme en Allemagne D'ailleurs Exactement la même façon Qu'ils vont faire en Allemagne Regarder comment on peut Alléger cette fiscalité du travail Comment on peut la remplacer

14:14
Locuteur 1

Globalement Ça veut dire transférer Sur la TVA Ce qu'aujourd'hui On paye à travers notre salaire C'est à peu près l'idée Pour financer Ce qui relève du social

14:21
Locuteur 5

Pour aller sur ces pistes-là Je laisse mardi Le Premier ministre Donner les grandes orientations

14:25
Locuteur 1

Ces pistes-là pourraient être ouvertes Mardi Il pourrait y avoir des Ça fait partie du champ

14:29
Locuteur 5

Non ça ne fait pas partie Du champ de ce qu'il va y avoir mardi Je redis Mardi c'est à la fois Comité de pilotage Sur le budget 2025 Et à la fois La transparence Sur les comptes de la nation Pour évoquer Des grandes orientations

14:42
Locuteur 1

Donc le coup du travail Ce n'est pas mardi Pas encore en tout cas Pas encore D'accord

14:45
Locuteur 4

Et est-ce que vous êtes De ceux qui prônent Plus de travail De la part des français Alors je sors

14:50
Locuteur 5

De ma situation De porte-parole Du gouvernement Pour avoir Ma propre polyphonie En tout cas Ma propre voix Pour dire qu'effectivement Je pense que le travail En soi Est une question Qu'il faut se poser Comment est-ce qu'on peut Améliorer notre pouvoir d'achat C'est aussi probablement En regardant La quantité de travail Que l'on fournit Tout au long de sa vie Il faut donc augmenter Tout au long de sa vie Chaque mois Et en heures Et en heures par jour Regardez Ouvrir ce débat-là N'est pas un débat Un débat Un débat Un vrai Un vrai débat De société

15:20
Locuteur 1

On entend aussi Des solutions Plus radicales On a entendu Eric Ciotti Qui aujourd'hui soutient Marine Le Pen Cette semaine Prenez notamment De revoir Diviser par deux Pardon Le taux d'imposition Des plus riches Supprimer la CSG Supprimer la CRDS Est-ce qu'il faut Dans un pays Où le taux d'imposition Est quasiment Le plus élevé au monde Aborder les sujets De cette façon-là

15:43
Locuteur 5

Je ne crois pas Je ne crois pas Mais je laisse Eric Ciotti A ses déclarations Il ne vous a pas échappé Que je ne partage pas Un certain nombre De ses idées Et le gouvernement Non plus

15:54
Locuteur 1

Ce n'est pas réaliste Comme façon De poser le sujet

15:57
Locuteur 5

Je pense qu'il faut Poser le sujet Avec les français Il faut poser le sujet De façon plus globale Avec l'ensemble des données

16:03
Locuteur 4

Et dans ce contexte Le conclave sur les retraites Se poursuit Est-ce que vous espérez Toujours que la réunion Des partenaires sociaux De ceux qui sont encore Autour de la table Aboutisse à quelque chose Oui bien sûr

16:16
Locuteur 5

Ceux qui sont restés Autour de la table Sont en train de travailler Ils travaillent plutôt Dans une bonne ambiance Ils ont remis Un ordre du jour Qui est le leur Ils ont remis Un agenda Qui est le leur Ils ont remis Avec à la fin du mois de mai Deux réunions conclusives Ils travaillent Ils sont en train Donc fin mai On devrait avoir Leur conclusion On devrait avoir Leur conclusion Et nous avons hâte De voir leur conclusion Et de porter ces conclusions Si nécessaire au Parlement

16:40
Locuteur 4

Et si ce conclave Se termine par un échec Notamment entre la CFDT Et le patronat Il faudra quand même Une loi Ou en tout cas un cadre Pour les retraites

16:50
Locuteur 5

Nous ne faisons pas ce pari Nous n'envisageons pas Aujourd'hui Il y a un travail Qui est un travail constructif Qui se fait à l'intérieur De ces réunions Les partenaires sont restés Ils travaillent véritablement Sur des sujets Qui sont des sujets D'équité Entre les populations Sur la retraite Des sujets de carrière longue Des sujets qui pouvaient être Des sujets un peu plus compliqués Après la dernière réforme Des retraites Ils sont au travail Très sérieusement Et nous continuons Leur faire confiance Donc nous ne nous envisageons pas Que ça aille à l'échec

17:18
Locuteur 1

L'un des sujets C'était l'âge de départ François Bayrou avait posé les choses En disant Pas de retour à 62 ans Est-ce qu'un retour à 63 ans C'est envisageable ?

17:27
Locuteur 5

Il n'a pas tout à fait dit Il n'a pas tout à fait dit ça Quand il a regardé Le rapport de la Cour des comptes Il a indiqué Que effectivement Revenir sur l'âge Lui semblait Un élément assez difficile À réaliser Néanmoins Il laisse les partenaires sociaux Continuer à travailler

17:41
Locuteur 1

C'était les 62 ans Qu'il avait exclu

17:43
Locuteur 5

Et depuis le contexte économique Ne s'est pas amélioré Le Premier ministre A donné aux partenaires sociaux La main pour travailler Donc il a dit son avis À un moment donné Au moment où il a reçu Le rapport de la Cour des comptes Mais il fait confiance À ses partenaires sociaux Et c'est à eux De résoudre En tout cas Avec leurs moyens Avec leurs idées Entre négociateurs Avec eux La question de l'âge Et la question des autres sujets Qui sont des sujets Qui ne sont pas médiocres D'ailleurs Sur l'équité Entre les retraités

18:13
Locuteur 1

Vous parliez Du rapport de la Cour des comptes On a eu la seconde partie Cette semaine Et dans les préconisations De la Cour des comptes Il y a notamment L'idée d'indexer Les retraites Non plus sur l'inflation Mais sur l'évolution Des salaires Est-ce que c'est une bonne idée Est-ce que c'est plus proche Finalement de la réalité

18:27
Locuteur 5

Écoutez Tout ça est dans les mains Encore une fois Des partenaires sociaux Qui travaillent Dans ces groupes de travail Moi je ne veux préempter Aucune piste Je ne veux préempter Aucune solution Ils sont en train de discuter Le MEDEF Les partenaires sociaux Sont en train de travailler Je ne veux pas préempter Sur aucun sujet Et supprimer par exemple Les 10% d'abattement Pour les retraités Je ne veux travailler Sur aucun sujet C'est à eux de décider La façon dont ils financeront Vous savez ce qui est en jeu C'est très important Parce que ce qui est en jeu En réalité Dans ce conclave En tout cas on ne dit plus conclave Mais en tout cas dans cette réunion Ce qui est en jeu C'est la pérennité De nos retraites Et comment elles vont être gouvernées ensuite Et comment on va assurer Que nos enfants Que mes petits-enfants Qui sont aujourd'hui à l'école Auront une retraite C'est ça leur travail Ce n'est pas un sujet médiocre Ce n'est pas un sujet difficile Mais ça passe forcément

19:13
Locuteur 4

Par travailler plus longtemps Selon vous Sophie Prima

19:15
Locuteur 5

Le travail De mon point de vue Est un des sujets Qu'il faut avancer Mais c'est aux partenaires sociaux Travaillés Et le Premier ministre A pris comme méthode de travail De faire confiance A ceux qui sont sur le terrain Donc faisons leur confiance Et nous ne pouvons pas Fréempter le débat

19:29
Locuteur 1

Dans les objectifs du débat Posés aux partenaires sociaux Il y avait l'idée De garder l'équilibre Du système

19:35
Locuteur 5

Ça c'est obligatoire C'est pour la pérennité

19:37
Locuteur 1

Oui mais est-ce qu'aujourd'hui Avec le contexte économique Que nous connaissons Leur mission ne change pas Plus que jamais C'est pas de faire plus d'économies encore

19:46
Locuteur 5

Plus que jamais Il faut qu'ils pérennissent Le système de retraite Plus que jamais Je pense qu'au contraire Les difficultés Qui sont devant nous Qui sont en ce moment Sur d'ailleurs la France Mais les pays européens Doivent être abordées Et il faut pérenniser Notre système de retraite Malgré tout

20:04
Locuteur 1

Est-ce que défend aussi La Cour des comptes C'est l'idée que finalement Le pilotage Du système de retraite Soit beaucoup moins politique C'est-à-dire qu'il arrête De passer par des lois Et que ça soit Par des formes d'automatisme Est-ce que se priver De ce sujet Qui est quand même Un sujet qui concerne Tous les français Pour les politiques C'est quelque chose D'acceptable pour vous

20:21
Locuteur 5

Moi je crois Qu'un pilotage Et une gouvernance De notre système de retraite Au moins privé Par les partenaires sociaux Serait plutôt une bonne idée Puisqu'il y a une notion De responsabilité Il y a une notion De discussion entre deux Qui serait Sans le politique Et qui pourrait Tout à fait Être bénéfique En tout cas Probablement que ça sera Une recommandation Ou une volonté Des partenaires sociaux C'est un peu le doigt Dans l'engrenage Que nous mettons aujourd'hui

20:45
Locuteur 1

Mais vous n'enlevez pas Les retraites De notre problématique globale Qu'on abordait En début d'émission Du déficit Aujourd'hui de la France

20:52
Locuteur 5

Bien sûr C'est la raison Pour laquelle La résorption de ce déficit Et la pérennité du système Dans l'équilibre financier Est un objectif Que le Premier ministre A donné aux partenaires sociaux

21:03
Locuteur 1

On est d'accord Que le résultat De la discussion Des partenaires sociaux Sera retranscrit Tel quel Dans une loi Le gouvernement Ne réécrit pas une loi A sa façon

21:13
Locuteur 5

Alors il faudra L'écrire techniquement Effectivement C'est l'esprit en tout cas

21:17
Locuteur 1

De la démarche

21:18
Locuteur 5

Bien sûr Évidemment Évidemment Puisque nous respecterons Les décisions Qu'ils auront prises Conjointement

21:23
Locuteur 1

Sophie Prima On va passer A un tout autre sujet François Bayrou Sera entendu Par la commission d'enquête Sur BetaRAM Le 14 mai On rappelle Qu'il était ministre De l'éducation nationale Au moment des faits supposés Est-ce que Vous diriez Que cette affaire Déstabilise le Premier ministre

21:39
Locuteur 5

Non Elle déstabilise pas Le Premier ministre Elle est arrivée Comme vous le savez Tout au début De sa nomination Comme Premier ministre Dans le débat public C'est comme un peu Un poison lent Bien sûr On s'en serait passé Pour vous dire les choses Clairement Mais le Premier ministre S'est exprimé plusieurs fois Il s'est exprimé A l'Assemblée nationale Il s'est exprimé Dans des émissions Il va s'exprimer Bientôt dans une commission A l'Assemblée nationale Donc il répondra Vous craignez ce moment

22:09
Locuteur 4

Vous craignez Cette audition De François Bayrou

22:11
Locuteur 5

Non j'ai pas de raison J'ai pas de raison De le craindre Je pense que Depuis le début François Bayrou Essaye d'être Le plus transparent possible Sur sa connaissance Du dossier Sa responsabilité Sa connaissance De cet établissement Que naturellement Il connaissait Vous avez échangé Avec lui Qu'est-ce qu'il vous en a dit Non non non Le Premier ministre Sur ce sujet là C'est vraiment une histoire J'allais dire Du Premier ministre Avec la population Et avec cette école C'est pas une question

22:38
Locuteur 4

De gouvernement Justement dans 10 jours Sort un livre Sur le silence de Bétharam Dans lequel témoigne La fille aînée Du chef du gouvernement Alors est-ce que François Bayrou Va pouvoir garder Sa ligne de défense C'est-à-dire une méconnaissance Totale de ce qui se passait A Bétharam

22:54
Locuteur 5

Vous comprendrez bien Père interneau Que je ne peux pas M'exprimer à la place Du Premier ministre Je vous ai dit C'est vraiment un sujet Qui intéresse l'homme François Bayrou C'est pas un sujet De gouvernement Et donc moi Je ne m'interposerai pas Je ne m'interposerai pas Sur la place publique Et qui touche C'est un sujet Sur la place publique Bien sûr Mais vous comprendrez Que je ne peux pas Me substituer au Premier ministre Et à François Bayrou Sur ces

23:18
Locuteur 1

Ça interpelle Sophie Prima Quand François Bayrou Affirme aujourd'hui Après des déclarations Notamment d'un gendarme Qui a pu dire Avant la commission d'enquête Qu'il avait été Qu'il a été intervenu Auprès du juge d'instruction François Bayrou Affirme que c'est faux Il réagit Les juges et les gendarmes Ça se trompe comme les autres C'est une phrase forte Est-ce que François Bayrou Est-ce que François Bayrou Est-ce pas dans une forme de déni ?

23:42
Locuteur 5

Écoutez Je pense qu'il faudra Regarder avec beaucoup d'attention Son audition A l'Assemblée nationale Encore une fois Je ne peux pas M'exprimer à sa place Sur ce sujet

23:49
Locuteur 4

Est-ce que d'une façon Plus générale Les établissements privés Doient faire plus remonter Ce type d'incident On a appris Lors d'audition A l'Assemblée nationale Que ce n'était pas Systématiquement le cas Pour les établissements privés Est-ce qu'il faut changer cela ?

24:04
Locuteur 5

Alors vous savez Qu'Elisabeth Borne S'est justement Emparée de ce sujet-là Particulier Parce que ça Pour le coup C'est un sujet de gouvernement La ministre d'État Ministre de l'Éducation Va lancer Une enquête administrative Qui va permettre Effectivement De regarder Dans les établissements Privés Disposant d'un internat Quelles sont les pratiques Est-ce qu'il y a des dérives De faire un diagnostic Et de prendre effectivement Un certain nombre de décisions Pour justement Relever Empêcher L'ensemble de ces pratiques Est-ce que vous trouvez normal

24:36
Locuteur 1

Que les établissements privés Jusque-là N'étaient pas obligés Comme les établissements Publiques De faire remonter Les incidents Et notamment Bien évidemment Les questions de violence

24:46
Locuteur 5

C'est certainement C'est une anomalie C'est certainement Une anomalie Il faut effectivement Que les établissements D'enseignements privés Fassent comme les établissements D'enseignements publics Et relèvent Et remontent effectivement L'ensemble des incidents Ça me paraît Absolument naturel Pour des établissements Qui disposent par ailleurs De fonds publics

25:04
Locuteur 1

Quel regard avez-vous Sur le travail Que réalise la commission D'enquête Sur Betaram Mais de manière Beaucoup plus générale Sur les violences Dans le milieu scolaire Est-ce qu'il y a pour vous Des arrières pensées Politiques D'un certain nombre Ou est-ce que c'est Un travail bien mené

25:18
Locuteur 5

Écoutez Je suis respectueuse Du travail parlementaire Tel qu'il est mené A l'Assemblée nationale Ou au Sénat Et donc Je ne peux pas croire Que dans une commission D'enquête Dont on s'assure De l'équilibre politique Dans la constitution De ses membres De ses membres Il n'y a que des sous-entendus Ou des volontés politiques Qu'il y en ait Qu'il y en ait probablement Mais globalement Je pense que L'équilibre politique

25:40
Locuteur 4

Ce n'est pas souhaitable

25:45
Locuteur 5

Parce que dans l'équilibre De l'éducation nationale En France Et de la formation En France Les deux se complètent Assez bien Les deux sont importants D'un point de vue De la répartition territoriale Des compétences Je pense qu'il ne faut pas Remonter cette guerre Je crois que C'est la première manifestation Que j'ai faite Il y a très très longtemps Sur les établissements Et la liberté Des établissements privés C'est la première manifestation A laquelle j'ai assisté Et à laquelle j'ai participé Donc ne remettons pas ça Sur le tapis

26:15
Locuteur 1

Une dernière question Sophie Prima Avant la pause Le journal Libération A révélé cette semaine Que Rachida Dati N'avait pas déclaré Pour plus de 400 000 euros De bijoux Auprès de la Haute Autorité A la Transparence A la vie publique Ses avocats estiment Que cela relève De la vie privée Est-ce que la ministre De la Culture Doit régulariser sa situation ?

26:33
Locuteur 5

Elle doit régulariser Si c'était vrai

26:35
Locuteur 1

Si c'était vrai

26:36
Locuteur 5

Si c'était vrai Vous en doutez Vous contestez ? Parlez-vous Donc c'est faux ? Écoutez J'ai discuté Avec Rachida Dati De ce sujet Aujourd'hui Ses avocats Vont porter plainte Ont écrit A la Haute Autorité De la Transparence De la Vie publique Et politique

26:53
Locuteur 1

Il y aura une plainte Pour diffamation Exactement Sophie Prima On se retrouve dans un instant Juste après la pause Du Grand Jury On verra Notamment si c'est le bazar Au Parlement A tout de suite

27:02
Locuteur 2

Suite du Grand Jury

27:12
Locuteur 1

Présenté par Olivier Bost Sophie Prima La porte-parole du gouvernement Et notre invitée ce dimanche A mes côtés Claire Convite Du Figaro Bonjour Et Périne Tarnot De Public Sénat Le Grand Jury Ça se passe au Parlement Et on va réattaquer Avec le bazar A l'Assemblée Périne Tarnot

27:30
Locuteur 4

Oui l'ordre du jour A l'Assemblée Nationale N'a en ce moment Aucune cohérence Il change constamment Avec des textes Qui sont soit repoussés Ou annulés Ou encore avortés Les députés Dénoncent Une absence De cas Est-ce que le gouvernement A complètement perdu La maîtrise Du calendrier parlementaire

27:47
Locuteur 5

Non pas du tout Nous faisons Avec la nouvelle Assemblée La nouvelle constitution De l'Assemblée La place belle A l'ensemble Des propositions De lois parlementaires Donc soit A l'Assemblée Nationale Soit au Sénat Et donc nous inscrivons A leur demande Un certain nombre De textes Qui sont issus Soit de l'Assemblée Nationale Soit du Sénat Alors ça nous demande Évidemment Une certaine dextérité Dans un calendrier A l'Assemblée Nationale Qui est très très contraint Par le temps Par la constitution aussi Parce qu'il y a des semaines Entières Qui sont dédiées Au débat Au débat interne Etc Mais nous avons Mais du coup Ça ne donne aucune lisibilité Aucune visibilité A l'action gouvernementale Et bien On a du mal à voir Où vous voulez emmener Les Français Je ne partage pas tout à fait Parce qu'en réalité Quand le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau Est arrivé A ses missions Il a regardé En fait Dans les propositions de loi Celles qui pouvaient Servir sa volonté De restaurer Par exemple L'ordre Et l'autorité Et nous avons commencé Par regarder Toutes les propositions de loi Issues du Sénat Issues de l'Assemblée Nationale Et nous avons légiféré Dans ce sens Alors ce ne sont pas des projets de loi Mais ce sont des propositions de loi Issues du parlementarisme Et ça aussi C'est la nouvelle façon Pour François Béroud De faire la loi

29:04
Locuteur 1

Il n'y a pas trop de propositions de loi Parce que chacun recherche un peu Son quart d'heure Avec des sujets Plus ou moins concernants Est-ce que ce n'est pas une difficulté Pour le gouvernement ?

29:11
Locuteur 5

La difficulté C'est effectivement De saisir les bons sujets Encore une fois Bruno Retailleau Il s'agit de la proposition de loi D'Étienne Blanc Et de Jérôme Durin Deux sénateurs De partis politiques Différents sur le narcotrafic Qui vient d'aboutir Et qui va donner A Bruno Retailleau Des outils très très importants Pour lutter contre le narcotrafic

29:30
Locuteur 4

Mais est-ce que cette loi Est-ce que cette loi Est-ce pas l'arbre Un peu qui cache tout le reste Qui est un peu du bazar Des petites propositions de loi Qui partent un peu dans tous les sens Oui mais vous savez

29:37
Locuteur 5

Que je ne sais pas du tout Condescendante Sur les propositions de loi Parce que parfois On débloque avec des propositions de loi Des éléments très très importants Par exemple Au Sénat encore Jacqueline Eustache-Brino A mis une proposition de loi Pour augmenter le temps de rétention Dans les centres de rétention administratifs Pour les passer de 90 jours A 210 jours Voilà une réponse A une problématique très importante Dont nous parlons beaucoup en ce moment Qui est celle du retour des OQTF Et de la difficulté A faire repartir les OQTF Donc voilà des propositions de loi Vous voyez Petite proposition de loi

30:08
Locuteur 3

Mais grands effets Sophie Prima Entre un parlement sans majorité Un gouvernement Dont on a du mal à percevoir le cap Est-ce que plus personnellement Ce n'est pas un peu compliqué D'être porte-parole D'un tel gouvernement Si polyphonique Comme vous l'avez qualifié tout à l'heure Eh bien écoutez Ce qui n'est pas difficile En fait

30:25
Locuteur 5

C'est d'avoir l'arbitrage final Et donc l'arbitrage final Moi je vais le chercher Auprès du Premier ministre Qui effectivement Doit composer Avec cette Assemblée nationale Qui n'a pas de majorité absolue Qui a une majorité relative Et ça nécessite donc De nouvelles méthodes C'est la première fois Qu'on a une Assemblée de ce type là Et ce sont les français Qui nous ont envoyé Cette composition de l'Assemblée nationale Donc il faut faire avec Il faut avoir des méthodes Qui sont des méthodes nouvelles Et qui écoutent l'ensemble Des partis politiques Dans leur expression politique

30:55
Locuteur 1

Sophie Prima Est-ce que le gouvernement Essaye d'éviter Une session parlementaire Extraordinaire cet été ?

31:01
Locuteur 5

Écoutez oui Nous essayons d'éviter En tout cas Nous souhaitons finir La période parlementaire Sans session extraordinaire C'est quoi la raison en fait derrière ? C'est que nous avons tellement De travail

31:11
Locuteur 1

À éviter une censure ?

31:12
Locuteur 5

Non Nous avons tellement de travail À préparer À la fois la réforme de fonds De l'État À la fois tout le paquet Simplification Et aussi le budget Le projet de loi

31:20
Locuteur 4

Un arrêt total du travail parlementaire Pendant trois mois ?

31:23
Locuteur 5

Non parce que les parlementaires Peuvent travailler En dehors de la période parlementaire Ils peuvent faire des commissions Ils peuvent travailler au budget

31:30
Locuteur 1

Ça veut dire qu'à partir du 30 juin Ils ne siègent plus ?

31:32
Locuteur 5

Ils ne siègent plus Mais ils peuvent travailler En commission Ils peuvent travailler Sur le projet de loi de finances De 2026 Vous savez que Le premier ministre a souhaité Que tous les rapporteurs Des budgets Rapporteurs pour avis Rapporteurs au fonds Sur le budget Et il y en a beaucoup Puissent être intégrés Dans la réflexion sur le budget

31:48
Locuteur 1

Mais vous assurez Que ce n'est pas pour éviter une censure Parce qu'effectivement Quand il n'y a pas de parlement Vous ne pouvez pas être censuré

31:53
Locuteur 5

Oui alors

31:53
Locuteur 1

Ça c'est un fait

31:54
Locuteur 5

Ça c'est implacable En effet En réalité

31:57
Locuteur 1

Ça ne fait pas partie des motivations

31:58
Locuteur 5

Mais en réalité Nous sommes tout le temps Tous les matins Sous le jour d'une censure En réalité Quand l'Assemblée est ouverte Quand l'Assemblée est ouverte Quand l'Assemblée et le Sénat Sont ouverte L'Assemblée en l'espèce Mais nous sommes en permanence Sous le jour Et sous la menace D'une censure Donc il ne faut pas Pour cela Il faut l'intégrer Avoir un dialogue Avec les différentes formations politiques Pour chercher les majorités À chaque texte Et il faut continuer À avancer Et voir loin Parce que si on a peur Tous les matins de la censure On n'avance pas

32:25
Locuteur 1

Une assemblée qui ne siège pas Au mois de juillet Ça remonte à quand La dernière fois ?

32:31
Locuteur 5

Je n'ai pas fait d'archéologie Par le montaire Pardonnez-moi Donc ça veut dire Que ça remonte à loin Mais en général On s'arrête vers le 14 juillet Voilà Donc c'est deux semaines C'est deux semaines en réalité Non Le 14 juillet C'est quand ça se termine tôt Il n'est pas totalement Il n'est pas totalement exclu

32:47
Locuteur 4

Que si besoin était Nous ouvrions naturellement Dans quelques semaines Il y a un texte sensible Qui arrive à l'Assemblée nationale C'est celui sur la fin de vie Vous dites que sur l'aide active à mourir Votre opinion n'est pas encore Tout à fait faite Pourquoi ?

33:03
Locuteur 5

Alors d'abord Je voudrais reprendre le sujet Quand le Premier ministre a été nommé C'est engagé à mettre ce texte de loi A l'agenda de l'Assemblée nationale C'est un engagement qu'il a pris Auprès de Yaël Braun-Pivet A la condition Vous le savez De séparer le texte en deux D'un côté le texte sur les soins palliatifs De l'autre côté sur l'aide active à mourir Alors maintenant vous faites référence A ma propre déclaration Sur l'aide active à mourir Sujet très difficile Qui traverse toutes les sensibilités politiques Qui traverse toutes les religions Toutes les sensibilités Quelles qu'elles soient Sujet très difficile Qui demande plus Que des petites phrases toutes faites C'est un sujet sensible Chacun de nous dans nos familles A eu à connaître un cas douloureux Un cas moins douloureux Le premier sujet C'est celui de l'accès aux soins palliatifs A tous Le deuxième Moi j'ai eu dans ma permanence Lorsque j'étais parlementaire Des personnes qui venaient me supplier De voter ce texte là Donc il faut faire évoluer la loi Il faut et faire évoluer la loi Si j'étais parlementaire J'attendrais vraiment le texte final Issu de toutes les lectures Parce que vous savez que c'est un texte Qui n'est pas en lecture accélérée En procédure accélérée Donc il fera deux lectures A l'Assemblée nationale Deux lectures au Sénat D'affiner en fait les mécanismes Pour être sûr qu'il n'y ait pas De dérive possible Qu'il n'y ait pas d'abus possible C'est bien là la difficulté C'est la vision Donc pour vous c'est une question

34:25
Locuteur 1

De garde-fous C'est à dire qu'est-ce qu'on met Comme limite

34:27
Locuteur 5

Il faut des garde-fous A ce principe

34:29
Locuteur 1

Pour pouvoir accéder Il faut des limites Il faut aussi d'assister Ou à l'épanouir Bien sûr

34:32
Locuteur 5

Vraiment le dialogue Avec les professeurs d'université Avec les médecins Qui pratiquent Dans les unités de soins palliatifs Avec ceux qui sont pour Ceux qui sont contre Est très très important Moi j'appelle tous les français A beaucoup lire A beaucoup regarder les articles A beaucoup échanger avec les médecins Parce que vraiment ça fonde La pensée qui n'est pas sain Et là aussi vous risquez D'avoir de la polyphonie

34:54
Locuteur 4

Au sein du gouvernement

34:56
Locuteur 5

C'est normal Avec des pour

34:57
Locuteur 4

Des contre C'est normal

34:58
Locuteur 5

Le gouvernement Le gouvernement n'est pas N'est pas exon De toutes les différences De pensée De la population française Ça traverse Je vous l'ai dit Les partis politiques Ça traverse Les convictions religieuses Si on en a Ça traverse Sa pensée philosophique Ça traverse donc le gouvernement

35:19
Locuteur 1

Mais pour prolonger Votre pensée sur le sujet Est-ce que ce que vous craignez C'est que le suicide assisté Ou l'euthanasie Soit finalement une solution Pour ceux qui n'accèdent pas Aux soins palliatifs Est-ce que c'est votre raisonnement ?

35:30
Locuteur 5

Bien sûr C'est une des difficultés Notre rôle C'est presque du service public L'accès aux soins palliatifs Or il y a encore aujourd'hui Plusieurs dizaines de départements Qui n'en ont pas C'est purement scandaleux Donc il faut qu'on mette vraiment Toute notre énergie là-dessus Sur cet accompagnement Sur la formation aussi Des médecins qui sont dans ces unités Du personnel médical Qui sont dans ces unités Parce que c'est pas uniquement Des unités qui gèrent la maladie Qui gèrent la fin de vie Au sens technique Ce sont des unités Qui gèrent la fin de vie Au sens moral Au sens de l'accompagnement familial Vous savez moi J'ai beaucoup discuté Avec le professeur Claude Grange Qui a monté cette unité De soins palliatifs A Oudan Pendant 27 ans Lui-même a des doutes Lui-même me dit Si j'étais parlementaire Je ne sais pas ce que je voterais Autre projet de loi En discussion

36:17
Locuteur 1

Rien à voir là pour le coup Rien à voir Très politicien

36:20
Locuteur 4

Sans transition pardon La loi dite PLN Pour modifier les règles Des élections municipales A Paris, Lyon et Marseille Ce texte qui vient d'être adopté Par l'Assemblée Va arriver au Sénat Vous êtes ancienne sénatrice Est-ce que ce texte A des chances de passer au Sénat ? Vu que Gérard Larcher Y était opposé Oui

36:36
Locuteur 5

Alors Gérard Larcher Y est opposé Pour le Sénat En règle majoritaire Y est opposé Pour des raisons Ils ont des réserves Sur ce texte D'abord c'est Le temps Nous allons avoir Des élections municipales En mars 2026 Nous sommes Pratiquement au mois de mai Donc on est À moins d'un an Des élections Changer le scrutin À moins d'un an C'est toujours Que la loi soit adoptée Avant l'été Toujours problématique Il faudrait que la loi Soit adoptée avant l'été Si elle ne l'est pas Elle ne pourra pas perdurer Je ne sais pas Le Sénat a des réserves Qui sont des réserves importantes Disant par exemple Qu'on ne peut pas Dissocier la gouvernance De Paris-Lyon-Marseille Des compétences À Paris Des arrondissements Vis-à-vis de Paris Qu'on est obligé D'avoir une juste représentation Des arrondissements Dans le conseil de Paris Par exemple Que les maires d'arrondissements Doivent être Au conseil de Paris Tout ça Ça peut se régler Par amendement Il y a des difficultés techniques Comment on organise Trois scrutins En même temps À Lyon La métropole Les mairies C'est très compliqué Et puis il y a des pans Qui sont entièrement vides Par exemple Les conséquences Sur le cumul des mandats N'est pas du tout traité Par exemple L'élection future Des sénateurs Vous avez des réticences Vous aussi En vous écoutant En tout cas Le Sénat a des réticences Qui sont entendables Qui ne sont pas des réticences De principes Qui sont des vrais sujets Et qu'il faudra adresser Dans l'examen Au Sénat Est-ce qu'on y arrivera Avant l'été Ou pas Je laisse le Parlement Parlementer

38:02
Locuteur 1

Pour parler du Sénat Encore Dans le JDD Le président Gérard Larcher Assume une erreur Celle d'avoir laissé Passer la mise en place Des ZFE Les zones à faible émission Dans les grandes villes Qui privent Les vieilles voitures Des centres-villes Vous étiez présidente De la commission Des affaires économiques Est-ce que vous confessez Vous aussi une erreur A ce moment-là

38:22
Locuteur 5

Pas une erreur Nous avions vu Et dénoncé A l'époque Les difficultés De la mise en place D'un certain nombre De dispositifs

38:30
Locuteur 1

ZFE

38:32
Locuteur 5

Et zéro artificialisation nette D'ailleurs vous connaissez L'engagement du Sénat Sur la réforme Du zéro artificialisation nette Qui va se traduire D'ailleurs par une proposition De loi Qui s'appelle Trace Sur les ZFE Nous avons toujours dit Que ça allait trop vite Et que le risque Était un risque De partition En réalité Partition sociale Sur l'accès Aux grandes villes Il n'en demeure pas moins Que lutter Contre les particules fil Lutter contre la pollution Dans les grandes agglomérations Doit être un combat Qui est un combat commun Mieux Le faire L'accompagner Auprès des populations Les plus modestes Des professionnels Des professionnels de santé De ceux qui ont besoin De rentrer Et qui n'ont pas toujours Les besoins De transformer leur véhicule En véhicule électrique Ça c'est un vrai sujet Qu'on veut adresser maintenant Et il y aura des propositions De loi Dans le projet de loi Simplification Qui est en train de passer De la part d'Agnès Pannier Runacher Pour accompagner cela Et redonner la main Aux collectivités territoriales

39:23
Locuteur 2

Le grand jury 2027

39:27
Locuteur 1

C'est demain Alors 2027 c'est demain Mais c'est quasiment déjà aujourd'hui Avec la course A la présidence Chez les républicains Déjà Une première question Est-ce que vous avez souscrit A la cagnotte en ligne Pour offrir un voyage A Saint-Pierre-et-Miquelon A Laurent Wauquiez

39:40
Locuteur 5

Bon je ne vais pas entrer Dans la provocation Ce que je veux dire Là-dessus Je suis du mouvement Les républicains J'étais avant UMP Et encore avant Déjà engagée Je veux dire Qu'à chaque fois Que nous avons Des élections De ce type Et que les confrontations Sont fortes Il faut que chacun Des protagonistes Pense au jour d'après Et moi je voudrais Que à la fois A Laurent Wauquiez Je pense qu'il faut Vraiment penser A ce jour d'après Parce que Mais ça dit quoi De sa stratégie politique Les blessures Les attaques internes N'ont pas place Nous devons ensemble Porter un projet Pour la France Dans les années qui viennent Pour 2027 Nous devons le partager Avec d'autres Qu'il faudra élargir Notre majorité Je pense

40:23
Locuteur 1

Il ne faut pas Ce genre d'idée

40:24
Locuteur 5

Il ne faut pas Exacerber le débat Il ne faut pas Que tout cela Tourne à la confrontation De deux hommes Puisque derrière Nous avons quand même Des convictions

40:34
Locuteur 3

Sur le fond De cette proposition Qu'est-ce que vous en avez Pensez Quand certains Y compris Chez Les Républicains Ont pointé Une forme De populisme Voir de populisme A la mode Donald Trump Est-ce que vous êtes d'accord ? Écoutez

40:49
Locuteur 5

Je voudrais d'abord Avoir un mot Pour Saint-Pierre-et-Miquelon Qui est un territoire français Qui ne s'attendait pas A être pointé du doigt Comme ça De façon De façon médiatique Forte Et leur dire Que Saint-Pierre-et-Miquelon Et les habitants De Saint-Pierre-et-Miquelon Font vraiment partie De la France Qu'on a les redevables Sur l'histoire de la France Aussi notamment Pendant la seconde guerre mondiale Et que Saint-Pierre-et-Miquelon Est un territoire Comme les autres Et donc Il n'y a pas de stigmatisation C'est une météo très mauvaise

41:18
Locuteur 1

Ça c'est pour Laurent Wauquiez

41:19
Locuteur 5

Oui mais il n'y a pas Qu'à Saint-Pierre-et-Miquelon La météo est mauvaise Qu'est-ce que ça dit De Laurent Wauquiez Sur le fond Mais sur le fond Il pointe un sujet Qui est un vrai sujet Qui est le retour Des OQTF C'est la raison Pour laquelle Je vous parlais tout à l'heure D'une proposition de loi De mon ancienne collègue Jacqueline Nostage-Brignot Sur l'augmentation De la durée Dans les centres De rétention administratives Voilà des réponses Qui me semblent Des réponses Plus adaptées A la situation De ces OQTF

41:47
Locuteur 1

Vous soutenez Bruno Retailleau Pour la présidence Des républicains

41:51
Locuteur 5

Oui je soutiens Bruno Retailleau Parce que je reconnais En lui la capacité A créer l'union

41:55
Locuteur 1

Et un candidat Pour 2027

41:57
Locuteur 5

Candidat pour 2027 Vous savez Il faudra élargir La majorité Il faudra avoir La lucidité De se dire Qu'en l'état De partition De notre vie politique Et de partition De la pensée politique Française Il faudra une plateforme Qui soit une plateforme La plus large possible C'est quoi une plateforme

42:14
Locuteur 1

Ça veut dire des primaires ?

42:16
Locuteur 5

Pour ma part Alors ça c'est vraiment personnel Et ce n'est pas partagé Par beaucoup de monde A part d'ailleurs Par Gérald Darmanin Vous êtes pour des primaires Je suis pour des primaires ouvertes Bien entendu Parce que je pense

42:25
Locuteur 1

Et les précédents de primaires Vous n'ont pas disparu

42:26
Locuteur 5

Au contraire En 2016 La primaire ouverte A été un formidable Moment politique En France Qui a fait adhérer Beaucoup de français Aux idées de la droite Qui a montré des personnalités Et vous savez à quel point Dans une élection présidentielle Le lien entre le candidat Et le peuple Est important Mais le mot Pardon

42:46
Locuteur 4

Oui pardon Ouverte jusqu'où Ces primaires Au centre Au camp présidentiel Je pense qu'il faudra

42:52
Locuteur 5

La faire la plus large possible Personne ne peut avoir peur De primaires ouvertes C'est un moment formidable De politique Et je pense qu'il faut L'élargir Au plus large possible

43:02
Locuteur 1

Si Bruno Rotaillot Gagne la présidence Des républicains Il devra Ou il pourra Rester ministre C'est compatible ?

43:11
Locuteur 5

Comme François Bérou Est le président Du modem Ou comme Nicolas Sarkozy Tout en étant ministre De l'intérieur Était président Des républicains Enfin l'UMP A l'époque Voilà C'est tout à fait possible

43:23
Locuteur 1

Est-ce que Bruno Rotaillot Peut faire tout ce qu'il veut Au gouvernement ? Il n'aura pas de loi Immigration notamment ?

43:29
Locuteur 5

Mais c'est la raison Pour laquelle il s'appuie Sur des propositions de loi Il aura des projets de loi Très précis À apporter Dans les semaines Et dans les mois Qui viennent Il travaille également De façon réglementaire

43:40
Locuteur 1

Sur ce sujet-là Il n'est pas empêché Par le bloc central En partie Parce que sur le narcotrafic Il y avait une forme De consensus Assez facile à trouver Sur l'immigration Oui Globalement c'est quand même passé Sur l'immigration Ça va être beaucoup plus compliqué

43:52
Locuteur 5

Mais nous sommes Dans une situation politique inédite Donc il faut verre avec Si sur une grande loi Immigration Nous ne trouvons pas de majorité Alors il faut faire autrement Avec une autre méthode

44:02
Locuteur 4

On voit bien néanmoins Que Bruno Rotaillot Traverse Un espèce de faux plat Comme un petit trou D'air Est-ce que dans ces conditions-là Selon vous Il doit quand même Rester au gouvernement ?

44:13
Locuteur 5

Moi je ne partage pas du tout Votre avis Que Bruno Rotaillot Est dans un faux plat Pas du tout Nous avons aujourd'hui Des communications Qui sont faites Sur les six mois De Bruno Rotaillot Au ministère De l'Intérieur Nous avons des résultats Remarquables Sur tous les secteurs De la délinquance Sur tous les secteurs Du narcotrafic Qui sont en train de reculer Il reste un immense chantier A réaliser Mais aujourd'hui Nous avons des résultats Qui sont très probants Monsieur Nunez Ce matin Sur une autre antenne A parlé de ces résultats Et notamment en Ile-de-France Où il est responsable Bien sûr Qui recule encore plus Que dans les autres régions Nous sommes en train De mettre en place Avec l'Europe Au niveau international De nouvelles directives La réforme de la directive retour Donc nous travaillons Et nous avons des résultats

44:58
Locuteur 1

Sur l'Algérie Bruno Rotaillot A-t-il été désavoué Parce qu'il prenait Une riposte graduée Finalement C'est la diplomatie Qu'il emporte Avec notamment Le président de la République

45:09
Locuteur 5

Mais vous savez Dans le rapport de force Et dans les difficultés De relation que nous avons Avec l'Algérie Il faut plusieurs moments Bruno Rotaillot A créé le premier moment Qui était un moment De détermination De rapport de force

45:20
Locuteur 1

C'est grâce à lui Qu'on se remet A négocier avec l'Algérie

45:22
Locuteur 5

Bien sûr Ce rapport de force On voulait dénoncer Les accords de 68 Aujourd'hui Il n'en est plus question Mais il n'en est plus question Parce que nous sommes en train De négocier avec l'Algérie Par la diplomatie L'exécution totale Des accords de 94 Ce qui nous convient Parfaitement Et qui est conforme Au droit international Donc il y a eu Un moment de grande détermination De grand frottement On va dire Avec l'Algérie Sur des points qui sont importants Boalem Sansal en fait partie Les OQTF en font partie Mais il y a aussi tout Un certain nombre de sujets Qui sont invisibles médiatiquement Mais qui posaient problème Parlez-en aux chefs d'entreprise Qui font des affaires En Algérie Ou qui sont implantés Chefs d'entreprise français Implantés en Algérie Ils connaissaient des difficultés Depuis de nombreux mois Donc tout ça est sur la table

46:03
Locuteur 4

Ces chefs d'entreprise en Algérie Ils s'inquiétaient notamment Des propos de Bruno Retailleau Qui durcissaient leurs conditions Oui mais le moment

46:08
Locuteur 5

Du durcissement est passé De la confrontation Du rapport de force Nous sommes aujourd'hui Dans la discussion Et d'ailleurs C'est le président algérien Qui a ouvert la porte Le premier Et qui a tendu la main Au président de la République Ça a donné suite Évidemment Au voyage de Jean-Noël Barraud En Algérie La semaine dernière

46:25
Locuteur 1

Pour refermer cette page Sur 2027 Est-ce que vous souhaitez Que Marine Le Pen Puisse être candidate A l'élection présidentielle ?

46:32
Locuteur 5

Moi je souhaite que la justice Passe en réalité Donc elle est passée Une première fois En première instance Il faut respecter Le résultat de cette première instance La cour d'appel de Paris Qui n'est pas en dehors du monde A vu effectivement L'impact politique Que cela pouvait avoir Donc c'est C'est mis en capacité De rendre un jugement En appel A l'été prochain Et en fonction de ce jugement

46:57
Locuteur 1

Il n'y aurait pas de trouble démocratique Si Marine Le Pen Ne pouvait pas se présenter

47:00
Locuteur 5

Mais écoutez Écoutez à ce que je sache Le Rassemblement national N'est pas empêché de se présenter Éventuellement Mme Le Pen Sera empêchée de représenter Mais il me semble Qu'ils sont plus nombreux Que un au Rassemblement national Et qu'il y a quelques talents Qui piafent

47:13
Locuteur 1

Et est-ce que vous pensez Que Donald Trump Pourrait faire perdre Le Rassemblement national C'est-à-dire qu'on voit Le résultat du populisme Au pouvoir Ça peut dissuader

47:21
Locuteur 5

En tout cas Ce que le président Trump Nous apprend Dans l'exécution du pouvoir Tel qu'il le fait aujourd'hui C'est que la brutalité N'est peut-être pas Le meilleur des remèdes Il était très volontaire Il a été très vocal Pendant sa campagne Aujourd'hui Il fait ce qu'il a dit Pendant sa campagne Mais il le fait Avec une grande brutalité J'ai l'impression d'ailleurs Qu'il le fait un peu seul C'est-à-dire que les conseillers Autour de lui Ne maîtrisent pas beaucoup Sa parole Et ses décisions Et en réalité On voit bien Que toutes les décisions Qu'il prend aujourd'hui Ont un impact négatif Sur son économie Sur son image Aussi l'image de l'Amérique Quand je vois Que les voyages Aux Etats-Unis Aujourd'hui Sont en diminution Très nette De l'ensemble De l'Union Européenne Vers les Etats-Unis Tout ça C'est des questions D'images aussi Qui comptent Dans la vie économique D'un pays Donc je pense Que ce que Monsieur Trump Nous apprend C'est que la brutalité N'est pas Le meilleur remède Sophie Primal

48:26
Locuteur 1

Le principe est le même Tous les dimanches Des réponses par Oui ou non Pour ou contre Plusieurs syndicats SNCF Menacent d'une grève Pour les ponts du 8 mai Le pont du 8 mai Est-ce qu'il faut interdire Les grèves Pendant les périodes de congé ?

48:40
Locuteur 5

Oui

48:40
Locuteur 1

Très bien

48:42
Locuteur 5

Vous m'avez dit oui ou non Ah oui tout à fait Vous respectez le principe

48:45
Locuteur 1

Je ne vais pas vous le reprocher

48:46
Locuteur 5

Je crois au droit de grève Bien sûr Mais systématiquement La réponse était oui Pardon

48:51
Locuteur 4

La réponse était oui Pour ou contre Une alliance LR Renaissance aux élections municipales De 2026 Comme le défend par exemple Renaud Muselier Du pragmatisme local

49:01
Locuteur 1

Est-ce que Nicolas Sarkozy Doit être exclu De l'ordre de la Légion d'honneur ?

49:07
Locuteur 5

C'est une décision Du président de la République Je lui laisse la prendre

49:10
Locuteur 2

Le grand jury Tout est politique

49:15
Locuteur 1

Pour On va parler de la guerre commerciale Pour Emmanuel Macron Le revirement de Donald Trump Sur les droits de douane Est une pause fragile Est-ce que ça signifie Que vous vous préparez Malgré tout A des augmentations prochaines ?

49:28
Locuteur 5

Pour faire face Au président Donald Trump Et à ses décisions Qui sont brutales Comme je le disais Tout à l'heure Et changeantes Il faut être fort Et donc Ce que nous apprenons là Dans les dernières semaines Et dans les derniers jours C'est que pour pouvoir répondre Au président Donald Trump Tout en voulant La négociation Tout en voulant Véritablement Des relations commerciales Saines et apaisées Entre nos deux continents Il faut être prêt A avoir un arsenal De réponses

49:57
Locuteur 1

Dès qu'on veut Par exemple On défend l'idée De taxer les GAFAM Les géants du numérique Finalement On voit que l'Europe C'est très difficile De le faire

50:05
Locuteur 5

Madame Van der Leyen Hier a indiqué Qu'elle était prête A prendre des mesures De fiscalité Sur les GAFAM Et donc Il ne faut rien S'interdire Il ne faut Véritablement Écarter Que ce qui serait Néfaste A notre propre économie

50:19
Locuteur 4

Et pensez-vous Comme Jean-Pierre Raffarin Qu'il faut solidariser Le front Des déçus De l'Amérique Et grosso modo Que l'Europe Et la Chine Doivent unir Le riposte

50:30
Locuteur 5

Je connais Le tropisme chinois Le tropisme chinois De Jean-Pierre Raffarin Qui m'a d'ailleurs Été de grande utilité Lorsque j'étais Ministre du commerce Avec Aux côtés De Michel Barnier Où je suis allée Défendre la cause Du cognac Et de l'armagnac En Chine Avec lui Je pense qu'il ne faut Faire preuve D'aucune naïveté Ni vis-à-vis des Etats-Unis Ni d'ailleurs Vis-à-vis de la Chine Les méthodes Un peu se méfier des Chinois Les méthodes Sont très différentes Les relations Sont très différentes Le dialogue est très différent Mais évidemment La Chine va se trouver Confrontée A des surproductions Très très importantes De l'ensemble De son appareil productif Puisque les Etats-Unis Pour le moment Sont un marché Qui va se fermer Et bien Je pense qu'il faut Être très vigilant Également Aux relations commerciales

51:17
Locuteur 3

Avec la Chine Est-ce qu'il faut par exemple Taxer les petits colis En provenance de Chine Pour protéger Le secteur français De l'habillement Du dumping chinois Je pense que ça devrait

51:26
Locuteur 5

Être fait depuis très longtemps Il y a une proposition de loi Qui est en train En cours D'examen

51:32
Locuteur 1

Et on peut au niveau français Taxer spécifiquement Je pense que c'est mieux

51:35
Locuteur 5

Si c'est une décision européenne Et si nous le faisons ensemble Mais il y a plusieurs raisons à ça Il y a effectivement Le déversement Il y a aussi La protection Que nous devons apporter Sur l'univers du textile Qui aujourd'hui est sinistré Et qui sinistre d'ailleurs Nos centres-villes Et puis notre production textile Et puis il y a une question écologique Derrière Parce qu'en fait Je pense à ces deux grandes Plateformes chinoises Qui envahissent aujourd'hui Le monde du textile En France Je crois que c'est 170 modèles par jour Nouveaux Qui sont proposés Sur ces plateformes Avec des modes de production A la fois social Et environnemental Tout à fait inacceptables Et avec même Des éléments D'économie circulaire Qui sont impossibles Tant la qualité est bonne Je vois Martha Tsidra Qui est avec moi Qui est la grande spécialiste De l'économie circulaire Au Sénat Et qui ne peut Je pense qu'être d'accord Avec ça Nous avons même Des difficultés A recycler ces produits-là

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Locuteur 1

Mais notre dépendance A la Chine Aujourd'hui n'est pas Trop grande Pour partir Dans une guerre commerciale Aussi avec la Chine

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Locuteur 5

Notre dépendance A la Chine Il faut bien La cartographier Nous avons des dépendances Qui sont des dépendances Souveraines Il faut s'en détacher Et puis nous avons Des dépendances Qui sont des dépendances Commerciales Sur lesquelles Il faut profiter De cette occasion De redessiner Le monde commercial Qui nous entoure Pour réindustrialiser L'Europe C'est la raison Pour laquelle Avec Thierry Breton Avec lequel je partage Souvent quelques idées Il faut absolument Que nous poussions Pour que le rapport Draghi Sur la compétitivité De l'industrie Soit appliqué

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Locuteur 4

Au niveau européen Dernière question Sophie Prima Emmanuel Macron Se dit prêt A reconnaître Un état palestinien D'ici le mois de juin Pourquoi maintenant ?

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Locuteur 5

La position de la France A toujours été la même Nous sommes pour une solution A deux états Et c'est une position Que j'ai toujours entendue Toute ma vie Politique Je crois que ce que nous Devons avoir en tête C'est retrouver la paix Dans cette partie du monde Et ça Ça ne peut se faire Que à la fois Par la reconnaissance Par tous ses voisins De l'état d'Israël Par une volonté D'Israël De respecter Le cessez de feu Ce qui se passe A Gaza aujourd'hui Vous le savez Nous ne sommes vraiment En opposition totale

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Locuteur 1

Il y a plein de conditions Avant de reconnaître Il y a des conditions

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Locuteur 5

Parce que Les attaques du Hamas Continuent du côté De la Palestine Les otages israéliens Ne sont pas libérés Et surtout L'autorité palestinienne Aujourd'hui Une autorité palestinienne Sans le Hamas N'est pas aujourd'hui Suffisamment forte Ce sont en tout cas Des éléments Sur lesquels Le président de la république Va travailler d'ici juin Et d'ici la conférence Que nous co-présiderons Avec l'Arabie saoudite A New York A l'ONU

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Locuteur 1

Merci beaucoup Sophie Prima Porte-parole du gouvernement Pour ce grand jury Bon dimanche à tous On se retrouve la semaine prochaine

Le Grand Jury de Sophie Primas — Sophie Primas · Pourquijevote