Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 8 mars 2023 7 min

Retraites : “En 11 mots, vous allez sacrifier 18 millions de Français”, lance Patrick Kanner

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci monsieur le président madame la Première ministre 11 mots en 11 mots vous allez sacrifier 18 millions de Français sur le thème de la rentabilité financière avec cette simple phrase tirée de votre projet de loi je cite le mot 62 est remplacé par le mot 64 depuis que le Président de la République a souhaité que soit mise en œuvre cette réforme inutile et un juste vous faites tout pour que le débat démocratique ne puisse pas se dérouler car vous êtes minoritaire dans le pays et au Parlement la nuit dernière votre gouvernement de droite madame le Premier ministre était main dans la main avec la droite sénatoriale de Monsieur retaillot pour empêcher que l'on discute correctement du report de deux ans de l'âge de la retraite alors que le même jour des millions de Français étaient dans la rue pour dire non votre volontarisme c'est en fait de l'entêtement votre équilibre financier c'est en fait un nouvel impôt sur la vie votre intérêt général c'est en fait la préservation des privilèges et pourtant les vrais sujets ne manquent pas inflation précarité service public fragilisés la France est au bord de l'implosion sociale et vous regardez ailleurs vous mettez en place une réforme des retraites qui pèse sur le dos des salariés sans appeler à la solidarité des plus riches mais là-haut à l'Élysée on n'écoute pas on n'entend pas les français et je me fais l'écho de l'intersyndical et je répète ces mots le silence du président de la République constitue un grave problème démocratique qui conduit à une situation qui pourrait devenir explosive alors madame la Première ministre pouvez-vous demander au président d'entendre les Français pouvez-vous lui demander de recevoir la terre syndicale comme elle le demande pouvez-vous lui demander de retirer cette réforme [Applaudissements] pour vous répondre la parole est à madame la Première ministre merci monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Sénateurs monsieur le sénateur Patrick Kanner comme toutes les précédentes la réforme que nous portons pour les retraites suscite certaines oppositions qui s'expriment notamment dans la rue c'est le droit des syndicats et de nos concitoyens se doit ce droit bien évidemment je le respecte et je respecte les Français et les syndicats qui font entendre leur position dans le respect de nos lois hier une journée de mobilisation s'est tenue avec sensiblement le même nombre de manifestants que fin janvier et dans la plupart des cas sont débordement [Musique] alors je veux saluer les forces de l'ordre mobilisées pour veiller à la sécurité de cette journée d'action je veux aussi saluer la responsabilité des manifestants je regrette bien sûr que des incidents étaient émaillés certains cortèges par exemple à Paris ou à Marseille je condamne les coupures d'électricité dans certains tribunaux dans certaines universités dans certains quartiers et dans certaines permanences parlementaires le droit de grève ce n'est pas le droit au blocage ou la volonté de mettre notre économie à genoux hier soir l'interfe syndical a demandé à être reçu le gouvernement est toujours prêt et ouvert au dialogue comme il l'a montré ces derniers mois si les organisations syndicales souhaitent évoquer certains points particuliers la porte du ministre du Travail Olivier du soft reste toujours ouverte car je le rappelle c'est bien dans la concertation et le dialogue que ce texte a été construit c'est après trois mois de concertation avec les organisations syndicales et patronales et les groupes parlementaires que nous avons décidé de décaler progressivement l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans et non pas 65 ans comme prévu initialement je rappelle aussi je rappelle aussi que c'est grâce au dialogue que nous avons décidé de revaloriser les plus petites pensions des retraités actuels et je vous rappelle encore que c'est grâce au dialogue que nous avons amélioré le texte sur la pénibilité mais ces sujets ne vous semble peut-être pas importants monsieur sénateur mais je crois que c'est important la pénibilité les transitions emploi retraite la prise en compte des trimestres de travaux d'utilité collective les fameux tubes des années 80 ce sont des changements significatifs nous sommes prêts à d'autres j'ai pas par exemple eu l'occasion de dire que j'étais ouverte à une surcote pour celles qui auront la durée de cotisation à 63 ans toutes ces questions sont au cœur du débat au Parlement vous en discutez actuellement au sein même de cette émission et je le répète nous sommes prêts à faire évoluer à améliorer et enrichir ce texte dans le respect de ses équilibres mais pour y parvenir nous devons pouvoir débattre loyalement ouvertement et franchement et je peine à comprendre monsieur le Président Kanner votre ton vous insinuations et vos attaques comme vous le savez le gouvernement n'intervient pas dans l'organisation des débats au Sénat mesdames et messieurs les sénateurs le temps de la concertation a eu lieu le débat au Parlement doit se tenir dans le respect des uns et des autres sans blocage avec une volonté de discussion sincère c'est le fondement de notre démocratie nous ne pouvons pas et nous ne devons pas opposer la légitimité de la rue à celle de nos institutions depuis quelques jours et jusqu'à la fin de la semaine la discussion va se poursuivre au Sénat plus de senteurs de débats sont prévus au total vous avez les cartes en main pour agir les cartes en main pour enrichir le texte les cartes en main pour donner à tous les Français le débat démocratique qu'il réclame je vous remercie merci monsieur le Président kaner notre premier ministre vous n'étiez pas dans l'hémicycle cette nuit vous auriez peut-être eu un discours différent mais finalement quand j'ai employé le mot d'entêtement je me suis trompé c'est de l'aveuglement vis-à-vis de notre pays et finalement je ne vais pas vous répliquer madame l'après ministre je vais parler aux Français les Français pourront compter sur nous sur notre détermination pour faire face à cette mauvaise réforme indigne par rapport à leurs intérêts et je vous le dis très simplement ils peuvent compter sur nous au Sénat pour être leur porte-voix [Musique]