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Podcast / conversationFrontières · 18 mars 2021 28 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéSécuritéInstitutions & élections

Vaccins & délinquance : le cri d'alarme d'un maire - Vincent Jeanbrun

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:22Invité politiqueFait
    « on se prend à la figure un ministre de la santé qui dit qu on raconte des fables alors qu'évidemment je peux vous assurer que c'est très concret les dysfonctionnements qu'on fait remonter »
  • 2:07Invité politiquePromesse
    « il n'est pas trop tard pour réussir la campagne vaccinale mais pour ça il faut constant de la main il faut qu'on travaille ensemble »
  • 4:24Invité politiqueFait
    « je peux vous donner plusieurs exemples sur le fait que là où l'état aurait dû être le facilitateur absolue il ya eu au contraire l'état à travers ses agences des difficultés voire des bâtons dans les roues »
  • 5:07Invité politiqueFait
    « on a payé très cher des partenaires privés comme d'octo libre qui ont à peine adapter leurs outils mais qui n'ont pas créé des outils sur mesure nouvelles difficultés »
  • 5:49Invité politiqueFait
    « est-ce que ce n'était pas juste très simple de faire une carte de la vaccination que l'on a une carte scolaire en disant tels centres de vaccination ça c'était le bassin de population »
  • 6:30Invité politiqueFait
    « dans ma commune on n'a pas réussi à ac signer ce week end a notamment parce qu'on a voulu est dans une logique partenariale avec une commune voisine faire en sorte que les médecins qui étaient référencés par cette commune et le personnel de cette commune puisse venir ou vers le centre notre centre pendant le week-end »
  • 7:10Invité politiqueFait
    « il faut une inscription en ligne immédiate donc il faut une autorisation aucune espèce de cartes de clés qui vous donne un accès à la plateforme pour remplir directement »
  • 9:14Invité politiqueFait
    « on n'a pas le sentiment qu'ils viennent vraiment en aide aux collectivités locales quand parfois il ya des coups de pouce c'est du coup de pouce un peu spectaculaire »
  • 11:20Invité politiqueChiffre
    « on a financé la rénovation de 250 postes de police »
  • 12:02Invité politiqueFait
    « au lieu de là aussi d'être un état fort qui vient créer un partenariat local on est dans le bricolage à nouveau où chacun fait du mieux qu'il peut »
  • 14:06Invité politiquePromesse
    « est ce que l'état assumera demain de rendre les polices municipales obligatoire et de co financer une partie de leurs coûts »
  • 21:04Invité politiqueFait
    « il existe un fonds d'indemnisation pour vous compenser la perte éventuelle de loyer »
  • 21:48Invité politiqueFait
    « ils ont le droit à l'eau quand même parce que sinon c'est pas drôle »
  • 22:31Invité politiqueChiffre
    « on est passé de 20 personnes un camp de plus de 200 personnes en permanence avec un roulement qui fait qu'il ya quasiment 400 personnes qui passent en permanence sur ce camp »

Temps de parole

  • Vincent Jeanbrun99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Vincent Jeanbrun

on est tous là devant notre télé qu'en prison dans le public nous a parlé de guerre de mobilisation générale donc forcément comme tous les français moi je me suis attendu au débarquement de normandie et puis finalement on a eu le débarquement de la baie des cochons je m'appelle vincent genvrin je suis mère dans la commune qui m'a vu grandir la commune de l'haÿ les roses dans le val de marne je suis également président du groupe majoritaire à la région ile de france on a on a le sentiment avec les collègues qui ont des centres de vaccination personne n'est allé coûte des remontées de terrain et ça pour nous c'est assez traumatisant cirque on peut se dire les la vaccination c'était compliqué ça avait déjà été très compliqué des masques les tests on se dit mais à quel moment on apprendre tout ça à quel moment y met ok on a loupé tel telle séquence c'est pas grave on va essayer de se rattraper et quand j se rattraper c'est simplement écouter ceux qui sont sur le terrain et créé des instances d'échangés dialogue avec les maires avec les collectivités territoriales avec des représentants des soignants à des échelles qui sont sur une selle du terrain et on a l'impression que ça devienne sourds dit et du gouvernement encore et toujours et c'est extrêmement frustrant prenez les choses différemment non seulement on se sent muselé dans notre capacité d'expression parce que dès qu'on fait remonter des dysfonctionnements sur le terrain on se prend à la figure un ministre de la santé qui dit qu on raconte des fables alors qu'évidemment je peux vous assurer que c'est très concret les dysfonctionnements qu'on fait remonter quand des personnalités politiques d'envergure nationale s'exprime en se faisant la bleue ou la porte parole les difficultés qu'on a sur le terrain on a en prison la république qui arrive à la télé pour dire 66 millions procureur donc il ya déjà une forme de d'affrontements dans la capacité de dialogue et dans la communication moi j'ai une conviction c'est que il n'est pas trop tard pour réussir cette guerre contre la coved il n'est pas trop tard pour réussir la campagne vaccinale mais pour ça il faut constant de la main il faut qu'on travaille ensemble il faut qu'on soit dans une logique de partenariat j'ai souvent dit partenaires pas adversaires mais ça ça signifie qu'il faut qu'il ait une volonté des deux côtés du côté des élus locaux cette volonté elle est là parce qu'on veut sauver les vies on veut sauver les concitoyens donc on met tout en oeuvre avec nos personnels pour y arriver mais on est en droit de se demander quelle est la stratégie du gouvernement à une autre échelle simplement parce qu'encore une fois il refuse de nous entendre les choses simples en fait faut passer du duel audio pour passer audio ça veut dire contact direct pendant la crise au niveau de la région ile-de-france à une petite région ça fait à l'échelle européenne la taille quasiment d'un pays on a tenu à être dans un langage complètement direct avec la présidente de région c'est à dire comment on fait pour des cons à un dispositif innovant le communiqué le plus vite possible toutes les collectivités locales ça a été la chose la plus simple et la plus efficace qu'on n'ait jamais fait on a créé un fil whatsapp un fils whatsapp qui a permis de la décision à l'information de l'échelon le plus local c'était un message posté sur un fil whatsapp ça très très bien fonctionné dès qu'on avait une innovation une nouveauté ont décidé d'une distribution alimentaire pour des étudiants à tel endroit où tout le monde est informé en deux secondes il y avait cet esprit smart motion est en fait ce qui est hyper frustrant pour nous c'est qu'on vit mal le gouvernement qui se targue d'être le gouvernement d'asmara connection dallas d'innovation permanente ba aujourd'hui on est dans une logique totalement verticaliser de teulat l'information dernière chez en fait la chose simplement qu'en pense martin hession on pense management horizontal et au lieu de l'horizontalité de la smart nacion on a eu la verticalité de l'ancien régime et c'est hyper frustrant d'avancé comme ça sur le terrain donc il ya énormément de frustration c'est vrai sur la campagne de vaccination c'est tout aussi vrai sur d'autres thématiques hyper importante qui font l'actualité en ce moment je pense notamment la sécurité où il ya énormément à dire et à faire et où là aussi on a le sentiment d'être un peu laissé les seynois je peux vous donner plusieurs exemples sur le fait que là où l'état aurait dû être le facilitateur absolue il ya eu au contraire l'état à travers ses agences des difficultés voire des bâtons dans les roues la première difficulté elle est simple c'est la désorganisation totale puisque pendant un long moment l'état a lyon on va se faire on va faire sans les communes et puis en jouant un jour un beau jour on nous a appelés début janvier en disant bon bah écoutez il ya moins d'une semaine pour créer les vaccinodromes donc déjà ça nous a empêché de faire aussi bien qu on aurait pu s'il y avait eu un petit peu de temps anticipations ça a beaucoup été dit donc j'y reviens pas mais il faut imaginer la cacophonie ça a été les villes se sont organisés pour être au plus proche des besoins que ce soit en termes de mobilité aller chercher les personnes et repérer les organiser que ça très vite l'état centralisateur qui n'était pas dans une logique de confiance avec les collectivités avaient besoin de créer des outils nationaux qui se sont sur imposé aux à ce qui avait été mis en place on aurait pu s'en réjouir en disant mon gars super ça va nous permettre d'avoir un fichier centralisé de toutes les inscriptions pas du tout on a payé très cher des partenaires privés comme d'octo libre qui ont à peine adapter leurs outils mais qui n'ont pas créé des outils sur mesure nouvelles difficultés résultat comme il n'y avait pas de fichier centralisé ça permet à n'importe qui de s'inscrire n'importe où et plusieurs fois donc ça a posé des problèmes de logistique extrêmement important on a eu la problématique et ça c'est des remontées terrain qu'on fait depuis le début est-ce que ce n'était pas juste très simple de faire une carte de la vaccination que l'on a une carte scolaire en disant tels centres de vaccination ça c'était le bassin de population ce qui aurait permis notamment pour nous de mieux gérer les approvisionnements en dose la logistique pour l'anecdote dans un centre de ma commune dans le val de marne on a quand même des gens de saint malo de chartres et d'ailleurs qui viennent se faire vacciner une espèce d'incohérence de ce point de vue là puis plus récemment vous avez vu les magnifiques coups de com sur attention plein de vaccins tombe du ciel pour se faire vacciner pendant le week end moi j'ai été extrêmement frustré puisque dans ma commune on n'a pas réussi à ac signer ce week end a notamment parce qu'on a voulu est dans une logique partenariale avec une commune voisine faire en sorte que les médecins qui étaient référencés par cette commune et le personnel de cette commune puisse venir ou vers le centre notre centre pendant le week-end ça allait bien à tout le monde le préfet on avait les doses on avait les médecins les infirmières les agents etc sauf que l' agence régionale de santé a bloqué en disant ah oui mais attention parce que on va pas pouvoir faire ça n'importe comment hors de question de remplir des formulaires papier il faut une inscription en ligne immédiate donc il faut une autorisation aucune espèce de cartes de clés qui vous donne un accès à la plateforme pour remplir directement et vous comprenez on est vendredi la vaccination commencée lendemain samedi on n'aura jamais le temps de vous donner ces codes d'accès comment peux pas vous donner les codes d'accès vos médecins pourront pas remplir les fiches en direct qu'elles peuvent pas remplir des fiches en direct on vous autorise pas rouvrir le vaccinodromes oui un petit peu le niveau de folie dans lequel on est autre exemple un ehpad qui finit sa vaccination est du reste des doses sur les bras en fin de journée un vendredi soir il appelle la rs en disant voilà qu'est ce qu'on fait c'est d'oser ce qu'on peut les donner aux au centre de vaccination à côté est en fait la rs va leur dire non parce que attention il ya deux filières de vaccination est allé lô pour les ehpad il ya des lots pour les communes et on va pas réussir à faire le matching et c2 forte heureusement pas été perdu mais puisque le rsa dit pas fait en sorte de vacciner des soignants si vous pouvez là aussi les bas les ehpad se sont retournés vers la ville en est ainsi composé des fichiers de soignants parce qu'en fait non on n'a pas ça oui et c'est ce genre de blocage qui sont permanents quand en plus il ya pas des tensions d'ego ou des déblocages personnel moi je dois vous dire mon étonnement de voir qu'à chaque fois on a eu l'impression que j'ai une sorte de bagarres entre le les représentants de l'état que ce soit notamment au niveau rs et les élus locaux espèrent que finalement quand nous on va remonter un dysfonctionnement il le prenait pour eux et résultats dès qu'ils aient la possibilité de mettre en avant à soit un retard soit un dysfonctionnement des collectivités eh bien il s'en privait pas donc on est très très loin du couple ou du trio est à rs région parce que faire ville parce que ça fonctionne pareil en fait cette logique campagne vaccinale elle fonctionne parce qu'il ya de la bonne volonté à tous les étages et surtout qu'on a des agents de terrain et des soignants sur le terrain qui sont extraordinaires on n'est vraiment pas aidés par les aspects logistiques et stratégiques c'est une belle question qui vraiment être dans le prolongement de ce qu'on se disait c'est à dire que là on devrait être des partenaires en permanence on a l'impression d'être au pire des adversaires comme dans le cas de la vaccination est parfois effectivement d'être chacun de son côté comme c'est le cas sur la sécurité donc non l'état on n'a pas le sentiment qu'ils viennent vraiment en aide aux collectivités locales quand parfois il ya des coups de pouce c'est du coup de pouce un peu spectaculaire on va dépêcher la gendarmerie dans tel ou tel quartier mais c'est un coup de com sur le très court terme par contre là l'inversé vrai ces terres que plusieurs fois on s'est retrouvés nous collectivités locales je pense aux mairies je pense aux régions à aider l'état dans sa mission sans a forcément la reconnaissance des exemples concrets au niveau local on est en permanence en soutien des commissariats autour de nos collectivités parce que il ya plus de moyens ap les moyens humains de moins en moins en tout cas il ya plus de moyens matériels dans un commissariat juste à côté de chez moi les véhicules sont restés au parking pas faute d'essence comme on a pu en entendre récemment parlé mais tout simplement parce que le portail du parking sécurisé était cassé et il a fallu des semaines pour pouvoir le réparer les véhicules étaient opérationnels intérieur le portail cassez vous imaginez un petit peu le niveau donc est ce qu'on fait dans ces cas là ce sont les collectivités qui viennent en renfort de la police nationale sur des aspects matériels c'est très souvent nous qui allons refaire la peinture le carrelage changer de la plomberie dans un commissariat national parce qu'en fait l'état n'est plus en capacité de gérer correctement sa police nationale donc la dalle vient plutôt de ce côté là il nous arrive même parfois de leur donner du matériel très concret à côté de ça vous avez des collectivités comme les régions région ile de france a été la première à lancer cette initiative créer un bouclier sécurité c'est le nom qu'on a donné à ce partenariat entre l'état et la région où c'est la région ile de france qui vient financer l'état et les collectivités locales comme les mairies pour équiper la police nationale les polices municipales rénover des commissariats nationale et des postes de police municipaux faut juste imaginer que en ces cinq dernières années on a financé plus de 2000 gilet pare-balles pour les polices municipales on a financé la rénovation de 250 postes de police tout ça ce sont des choses très concrètes qui montre que ce n'est pas l'état qui a des collectivités c'est les collectivités qui viennent en soutien de l'état parce qu'il est plus en capacité d'agir comme ils devraient aller aux encans je suis juste élu maire en 2014 il n'y a pas vraiment de police municipale on en a installé une et très objectivement on n'aurait pas pu le faire sans le soutien de la région qui a co financé la moitié de nos équipements et le poste de police al'inverse on n'a pas reçu grand chose de la part de l'état notamment on leur demande plus d'effectifs et on voit bien que c'est très très difficile ça veut dire quoi ça veut dire qu'aujourd'hui au lieu de là aussi d'être un état fort qui vient créer un partenariat local on est dans le bricolage à nouveau où chacun fait du mieux qu'il peut dans une commune qui a les moyens de se financer une police municipale on fait des trucs sympas dans des villes qui ont moins d'argent mais on n'y arrive pas donc il ya même plus cette égalité de sécurité et de tranquillité publique sur le territoire ce qui effectivement très inquiétant et crée des tensions fortes pour donner un exemple concret on se retrouve dans des situations aujourd'hui où même quand la vie nos policiers sont et mise en danger on n'a plus les capacités de réagir derrière je vous donne un exemple dans un quartier difficile on a une patrouille de police municipale qui passe au pied des tours et on a un parent pas un vrai beau gros parpaings qui est lancée du 12e étage d'une des tours parfois on va traverser de part en part le véhicule donc il passe contre les épaules de deux agents qui étaient assis à l'arrière sera pu être un drame terrible et des drames comme on en a entendu parler dans l'actualité récemment que ce soit des bandes ou des actes d'agression vis-à-vis de la police ou pire les lyrics qui ont fait là qui ont défrayé la chronique ces derniers jours on s'attend à une réponse forte c'est une tentative de meurtre quand même dont on parle c'est pas n'importe quoi même en appelant les autorités le préfet cabinet du préfet de police il n'y a pas de réaction parce qu'on nous dit tout le temps la même chose on n'a pas les équipes a pas les moyens donc c'est extrêmement frustrant surtout quand vous êtes mère est dans la tête des gens vous êtes le premier magistrat de la ville donc vous êtes censés assurer la tranquillité quand vous êtes employeur et que vous devez assurer la protection de vos équipes il ya une vraie frustration et deux choses pour aller plus loin c'est de se dire aujourd'hui l'état a la capacité de se réformer sans que ça coûte très cher en donnant des moyens à ces polices municipales parce que dans un monde idéal il ya que la police nationale l'état régalien gère sa compétence mais bon la fois pragmatiques les polices municipales sont là elles font du bon boulot les élus locaux veille à ça pour qu'on aille plus loin il ya besoin de choisir besoin de plus de moyens et donc est ce que l'état assumera demain de rendre les polices municipales obligatoire et de co financer une partie de leurs coûts parce que ça pèse très lourdement et deuxième chose c'est donner plus de moyens juridiques à ces polices municipales je sais pas si vous saviez mais aujourd'hui une police municipale n'a pas le droit de faire un du contrôle d'identité c'est à dire que face à un délinquant un voyou qui auraient un comportement inadmissible parfois tout simplement c'est le cas chez nous une agression verbale puis provocation qui va jusqu'à cracher sur les policiers et c'est un policier municipal n'a pas la possibilité de faire un contrôle d'identité il est au mieux en capacité de réagir en immobilisé en quelques secondes parce que pareil on a le droit de mettre à l'arrêt un un délinquant quand on est dans une police municipale il faut attendre l'arrivée des équipages de police nationale s'ils sont disponibles s'ils ont la possibilité de venir avec ses traits donc ça limite énormément la capacité d'intervention deuxième chose on a beaucoup de problématiques dans nos quartiers avec des voitures épaves qui très souvent on servir de cache pour la drogue etc vous dites la police municipale elle passe devant le véhicule via une plaque d'immatriculation elle peut consulter le fichier des plaques d'immatriculation pour savoir qui est le propriétaire eh bien eh ben non c'est on l'espère en cours de réforme mais pour le moment un épaviste n'importe quel épaviste accès au fichier des plaques d'immatriculation n'en fait pas assez confiance aux villes ont fait pas assez confiance aux polices municipales au niveau de l'état pour leur autoriser ce genre de choses ces salaires des petites choses anecdotiques mais ça pourrait changer considérablement la capacité d'intervenir sur le terrain mais moi j'ai un dernier exemple est là c'est vraiment un cri du coeur c'est que en tant que maire peut-être en tant que jeune mère moi j'ai voulu innover j'ai voulu aller le plus loin possible dans l'équipement de nos polices municipales on a bien évidemment installée de la vidéoprotection et ont saisi est-ce qu'on peut pas aller plus loin parce que dans certains quartiers on a des phénomènes de d'entonnoir ou de longues voies à sens unique dans lequel certaines bandes de jeunes se diversifient s'amusaient à le dire comme ça attendent à tendre des pièges attendait guet-apens vous savez c'est classique c'est en un petit feu de poubelle en attend que les pompiers arrivent puis on s'amuse à les cayes et ses drôles d'amusement una corda s'est dit tiens on a entendu un exemple des deux pompiers à marseille qui utilisaient des drones justement pour aller repérer le secteur en amont pour savoir où était le feu et puis savoir justement s'il y avait des guets-apens de cette nature donc la loi n'interdisait pas d'équiper nos polices municipales de drones c'est important la loi n'interdisait pas donc on l'a fait et on se dit fort de cette expérimentation on a formé des policiers spécifiquement on a donc des pilotes de drones qui permettait d'aller surveiller ce genre de choses c'est 10 s ça va faire exemple un faire école et puis on va pouvoir avoir un cadre qui autorise ces règles non l'état principe de précaution immédiatement ou la la qu'est ce que c'est que ça on connaît pas quid de si jamais ça tangue la responsabilité des uns et des autres et maintenant c'est interdit donc on a un magnifique drop qui a été très utile qui maintenant est au placard parce que l'état finalement ne nous fait pas confiance et ça c'est extrêmement frustrant pour nous alors que évidemment fait pas n'importe quoi drone homologué parachute en cas de chute capacité d'évitement enfin on fait des choses sérieuses donc moi moi je suis dans l'interpellation n'étaient en dix ans donnez nous des marges de manoeuvre si possible de nous les moyens d'aller plus loin dans notre capacité à sécuriser on sera en tant qu'élus locaux responsables parce qu'encore une fois nous on apporte et d'engueulades et je peux vous assurer que si les policiers commencent à se comporter comme des cow-boys parce que ça une des craintes se dire oh là là ça devenir la milice privée de tel ou tel élu local et femmes nous on rencontre tous les jours dans les citoyens donc si jamais il ya le moindre dérive je peux vous assurer que on se prend une paire de baffes et surtout il ya des élections intermédiaires pour nous mettre dehors donc il n'y a pas de sujet là dessus et surtout il faut faire confiance aux hommes aux femmes qui font le choix de s'engager et de mettre l'uniforme parce que vous juste se rappeler une chose quand vous avez un voyou en face car envie de casser du bleu casser du flic se fiche de savoir si derrière le mot police il ya peu il ya nationale ou municipale donc on demande le même sacrifice la même prise de risque à ses agents il faut leur faire confiance c'est fondamental et en plus on parlait des phénomènes de bandes parce que ces policiers municipaux sont à proximité parce qu'ils sont sur le terrain qui repèrent facilement ce champ de deux choses il voit qui les composent ils voient comment aller chercher des informations détournées à la rencontre fois police municipale c'est pas une police d' enquête en c'est pas le sujet mais on a des remontées terrain qui sont très différentes d'un équipage de police nationale qui passe deux temps en temps faute de moyens donc là encore une fois il faut passer vraiment au partenariat il faut créer un pacte de confiance je crois d'ailleurs que ce sera un des enjeux majeurs de la prochaine élection présidentielle celui qui sera tendre la main aux collectivités locales aura une vraie assise et des vrais relais parce que c'est une attente très forte c'est quelque chose qui s'est brisé ces dernières années et il est vraiment temps de reconstruire des blocages juridique on en a un peu tous les jours alors c'est patent blocage que une logique de suradministration surprotection la france a inventé ce concept de principe de précaution qui est un peu un peu fou où on a l'impression que avant d'agir il faut il faut avoir anticipé toutes les conséquences potentielles et ça amène à une logique où celui qui en infraction celui qui squatte celui qui cambriole celui qui est des grades est d'abord considéré comme une victime potentielle du système je dis ça parce que on a le sentiment que en à plus d'égards pour celui qui est délinquant et qui tombent sous le coup de la justice que parfois la victime elle-même c'est le cas quand on parle et ça avait fait l'actualité de squats chez des individus où on se dit attention si vous si la personne squat elle devient quasiment locataires de fait et ça je suis moi ça me fait énormément choqué dans les premières années de mer c'est de découvrir à quel point le système était protecteur pour celui qui abusent du système très concrètement ainsi demain je viens avec mes petites ruelles aimé parpaings l'arrière de votre jardin construire un cabanon imaginez vous partez quinze jours en congé et puis vous revenez avec quelqu'un qu'on soit un cabanon dans votre jardin concrètement ben vous peu plus m d'eur si j'ai passé les 48 heures et j'ai même le droit d'aller me faire installer une ligne électrique c'est éminemment choquant quand on parle de particulier c'est encore plus choquant quand on sait que la réponse de l'état s'est dit ah ben non on va pas mettre la personne dehors temps toutes les procédures d'expulsion de droit ont pas été mises en place mais par contre il existe un fonds d'indemnisation pour vous compenser la perte éventuelle de loyer faut imaginer logique ça veut dire qu'en gros on accepte le squat et on met à la limite l'espèce de petite compensation c'est d'autant plus vrai quand vous avez c'est le cas dans ma commune des squats de bâtiments publics voire des squats de terrain vague par des campements de roms ces deux cas différents mais on a des bâtiments qui sont voués à la destruction puisqu'on va devoir construire une école dessus c'est pas n'importe quoi c'est pas un projet immobilier x ou y fermer l'école bas on se retrouve dans une situation où l'état a là aussi au lieu des 2 partenaires nous dit étonné de total vous pouvez pas faire n'importe quoi là ils demandent de l'électricité pour connecter leur squat basse et de droits sans le droit de le faire et puis ils ont le droit à l'eau quand même parce que sinon c'est pas drôle donc en fait on s'est retrouvés nous quasiment mis en accusation nous commune de mettre en place le minimum vital pour les gens qui sont dans l'illégalité et ça pour moi c'est évidemment incompréhensible et je pense que pour nos concitoyens c'est insupportable on a un campement de roms qui bloque donc la construction d'un nouveau quartier dans lequel il ya cette école qui est en train de construire ce campement une véritable usine à ciel ouvert une fonderie à ciel ouvert avec tout ce que vous pouvez imaginer de pollution de l'environnement et des sols vous imaginez que construire ensuite un quartier là dessus avec une volonté qui était la nôtre de ne pas laisser le campement grandir pour diriger tout simplement au départ il y avait trois cabanes en 3 cabanon avec moins d'une vingtaine de personnes on s'en rend compte c'est qu'elle va nombre plus de 48 heures donc on n'a pas le droit de les casser sans avoir terminé la procédure d'expulsion très bien mais évidemment le terrain est assez grand et on choisit il va falloir empêcher les constructions complémentaire de là on appartenait avec la police nationale qui fait que tous les deux jours à peu près on passe avec des équipes y compris des services techniques de la ville pour démonter toute tentative de nouvelles constructions ça se passe à peu près bien pendant plusieurs semaines et arrive le moment où évidemment des associations très bien bien intentionné comme en europe pour pas les citer va mettre en demeure le préfet et la commune comme je vous le disais de créer un cadre plus favorable pour la communauté qui squattent à cet endroit là donc l'eau les toilettes etc et là on sent l'état paralysé dans l'association ela mobilisés ils nous attaquent tout le temps en justice donc bon on peut plus prendre de risque et à partir de là la police nationale aura ordre de ne plus accompagner les services de la ville pour démonter la nouvelle cabane et on est passé comme ça en quelques jours sous les applaudissements de ces gens qui sont là sont 100 titres sans droit ni titre quand je dis applaudissements c'est que quand ils ont vu la ville se retirer en fait en capacité d'intervenir ils ont applaudi sans crier victoire et on est passé de 20 personnes un camp de plus de 200 personnes en permanence avec un roulement qui fait qu'il ya quasiment 400 personnes qui passent en permanence sur ce camp est un projet d'école qui va prendre des mois pour pas dire des années de retard et là on est typiquement dans l'impuissance de l'état à agir et dans le fait que une collectivité comme les moyens d'appui se sentir abandonnés avec ce type d'exemple et je vous parle même pas de l'état d'esprit de la population autour qui se dit mais en fait pourquoi nous on respecte encore les règles et les lois si d'autres qui n'en respecte aucune ont une liberté d'agir d'aller et venir sans aucun problème donc il ya des vrais enjeux de réconciliation entre les collectivités locales et l'état si on réussit pas ça je suis très inquiet pour l'avenir de la france des crises sanitaires je l ai vécu de trois façons je n'ai vécu avec comme beaucoup de celles et ceux qui ont eu des responsabilités dans cette affaire énormément d'adrénaline je peux dire que j'ai pris du plaisir c'est pas le sujet mais vous dire que ce crise une crise extraordinaire et quand vous vous engagez dans la vie politique que vous avez un engagement citoyen je pense que c'est la même chose pour les soignants se dit c'est dans ces moments là qu'on est le plus utile donc c'était c'est extraordinaire et ça me marquera pour le restant de mes jours je les ai vécu aussi avec forme de sidération et d'angoise en voyant la désorganisation et de semaine en semaine ne voyant que en fait rien n'était quel est structuré qui avait pas ligne de conduite qu'on était dans le bricolage permanent forme de deux déceptions parfois même une forme de colère de dire c'est pas possible c'est pas la france la france a elle a les capacités de gérer ça avance ans qui prend les décisions dans ce pays pourquoi est-ce que c'est pas suivies d'effet et c'est donc ça j'aime mon pays c'est aussi pour ça que je me suis engagé mais je peux vous dire que cette crise me marc aussi pour longtemps sur le fait qu' on est plus haut niveau et que très probablement on est en train de mourir étouffé sous des couches et des couches de bureaucratie qui nous rendre totalement inefficient édition et inefficace puis à titre personnel deux choses la première c'est ça peut paraître dingue mais quand on est élu local on passe sa vie d'or on est rarement chez soi puisque en journée vous gérez les dossiers de la collectivité et puis en soirée le week-end vous voyez les gens quand ils rentrent chez eux là entre les confinant les couvre feu moi j'ai redécouvert finalement des des temps de partage avec ma famille qui font du bien et je pense que cette crise aura aussi des effets positifs à terme parce que ça a permis là mon cas personnel à plein de français a plein de concitoyens de remettre peut-être fait ressortir un peu peut-être une certaine routine et de reposer des fondamentaux je pense qu'on retournera pas à la vie d'avant j'espère qu'on retournera la vie normale mais il ya des choix que les gens seront peut-être amenés à faire différemment et il ya beaucoup de sacrifices qu'on fera peut-être plus de la même façon aussi l'équilibré entre vie de famille c'est le vie professionnelle l' équilibre entre la ville et la nature il ya beaucoup de choses à mon avis qu'ils en seront transformés et transformer durablement donc j'y vois une petite pointe d'espoir et ça pour moi c'est fondamental et puis la dernière chose peut-être c'est que je sors il ya une quinzaine de jours de duke au vide puisque faire de l'éco vie dont elle a fini par être touchée que ma famille est forte heureusement on s'en est bien sorti mais on voit aussi que qu'il faut pas le prendre à la légère donc c'est aussi une façon de dire à nos concitoyens personne n'a le droit de vous infantiliser mais par contre pensez à vos proches parce que cette maladie elle est lé plus vicieuse qu'on peut l'imaginer donc soyons prenons on peut encore gagner mais ça sera une victoire collective sinon ça sera pas une victoire

28:03
Non speech

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